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SONATRACH/IAP

E.I.B
Dépt. MOTEURS & APPLICATIONS

SEMINAIRE

Sur

POMPES CENTRIFUGES

Animé par : Dr Ahmed SAYAH


MACHINES TOURNANTES

Type de
Fluide
Machines Génératrices Machines Motrices

Machines alternatives
Roto dynamiques: Centrifuges (sans combustion)
COMPRESSEURS: Axiaux
Volumétriques: Rotatives
Alternatives Turbines de détente
(sans combustion)
GAZ

Alternatives
POMPES A VIDE: Turbines à gaz
Rotatives

Moteurs thermiques
Roto dynamique: Centrifuges
Dr A. SAYAH

POMPES:
LIQUIDE Turbines hydrauliques
Volumétriques: Rotatives
Alternatives
MACHINES TOURNANTES

Type de
Fluide
Machines Génératrices Machines Motrices

Machines alternatives
Roto dynamiques: Centrifuges (sans combustion)
COMPRESSEURS: Axiaux
Volumétriques: Rotatives
Alternatives Turbines à vapeur
(sans combustion)
GAZ

Alternatives
POMPES A VIDE: Turbines à gaz
Rotatives

Moteurs thermiques
Roto dynamique: Centrifuges
Dr A. SAYAH

POMPES:
LIQUIDE Turbines hydrauliques
Volumétriques: Rotatives
Alternatives
INTRODUCTION

Une turbomachine est un appareil qui assure un échange d'énergie


entre un débit de fluide et une roue (Rotor) en rotation.
Selon le sens de l'échange d'énergie, la turbomachine est appelée :
Génératrices; lorsqu'elle communique de l'énergie au fluide, le cas
des pompes centrifuges ou des compresseurs centrifuges.
Réceptrices; lorsqu'elle reçoit de l'énergie du fluide, le cas des
Turbines.
Les pompes sont, après les moteurs électriques, les machines les plus
utilisées aussi bien sur le plan industriel que dans le domaine
domestique.
Cependant l'utilisateur doit avoir une connaissance générale du
fonctionnement des pompes afin d’effectuer le bon choix de la
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machine.
Il faut surtout éviter le gaspillage d’énergie qui dû à
l’utilisation des pompes mal adaptées aux
installations.
POMPES

VOLUMETRIQUES DYNAMIQUES

ROTATIVES ALTERNATIVES CENTRIFUGES MIXTES AXIALES

A vis A pistons Hélico centrifuges

A engrenage A membrane Hélico centripètes

A palettes
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A lobes
1- DESCRIPTION DES POMPES CENTRIFUGES

Principaux organes constitutifs d’une pompe centrifuge :


Dr A. SAYAH
DESCRIPTION DES POMPES CENTRIFUGES (Suite)
Les roues des pompes centrifuges sont très souvent fermées.
Elles sont constituées de deux flasques entretoisées par les aubes.
Elles peuvent être :
semi-ouvertes avec un seul flasque arrière.

Ouvertes sans flasque; les aubes sont reliées seulement au moyeu.


Toutes ces roues centrifuges sont alimentées axialement par le liquide
qui, après circulation dans les canaux, sort radialement par rapport à
l'axe de rotation.

Roues fermées Roues ouvertes


Dr A. SAYAH

Simple entrée Double entrée Semi- ouverte Roue ouverte


Dr A. SAYAH
DESCRIPTION DES POMPES CENTRIFUGES (Suite)
2- FONCTIONNEMENT D’UNE POMPE CENTRIFUGE

A l'intérieur d'une turbomachine l’écoulement est instationnaire et


tridimensionnel. Il dépend du temps et de l'espace ; (t, x, y, z).
On est donc amené à représenter l'écoulement par des grandeurs
fictives.
En un point donné, la pression et les trois composantes de la vitesse,
sont des valeurs moyennées dans le temps.
Sur une surface donnée les pressions et les vitesses que l'on considère
sont des valeurs moyennées sur l'ensemble de la surface.
On raisonne comme si l'écoulement est uniforme et ne dépend que
d'une seule variable d'espace; le rayon.
On suppose aussi que les surfaces d'écoulement sont axisymétriques.
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Ces simplifications sont à la fois nécessaires et justifiées par


l'expérience.
2.1- Triangle des vitesses:

