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Thème : OGM ET Groupe 1 

NORMES EN BOUTCHOUANG Rébecca

MATIERE DE Emilia MOJOKO EFANGUE

BIOSECURITE AU KOAGNE FOKOUENG Virgin

CAMEROUN
MOUSSA ADOUM MOUSSA

KALATI Fanny Nadège


UTL 316 – Biosécurité 
YOSSA DEULEU Hilaire Lebris
Année académique 2020 – 2021 
PLAN DE L’EXPOSE
INTRODUCTION
I. LES OGM : SECURITE ET TECHNOLOGIES DE RECOMBINAISON D'ADN
1)  Méthode d'évaluation des risques liés à la modification génétique
2) Les risques biologiques liés à la recombinaison de l'ADN
a) Animaux transgéniques et animaux "knock-out"
b) Plantes transgéniques

3) Les laboratoires reconnus au Cameroun en matière d'OGM

II. CADRE LEGAL ET INSTITUTIONNEL REGISSANT LES OGM AU CAMEROUN


1) Historique
2) Politique générale en matière de Biotechnologie 
3) Loi n°2003/006 du 21 avril 2003 portant régime de sécurité en matière de Biotechnologie moderne au
Cameroun
4) Décret n°2007/0737/PM du 31 mai 2007 fixant les modalités d'application de la loi n°2003/006 du 21 avril 2003

CONCLUSION
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INTRODUCTION
La biosécurité désigne de manière générale l'ensemble de mesures préventives et réglementaires visant à réduire les
risques de diffusion et transmission (accidentelles ou malveillantes) de maladies infectieuses dans les populations
humaines, dans les cultures et chez le bétail, et donc les mesures de surveillance et contrôle des ravageurs,
des espèces exotiques envahissantes et les organismes vivants génétiquement modifiés.

Cette dernière catégorie d’organismes est obtenue en utilisant les technologies de recombinaison de l’ADN pour
associer du matériel génétique de diverses origines. En raison des risques potentiels auxquelles exposent ces
manipulations, les travaux du génie génétique doivent être effectués dans de bonnes conditions de sécurité, ce qui
exige une évaluation correcte de risque et prise de mesures suffisantes de sécurité.

Au-delà du Guide National de Biosécurité et de Biosûreté en Laboratoires au Cameroun (MBOPI KEOU, 2019) du


Ministère de la Santé Publique, une réglementation est en vigueur et impose aux chercheurs des restrictions et des
prescriptions relatives au travail sur les OGM au Cameroun. 

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OGM = organisme génétiquement modifié.
• Organisme (animal, végétal, bactérie) dont on a modifié le matériel génétique
par une technique nouvelle dite de génie génétique pour lui conférer une
caractéristique nouvelle. 
• Transfert de gènes sélectionnés d’un organisme à un autre, y compris entre des
espèces différentes. 
• Possibilité d’introduire dans un organisme n’importe quel caractère nouveau
dès lors que le gène correspondant a été identifié au préalable. 
• Application au domaine médical. Exemple : fabrication de l’insuline humaine en
insérant le gène correspondant à une bactérie. 
• Application au domaine alimentaire. Exemple: insertion d’un gène à une plante
Bt lui permettant de fabriquer son propre pesticide. 

I. LES OGM : SECURITE ET 4

TECHNOLOGIES DE RECOMBINAISON
D'ADN
OGM = organisme génétiquement modifié
• Sur le plan du risque sanitaire, les manipulations génétiques peuvent produire
des changements inattendus dans le fonctionnement des plantes transgéniques
et provoquer la synthèse de nouveaux composés imprévus dans l’aliment. Les
risques sanitaires induits pourront ainsi être nutritionnels, toxicologiques,
allergiques et enfin de résistance aux antibiotiques. 
• Sur le plan du risque environnemental, les plantes Bt engendrent une
coexistence de filières OGM/non OGM, une non-maîtrise des quantités de
pesticides utilisées ; elles constituent une menace sur la biodiversité, et
favorisent l’apparition de résistances aux protéines insecticides chez les insectes
cibles. 

