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MODULE IV 

:
CONTROLES SPECIFIQUES DANS LE
CADRE DE L'AUDIT DES PROJETS
SOMMAIRE

I- LES ELEMENTS SPECIFIQUES

A. LE COMPTE SPÉCIAL
1. Définition et objectifs

2. Fonctionnement

3. Techniques de contrôles

4. Rapport sur le compte spécial

B. LE RELEVE DES DEPENSES


1. Définition et objectifs d'audit

2. Contrôles à effectuer
Lors d'une mission d'audit il apparaît
évident qu'après avoir effectué une revue
complète des procédures. Il est nécessaire
de définir une démarche pour la révision
des comptes proprement dite.

Après la phase de la revue des procédures,


un programme de travail est rédigé par
l'auditeur pour chaque catégorie de
compte.
Dans le cadre de l'audit des projets, on
retrouve les techniques traditionnelles de
révisions des comptes, notamment la mise
en œuvre des tests de détail.
Au-delà des contrôles généralement
opérés, l'auditeur est tenu d'effectuer
certains contrôles spécifiques exigés par la
Banque.
LES ELEMENTS SPECIFIQUES

L'audit d’un projet financé par la Banque


Mondiale présente certaines
caractéristiques. Il existe dans ce
contexte des éléments spécifiques que la
banque exige, et que l'auditeur doit
nécessairement contrôler. Ces éléments
représentent en principe le fonctionnement
du projet.
LES ELEMENTS SPECIFIQUES

LE COMPTE SPECIAL
Définition et objectifs (1/3)

Le compte spécial est un compte ouvert


dans une banque commerciale, alimenté par
le versement d'une avance prélevée sur le
prêt de la banque et exclusivement destiné
au règlement de la part des dépenses
admissibles, en monnaie nationale ou en
devises, devant être financée par la Banque
et dont les fonds sont renouvelables après
justification.
LE COMPTE SPECIAL
Définition et objectifs(2/3)

L'ouverture d'un compte spécial a pour


principal objectif d'aider l'emprunteur qui
est l'Etat par le biais de l'organisme
gestionnaire à éviter des problèmes de
trésorerie et à accélérer les
décaissements par les moyens suivants:
LE COMPTE SPECIAL
Définition et objectifs(3/3)
 en rendant les fonds facilement
accessibles.
 en réduisant la durée du processus de
paiement, en réduisant le nombre des
demandes de retrait.
 en donnant à l‘emprunteur une meilleure
maîtrise des informations concernant les
paiements.
LE COMPTE SPECIAL
Fonctionnement (1/4)

Le compte spécial est ouvert par l'organisme


gestionnaire du projet auprès d'une banque
commerciale de la place, et dans une monnaie
pleinement convertible.
La banque mondiale décaisse par anticipation
un montant du prêt qui est déposé dans ce
compte pour être utilisé pour le règlement
de dépenses admissibles.
LE COMPTE SPECIAL
Fonctionnement (2/4)

En effet, le montant décaissé par la banque


pour alimenter le compte spécial est
dénommé" Avance de démarrage" et celui-ci
doit être reconstitué sur la base des pièces
justificatives de dépenses. Ainsi,
l'organisme gestionnaire du projet établi des
demandes de remboursement de fonds qu'il
transmet à la Banque. Ces demandes sont
jointes de pièces justificatives des dépenses
effectuées.
LE COMPTE SPECIAL
Fonctionnement(3/4)

Sur la base de chacune des demandes, la


Banque retire du compte du crédit alloué et
dépose au compte spécial le montant
demandé. el donc les pièces ,justificatives
attestent qu'il a été effectué sur le compte
spécial de l’ organisme de gestion du projet
le paiement des dépenses éligibles.
LE COMPTE SPECIAL
Fonctionnement (4/4)

Le solde du compte spécial doit toujours être


égal au solde d'ouverture, moins le montant
total des factures qui ont été réglées (celles
dont le remboursement n'a pas encore été
effectué).
Les intérêts éventuellement perçus sur les
montants déposés sur le compte de dépôt
peuvent être utilisés conformément aux
réglementations de l'État. Ils ne doivent pas
être versés sur le compte spécial.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (1/6)

Le compte spécial est l'élément le plus


important de l'audit des projets. La banque
impose sa vérification par un auditeur
indépendant, pour avoir l'assurance que les
fonds alloués sont utilisés de manière
efficiente.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit(2/6)

Le compte spécial doit conduire l'auditeur à


s'interroger sur les éléments relatifs à son
approvisionnement, puis sur ceux relatifs à
j'utilisation des fonds. Cette interrogation
fait ressortir l'un des objectifs du tableau
de financement ou tableau des ressources et
emplois.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (3/6)

