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Intitulé du cours:

Etude de cas : Bureau


d’étude FTTH
ISGE BF
IC 3

Présenté par:
KABRE Mohamadi, Ingénieur conception réseau Télécom, Expert en
réseau fibre optique, certifié CFOT, certifié QGIS
Programme du cours
Introduction
Chapitre 1: Topologie et Composants du réseau FTTH
Chapitre 2: Les étapes fondamentales de l’étude d’un réseau d’accès
FTTH
Chapitre 3: Utilisation du logiciel QGIS
Chapitre 4: Rédaction d’un dossier technique d’étude
Conclusion
Introduction
• La demande croissante en débit et en nouveaux services d’une part et la volonté de
réduire les coûts d’exploitation des réseaux et les dépenses d’investissement en
infrastructure de télécommunications d’autre part, impose une restructuration ainsi
qu’une modernisation des réseaux d’accès vers le concept NGAN (Next Generation
Access Network).
• C’est ainsi qu’est né le réseau FTTH qui utilise comme support de transmission la fibre
optique.
• La réalisation des dessertes FTTH demande un investissement très important ce qui
nécessite préalablement la réalisation d’études permettant de valider la viabilité
technico-économique du projet et de définir de manière plus adéquate les stratégies
des actions envisageables.
• Les règles d’ingénierie présentées dans la suite de ce cours permettront d’assurer la
neutralité technologique des réseaux d’accès FTTH, ce qui permettra aux opérateurs
ayant opté pour des technologies point à multipoints ou point à point d’utiliser ces
infrastructures
Chapitre 1: Topologie et composants du réseau FTTH
I. Les réseaux d’accès optiques FTTH
 La montée en débit des technologies xDSL
Les technologiques xDSL reposent sur l'utilisation
des réseaux téléphoniques. Avec l'ADSL, on peut
atteindre des débits de 10 Mb/s, jusqu'à quatre
kilomètres du central téléphonique.

Avec la VDSL2, on peut atteindre un débit de 100


Mb/s, à condition d'être à 100-150 mètres du
central téléphonique. La fibre optique permet
d'étendre ce rayon de couverture avec des débits
beaucoup plus importants.
Définition du très haut débits

La notion de débit correspond à la quantité


d'informations échangées entre deux terminaux
pendant un temps donné. Tant que ce débit est
inférieur à 30 Mb/s, on parle d'offres bas débit ou
haut débit. Ces offres haut débit HD sont dispensées
essentiellement par les technologies XDSL. Dès lors
qu'on dépasse 30 Mb/s, on parle, en France, d'offres
très haut débit, c'est ce que pourra nous offrir la fibre
optique et les réseaux FTTH
Les réseaux d’accès FTTx

Les différentes technologies FTTx constituent l'offre


de déploiement des réseaux d'accès.
On déploie de la fibre optique monomode jusqu'au
trottoir, jusqu'au bâtiment, jusqu'à la maison,
jusqu'au bureau. Les derniers mètres sont réalisés
avec d'autres supports, qui peuvent être de la paire
cuivrée, de la fibre optique plastique, une solution
sans fil, de la fibre optique multimode. Seule la
solution FTTH, fibre jusqu'à la maison, utilise la fibre
optique monomode jusqu'au domicile de l'utilisateur.
Temps de téléchargement d’une vidéo de
800 Moctets

Avec l’apparition du très haut débit, le


téléchargement de contenus de grande capacité
est également facilité. Ainsi, par exemple, le
temps de téléchargement d'une vidéo de 800
Moctets prenait quasiment deux jours avec un
modem téléphonique à 56 kb/s et prend
désormais 1,42 minute avec la technologie FTTH
à 100 Mb/s.
Schéma d’une liaison à fibre optique

Une liaison à fibre optique est constituée d'un


émetteur optique et d'un récepteur optique
reliés par une fibre optique. Les données du
client modulent la lumière issue de l'émetteur
optique, sont transmises dans la fibre optique
reçues par le récepteur optique. À l'intérieur de
l'émetteur optique, le principal composant
d’émission de la lumière est une diode laser. À
l'intérieur du récepteur optique, le principal
composant de réception de la lumière est une
photodiode
Architecture point to point
L’architecture point multipoint
Les coupleurs
Le module optique SFP OLT
Le module SFP (Small Form Pluggable) utilisé
dans l'OLT est un transceiver. Il comprend trois
composants principaux : un laser DFB à 1,49
micromètre, un filtre WDM et une photodiode.

