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Joël MABUDU

Expert-comptable diplômé,
Commissaire aux comptes,
Certifié en :
Normes comptables internationales IFRS
Gestion comptable et budgétaire de l’Etat
Transmission d’entreprise
Finance de marché
Gestion des risques et financement du commerce à l’international
Directeur Général du cabinet GLOBAL.EXPERT, à Abidjan Côte d’Ivoire

Auteur d’un ouvrage de comptabilité financière sur le système comptable OHADA intitulé:
« DE LA COMPTABILITE GENERALE A LA TECHNIQUE COMPTABLE APPROFONDIE »,
Auteur d’un ouvrage sur la finance intitulé : 
«GESTION ET INGENIERIE FINANCIERES », à paraître en Décembre 2010.

Mr Joël MABUDU Expert-Comptable Diplômé


SOMMAIRE

CONCEPT DE PROJET
PREMIERE PARTIE : AUDIT DES PROJETS FINANCES
PAR LA BANQUE MONDIALE
MODULE 1 : PROCÉDURES D’UTILISATION DES FONDS
MODULE 2 : PROCÉDURES COMPTABLES
MODULE 3: APPROCHE METHODOLOGIQUE
MODULE 4: CONTROLES SPECIFIQUES DANS LE CADRE DE L'
AUDIT DES PROJETS

DEUXIEME PARTIE
 : AUDIT DES PROJETS FINANCES PAR L’UNION EUROPE
3
ENNE
CONCEPT DE PROJET

Un projet se caractérise principalement par:


- un objet ou un but à atteindre;
- un produit ou service qui est le résultat
du projet;
- des objectifs cadrant le système projet;
- des ressources, humaines ou matérielles,
mobilisées pour la réalisation du service.

4
Borné dans le temps, un projet
est donc un ensemble
d’actions coordonnées qui va
permettre de traiter une
problématique et de satisfaire
le besoin exprimé par le
commanditaire.
5
RETOUR AU SOMMAIRE
6
Première partie:
AUDIT DES PROJETS
FINANCES PAR LA
BANQUE MONDIALE

7
CADRE FONCTIONNEL
DE L’AUDIT DES
PROJETS

8
Le fonctionnement d'un projet financé
par la Banque Mondiale est caractérisé
par un certain nombre d'opérations
indispensables qui concourent à sa
gestion efficace et efficiente.
Comme toute structure traditionnelle, le
fonctionnement d'un projet doit être axé
sur des procédures.

9
C'est ainsi que l'on retrouvera des
procédures d'utilisation de fonds qui sont
énoncées par la Banque Mondiale dans
des manuels spécifiques, et les
procédures comptables, financières et
administratives qui sont généralement
exigées par les bailleurs de fonds.

10
Cette deuxième catégorie de
procédures est en général mise en
place par des spécialistes tels que les
experts-comptables.
Le présent chapitre sera structuré en
deux modules décrivant les deux
principales procédures qui sous-
tendent un projet financé par la
Banque Mondiale, à savoir:
11
1/ la procédure
d'utilisation de fonds,

2/ les procédures
comptables

12
MODULE 1 :
Procédures
d’utilisation des fonds
13
SOMMAIRE
• MODULE 1 : PROCÉDURES D’UTILISATION DES
FONDS
– A. APPEL D’OFFRE

• 1.Conditions préalables

• 2.Constitution du dossier d’appel d’offre

• 3.Evaluation des offres et attribution des


marchés
– B.NOTIFICATION DE LA NON-OBJECTION 14
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

Les procédures d'utilisation de fonds


sont élaborées par la Banque
Mondiale. L'entité gestionnaire du
projet est tenue, en ce qui le
concerne, de respecter toutes les
règles éditées.

15
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

Il ressort de cette procédure deux


types d'opérations :

- la mise en place du crédit ou


avance de démarrage,

- utilisation des fonds,


matérialisée par demande de
remboursement de fonds.
16
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

Par ailleurs, l'utilisation des fonds est


effectuée sur les travaux ou les
services ayant un lien direct avec
l'objet du projet. Le choix des
fournisseurs ou des prestataires a
été défini par la Banque Mondiale
par des directives précises.

17
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

Aussi l'auditeur est donc appelé à


s'assurer que les règles de passation
des marchés sont respectées selon
les instructions de la Banque.

18
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (1/9)

La réalisation d’un projet nécessite


un préalable. Après son
identification, le projet est analysé
par les parties prenantes afin de
juger de sa fiabilité.

19
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (2/9)

La mise en œuvre des moyens


économiques financiers et
techniques est l'une des phases les
plus importantes lors de l’évaluation
du projet.

20
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (3/9)

C'est à l'issue des négociations entre


la Banque et l'Etat que les dépenses
préalables sont évaluées. Pour son
démarrage effectif, l'entité
gestionnaire du projet doit disposer
d'un fonds de départ pour faire face
aux premières dépenses du projet.
21
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (4/9)

C'est ce que l'on pourrait également


appeler un fonds de roulement dans le
cadre d'une entreprise commerciale.
La mise à disposition de ce fonds
n'est effective que si l'Etat n'est pas
en mesure de préfinancer le coût des
dépenses initiales.
22
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (5/9)


L'avance accordée par la Banque pour le
démarrage du projet est versée dans le
compte bancaire spécial et régulièrement
justifié de son utilisation. C'est ainsi que
le gestionnaire du projet est tenu
d'effectuer la reconstitution de cette
avance qui doit être également validée
par l'auditeur.
23
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (6/9)

Cette avance est le niveau de départ


du compte spécial dans la mesure où
après chaque demande de
réapprovisionnement effectuée, ce
niveau doit être reconstitué.

24
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (7/9)

En résumé, le principe de l'avance de


démarrage permet de verser d'une
façon générale à l’entité du projet ou
l'emprunteur (sans pièces
justificatives), une somme prélevée
sur le compte de crédit.

25
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (8/9)

L’avance est déposée sur un compte


bancaire dénommé "Compte spécial
de dépôt". L'entité gestionnaire du
projet peut utiliser ces fonds pour
payer aux entreprises ou fournisseurs.
la part des dépenses autorisées dans
le cadre de ce projet.
26
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.1. L’avance de démarrage (9/9)

La demande de remboursement de
fonds doit être élaborée lorsque les
dépenses sont effectuées sur le
compte principal. Par conséquent, les
demandes de remboursement de
fonds sont aussi fonction de l'avance
de démarrage.
27
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (1/10)


« Aux termes de ses statuts, la Banque
doit s'assurer que les fonds de ses prêts
ne servent qu’aux fins stipulées dans les
documents de prêt et que les biens et
services qui sont financés conviennent
aux besoins du projet et ont été acquis
dans de bonnes conditions d’économie
et d’efficacité »
28
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (2/10)


Les dépenses effectuées sur le compte
spécial doivent faire l'objet d'une
demande de réapprovisionnement
établies sur un formulaire 1903 (voir
annexe 9). Ces demandes doivent être
accompagnées des états récapitulatifs
distincts pour chaque catégorie de
dépenses.
29
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (3/10)


Ces états indiquent le montant effectif
des diverses dépenses sur la base de la
monnaie et de la somme facturée, ainsi
que le montant retiré dans la monnaie du
compte spécial.

30
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (4/10)

Chaque demande est également


accompagnée du dernier relevé mensuel
établi par la banque dépositaire du
compte spécial et du formulaire relatif à
l'état de rapprochement dûment rempli
(voir annexe 4).

31
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (5/10)


Le relevé bancaire doit être annoté pour
faire référence aux dépenses reprises
dans la demande de
réapprovisionnement. Les autres pièces
justificatives doivent comprendre par
exemple, les copies des contrats,
factures, décomptes des travaux. etc.,
ainsi qu'une preuve de paiement.
32
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (6/10)


Dans le cadre de décaissement sur la
base de relevés de dépenses, il n'est pas
nécessaire de soumettre les pièces
justificatives qui resteront au bureau du
projet.

33
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (7/10)

Les demandes de remboursement doivent


être présentées au moins tous les mois
ou plus fréquemment lorsque les sommes
retirées du compte s'approchent du
montant égal au tiers de l'avance de
démarrage .

34
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (8/10)

Les dépenses concernées ci-dessus sont


effectivement les dépenses admissibles et
qui doivent, en fonction de leur montant,
suivre les procédures particulières,
notamment pour la passation des
marchés de fournitures et travaux.

35
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (9/10)

En résumé, la demande de
remboursement est utilisée:

- pour obtenir le remboursement d'un


ou de plusieurs paiement(s) que
l'Emprunteur a déjà effectué(s) au
moyen de ses propres ressources,
36
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

1. LES OPERATIONS DE DECAISSEMENT

1.2. La demande de remboursement de fonds (10/10)

- pour demander le versement d'une


avance au compte spécial,

- pour obtenir la reconstitution du compte


spécial.

37
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

Les procédures d'attribution des marchés


sont énoncées dans les Accords de prêts.

Il faut distinguer deux types de procédures


de passation des marchés:

38
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

- Les procédures relatives


aux marchés de travaux dont les seuils
sont préalablement établis,

- Les procédures relatives aux


fournitures disponibles sur le marché
local, dont le seuil d'application est
fonction des dispositions contenues dans
les Accords de financement des projets.
39
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.1. Conditions préalables (1/6)

L'appel d’offre est ouvert dans le cas


général ou restreint dans des cas
particuliers. Le délai de réponse aux
appels d'offres par les entreprises doit être
au moins de 30 jours à partir de la
dernière parution de l'avis d'appel d'offre.
40
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre

2.1.1. Conditions préalables (2/6)

Pour permettre à entité gestionnaire du


projet d'avoir un maximum d'efficacité et
d'œuvrer au développement des capacités
des PME du secteur privé, il est
prévu quatre niveau de marché comme
suit:
41
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.1. Conditions préalables (3/6)

niveau 1: micro- réalisation, montant


inférieur ou égal à 20.000 € (soit
environ13.000.000 F CFA)
niveau 2 : marché de petite taille, montant
inférieur ou égal à 50.000 € (soit environ
33.000.000 F CFA)
42
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.1. Conditions préalables (4/6)

niveau 3: marché de taille moyenne,


montant compris entre 50.000 € et
500.000 € (soit entre environ 33.000.000
F CFA et 330.000.000 F CFA)

43
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.1. Conditions préalables (5/6)

niveau 4: marché de taille internationale


dont le montant est supérieur à 500.000 €
(soit environ 330.000.000 F CFA)

44
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.1. Conditions préalables (6/6)
Il faut signaler que les seuils ci-dessus définis
sont applicables lorsque l'entité gestionnaire du
projet utilise ses propres procédures de
passation de marchés. Toutefois, les seuils
spécifiés, le cas échéant dans la convention ou
l'Accord de financement du projet concerné,
sont de rigueur, dans le cas où ceux-ci seraient
différents.
45
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.2. Constitution du dossier d’appel d’offre (1/3)

Les dossiers utilisés pour l'appel d'offre


sont définis par la Banque. En effet, la
demande écrite de devis par l'entité
gestionnaire du projet, auprès des
entreprises qualifiées doit comporter
obligatoirement:
46
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.2. Constitution du dossier d’appel d’offre (2/3)

- la description détaillée des travaux,

- les spécifications techniques des


travaux,

- les délais d'exécution requis,


47
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.2. Constitution du dossier d’appel d’offre (3/3)

- le modèle de contrat qui sera utilisé, et

- les plans détaillés de l'ouvrage


permettant d'évaluer avec suffisamment
de précision les quantités de travaux à
exécuter.
48
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.3. Evaluation des offres et attribution des marchés (1/5)
L'évaluation et l'attribution des offres
s'effectuent par la commission des
marchés instituée au sein de l'entité
gestionnaire du projet.

Cette commission est présidée par le


Directeur Général de l'entité et a pour rôle:
49
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.3. Evaluation des offres et attribution des marchés (2/5)
- de procéder à l'ouverture publique des
offres ou des propositions de travaux, de
services des consultants,
- de désigner, au cours de la séance
d'ouverture, la composition d'une
commission d'analyse des offres et
propositions de travaux, services et
fournitures, 50
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.3. Evaluation des offres et attribution des marchés (3/5)
- d'établir les listes de qualification sur la
base des propositions de la commission
d'analyse,
- d'attribuer les marchés et contrats de
services, travaux et fournitures sur la base
des rapports de la commission d'analyse.

