ENTREPRISES
UNIVERSITE HASSAN II AÏN CHOK
FILIERES:GSAI - GSE - ET
M. BOUJIDA Bouchta
1
CHAPITRE PREMIER
1- La Notion d’entreprise
1-1 Définitions.
3
1-2 L’entreprise, un système ouvert sur l’extérieur
5
1-3-2 Classification suivant l’activité économique
7
Organigramme d’une entreprise industrielle de taille moyenne
Direction générale
2-1 Définition
- flux interne
- flux externe
Exemples schématiques:
- Achats de marchandises (espèces).
- Règlements de salaires par chèques.
- Emprunt bancaire.
- Achat de marchandises à crédit. 10
3 La notion de Comptabilité Générale
13
4- Développement de la comptabilité au Maroc
Dans le processus d’évolution de la comptabilité
générale au Maroc on peut constater deux grandes
périodes:
- La période d’avant 1992 Où c’est les plans
comptables Français de1957 puis celui de 1982 qui
étaient adoptés.
- La période d’après 1992 durant laquelle un
premier plan comptable marocain a vu le jour.
A partir de l’année 1994 toutes les entreprises
marocaines sont obligées de tenir leur comptabilité
sur la base du plan comptable marocain.
Le plan comptable est une liste exhaustive de
tous les comptes dont les entreprises auront besoin
afin de décrire leurs activité.
En élargissant la liste des comptes, le plan
comptable a tenu comptes de la spécificité de chaque
entreprise. 14
5-Les principes de la comptabilité générale
18
Les éléments du patrimoine de l’entreprise doivent
demeurer inscrits, en comptabilité générale, à leur
valeur d’entrée exprimé en unité monétaire courante
à la date d’acquisition.
- Le principe de prudence.
Les produits ne sont pris en compte et inscrits que
s’ils sont définitivement acquis à l’entreprise.
- Le principe de clarté.
Les éléments d’actif et de passif doivent être évalués
séparément sans aucune compensation,
19
6-L’enregistrement des flux dans l’entreprise
L’enregistrement comptable des opérations de
l’entreprise s’effectue en terme de ressources et des
emplois.
6-1 Les Ressources.
Il s’agit de l’ensemble des moyens financiers dont
dispose l’entreprise. Ces moyens sont regroupés
selon leur origine et selon la date d’échéance à
laquelle l’entreprise devra rembourser les sommes
perçues (capital apporté par les actionnaires, prêts,
découverts accordés par les banques, crédit
fournisseurs…).
20
Ainsi, on entend par ressource le moyen qui a
permis l’opération.
6-2 Les Emplois.
Il s’agit d’une présentation de ce que
l’entreprise a fait des ressources mises à sa
dispositions. Ces ressources peuvent être
utilisées par exemple, soit pour acquérir des
immobilisations ( machines…) soit pour
constituer des stocks de matières
consommables nécessaires à la production,
soit simplement déposées à la banque ou en
caisse.
Par conséquent , comptabiliser une opération
(un flux) revient à préciser le moyen de
l’opération, c.à.d. la ressource et à montrer
comment cette ressource a-t-il été utilisée:
l’emploi. 21
Exemple d’application:
Achat de matières premières par caisse pour 1.000 dh
et d’une machine pour 10.000 dh.
6-3 Application sur le tableau des ressources et
emplois:
Pour commencer son activité commerciale, le
commerçant Omar a effectué les opérations
suivantes en dh:
a/ Apport d’un local commercial d’une valeur de
200.000 et de l’argent déposé en banque d’un
mentant de 130.000.
b/ Acquisition par chèque d’un matériel de
transport et d’un matériel de bureau pour
respectivement 80.000 et 6.000.
c/ Retrait de la banque pour alimenter la caisse
20.000.
22
d/ Achat de marchandise pour une valeur de 17.000
dont 10.000 par chèque et le reliquat contre espèces.
e/ Vente de marchandise, ayant coûté 5.000 pour
une valeur de 6.000 . Le règlement est effectué
comme suit: 4.000 par chèque et 2.000 en espèces.
f/ Vente de marchandise ayant coûté 3.000 pour un
montant de 2.500, 1.500 sont réglés au comptant par
chèque, le reste à crédit.
g/ Recouvrement de le créance relative à
l’opération (f) en recevant un chèque de 600 et des
espèces de 400.
Travail à faire:
Analyser toute les opérations effectuées par
l’entreprise 0mar en terme des ressources et emplois.
23
Commentaire du tableau des emplois des ressources:
- pour l’ensemble des opérations comme pour chaque
opération, la somme des emplois est égale à la somme des
ressources.
- L’égalité des ressources et des emplois traduit tout
simplement le principe selon lequel : toute ressource est
nécessairement employée.