Son principe de fonctionnement est le suivant :


la lumière issue du laser DFB à un 1,49 m est
injectée dans la fibre optique monomode dans
le sens descendant, en passant en transparence
dans le filtre WDM. La lumière à 1,31 m
provenant des différents ONUs est réfléchie par
le filtre WDM et reçue par le récepteur de l'OLT.
Le module optique de l’ONU

Le module SFP de l'ONU fonctionne de la


même manière que le module SFP de l'OLT,
la lumière à 1,31 m issue du laser Fabry-
Perrot est injectée dans la fibre monomode
en passant en transparence dans le filtre
WDM. La lumière à 1,49 m provenant de
l'OLT est réfléchie par le filtre WDM et reçue
par la photodiode PIN du récepteur de
l'ONU.
Budget optique
• Le budget optique d’un réseau GPON dépend du rayon de couverture
du réseau dont la longueur est notée L et du nombre de branches de
sortie du coupleur correspondant au nombre d'ONUs 2ᵏ. On considère
ici l'atténuation de la fibre à 1,31 m dans le sens montant, à savoir
0,5 dB/km car l’atténuation est plus défavorable dans le sens montant
que dans le sens descendant.
• Dans ces conditions, l'atténuation entre les ONUs et l’OLT sera égale
à : Att ONU-OLT = 0,5 (dB/km) x L (km) + 3 x k (dB) où 3 x k correspond
aux pertes du coupleur de taux de partage 1 vers 2ᵏ en dB.
Pour tracer l'évolution du rayon de couverture ou distance
Evolution de L en fonction du nombre d’ONUs

OLT-ONU appelée L en fonction du nombre d'ONUs 2ᵏ, on


considère un laser Fabry-Perrot de puissance optique 0
dBm, une photodiode de sensibilité -25 dBm et une
photodiode de puissance de saturation -10 dBm.
La puissance de saturation correspond à la puissance
maximale que la photodiode est capable de détecter sans
saturer. Ces données sont définies dans la norme du réseau
GPON class B.
On utilise la formule précédente pour déterminer
l'évolution du rayon de couverture maximum appelé Lmax
correspondant à une atténuation de 0-(-25 dBm) = 25 dB et
du rayon minimum Lmin avec 0-(-10) = 10 dB. Ceci permet
de déterminer qu’un réseau GPON peut desservir 32
utilisateurs pour un rayon de couverture de 20 kms et 64
utilisateurs pour un rayon de couverture de 14 kms. À
noter que dans cette étude, nous n'avons pas tenu compte
des marges de vieillissement du système.
I. Topologie du réseau FTTH

La boucle locale optique


s'identifie au réseau
compris entre le Nœud de
Raccordement Optique
(NRO), qui marque la
frontière du réseau d'accès
avec le réseau de collecte
(backbone) et la Prise
Terminale Optique (PTO) au-
delà de laquelle se trouve le
réseau privé du client.
Nœud de raccordement optique (NRO)