51
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.3. Evaluation des offres et attribution des marchés (4/5)
Par ailleurs, seul le Président de la commission
des marchés peut autoriser le Président de la
commission d'analyse à prendre contact avec
les soumissionnaires pour obtenir des
renseignements complémentaires concernant
leurs offres. Ces demandes ainsi que les
réponses doivent être faites uniquement par
écrit.
52
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.1. Appel d’offre


2.1.3. Evaluation des offres et attribution des marchés (5/5)
Les procédures ainsi évoquées devront être
évaluées par l'auditeur, car il est tenu dans les
termes de référence de s'assurer que les
procédures instituées par la Banque sont
rigoureusement respectées. L'auditeur doit
surtout s'assurer que les marchés sont attribués
sans complaisance mais avec un souci
d'efficacité pour le bon fonctionnement du
projet. 53
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.2. Notification de la non-objection (1/5)

Il s'agit pour la Banque de donner un avis


sur une dépense que l'entité gestionnaire
du projet voudrait engager.

54
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.2. Notification de la non-objection (2/5)

Toutes les dépenses engagées par le


projet, doivent obtenir au préalable, un
avis de non-objection de la Banque.

55
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.2. Notification de la non-objection (3/5)


Les décisions qui doivent faire l'objet d'un
examen préalable de la Banque avant
l'attribution du marché sont spécifiées
dans l'Accord de prêt et dépendent du
montant du marché. Sauf indication
contraire dans l'Accord de prêt, tous les
contrats de consultants sont soumis à
l'examen préalable de la Banque.
56
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.2. Notification de la non-objection (4/5)


La date à laquelle la Banque a notifié son
absence d'objection aux marchés de
fournitures de travaux ou de services
devant être soumis à son examen
préalable doit être indiquée dans toute
demande relative à ces marchés.

57
Module 1: PROCEDURES D’UTILISATION DE FONDS

2. PASSATION DES MARCHES DE FOURNITURES ET TRAVAUX

2.2. Notification de la non-objection (5/5)


L'auditeur est appelé à s'assurer que
toutes les dépenses éligibles ont obtenu
l'avis de non-objection de la Banque.
Cette diligence rentre dans le cadre des
exigences de la Banque en matière de
respect des procédures d'engagement des
dépenses.
RETOUR AU SOMMAIRE
58
MODULE 2 :
Procédures comptables

59
SOMMAIRE

I. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE


A. LES PRINCIPES COMPTABLES

B. LE PLAN COMPTABLE
1. Les comptes spécifiques et leur fonctionnement

2. Les autres comptes

60
SOMMAIRE

II. LES TECHNIQUES COMPTABLES


A. LES OPÉRATIONS SPÉCIFIQUES
1. L’avance de démarrage

2. Contribution de l’Etat

3. Les subventions

4. Les immobilisations

5. Les paiements sur le compte spécial

6. Les demandes de remboursement de fonds

B. LES TECHNIQUES DE COMPTABILISATION

61
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

Le manuel de Comptabilité Générale


Information Financière et Audit édité par la

Banque Mondiale énonce que "La Banque


exige de ses emprunteurs qu'ils fassent en

sorte d'appliquer des systèmes de gestion


financière et de comptabilité permettant de

générer une information financière fiable62


Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

C'est pourquoi les procédures comptables


doivent être élaborées de manière à
répondre à ces exigences.
Les procédures comptables que nous
évoquerons dans nos applications sont
relatives aux projets de développement
urbains.

63
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

Ainsi, leurs particularités résultent du fait


qu'elles ne permettent pas de dégager un
résultat comptable, mais de rendre
compte aux bailleurs de fonds et au
maître d'ouvrage l'utilisation des fonds
mis à la disposition de l'entité
gestionnaire du projet.

64
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

L'efficacité de la comptabilité du projet


dépend de la qualité du plan comptable de
base. Le système comptable applicable
dans notre environnement est le Système
Comptable OHADA qui répond aux
mêmes principes comptables que sur le
plan international.

65
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (1/11)


Les huit plus un principes comptables
généralement reconnus par les normes
internationales et qui ont été repris par le
système comptable OHADA sont les
suivants:

66
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (2/11)


Le principe de prudence :
L'application de ce principe conduit à
constater en charges, dès leur
connaissance, les pertes éventuelles sur
les périodes à venir mais à ne pas prendre
en considération des gains potentiels à
réaliser sur les périodes à venir.

67
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (3/11)


La permanence des méthodes
L'application de ce principe permet la
comparabilité des états financiers annuels
successifs. Les changements de
méthodes doivent être identifiés, justifiés
et leur impact chiffré.

68
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (4/11)


Le principe d'intangibilité du bilan
d'ouverture
Ce principe se traduit par le fait que le
bilan d'ouverture d'un exercice doit
correspondre au bilan de clôture de
l'exercice précédent.

69
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (5/11)


La spécialisation des exercices
L'application de ce principe signifie que la
vie de l'entreprise étant découpée en
exercices à l'issue desquels sont publiés
des états financiers annuels, il faut
rattacher à chaque exercice tous les
produits et les charges qui le concernent.

70
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (6/11)


Le coût historique
Ce principe signifie qu'à leur date d'entrée
dans de patrimoine de l'entreprise, les
biens acquis à titre onéreux sont
enregistrés à leur coût d'acquisition, les
biens acquis à titre gratuit à leur valeur
vénale et les biens produits, à leur coût de
production.
71
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (7/11)


La continuité de l'exploitation
L'application de ce principe permet de
considérer que l'entreprise est
normalement en activité c’est-à-dire
comme devant continuer à fonctionner
dans un avenir raisonnablement
prévisible.

72
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (8/11)


Le principe de transparence
Les comptes doivent être arrêtés de
manière loyale, ce qui suppose une
présentation claire de l'information et dans
le cadre de la réglementation du Système
Comptable OHADA

73
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (9/11)


L’importance significative
L'application de ce principe doit permettre
un allègement de l'information sur des
éléments de faible importance, mais
également, un approfondissement de
cette information sur des évènements
majeurs.

74
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (10/11)


La prééminence de la réalité(économique)
sur l'apparence (juridique)
Ce principe conduit à donner dans les
états financiers, la priorité à la réalité
économique sur la forme ou l'apparence
juridique. Son application conduit, par
exemple à inscrire à l'actif des bilans des
utilisateurs, la valeur des biens pris en
75
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.1. Les principes comptables (11/11)


La prééminence de la réalité(économique)
sur l'apparence (juridique ) (suite)
en crédit-bail comme s'ils en étaient
propriétaires en dépit de l'apparence
juridique. Il faut noter que ce principe est
d'origine anglo-saxonne (substance over
form).Le système comptable OHADA retient
cinq applications de ce principe:
76
• - Crédit-bail
• - Contrat de concession
• - Clause de réserve de propriété
• -Personnel intérimaire
• -Effets escomptés non échus

77
• CAS SUR LES PRINCIPES
COMPTABLES

78
CORRIGE
• 1. Un litige en cours avec un client
concernant une livraison de l'année N
laisse présager le versement de
dommages et intérêts estimés par
l'avocat à 200 000.
• Principe de prudence : l'entreprise doit
tenir compte de la perte probable de
200 000 en comptabilisant une provision
pour litige.

79
• 2. La prime d'assurance annuelle de 180
000 payée le 1/09/N couvre la période du
1/09/N au 31/08/N+1.
• Principe d'indépendance des exercices
ou de spécialisation (séparation) des
exercices : la charge comptabilisée le
1/09/N se rapporte à hauteur de 8/12 à
l'exercice N+1. Une charge constatée
d'avance doit être constatée pour un
montant de 120000 (1 80 000 x 8/12).
80
• Le compte collectif «Fournisseurs»
laisse apparaître un solde global
créditeur de 956800, tenant compte de
comptes fournisseurs débiteurs pour
un montant total de 28700,
correspondant à des avoirs reçus non
encore imputés.

81
• Principe de la transparence et en
occurrence de la non-compensation: les
comptes fournisseurs débiteurs doivent
être présentés séparément à l'actif pour
un montant de 28 700, alors que les dettes
fournisseurs apparaîtront au passif pour
un montant de 928100 (956 800 - 28 700).
•  

82
• . L'entreprise a cautionné un prêt
bancaire de 19 600 000 accordé à l'un
de ses salariés.
• Principe de l'importance significative :
mention dans l'annexe en fonction du
caractère significatif de la caution eu
égard aux caractéristiques de l'entreprise.
•  

83
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


La structure du plan comptable est
basée sur celle du Système Comptable
OHADA. Certaines entités gestionnaires
du projet optent pour une séparation des
comptabilités notamment celle relative
au fonctionnement de l'entité elle-même,
et celle relative au projet.

84
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


En effet le plan comptable spécifique au
projet fait apparaître uniquement une
catégorie de comptes particuliers relatifs à
son activité.

85
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Outre les comptes que l'on retrouvera
dans le plan comptable général ou dans le
Système Comptable OHADA, nous
présenterons ci-après, les comptes
particuliers du projet qui sont de deux
catégories. Ceux émanant des comptes
de tiers et ceux qui émanent de la
comptabilité-budgétaire.
86
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


1.2.1. Les comptes spécifiques et leur fonctionnement

Les comptes de tiers et de trésorerie

On pourrait par exemple retrouver les


comptes de tiers suivants:

87
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


•Comptes 401xx Fournisseurs Travaux
Ces comptes enregistrent les factures ou
les décomptes introduites par les
entreprises travaux et les prestations de
services. Ils sont regroupés par type de
marchés. Les soldes de ces comptes
représentent les dettes effectives du projet

88
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 450xx Paiement en instance
Ces comptes sont classés par bailleur et
en dessous de chaque bailleur par crédit,
et en dessous de chaque crédit par
catégorie, Ils enregistrent les paiements
en instance auprès des bailleurs de fonds.

89
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les soldes de ces comptes sur la balance
générale des comptes représentent les
paiements en suspens auprès des
bailleurs de fonds et les paiements sur les
comptes spéciaux non encore demandés
en remboursement

90
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les soldes des paiements en instance
doivent être égaux à la somme cumulée
des demandes en cours de
réapprovisionnement et des paiements sur
le compte spécial en cours de
reconstitution. Ces comptes sont par
nature créditeurs.

91
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

• Comptes 460xx Avances de


démarrage
Ces comptes enregistrent les avances de
démarrage faites aux entreprises. Ils sont
classés par type de travaux. Les soldes de
ces comptes en comptabilité représentent
les montants des avances non encore
déduites des facturations des entreprises.
92
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

Ces comptes doivent être par nature


débiteurs. (II faut retenir qu'il s'agit des
avances accordées aux fournisseurs pour
des travaux).

93
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 462xx Pénalités
Ces comptes enregistrent les pénalités
calculées aux entreprises retardataires. Ils

sont classés par type de travaux, par


catégorie et par marché. Les soldes de
ces comptes représentent les pénalités
non encore apurées en comptabilité. Ces
94
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 465xx Retenues de garantie
Ces comptes enregistrent les retenues de
garantie calculées sur les factures des
entreprises et sont classés par type de
travaux, par catégorie et par marché. Les
soldes de ces comptes en comptabilité
représentent xx% des montants des
factures et sont par nature créditeurs.
95
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


•Comptes 466xx Paiement sur le
compte spécial
Ces comptes enregistrent les paiements
effectués sur le compte spécial et dont le
remboursement n'est pas encore
demandé. Ces comptes sont par nature
débiteurs

96
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


•Comptes 468 xx Demande de
réapprovisionnement du compte
spécial
Ces comptes enregistrent les demandes
de réapprovisionnement envoyées au
bailleur de fonds et qui ne sont pas encore
approuvées à la date de clôture de
l’exercice.
97
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


•Comptes 482xx Travaux
Les comptes travaux contiennent la
substance essentielle de la comptabilité
d'un maître d'ouvrage délégué. Ils
enregistrent les factures introduites en
comptabilité par les entreprises. Ils sont
classés par type de convention, par
catégorie et par marché.
98
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Ces comptes sont par nature débiteurs. Ils
fonctionnent comme les comptes de
charges dans une comptabilité régulière.

99
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


•Comptes 510xx Comptes
d'alimentation des bailleurs
Ces comptes permettent de gérer
cumulativement les W A (Withdrawal
Advice) des bailleurs de ronds. Ils
enregistrent les avis de décaissements
des bailleurs de fonds (WA ...).

100
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Ils sont classés par bailleur, par
convention, et par catégorie prévue dans
les accords de crédit. Les soldes de ces
comptes en comptabilité représentent
l'ensemble des décaissements effectués
par les bailleurs pour le compte du projet.
Ces comptes sont par nature créditeurs.

101
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

•Comptes 520xx Banques

Ils fonctionnent de la même façon que les


comptes financiers en comptabilité
régulière

102
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

• Comptes 580xx Comptes de virement


interne

Ils fonctionnent de la même façon que les


comptes financiers en comptabilité
régulière.

103
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

• Comptes 580xx Comptes de virement


interne

Ils fonctionnent de la même façon que les


comptes financiers en comptabilité
régulière.

104
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les comptes d’engagement
Il s'agit des comptes de la classe 9
préconisés par le Système Comptable
OHADA, qui permettent à une entreprise
d'enregistrer les engagements hors bilan.