Au point M la particules liquide est soumise à deux forces :


1.Action de l'aube  une vitesse tangentielle de rotation U =  r,
2.Action de la force centrifuge  une vitesse tangentielle à l'aube W.
Donc la particule va suivre une trajectoire absolue définie par la
direction de la vitesse absolue:
  
CU W
 
W C
Cr

  

U Cu
Dr A. SAYAH

C U  C cos 
C r  C sin 
2.2- Courbes caractéristiques d’une pompes:

Une pompe est toujours fournie par le constructeur avec une série de
courbes caractéristiques pour une vitesse de rotation donnée. On
cite:

1. Caractéristique Hauteur - Débit

2. Caractéristique Rendement - Débit

3. Caractéristique Puissance - Débit

4. Caractéristique NPSH - Débit.


Dr A. SAYAH
Caractéristique Hauteur – Débit :
L’application du théorème de quantité de mouvement sous forme de
moment par rapport à l’axe de la roue, permet d’écrire le couple des
forces exercées par la roue sur le liquide CE sous la forme suivante :
CE =  Qv [R2 Cu2 – R1 Cu1]
Par définition la puissance est donnée par la formule : P =  C, donc
PE = Qv [U2 Cu2 – U1 Cu1]
L’équivalence de cette puissance en hauteur est:
P =  g Qv H, donc la hauteur
P
thé1orique (d’Euler) sera :
HE  E
 U2 Cu2  U1 Cu1 
ρ g Qv g
Dans la majorité des cas l’entrée dans la pompe est considérée comme
radiale, l’angle 1 = /2, on aura donc :
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Sachant que le débit volumique à la sortie de la roue est :


Qv = (2  R2 b2) Cr2
Caractéristique Hauteur – Débit : (Suite 1)
On peut écrire la hauteur théorique
en fonction du débit, par:
U2  Qv 
HE  U 2  
g  D2 .b2 .tg 2 

C’est l’énergie fournie par la pompe


qui sera totalement récupéré par
le liquide pomper.
C’est le cas d’une pompe idéale qui
dispose d’une roue d’un nombre
infini d’aubes d’épaisseurs nulles

Dans une pompe réelle, à cause des pertes d’énergie internes, la


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hauteur réelle est plus faible que la hauteur théorique.

Hréelle = Hmt = HE - Hinternes


Caractéristique Hauteur – Débit : (Suite 2)
Ces pertes internes sont :
 Pertes par capacité  : section d’écoulement du liquide plus petite,
 Pertes par frottement : frottements du liquide dans la roue et la volute,
 Pertes par divergence : conversion de l’énergie cinétique en pression ne se
fait pas sans pertes
 Pertes par fuite : Fuites aux jeux mécaniques et bec de la volute,
Dr A. SAYAH
Caractéristique Rendement – Débit :
Rendement de la pompe:
Puissance fournie

Puissance absorbée
 g Qv Hmt

Pa
Rendement mécanique :
CE
M 
Ca
Rendement manométrique :
Hmt
m 
HE
Rendement hydraulique :
P
h 
PE
Dr A. SAYAH

 g Qv Hmt
h   v . m
Rendement volumétrique :  g Qv  Qv F  HE

Qv
V    v . m M
 Qv  QvF 
Caractéristique Puissance – Débit :
On sait que la puissance théorique est :
U  Qv 
PE   g Qv 2 U2 
2  D2 .b2.tg2 
En réalité on doit tenir des pertes internes et des
pertes mécanique au sein de la pompe, la
puissance absorbée par la pompe sera donc :
Pa = PE + Pperdue

Remarque:
La connaissance des 2 courbes Hmt(Qv) et n(Qv) permet de calculer la
courbe de puissance par:
d Qv Hmt
Pa 
270 
Où:
Dr A. SAYAH

La puissance est en CV, le débit en m3/h et d est la densité du liquide.


