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Expériences aléatoires et

événements

Halim Boutayeb
halim.boutayeb@uqo.ca
Bureau B2073
819 595-3900, poste 2908

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Plan

 Introduction
 Rappels sur la théorie des ensembles
 Expériences aléatoires
 Évènements
 Phénomènes probabilistes
 Exercices

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Introduction

Les phénomènes/expériences aléatoires étudiés en théorie des


probabilités mènent souvent à des ensembles de résultats
réalisables.

La théorie des probabilités a pour but de décrire et quantifier


l’incertitude sur un résultat particulier ou un ensemble de résultats
possibles.

Il est donc important de bien maîtriser les éléments de la théorie


des ensembles pour pouvoir comprendre et utiliser les éléments de
la théorie des probabilités.

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Rappels sur la théorie des
ensembles

La théorie des probabilités et de la statistique est largement basée


sur les éléments de la théorie des ensembles.

Nous allons faire un bref rappel des principales définitions des


concepts de cette théorie.

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Rappels sur la théorie des
ensembles
 Définitions :

a) Un ensemble est un groupe d’éléments (ou d’objets) de


même type. On dénote souvent les ensembles par des
lettres majuscules : etc. Si un élément appartient à un
ensemble , on écrit : .
Si n’est pas un élément de , on écrit : .

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Rappels sur la théorie des
ensembles
  Pour définir un ensemble, on peut soit énumérer ses éléments,
b)
soit indiquer une propriété des éléments le composant.

 
Exemple 1 :
L’ensemble des voyelles de la langue française est : .

Exemple 2 :
L’ensemble de tous les nombres réels compris entre 0 et 1 est
défini par :

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Rappels sur la théorie des
ensembles

 Remarque :
L’ordre dans lequel on énumère les éléments d’un ensemble n’est pas important.

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Rappels sur la théorie des
ensembles

c) L’ensemble de tous les éléments considérés pour une


expérience/domaine donné porte le nom de l’ensemble
universel.

On dénote souvent l’ensemble universel par le symbole Ω (ex.


nombre réels, alphabet, etc.).

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Rappels sur la théorie des
ensembles

 d) L’ensemble ne contenant aucun élément est appelé


l’ensemble vide.

On le dénote par le symbole ou {}

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Rappels sur la théorie des
ensembles
 Propriétés :

a) Soit deux ensembles et . L’ensemble est un sous-ensemble de


si chaque élément de appartient à . On dit que est inclus dans
et on dénote cela par la formulation : .

b) Si alors et .

c) L’ensemble vide est inclus dans tous les ensembles.

d) Chaque ensemble est inclus dans lui-même (.

e) Ayant trois ensembles et . Si et alors (transitivité).

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Rappels sur la théorie des
ensembles
 
Opérations sur les ensembles :
 
a) Le complémentaire d’un ensemble est l’ensemble des
éléments qui n’appartiennent pas à et appartiennent à l’ensemble
universel Ω. On dénote le complémentaire de l’ensemble par ou
 
.

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Rappels sur la théorie des
ensembles
  L’intersection de deux ensembles et est l’ensemble des
b)
éléments qui appartiennent à la fois à et . On désigne l’intersection
par :
 
.
 

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Rappels sur la théorie des
ensembles
  L’union de deux ensembles et est l’ensemble des éléments
c)
qui appartiennent à ou ou les deux en même temps. On désigne
l’union par :
 
.
 

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Rappels sur la théorie des
ensembles
  Le cardinal d’un ensemble , dénoté par , désigne le nombre
d)
d’éléments qui le composent.
 

e) Un ensemble infini, tel que l’on peut établir une correspondance


un à un entre de ses éléments à l’ensemble des nombres naturelles
(c.-à-d. dont on peut compter les éléments) est dit infini
dénombrable.

 
f) Un ensemble infini dont on ne peut compter les éléments est dit
infini non-dénombrable.  
 

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Rappels sur la théorie des
ensembles
  L’ensemble puissance d’un ensemble est l’ensemble
g)
constitué de tous les sous-ensembles de

Il est clair que .