105
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les engagements hors bilan représentent
les droits et les obligations de l'entreprise
dont les effets chiffrables sur le montant et
la consistance du patrimoine sont
subordonnés à la réalité de conditions ou
d'événements ultérieurs,
On retrouvera les différents comptes
suivants:
106
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 901xx Accord de crédit
Ils enregistrent les accords de crédit
valorisés sous une seule rubrique. Ces
comptes ne sont mouvementés au cours
du projet que lorsqu'il y a augmentation ou

diminution de crédit ou dans les cas les


plus fréquents de réallocation de crédit.
107
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Le solde de ces comptes sur la balance
générale représente le montant global du
crédit hormis les fluctuations de change.

108
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 905xx Crédits consommés
Ces comptes enregistrent les
consommations de crédit. Ils sont
mouvementés sur la base des contrats
(les marchés) signés avec les entreprises
de travaux et les prestataires de services.

109
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les soldes de ces comptes sur la balance
générale des comptes en un temps T
représentent les niveaux de
consommation des crédits catégorie par
catégorie.

110
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 911xx d’engagement /
bailleurs de fonds
Ils enregistrent les promesses de crédit
faites par les bailleurs de fonds catégorie
par catégorie. Ces comptes ne sont
mouvementés qu’en cas d’augmentation
ou de diminution du crédit ou de
réallocation de catégorie à catégorie.
111
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les soldes de ces comptes sur la balance
générale représente les montants globaux
des engagements des bailleurs envers le
projet.

112
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


• Comptes 915xx Crédit non décaissé
Ces comptes enregistrent les contrats
signés par l’Agence avec les entreprises
et permettent de suivre leur apurement
lors des facturations. Ils sont classés par
bailleur, par type de crédit, par catégorie
et par marché.

113
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Les soldes de ces comptes en
comptabilité représentent les montants
restants sur le contrat non encore facturés

114
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Dans le cadre du projet, les engagements
sont relatifs à la situation de l’Accord de
prêt. En effet, l’entité gestionnaire du
projet inscrit ces éléments en engagement
pour avoir un suivi de l’évolution du prêt.

115
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


Il faut noter qu’il ne s’agit pas de l’entité
d’un engagement réel vis-à-vis de la
Banque mais simplement la
matérialisation de la situation du prêt.
L’Accord de prêt est signé entre l’Etat et la
Banque.

116
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable


1.2.2. Les autres comptes

Le plan comptable du projet est basé sur


la structure du système comptable
OHADA. Ainsi, on retrouve les comptes de
la classe 1 à 9.

Les particularités sont les suivantes:


117
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

- Au niveau de la classe 1, on ne notera


pas le compte de capital social, par
contre le compte de subvention
d’équipement constitue le compte le plus
important et enregistre la part de
financement provenant, d’une part de
l’Etat, et d’autre part de la Banque
118
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

- Absence d’un compte de résultat. La


gestion du projet n'a pas pour finalité la
réalisation d'un résultat. Il n'apparaît donc
pas nécessaire que ce compte figure dans
le plan comptable du projet.

119
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

1. LE CADRE COMPTABLE APPLICABLE

1.2. Le plan comptable

En dehors donc des comptes spécifiques


énoncés plus haut, tous les autres
comptes fonctionnent de la même manière
que dans le plan comptable général.

120
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES

La comptabilisation des opérations du


projet est basée sur le principe comptable
de la partie double et selon les principes
comptables généralement admis sur le
plan international.

121
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques

Le système de comptabilisation présente


quelques particularités relatives à
certaines opérations spécifiques.

122
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.1. L’avance de démarrage
Il s'agit du dépôt initial comme nous
l'avons expliqué dans le premier module.
Cette opération doit être matérialisée
comptablement.

123
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.2. Contribution de l’Etat (1/3)
Il s'agit de la part de financement que
l'État doit apporter pour le bon
fonctionnement du projet. Lorsqu'un
Accord de prêt est signé entre la Banque
et l’Etat, il est défini un pourcentage de
contribution de chacune des parties pour
le financement du projet.
124
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.2. Contribution de l’Etat (2/3)
La comptabilisation de toutes opérations
effectuées par le biais de la contribution
de l'une des parties doit être faite de
manière à faire la distinction dans l'optique
d'une évaluation périodique. Cette
évaluation permet de s'assurer que
chaque partie respecte son engagement.
125
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.2. Contribution de l’Etat (3/3)
Dans notre environnement, l'on a souvent
constaté que l’Etat ne respecte pas
régulièrement cet aspect des clauses de
l'Accord. L'auditeur devra faire mention
de ce manquement.

126
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.3. Les subventions (1/6)
L'entité gestionnaire du projet n'a pas pour
objectif de réaliser les bénéfices. Son
activité ne lui permet pas de générer des
revenus. Son fonctionnement est financé
par les fonds provenant du prêt. Elle reçoit
des subventions pour le financement de
ses équipements propres et des
subventions pour son fonctionnement. 127
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.3. Les subventions (2/6)
On distinguera:
- les subventions d’équipement qui sont
relatives au financement des
immobilisations de l'entité. Le solde de
cette rubrique devra correspondre au
montant brut des immobilisations.

128
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.3. Les subventions (3/6)
- les subventions d'exploitation qui sont
relatives au financement de l'exploitation
de l'entité.

En ce qui concerne les subventions


d'équipement, elles suivent le même
traitement que celui préconisé par le plan
par le système comptable OHADA. 129
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.3. Les subventions (4/6)
Les subventions sont rapportées au
résultat d'une somme égale au montant de
la dotation aux comptes d'amortissement
des immobilisations acquises.

130
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.3. Les subventions (5/6)
De manière générale, on ne retrouve pas
dans les comptes de l'entité, les
immobilisations non amortissables, ainsi le
problème d'échelonnement des
subventions ne se pose pas.
Pour ce qui est des subventions
d'exploitation, une affectation directe au
résultat est effectuée. 131
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.3. Les subventions (6/6)
A chaque opération relative aux
subventions, il faut toujours faire
apparaître la contribution relative à
chaque partie prenante, à savoir l'État et
la Banque.

132
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.4. Les immobilisations (1/6)
II faut distinguer les immobilisations
affectées directement au projet et celles
relatives au fonctionnement de l’entité
gestionnaire du projet.

133
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.4. Les immobilisations (2/6)
En effet, la deuxième catégorie évoquée
ci-dessus figure au bilan de l'entité; alors
que la première catégorie est relative aux
dépenses réelles du projet et ne figure
pas au bilan de l'entité gestionnaire du
projet.

134
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.4. Les immobilisations (3/6)
Certaines entités préfèrent faire
apparaître dans leur bilan, les deux
catégories d'immobilisations et ne font
subir les amortissements qu'à celles
utilisées dans le cadre de son activité. La
mention des autres immobilisations au
bilan ne permettrait qu'un suivi comptable.
135
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.4. Les immobilisations (4/6)
Il est souhaitable à notre avis que les
immobilisations affectées directement au
projet ne soient pas mentionnées dans le
bilan de l'entité. Le contrôle de leur
existence s'effectue à travers le contrôle
des dépenses éligibles relatives au projet.

136
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.4. Les immobilisations (5/6)
Il convient toutefois de matérialiser leur
suivi comptable par la mise en place d'un
fichier des immobilisations achetées dans
le cadre du projet.

137
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.4. Les immobilisations (6/6)
A la fin du projet, un inventaire sur la base
de ce fichier peut permettre d'évaluer la
viabilité du projet ou son efficacité par
rapport aux objectifs préalablement fixés.

138
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.5. Les paiements sur le compte spécial (1/5)
Les paiements sur le compte spécial
concernent principalement les factures
des fournisseurs, entrepreneurs et
consultants, en contrepartie des
fournitures livrées, travaux ou prestations
effectués.
Les dépenses doivent être préalablement
approuvées par la Banque. 139
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.5. Les paiements sur le compte spécial (2/5)
La procédure comptable applicable est de
type classique, et ceci en fonction de la
destination et de la nature de la dépense.
Les opérations sont enregistrées selon un
ordre chronologique et ventilées par
catégorie de dépenses telle que stipulé
dans l'Accord de prêt.
140
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.5. Les paiements sur le compte spécial (3/5)
Par ailleurs, pour les paiements aux
fournisseurs et consultants étrangers
établis hors du pays concerné et qui n'ont
pas de domiciliation bancaire, il leur est
effectué un paiement direct. Ces
paiements ne transitent pas sur le compte
spécial.
141
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.5. Les paiements sur le compte spécial (4/5)
Les demandes de règlement direct par
prélèvement sur le compte de crédit
devront représenter au moins
l'équivalent de 50.000 dollars des Etats-
Unis (environ 25.000.000 F CFA)pour les
contrats des consultants indépendants.

142
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.5. Les paiements sur le compte spécial (5/5)
Le montant est de 100.000 dollars
(environ 50.000.000 F CFA) des Etats-
Unis pour les contrats de bureau
d’études, d’achats de biens, de véhicules
et de travaux de génie-civil.

143
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.6. Les demandes de remboursement de fonds (1/2)
Les demandes de remboursement de
fonds doivent faire l'objet d'un traitement
comptable spécifique.

144
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.1. Les opérations spécifiques
2.1.6. Les demandes de remboursement de fonds (2/2)
La comptabilisation de cette demande doit
permettre de suivre toutes les demandes
émises en remboursement de fonds et
surtout être utilisée pour la reconstitution
du compte spécial et du dépôt initial.

145
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.2. Les techniques de comptabilisation

SCHEMA DE COMPTABILISATION DE
QUELQUES OPERATIONS SPECIFIQUES

PROJET DE CONSTRUCTION DE VOIES


ROUTIERES AU MALI.

146
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.2. Les techniques de comptabilisation

La Banque Mondiale finance des


projets de construction de voies
routières au MALI dans le cadre des
projets CVR-MALI (Construction de
Voies Routières au MALI). L’Accord de
crédit est signé entre le représentant de
la Banque en MALI et le responsable
du projet.
147
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.2. Les techniques de comptabilisation
2.2.1. Les opérations à enregistrées dans la
comptabilité budgétaire

148
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.1.1. Enregistrement de l’Accord de crédit


*Support d’écriture
Accord de crédit signé par les personnes autorisées
*Ecriture type
           

90111
1   Crédit CVR 01-CI Catégorie 1 A X
90111
2   Crédit CVR 01-CI Catégorie 1 B X
911111 Cpte d’engagement CVR 01-CI Cat.1A X
  911112 Cpte d’engagement CVR 01-CI Cat.1B X
(Suivant Accord de crédit signé le xx/xx/xx )
 

*journal concerné: journal budgétaire


     

149
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.1.2. Engagement sur le crédit (Passation des marchés)


*Support d’écriture requis
- Copie du contrat signé (copie première page)
- Bon de commande
*Ecriture type
           

905111   Crédit CRV01-CI Catégorie 1 A X


905112   Crédit CRV02-CI Catégorie 1 B X
915111xx ENTTP/marché N°xx/AGEROUTE/du … X
  915111xx SCI/marché N°xx/AGEROUTE/du … X
(Suivant copie de contrat ci-contre )
       

*journal concerné: journal des engagements 150


Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.1.3. Apurement des engagements (facturation des


*Supportcontrats)
d’écriture requis
- Factures fournisseurs / Mémoire de facturation
- Procès-verbaux de finition ou d’avancement de travaux
*Ecriture type
           

915111xx   ENTTP/marché N°xx/AGETUR/du xx/xx/xx X


915111xx   SCI/marché N°xx/AGETUR/du xx/xx/xx X
905111 Crédit CVR CI-Cat.1A X
  905112 Crédit CVR CI-Cat.1B X
(Apurement des engagements suivant factures
fournisseurs jointes )
       

*journal concerné: journal des engagements 151


Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES


2.2. Les opérations spécifiques
2.2.2. Les opérations à enregistrer dans la comptabilité
générale

152
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.1. Avance de démarrage(dépôt initial sur le compte


*Support spécial)
d’écriture requis
- Avis de crédit de la banque locale
- Withdrawal Advice (WA) de la Banque Mondiale
*Ecriture type
           

520100   Banque locale BNI X


51010xx Compte courant CVR MALI Cat.xx X
(Suivant avis de crédit)
       

*journal concerné: journal de banque (XXX)


153
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.2. Enregistrement factures travaux


Exemple d’une facture relative aux travaux de
construction de routes.
* Au débit

           

482xx   Travaux Autoroute du Nord X

482xx Travaux Route du Sud X

       

154
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.2. Enregistrement factures travaux

*Au crédit
       

401xx Fournisseur SCI/marché N°xx/AGETUR/du xx/xx/xx x


401xx Fournisseur ENTTP/marché N°xx/AGETUR/du xx/xx/xx x
460xx Avance de démarrage /SCI/marché N°xx/AGETUR du… x
460xx Avance de démarrage /ENTTP/marché N°xx/AGETUR du… x
465xx Retenue de garantie /SCI/marché N°xx/AGETUR du… x
465xx Retenue de garantie /SOTEC/marché N°xx/AGETUR du… x

(Constatation des travaux suivant facture N°xx du …)


       

155
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.2. Enregistrement factures travaux

*Pour les pénalités de retard

       

401xx   Fournisseur SCI/marché N°xx/AGETUR/du... X


401xx   Fournisseur ENTTP/marché N°xx/AGETUR/du... X
462xx Pénalité SCI/marché N°xx/AGETUR du …
  462xx Pénalité ENTTP/marché N°xx/AGETUR du..
(Suivant procès-verbal de constatation des
pénalités de retard )
       

156
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES

2.2.2.2 Enregistrement factures travaux

Ces pénalités de retard sont relatives au


respect du délai de démarrage ou de finition
des travaux selon les clauses de contrat avec
un fournisseur.