I. LES OGM : SECURITE ET 5

TECHNOLOGIES DE RECOMBINAISON
D'ADN
I.1  Méthode d'évaluation des risques liés à la
modification génétique

L’évaluation des risques pour les OGM en matière de Biosécurité est basée
sur : 
• Le groupe de risque de l’organisme récepteur ;
• Le groupe de risque de l’organisme donneur ;
• La faculté de réplication de l’organisme recombinant ;
• La capacité d’intégration de la protéine donatrice à la particule
recombinante ;
• Les facteurs pathogènes pouvant être associés à la protéine donneuse.

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I.1  Méthode d'évaluation des risques liés à la modification
génétique
LES DANGERS DIRECTEMENT LIES AU GENE INSERE (ORGANISME DONNEUR) 
Une évaluation du risque est nécessaire dans le cas où le produit du gène inséré possède une activité
biologique ou pharmacologique reconnue qui pourrait se révéler nocive. On peut citer comme exemple, les
toxines, cytokines, hormones, régulateurs de l’expression génique, facteurs de virulence ou d’accroissement
de la virulence, séquences oncogènes, facteurs d’anti-biorésistance ou allergènes. Dans chaque cas, il faut
évaluer le niveau d’expression nécessaire pour qu’une activité biologique ou pharmacologique se manifeste.
  
LES DANGERS LIES AU RECEVEUR OU A L’HOTE 
L’évaluation du risque sera basée sur les éléments suivants :
i. La sensibilité de l’hôte ; 
ii. La pathogénicité de la souche hôte, et notamment sa virulence, son infectiosité et sa production de toxines ; 
iii. La modification de la gamme d’hôtes ;
iv. L’état immunitaire du receveur ; 
v. Les conséquences d’une exposition.

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I.2.  Les risques biologiques liés à la
recombinaison de l’ADN
Le système E. coli /pUC18 est habituellement au niveau 1 de sécurité biologique.
Néanmoins, un niveau élevé de sécurité biologique est nécessaire lorsque : 
L’expression des séquences d’ADN provenant de germes pathogènes est susceptible
d’augmenter la virulence de l’OGM ; 
Les séquences insérées ne sont pas parfaitement caractérisées ; 
Les produits géniques peuvent avoir une activité pharmacologique ; 
 Les produits géniques codent pour des toxines. 
Lorsque des vecteurs viraux sont utilisés pour le transfert de gènes dans d’autres cellules, ils
doivent être dépourvus des gènes qui commandent la réplication.
Ces vecteurs viraux sont cultivés dans des lignées cellulaires capables de compenser ce défaut.
Il existe cependant un risque de recombinaisons spontanées suite à une contamination par des
virus capables de se répliquer ou à un défaut de purification de la souche virale.
Ces vecteurs doivent donc être manipulés au même niveau de sécurité biologique que les virus
dont ils dérivent.
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•Animaux transgéniques = animaux porteurs de gènes étrangers.
==> doivent être manipulés à un niveau de confinement correspondant
aux caractéristiques des produits de ces gènes. En particulier, si ils
expriment des récepteurs de virus.

•Animaux "knock out" = animaux chez lesquels on a procédé à la


délétion de certains gènes particuliers . ==> ne présentent généralement
pas de danger sur le plan biologique. 

I.2.1. Animaux transgéniques et


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animaux "knock-out" 
•On utilise des plantes transgéniques exprimant des gènes d’origine
humaine ou animale pour obtenir des produits d’intérêt médical ou
nutritionnel.

•Il convient de procéder à une évaluation du risque pour déterminer à


quel niveau de sécurité biologique ces plantes doivent être produites. 

•Dans le cas de travaux sur des OGM, l’évaluation du risque doit


prendre en compte les caractéristiques des organismes donneurs et
receveurs. 

