Vous êtes sur la page 1sur 23

PEUT-ON ENCORE ESPERER ASSAINIR LA VILLE DE

KAYES ?
KAYES VILLE COQUETTE
C’EST POSSIBLE! AGIR MAINTENANT!
SITUATION GÉOGRAPHIQUE
 

La ville de Kayes est située au 14°25’ 54’’ N de latitude Nord et 11°25’32’’ W de longitude Ouest. Elle
appartient à la 1 ère région administrative du Mali. Elle s’étire sur les deux rives du fleuve Sénégal.
ÉTATS DES LIEUX 
Gestion des déchets solides urbains et hospitaliers
La ville de Kayes est caractérisée par une production d’ordures de l’ordre de
150 m3/j. Le tableau ci-dessous donne l’évolution de la production journalière
des déchets de Kayes.
Évolution de la production journalière de déchets dans la ville
Zone 2002 2009 2014 20019 2024
1 47 61 77 60 65
2 23 26 34 35 38
3 25 33 45 60 65

Marché Liberté 28 30 35 40 45

Autres sources 30 40 50 60 70
Total 152 191 241 255 283
SUITE GESTION DECHETS

Tableau: Morbidité choléra, diarrhées, Paludisme, Hématurie, Ira hauts, Toux<15 j (Cercle de Kayes)
Source : Centre de santé de Référence du Cercle de Kayes1998 à 2015)
ANNÉES
Affections
1998 1999 2000 2001 2002
Choléra 0 0 0 0 0
Diarrhées 3 404DE 2 097 DE 2 056 DE 1 889 DE 1 482 DE
Paludisme 6 836 13 446 13 329 15 278 8 568
Hématurie 2 604 764 617 636 460
IRA hauts 2882 3 172 2 147 1 928 1 554
Toux<15 j 6 846 1 825 3 385 2 810 2 067
GESTION DES DÉCHETS  
Pendant les enquêtes de terrain, il a été dénombré dans la ville de Kayes 22 dépôts anarchiques dont les
plus importants sont :
le dépôt entre l’hôpital et la gare ferroviaire ;
le dépôt situé derrière la station d’épuration des eaux de l’EDM ;
le dépôt au bord du fleuve face à la Poste ;
le dépôt situé à Kayes N’Di Est
DIFFICULTÉS

Sur le plan équipement

Détérioration précoce des équipements,


Insuffisance d’équipement pour assurer un minimum de service,
Insuffisance et (ou) absence de dépôts de transits,
Absence de dépôt final pour le traitement et la transformation des déchets.
 
SUITE DIFFICULTÉS
Sur le plan financier

En général, les moyens financiers mis à la disposition de la filière sont insuffisants au regard des besoins de la
taille de la ville et son évolution dans le temps.
La privatisation aveugle de la filière demeure la source de nombreux problèmes : une privatisation sans
mesures d’accompagnement, demandant aux opérateurs privés de se «débrouiller dans leurs zones »
Le mode de balayage résulte en une grande quantité de sable fines dans les déchets, rendant coûteux le
transport et l’évacuation,
Les taux d’abonnement sont quelques fois faibles et ne facilitent pas la création d’un marché rentable et
autonome Ce problème appelle à opérer des choix stratégiques pour pouvoir assurer un minimum de
financement des opérations dans les quartiers pauvres à faible solvabilité.
SUITE
Aspects Anthropologiques