Le NRO est un bâtiment : Shelter, immeuble


• C'est au NRO que sont activées les lignes optiques du réseau d'accès. Le NRO héberge les
éléments actifs, les éléments passifs, répartiteur optique de collecte et d'accès, ainsi que les
coupleurs
• Les éléments de la zone active sont abrités dans différentes baies. Les baies télécom hébergent
les têtes de réseaux optiques appelés OLT (Optical Line Termination), les lasers et les
photodiodes qui activent le réseau d'accès. Ces équipements actifs sont connectés aux
switches et aux serveurs qui fournissent les services IP : voix sur IP, vidéo sur IP.
• Il permet l'affectation flexible des éléments actifs sur les fibres du réseau d'accès. Ce brassage
est réalisé au moyen de jarretières optiques. Une jarretière est constituée d'un cordon mono-
fibre terminé par un connecteur à chaque extrémité
• Un NRO dessert quelques milliers de lignes, sa zone géographique couvre un rayon d'une
dizaine de kilomètres en zone peu dense, quelques kilomètres voire quelques centaines de
mètres en zone très dense.
Cable Transport optique
• Le réseau de transport est le segment de réseau compris entre le nœud de
raccordement optique, le NRO, et le SRO. Il s'agit généralement d'un réseau
souterrain.
• Chaque opérateur déploie son propre réseau de transport et le dimensionne
en fonction de ses choix technologiques - point à point ou PON - et du taux de
pénétration envisagé dans la zone arrière du NRO.
• Les câbles optiques de la norme G652 sont posés dans des fourreaux enterrés
en polyéthylène haute densité (PEHD), ou polychlorure des vinyle (PVC). Ces
fourreaux peuvent être sous-tubés.
• Des chambres intermédiaires sont utilisées pour les opérations de tirage, de
piquage et d'épissurage des fibres. Les épissures soudées sont placées dans
des boîtes de protection d'épissures étanches
Sous répartiteur optique (SRO)
• Cette armoire est constituée de trois
parties : la partie droite correspond à la
distribution vers les clients, la partie
gauche est dédiée aux opérateurs, la
partie centrale est réservée au brassage.
• Des jarretières optiques permettent
d'affecter les fibres des clients aux
fibres de transport des opérateurs.
Dans la partie distribution, chaque
client peut être identifié précisément.
La partie gauche accueille donc les
câbles de transport des différents
opérateurs. Ces fibres de transport sont
ensuite reliées au bloc des opérateurs
via des jarretières optiques.
Sous répartiteur optique (SRO)

• Le sous-répartiteur optique est un nœud de flexibilité qui sépare le segment


transport en amont, du segment desserte en aval
• Les SRO seront situés le plus bas possible dans le réseau afin d'économiser les
fibres de desserte.
• Il est matérialisé par une armoire de rue située sur le domaine public ou dans
certaines configurations des zones très denses par un boîtier de pied d'immeuble
qui sera localisé dans le domaine privé.
Cable de distribution optique
• Le réseau de distribution est le segment de réseau situé entre le SRO
et PBO. Il peut s'agir d'un réseau aérien ou d'un réseau souterrain.
les Points de Branchements Optiques
(PBO).
• Le point de
branchement optique,
PBO, situé dans le
réseau de desserte en
aval du SRO est le
dernier nœud de
flexibilité avant le
branchement. C'est au
niveau du PBO que
s'effectue le
raccordement, au fil du
temps, des nouveaux
clients.
Cable de branchement optique
• Le câble utilisé dans cette partie du réseau est de la norme G657 A 2,
elle se fait par contre goute selon l’expression de la demande des
clients
Point de terminaison optique
• Les fibres des câbles de branchement provenant des points de branchement
optique aboutissent sur les Prises Terminales Optiques (PTO) qui font office de
Dispositif de Terminaison
• Intérieure Optique (DTIO).
• De la prise terminale optique, une fibre rejoint l'ONU (Optical Network Unit) qui
réalise la conversion optique électrique.
• À partir de là, des câbles, généralement de type Ethernet, partent vers les
différentes applications, téléphone, ordinateur, télévision.
Chapitre 2: Les étapes fondamentales de l’étude d’un
réseau d’accès FTTH
• Quelques éléments de vocabulaire
• Un logement est dit « raccordable » lorsque le lien SRO ou
PM/PBO existe. Il reste à construire le raccordement PBO/PTO.
• Lorsque ce lien est construit, le logement est dit « raccordé ».
• Un logement sera dit « éligible » lorsque le lien NRO/PBO existe et
qu'au moins un opérateur commercial est susceptible de faire une
offre.
• Pour disposer du service, il faudra être « raccordé et éligible ».
• Lorsque la fibre est en attente dans la rue, en amont du PM ou
SRO, le logement est quelquefois qualifié de « couvert » ou «
adressable ».
Prérequis
• Pour commencer un projet FTTH, il faut se rendre sur le terrain en
prenant les précautions suivantes :
• GPS et les câbles associés
• Imprimer une carte-image (de Google Earth par exemple) de la zone d’étude
• Appareil photo numérique, pour documenter vos relevés
Règles d’ingénierie conception FTTH
• Les segments de réseau doivent être suffisamment dimensionnés pour permettre
d’assurer l’ensemble des besoins des clients potentiels
• L’objectif vise à raccorder non seulement l’ensemble des locaux, c’est-à-dire tous les
logements et les locaux à usage professionnel, mais également l’ensemble des sites
techniques ne correspondant pas à des locaux en tant que tels mais ayant vocation à
être raccordés en fibre optique, notamment les éléments de la ville intelligente
(vidéosurveillance, antennes wifi, gestion de l’éclairage urbain, gestion du trafic
routier etc.).
• Par ailleurs, la conception doit permettre en compte l’établissement de lignes en
point-à-point depuis le NRO via une connexion sécurisée au niveau du SRO (accès
FttE) pour les entreprises et sites publics nécessitant le niveau de qualité de service
élevé.
• Le dimensionnement des segments de réseau suppose donc qu’ait été réalisée au
préalable, dès la phase de conception du réseau, une analyse des besoins spécifiques
en dehors du raccordement FttH des locaux.
Méthodologie de l’étude FTTH
Détermination des équivalents logement