- La banque par exemple, intervient dans le tableau
plusieurs fois. Trois fois en tant que ressource et quatre
fois en tant qu’emploi. Ainsi pour suivre minutieusement
tous les flux de la banque, il est proposé de les enregistrer
dans un tableau en « T ».
6-4 La présentation du compte schématique.
.
24
6-4-1 Définition.
Pour chaque opération intervenant dans l’entreprise, la
comptabilité générale prévoit un tableau en T appelé
«compte schématique » qui enregistre tous les
mouvements en dégageant leurs soldes.
26
6-4-1-4Le principe de la partie double.
Le principe de la partie double signifie que la
comptabilisation d’une opération se traduit par une
double écriture: une première écriture concerne le
débit d’un ou de plusieurs comptes et une seconde
écriture, imputée au crédit d’un ou de plusieurs autres
comptes.
- Application :
a/vente de marchandise pour 2.500 dh dont 1.700
sont réglés par chèque et le reliquat à crédit.
b/ Acquisition d’un matériel industriel pour 40.000 dh
15.000 par chèque, 10.000 en espèces et le reste à
crédit.
27
7- Présentation du plan comptable marocain (PCM).
La comptabilité générale marocaine propose une
liste exhaustive et ordonnée des comptes dont les
entreprises pourront avoir besoin . Cette liste
intégrale des comptes est appelée: le Plan Comptable
marocain.
7-1 La classification des comptes du PCM.
Pour faciliter le repérage des différents comptes
du plan marocain, la comptabilité propose une
codification décimale.
Il s’agit de numéroter les différents comptes du
plan selon un code allant de 0 à 9 pour faciliter leur
classement et donc leur recherche dans ledit plan.
28
Les dix grandes catégories de comptes sont
appelées « classes » ou « masses ».
Chaque classe étant divisée en rubriques qui à leur
tour sont subdivisées en poste. Les postes se
décomposent de comptes principaux. Ce sont ces
comptes qui sont utilisés par les entreprises dans
l’enregistrement quotidiennes de leurs opérations.
Par ailleurs, les entreprises qui ont besoin de plus
de détail peuvent utiliser les comptes
divisionnaires, c’est-à-dire les comptes à cinq chiffres.
29
Exemple de subdivisions de la classe 1: financement
permanent:
30
7-2 Les comptes de situation.
Il s’agit des comptes des cinq 1ères classes du PCM
lesquels forment le bilan.
Classe 1 : Comptes de financement permanent.
Classe 2 : Comptes d’actifs immobilisé.
Classe 3: Comptes d’actif circulant (hors trésorerie).
Classe 4: Comptes du passif circulant (hors trésorerie)
Classe 5: Compte de trésorerie.
7-3 Les comptes de gestion.
Classe 6: Comptes de charges
Classe 7: Comptes de produits
Classe 8: Comptes de résultats
31
Ces trois classes de gestion forment le support de
deux états se synthèse appelés: Compte de produits
et charges(CPC) et état des soldes de gestion(ESG).
La classe 9 réservée à la comptabilité analytique et la
classe 0 concerne les comptes dits « spéciaux ».
32
CHAPITRE 2 :L’ETABLISSEMENT DES
ETATS DE SYNTHESE.
1- LE BILAN: Définition, structure et interprétation
1-1 Définition.
Le bilan est un état de synthèse qui permet
de décrire en terme d’emplois et de ressources la
situation du patrimoine de l’entreprise à une date
donnée. C’est un tableau dont la partie des
ressources est appelée « Passif » est celle des
emplois est dénommée « Actif ».
1-2 Structure du bilan.
Le bilan est déterminé à partir des comptes de
situation, c’est-à-dire des classes 1,2,3,4,5 du PCM.
Les éléments du bilan sont classés par ordre croissant
de liquidité. 33
Exemple chiffré d’un bilan
Actif Montant
2- Actif immobilisé 66.000
21- immobil. en non- valeurs 6.000
22- immobilisa. Incorporelles 30.000
23- immobilisa. Corporelles 20.000
24/25- immobilisa.financières 10.000
27- écart de conversion actif
3- Actif circulant( hors tréso.) 30.000
31- stocks 13.000
34- créances de l’actif circul. 8.000
35- titres et valeurs de plas. 9.000
5- trésorerie 7.000
51- trésorerie actif 7.000
Total 103.000 34
Passif Montant
1- financement permanent 70.000
11- capitaux propres 19.000
13- capitaux propres assimilés 5.000
14- dettes de financement 36.000
15- provisi. durables pour risque et charge 10.000
17-écart de conversion passif
4- Passif circulant (hors tréso) 33.000
44- dettes du passif circulant 27.000
45- autres provi. Pour risques et charges 6.000
47- écarts de conversion passif(élém. circ)
5- Trésorerie
55- trésorerie passif
35
Total 103.000
PS:Les fonds propres:
Encore appelés capitaux propres, traditionnellement
regroupés en haut à droite du bilan résultent de la
différence de ce que l’entreprise possède (les actifs)
et ce qu’elle doit (les dettes).Ainsi:
37
ps: Les immobilisations qui font l’objet de dépréciation
de leur valeur, sont assorties de correction sous
forme d’amortissement et de provisions.