N.B. : Pour les factures établies en devises , la


procédure suivante doit être épuisée avant la
comptabilisation des factures:
157
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2. LES TECHNIQUES COMPTABLES

2.2.2.2 Enregistrement factures travaux

- identifier la date d'élaboration de la facture,


- Rechercher le cours de la devise concernée à cette
date,
- s'adresser à la banque locale pour obtenir les taux
de change,
- multiplier ce taux par le montant en devise,
-passer l'écriture comptable qui s'impose.

*journal concerné: journal des opérations diverses 158


Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.3. Enregistrement des factures en instance de règlement


*Support d’écriture
Factures fournisseurs
*Ecriture type
           

401x   Fournisseur Sté Construct. Ivoir (SCI) X


401x   Fournisseur ENTTP X
4501 Facture en instance de paiement CVR cat xx X
  4509 Facture en instance de paiement CIV. X
(Suivant factures fournisseurs)
       

*journal concerné: journal des opérations diverses


159
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.4. Paiement des factures en instance de paiement sur le


compte spécial
*Support d’écriture
Factures fournisseurs
Fiche d’écriture approuvée par le chef comptable.
*Ecriture type (journal de banque)
           

4661 Paiement sur le compte spécial (CVR) X


4669   Paiement sur le compte du projet CIV X
5201 Banque XX compte spécial X
  5209 Banque compte spécial CIV X
(suivant demande de réapprovisionnement)
       

160
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.5. Paiement et envoi des demandes de réapprovisionnement

*Support d’écriture
Demande de réapprovisionnement
Pièces justificatives envoyées au bailleur
*Ecriture type (journal de banque)
           

Demande de réapprovisionnement cpte


4681x
spécial X
Demande de réapprovisionnement cpte du
4689x
  projet X
4661x Paiement sur le compte spécial X
  4669x Paiement sur le compte du projet X
(suivant demande de réapprovisionnement)
       

161
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.6. Enregistrement de l’accord de réapprovisionnement(1/3)

Deux types d'écritures sont à passer aux différentes dates


suivantes:
- Date de réception du Withdrawal Advice (WA) du bailleur
- Date de réception d'avis de virement sur le compte du
projet (du Trésor Malien).

162
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.6. Enregistrement de l’accord de réapprovisionnement(2/3)

*Ecriture type (journal des opérations diverses)


           

5801 Virement interne compte spécial X


5802   Virement interne compte projet X
Demande de réapprovisionnement
4681x cpte spécial X
Demande de réapprovisionnement
4689x
  cpte spécial X
(suivant WA (Withdrawal Advice ) )
       

163
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.6. Enregistrement de l’accord de réapprovisionnement(3/3)


Réception de l'avis de crédit de la banque locale
*Support d’écriture
Avis de crédit
*Ecriture type (journal banque)
           

5201 Banque xx compte spécial X


5209   Banque projet X
5801 Virement interne compte spécial X
  5801 Virement interne compte projet X

     
(Suivant avis de crédit )
 

164
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.7. Reconstitution du compte spécial(1/2)


*Support d’écriture
WA de paiement
*Ecriture type (journal des opérations diverses)
           

4501x Factures en instance de paiement X


Factures en instance de paiement
5209x   (contrepartie de l’ETAT) X

482x Frais sur travaux X


5101x Compte courant du bailleur X
  5109x Compte courant (contrepartie) X
(Suivant avis WA)
       
165
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.7. Reconstitution du compte spécial(2/2)


*Support d’écriture
WA de paiement
*Ecriture type (journal des opérations diverses)
           

4501x Factures en instance de paiement X


Factures en instance de paiement
5209x X
  (contrepartie de l’ETAT)
482x Frais sur travaux X
5101x Compte courant du bailleur X
  5109x Compte courant (contrepartie) X

     
(Suivant avis WA)
 

166
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.8. enregistrement des paiements directs(1/2)

L'écriture comptable demeure la même que


celles des factures payées sur le compte
spécial. II convient de remarquer tout de même
que pour des factures établies en devises, la
procédure suivante doit être préalable à toute
opération de comptabilisation:

167
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.8. enregistrement des paiements directs(2/2)

-Avis de paiement du trésor (W A de CIV)


-identifier la date d'établissement de la facture

-Chercher le cours de la devise de facturation


pour ce jour
-Multiplier ce taux par le montant de la facture
-Procéder à la comptabilisation. 168
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.9. Opérations courantes(1/3)

Pour ces opérations, on retrouve par exemple


l'acquisition d'une immobilisation, ainsi, on aura l'écriture
suivante:

           

24xxx Immobilisation X

141xxx Subvention d’équipement X


       

169
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.9. Opérations courantes(2/3)

La facture du fournisseur sera enregistrée


suivant la procédure décrite sur la diapo
précédente. Dans le cadre de la gestion du
projet. Le financement de toutes les dépenses
provient du crédit initial.

170
Module 2: PROCEDURES COMPTABLES

2.2.2.9. Opérations courantes(3/3)

Pour la part relative aux dépenses de


fonctionnement, l’écriture suivante est enregistrée:
           

Banque (compte fonctionnement) X


Subvention d’exploitation X
       

Ensuite l'écriture de demande de remboursement


de fonds est passée.
171
• CAS 2: Traduction comptable des
opérations spécifiques liées à un
projet

172
CONCLUSION

173
CONCLUSION(1/2)

La prise de connaissance du cadre


fonctionnel d'un projet est un préalable
indispensable pour l'auditeur. C'est à l'issue
de cette phase que l'auditeur doit évaluer
l'étendue de sa mission, évaluer les
différents risques et élaborer son
programme de travail.
174
CONCLUSION(2/2)

Les diligences à mettre en œuvre doivent


répondre aux normes généralement
reconnues sur le plan international. L'audit
des projets doit répondre aux mêmes
exigences telles que le préconise la
Banque.
RETOUR AU SOMMAIRE
175
MODULE III:

APPROCHE METHODOLOGIQUE
DE L’EVALUATION DU
CONTRÔLE INTERNE

Page 176
SOMMAIRE
I- EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE
A. DEFINITION ET OBJECTIFS
B. DÉCOUPAGE DES CYCLES DU PROJET
1. Le cycle des dépenses et des
investissements
2. Le cycle des mobilisations des
ressources
3. Le cycle des informations financières et
comptables du projet

Page 177
II-LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET
A.DIAGNOSTIC ET APPROCHE TECHNIQUE
DES CYCLES
B.LE RAPPORT DE RECOMMANDATIONS
1. Etablissement et contenu
2. Lien avec les autres rapports

Page 178
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Page 179
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

Page 180
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

DEFINITION ET OBJECTIFS(1/6)

Page 181
DEFINITION ET OBJECTIFS(2/6)

Page 182
DEFINITION ET OBJECTIFS(3/6)

Page 183
DEFINITION ET OBJECTIFS(4/6)

Page 184
DEFINITION ET OBJECTIFS(5/6)

Page 185
DEFINITION ET OBJECTIFS(6/6)

Page 186
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

DECOUPAGE DES CYCLES DU PROJET

Page 187
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

LE CYCLE DES DÉPENSES ET DES INVESTISSEMENTS

Page 188
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

LE CYCLE DES DÉPENSES ET DES INVESTISSEMENTS

Page 189
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

LE CYCLE DES MOBILISATIONS DES RESSOURCES

Page 190
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

LE CYCLE DES MOBILISATIONS DES RESSOURCES

Page 191
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

LE CYCLE DES INFORMATIONS FINANCIÈRES ET


COMPTABLES DU PROJET

Page 192
EVALUATION DU CONTRÔLE INTERNE

LE CYCLE DES INFORMATIONS FINANCIÈRES ET


COMPTABLES DU PROJET

Page 193
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES CYCLES DU PROJET

La revue de procédures étant l'une des phases les


plus importantes d'une mission d'audit, l'auditeur
doit nécessairement opérer un diagnostic qui puisse
lui permettre d'aborder sa mission avec efficacité.
Par ailleurs, une revue de procédures contribue à
l'amélioration des procédures de contrôle interne.
C'est à l'issue de celle-ci qu'un rapport de
recommandations est élaboré.

Page 194
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux cycles Diagnostic à opérer Approche technique


d'opérations

1.Programme/ Les procédures mises en Revue des méthodes et


Budgétisation du place assurent-elles un suivi système de planification
correct de l'exécution des du Projet, et d'analyse de
projet programmes du projet, plus l'avancement technique
précisément les dépenses (paramètres propres à
peuvent elles rapidement être chaque sous-programme).
rattachées à la catégorie de
dépenses concernée ?

Les engagements de
dépenses du Projet sont-ils Revue des procédures de
identifiés en totalité et suivi des dépenses
correctement reportés dans engagées (marchés) par
les situations établies ? composante du Projet.
Page 195
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux cycles Diagnostic à opérer Approche technique


d'opérations

Sélection des • que les factures • Revue des procédures


fournisseurs, correspondent à des générales d'appel d'offres et
prestations ou des de sélection des
contrôle de livraisons effectives des contractants.
l'avancement des fournisseurs et que ces • Sélection de marchés passés,
travaux, règlement livraisons concernent pour une revue approfondie
des fournisseurs et effectivement le Projet? de l'application des
contrôle de la • que seules les factures procédures.
contrôlées et approuvées • Vérification du suivi des
gestion du font l'objet d'un clauses spécifiques imposées
personnel et de la règlement? par le manuel de procédures
paie techniques de la Banque en
matière de passation de
marchés. Page 196
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux cycles Diagnostic à opérer Approche technique


d'opérations

Sélection des Les procédures mises en • Revue des méthodes et système


fournisseurs, place garantissent-elles: de procédures afférentes au
contrôle de contrôle des prestations des
l'avancement des •que la sélection des fournisseurs, d'établissement
travaux, règlement fournisseurs est effectuée des décomptes et d'approbation
des fournisseurs et conformément aux des situations de travaux.
contrôle de la critères fixés par la Contrôle par sondages de
gestion du personnel Banque? l'application des procédures.
et de la paie •que les factures des • Contrôle du suivi administratif
fournisseurs sont des documents justificatifs
correctement contrôlées (factures, situation. bons de
et comptabilisées? commande ou contrat, bons de
livraison, PV de réception de
travaux ... )
Page 197
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux Diagnostic à opérer Approche technique


cycles
d'opérations

Sélection des Ces procédures assurent-elles: • Vérification du


fournisseurs, •un contrôle satisfaisant sur les respect des
contrôle de composantes des coûts salariaux procédures de
l'avancement des (perdiem, heures , supplémentaires) ? contrôle établies et
travaux, •que seuls les coûts salariaux tests (par sondages)
règlement des préalablement approuvés sont réglés et du bien fondé des
fournisseurs et exhaustivement enregistrés? paiements effectués.
contrôle de la que tous les coûts salariaux sont • Revue et
gestion du rapidement et exhaustivement appréciation du
personnel et de enregistrés? mode de gestion et
la paie que les dossiers du personnel sont de tenue des dossiers
correctement tenus et mis à jour ? du personnel
Page 198
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux Diagnostic à opérer Approche technique


cycles
d'opérations

Enregistrement • Les systèmes de saisie • Revue des


des dépenses du permettent-ils de garantir un caractéristiques des
Projet enregistrement exhaustif et fiable procédures relatives à
des différentes.catégories de l'enregistrement des
dépenses du Projet? dépenses du Projet, des
• Le degré de finesse de la saisie bordereaux de règlement.
permet-il une comparaison • Examen des procédures
effective entre budgets et en vigueur pour le suivi
réalisation? administratif des
documents de règlement
des fournisseurs.

Page 199
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux Diagnostic à opérer Approche technique


cycles
d'opérations

CYCLE DE LA
MOBILISATION
DES
RESSOURCES • Revue des procédures
appliquées par les
1. Prise en charge
des règlements des • Les procédures en vigueur services compétents.
fournisseurs permettent-elles de régler • Contrôle (par sondage)
rapidement les fournisseurs? de l'application des
procédures et des
méthodes de suivi
administratif.