• Etude de l’existant et définition des besoins :


• Réaliser la collecte des données administratives et techniques de la zone
objet de l’étude, elle concerne notamment :
• Plan de situation de la zone
• Plan de lotissement
• Plans architecturaux
• Type et nombre d’habitats (Urbain, Suburbain, ou Rural)
• Type de zone (Pavillonnaire, Collectif ou Mixte)
• Densité de la population
• Réaliser le pointage sur plan des besoins et d’effectuer en cas de besoin des
relevés sur terrain de la nature de l’habitat, des infrastructures existantes et
de toute autre donnée permettant de mieux définir les besoins de la zone
objet de l’étude.
Calcul de l’équivalent de logement
.
L’équivalent de zone permet de définir les besoins à long terme des clients situés
dans cette zone à
desservir en FTTH. Ce paramètre de prévision de la demande peut être relatif à :
Une zone de desserte d'un NRO,
Une zone de distribution d’un SRO,
Une zone d'influence d’un ou plusieurs PBO,
La méthode proposée pour le calcul de l’équivalent d’une zone à desservir en FTTH
repose sur les
résultats de l’étape de pointage.
L’équivalent de la zone est donné par la formule suivante :
 Equivalent de zone = équivalent logement + équivalent professionnel
 Ainsi donc le nombre de PTO= équivalent de logement
Dimensionnement câble Branchement optique (PBO – DTIo ou PTO)

• Le câble de branchement utilisé dans d’un réseau FTTH est de la


norme G 657 A2 et capacité 1FO ou 2 FO selon les besoins de
l’operateur télécom
• Le nombre dépend du calcul de l’équivalent de logement
• La longueur totale est obtenue en tenant compte de la distance entre
le PTO et le clients le plus éloigné multiplie par l’équivalent de
logement
Dimensionnement point de Branchement optique (PBO)
• Le PBO est un coffret avec un câble multi-fibre en entrée permettant
le piquage d’une ou plusieurs vers le client.
• Le Point de branchement ou boitier d’étage est un équipement sur
lequel sont raccordés les câbles en fibre optique venant des sous
répartiteurs optique.
• Dans le cas d’un habitat individuel, le Point de Branchement est
implanté sur la voie publique sur poteau ou une chambre ou sur
façade lorsque le réseau de distribution est réalisé en aérien.
• Pour le cas des immeubles collectifs le point de branchement est situé
dans les étages.
Dimensionnement Distribution optique (SRO - PBO) 1
• Le segment de distribution optique, qui relie le SRO aux PBO, doit être
dimensionné pour raccorder en point-à-point la totalité des locaux et sites
techniques. Cela suppose un recensement préalable des locaux et des sites
techniques concernés de la zone arrière du SRO.
• Tenir compte d’une surcapacité d’au moins 20 % sur les segments du réseau
de distribution optique, en se projetant dans l’architecture cible 100 % FttH
• Tenir compte des boitiers d’epissure
Dimensionnement sous répartiteur optique (SRO)
• Le sous-répartiteur optique est un point de flexibilité entre le transport
et la distribution de niveau 1. L’SRO est une armoire de rue similaire aux
sous-répartiteurs utilisés au niveau des réseaux téléphoniques. Il
regroupera un nombre entier de point d’éclatement de câble (PEC) et il
représente un point de convergence des infrastructures génie civil.
• Pour le cas d’une desserte Point Multi Point ce point de flexibilité
assurera une fonction de couplage.
• Les tailles et les positions des SRO sont déterminées de manière à
assurer un meilleur compromis entre longueur de réseau SRO-Abonné
et nombre des SRO à installer.
• La taille de l’SRO varie de 300 à 1000 lignes FO en fonction du type de
zone à desservir
Dimensionnement Transport optique (NRO – SRO)
• il est préconisé de dimensionner le segment de transport optique entre le
NRO et un SRO donné en déployant un nombre de fibres optiques strictement
supérieur à la somme des deux termes suivants :
• Pour les besoins point-à-multipoint : 10 % du nombre de locaux et sites
techniques comptabilisés dans la zone arrière du SRO dans l’architecture cible
100 % FttH
• Pour les besoins point-à-point, sur la base des travaux du Comité d’experts
fibre : 10 % du nombre de locaux de la zone arrière du SRO dans l’architecture
cible 100 % FttH
• 
• NB : En tout état de cause, il est préconisé que tout segment de transport
optique entre un NRO et un SRO dans l’architecture cible 100 % FttH dispose
d’au moins 36 fibres.
Dimensionnement Nœud de raccordement
optique (NRO)
Taux de couplage