L'audit du compte spécial s'apparente à


l'audit du tableau de financement.
L'auditeur doit d'abord s'assurer de la
provenance des fonds et ce, suivant les
instructions figurant dans les accords de
prêts; ensuite s'assurer du bien fondé de
leurs utilisations.
L'utilisation des fonds doit s'effectuer telle
que décrite dans les accords de prêts; et
suivant les catégories de dépenses.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (4/6)

Selon les procédures de la banque, tout


compte spécial doit faire l'objet d'un audit
Annuel. Cet audit a principalement pour
objet de s'assurer que les relevés du compte
spécial présentent une image fidèle et que
les retraits opérés sur le compte sont
justifiés et conformes aux dispositions de
l'Accord de prêt applicable.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (4/6)

Selon les procédures de la banque, tout


compte spécial doit faire l'objet d'un audit
Annuel. Cet audit a principalement pour
objet de s'assurer que les relevés du compte
spécial présentent une image fidèle et que
les retraits opérés sur le compte sont
justifiés et conformes aux dispositions de
l'Accord de prêt applicable.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (4/6)

Selon les procédures de la banque, tout


compte spécial doit faire l'objet d'un audit
Annuel. Cet audit a principalement pour
objet de s'assurer que les relevés du compte
spécial présentent une image fidèle et que
les retraits opérés sur le compte sont
justifiés et conformes aux dispositions de
l'Accord de prêt applicable.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (4/6)

Selon les procédures de la banque, tout


compte spécial doit faire l'objet d'un audit
Annuel. Cet audit a principalement pour
objet de s'assurer que les relevés du compte
spécial présentent une image fidèle et que
les retraits opérés sur le compte sont
justifiés et conformes aux dispositions de
l'Accord de prêt applicable.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit (5/6)

L'auditeur doit donc procéder à toutes les


vérifications nécessaires pour pouvoir
conclure que le relevé du compte spécial
présente bien les opérations qui y ont été
effectuées et que les fonds qui y ont été
déposés n'ont servi que dans l'intérêt du
projet.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
L 'objectif d'audit(6/6)

Pour atteindre les objectifs d'audit,


l'auditeur doit mettre en œuvre des
diligences nécessaires qui doivent
satisfaire aux exigences de la Banque en
matière d'audit du compte spécial.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(1/15)

Le respect des exigences de la Banque


Mondiale en matière de l'audit des projets
doit passer par la mise en œuvre de
diligences adaptées au contexte. C'est
pourquoi l'auditeur doit nécessairement
avoir une connaissance très profonde des
exigences de la Banque.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(2/15)

Il doit surtout prendre connaissance de


toute la documentation qui a trait au projet
pour mieux appréhender le fonctionnement
du compte spécial.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(3/15)

A la lumière des entretiens et des documents


dont il aura pris connaissance, l'auditeur devra
élaborer un programme de travail adapté au
compte spécial. Il faut toutefois, noter que le
compte spécial est au premier chef, un compte
bancaire, et c'est pourquoi l'auditeur doit au
préalable mettre en application le programme de
travail relatif aux comptes de trésorerie dans le
cadre d'un audit traditionnel.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(4/15)

Ainsi, il devra préalablement effectuer les


opérations suivantes:
circulariser la banque commerciale dans
laquelle le compte a été ouvert, s'assurer
que les états de rapprochement sont
régulièrement élaborés,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(5/15)

 comparer le solde du compte banque dans


la comptabilité à celui du relevé bancaire,
pointer les éléments non enregistrés par
la banque au grand-livre avant clôture et
au relevé bancaire subséquent.
 relever les éléments non enregistrés par
l'organisme de gestion du projet en
fonction du relevé bancaire, et s'assurer
de la régularité des montants,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(6/15)

 releverles règlements fournisseurs ou


autres tiers en transit avec les états de
rapprochement des fournisseurs ou des
tiers concernés.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(7/15)

Par ailleurs, le compte spécial répond en


réalité aux caractéristiques du tableau de
financement selon les exigences de la
Banque. L'auditeur doit s'assurer que
toutes les dépenses effectuées à partir de
ce compte sont des dépenses éligibles
comme le prévoit l‘accord de prêt.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(8/15)

Le travail effectué par l'auditeur doit permettre


de s'assurer de la provenance des ressources qui
ont permis d'alimenter le compte et de la
destination des dépenses qui ont été effectuées
avec celles-ci.