38
La rubrique 21- immobilisations en non valeurs
Cette rubrique présente un cas particulier. Il s’agit
d’un ensemble de charges et de frais que l’entreprise
décide d’immobiliser car ils se rattachent à plusieurs
exercices comptables par ex. frais de constitution, de
publicité...
40
Exercice
La situation patrimoniale de l’entreprise Omar au 1er
janvier 2000 et au 31de la même année se présente
comme suit:
Comptes de situation 02/01/2000 31/12/2000
Fonds commercial 80.000 90.000
Travail à faire:
1/ Établir le bilan de l’entreprise au 01/01/2000(ouvertu)
2/ Établir le bilan de l’entreprise au 31/12/2000(fermetu)
3/ Déterminer le résultat de l’activité de l’entreprise au
cours de l’année 2000.
42
Exercice 2.
M. Moussa, exploitant agricole, veut établir le bilan de
son exploitation. Il vous communique la valeur des
éléments qu’il possède au 10 Octobre:
- Terrain: 3.000.000
- Construction: 2.000.000
- Dettes envers les fournisseurs: 8.000
- Tracteur: 400.000
- Camionnette: 50.000
- Stock d’engrais: 30.000
- Emprunt au Crédit Agricole: 32.000
- Stock de semences: 15.000
- Fonds déposés à la BMCE: 120.000
- Avoirs en caisse: 25.000
43
Travail à faire:
- Trier les éléments d’actif et de passif, conformément
au P.C.G. .
- Déterminez la valeur du Capital au 10 Octobre.
44
2- LE COMPTE DE CHARGES ET DE PRODUITS.
(COMPTE DE RESULTAT)
2-1 Présentation
Le compte de résultat est un document de synthèse
qui regroupe à son débit, l’ensemble des charges
supportées au cours de l’exercice:compte de la classe 6
et à son crédit, l’ensemble des produits enregistrés au
au cours de l’exercice:compte de la classe 7.
Les produits regroupent l’ensemble des ventes de
marchandises et des services.
Les charges regroupent l’ensemble des achats et des
frais nécessaires à l’exploitation de l’entreprise.
45
2-2 Structure du compte des charges et produits.
Ce compte est établi à partir des comptes de gestion
regroupés dans les classes : 6,7, et 8.
- 2-2-1 Classe 6: comptes de charges.
Elle comporte quatre rubriques:
+ 61 Les charges d’exploitation.
+ 63 Les charges financier.
+ 65 Les charges non courantes.
+ 67 Les impôts sur les résultats.
- 2-2-2 Classe 7: Comptes de produits.
Elle se compose de trois rubriques:
+ 71 Les produits d’exploitation.
+ 73 Les produits financiers.
+ 75 Les produits non courants.
46
- 2-2-3 classe 8: Comptes de résultats.
Six nivaux de résultats sont distingués:
+ 81 Résultat d’exploitation
+ 83 Résultat financier
+ 84 Résultat courant
+ 85 Résultat non courant
+ 86 Résultat avant impôt
+ 88 Résultat net de l’exercice
47
Le compte des produits et charges permet de
décomposer le résultat net de l’exercice en trois
nivaux:
- Le résultat d’exploitation est obtenu par la différence
entre l’ensemble des produits et l’ensemble des
charges d’exploitation.
- Le résultat financier est la différence entre les produits
financiers et les charges financières.
Le résultat d’exploitation plus le résultat financier
donne le résultat courant. C’est le résultat qui découle
de l’activité normale et courante de l’entreprise.
- Le résultat non courant est déterminé par les produits
non courant et les charges non courantes.
Le résultat net dégagé est reporté au passif du Bilan:
poste 119: Résultat net de l’exercice, avec signe + ou -
48
La détermination du résultat de l’exercice
Produits, Charges, Résultats Exercice Exercice
N N -1
I- Produit d’exploitation
II- Charges d’exploitation
III- Résultat d’exploitation ( I- II )
IV- Produits financiers
V- Charges financières
VI- Résultat financier (IV –V )
Exemple:
Une entreprise en début d’exercice a un stock initial de
100.000 DH.
En cours d’exercice elle achète des marchandises pour
285.000 DH.
En fin d’exercice l’inventaire mentionne un stock final
de 80.000 DH
Donc SI = 100.000, Achats =285.000, SF = 80.000
Variation de
stock
100.000 80.000
Sd = 20.000
Stock de marchandise
80.000
55
La situation des stocks au début et à la fin de l’exercice
se présente comme suit.