Pour les niveaux de couplage il existe plusieurs configurations


possibles. A titre d’exemple on cite ici quelques exemple pour
un couplage 1 :32 et à deux niveaux : 1:2 plus 1:16 ou 1:4 plus
1:8 ou 1 :8 plus 1:4.
Ces coupleurs peuvent être installés dans le réseau d’accès
FTTH au niveau du nœud de raccordement optique (NRO) ou/et
au niveau des sous répartiteurs optiques (SRO ou SRI). Voir
même au niveau PBO
Cas d’un immeuble
• Pour le dimensionnement d’un immeuble en FTTH, il faudra tenir
compte de tous les clients potentiels et utiliser le logiciel.
• Pour ce faire une visite terrain est nécessaire pour réunir les
informations suivantes:
• Le nombre d’étages
• Le nombre de bureau raccordable

Nous utiliserons le logiciel pour le dimensionnement


Cas d’un immeuble
• Pour réaliser le câblage d’un immeuble, il est nécessaire de
dimensionner les capacités du boitier pied d’immeuble, du câble
montante, les points de branchement connaissant bien l’équivalent de
logement, Ce câble montante est compose de fibres optiques G657 A2
ayant un faible rayon de courbure. Les fibres sont regroupées dans des
micromodules pouvant être sortis par une ouverture dans le câble.
• Pour connaitre la longueur du câble montante et du câble abonné, il
faut applique la formule suivante:
L câble colonne = L pied immeuble ↔ dernier etage + 2 + L lovages
L câble abonnee = L etage – PTO + 2
Tests et mesures: Test de continuité

• Classe laser
Nous allons manipuler des sources laser dont les longueurs d'onde
d'émission font de 600 à 1650 nm. Parmi les appareils de mesure
présentés dans ce cours, certains utilisent des longueurs d'onde
visibles, comme le crayon optique, et d'autres utilisent des longueurs
d'onde non visibles, comme les sources optiques qui émettent à 1310,
à 1490, à 1550 nm et à 1625nm, longueurs d'onde utilisées dans le
réseau FTTH.
Tests et mesures: Test de continuité
• Dans notre cas, les appareils de mesure utilisés sur le terrain sont de
classe 1, 1M, 2 ou 2M. En classe 1 et 1M, il n'y a pas de danger dans des
conditions d'utilisation raisonnablement prévisibles et à condition de ne
pas utiliser d'optique qui concentre la puissance, comme un microscope.
En classe 2 et 2M, le danger est limité car ce sont des lasers de longueur
d'onde visible pour lesquels nous avons le réflexe de fermer les paupières
en moins d'un quart de seconde, cela toujours à condition de ne pas
utiliser d'optique.
Tests et mesures: crayon optique
• Crayon optique
Le crayon optique est un outil de test de longueur d'onde autour de
650 nm, donc visible, appelé également crayon de laser rouge.
Tests et mesures: crayon optique
• C'est un appareil de classe 2M. Ce crayon optique, de puissance moins
d'un milliwatt, a une portée de trois à quatre kilomètres dans une liaison
point-à-point (sans coupleur).
• Nous avons ici une maquette immeuble représentant le réseau FTTH en
zone très dense haute densité. Chez l'abonné, nous avons la prise PTO
avec, dans l'exemple de cette maquette, deux fibres chez l'abonné. Le
câble ici relie le PTO à la partie PB de l'étage, c'est la partie raccordement
qu'on appelle également D3. Le PB de l'étage a une épissure. Un câble
repart dans la colonne montante, c'est la partie D2, qui arrive au PM en
bas de l'immeuble. Les différents opérateurs arrivent sur ce PMI et les
différentes prises des abonnés arrivent au niveau de ce PBI.
Test d’un immeuble
• Nous allons faire un test de continuité entre la prise PTO
de l'abonné et le PM en bas de l'immeuble.
• Pour cela, nous plaçons une jarretière au niveau du PTO,
nous allumons le crayon et nous plaçons le crayon au
niveau de la jarretière. Nous allons ensuite au PM en bas
de l'immeuble pour observer la lumière qui arrive sur
une des prises du boîtier. Pour les besoins de la vidéo, je
vais placer une jarretière sur le raccord qui s'allume et
pouvoir observer la lumière qui arrive en discontinu. Sur
le terrain aujourd'hui, les différents raccords et prises du
boîtier sont transparents. Il est donc inutile d'enlever les
capuchons, on peut voir arriver la lumière directement
sur une des prises. Le crayon optique peut transmettre la
lumière visible en discontinu ou en continu.
illustration