Page 200
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux Diagnostic à opérer Approche technique


cycles
d'opérations
CYCLE DE LA
MOBILISATION
DES • Les procédures et système de • Contrôle, par sondages,
RESSOURCES
SUIVI en vigueur permettent-ils des procédures de
2.Enregistrement
un enregistrement rapide et règlement des
des mobilisations fiable des ressources mobilisées fournisseurs et
des ressources des auprès de la Banque? d'enregistrement des
situations • Les retours d'informations de mobilisations.
périodiques avec le l'organisme de financement • Entretiens avec les
bailleur de fonds permettent-ils un suivi adéquat responsables et agents
des demandes effectivement des services concernés.
imputées? • Contrôle des procédures
• Un suivi en devises est-il appliquées.
régulièrement effectué?
Page 201
LES TECHNIQUES D’APPRECIATION DES
CYCLES DU PROJET

Principaux Diagnostic à opérer Approche technique


cycles
d'opérations
CYCLE DE LA
MOBILISATION
DES • Les procédures relatives au • Contrôle du
RESSOURCES
fonctionnement des comptes du fonctionnement des
2.Enregistrement
Projet sont-elles suivies? comptes du Projet.
des mobilisations • Les procédures de • Examen des procédures
des ressources des fonctionnement des comptes du de préparation
situations Projet permettent-elles de d'informations de
périodiques avec le s'assurer que tous les fonds sur synthèse (rapports
bailleur de fonds les comptes bancaires sont d'activités).
correctement enregistrés et
reportés?

Page 202
LE RAPPORT DE RECOMMANDATIONS

Etablissement et contenu
Etablissement du rapport

Ce rapport permet aux responsables des organismes


gestionnaires des projets, d'améliorer leur gestion. Son
élaboration n'est pas obligatoire mais il est d'une
importance pour le responsable de l'organisme comme
pour l’auditeur externe.

Page 203
Etablissement et contenu
Etablissement du rapport

Il est constitué des observations faites lors de la revue


des procédures, Il fait apparaître les dysfonctionnements
observés dans le domaine du contrôle interne, car son
objectif est d'apporter des améliorations dans la
protection du patrimoine de l'entité gestionnaire du
projet.

Page 204
Etablissement et contenu
Etablissement du rapport

Lorsque l'auditeur constate les défaillances dans le


système de contrôle interne ou dans les procédures du
projet. il les intègre dans le rapport et cette constatation
donnera lieu à une recommandation qui peut par
exemple concerner une mission relative à la mise en
place d'une comptabilité analytique ou la formation du
personnel dans des domaines spécifiques.

Page 205
Etablissement et contenu
Etablissement du rapport

Lorsque l'auditeur constate les défaillances dans le


système de contrôle interne ou dans les procédures du
projet. il les intègre dans le rapport et cette constatation
donnera lieu à une recommandation qui peut par
exemple concerner une mission relative à la mise en
place d'une comptabilité analytique ou la formation du
personnel dans des domaines spécifiques.

Page 206
Etablissement et contenu
Contenu du rapport

La structure du rapport est présentée de manière à faire


apparaître les points de dysfonctionnement qui ont été
relevés, et chaque point sera généralement structuré en
quatre parties selon la subdivision suivante:
•Constatation: ce volet décrit le dysfonctionnement qui
a été relevé de manière précise, afin d'attirer l'attention
des responsables sur l'existant.

Page 207
Etablissement et contenu
Contenu du rapport

• Conséquences: Cette partie présente l'impact des


dysfonctionnements constatés sur l'ensemble des
procédures des objectifs ou des états financiers de la
structure.
• Recommandations: C’est la partie qui propose des
solutions conduisant à résoudre les problèmes
soulevés dans les parties précédentes.

Page 208
Etablissement et contenu
Contenu du rapport

• Responsabilité de mise en application: Cette section


présente les départements ou responsables concernés
par la mise en application de la recommandation.
• Degré d'urgence: Ce dernier volet précise l'urgence
nécessaire à corriger le dysfonctionnement constaté.

Page 209
Etablissement et contenu
Contenu du rapport

• Responsabilité de mise en application: Cette section


présente les départements ou responsables concernés
par la mise en application de la recommandation.
• Degré d'urgence: Ce dernier volet précise l'urgence
nécessaire à corriger le dysfonctionnement constaté.

Page 210
Lien avec les autres rapports

Le rapport de recommandations ne fait pas apparaître


un lien direct avec les autres rapports, Toutefois. les
points soulevés lors de l'audit des comptes mais ne
présentant pas un caractère spécifique sont mentionnés
dans le rapport de recommandations.
Ce rapport apparait comme une synthèse
complémentaire de tous les points relevés lors de la
mission d-audit et qui n'ont pas été mentionnés dans les
autres rapports.

Page 211
Lien avec les autres rapports

Il ne présente pas la même structure qu'un rapport


d'audit, puisqu'il ne fait pas mention d'une partie
réservé à l’opinion de l'auditeur. Il sert uniquement à
apporter des améliorations au système de contrôle
interne. et par conséquent, la qualité de l'information
financière.

RETOUR AU SOMMAIRE
Page 212
MODULE IV :
CONTROLES SPECIFIQUES DANS LE
CADRE DE L'AUDIT DES PROJETS
SOMMAIRE

LE COMPTE SPÉCIAL
1. Définition et objectifs

2. Fonctionnement

3. Techniques de contrôles

4. Rapport sur le compte spécial

LE RELEVE DES DEPENSES


1. Définition et objectifs d'audit

2.Contrôles à effectuer

3.ETATS DU PROJET
Lors d'une mission d'audit il apparaît
évident qu'après avoir effectué une revue
complète des procédures. Il est nécessaire
de définir une démarche pour la révision
des comptes proprement dite.

Après la phase de la revue des procédures,


un programme de travail est rédigé par
l'auditeur pour chaque catégorie de
compte.
Dans le cadre de l'audit des projets, on
retrouve les techniques traditionnelles de
révisions des comptes, notamment la mise
en œuvre des tests de détail.
Au-delà des contrôles généralement
opérés, l'auditeur est tenu d'effectuer
certains contrôles spécifiques exigés par la
Banque.
LES ELEMENTS SPECIFIQUES

L'audit d’un projet financé par la Banque


Mondiale présente certaines
caractéristiques. Il existe dans ce
contexte des éléments spécifiques que la
banque exige, et que l'auditeur doit
nécessairement contrôler. Ces éléments
représentent en principe le fonctionnement
du projet.

 LE COMPTE SPECIAL
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(1/15)

Le respect des exigences de la Banque


Mondiale en matière de l'audit des projets
doit passer par la mise en œuvre de
diligences adaptées au contexte. C'est
pourquoi l'auditeur doit nécessairement
avoir une connaissance très profonde des
exigences de la Banque.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(2/15)

Il doit surtout prendre connaissance de


toute la documentation qui a trait au projet
pour mieux appréhender le fonctionnement
du compte spécial.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(3/15)

A la lumière des entretiens et des documents


dont il aura pris connaissance, l'auditeur devra
élaborer un programme de travail adapté au
compte spécial. Il faut toutefois, noter que le
compte spécial est au premier chef, un compte
bancaire, et c'est pourquoi l'auditeur doit au
préalable mettre en application le programme de
travail relatif aux comptes de trésorerie dans le
cadre d'un audit traditionnel.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(4/15)

Ainsi, il devra préalablement effectuer les


opérations suivantes:
circulariser la banque commerciale dans
laquelle le compte a été ouvert, s'assurer
que les états de rapprochement sont
régulièrement élaborés,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(5/15)

 comparer le solde du compte banque dans


la comptabilité à celui du relevé bancaire,
pointer les éléments non enregistrés par
la banque au grand-livre avant clôture et
au relevé bancaire subséquent.
 relever les éléments non enregistrés par
l'organisme de gestion du projet en
fonction du relevé bancaire, et s'assurer
de la régularité des montants,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(6/15)

 releverles règlements fournisseurs ou


autres tiers en transit avec les états de
rapprochement des fournisseurs ou des
tiers concernés.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(7/15)

Par ailleurs, le compte spécial répond en


réalité aux caractéristiques du tableau de
financement selon les exigences de la
Banque. L'auditeur doit s'assurer que
toutes les dépenses effectuées à partir de
ce compte sont des dépenses éligibles
comme le prévoit l‘accord de prêt.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(8/15)

Le travail effectué par l'auditeur doit permettre


de s'assurer de la provenance des ressources qui
ont permis d'alimenter le compte et de la
destination des dépenses qui ont été effectuées
avec celles-ci.

En effet, l' auditeur devra au préalable


effectuer une circularisation de la Banque
Mondiale dans le but d'obtenir les informations
suivantes:
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(9/15)

le montant global de l‘accord de crédit.


le montant alloué à l'organisme de gestion
du projet,
le montant cumulé des décaissements
accordés à l'organisme de gestion du
projet (catégorie par catégorie).
la situation récapitulative des Demandes
de Remboursement de Fonds de l'exercice
audité.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(10/15)

la situation récapitulative des


remboursements honorés au cours de
l'exercice audité, la situation cumulée des
remboursements honorés depuis le
démarrage du projet jusqu'à la fin de
l'année de l'exercice audité.
la situation cumulée des remboursements
non encore honorés et les rejets au 31
décembre.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(11/15)

la situation des Demandes de Paiement


direct honorées au cours de l'exercice
audité et celles non encore payées aux
fournisseurs au 31 décembre,

Sur la base de ces informations, l'auditeur


pourra établir un programme de travail qui
sera exécuté par un collaborateur
expérimenté.
Ce programme pourrait se présenter ainsi:
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(12/15)

 obtention d'un état récapitulatif des


Demandes de Remboursement de Fonds
présentées au cours de l'exercice audité,
 identification des Demandes de
Remboursement de Fonds reçues et
assurance de leur comptabilisation
 identification des dépenses par catégorie
et assurance qu'elles sont réelles,
éligibles et cadrent bien avec l'activité
du projet,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(13/15)

 obtention des relevés bancaires du


compte spécial, et pointage des
Demandes de Remboursement de Fonds
avec l'état récapitulatif de ces demandes
pour identifier les ressources qui ont
transité par le compte.
 contrôle spécifique du dernier
rapprochement bancaire,
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(14/15)

 identification des Demandes de


Remboursement de Fonds non honorées
par la Banque Mondiale, et s'assurer
qu'elles correspondent à des dépenses
réelles et éligibles,
 exploitation de la réponse donnée par la
Banque Mondiale et la banque
commerciale lors de la circularisation.
TECHNIQUES DE CONTRÔLES
Les diligences à mettre en œuvre(15/15)

Le solde du compte spécial à la clôture doit


correspondre à celui figurant au bilan.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(1/10)

Le rapport sur le compte spécial est relatif à


l'expression d'une opinion de l'auditeur sur
l'exactitude et l'éligibilité des dépenses
prévues dans les Accords de prêts.
La présentation de ce rapport est similaire à
celle d'un rapport d'audit classique. C'est
l’expression de l’opinion de l'auditeur qui se
dégage dans ce rapport et des notes relatives
au tableau des Emplois/Ressources.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(2/10)

« Dans le cadre de notre examen des états


financiers du projet ... pour l'exercice clos
le 31 décembre …,nous avons procédé à
l'examen des relevés des ressources et
emplois de fonds du compte spécial ci-
joints, établis par X (l'organisme de
gestion du projet) en respect des
dispositions de l'Accord de prêt n° ...
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu(3/10)

Nous avons également procédé à la


reconstitution de l'avance de démarrage
mis en place en raison des dispositions de
l’Accord de prêts précité.
Nos diligences ont été effectuées selon les
normes d'audit internationales, qui
prévoient que notre audit soit planifié et
effectuées de manière à obtenir
l'assurance raisonnable que les comptes ne
sont pas entachés d'inexactitude
significative.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (4/10)

Un audit comprend l'examen...