Il s’agit de relever ici les perceptions et les comportements de nature rurale de la part des citadins. Les pratiques non hygiéniques et insalubres
sont légions, à cause de l’analphabétisme des populations et ne favorisent pas une gestion saine des cités.
Les déchets ne sont pas perçus comme produits comportant des risques pour la santé: les populations cohabitent avec les déchets ;
Les effets psychologiques liés à la présence d’une décharge dans un quartier, les, odeurs, insalubrité sur les voies d’accès, bruit des engins
de compactage, Ces syndromes ne facilitent pas la mise en place des équipements.
La perception des populations en matière de déchet ou d’insalubrité ne permet pas la mise en place d’un service autonome et viable de
collecte des déchets telles que :
Les places publiques, les espaces verts, les parcelles vacantes, les rues, les caniveaux, les abords des édifices vacants, sont des lieux
souvent utilisés pour déverser les ordures ménagères, au mépris de la loi. Comment voulez-vous que les riverains de ces caniveaux acceptent
délibérément de s’abonner à un service de pré collecte des déchets, alors qu’ils peuvent juste les jeter dans le caniveau la nuit: En outre les
utilisés aussi comme fosses septiques, Cependant l’incivisme a pris le pas sur l’éducation environnementale des populations, 
Le balayage des ménages n’est perçu comme une pratique d’hygiène quotidienne La gestion des ordures dans les ménages est reléguée aux
épouses et aux enfants, les chefs de ménage ne s’y intéressent pas alors que ce sont eux qui financent,
 Création anarchique des quartiers spontanés (non planifiés : coulibalybougou, faradabougouni etc) rend le travail de gestion des ordures
compliqués.
SUITE

Aspects environnementaux

Les animaux comme le chien, les rongeurs, les ovins, les volailles errants sur les tas d’ordures à la recherche de
nourriture, représentent des risques sanitaires en ce qu’ils peuvent transmettre les maladies et les épidémies : la
rage, la fièvre typhoïde, la peste, la diarrhée,
Les lixiviats qui sortent des tas d’ordures en décomposition sont chargés d’éléments chimiques et
bactériologiques pouvant polluer le sol, les eaux souterraines puis entraîner des maladies.
SUITE
Aspects politiques et stratégiques

La valorisation des déchets est à l’état informel, souffrant d’un manque de volonté politique
Les initiatives de valorisation des déchets sont beaucoup plus portées par les ONG et le secteur privé.
L’inorganisation des populations et GIE pour la gestion des déchets.
Exemple de la ferraille et des déchets plastiques : Quels sont les pays qui accompagnent suffisamment ces
initiatives par la mise en place d’unités de transformation dans les villes? Ou des politiques d’exonération ou de
subvention ?
Comment utiliser la stratégie 5R pour réduire les Investissements dans la filière?
•Réduire – Réutiliser - Recycler - Remplacer – Récupérer
LES PROPOSITIONS DE SOLUTIONS

Gestion des excréta


La réalisation de :
5000 ouvrages de gestion autonome des excréta pour les concessions (fosses septiques et
latrines VIP) ;
 100 blocs de latrines à 3 cabines et 60 blocs de latrines à 6 cabines pour les écoles ;
 200 lave-mains pour les latrines scolaires ;
 30 blocs de latrines de 6 cabines et 1 de 30 cabines à réhabiliter ;
 3 blocs de 6 cabines pour le marché de Kayes Ndi ;
 1 bloc de latrines de 3 cabines pour le marché à bétail ;
une station d’épuration des boues de vidange sur environ 2 000 m2 ; la réhabilitation de 20 blocs de
latrines scolaires de 6 et 8 cabines.
SUITE