Avec ce test, il est également possible de repérer visuellement


des défauts, on parle de mesures VFL, Visual Fault Location.
On peut repérer un connecteur défectueux, une courbure
appelée contrainte, une mauvaise épissure, une cassure, ou des
erreurs de couleur de fibres suite à des épissures inversées au
niveau du PBO
L’état des connecteurs
• Pour vérifier l'état des connecteurs ou raccords, l'outil sonde
d'inspection des connecteurs utilise un microscope vidéo associé à un
logiciel. Dans notre exemple, nous allons analyser l'état d'un
connecteur de type SC/APC d'une fibre monomode (connecteur vert).
Pour cela, il faut choisir l'embout correspondant pour le microscope
Stylo de nettoyage
• Pour nettoyer ce connecteur défectueux, il est possible d'utiliser un
stylo de nettoyage, ou une cassette de nettoyage. Dans les 2 cas, un
ruban défile à chaque action.
• Le stylo de nettoyage permet de nettoyer des connecteurs ou des
raccords. Il est préférable d'actionner 2 fois pour un nettoyage
efficace
Mesures Photométrie

• Nous allons nous intéresser à une mesure appelée mesure


d'atténuation ou d'affaiblissement ou de perte d'insertion entre deux
points afin de vérifier le respect du budget optique de la liaison. Pour
faire cette mesure, nous pouvons le faire soit sur un réseau actif avec
un wattmètre optique d'insertion, soit sur un réseau non actif avec
une source optique et un wattmètre optique
Avec une source optique et un wattmètre optique

• Ici, le réseau est non actif. Pour mesurer l'atténuation entre deux
points, nous avons besoin d'une source optique qui émet une
puissance émise à une longueur d'onde et d'un récepteur optique qui
mesure la puissance reçue à cette même longueur d'onde. Ce
récepteur s'appelle un wattmètre optique, ou photomètre ou
radiomètre. L'écart entre la puissance émise et la puissance reçue, on
va mesurer directement l'atténuation en dB. La source laser est de
classe 1M.
Précaution a prendre
• Avant de faire la mesure, on doit vérifier le type de connecteur de la
liaison (ici connecteur vert monomode SC/APC), vérifier le type de
fibre optique (ici c'est de la monomode G657A2) et connaître la ou les
longueurs d'onde de l'application (en réseau FFTH, c'est 1310 nm et
1490 nm. On va faire les mesures à 1310 nm et 1550 nm qui est une
longueur d'onde proche de 1490 nm).
• Nous pouvons ainsi choisir les jarretières, donc les cordons optiques
de même type de fibres et même type de connecteurs que la liaison à
étudier, choisir la source optique et le wattmètre optique qui dispose
des embouts adaptés, et nettoyer les connecteurs et les embouts
avant utilisation.
• Nous avons donc relié la jarretière
de la source optique au niveau de
la prise PTO et nous avons relié la
jarretière du wattmètre optique au
niveau du PM. Nous allumons la
source, 1310 nm, et l'atténuation
en dB de la liaison PTO/PM s'affiche
directement à l'écran du wattmètre
optique.
Résultat test et interprétation
• On peut voir 0,75 dB d'atténuation, cette valeur est correcte puisqu'elle ne
doit pas dépasser 2 dB en zone très dense. En zone moins dense, la valeur
d'atténuation entre le PTO et PM ne doit pas dépasser 3 dB.
• En remarque, la propagation n'est pas tout à fait la même dans les deux
sens, c'est pourquoi il est préférable, quand cela est possible, de faire la
mesure dans les deux sens. Nous avons déjà l'atténuation PTO vers PM. Pour
obtenir l'atténuation PM vers PTO, il faut inverser la place des appareils.
• Au niveau du PM, on place la source, et au niveau du PTO, on peut mesurer
l'atténuation PM vers PTO sur le wattmètre optique. L'atténuation finale de
la liaison est alors obtenue par moyenne des deux valeurs d'atténuation de
chaque sens.
Avec un wattmètre optique d’insertion sur un réseau actif