3- POINT DE FONCTIONNEMENT
Soit l’installation suivante :

Le bilan d'énergie (Bernoulli) appliqué entre les sections A et R peut s’écrire en


deux étapes :
HA = H1 + HA1 et H2 = HR + H2R
Donc on peut écrire que : pR  pA
Dr A. SAYAH

Hmt  H2  H1  10.2  H0  H
d

A + B.Qv 2
= Caractéristique installation
3- POINT DE FONCTIONNEMENT (Suite)

Nous avons donc une égalité entre :

Caractéristique de la pompe = Caractéristique installation


Hmt(Qv) = Y(Qv)

Cette égalité n’est vraie que pour


un seul point, appelé :

« Point de fonctionnement »

Il ne peut être déterminé que


graphiquement.
Dr A. SAYAH
3-1 Variation de la courbe caractéristique de l'installation:

Elle peut être due à des variations des niveaux ou des pressions dans les
réservoirs.
Dr A. SAYAH
3-2 Installation avec des circuits en dérivation  :
Dérivation fermée :

Mêmes conditions de charge piézométrique


pour les 2 circuits

Dérivation ouvert :
Dr A. SAYAH

Conditions de charge piézométrique


différentes en aval pour les 2 circuits
3-2 Cas particulier (Ligne de recyclage vers l'aspiration):
A fin de réduire le débit utile dans l’installation sans modifier les
conditions de fonctionnement, on utilise un By-pass.

La détermination du point de fonctionnement se fait en utilisant les


performances de la pompe fictive (pompe + circuit by-pass)

Qv Qv
Dr A. SAYAH
4- COUPLAGE DES POMPES
4-1 Pompes en série :

pour le même débit on somme les


Hmt

Qv = Qv1 = Qv2

Hmt = Hmt1 + Hmt2

4-2 Pompes en parallèle :

pour la même Hmt on sommes les


Qv
Dr A. SAYAH

Hmt = Hmt1 = Hmt2

Qv = Qv1 + Qv2
4- COUPLAGE DES POMPES (suite)

Remarque :
En pratique, il n'est pas possible de coupler en // 2 pompes brides à brides.
On a 2 ensembles de (pompe + circuit en série) P'l et P'2 qui peuvent être
considérés comme des pompes fictives en parallèles.

La Hmt s'obtient en déduisant de la Hmt pompe, la H consommée par le


circuit au même débit.
Dr A. SAYAH
5- CONSIDERATIONS PARTICULIERES
5-1 Courbe Hmt(Qv) en cloche : 

La pompe ne peut démarrer que si la hauteur


statique de l'installation H0 est inférieure à la
valeur de Hmt à débit nul.

Si la Y(Qv) coupe la Hmt(Qv) en 2 points, le


débit obtenu est l'une des 2 valeurs affichées
aux 2 points 1 et 2 sans que la maîtrise d'un des
2 débits correspondants soit assurée,

Si l'angle entre les 2 courbes Hmt et Y est faible, le débit est instable (point 3).

Dans la partie croissante de la Hmt en cloche, les rendements sont faibles.


Dr A. SAYAH

Le point 4 permet un débit stable.


5- CONSIDERATIONS PARTICULIERES (Suite)
5-2 Courbe Hmt(Qv) plates ou tombantes : 

Soit 2 pompes de même performance, l'une à


courbe plate P1 et l'autre à courbe tombante P2.
On constate que le gain de débit obtenu en
mettant deux pompes identiques en parallèle
est supérieur dans le cas de courbes
tombantes.

Remarque:
Si la courbe est très plate, le gain de débit en
parallèle peut être très faible.
Sauf si la courbe caractéristique de
l'installation est elle-même très plate.
Dr A. SAYAH
5- CONSIDERATIONS PARTICULIERES (Suite)
5-2 Courbes Hmt(Qv) en cloche et tombante associées : 

Ce couplage de pompe ne permet pas


d'éviter les problèmes d'instabilité.

On peut avoir plusieurs points de


fonctionnement.

Les problèmes diffèrent selon la


courbe caractéristique de l'installation
Dr A. SAYAH
6- SIMILITUDE DES POMPES
6-1 Théorie de similitude :
La théorie de la similitude à 2 buts principaux :

 Rechercher les conditions dans lesquelles les résultats acquis pour un


système sont transposables, donc applicables à d'autres systèmes
semblables.