Stock Stock
final initial
Matière premières 70.000 80.000
Produits finis 200.000 150.000
Marchandises 30.000 25.000
56
Regroupement des comptes de charges et de produits
6 Comptes de charges.
61 Charges d’exploitation 398.000
612 Achat revendus de marchandise 95.000
Achat de marchandise 100.000
Variation de stocks de marchandises - 5.000
612 Achats consommés de matières et fournitures 228.500
Achats de matières premières 200.000
Achats de petites fournitures de bureau 5.000
Achats d’emballages 8.000
Achats de petits outillage 500
Achats non stockés de mat.et fournitures 5.000
Variations de stocks de matières 1er +10.000
613/614 Autres charges externes 14.500
Location et charges locatives 5.000
Primes d’assurances 8.500
Entretien et réparations 1.000
57
616 Impôts et taxes 10.000
617 Charges du personnel 50.000
Rémunération du personnel 40.000
Charges sociales 10.000
61 Charges financières 3.000
631 Charges d’intérêts 3.000
58
7 Comptes de produits
Total 703.000
59
Compte de produits et charges de l’entrepris MARCO
Produits, charges, résultat Montants
I- Produits d’exploitation 620.000
Vente de marchandise( en l’état ) 150.000
Ventes de biens et services produits 400.000
Chiffre d’affaire 550.000
Variations de stocks produits 50.000
Immob. Produites par l’entrep. pour elle-même 20.000
II- Charges d’exploitation 398.000
Achats revendus de marchandises 95.000
Achats consommés de mat. 1ere et fournitures 228.500
Autres charges externes 14.500
Impôts et taxes 10.000
Charges du personnel 50.000
RESULTAT D’EXPLOITATION ( I- II ) 222.000
60
Compte de produits et charges de l’entreprise MARCO:suite
IV- Produits financiers 78.500
Produits des titres de participation 77.000
Intérêts et autres produits financiers 1.500
V- Charges financières 3.000
Charges d’intérêts 3.000
VI- Résultat financier 75.500
VII- Résultat courant 297.500
VIII- Produits non courant
4.500
4.500
Subventions d’équilibre
IX- Charges non courantes
1.500
1.500
Autres charges non courantes
X- Résultat non courantes ( VIII- IX )
3.000
XI- Résultat avant impôt 300.500
XII- Impôts sur le résultat 103.725
61
XIII- Résultat de l’exercice ( XI- XII ) 196.775
3- LES SYSTEMES COMPTABLES D’ENREGISTREMENT
Le traitement comptable des opérations de
l’entreprise est effectué selon un type d’organisation
comptable bien déterminé, conduisant à établir les
documents de synthèse nécessaires à la production de
l’information financière.
Les étapes de cette organisation sont:
- Collecte et classement des pièces
justificatives( bulletins de paye, souches de chèques,
factures, plan d’amortissement, reçus de règlements…).
- Enregistrement des opérations dans un document légal
obligatoire appelé « LE JOURNAL »;
- Report des opérations du journal dans un document
appelé « LE GRAND LIVRE ».
- Établissement de LA BALANCE des comptes.
62
3-1 Le livre Journal.
Il s’agit d’un document comptable qui enregistre de
façon chronologique toutes les opérations effectuées
par les entreprises. C’est un registre obligatoire qui
doit être tenu avec le plus grands soins, sans blanc ni
rature. Les opérations y sont enregistrées sous forme
d’articles. Un article du journal doit faire apparaître les
éléments suivant:
- La date de l’opération
- Le code et l’intitulé du compte débité
- Le code et l’intitulé du compte crédité
- Le montant de l’opération
- Le libellé de l’opération ( justificatif )
63
Le tracé du journal
la date Montants Montants
N°de Comptes débités débits Crédits
compte à
débiter ou ( libellé )
à créditer Comptes crédités
( libellé )
Libellés
----------- ----------- ----------- -------- ----------
Total N N
64
Exemple d’application sur le journal.
L’entreprise MARCO a effectué au cours de la 1ere décade du
mois de Mai les opérations suivantes en DH.
- 04/05 Achat de marchandises par chèque pour 1000.
- 06/05 Achat de mat. 1ères pour 5.000; 2.000 sont réglés par
chèque , le reliquat étant à crédit.
- O8/05 Vente de produits finis pour un valeur de 14.000; le
règlement est effectué comme suit:10.000 par chèque,3.000 en
espèces, 1.000 à crédit.
- 10/05 Vente de marchandise à crédit 8.000.
- 12/05 Règlement de dettes fournisseurs par virement bancaire
2.500.
- 13/05 Recouvrement de créances client de 7.000 dont 4.000 par
chèque et le reste en espèces.
- 15/05 Retrait de la Banque pour la Caisse 3.500.