• Ici, le réseau est actif à la longueur d'onde 1490 nm dans le sens


descendant PM vers PTO, et 1310 nm dans le sens montant PTO vers
PM. La source laser en sortie du SFP est ici de classe 1M.
Avec un wattmètre optique d’insertion sur
un réseau actif
• Pour rappel, l'OLT émet toujours. L’ONT, quant à lui, n'émet que s'il
reçoit un signal de l'OLT, c’est à dire si et seulement si l'ONT est
installée avec jarretières connectées au PTO du client.
• L'objectif de cette mesure est de vérifier le budget optique entre le
PM et le PTO, en mesurant l'écart entre la puissance mesurée au
niveau du PM et la puissance mesurée chez l'abonné au niveau de la
prise terminale PTO. Cette mesure permet également de vérifier les
puissances émises et reçues chez l'abonné au niveau du PTO.
Mesure au SRO

• On se place d'abord au PM, ici c'est une


armoire de rue. On place le wattmètre à
l'aide de la jarretière optique du PM. On
choisit dBm, puisqu'on mesure une
puissance. On mesure la puissance à 1490
nm. Cette puissance mesurée au niveau du
PM doit être supérieure ou égale à moins 21
dBm
• Ici, on mesure -18 dBm. Une fois la mesure
faite, on branche la jarretière côté client et
on va chez l'abonné pour faire la mesure au
niveau du PTO
Mesure au PTO chez l’abonné

• Chez l'abonné, on va placer le wattmètre entre la prise PTO et l'ONT de l'abonné. Pour
cela, on prend la jarretière qui relie l'ONT et le PTO et on la place à la sortie OLT du
wattmètre optique. On prend une jarretière qu'on va placer à la sortie ONT du
wattmètre et qu'on relie ici à l'ONT.
• La puissance reçue de l'OLT, donc à 1490nm, doit être supérieure ou égale à -23 dBm.
• Nous pouvons mesurer l'atténuation entre le PM et le PTO en mesurant l'écart entre
la puissance mesurée précédemment au PM et la puissance mesurée ici au PTO client.
L'écart entre ces 2 puissances ne doit pas excéder 2 dB en zone très dense et 3 dB en
zone moins dense.
• Nous pouvons également, chez l'abonné, mesurer la puissance émise par l'ONT. Cette
puissance est émise à 1310 nm et elle doit être comprise entre 0,5 dBm et 5 dBm.
Mesures de réflectométrie
• Pour visualiser, localiser, caractériser une liaison optique, il faut paramétrer
correctement l'appareil de mesure, appelé réflectomètre ou OTDR. Et cela selon
le type de liaison : la liaison point à point ou la liaison PON avec coupleur. Les
marques les plus connues sont EXFO, VIAVI (ex JDSU), Fluke Networks)ou Anritsu.
• Nous allons paramétrer l'OTDR pour étudier, dans un premier temps, une liaison
point à point ou une liaison du réseau FTTH PON uniquement dans la partie
transport, c'est-à-dire dans la partie sans coupleur.
• Pour cela, nous allons d'abord choisir les longueurs d'onde 1310 et 1550
nanomètres.
• Dans le cas d'une liaison PON ,il faut tenir compte de la présence des coupleurs
et donc mettre une valeur supérieure à l'atténuation du coupleur.
Calculs de bilan optique