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I.2.2. Plantes transgéniques 


I.3. Laboratoires reconnus au Cameroun en
matière d’OGM

• Centre de Biotechnologie à l’Université de Yaoundé I


• Unité de Biotechnologie à l’Université de Buea
• Laboratoire de Biotechnologie JP Johnson à l’IRAD-EKONA
• Laboratoire de Biotechnologie de CARBAP-NJOMBE
• Laboratoire National Vétérinaire (LANAVET)
• Centre Pasteur du Cameroun à Yaoundé
• Centre de Recherche sur les Maladies Emergentes et Re-émergentes
(CREMER) /IMPM

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II.1. Historique
• 1954 :  Création par la CDC d’un centre de recherche sur la banane, le cacao, le
palmier à Ekona 
• 1986 :  Introduction d’expériences de clonage au Centre de Biotechnologie de
Nkolbisson sur des microorganismes. (MBANTENKHU & NFOR, 2006) 
II. CADRE • 1992 : Convention de Rio sur la diversité Biologique que le Cameroun va
ratifier le 19/10/1994. 
LEGAL ET • 2000 :  Adoption du Protocole de Carthagène sur la prévention des risques
INSTITUTION biotechnologiques. 
• 2002 : Publication de l’African Model Law par l’OUA. 
NEL • 2003 :  En février, Ratification du Protocole de Carthagène par le Cameroun. 
REGISSANT Adoption par l’Assemblée Nationale du texte de loi n°2003/006 du 21 avril 2003
portant régime de sécurité en matière de Biotechnologie moderne au
LES OGM AU Cameroun. 

CAMEROUN • 2007 : Promulgation du décret n°2007/0737/PM du 31 mai 2007 fixant les


modalités d'application de la loi n°2003/006 du 21 avril 2003 
• 2012 :  Création du Comité National de Biosécurité (NABIC).  (ZIEKINE, 2018) 
• 2014 :  Constitution du NABIC 
• 2012 – 2015 : Expérimentation du coton génétiquement modifié sur des sites
en milieux confinés par la Sodecoton conformément à l’autorisation reçue du
MINEPDED. (WOUAMANE, 2019) 
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• Les autorités adoptent une attitude positive
à l’égard du développement des
biotechnologies.
II.2. Politique • Le Cameroun importe un certain nombre de
générale en produits, notamment du maïs des Etats-
Unis et d’Afrique du Sud, ainsi que du
matière de tourteau de soja du Canada. 
Biotechnologie • Certains laboratoires sont en mesure de
pratiquer la culture de tissus végétaux et
certains chercheurs se sont déjà formés à
l’étranger aux techniques de transgénèse. 
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II. 3. Loi n°2003/006 du 21 avril 2003 portant régime de
sécurité en matière de Biotechnologie moderne au
Cameroun
• Cette loi sur la Biosécurité au Cameroun s’attèle à garantir une adaptation des exigences
et principes du Protocole de Carthagène au contexte local et dans les perspectives locales.
C’est un texte organisé en 11 titres, 69 articles. 
• Assurer la sécurité et l'éthique dans la recherche et le développement en matière de
biotechnologie moderne, de procédure du mouvement transfrontalier et de
commercialisation des organismes génétiquement modifiés ;
• Pourvoir un mécanisme pour l’évaluation, la gestion, la communication et le contrôle des
risques inhérents à l'utilisation, la dissémination et le mouvement transfrontalier des
organismes génétiquement modifiés.

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II. 3. Loi n°2003/006 du 21 avril 2003
portant régime de sécurité en matière de
Biotechnologie moderne au Cameroun
La loi sur la Biosécurité au Cameroun distingue 4 niveaux de sécurité (de 1 à 4). 
Elle prévoit, entre autres,
des mesures de sécurité, 
l'identification des risques et de la responsabilité,
l’utilisation en milieu confiné des OGM,
des stratégies d’intervention d’urgence, l’utilisation d’OGM en milieux ouverts,
l’importation des OGM, l’étiquetage de l’emballage et la commercialisation. 

