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Essais d’ identification

EL GHAIDA Youssef
Analyse granulométrique
L’analyse granulométrique permet de connaître la granulométrie d’un sol , c’est-à-dire la répartition des ses particules suivant
leur diamètre équivalent.

 𝑥 %

 𝑦 %

 𝑧 %
1

Essais granulométriques

Par tamisage (pour les


  Par sédimentation (pour
 

grains de taille supérieur les grains de taille


à) inférieure à )
•   granulométrique par tamisage :
Analyse
Le but de l’essai
- Déterminer la répartition des grains suivant leurs dimension
- Tracer la courbe granulométrique
- Analyse et classification précise du sol
MATÉRIEL UTILISÉ
Tamis
Tamiseu Balance
r

Étuve ventilé

Plateaux
Préparation de l’échantillon :

Argile , limon , sable , gravier ,…

Classification des sols basée sur le diamètre équivalent des particules


le principe de l’essai est simple, il suffit de prendre l’échantillon de sol et faire les étapes suivantes:

  Les particules

Lavage ( avec l’eau )

  Les particules
L’échantillon  
Tamis de

2  𝑚𝑚

Faire passer l’échantillon à


travers des tamis superposés Après les particules se sèchent  récupérer les éléments
dont les ouvertures vont en grossiers et les mettent
Tamisage dans l'étuve à
décroissant du haut vers le
bas
80
  𝜇𝑚
  peser à l’aide d’une balance chaque tamis pour obtenir la masse du refus retenu par cette dernière.
•Après

Finalement il reste le traçage de la courbe granulométrique sur un graphique semi-logarithmique, pour savoir la proportion de
particules qui a traversé chaque tamis.

-la masse de tamisat cumulé (en %) échelle arithmétique

-le diamètre des particules échelle logarithmique


Les paramètres de la courbe granulométrique :

- Une courbe granulométrique permet d’identifier les types de sols qui composent l’échantillon analysé.
- À partir d’une courbe granulométrique on trouve les proportions respectives de chaque type de sol exprimées
en pourcentages.
- La granulométrie d'un sol peut être caractérisée par :
• Le coefficient d'uniformité (coefficient de Hazen)
• Le coefficient de courbure
Le coefficient d’uniformité ( coefficient de Hazen)

 
Permet d’exprimer l’étalement de la courbe granulométrique , Il
est obtenu selon la Norme Française (NFP 18-540) par la formule
suivante :

• : diamètre effectif des particules qui correspond à 60%


du passant.
• : diamètre effectif des particules qui correspond à 10%
du passant.
• Selon la valeur du coefficient d'uniformité, on reconnait
cinq classes de granulométrie
Le coefficient de courbure

 
Permet de décrire la forme de la courbe granulométrique :

: diamètre effectif des particules qui correspond à 30% du


passant.
1 < < 3 → matériau bien gradué (la continuité est bien répartie).
< 1 ou > 3 → matériau mal gradué (la continuité est mal
répartie).
matériau bien gradués → matériaux plus denses
La classification unifiée ( USCS)
  Sols Grenus
Plus de des éléments retenues sur le tamis
Analyse granulométrique par tamisage
   

Sable(S) Gravier (G)


Plus de des éléments passent au tamis de Plus de des éléments sont retenus au tamis de

  Moins de   Plus de   Moins de   Plus de


    ou En dessous de la En dessus de la     ou En dessous de la En dessus de la
ligne A du ligne A du ligne A du ligne A du
ou diagramme de diagramme de ou diagramme de diagramme de
Plasticité Plasticité Plasticité Plasticité

Sable bien Sable mal Gravier bien Gravier mal


Sable Limoneux Sable Argileux Gravier Limoneux Gravier Argileux
gradué gradué gradué gradué

SB SM SL SA GB GM GL GA
Exemples de courbes granulométriques et leurs coefficients d’uniformité et courbure
• 
Analyse granulométrique par sédimentométrie
Le but

-La sédimentométrie complète l’analyse granulométrique par tamisage, elle donne la répartition des grains de diamètre inférieur à 80 µm.

-La séparation par décantation consiste à déterminer les diamètres équivalents des particules sphériques en fonction de leur vitesse de chute
dans un environnement visqueux afin d’obtenir le tracé d'une courbe Granulométrique pour des particules inférieur à 80 µm.
Principe de l’essai

Dans un liquide au repos, des grains de diamètres différents sédimentent à des vitesses différentes.

la sédimentation se base sur la loi de Stockes s’exprime par :

Avec :

 
= Vitesse de décantation de la particule
= accélération de la pesanteur
= poids spécifique de la particule (valeur moyenne : 26.5 kN/m3 )
= poids spécifique de l’eau (= 10 kN/m3 ).
= viscosité du liquide de décantation [poise] D = diamètre de la particule
Appareillage
Un thermomètre de mercure Un agitateur mécanique
Un densimètre

Une éprouvette

Un agitateur manuel

Un chronomètre
Mode opératoire :

Prendre la masse d’essai ( entre 40g et 100g ) et la peser à l’aide d’une balance ( on prend 50 g )

- Introduire dans une récipient

- 100ml d’eau distillée

-10 ml de défloculant ( habituellement de l'hexamétaphosphate de sodium qui set à séparer les particules d’argile les
unes des autre )

-La prise d’essai

- Laisser imbiber pendant au moins 12 h à la température ambiante

- Disperser à l’aide d’un agitateur mécanique ( l’agitation doit durer au moins 3 min )

- Verser la suspension dan l’éprouvette d’essai

- Rincer le récipient

- Compléter à l’eau distillé jusqu’à 2000 ml


- Agiter vigoureusement verticalement au moyen de l’agitateur manuel.