- 15/05 Paiement des salaires pour 5.000, 50% chèque.50 caisse
Enregistrer au Journal les opérations ci-dessus. 65
Remarques:
- En chaque bas de page , il est nécessaire de
calculer le total débit et le total crédit et de les porter en
tête de la page suivante
- L’égalité débit = crédit est vérifiée aussi bien pour
chaque article du journal que pour l’ensemble des ces
articles . Il s’agit du principe de la partie double qui
fonde l’enregistrement comptable des opérations
- L’enregistrement chronologique des op. au journal
rend leur exploitation difficile. Ainsi pour connaître le
solde du compte « banque » par exemple il faut
parcourir tout le journal à la recherche des
mouvements ayant affectés ce compte; travail
fastidieux dans le cas d’un journal comportant un
nombre important d’opérations.
66
Pour résoudre ce problème la comptabilité générale
propose de regrouper toutes les opérations de même
nature dans des comptes schématiques appropriés.
L’ensemble de ces comptes forme un autre document
comptable appelé: le Grand livre.
3-2 Le grand livre
Le grand livre est un document comptable
obligatoire. Il regroupe par nature l’ensemble des
comptes figurant au journal.
Chaque compte doit faire apparaître le solde au
début de l’exercice, les mouvements débit et les
mouvements crédit, depuis le début de l’exercice ainsi
que le solde en fin d’exercice.
67
Le grand livre se présente généralement sous forme de
fichier avec chaque fiche pour chaque compte.
COMPTE
Débit Crédit
Dates Libellés Montants Dates Libellés Montants
70
Le grand livre permet d’exploiter directement les
opérations du journal après les avoir regroupés dans leur
comptes appropriés.
Cependant pour éviter tous risques d’erreurs, surtout
dans le cas où on aurait un grand nombre de compte à
gérer, on recours à un moyen de contrôle comptable qui
semble plus efficace appelé: la Balance.
3-3 La Balance
La balance des comptes est un document qui reprend
l’ensemble des comptes ouverts par l’entreprise, classés
dans l’ordre du plan comptable, et mentionnant pour
chacun d’eux les informations suivantes:
- numéro de compte - intitulé du compte(libellé) -
total des sommes portées au débit et au crédit
–
solde débiteur ou créditeur.
71
Présentation de la balance à partir du grand livre
Mouvement des
Soldes
N° du soldes
Intitulé du compte
compte Solde Solde
Débit Crédit
débiteur créditeur
3421 Clients 9.000 7.000 2.000
D Marchandise C D Clients C
60.00 60.00 20.00 15.000
0 0 0 5.000 SD
SD
76
Comptes de la classe 5 : Trésorerie ( actif )
D Banque C D CAISSE C
16.000 10.000 7.000
40.000
10.000 35.000 5.000
50.000
18.000 15.000 8.000
5.000
8.000 4.000
2.000SC 60.000
25.000 36.000 SD
97.00 20.000
0 60.00
97.000 0
D Ventes de marchandises C
20.000
SC 55.000 35.000
55.000
78
La balance de entreprise MARCO (en milliers) de DH
Soldes Mouvement Solde fin
COMPTES début de l’exercice d’exercice
d’exercice
D C D C D C
Capital social 150 150
Emprunts bancaire s 90 50 140
Fonds de commerce 100 100
Matériel et outillage 35 35
Matériel de transports 40 40
Mobiliers de bureau 50 50
Dépôts et cautionnements 8 8
Marchandises 60 60
Clients 20 15 5
Fournisseurs 60 20 40
Dettes/acquisition d’immobilisat 17 17
Banque 40 55 97 2
Caisse 10 50 36
79
La balance de l’entreprise MARCO (en milliers de DH) suite
Achats de marchandises 17 17
Locations et charges locatives 16 16
Primes d’assurances 12 12
Rémunération du personnel 25 25
Ventes de marchandises 55 55
80
CHAPITRE 3: LE TRAITEMENT COMPTABLE DE
CERTAINES OPERATIONS.
Nous nous intéressons ici plus particulièrement aux
opérations d’achats(marchandises, matières premières,
emballages, services, etc.) et de vente(marchandises,
biens produits, services, etc.).
Ces opérations d’achats et de ventes donnent lieu, dans
la majorité des cas, à:
- L’établissement par les vendeurs de pièces comptables
appelées « Factures ».
- La collecte, pour le compte de l’État, d’un impôt indirect
appelé: la Taxe sur la Valeur Ajouté (TVA).
- La création d’un effet de commerce comme moyen de
règlement
81
1- Traitement et comptabilisation des factures.
La facture est écrit (document) obligatoire établie
entre le vendeur et l’acheteur; c’est une pièce
justificative dressée par le commerçant vendeur pour
illustrer les conditions auxquelles il a vendu les biens et
services au client.
La facture doit contenir:
- Identité et informations sur les deux parties(vendeur et
acheteur).
- Informations sur les biens ou services vendus, leurs prix
hors taxes et TTC ainsi que leurs quantités.
- Taux et montant de la TVA.
- Date de l’opération.
