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Étude de la langue

L’interrogation
1) L’interrogation directe
• La phrase interrogative pose une question. Elle se termine par un point
d’interrogation. Sa forme dépend du niveau de la langue :
 Soutenu : inversion du sujet (« Aimez-vous le théâtre ? »)
 Courant : utilisation de « Est-ce que » (« Est-ce que vous aimez le théâtre? »)
 Familier : identique à une phrase déclarative (« Vous aimez le théâtre? »)
L’interrogation totale.
• La question porte sur toute la phrase et appelle une réponse par oui ou par
non.
• Ex : Es-tu certain de cela ? Le paquet est-il arrivé ?
L’interrogation partielle.
• La question porte sur une partie de la phrase : sur l’identité, le lieu, la cause ou
le but, … On attend une réponse précise.
• Elle est marquée par un mot interrogatif :
 Un pronom interrogatif (qui, que, quoi, lequel,…)
 Un déterminant interrogatif (quel)
 Un adverbe interrogatif (où, quand, comment, pourquoi, combien)
• On rencontre parfois une interrogation à l’infinitif, quand le sujet correspond à
la 1ère personne ou à un indéfini équivalent à « on ». (« Que faire dans ces
conditions ? où aller ? »)
L’interrogation alternative
• Elle offre un choix entre deux termes coordonnés par « ou ».
• Ex :   « Pile ou face, quitte ou double, la liberté ou la mort, c’est pour
aujourd’hui ou pour demain ? » Bernanos.
La question rhétorique
• Elle a une valeur de déclaration et n’appelle pas de réponse.
• Ex : « Quelle ardeur que dans les yeux que je porte, sais-tu que c’est ton sang?
Le sais-tu ? » Corneille
2) L’interrogation indirecte
• La subordonnée interrogative indirecte pose directement une question par
l’intermédiaire d’un verbe exprimant une interrogation.
• Elle est introduite par un déterminant (quel,…), un pronom (qui, quoi,
lequel,…) ou un adverbe interrogatif (si, quand, pourquoi,…) « Je ne sais
pas qui c’est. », « Vous voudriez bien savoir qui je suis. »
• L’interrogation indirecte totale est introduite par si. (« Je me demande s’il va
venir. »)
• L’interrogation indirecte partielle est généralement introduite par les mêmes
mots interrogatifs que l’interrogation directe. (« Comment vas-tu? » « Je te
demande comment tu vas. »)
3) Quand l’interrogation n’interroge pas.
• L’interrogation peut également avoir une valeur de demande ou d’ordre.
 Avez-vous un mouchoir?
 Peux-tu m’écouter ?
• Elle peut aussi avoir une valeur déclarative (cf Question rhétorique)
 Qu’est-ce que tu en sais? ( = Tu n’en sais rien!)
Commenter l’utilisation
de l’interrogation :
exemple.
Vous voudriez savoir qui je suis, ce que j’ai
fait ou ce que je fais, reprit Vautrin. Vous êtes
trop curieux, mon petit. […]Ecoutez-moi
d’abord, vous me répondrez après. […] Qui
suis-je ? Vautrin. Que fais-je ? Ce qui me
plaît. Passons. Voulez-vous connaître mon
caractère? Je suis bon avec ceux qui me font
du bien ou dont le cœur parle au mien.
• Que révèlent les interrogations indirectes sur le caractère du personnage selon
vous ?

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