En effet, l' auditeur devra au préalable


effectuer une circularisation de la Banque
Mondiale dans le but d'obtenir les informations
suivantes:
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(9/15)

le montant global de l‘accord de crédit.


le montant alloué à l'organisme de gestion
du projet,
le montant cumulé des décaissements
accordés à l'organisme de gestion du
projet (catégorie par catégorie).
la situation récapitulative des Demandes
de Remboursement de Fonds de l'exercice
audité.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(10/15)

la situation récapitulative des


remboursements honorés au cours de
l'exercice audité, la situation cumulée des
remboursements honorés depuis le
démarrage du projet jusqu'à la fin de
l'année de l'exercice audité.
la situation cumulée des remboursements
non encore honorés et les rejets au 31
décembre.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(11/15)

la situation des Demandes de Paiement


direct honorées au cours de J'exercice
audité et celles non encore payées aux
fournisseurs au 31 décembre,

Sur la base de ces informations, l'auditeur


pourra établir un programme de travail qui
sera exécuté par un collaborateur
expérimenté.
Ce programme pourrait se présenter ainsi:
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(12/15)

 obtention d'un état récapitulatif des


Demandes de Remboursement de Fonds
présentées au cours de l'exercice audité,
 identification des Demandes de
Remboursement de Fonds reçues et
assurance de leur comptabilisation
 identification des dépenses par catégorie
et assurance qu'elles sont réelles,
éligibles et cadrent bien avec l'activité
du projet,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(13/15)

 obtention des relevés bancaires du


compte spécial, et pointage des
Demandes de Remboursement de Fonds
avec l'état récapitulatif de ces demandes
pour identifier les ressources qui ont
transité par le compte.
 contrôle spécifique du dernier
rapprochement bancaire,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(14/15)

 identification des Demandes de


Remboursement de Fonds non honorées
par la Banque Mondiale, et s'assurer
qu'elles correspondent à des dépenses
réelles et éligibles,
 exploitation de la réponse donnée par la
Banque Mondiale et la banque
commerciale lors de la circularisation.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(15/15)

A la suite des travaux de vérification du


compte spécial, l'auditeur devra aboutir au
respect de l'égalité suivante.

Solde du Solde du
Dépenses
compte Demandes de compte
effectuées
spécial en Remboursement spécial à la
début + de Fonds honorés - non = clôture de
remboursées
d'exercice l'exercice

Ce solde à la clôture devrait correspondre à


celui figurant au bilan.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(1/15)

Le rapport sur le compte spécial est relatif à


l'expression d'une opinion de l'auditeur sur
l'exactitude et l'éligibilité des dépenses
prévues dans les Accords de prêts.
La présentation de ce rapport est similaire à
celle d'un rapport d'audit classique. C'est
l’expression de l’opinion de l'auditeur qui se
dégage dans ce rapport et des notes relatives
au tableau des Emplois/Ressources.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(2/15)

Nous avons souligné plus haut que le compte


spécial enregistre toutes les transactions qui
concernent le projet, tant en matière de
ressources qu'en matière de dépenses ou
emplois.
L'état financier qui ressort de cette situation
est le tableau de financement ou encore le
tableau des Emplois et Ressources.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (3/15)

C'est à partir de la structure élaborée du


Tableau des Emplois/Ressources établi par
l'organisme gestionnaire du projet que
l'auditeur exprimera une opinion sur
l'exactitude des dépenses qui constituent
les emplois et surtout leur degré
d'éligibilité.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(4/15)

L'auditeur doit mentionner dans ce rapport


si les procédures de la Banque ont été
respectées, Contrairement au rapport
d'audit ou de commissariat aux comptes, le
rapport sur les comptes spéciaux est
structuré en deux parties: une partie
introductive et une partie qui présente
l'opinion de l’auditeur.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (5/15)

On ne retrouve pas dans ce rapport, une


partie relative aux informations
spécifiques telles qu'on le retrouve dans le
rapport du Commissaire aux comptes.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (6/15)

Il est d'usage que l'auditeur puisse


présenter son rapport sur les comptes
spéciaux en respectant les exigences de la
Banque. Ainsi, en réponse à la norme établie
par la Banque, on pourrait avoir une
présentation de ce rapport libellée de la
façon suivante:
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(7/15)

« Dans le cadre de notre examen des états


financiers du projet ... pour l'exercice clos
le 3 décembre …,nous avons procédé à
l'examen des relevés des ressources et
emplois de fonds du compte spécial ci-
joints, établis par X (l'organisme de
gestion du projet) en respect des
dispositions de l'Accord de prêt n° ...
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(8/15)

Nous avons également procédé à la


reconstitution de l'avance de démarrage
mis en place en raison des dispositions de
l’Accord de prêts précité.
Nos diligences ont été effectuées selon les
normes d'audit internationales, qui
prévoient que notre audit soit planifié et
effectuées de manière à obtenir
l'assurance raisonnable que les comptes ne
sont pas entachés d'inexactitude
significative.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (9/15)

Un audit comprend l'examen...