- Information sur les moyens de règlement de la
facture(chèque, espèces, virement…etc.)
- Montant des réductions et frais accessoires, le cas
échéant. 82
Deux types de factures sont en circulation:
La facture « doit » et la facture « avoir ».
1-1 La facture « doit » ou facture ordinaire
Une facture doit est une facture qui mentionne en
générale le montant que le client doit au fournisseur,
c’est-à-dire la créance du vendeur sur l’acheteur après
une opérations de vente.
Autrement dit la mention « doit » figure en face de le
dénomination du client, c’est pourquoi ce type de
facture est souvent appelé facture de doit ou facture
ordinaire.
1-1-1 Factures avec réductions
Deux sortes de réductions sont à distinguer: les
réductions à caractère commercial et les réductions à
caractère financier.
83
1-1-1-1 Réductions commerciales
Les réductions sur ventes sont:
- Les rabais: réductions sur les prix de vente accordées
aux clients en raison d’un défaut de qualité des produits
ou de non-conformité des produits avec la commande.
- Les remises: réductions accordées aux clients qui
achètent des grandes quantités.
- Les ristournes: réductions sur le montants global des
ventes d’une certaine période (mois, trimestre…)
consenties aux clients en raison de l’importance des
quantités achetées.
1-1-1-2 Réductions financières.
Ce sont des réductions accordées aux clients qui
règlent leurs dettes avant la date d’échéance convenue.
Il s’agit de l’escompte de règlement consenti
généralement aux clients qui payent au comptant.
84
1-1-2 Traitement comptables de la facture « doit »:
ordinaire
Les réductions commerciales figurant sur la facture ne
sont jamais comptabilisées. Seul le net de la facture,
c’est-à-dire déduction faite des réductions, est
comptabilisé.
En revanche, les réductions financières( escompte de
règlement) font toujours l’objet d’une comptabilisation
séparée dans les comptes appropriés.
Pour le fournisseur elles sont enregistrées dans un
compte de charges financières appelé « escomptes
accordés » (6386). Chez le client , elles sont imputées au
crédit d’un compte de produits financiers appelé
« escomptes obtenus » (7386).
85
Exemple d’application -1
Le 20/10/08, L’entreprise DALI a adressé à son client
BRAHIM la facture N° 123 suivante:
Montant brut(HT) 12.000dh TVA 20%, remise 5%, rabais
900DH. Le règlement de la facture est effectué par
virement bancaire.
Établissement de la facture N° 123.
Montant brut (HT ) 12.000
Rabais - 900
11.100
Remise 5% - 555
10.545
Net Commercial +2.109
TVA 20%
86
Enregistrement chez l’entreprise DALI (fournisseur)
20/10/08
5141 Banque 12.654
Vente de march/se 10.545
7111 ÉTAT -TVA facturée 2.109
4455
20//10/08
6111 Achats de march/se 10.545
3455 ETAT- TVA récupérable 2.109
5141 Banque 12.654
87
Exemple d’application – 2
Le 20/10/08, la société ITEX a adressé à son client SAFI la
facture N° 120 suivante: Marchandise(HT) 26.000, TVA 20%,
remise 6%, rabais 1000, escompte 2%. Le règlement de la
facture est à crédit
Établissement de la facture N° 120.
20/10/08
3421 Clients 27.636
6386 Escompte accordés 470
7111 Ventes de march/se 23.500
4455 ETAT- TVA facturée 4.606
Facture N° 120
Comptabilisation chez le client SAFI
20/10/08
6111 Achats de march/se 23.500
3455 ETAT TVA récupérable 4.606
4411 Fournisseurs 27.636
7386 Escompte obtenu 470
89
Facture N°120
1-1-3 Factures avec majorations.
Une facture peut comporter des majorations qui
viennent augmenter le montant de la facture. Il s’agit
plus particulièrement des droits de douane , des frais
de transport, assurances, commissions, emballages
consignés…etc.
Exemple d’application.
Le 25/05/08. la société MANATEX, à la suite d’une
commande de march/se à l’étranger, a reçu la facture
N°320 dont les éléments sont les suivants:
Montant brut de march/se 60.000dh. Remise 8%, droit
de Douane 5000, frais de transport 1.300 , Assurances
500, commissions diverses 800.
Établir la facture N0 320 et l’enregistrer au journal de
l’entreprise MANATEX.
90
Établissement de la facture 320
Montant brut(HT) 60.000
Facture N°320, Remise 8% - 4.800
payable dans 60 Net commercial 55.200
jours
Droit de douane 5.000
Prix départ Douane 60.200
Transport 1.300
Assurance 500
Commission 800
91
Enregistrement chez l’entreprise MANATEX
19/09
6111 Achats de marchandises 60.200
6142 Transport 1.300
6134 Primes d’assurances 500
6136 Rémuni. d’interméd. Et honor. 800
4411 Fournisseurs 62.800
Facture N° 20
93
Application:
Le 16/06/1999, Le client Hassan reçoit de son
fournisseur Brahim la facture « doit » N°114 relative à la
livraison de marchandises. Montant brut HT 26.000dh,
escompte 2% remise 6%, TVA 20%, port facturé 750dh
HT, 14% de TVA;
Le 17/10, Le client Hassan réclame à son fournisseur
Brahim un rabais de 5% pour la mauvaise qualité des
marchandises livrées.