 Etablir, pour les systèmes semblables, les rapports correspondants

La similitude permet l’expérimentation sur maquettes par l’utilisant des rapport


de similitude, définis par :

l1
Rapport de similitude géométrique : L
l2

t1
Rapport de similitude cinématique : T 
t2
Dr A. SAYAH

m1
Rapport de similitude dynamique : M
m2
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 1)
6-2 Similitude des pompes :
L’énergie massique (g.Hmt) fournie par une pompe dépend de :
1. la vitesse N,
2. le débit Qv,
3. le diamètre de la roue D,
4. la masse volumique ,
5. la viscosité ,
6. La pesanteur g.

L’analyse dimensionnelle (théorème de Vschy-Bukengham) nous conduit à :

6 variables 3 grandeurs 3 coefficients sans dimensions


- =
(de Rateau)
indépendantes fondamentales

qui sont : Qv
Coefficient de débit : R 
N D3
Dr A. SAYAH

g Hmt
Coefficient de hauteur manométrique :  R 
N 2 D2
Nombre de Reynolds : N D2
Re 

6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 2)
Remarque :

1. Les coefficients de Rateau ont pour objet de répondre à 2 questions :

 Comment varient les caractéristiques d'une pompe en f(N) ?

 Quelles sont les caractéristiques d'une pompe géométriquement


semblable à une autre pompe ?

2. Dans le domaine d’utilisation usuels des pompes le nombre de Reynolds


qui représente le rapport des forces d’inertie aux forces de viscosité, est
grand.

L’expérience montre que les variations du nombre de Reynolds n’ont pas


d’influence sur le comportement des pompes. On le néglige dans la
plupart des cas.

Cela revient à négliger l’influence de la viscosité.


Dr A. SAYAH

Avec ces approximations, on caractérise le fonctionnement d’une famille de


turbomachines semblables par la fonction :
R = f(R)
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 3)
6-3 Machines à fonctionnement semblable  :

On considère 2 machines à fonctionnement semblable, donc géométriquement


semblable et ayant le même rendement. On aura:
3
Qv1 N1  D1 
  
Qv 2 N 2  D2 
Qv varie donc comme N et comme D3 et ne dépend pas de .
2 2
Hmt1  N1   D1 
   
Hmt 2  N 2   D2 
Hmt varie donc comme N2 et comme D2 et ne dépend pas de .
3 5
P1  1  N1   D1 
     
P2   2  N 2   D2 
Dr A. SAYAH

P varie donc comme , comme N3 et comme D5.


6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 4)
6-4 Influence de la vitesse de rotation N :

6-4-a Caractéristique Hmt(Qv) :


Qv 1 N1
 2
Qv 2 N 2 Hmt1  Qv1   Hmt 2  2
   On a donc : Hmt1   2 
Qv 1
Hmt1  N1 
2 Hmt 2  Qv 2   Qv 2 
  
Hmt 2  N 2  Les points homologues se trouvent sur des paraboles iso-
rendement passant par l'origine
Dr A. SAYAH

Courbes iso-rendement théoriques Courbes iso-rendement réelles


6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 5)
6-4-b Caractéristique (Qv) :

Si la variation de vitesse reste inférieure à 20 % on peut supposer que les points


homologues sont d'égal rendement.

Les paraboles sont alors des courbes iso -rendement.

Toutefois KARASSIK donne une méthode empirique permettant de tenir compte


de la variation du rendement pour des points homologues.

La formule à utiliser est la suivante :

η
η' 
0.17
N
η  (1  η)  
 N' 
En fait les déviations restent faibles.
Dr A. SAYAH
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 6)
6-4-c Caractéristique P(Qv) :

La courbe (puissance – débit) peut se déduire des précédentes.

On sait que par définition la puissance est :

 g Qv Hmt
Pa 

et en utilisant les lois de similitude énoncées précédemment, on aura :

3
P1  N1 
 
P2  N 2 
Dr A. SAYAH

On dit que la puissance se comporte comme N3.


6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 7)
6-4-d Caractéristique NPSHr(Qv) :

Pour des débits de 50 à 120 % du débit nominal (rendement maximal),


la loi de similitude pour une variation de vitesse < 20 %, est la suivante :
2 2
NPSHr1  N1   Qv1 
     
NPSHr2  N 2   Qv 2 
Les points homologues se trouvent sur une parabole.

