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Calcul des courants de Court-Circuit

1 - Contexte
2 – Principes des Méthodes utilisées
3 – Calcul des impédances des différents éléments
4 – Méthode de composition
5 – Filiation
6 – Exercice d’application
1 – Contexte :
Le calcul des courants de court-circuit aux différents points d’une installation
électrique est une phase déterminante dans l’étude de celle-ci. En effet, les courants
de CC impacteront directement le choix des appareillages de protection au niveau :
• des pouvoirs de coupure
• des réglages / seuils de déclenchement
• de leur sélectivité / filiation
Les logiciels de CAO (Caneco, Ecodial) sont aujourd’hui largement utilisés par les
B.E pour réaliser ces calculs, et seront mis en œuvre durant les TP; néanmoins il est
fondamental pour tout électricien travaillant en B.E d’en connaître les fondamentaux
afin de comprendre les tenants et les aboutissants d’une étude, ainsi que les éléments
pouvant impacter sur les choix techniques.
2 – Principe des Méthodes Utilisées :
Il existe plusieurs méthodes pour calculer les courants de circuits présumés**
d’une installation. On peut utiliser des tableaux fournis par les normes (NFC 15-
100, IEC…); ces derniers étant basés sur des calculs d’impédances
préalablement effectués pour l’ensemble des cas usuellement rencontrés. Il s’agit
donc de d’être capable de déterminer l’impédance, en un point d’une installation,
formée par les différents éléments rencontrés (câbles, transformateurs, jeux de
barres, appareils de protection), afin de pouvoir appliquer la loi d’ohm en ce
point pour obtenir la valeur du courant Icc présumé.
 

Les différents éléments rencontrés par le courant de court-circuit sur son trajet,
depuis la source (poste HT/BT en général) jusqu’au défaut sont essentiellement
résistifs et/ou inductif. Il convient donc de déterminer l’inductance totale et la
résistance totale du défaut:

XDEF = ΣXi RDEF= Σi

puis d’en déduire l’impédance résultante : ZDEF=


3 – Calcul des Impédances :
A / Réseau HTA amont :
L’impédance du réseau HT, vue côté BT, peut être obtenue auprès du
distributeur. Elle peut sinon être calculée à partir de la formule suivante :
•ZQ : Impédance en mΩ
• fC : facteur de charge à vide (valeur par défaut : 1,05)
• Un : Tension entre phases (côté BT, valeur par défaut : 400V)

• Scc : Puissance de CC du réseau HT en kVA. valeur par défaut : 500 MVA


La réactance et l’inductance de ZQ sont réparties comme suit selon la norme
CEI :

RQ = 1,31 ZQ

XQ = 0,95 ZQ
B / Transformateurs :
L’impédance du transformateur est calculée avec une formule similaire à la
précédente, mais qui fait également intervenir la tension de CC de celui-ci :

Ztr : impédance du transformateur en mΩ


fC : facteur de charge à vide du tr. (valeur par défaut : 1,05)
Un : Tension entre phases (au secondaire, valeur par défaut : 400V)
STR Puissance apparente du transfo. En kVA
Ucc : Tension de court-circuit du tr. exprimée en % de la valeur nominale
 
La résistance du transformateur est calculée via les pertes joules (ou pertes «
cuivre ») de celui-ci :

RTR= 0,15ZTR

XTR =
C / Câbles :
La résistance des conducteurs est déterminée en fonction de la résistivité du
matériau employé par la formule :

RC = ρL/S
Les valeurs de résistivité (/20) rencontrées à 20°C :

La résistivité évolue en fonction de la température selon la formule suivante :


Valeur communément admises pour le calcul de Icc_MAX :

La réactance des conducteurs dont la section S < 25 mm² peut être négligée, dans
le cas contraire : XC = λL

Avec : λ réactance linéique du conducteur, en mΩ.m-1

On prendra 0,08< λ<0,13 selon le mode de pose des conducteur(s) concerné(s).


D / Disjoncteurs :
L’impédance des disjoncteurs est généralement négligée dans les calculs
d’Icc.
E / Jeu de barres :
la résistance des jeux de barres se calcule de la même façon que pour une
liaison de type câble. Elle est cependant généralement plus faible (du fait des
sections et longueurs rencontrées pour un jeu de barres) et peut être négligée
lorsque S>240mm2 :

RB = λL/S
La réactance est calculée à partir de la réactance linéique estimée à 0,15
mΩ/m pour un jeu de barres en cuivre:

XB = 0,15*L
4 – Filiation :
La Filiation est une technique qui permet d’utiliser un appareil de protection
possédant un pouvoir de coupure inférieur au courant de court-circuit présumé
maximum en son point d’installation (dérogation NF C 15-100, art. 434), à
condition qu’un disjoncteur en amont limite la contrainte thermique à la valeur
des disjoncteurs placés en aval.
Cette association ou filiation entre disjoncteurs ne peut être fournie que par les
constructeurs du matériel concerné à l’aide de tableaux.
Exemple d’association : le DPX250 limite Icc à23kA en aval, ce qui rend le
PdC du DX40A suffisant.
5 – Méthode de composition
Elle permet de déterminer rapidement (sans refaire les calculs) le courant de
court-circuit en un point d’une installation aval d’un conducteur lorsque l’on
connaît Icc amont.
Cette méthode est basée sur l’utilisation de tableaux contenant des valeurs
précalculées couvrant la plupart des cas de figure rencontrés.
6 – Exercice d’application
On considère la partie d’une installation électrique
présentée ci-contre.
• Déterminer les courants de court-circuit aux points
M1, M2 et M3
• En utilisant la méthode de composition, comparez
la valeur Icc_M3 trouvée à partir de Icc_M2 à celle
calculée à la question précédente
A0 : Prédétermination des de R et X pour les transformateurs immergés
A1 : Cas des transformateurs en parallèle
A2 : Détermination Icc aval / Icc amont

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