Nous estimons que nos diligences étayent
de façon raisonnable notre opinion »
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (10/15)

Cette partie correspond à l'introduction du


rapport qui permet de situer le lecteur sur
les travaux qui ont été effectués. Elle lui
permet de se faire une idée de la démarche
et surtout des diligences qui lui ont été
mises en œuvre.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (11/15)

Après cette présentation introductive de


la mission et la manière dont elle s'est
déroulée, l'auditeur exprimera son opinion
dans la deuxième partie du rapport. La
structure préconisée pour la Banque est la
suivante:
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (12/15)

« A notre avis, l‘ensemble des opérations


mentionnées sur les états ci-joints
présente de manière régulière et sincère
les ressources et emplois de fonds du
compte spécial évoqué ci-avant au 31
décembre ..
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (13/15)

Les dépenses effectuées et demandées en


remboursement ou non ont été engagées
suivant les procédures contenues dans la
lettre d'Accord.
Les procédures de passation des marchés et le
choix des consultants ont été conformes aux
dispositions de la lettre d’accord de Crédit, et
les avis de non-objection de la Banque ont
toujours été requis avant la signature des
contrats »
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (14/15)

II faut retenir que notre exemple


présente une opinion sans réserves. De
même que le rapport d'audit traditionnel,
l'auditeur peut émettre des réserves et
refuser de certifier les comptes spéciaux,
Ceci dépendra du degré d'incidence de la
réserve sur le tableau des emplois et des
ressources.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (15/15)

II ressort également de cet exemple que


le respect des procédures est un élément
important du travail de l‘auditeur, puisqu'il
doit le mentionner dans son rapport.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (15/15)

II ressort également de cet exemple que


le respect des procédures est un élément
important du travail de l‘auditeur, puisqu'il
doit le mentionner dans son rapport.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(1/5)

Le rapport sur le compte spécial ne


présente pas un lien direct apparent avec
le rapport d'audit. L'élément fondamental
que l'on peut relever, est le compte spécial
proprement dit. Nous avons expliqué plus
haut que le compte spécial est un compte
bancaire ouvert dans une banque
commerciale de la place.
On retrouve ce même compte parmi les
comptes de bilan qui seront évoqués dans le
rapport d'audit.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(2/5)

En outre, l’auditeur doit exprimer une


opinion sur les états financiers dans le
rapport d'audit. l'auditeur exprimera son
opinion une seconde fois dans le rapport
sur le compte spécial, concernant les
éléments figurant déjà dans le rapport
d'audit.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(3/5)

De manière générale, si le compte spécial


de banque est entaché d'irrégularité ou
d'inexactitude, on retrouvera dans le
rapport d'audit comme dans le rapport sur
le compte spécial, une réserve identique.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(4/5)

En effet, si l'irrégularité peut avoir un


impact qui n'est pas très significatif sur
les états financiers en général, l'auditeur
peut dans le rapport d'audit émettre une
réserve mais ne pas refuser de certifier
les comptes, Par contre, dans le rapport
sur le compte spécial, il doit évoquer un
refus de certifier dans la mesure où seul le
compte banque est concerné.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(5/5)

Par ailleurs, lorsque la procédure


préconisée dans l'Accord de Crédit, est
entachée d'irrégularité, l'auditeur ne fera
pas mention dans le rapport d'audit.
Toutefois, ce dysfonctionnement de la
procédure peut faire l'objet d'une réserve
dans le rapport sur le compte spécial.
EXEMPLE

Dans le cadre du financement des micro projets, la


Banque Mondiale a accord un prêt de 10 000KF
(N°718-D) a l’ ONG BAMAS en 2009.
Au cours l’année l’ONG a effectué les
opérations suivantes :
-dépenses de 1300KF dont 100KF sont
remboursées
-Remboursement de 1500KF en janvier et
2500KF en avril
Le solde du compte spécial en fin N-1 est de
5000KF
EXEMPLE

Cette ONG a choisi des consultants


conformément aux dispositions de la
lettre d’accord .
Les dépenses qu’elle a effectuées n’ont pas
respectées les clauses du contrat.
Travail à faire:
1- calculer le solde du compte spécial à la
clôture de l’exercice.
2-rédiger le rapport spécial
CORRIGER(1/5)