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II. 4.  Décret n°2007/0737/PM du 31 mai 2007 fixant les
modalités d'application de la loi n°2003/006 du 21 avril 2003
C’est un texte organisé en 11 chapitres, 82 articles. Les dispositions générales et les niveaux
de sécurité de la Loi n°2003/006 sont maintenus. Il est précisé l’obligation de recourir à
l’autorisation écrite préalable de l’administration compétente (la National Competent
Authority du MINEPDED en consultation avec le NABIC) dans les cas d’autorisations et
d’agréments de fabrication, d’importation, de distribution et de commercialisation des
vaccins ADN recombinant et autres produits pharmaceutiques sont délivrés par l’autorité
compétente. 
Lors des mouvements transfrontaliers et à l’arrivée au port d’entrée, en matière d’étiquetage,
d’importation et d’exportation, des documents accompagnant les produits à base d’OGM
doivent clairement indiquer que ces marchandises en contiennent.
Lorsqu’il est établi qu’un organisme génétiquement modifié ou produit dérivé présente des
risques pour la santé humaine, animale ou végétale, l’élimination de l’organisme
génétiquement modifié détruit se fait en conformité avec les dispositions de la loi sur
l’élimination des déchets dangereux.
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II. 4.  Décret n°2007/0737/PM du 31 mai 2007 fixant les
modalités d'application de la loi n°2003/006 du 21 avril 2003
C’est un texte organisé en 11 chapitres, 82 articles. 
Le demandeur effectue une évaluation des risques causés par les organismes génétiquement
modifiés ou les produits dérivés sur la santé humaine et animale, l’environnement et la diversité
biologique, conformément à la réglementation en vigueur.
Les modalités d’inspection et de contrôle des activités relatives aux organismes génétiquement
modifiés et produits dérivés sont explicitées. 
Les procédures et des conditions d’obtention des permis de transit des organismes génétiquement
modifiés ou leurs produits dérivés sont clarifiées. Ainsi que les procédures d’expérimentation ou
d’essai des organismes génétiquement modifiés en milieu ouvert et les essais en milieu confiné. 

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CONCLUSION
Les questions de Biosécurité au Cameroun sont régies par les lois n°2003/006 du 21 avril 2003 portant régime
de sécurité en matière de Biotechnologie moderne au Cameroun et le décret n°2001/0737/PM du 31 mai
2007 appliquant cette loi. Le MINEPDED est l’autorité nationale compétente en matière de Biosécurité. Il est
chargé de la coordination des activités de biosécurité et prend les décisions sur les questions y relatives sur
consultation du Comité National de Biosécurité. Ce comité a pour mandat de fournir tous les éclairages
nécessaires sur la Biosécurité au Cameroun. Le processus de Biosécurité au Cameroun est soutenu par des
laboratoires chargés de la détection et de la surveillance des OGM. Le Cameroun autorise les importations de
denrées alimentaires et aliments pour animaux génétiquement modifiés et en produit dans le cadre de
recherches. Mais un soutien au renforcement des capacités en la matière demeure nécessaire. Notamment
pour la réalisation de l’évaluation des risques de sécurité sanitaire des aliments génétiquement modifiés.

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 MBANTENKHU, M. F., & NFOR, L. M. (2006). Regulation of
Biotechnology in Cameroon. JOURNAL OF THE CAMEROON
ACADEMY OF SCIENCES Vol.6 N°1, 6. 
 MBOPI KEOU. (2019). LE GUIDE DE BIOSECURITE ET DE BIOSURETE

REFEREN
EN LABORATOIRES AU CAMEROUN. Ministère de la Santé
Publique. Direction de la Pharmacie, du Médicament et des
Laboratoires. 20 juin 2019. 
 WOUAMANE, M. (2019, Juin 27). Third National Report on the
implementation of the Cartagena Protocol on Biosafety. Récupéré
CES
sur Biosafety Cleaning House:
https://bch.cbd.int/database/record.shtml?documentid=109104 
 ZIEKINE, A. (2018, Octobre 12). FAO Food Safety and Quality.
Récupéré sur fao.org:
http://www.fao.org/food/food-safety-quality/gm-foods-platform 

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MERCI POUR
VOTRE ATTENTION
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