- Dès que l'agitateur manuel est retiré, déclencher le chronomètre et introduire lentement le densimètre dans la suspension

(Avant l'essai, le densimètre doit être nettoyé très délicatement et introduit dans une éprouvette d'eau propre.), en vue de la

première lecture à 30 secondes et des lectures successives à 1 minute et deux minutes. ce moment est le début de l’essai.

- À l’aide d’un thermomètre noter la température de l’eau (replonger le densimètre dans l'éprouvette contenant l'eau).

- Plonger le densimètre dans la solution 30s avant chaque mesure.

- Pour les lectures suivantes faites à 5, 10, 20, 40 ,80 minutes, 2, 4 et 24 heures, plonger lentement le densimètre 30 secondes

avant la lecture. Prendre à chaque fois la température de la suspension.


Schéma du protocole d’essais de la granulométrie par sédimentation.
 
•Lectures et Corrections

La lecture effectuée sur le densimètre à un instant t doit intégrer un certain nombre de corrections :

- la correction due aux variations de la température

- la correction due à la hauteur du ménisque

- la correction due au défloculant

La lecture corrigée prend en compte l’ensemble de ces corrections et s’exprime par :

avec est appelée lecture corrigée.


Correction due au ménisque

Cette correction est obtenu en plaçant le densimètre, dont la tige aura été préalablement parfaitement nettoyée pour

permettre le développement correct du ménisque, dans l'eau déminéralisé (distillée). La différence des lectures faites

respectivement au sommet et à la base du ménisque donnera la correction . Cette correction est à ajouter à la lecture R.
• 
Correction due à la température

 
Les densimètres sont généralement étalonnés à 20 °C par le
constructeur. Les températures en cours d' essai étant
pratiquement toujours différentes de 20 °C. Une correction
est nécessaire pour tenir compte de la densité de l'eau à la
température de l'essai.
En utilisant Courbe des lectures dans l'eau pure en fonction
de la température pour déterminer
Par exemple : t = 25° ⟹ = -1.5
 
•Correction due au défloculant

L'addition d'un défloculant modifie la lecture faite dans l'eau déminéralisée. Pour déterminer la correction , remplir une
éprouvette de 2 litres de l'eau déminéralisé et faire la lecture au sommet du ménisque. Ajouter la quantité du défloculant
prévue au mode opératoire, bien brasser le liquide pour repartir le défloculant, puis refaire la lecture du densimètre au
sommet du ménisque. La différence de deux lectures représente la correction à apporter à la lecture R.

La lecture finale est donc

On peut de même, déterminer la correction à ajouter à la lecture R , grâce à la figure suivante

Echelle des corrections tenant compte de la température, du ménisque et du défloculant.


  du diamètre D des particules
•Calcul
Le diamètre des particules est tirée de la relation de Stockes :

Avec :

: diamètre des particules de sol (mm)

: coefficient de viscosité et de densité

: profondeur effective (cm)

: temps (min)
  des tamisats cumulés (P%)
•Calcul
Connaissant la lecture corrigée , on peut déterminer le pourcentage des grains de diamètre inférieur à D, soit P :

 
Avec :
: pourcentage des particules de diamètre inférieur ou égal à D
: masse du sol sec mis en suspension prélevé sur le tamisat à 80 m (N).
: volume de la suspension ().
: la lecture corrigée.
Tamis ( mm) Refus de chaque tamis (g) Refus Cumulés(g) % des refus cumulés % des passants
50 0 0 0 100
20 600 600 12 88
10 450 1050 21 79
5 500 1550 31 69
2.5 200 1750 35 65
2 250 2000 40 60
1 100 2100 42 58

0.5 200 2300 46 54


0.313 300 2600 52 48
0.2 150 2750 55 45
0.1 250 3000 60 40
0.08 200 3200 64 36

Analyse granulométrique par tamissage


1- Pesage des refus cumulés (Ri)
120
R1 , (R+R2) , R1+R2+R3,…etc.
100
2- Calcul du pourcentage des refus (%) (Pri)
80 R1/M= PR1
Passants %

60 (R1+R2)/M = PR2
(R1+R2+R3)/M = PR3
40
M = La masse de l’échantillon
20
3- Calcul du pourcentage des tamisats (%) ( Ti)
0 T1 = 100 – PR1
0 0.01 0.1 1 10 100

diamétres des grains (mm) T2 = 100 – PR2


T3 = 100 – PR3
Essai au bleu de méthylène

But:

Mesurer la quantité de bleu de méthylène nécessaire pour saturer un sol. Cette dernière est directement liée à la surface

spécifique qui est elle-même reliée à l’activité du sol.