• Le bilan optique, c’est-à-dire la résultante des atténuations des


différents éléments de réseau depuis le NRO jusqu’au DTIo chez
l’abonné, est un élément déterminant pour le choix des équipements
d’activation (puissance de laser, taux de couplage) des opérateurs FAI
ayant opté pour une technologie point-à-multipoint. Afin d’assurer un
déploiement harmonisé de la reseau sur l’ensemble du territoire et de
garantir la bonne exploitabilité des réseaux déployés par l’ensemble
des opérateurs point-à-multipoint, il est indispensable d’encadrer les
spécifications de la reseau en termes de bilan optique.
Calculs de bilan optique
• Pour apprécier le bilan optique, il convient de distinguer d’une part
les atténuations induites par les éléments constitutifs de la boucle
locale optique mutualisée – c’est-à-dire ne dépendant pas des choix
de l’opérateur FAI – tels que les câbles de fibre optique, les soudures
et les connecteurs et, d’autre part, les atténuations induites par les
équipements propres de l’opérateur FAI, à savoir les coupleurs
pouvant être installés soit au niveau du NRO, soit au niveau du SRO.
les éléments retenus pour l’évaluation du
bilan optique
Il convient de retenir les hypothèses
suivantes :

 Affaiblissement de 0,35 dB par


connecteur
 Affaiblissement de 0,1 dB par
soudure
 Affaiblissement linéique de 0,5
dB/km (en intégrant les soudures)
 Affaiblissement de 1 dB pour
tenir compte du vieillissement
• Compte tenu de ces éléments, le bilan optique intrinsèque de la
boucle locale optique mutualisé pour raccorder un local donné est
modélisé avec la formule suivante, avec « L » la longueur de la ligne
optique entre le NRO et le local.
• Bilan optique (dB) = 3,8 + 0,5 * L
• En combinant une puissance de laser et un taux de couplage, un
opérateur point-à-multipoint est en mesure d’activer un accès dans
des conditions normales jusqu’à un niveau d’atténuation donné.
les éléments retenus pour l’évaluation du
bilan optique
• Il convient de retenir les hypothèses suivantes, qui correspondent aux
équipements généralement utilisés par les opérateurs point-à-
multipoint :
• Budget optique de 28 dB pour un laser B+ et de 32 dB pour un laser
C+
• Affaiblissement de 16,2 dB pour un taux de couplage de 1:32 au SRO
• Affaiblissement de 19,7 dB pour un taux de couplage de 1:2 au NRO et
de 1:32 au SRO
Chapitre 3: Utilisation du logiciel QGIS

• Pour faire la cartographie, nous allons utilisé QGIS pour obtenir une
représentation des différents éléments de notre réseau FTTH;
• Pour cela nous installer le logiciel selon la version de notre système
d’exploitation

• Ensuite créer un dossier sur votre ordinateur qui recevra tout les
travaux du projet
Création des tables et attributs
• Pour un réseau FTTH, les éléments passifs a prendre en compte sont:
• NRO
• Cable de transport
• SRO
• Cable de distribution
• PBO
• Cable de branchement
• PTO
• Les clients
NB: nous allons créer sur qgis
Calcul de distance, surface et superficie
Couper la zone d’etude
• VECTEUR_geotrait_couper
Mise en page
Equipe projet
Chef de projet
Concepteur
Dessinateur
Chargé clientèle
Techniciens
Chapitre 4: Rédaction d’un dossier
technique d’étude
Le dossier d’Avant Projet Détaillé de chaque zone étudiée est constitué au moins des
documents suivant :
• Rapport d’étude ;
• Plan d’estimation des besoins ;
• Plan de découpage de la zone ;
• Schémas des réseaux;
• Plan itinéraire ;
• Les fiches d’occupation des chambres ;
• Les fiches des nœuds optiques ;
• Devis quantitatif du projet.
Les détails de ces documents sont mentionnés en annexe. Ces plans et ces schémas
doivent êtres élaborés à l’aide d’un logiciel de DAO et délivrés au client sous format
papier et sous format électronique.
Rapport d’étude
• Introduction
• Présentation du projet
• La zone d’étude

• Les contraintes techniques


• Bilan optique entre OLT et ONT
• Taux de couplage
• La topologie adopté
• Détermination de l’équivalent de logement
• Pointage ou survey
• Dimensionnement des éléments du réseau
• NRO et sa représentation sur plan
• Transport
• SRO et sa représentation sur plan
• Distribution
• PBO et sa représentation sur plan
• Branchement
• PTO et sa représentation sur plan
• Le plan général de l’étude
• Evaluation financière

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