Exemple :
Soit , alors :
 
.

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Rappels sur la théorie des
ensembles
 Propriétés :

a) On peut représenter les opérations sur les ensembles à l’aide du


diagramme de Venn. Pour ce faire, on dessine un rectangle
représentant l’ensemble universel . Un sous-ensemble est
représenté par un cercle (ex. :

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Rappels sur la théorie des
ensembles
  On peut facilement étendre les opérations sur les ensembles à
b)
tout nombre fini d’ensembles. Soient , et trois ensembles. On
peut facilement dériver les propriétés suivantes :

(Associativité)
(Associativité)
(Distributivité)
(Distributivité)
= . (Loi de De Morgan)
= . (Loi de De Morgan)
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Expérience aléatoire
La théorie des probabilités découle de situations concrètes où
l’on réalise une expérience non déterministe pour en observer le
résultat qui est impossible à prédire à l’avance avec certitude. Les
expériences de ce type portent le nom d’expériences aléatoires.

Ces expériences ont toutefois des caractéristiques en commun :

1) On peut en décrire l’ensemble des résultats possibles, même si


on ne peut prédire un des résultats de manière certaine.
 
2) On peut répéter une expérience aléatoire dans les mêmes
conditions et obtenir des résultats déterminés par le hasard (ex.
lancer d’une pièce de monnaie). Toutefois, lorsque le nombre de
répétitions augmente, on commence à observer une certaine
régularité en ce qui concerne la fréquence des différents résultats.

  18
Expérience aléatoire
Exemple :

Considérer l’expérience aléatoire consistant à lancer en même


temps deux dés à six faces chacun.

On aura alors 36 résultats possibles et l’espace échantillon est


donné par

Ω={(1,1),(1,2),…,(6,6)}
 

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Expérience aléatoire
 Remarque :

Nous pouvons construire plusieurs espaces échantillon lors


d’une expérience aléatoire.

Par exemple, quand nous tirons une carte d'un jeu de 52 cartes,


nous pouvons nous intéresser au rang de la carte dans le jeu et
définir comme l'ensemble des entiers de 1 à 13 ;

d'autre part, nous pouvons nous intéresser à l’enseigne de la carte


obtenue et définir comme étant l'ensemble {pique, cœur, carreau,
trèfle}.
 

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Ensemble fondamental

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Ensemble fondamental

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Tribus

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Tribus

24
Tribus

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Espace probabilisable

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Évènements

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Évènements
 
Un évènement est associé à l’espace échantillon d’une expérience
aléatoire. Il consiste à faire une assertion ou proposition relative
au résultat de l’expérience. Cette assertion peut prendre la valeur
vraie lorsque l’évènement est réalisé, ou faux lorsque
l’évènement n’est pas réalisé, une fois l’expérience complétée.

Exemple :
Soit l’expérience aléatoire de lancer deux dés à 6 faces chacun. On
peut avoir l’évènement : « La somme de deux dés est
supérieur à 10 » dont on peut observer la réalisation.

On remarquera que cet évènement peut être réalisé par chacun


des résultats de l’ensemble suivant :
 
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Évènements

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Évènements
 Remarque :

Un évènement élémentaire est un sous-ensemble constitué d’un


seul élément de .

Un évènement composé est un sous-ensemble de constitué


d’évènements élémentaires.
 

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Évènements
 Propriétés :

En règle générale, on désignera un évènement quelconque par une


lettre majuscule :. Ceci reflètera la notation de la théorie de
ensembles introduire précédemment, car les évènements ne sont
que des sous-ensembles de l’ensemble universel (espace
échantillon ) .

Lorsque l’espace échantillon est fini, l’ensemble puissance


contiendra tous les évènements possibles qu’on peut former sur .
 
 

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Évènements

 
Comme les événements sont des ensembles, on peut leur appliquer
toutes les opérations et les propriétés étudiées dans la théorie des
ensembles.
 
Lorsque l’intersection de deux événements est l’ensemble vide, on
dira que les deux événements sont disjoints ou mutuellement
exclusifs.
 