Le 18/10, le fournisseur Brahim adresse à son client
Hassan, une facture d’avoir N°18 relative au rabais
réclamé le 17/10.
Présenter le décomptes de la facture « doit » N° 114 et de
la facture « avoir » N° 18.
Enregistrer ces deux factures chez le fournisseur BRAHIM
et chez le client Hassan.
94
Le décompte de la facture « doit » N° 114
95
Enregistrement chez le fournisseur BRAHIM
16/06
3421 Clients 29.596,44
6386 Escomptes accordés 488,80
7111 Ventes de marchandise 24.440
7127 Ventes et produits acce. 750
4455 Etat-TVA facturée 4.895.24
Facture 114
98
Le cas de l’ « avoir » relatif au retour de marchandises
Dans ce cas le fournisseur doit constater la
diminution de la dette de son client sur une facture
«avoir ».
Application:
Reprendre l’exemple précédent, en considérant que
le client HASSAN, au lieu de réclamer à son
fournisseur BRAHIM un rabais de 5% le 17/06, il lui a
retourné pour 6.000 DH brut de marchandise
défectueuse en payant, en espèces, des frais de port
évalués à 912 DH dont TVA 14%.
Le 19/06, le client HASSAN reçoit de son
fournisseur BRAHIM la facture « avoir »19 relative au
retour des marchandises défectueuses du 17/06.
99
Décompte de la facture « avoir » au 19
Montant brut de retour 6.000
Remise 6% -360
5.640
Escompte 2% -112,8
5.527,20
TVA 20% 1.105,44
19/06
7111 Ventes de marchandises 5.640
4455 État-TVA facturée 1.105,44
6142 Transport 800
3455 Etat-TVA récupérable 112
3421 clients 7.544,64
6386 escomptes accordés 112,80
17/06
6142 Transport 800
6143 Etat-TVA récupérable 112
5161 caisse 912
101
Enregistrement chez le client Hassan : suite
19/06
4411 Fournisseurs 7.544,64
7386 Escomptes obtenus 112,80
6111 Achats de marchandises 5640
3455 Etat-TVA récupérable 1.127,4
6142 Transports 800
Facture avoir 19
103
La TVA récupérable sur l’État est appelée TVA déductible. Aussi
l’entreprise joue-t-elle le rôle d’intermédiaire entre l’État et le
consommateur final . La TVA n’a donc aucun impact sur le résultat
de l’entreprise.
2-2 Les taux de la TVA
Les taux de la TVA sont au nombre de quatre:
- Taux de 7%: applicable aux produits de larges consommation
ainsi que l’eau,les produits pharmaceutiques,les opérations
bancaires, ....
- Taux de 10%: réservé notamment aux secteurs de l’hôtellerie et
la restauration.
- Taux de 14%: auquel sont soumises, entre autres, les opérations
immobilières et de transport.
- Taux de 20%:Taux dit normal concernant tous les autres
produits et services.
104
2-3 Régimes de déclaration
Il existe deux régimes de déclaration:
- Déclaration mensuelle: si chiffre d’affaire >1.000.000 de DH
- déclaration trimestrielle: si chiffre d’affaire < 1.000.000de DH
2-4 Formules de calcul liées à la TVA
- TVA = HT x taux de la TVA
- TTC = HT + TVA = HT x (1 + taux de TVA )
- HT = TTC/ ( 1 + taux de TVA )
- TVA = TTC – HT
2-2 Enregistrement comptable de la TVA
Le PCM présente quatre types de comptes relatifs à la TVA:
- État- TVA récupérable: 3455
- État- TVA facturée: 4455
- État- crédit de TVA : 3455
- État- TVA due: 4456
2-2-1 Comptabilisation de la TVA récupérable
L’entreprise est appelée à récupérer le montant de la TVA
qu’elle a payé sur ses achats. On dit qu’elle à un créance sur
l’État. 105
Cette créance est enregistrée au débit d’un compte de l’actif
circulant appelé « État –TVA récupérable » : 3455.
Au fait ce compte principal se décompose en deux comptes
divisionnaires:
- État - TVA récupérable sur les immobilisations: (34551), qui
enregistre les montants de la TVA déductible payés par
l’entreprise sur ses opérations d’investissement (acquisition de
bâtiments, machines, matériel, mobilier…)
- Etat - TVA récupérable sur les charges: (34552), qui enregistre les
sommes de la TVA déductible payées sur les opérations
d’exploitation ( achats de marchandises, de matières premières,
de services…).