Gestion des eaux usées


Dans de nombreux secteurs de Kayes- Ndi, le projet consiste en la réalisation d’un système d’égout à faible diamètre,
débouchant sur 6 mini stations d’épuration des eaux usées.
Chaque mini station comprend successivement :
un regard 60 x 60 cm en béton armé ;
une fosse de décantation circulaire avec un temps de séjour entre 12 et 24 heures ;
un regard répartiteur 60 x 60 en béton armé ;
deux lits bactériens en parallèle de manière à permettre l’entretien périodique des supports bactériens sans interrompre le
fonctionnement de la station ;
un regard collecteur des effluents traités ;
une clôture en grillage de 1,5 m de haut pour protéger la station ;
un rideau d’arbres qui sera entretenu avec les eaux épurées.
Dans les autres secteurs, un système d’épandage souterrain par puisard précédé d’un décolloideur est adopté. Le puisard-type
a les dimensions suivantes :
diamètre  : 1,5 m ;
profondeur utile  : 3,0 m ;
profondeur totale  : 3, 5 à 4 m.
SUITE
La gestion des déchets consiste en :
la collecte primaire à l’aide de charrettes à traction asine, de mini tracteurs ou autres moyens choisis par les
GIE ,
la collecte secondaire à l’aide de camion porte-conteneurs ou amplirolls depuis 5 dépôts de transit, sans compter
les conteneurs réservés aux grands marchés de : Lafiabougou ; liberté
la construction d’une décharge finale de superficie totale 64 hectares, équipée d’un pont bascule, de cellules
d’enfouissement des déchets, d’un réseau de drainage des lixiviats et de bassins de traitement de ces lixiviats et
d’unité de recyclage des déchets;
le découpage de la ville en 3 grandes zones à l’intérieur desquelles les engins de collecte primaire peuvent
opérer de façon optimale, c’est-à-dire sans devoir parcourir de grandes distances pour décharger leur contenu. La
configuration du site impose de faire de Kayes Ndi une zone à part entière. Les deux autres zones sont, d’une part,
Liberté, Khasso, Plateau et, d’autre part, Légal Ségou, Lafiabougou. Chaque zone disposera d’un dépôt de transit ;
SUITE

 compte tenu de la quantité relativement importante de déchets générés par le marché de Liberté (28 m3/j),
cette entité disposera d’un dépôt spécifique ;
 l’adoption d’un centre d’enfouissement technique de 64 hectares avec 4 cellules de 2,5 m de profondeur
pour assurer le traitement des déchets sur une période de 20 ans
Pour la collecte secondaire, 2 camions porte-conteneurs et 6 conteneurs suffisent pour collecter les déchets
produits dans la ville.
COLLECTE DES DÉCHETS
GESTION DES EAUX PLUVIALES

La gestion des eaux pluviales porte sur :


la création de 80 km de caniveaux en maçonnerie de moellons ;
la réhabilitation de 40 km de caniveaux en maçonnerie de moellons ;
la création de 10 km de dalots ;
la création de 20 km de dallettes de traversée ;
la création de 20 km de dallettes d’accès aux concessions ;
la réalisation de 50 km de voies en enduit superficielle tricouche ;
L’aménagement de 15 km de berges, de 37 quais et de 20 exutoires
À l’échelle communale, il est proposé la mise en place d’une Commission Communale
d’Assainissement (CCA), présidée par la Mairie et se réunissant en session ordinaire tous les trois mois.
Ses missions sont la concertation entre acteurs communaux; la coordination, l’évaluation interne et
l’ajustement du plan selon un processus itératif. Dans cette perspective, le bureau de coordination des
actions d’assainissement, mis en place, pourrait jouer amplement ces rôles et permettrait par la même
occasion d’éviter de créer de nouvelles structures. Cependant, dans le souci de rendre cette commission
suffisamment représentative des différentes parties prenantes de la stratégie, il sera nécessaire de
l’élargir aux organisations suivantes :
SUITE

la section locale de la COGIAM ; Coordination des Organisations et Groupements Intervenant dans
l’Assainissement au Mali
la coordination des associations féminines intervenant dans l’assainissement de Kayes car ces dernières sont
appelées à jouer un rôle de premier plan dans la sensibilisation;
les Radios de proximité de Kayes, sont également proposées pour appuyer le volet communication ;
le(s) représentant(s) des autorités religieuses et coutumières au niveau communal ;
le représentant de la banque et de microcrédit.
Cette commission aura des répondants au niveau des quartiers et des secteurs.
MESURES D’ACCOMPAGNEMENT
 
a)Volonté politique
Quels que soient les attelages organisationnels mis en place et la volonté des acteurs, un plan stratégique ne
peut connaître de succès sans une réelle volonté politique des décideurs. En effet, dans le domaine de
l’application des textes et règlements, les agents d’hygiène ne peuvent être efficaces sans le soutien effectif des
autorités communales. L’interférence de ces dernières pour l’annulation de sanctions contre leurs électeurs
potentiels a souvent handicapé l’action des agents du service d’hygiène.
b) Mesures réglementaires
Pour leur permettre d’intervenir efficacement, les instances de concertation et de coordination doivent être
instaurées sur la base de textes officiels. Il est suggéré aux autorités communales de prendre les décisions
(arrêtés) ad hoc pour créer ces instances.
De même, dans le souci de faire respecter les mesures permettant le succès du plan, les interdictions et les
sanctions en cas de violations des règles doivent être clairement énoncées et vulgarisées auprès de tous les
acteurs.
SUITE MESURES