1- calculons le solde du compte spécial à la clôture


de l’exercice.
Montant des dépenses non remboursées(en KF):
1300-100=1100KF
Montant de remboursement de fonds honorés(en
KF):
1500 + 2500= 4000KF
le solde du compte spécial à la clôture de l’exercice:
11000+4000-400=14600KF
CORRIGER(2/5)

2-rédigeons le rapport spécial

Dans le cadre de notre examen des états financiers


du projet « financement des micro projets », la
Banque Mondiale a accord un prêt 10 000KF pour
l'exercice clos le 31 décembre 2009,nous avons
procédé à l'examen des relevés des ressources
et emplois de fonds du compte spécial ci-joints,
établis par l’ONG BAMAS en respect des
dispositions de l'Accord de prêt n° 718-D.
CORRIGER(3/5)

Nous avons également procédé à la reconstitution


de l'avance de démarrage mis en place en raison
des dispositions de l’Accord de prêts précité.
Nos diligences ont été effectuées selon les
normes d'audit internationales, qui prévoient que
notre audit soit planifié et effectuées de manière
à obtenir l'assurance raisonnable que les comptes
ne sont pas entachés d'inexactitude significative.
CORRIGER(4/5)

Un audit comprend l'examen analytique des


comptes.

Nous estimons que nos diligences étayent de façon


raisonnable notre opinion .

A notre avis, l‘ensemble des opérations


mentionnées sur les états ci-joints présente de
manière régulière et sincère les ressources et
emplois de fonds du compte spécial évoqué ci-
avant au 31 décembre 2009
CORRIGER(5/5)

Les dépenses effectuées et demandées en


remboursement ou non n’ont été engagées
suivant les procédures contenues dans la
lettre d'Accord.
Les procédures de passation des marchés et le
choix des consultants ont été conformes aux
dispositions de la lettre d’accord de Crédit, et
les avis de non-objection de la Banque ont
toujours été requis avant la signature des
contrats .
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(1/6)

Les organismes de gestion de projets


financés par la Banque Mondiale, quel qu'en
soit le type. doivent périodiquement établir
un relevé des dépenses.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(2/6)

Le relevé des dépenses doit correspondre


aux postes de dépenses prévus par les
Accords de prêt. Ainsi, la procédure des
relevés de dépenses simplifie et accélère
les décaissements des prêts parce qu'elle
dispense le personnel de la Banque de
vérifier, avant toute autorisation de
retrait, les pièces justifiant de
nombreuses petites dépenses.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(3/6)

En effet, la Banque exige que l'organisme


de gestion de projet ne puisse utiliser des
relevés de dépenses que si au préalable,
des mesures satisfaisantes sont prises
pour en assurer le contrôle par un auditeur
externe. Ainsi, il est tout à fait évident
que l'auditeur puisse s' assurer de
l'existence des relevés des dépenses et
effectuer les contrôles nécessaires.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(4/6)

Dans la réalité, les relevés de dépenses


sont généralement intégrés aux Demandes
de Remboursement de Fonds, ceci pour
justifier les dépenses effectivement
exécutées et pouvoir bénéficier d' un
réapprovisionnement du compte spécial.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(5/6)

Il va sans dire que l’audit des relevés de


dépenses ne s'effectue pas de manière
isolée dans la plupart des cas puisqu'ils
sont habituellement intégrés aux états
financiers. L'auditeur met en œuvre les
diligences relatives à l'examen limité pour
vérifier le bien fondé des dépenses
figurant sur le relevé.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(6/6)

Il faut noter que ces dépenses doivent


être prévues dans l'Accord de prêt et être
classées sur ce document selon les
catégories de dépenses prévues.
LE RELEVE DES DEPENSES
Contrôles à effectuer (1/3)

Le relevé de dépenses n'est pas un élément


indispensable des états financiers. C'est un

document qui retrace par catégorie, les


dépenses effectuées par le projet. L'auditeur

effectue sur ce document, des contrôles de


cohérence, à savoir:
LE RELEVE DES DEPENSES
Contrôles à effectuer(2/3)
 vérification du bien fondé des dépenses
effectuées,
 vérification de l'éligibilité des dépenses,
 rapprochement des différentes
catégories de dépenses par rapport à
l'Accord de prêt,
 rapprochement du relevé de dépenses
avec les Demandes de Remboursement de
Fonds,
LE RELEVE DES DEPENSES
Contrôles à effectuer (3/3)

 rapprochement du relevé de dépenses


intégré aux états financiers avec la
réponse de la circularisation.
 vérification de l'existence, de la
régularité et du classement approprié
des pièces justificatives des dépenses
figurant sur le relevé des dépenses.

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