Application:
Le 9/07/08 l’entreprise ALLAM a acquis, à crédit un materiel
de transport H.T. 160.000 DH ; TVA 20%.
Le 12/07/08, elle a acheté, par chèque un machine-outil H.T.
pour 27.000 DH, TVA 20% et un matériel de bureau, réglé en
espèces, pour un montant TTC de 15.000 dont TVA 20%
Établir le journal de l’entreprise ALLAM.
106
Journal de l’entreprise ALLAM
9/07/08
2340 Matériel de transport 160.000
34551 Etat-TVA récupérable sur les immob. 32.000
4481 Dettes sur acquis.d’immobili. 192.000
12/07/08
2332 Matériel et outillage 27.000
34551 Etat-TVA récupérable sur les immob. 5.400
5141 Banques 32.400
12/07/08
2352 Matériel de bureau 12.500
34551 Etat-TVA récupérable sur les immobi. 2.500
5161 Caisses 15.000
107
Dans le dernier exemple, pour déterminer le montant H.T. du
matériel de bureau, on applique la formule suivante:
TTC= Montant toutes taxes comprises
HT= montant hors TVA
I= Taux de la TVA
Donc: TTC = HT + HT x I
= HT( 1 + I )
HT = TTC/ (1 + I )
TVA = TTC - HT
Application 2:
Le 16/06/08, l’entreprise MARTA a acheté par chèque un lot de
marchandise HT pour 24.000 DH TVA 20%
Le 17/06/08, elle a acheté à crédit, des mat. 1eres TTC pour 16.800,
TVA 20% et a réglé, en espèces, des frais de transport TTC 1140
dont 140 DH de TVA. 108
Journal de l’entreprise MARTA
16/06/08
6111 Achat de marchandise 24.000
34552 Etat-TVA récupérable sur les charges 4.800
5141 Banque 28.800
17/06/08
6121 Achat de matières 1eres 14.000
34552 Etat-TVA récupérable sur les charges 2.800
4411 Fournisseurs
17/06/08 16.000
6142 Transports 1.000
34552 Etat-TVA récupérable sur les charges 140
5161 Caisse 1.140
111
3- Les opérations de règlement
Les opérations commerciales effectuées par
l’entreprise peuvent être réglées au comptant ou par
effets de commerce.
3-1 Règlement au comptant
Trois moyens sont utilisés pour le règlements
immédiats des opérations effectuées par l’entreprise.
- La monnaie: ça concerne surtout le règlement
des opérations de faibles valeurs. En comptabilité le
paiement en monnaie est appelé règlement en espèces
et enregistré dans le compte de trésorerie «caisse »
(5161). Ce compte ne peut jamais être créditeur.
- Le chèque: c’est document par lequel on
ordonne à un organisme financier, détenteur de
compte, de payer une somme donnée à une personne
précisée dans le chèque. 112
Le chèque permet de mobiliser la monnaie bancaire
(dépôts). Ainsi un chèque sans provisions ne peut pas
servir de moyen de règlement.
Dans la pratique, la remise d’un chèque suppose
l’existence d’une provision suffisante et préalable et se
traduit par le débit du compte concerné: compte
banque n° 5141.
Le compte banque peut être exceptionnellement
créditeur (chez l’entreprise). C’est le cas de découvert
bancaire( facilité de caisse). Dans ce cas le montant
correspondant apparaît au passif du bilan sous la
rubrique « trésorerie passive ».
Le virement: il s’agit d’un ordre donné à la banque
pour virer une somme d’argent d’un compte courant à
un autre.
113
3-2 Règlement à crédit: les effets de commerce
Pour le règlement de leurs opérations d’achats et de
ventes, les commerçants utilisent fréquemment des
effets de commerce.
Autrement dit, lorsqu’un fournisseur accorde des
délais de règlement à ses clients, il matérialise le crédit
ainsi consenti par un effet de commerce
Un effet de commerce est un titre négociable
représentant une créance payable, généralement, à
court terme (30 à 90 jours).
La création de l’effet de commerce n’éteint pas la
créance, mais change sa nature. De créance ordinaire,
elle devient mobilisable. Cette transformation est réelle
dès l’entrée de l’effet en portefeuille.
Clients Clients-effets à recevoir
x x x
114
Les effets de commerce permettent au vendeur
d’obtenir rapidement de la trésorerie auprès d’un
établissement financier par la mobilisation de l’effet(=
escompte): la banque remet au créancier(détenteur de
l’effet) une certaine somme d’argent contre la remise de
l’effet.
Pour le fournisseur, c’est un moyen de contrôler sa
trésorerie , le but étant de faire coïncider encaissement
des ventes et décaissement des achats.
Deux types d’effets de commerce sont en
circulation:
3-2-1 La lettre de change cf: 163
115