Formation des acteurs


Chaque plan sectoriel (eaux usées, excréta, déchets solides et eaux pluviales) est accompagné d’un plan de
formation. L’ensemble des acteurs sont ciblés par les formations spécifiées.
d) Communication - Sensibilisation
Un programme de communication est proposé. Au plan communal, la radio régionale est appelée à jouer un rôle
de premier ordre. Une communication par affichage est aussi proposée.
La contribution des associations féminines est recommandée pour assurer la sensibilisation continue des
ménages tout au long du processus
e) Évaluations
Le plan est conçu comme devant être un processus dynamique, non figé. Il est alors recommandé de procéder à
des évaluations internes périodiques par les instances proposées à chaque niveau géographique ainsi que deux
évaluations externes à la deuxième et à la sixième année d’exécution. Ces évaluations permettront d’ajuster le
plan d’action.
La

SYNTHÈSE DES COÛTS DES INVESTISSEMENTS

N° Volet
  Coût global (Million FCFA)
2005 à 2009 2005 à 2014
1 Réalisation des ouvrages 933,8 1 041,7
2 Logistique 36,5 36,5
3 Formation 42,0 42,0
4 Information sensibilisation 61,0 61,0
5 Micro financement Inclus dans 1 Inclus dans 1
6 Ouvrages de démonstration Inclus dans 1 Inclus dans 1
7 Évaluation 23,4 23,4
8 Étude et contrôle 14,2 14,2
  Total 1 110,9 1 218,8
La mise en œuvre du plan stratégique
est décomposée en trois phases :
phase I  : 2014 - 2015 ;
phase II  : 2016 - 2019 ;
phase III : 2020 - 2024.
SUITE

La phase I est l’occasion pour :


la réalisation des études détaillées, la préparation des dossiers d’appels d’offres, la sélection des entreprises pour
les travaux de construction de latrines scolaires, des latrines des marchés et de la station d’épuration des boues
de vidange ;
la mise en place du financement ;
la sélection des GIE pour l’exploitation et l’entretien des ouvrages ;
les formations ;
la réalisation des ouvrages de démonstration ; l’entame de la sensibilisation des populations
La phase II : constitue une étape de consolidation de la stratégie grâce à l’évaluation menée au terme de la
phase I.
La phase III : est consacrée à l’adaptation du Plan suivant la dynamique urbanistique et conformément aux
recommandations de l’évaluation de la phase II
Coût (e n millions de F CFA) Montant Tota
Ouvrag e s Dé s ig nation de s travaux (e n millions d
2020 2021 2022 2023 2024 2025
FCFA)

Le s é tud e s te c hniq ue s
ÉTUDES , S UIVI ET

d é ta illé e s , la p r é p a ra tion d e s 637,10 637,10


d os s ie r s d ’a p p e l d ’offr e s
CONTRÔLE

Contr ôle e t s ur ve illa nc e d e s


224,40 236,67 235,97 255,94 140,03 1 093,01
tr a va ux

S o us total 637,10 224,40 236,67 235,97 255,9 4 140,03 1 730,10

Ca nive a ux e t ouvra g e s d e 2 1
1 950,51 5 888,76
fr a nc his s e m e nt 252,42 685,82

2
Am é na g e me nt d e s voie s 256,04 758,54 3 179,13
164,55
LIS ATIONS

Am é na g e me nt d e s b e r g e s , 1 1 1 1
1 255,23 6 547,20
d e s q ua is e t d e s e xutoir e s 128,51 429,12 491,78 242,56
COÛT TOTAL
Montant total : 17.679. 400.000 FCFA (dix-sept milliards)

Thanks for your attention

Vous aimerez peut-être aussi