Nous estimons que nos diligences étayent
de façon raisonnable notre opinion »
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (5/10)

Cette partie correspond à l'introduction du


rapport qui permet de situer le lecteur sur
les travaux qui ont été effectués. Elle lui
permet de se faire une idée de la démarche
et surtout des diligences qui lui ont été
mises en œuvre.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (6/10)

Après cette présentation introductive de


la mission et la manière dont elle s'est
déroulée, l'auditeur exprimera son opinion
dans la deuxième partie du rapport. La
structure préconisée pour la Banque est la
suivante:
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (7/10)

« A notre avis, l‘ensemble des opérations


mentionnées sur les états ci-joints
présente de manière régulière et sincère
les ressources et emplois de fonds du
compte spécial évoqué ci-avant au 31
décembre ..
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (8/10)

Les dépenses effectuées et demandées en


remboursement ou non ont été engagées
suivant les procédures contenues dans la
lettre d'Accord.
Les procédures de passation des marchés et le
choix des consultants ont été conformes aux
dispositions de la lettre d’accord de Crédit, et
les avis de non-objection de la Banque ont
toujours été requis avant la signature des
contrats »
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (9/10)

II faut retenir que notre exemple présente


une opinion sans réserves. De même que le
rapport d'audit traditionnel, l'auditeur peut
émettre des réserves et refuser de
certifier les comptes spéciaux, Ceci
dépendra du degré d'incidence de la réserve
sur le tableau des emplois et des ressources.
II ressort également de cet exemple que le
respect des procédures est un élément
important du travail de l‘auditeur, puisqu'il
doit le mentionner dans son rapport.
Rapport sur le compte spécial
Etablissement et contenu (10/10)

II ressort également de cet exemple que


le respect des procédures est un élément
important du travail de l‘auditeur, puisqu'il
doit le mentionner dans son rapport.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(1/5)

Le rapport sur le compte spécial ne


présente pas un lien direct apparent avec
le rapport d'audit. L'élément fondamental
que l'on peut relever, est le compte spécial
proprement dit. Nous avons expliqué plus
haut que le compte spécial est un compte
bancaire ouvert dans une banque
commerciale de la place.
On retrouve ce même compte parmi les
comptes de bilan qui seront évoqués dans le
rapport d'audit.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(2/5)

En outre, l’auditeur doit exprimer une


opinion sur les états financiers dans le
rapport d'audit. l'auditeur exprimera son
opinion une seconde fois dans le rapport
sur le compte spécial, concernant les
éléments figurant déjà dans le rapport
d'audit.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(3/5)

De manière générale, si le compte spécial


de banque est entaché d'irrégularité ou
d'inexactitude, on retrouvera dans le
rapport d'audit comme dans le rapport sur
le compte spécial, une réserve identique.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(4/5)

En effet, si l'irrégularité peut avoir un


impact qui n'est pas très significatif sur
les états financiers en général, l'auditeur
peut dans le rapport d'audit émettre une
réserve mais ne pas refuser de certifier
les comptes, Par contre, dans le rapport
sur le compte spécial, il doit évoquer un
refus de certifier dans la mesure où seul le
compte banque est concerné.
Rapport sur le compte spécial
Lien avec le rapport d'audit(5/5)

Par ailleurs, lorsque la procédure


préconisée dans l'Accord de Crédit, est
entachée d'irrégularité, l'auditeur ne fera
pas mention dans le rapport d'audit.
Toutefois, ce dysfonctionnement de la
procédure peut faire l'objet d'une réserve
dans le rapport sur le compte spécial.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(1/3)

Le relevé des dépenses doit correspondre


aux postes de dépenses prévus par les
Accords de prêt. Ainsi, la procédure des
relevés de dépenses simplifie et accélère
les décaissements des prêts parce qu'elle
dispense le personnel de la Banque de
vérifier, avant toute autorisation de
retrait, les pièces justifiant de
nombreuses petites dépenses.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(2/3)

En effet, la Banque exige que l'organisme


de gestion de projet ne puisse utiliser des
relevés de dépenses que si au préalable,
des mesures satisfaisantes sont prises
pour en assurer le contrôle par un auditeur
externe. Ainsi, il est tout à fait évident
que l'auditeur puisse s' assurer de
l'existence des relevés des dépenses et
effectuer les contrôles nécessaires.
LE RELEVE DES DEPENSES
Définition et objectifs d'audit(3/3)

Dans la réalité, les relevés de dépenses


sont généralement intégrés aux Demandes
de Remboursement de Fonds, ceci pour
justifier les dépenses effectivement
exécutées et pouvoir bénéficier d' un
réapprovisionnement du compte spécial.
LE RELEVE DES DEPENSES
Contrôles à effectuer (1/3)

Le relevé de dépenses n'est pas un élément


indispensable des états financiers. C'est un

document qui retrace par catégorie, les


dépenses effectuées par le projet. L'auditeur

effectue sur ce document, des contrôles de


cohérence, à savoir:
LE RELEVE DES DEPENSES
Contrôles à effectuer(2/3)
 vérification du bien fondé des dépenses
effectuées,
 vérification de l'éligibilité des dépenses,
 rapprochement des différentes
catégories de dépenses par rapport à
l'Accord de prêt,
 rapprochement du relevé de dépenses
avec les Demandes de Remboursement de
Fonds,
LE RELEVE DES DEPENSES
Contrôles à effectuer (3/3)

 rapprochement du relevé de dépenses


intégré aux états financiers avec la
réponse de la circularisation.
 vérification de l'existence, de la
régularité et du classement approprié
des pièces justificatives des dépenses
figurant sur le relevé des dépenses.

RETOUR AU SOMMAIRE
CONTRÔLE DES ETATS
DU PROJET
 La Banque exige certains documents
financiers aux gestionnaires de projets.
Ces documents doivent faire l'objet
d'un contrôle par les auditeurs. Il s'agit
principalement du :
 bilan,
 compte de résultat,
 tableau des emplois et ressources,
 tableau de reconstitution de l'avance
de démarrage.
Le bilan

 Immobilisations
 Les différents travaux suivants
pourraient être effectués:
 analyse du caractère capitalisable des
biens par la revue des documents de
supports,
 tests des acquisitions de l'exercice par
validation de leur existence physique,
 vérification de l'équilibre arithmétique
entre les investissements réalisés et
les subventions d'équipements
reçues.
 test des taux et des amortissements
pratiqués et appréciation de
l'exactitude des calculs effectués.
 test de l'égalité entre les dotations
aux amortissements de l'exercice et la
reprise des subventions d’équipement
 vérification de la conformité des
acquisitions avec les dispositions des
bailleurs de fonds.
 Comptes de régularisation Actif
et Passif
 Les travaux suivants devront être
effectués:
 revue de l'exhaustivité et de
l'adéquation des charges et produits
différés,
 obtention des analyses justificatives
des soldes et tests sur la base des
documents différés.
 Demandes de
réapprovisionnement à
établir/en cours de paiement
 Les travaux suivants doivent être
effectués:
 revue de l'exhaustivité de ces recettes
différées.
 Trésorerie
 On effectuera les travaux suivants:
 confirmation de solde auprès des
banques,
 test des états de rapprochement
bancaires et justification des éléments
en rapprochement,
 vérification du caractère disponible
des fonds en banques,
 vérification de la conformité des
mouvements du compte spécial avec
les textes réglementaires (manuel de
procédures, accord de financement),
 contrôle physique de caisse
éventuellement.
 Fournisseurs
 En ce qui concerne les fournisseurs,
les travaux suivants seront à
effectuer:
 confirmation de soldes et exploitation
des réponses reçues,
 tests des paiements et factures
subséquents,
 vérification de l'équilibre arithmétique
entre le cumul des encours des fonds
propres et fournisseurs et la
trésorerie et comptes rattachés,
 recoupement des informations
comptables avec les états extra-
comptables et de suivi de l'exécution
des travaux et études.

Le compte de résultat du
projet
 Est-il nécessaire pour tous les projets
d'avoir un compte de résultat? Il
existe des projets générateurs de
revenus et d'autres qui ne le sont
pas. Il va sans dire que les projets
non générateurs de revenu ne
doivent pas être tenus de produire le
compte de résultat
 Il est évident qu'un projet générateur
de revenu est tenu de produire un
compte de résultat pour permettre
d'apprécier la rentabilité de l'activité.
Le tableau des emplois et
des ressources
 Les diligences il mettre en œuvre,
permettent de s'assurer que les
emplois réalisés sur le compte spécial
respectent les exigences de la
Banque, notamment:
 Le respect de l'intérêt du projet par
rapport à la dépense,
 L’éligibilité de la dépense.
 Structure du tableau
 Emplois
 Travaux de génie civil
  Travaux communautaires
 Matériels et mobiliers
  Services de consultants
 Formation
 Fonctionnement
 Solde du compte spécial au
 Ressources
  Solde du compte spécial au
 01 janvier N
  Contributions reçues de la Banque
(Divers DRF)
   Contributions reçues de l'Etat
 L'égalité suivante doit être vérifiée:
Emplois = Ressources.

 Emplois
 Les techniques suivantes peuvent
être utilisées:
 l'observation physique pour ce qui
concerne les réalisations du projet et
les acquisitions,
 la circularisation pour ce qui concerne
les services des consultants, dans le
cadre d'un contrôle par recoupement.
 Ressources
 Il s'agit essentiellement de tous les
remboursements de fonds effectués
soit par la Banque Mondiale, soit par
l'Etat chacun selon sa quote-part,
pour alimenter le compte spécial.
 Solde du compte spécial
 La diligence à mettre en œuvre par
l'auditeur doit porter sur le dernier
rapprochement effectué.
Le tableau de reconstitution
de l'avance de démarrage
 Dépôt initial ou avance de
démarrage(crédit)
 Dépenses en demandes de
remboursement (débit)
 Dépenses non demandées en
remboursement au 31 décembre
N(débit)
 Solde du compte spécial au 31
décembre N (dédit)
 Demandes de
réapprovisionnement à
établir/en cours de paiement
 Les travaux suivants doivent être
effectués:
 revue de l'exhaustivité de ces recettes
différées.
 CAS 3 AUDIT DE PROJET
AUDIT DES PROJETS FINANCES
PAR L’UNION EUROPEENNE
SOMMAIRE

MISE EN PLACE D'UNE METHODOLOGIE SPECIFIQUE POUR


LES MISSIONS D'AUDIT

I. L'audit financier
1.Objectifs
2. Programme de travail
II- L'audit organisationnel
1- Objectifs
2- Programmes de travail
I- L'AUDIT FINANCIER

Dans cette partie nous verrons les objectifs de


l’audit financier ainsi que le programme de
travail.
1. OBJECTIFS (1/8)

Les principaux objectifs à atteindre lors d'audits des


organismes responsables de la gestion et du contrôle
des programmes sont au nombre de neuf. Ils doivent
permettre au contrôleur de réunir les preuves suffisantes
pour tirer des conclusions sur l'efficacité des systèmes
de gestion et de contrôle utilisés.
1. OBJECTIFS (2/8)

Un audit financier classique analyse les structures de


gestion et de contrôle, et vérifie une ou plusieurs
déclarations de dépenses en suivant le cheminement de la
dépense à travers le système jusqu'aux responsables de la
gestion de projets sélectionnés.
De plus, les questions et les objectifs appropriés doivent
être identifiés pour chaque audit en rapport avec son objet.
1. OBJECTIFS (3/8)
OBJECTIF CRITERE D’EVALUATION
D’AUDIT

1 Existe-t-il des procédures adéquates garantissant que les demandes d’aides et


les décisions dont elles font l’objet sont conformes aux règles définies dans le
contrat et correspondent aux besoins du domaine concerne? Que les décisions
des autorités sont parfaitement documentées?

Ex: chemin décisionnel matérialisé entre les niveaux hiérarchiques

2 Existe-t-il des dispositions adéquates garantissant que les bénéficiaires des


aides fournissent des informations appropriées sur leurs activités et que ces
informations reflètent fidèlement l’état réel d’avancement ?

Ex: les informations financières sont certifiées par un commissaire au compte


affilié à un réseau international.
1. OBJECTIFS (4/8)

OBJECTIF CRITERE D’EVALUATION


D’AUDIT

Les systèmes comptables garantissent-ils que seuls les paiements exigibles


3 sont effectués, que les montants sont exacts et que les ressources
communautaires sont dûment protégées?

Ex: l’organisme dispose d’un système comptable double-entrée verrouillé par


des mots de passe utilisateur.
La planification, la méthodologie et le suivi du contrôle sur place des autorités
4 sont-ils conformes aux règles de la Communauté et du contrat initial?
Garantissent-ils la qualité des systèmes et l'état d'avancement des actions, à la
fois en termes de réalisation des objectifs et d'utilisation des ressources?
1. OBJECTIFS (5/8)
OBJECTIF CRITERE D’EVALUATION
D’AUDIT

5 Les autorités disposent-elles de systèmes financiers et comptables


garantissant que les dépenses sont correctement enregistrées et allouées de
manière appropriée? .

6 Existe-t-il des dispositions fiables garantissant que les demandes de


paiement adressées à la Commission reprennent les taux de conversion en
vigueur et qu'elles reflètent précisément les montants dus et payés aux
bénéficiaires.

Exemple: la déclaration de dépense a fait l'objet d'un développement


spécifique du système informatique de l'organisme.
1. OBJECTIFS (6/8)
OBJECTIF CRITERE D’EVALUATION
D’AUDIT

7 Les règles d'éligibilité ont-elles été respectées lors de la sélection des


responsables de la gestion de projets et le choix des projets soutenus par les
aides publiques au développement?