Principe de la manipulation

Consiste à doser une prise d’essai mise en suspension avec du bleu de méthylène. A saturation, une goutte de la suspension

déposée sur du papier filtre provoque la formation d’une tâche avec une auréole.
Appareillage
Tige en verre
Bécher

Burette

Papier filtre
Un chronomètre
Principe de la manipulation

Consiste à doser une prise d’essai mise en suspension avec du bleu de méthylène. A saturation, une goutte de la suspension
déposée sur du papier filtre provoque la formation d’une tâche avec une auréole.

Mode opératoire

1. Prendre 10 grammes de sol sec passé au tamis 5mm.

2. Mettre la prise d’essai à tremper dans un bécher avec 100 cm d’eau.

3. A l’aide de l’agitateur (700 tr/min), dispersée la suspension pendant 5 min ( pour séparer les particules ).

4. A l’aide du dispositif de dosage (burette), introduire 5 cm3 de bleu et agiter (400 tr/min) pendant 1 min ( fixation du bleu
autour des particules ).

5. Déposer une goutte de la suspension sur du papier filtre (l’essai de la tâche).


•   négatif
Test

6. Si le test est négatif (tâche sans auréole), ajouter 5


de bleu et refaire l’essai de la tâche (Opération 5) après
une minute. Cette opération sera répétée autant de fois
qu’il sera nécessaire jusqu’à ce que le test de la tâche
soit positif (tâche avec auréole).

Test positif
7. Si le test est positif (tâche avec auréole), procéder à
5 essais successifs (un test par minute) sans ajouter de
bleu. Si les 5 essais sont positifs, l’essai est terminé.
8. Si au cours de ces tests de la tâche, l’une des tâches
deviendra sans auréole, ajouter uniquement 2,5 cm3
et reprendre les tests de la tâche jusqu’à ce que les 5
essais soient positifs.
 
Calcul
La valeur du bleu du sol est (sans unité) :

Avec
: volume du bleu
: masse volumique de la solution
Classification selon la valeur du bleu de méthylène

Valeur du bleu du sol Nature du sol


<0.2 Sols sableux
0.2-2.5 Sols limoneux
2.5-6 Sols limoneux-argileux
6-8 Sols argileux
>8 Sols très argileux
Essai d’équivalent de sable :
Évaluer la proportion relative d'éléments fins dans un sol
• essai simple et rapide
• appareillage élémentaire
• géotechnique routière
Principe
• fraction < 5mm
• lavage énergique avec solution lavante
• repos de l'ensemble

Résultat

• floculat gonflé par la solution (particules fines)


• dépôt solide (sable) au fond de l'éprouvette
• 

Equivalent de sable Nature

E.S = 0 Argile pure

E.S = 20 Sol plastique

E.S = 40 Sol non plastique

E.S = 100 Sable pur et propre

Classification selon l’équivalent de sable


La détermination des limites d’Atterberg

- Les limites d’ATTERBERG sont déterminées uniquement pour


les éléments fins d’un sol (fraction passant au tamis de 0,4 mm).
- L’essai consiste à faire varier la teneur en eau de cette fraction
de sol et en observer sa consistance.
•Selon  la teneur en eau, le sol se comportera comme un solide, un matériau plastique (capable de se déformer beaucoup sans casser) ou un liquide. On détermine plus
particulièrement les valeurs suivantes :

•La limite de plasticité ( ) : teneur en eau d'un sol remanié au point de transition entre les états plastique et solide.

•La limite de liquidité ( ) : Teneur en eau d'un sol remanié au point de transition entre les états liquide et plastique.

Méthode de détermination de .
Par définition : la limite de liquidité est la teneur en eau du matériau qui correspond a une fermeture sur 1 cm des lèvres de la rainure après 25 chocs.

Comme il est difficile d'obtenir la fermeture à 25 coups, il existe une relation permettant de trouver à partir d'un seul essai pourvu que le nombre de coups de fermeture soit

compris entre 15 et 35.

Cette relation s'écrit :

.
•où 

: est la limite de liquidité,

: la teneur en eau du mortier au moment de l'essai,

N : le nombre de coups correspondant à la fermeture du mortier sur 1 cm dans la coupelle.


• 
Méthode de détermination de .
La limite de plasticité (NF P 94-051) est par convention la teneur en eau pondérale du sol pour laquelle un rouleau de sol de 3
mm de diamètre et de 100 mm de longueur se fissure ou s'émiette.

cylindre de 3mm de diamètre se brisant en tronçons de 10 à 20mm


  de ces limites, on peut déterminer :
• partir
A

L’indice de plasticité «»
•   de consistance:«»
L’indice

L’indice de liquidité «»
Merci

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