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Évènements

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Évènements

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Opérations sur les évènements

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Relations entre les évènements

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Catégories d’événements

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Catégories d’évènements

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Phénomène probabiliste
 
Une approche permet de définir une probabilité comme une
fonction qui associe à chaque évènement (qui est un sous-
ensemble de reflétant la vraisemblance de sa réalisation. La
fonction est donc appelée probabilité de réalisation de
l’évènement Elle présente les propriétés suivantes :

Pour tout nombre fini d’événements définis sur , et deux à deux


disjoints (), on aura l’égalité suivante:
 

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Phénomène probabiliste
 
Approche fréquentiste:
On peut aussi relier les probabilités aux fréquences d’évènements
quand une expérience aléatoire peut se répéter un grand nombre de
fois dans les mêmes conditions. Soient deux évènements et qui se
réalisent avec les fréquences et après répétitions d’une expérience
aléatoire. La valeur se définit comme la fréquence relative de
l’événement . Elle présente des similitudes avec les probabilités en
ayant les propriétés suivantes :
a)
b)si et seulement si ne se produit jamais.
c) si et seulement si se produit dans toutes les répétitions.
d) Si et sont disjoints, alors :
Lorsque le nombre de répétitions devient élevé, les valeurs de et
tendront à se stabiliser. On pourra ainsi approximer par et par
 

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Phénomène probabiliste
 
Probabilité d’un évènement:
On suppose que l’espace échantillon contient éléments (événements
élémentaires) et on dénotera par la probabilité de réalisation de
l’évènement On a alors les propriétés suivantes :

Si les évènements sont équiprobables, alors on aura :

Soit un évènement quelconque dans . La probabilité de sera donnée


par somme des probabilités des évènements élémentaires le
composant :
 

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Phénomène probabiliste
 Exemple 1 :

Soit l’expérience de lancer une pièce de monnaie trois fois de suite.

L’espace échantillon est alors donné par :


.

Calculer la probabilité de l’événement :


« La pièce tombe sur le même coté dans les 3 lancers ».

Supposons que la pièce est équilibrée, alors : .

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Phénomène probabiliste
 Exemple 1 :

Donc, on aura :

Supposons maintenant que la pièce est biaisée :


.

La probabilité de l’évènement  sera donnée alors par :

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Phénomène probabiliste
 Exemple 2 :

Soit l’expérience de lancer deux dés à six faces chacun. Soit


l’événement « la somme des points sur les deux dés est égale à 7».

La probabilité de est donnée par

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Phénomène probabiliste
 
Théorème 1 :
Si est l’ensemble vide, alors

Preuve :

On sait que et que et sont disjoints (car =), alors


1

Il s’ensuit que :. (CQFD)

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Phénomène probabiliste
 
Théorème 2 :
Soient deux événements quelconques et . Alors nous avons :

Preuve :

Sachant que , où et sont disjoints, alors :


(1)
Par ailleurs nous avons : , où et sont disjoints. Alors :
(2)
En soustrayant (2) de (1), on aura :
(CQFD).

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Phénomène probabiliste
 
Théorème 3 :
Soient trois événements quelconques et . Alors nous avons :

Preuve :

On peut réécrire comme et on applique le théorème 2.

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Phénomène probabiliste
 
Théorème 4 :
Soient deux événements quelconques et Si , alors

Preuve :

Si on aura et on peut écrire : . Il s’en suit que :


. (CQFD)

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Espace de probabilité

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Probabilités

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Probabilités

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Probabilités

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Probabilités

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Probabilités

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Évènements

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Exercice 1

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Exercice 1 : solution

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Exercice 2

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Exercice 2 : solution

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Exercice 3

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Exercice 3 : solution

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Exercice 4

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Exercice 4 : solution

87
Exercice 5

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Exercice 5 : solution

89
Exercice 6

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Exercice 6 : solution

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Exercice 7

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Exercice 7 : solution

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Exercice 8

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Exercice 8 : solution

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Exercice 9

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Exercice 9 : solution

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Exercice 10

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Exercice 10 : solution

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