Exemple: tous les managers d'un contrat d'assistance technique ont plus de
10 ans d'expérience, et sont de nationalité d'un pays membre ou du pays
bénéficiaire.

8 Les services ou les actions financés dans le cadre des aides publiques font ils
l'objet d'un appel d'offres public en bonne et due forme selon les règles
imposées par le contrat? Existe-t-il des contrôles fiables de l'ouverture des
offres, et les soumissions sont-elles toutes évaluées complètement avant que
le marché soit passé?

Exemple: tout contrat de construction signé pour un montant supérieur à

50 000 € a fait l'objet d'une procédure d'appel d'offres au niveau régional.


1. OBJECTIFS (7/8)

OBJECTIF CRITERE D’EVALUATION


D’AUDIT

9 Le responsable de la gestion du projet s'est-il conformé aux règles


communautaires relatives à la publicité, l'information, l'égalité des chances,
l'environnement, et à toute autre disposition communautaire?

Exemple: tout recrutement externe pour les besoins du programme a fait


l'objet d'une publication dans un journal d'annonces légales à l'échelon
national.
1. Objectifs (8/8)

Globalement, la sélection des programmes opérationnels


et des autres formes d'intervention des fonds structurels
ainsi que des autorités des Etats membres à contrôler
vise à garantir que l'audit se concentre sur les domaines
dans lesquels le risque est susceptible d'être le plus
élevé, tout en couvrant également les champs de
moindre risque.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL(1/5)

Certains travaux sont standard à tout type de contrats


tandis que d'autres sont spécifiques à des contrats précis.
Notre expérience nous a montré que pour les diligences
standard, les principaux types de contrats peuvent être:
 des prestations de services;
 des livraisons de biens;
2. PROGRAMME DE TRAVAIL(2/5)

 de la construction;
 des conventions de subvention;
 des contrats de prêt;
 des contrats-cadres (généralement utilisés pour l‘assistance
technique).
L'un des facteurs de succès de l'exécution de notre mission
est la mise en place d'une démarche standardisée,
méthodique et uniforme des tâches à effectuer.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL(3/5)

La mise en œuvre de programme de travail standardisé


assure ainsi une approche similaire pour tous les
programmes d'aide publique. Il offre à la Commission
européenne l'assurance d'une qualité de service toujours
identique pour toutes les missions, en tenant compte des
aspects clés et critiques spécifiques à chacune.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL(4/5)

Pour atteindre cet objectif, le cabinet développe et met à jour


des programmes d'audit standards par type de contrat. Chaque
partie du programme détaille les travaux à effectuer sur les
différentes lignes budgétaires qui composent le projet.

Les programmes de travail ont été établis afin de couvrir tous


les aspects financiers relatifs à l'exécution d'une mission
d'audit, dans le cadre des différents programmes d'aide.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL(5/5)

Ces programmes d'audit généraux sont accompagnés de programmes


de travail dont l'usage est prévu pendant les différentes phases
d'exécution de la mission:
 la phase de planification, afin de déterminer le système en place et les
risques associés;
 la phase d'exécution des travaux, notamment lors de la réunion de
début de mission et de l'exécution des contrôles;
 et la phase de finalisation (pour laquelle un programme particulier
pourra être mis en place par le manager en charge de la revue) ;
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

2.1 Conformité aux règles contractuelles d'éligibilité et de


paiement (1/2)

Le volume le plus important de travail à mener concerne la


vérification des engagements contractuels, la conformité de
leurs passations, ainsi que celle des décaissements. Au cours de
cette étape, l'équipe procède à une revue de toutes les phases de
la vie des contrats sélectionnés, depuis les procédures d'appels
d'offres (si elles sont requises) jusqu'au paiement final.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

2.1 Conformité aux règles contractuelles d'éligibilité


et de paiement (2/2)

Pour la sélection des échantillons, l'auditeur utilise les


informations disponibles au sein de PERSEUS (système
comptable dédié aux aides communautaires) ou au sein
des systèmes comptables et de reporting disponibles.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

2.2 Etats financiers et opérations comptables(1/2)

Au titre de la vérification des états financiers et des opérations


comptables, l’auditeur procède au contrôle des rapprochements
bancaires , mais aussi au contrôle des rapprochements entre ces
états financiers et l’information figurant dans les systèmes
comptables sources tenus par l'organisme responsable
(PERSEUS et/ou système comptable spécifique).
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

2.2 Etats financiers et opérations comptables (2/2)

Il procède également à la vérification des engagements et des


décaissements, ainsi qu'à celle des transactions financières.
L'objectif poursuivi conjointement avec les contrôles de
conformité, est de pouvoir fournir une opinion sur ces états
financiers.

L'auditeur pourra utiliser une matrice pour chaque sous-contrat


déterminé par l'échantillon, afin de faciliter les travaux de
sondage substantiels.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

2.3 Opérations de trésorerie (1/3)


Les travaux incluent la revue des opérations bancaires, afin de
vérifier que les fonds disponibles sont placés sur des comptes
produisant intérêts, comme il est requis par la Commission
européenne bailleur de fonds. Il s'agit également de contrôler
l'utilisation de ces intérêts qui doivent soit concourir au
développement du projet, soit être remboursés au bailleur.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

2.3 Opérations de trésorerie(2/3)

Si la durée du contrat impose le versement d'avances par le bailleur


de fonds, l'équipe d'audit procède aussi à une revue des délais
d'utilisation des avances sollicitées, afin de vérifier si celles-ci ne
sont pas excessives.

Par ailleurs, il est nécessaire d'effectuer une revue du mode


d'établissement des prévisions de décaissement, conformément aux
programmes de travail, afin de s'assurer de la mise à jour régulière
de ces prévisions et, de nouveau, que les avances sollicitées ne sont
pas excessives.
2. PROGRAMME DE TRAVAIL

Type de revenu Test de contrôle

Préparer un tableau des contributions versées par la Commission


Contributions de
européenne.
la Commission
Réconcilier les montants aux déclarations de dépenses.

Préparer un tableau des montants déclarés par l'organisme


bénéficiaire mais refusés par la Commission.

Rechercher quels autres revenus ont été générés par la réalisation


Autres revenus
du programme et vérifier qu'ils ont été déclarés à la Commission.

Rechercher si des équipements ou autres actifs achetés sous les


lignes budgétaires du programme ont été vendus, et déterminer
comment les revenus afférents ont été retraités des déclarations de
dépenses à la Commission.

Rechercher si des contributions en nature ont été faites. Vérifier si


Contributions en
elles ont été valorisées en comptabilité et si elles sont pleinement
nature
justifiables.
II- L'AUDIT ORGANISATIONNEL

Tout comme l’audit financier, l’audit


organisationnel comportera deux parties.
 les objectifs
 Le programme de travail de façon détaillée.
1. OBJECTIFS(1/3)

L'audit organisationnel ou l'audit des systèmes de


gestion et de contrôle vise à déterminer si ces derniers
fonctionnent bien et permettent de manière efficace de
prévenir, de déceler et de corriger les erreurs et les
irrégularités, de procurer des recommandations pour
l'amélioration des programmes en cours, mais aussi
futurs.
1. OBJECTIFS(2/3)

Principalement, les systèmes de gestion et de contrôle des


bénéficiaires doivent garantir, aux niveaux appropriés, que
les responsables de la gestion de projets et les actions sont
éligibles une fois sélectionnés en vue d'un financement,
qu'ils demeurent éligibles tout au long de l'action, que les
objectifs sont atteints, et que les demandes de concours sont
éligibles et conformes au plan de financement.
1. OBJECTIFS(3/3)

Exemple : une ONG gère plusieurs projets dans des pays


différents. Chaque projet est financé ou cofinancé par un
bailleur de fonds dont les règles d'éligibilité des dépenses sont
différentes. If est alors indispensable que le système comptable
permette un enregistrement des opérations et un suivi
individualisé par projet.
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (1/7)

Comme nous l'avons évoqué au sujet de l'audit financier, la


mission d'audit organisationnel nécessite une phase préparatoire
à laquelle l'équipe en charge du dossier apportera un soin tout
particulier.
Pendant l'audit sur site, les contrôleurs s'attachent notamment à
vérifier que la piste d'audit définie au cours de la phase de
préparation à l'aide des documents transmis par l'organisme
cible existe bien, et que des mécanismes adaptés permettent de
maintenir à jour la documentation associée.
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (2/7)

Enfin, le contrôleur doit tenter d'acquérir les preuves


convaincantes, appropriées et sûres, établissant que les
systèmes de gestion et de contrôle en place fonctionnent
bien de la manière décrite, et qu'ils sont en mesure de
garantir la régularité des dépenses d'aides publiques ainsi
que l'exactitude et l'intégralité des informations financières
et autres. Pour cela, il mettra en place une série de tests
détaillés dans le programme de travail.
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (3/7)

Ce programme, même si nous en donnons ici les lignes


directrices, devra être minutieusement adapté à la cible auditée.
Il devra plus particulièrement prendre en compte:
 Les objectifs à être atteints selon le bailleur de fonds
commanditaire de l'audit: souhaite-t-on, par exempte, obtenir
des indicateurs d'efficacité de la gestion des dossiers par la
cible?
 Les modalités de gestion de l'organisme concerné: ONG?
Gestion gouvernementale décentralisée?
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (4/7)

o La description précise du déroulement et des buts poursuivis


par le programme subventionné: micro-crédit? reconstruction?
renforcement de l'acquis communautaire?

La première partie de notre intervention sur place consistera


donc d'engranger une compréhension la plus complète possible
du programme dans sa globalité. Nous procédons le plus
souvent par entretien avec différents membres de la hiérarchie.
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (5/7)

Nous avons donc instauré un programme de travail. Il


permet d'obtenir les informations indispensables pour
comprendre l'organisation de l'entité audité et déceler les
risques principaux, mais ne constitue en aucun cas une
liste exhaustive.
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (6/7)

Etape d’audit Test de contrôle

Structure globale de
Obtenir une explication détaillée de l'activité de l'organisme
l'organisation auditée
contractant et comment ce contrat audité s'inscrit dans sa
politique générale.

Planning
Rechercher la manière dont le déroulement du contrat est
organisé. Revoir les plannings de travail et les étapes de
réalisation et analyser les retards éventuels.

Système comptable
S'assurer qu'un compte bancaire a été ouvert pour le
programme et que les transactions relatives sont clairement
identifiables.
2. PROGRAMMES DE TRAVAIL (7/7)

Etape d’audit Test de contrôle


Contrôle des systèmes
Comment un achat est-il initié ? S'assurer que le contractant
tient à jour un registre des actifs / une liste d'inventaire
permettant le suivi des équipements qui concourent à la
réalisation du programme.
Personnel et supervision
Obtenir les CV de tous les membres de l'équipe et vérifier que
leur expérience professionnelle et leurs qualifications leur
permettent de mener à bien la mission du programme d'aide.

Reporting
S'assurer que tous les rapports imposés par le contrat ont été
délivrés à la Commission dans les délais impartis.
2.1 L'AUDIT INTERNE (1/2)

Les organismes non gouvernementaux ou les services


décentralisés peuvent bénéficier de contrôles internes
réguliers mis en œuvre par leur direction ou par une équipe
dédiée. Dans ce cas, le travail de l'auditeur externe reposera
sur les travaux de l'équipe interne.

Pour réaliser un audit, le contrôleur interne aura déjà procédé


à la revue de l'or 聧 anisation des sevvices de l'audité.
2.1 L'AUDIT INTERNE (2/2)

Il aura vérifié que cette organisation permet de


répondre aux objectifs fixés, contrôlé les procédures
d'autorisation en place. L'auditeur externe devra alors
apprécier si cet ensemble que constitue le contrôle
interne est homogène, et permet de garantir la fiabilité
et la conformité des opérations.
2.2 DOCUMENTATION ET TEST DES
SYSTÈMES(1/6)

Une mesure clé d'un audit des activités cofinancées par la


Commission européenne consiste à vérifier que les systèmes
de gestion et de contrôle fonctionnent efficacement aux
niveaux appropriés.
 Les tests de fonctionnements des contrôles
Les tests ainsi dénommés s'effectuent sur un échantillon
d'opérations concernant les responsables de projets
sélectionnés pour une vérification sur place.
2.2 DOCUMENTATION ET TEST DES SYSTÈMES
(2/6)

Les résultats de ces tests sont consignés dans des documents


de travail en vue de leur présentation dans le rapport d'audit.
Les contrôleurs doivent y décrire clairement les problèmes
ou erreurs détectées alors, leurs conséquences et les solutions
recommandées.
2.2 DOCUMENTATION ET TEST DES SYSTÈMES
(3/6)

 Les sondages de corroboration

Outre la documentation des systèmes, on mettra en place


une vérification approfondie d'une fonction particulière
(appelée « sondage de corroboration ») de l'entité

L'objectif de cette vérification est de déterminer la


conformité des transactions ou des activités aux règles
pertinents.
2.2 DOCUMENTATION ET TEST DES SYSTÈMES
(4/6)

 Les sondages de corroboration

Ce qui aidera à tirer des conclusions concernant le


fonctionnement précis et son influence sur la mise en
place technique du projet et sur les dépenses ou
économies qui en découlent.