Remarque :
Les essais montrent que la loi du carré n'est pas souvent vérifiée. L'exposant à
appliquer au rapport N1/N2 est plutôt inférieur à 2 pour la plupart des pompes et
pour des vitesses de rotation de 1500 à 3500 tr/min.

Ceci conduit à surestimer le NPSHr calculé à partir d'essais à vitesse réduite.


Dr A. SAYAH

Pour des pompes à haute vitesse «SUNDYNE» l'exposant varie de 2,1 à 2,4
pour une gamme de vitesses entre 3500 et 22500 tr/min.
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 4)
6-5 Influence du diamètre de la roue D sur les caractéristiques :

6-4-a Caractéristique Hmt(Qv) :

L'adaptation d'une pompe à de


nouvelles conditions de service
peut se faire en modifiant le
diamètre de la roue.

Il existe donc des pompes qui disposent de plusieurs roues fournies avec des
courbes caractéristiques correspondantes aux diamètres (maxi au mini).
Dr A. SAYAH

Remarque :
Le meilleur rendement est pour un seul diamètre de roue.
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 4)
6-5 Influence du diamètre de la roue D sur les caractéristiques :

6-4-b Rognage :

Lorsqu'on demande à une pompe des performances inférieures à celles qu'elle


peut fournir, il est possible de rogner la roue ou d'installer une roue de
diamètre inférieur.

Toutefois, pour déterminer le diamètre, il n'existe pas de lois de similitude


aussi sûres que dans le cas des variations de vitesse.

On peut estimer que la variation des


caractéristiques de la pompe varient
comme:
2
Hmt 1  D1  Qv1
   
Hmt 2  D2  Qv 2
Dr A. SAYAH

Les points homologues se trouvent sur


des droites iso-rendement passant
par l'origine:
 Hmt 2 
Hmt 1   Qv 1 Figure 4 : Correction du rendement
 Qv 2 
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 10)
6-7 Influence de la viscosité sur les courbes caractéristiques:
Les pompes à faible débit sont plus affectées par la viscosité que les pompes à
fort débit.
On peut constater que les déviations sur le rendement ne deviennent sensibles
qu'à partir de 10 CentiStokes environ.

En général les courbes fournies par les constructeurs sont relatives à l'eau. Pour
les produits visqueux, Hydraulic Institute, suggère d'utiliser les corrections
données un abaque qui permettent de définir quatre points des nouvelles
courbes Hmt(Qv) et (Qv) correspondant aux débits :

0,6xQv - 0,8xQv - 1,0 et 1,2xQv ; Qv = débit à rendement maximum.

Exemple :
On dispose d’une pompe centrifuge avec des caractéristiques pour l’eau. Nous
désirons pomper un fluide ayant une viscosité de 440 cStokes et une
densité de 0.9.
Dr A. SAYAH

Une étude préalable nous a permis de calculer le débit de l’installation qui est
de 210 m3/h.
A partir des courbes caractéristiques de l’eau calculer les nouvelles
caractéristiques de cette pompe pour ce liquide, en utilisant les coefficients
de correction.
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 11)

Débit Qv = 210 m3/h

Verticalement

Hmt = 50 m
Horizontalement

Viscosité = 440 cSt

Verticalement

1 Coef. Rendement
Dr A. SAYAH

1 Coef. Débit
4 Coef. Hmt
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 12)

0.6Qv 0.8Qv Qv 1.2Qv

Débit 126 168 210 252


Eau Hauteur 57.3 54.7 50 44
Rendement 67.5 77 80 75.5
Coefficients Débit
de Hauteur
correction
Rendement
Débit

Liquide visqueux Hauteur


440 cSt Rendement
Puissance
Dr A. SAYAH
Dr A. SAYAH
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 13)
6- SIMILITUDE DES POMPES (Suite 14)
6-8 Vitesse spécifique  :

La vitesse spécifique Vspé. est par définition la vitesse à laquelle tournerait une
pompe débitant 1 m3/s en fournissant au fluide une hauteur de 1m. Elle est
1 donnée par  :
Qv 2
Vspé  N 3
Hmt 4

Elle définit la géométrie de la roue.

On peut donc classer les


machines d’après leur vitesse
spécifique, comme suit :
Dr A. SAYAH

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