Ces sondages servent avant tout à effectuer des


investigations plus poussées lorsque des faiblesses ont
été identifiées dans un système.
2.2 DOCUMENTATION ET TEST DES SYSTÈMES (6/6)

Critères Exemples de sondages de corroboration


Légalité et Les sondages peuvent vérifier si une activité particulière entreprise
régularité de dans le cadre du programme est conforme aux exigences détaillées des
l’activité règlements quant au montant.

Etat complet des Le sondage peut vérifier que les enregistrements des activités
documents concernant des salariés sont gérés de façon centralisée par le
financiers responsable de la gestion du projet et qu'ils correspondent aux
enregistrements manuels effectués .

Réalité de Vérification que les opérations enregistrées dans les systèmes


l’opération financiers et autres ont effectivement eu lieu. Le sondage peut vérifier
que les paiements des salaires enregistrés dans les systèmes financiers
ont bien été effectués, en examinant les feuilles de transaction signées
par les salariés pour reçu.
2.3 ORGANISATION ET PERSONNEL

Les travaux, au titre de cette revue de procédures, intègrent


une revue des organigrammes, des CV et des définitions de
postes. Il faut apprécier l'adaptation des qualifications du
personnel aux objectifs fixés. En outre, l'auditeur procède à
une revue du type et de l'étendue des programmes de
formation, afin de vérifier leur adéquation aux besoins des
hommes et de l'organisation.
B- EVALUATION (1/2)

Si beaucoup n'apprécient pas que l'on parle de rentabilité en ce


qui concerne les aides publiques, les contribuables européens
demandent, au nom de la transparence, de connaître la
destination de ces aides tant sur le plan quantitatif que sur le
plan qualitatif. La Commission européenne, représentante de
l'intérêt commun des pays membres, est responsable de la
qualité des projets qu'elle finance et détient un droit exclusif
d'initiative.
B- EVALUATION(2/2)

De plus en plus, elle a souhaité mener des évaluations des


aides publiques. Les services qui mettent en place ces aides
ayant à exécuter des tâches quantifiables, mesurables et
contrôlables à exécuter, l'évaluation s'impose comme
l'analyse des résultats et la compréhension des échecs. Elle
permettra alors de renforcer la légitimité des décisions et la
responsabilité des décideurs au sein des pays bénéficiaires.
1. DÉFINITION ET PRINCIPES

1.1 Objectifs (1/5)


«( Evaluer une politique, c'est rechercher si ces moyens juridiques,
administratifs ou financiers mis en œuvre permettent de produire
les effets attendus de cette politique et d'atteindre les objectifs
qui lui sont fixés» (France, décret du 22 janvier 1990).
Aujourd'hui, l'évaluation s'affirme comme une fonction et un
enjeu majeurs des systèmes démocratiques. Son intégration au
sein des instances européennes devient un passage obligé.
1.1 OBJECTIFS (2/5)

Trois principes essentiels gouvernent la démarche


d'évaluation: il s'agit du pluralisme, de l'indépendance et de
la transparence. Chaque démarche d'évaluation tend à
respecter ces trois principes: la conduite de l'évaluation est
confiée à une équipe qui répond à l'objectif de pluralisme,
c'est-à-dire composée de membres des divers services
administratifs évalués; d'usagers de ces services, d'élus et
d'experts.
1.1 OBJECTIFS (3/5)

Le chef d'équipe est nommé pour ses qualités


professionnelles et son indépendance vis-à-vis des
parties concernées. La publication du rapport
d'évaluation garantit la transparence.

On peut alors dire qu'une évaluation est:


o analytique: car elle se fonde sur des techniques de
recherche reconnues;
1.1 OBJECTIFS(4/5)

o systématique: parce qu'elle exige une planification


minutieuse et l'utilisation cohérente des techniques
choisies;
o fiable: car les constats d'une évaluation doivent être
similaires dans le cas de différents évaluateurs ayant
accès aux mêmes données et utilisant les mêmes
méthodes d'analyse;
1.1 OBJECTIFS(5/5)

o axée sur les problèmes: puisque l'évaluation doit s'efforcer


de traiter les problèmes importants concernant le
programme, notamment sa pertinence, son efficience et son
efficacité; elle doit être conçue et mise en œuvre de manière
à fournir des informations utiles aux décideurs en fonction
des circonstances politiques.
1.2 LES CIBLES (1/2)

Les services qui ont la responsabilité de la mise en place


des aides publiques sont soumis à trois principes
juridiques à travers le contrat qui les lie avec le bailleur de
fonds. Il s'agit de:
o fonctionnement équitable qui a pour corollaire les règles
d'égalité et de neutralité; il place sur un pied d'égalité tous
les bénéficiaires potentiels de l'aide;
1.2 LES CIBLES (2/2)

o fonctionnement efficace qui impose à l'organisme de


s'adapter à l'évolution juridique et technologique pour
mieux répondre aux besoins des bénéficiaires;
o fonctionnement régulier tout au long de la durée de vie
du programme d'aide.
Par conséquent tous les services peuvent être considérés
comme des cibles potentielles d'une évaluation.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (1/12)

La professionnalisation de l'évaluation n'est pas encore


assez avancée pour que soit proposée une méthode
unique appliquée dans tous les pays. Les groupes de
réflexion sont au travail dans chaque Etat de l'Union
européenne.

On distingue par ailleurs deux dimensions de


l'évaluation:
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (2/12)

une dimension temporelle, c'est-à-dire la


décomposition de la performance mesurable à court,
moyen et long terme;

une dimension spatiale, on retrouve dans cette


catégorie les analyses de cohérence des programmes
et les approches reliant les aspects micro et macro-
économiques.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (3/12)

1.3.1 La dimension temporelle de la performance


La performance est un terme générique qui recouvre des
significations différentes selon les auteurs. Par exemple,
DUQUETTE et STOWE (1992) mettent en relation un certain
nombre d'indicateurs avec différents niveaux de performance
repris dans l'encadré ci-après.

La performance telle qu'elle est présentée dans l'encadré fait


référence à des performances temporelles:
Source: adapté de Dennis DUQUETTE et Alexis STOWE
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (5/12)

1.3.1 La dimension temporelle de la performance


 La performance de court terme (l'efficience et l'efficacité) :
• L'efficience met en relation les sommes dépensées dans la
réalisation de l'activité par rapport à la quantité de produits
fabriqués ou de services rendus. Dans l'exemple fourni, on
rapproche les sommes engagées dans le programme de
formation avec le nombre de fonctionnaires y assistant.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (6/12)

1.3.1 La dimension temporelle de la performance


• L'efficacité rapporte les services rendus par rapport aux
résultats escomptés. C'est donc une mesure du degré de
réalisation des objectifs. Dans notre cas, on peut par exemple
mettre en relation l'effectif des participants à la formation
avec le nombre de stagiaires sortant avec un niveau d'anglais
courant.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION
(7/12)

1.3.1 La dimension temporelle de la performance


 La performance de moyen terme (la pertinence) mesure l'intérêt
du programme par rapport à des objectifs plus généraux ou, pour
reprendre l'exemple, si la réussite à la formation a permis aux
stagiaires de valider un diplôme reconnu internationalement. Dans
ce cas, on met en relation les gains escomptés du programme
(former des fonctionnaires à une langue) avec l'objectif (leur
permettre de s'intégrer dans une équipe européenne).
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (8/12)

1.3.1 La dimension temporelle de la performance


 La performance de long terme mesure l'impact du programme
sur la durée, la capacité d'intégration dans un environnement
international.

En conséquence, l'évaluation des politiques publiques doit inclure


la performance à court, moyen et long terme des programmes. Il
faut donc obtenir des données et les agréger afin d'évaluer la
performance de l'action de la Commission européenne
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION
(9/12)

1.3.2 La performance spatiale

Un premier niveau d'analyse tend à juger de la cohérence


externe du programme ou de l'action politique pour répondre à
un problème émanant de la sphère socio-économique. Il se
fonde sur l'analyse de la séquence BESOINS/OBJECTIFS.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION
(10/12)

1.3.2 La performance spatiale


Un deuxième niveau d'analyse vise à évaluer la cohérence
interne du programme et se focalise sur la séquence
OBJECTIFS/MOYENS/ACTIONS en partant du postulat que la
première analyse a permis de valider l'adéquation des objectifs
par rapport aux besoins. Sur cette base, on peut porter un
jugement sur le programme politique lui-même, qui peut être
décomposé en moyens (humains, financiers, structurels ... ) et en
actions.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION (11/12)

1.3.2 La performance spatiale

Ce deuxième niveau est souvent le plus facile à


appréhender car il découle directement des données
opérationnelles, tandis que les deux autres niveaux
d'analyse de cohérence externe demandent plus de recul.
1.3 LES DIFFÉRENTS TYPES D'ÉVALUATION
(12/12)

1.3.2 La performance spatiale

Enfin, un troisième niveau d'analyse concerne de nouveau


l'étude de cohérence externe. Il vise à relier les réalisations
issues du programme avec leurs conséquences sur un plan
socio-économique. La difficulté de ce troisième niveau est
de pouvoir faire la part entre les effets induits directement
par l'action politique et ceux qui ont d'autres causes.
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(1/7)

Les conditions préalables à une évaluation efficace


sont des objectifs clairs, une garantie d'indépendance et une
planification structurée de la mission. Une évaluation fiable
et de bonne qualité dépend, dans une large mesure, de la
qualité de préparation du programme ou du projet qui en
fait l'objet.
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(2/7)

1.4.1 Objectifs spécifiques à la mission

Il se révèle en effet difficile d'évaluer les résultats ou


l'efficacité d'une intervention dont les objectifs sont vagues,
voire contradictoires ou dont la situation de départ n'a pas
été clairement définie. L'absence d'indicateur convenu d'un
commun accord complique également la tâche de
l'évaluateur et sape la crédibilité de l'exercice même
d'évaluation.
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(3/7)

1.4.2 Indépendance des évaluateurs

L'indépendance et l'objectivité sont, conjointement à la


participation active des parties prenantes, les éléments clés
,d'une bonne évaluation. Pourtant, la «traçabilité» du jugement
évaluatif et la transparence de l'analyse s'avèrent être nettement
plus importantes que l'indépendance formelle.
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(4/7)

1.4.2 Indépendance des évaluateurs

Pour cela, certaines évaluations peuvent être menées directement par des
membres d'une commission internes à l'organisme concerné. Si une
autonomie doit être assurée aux évaluateurs externes quant au contenu de
leurs travaux dans le cadre de leur mandat, il convient également
d'instaurer des systèmes de contrôle de qualité (appelées alors (« méta-
évaluations ») et de fixer des normes applicables au processus
d'évaluation pour en assurer la crédibilité.
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(5/7)

1.4.3 Planification des missions

Tout comme pour l'audit, il est donc important d'investir


toute l'équipe dans la phase préparatoire des actions pour
faciliter l'obtention d'éléments fiables tout au long du
déroulement de la mission et permettre l'évaluation ex-post
des effets de ces programmes. Les évaluations doivent être
planifiées à un horizon relativement éloigné pour anticiper
les décisions.
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(6/7)

1.4.3 Planification des missions


 Formuler les questions d'évaluation en concertation avec les
principales parties prenantes et les utilisateurs potentiels, ce
qui est une façon de susciter une attente positive quant aux
résultats.

Les conclusions des évaluations seront davantage prises en


compte si la collecte et l'analyse des réactions qu'elles
suscitent sont dûment structurées
1.4 LES CONDITIONS PRÉALABLES(7/7)

1.4.3 Planification des missions


 Intégrer les résultats de l'évaluation dans les différents processus
décisionnels, ce qui demandera par la suite un supplément de
planification et d'organisation.

En effet, il ne suffit pas de développer les capacités et les


instruments permettant d'offrir une analyse, une évaluation de
qualité, encore faut-il que les processus décisionnels eux-mêmes
soient conçus pour être réceptifs à ces informations évaluatives.
2. ENSEIGNEMENTS À TIRER ET LIMITES
DE L'ÉVALUATION

Les techniques d'évaluation sont efficaces lorsqu'elles


permettent un suivi des organismes concernés, et une correction
dans le temps des points relevés dans le rapport. Or, la
succession des échéances politiques est un facteur limitatif de
ces actions à moyen ou long terme. De plus les organismes
responsables des aides communautaires sont souvent composés
d'un fort pourcentage d'expatriés qui sont en poste dans le pays
pour des durées courtes.

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