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Chapitre 2 

: Maîtriser le cadre réglementaire de la


consolidation :

Septembre 2019

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 a.
L'environnement réglementaire des
comptes consolidés

2
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

Principes généraux
(France)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre réglementaire de la
consolidation :

a. L'environnement réglementaire des comptes


consolidés
 1. Cadre légal et réglementaire de la consolidation.

 La consolidation est une technique qui permet de présenter les comptes d’un groupe de
sociétés (maison-mère et filiales) comme s’il s’agissait d’une seule entreprise. Elle est
rendue nécessaire par l’organisation actuelle des entreprises qui réalisent une part
importante de leur activité à travers des entités juridiquement distinctes appelées filiales.

 En effet, les comptes individuels d’une société ne s’intéressent qu’aux opérations réalisées
par cette seule entité juridique. Ainsi, dès lors que des activités significatives sont exercées
par les filiales d’une société, l’information donnée par les comptes individuels de celle-ci
s’avère insuffisante. Il est alors nécessaire de présenter des comptes consolidés. De façon
générale la conception des comptes consolidés est différente de celle des comptes
individuels et repose sur une vision plus économique et moins juridique des opérations
4(prééminence du fonds sur la forme).
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation :

 Règle générale :

 Les sociétés doivent présenter des comptes consolidés dès


lors qu’elles contrôlent de manière exclusive ou
conjointe une ou plusieurs autres entreprises ou qu’elles
exercent une influence notable sur celles-ci.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Définition :
 Les sociétés non cotées peuvent à compter du 1er janvier
2005 et sur option, ne pas appliquer le référentiel
comptable français mais le référentiel de l'IASB adopté
par la CE pour l'établissement de leurs comptes consolidés
et présenter des comptes consolidés comparables à
ceux des sociétés qui font appel public à l'épargne.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation :
Directive Européenne 2013/34/UE du 26 juin 2013. (Version consolidée
du règlement CRC 99-02 au 1er janvier 2017)

 Une directive relative aux états financiers annuels et consolidés de certaines formes
d'entreprises, et aux rapports y afférents, vient d'être publiée au JOUE du 29 juin 2013.

La Directive 2013/34/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 a pour
objectif de faciliter l'investissement transfrontalière, améliorer la comparabilité des états
financiers et des rapports dans l'ensemble de l'Union et renforcer la confiance du public
à l'égard de ceux-ci grâce à l'inclusion d'informations spécifiques, de meilleure qualité et
au contenu cohérent. Elle s'applique à certaines formes entreprises à responsabilité
limitée telles que les sociétés anonymes, les sociétés en commandite par action et
les sociétés à responsabilité limitée.

Elle modifie ainsi la directive 2006/43/CE du Parlement européen et du Conseil et abroge
les directives 78/660/CEE et 83/349/CEE du Conseil. Celle-ci entre en vigueur à compter
du 19 juillet 2013, soit le 20ème jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de
l'Union européenne.
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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation :

 Directive Européenne 2013/34/UE du 26 juin 2013: Principes généraux de la consolidation :


Validée en 2017

 - le champs d’application des états financiers consolidés


 -l’obligation d’établir des états financiers consolidés;
 -les exemptions de consolidation
 -l’établissement des états financiers consolidés
 -les regroupement des entreprises au sein d’un groupe
 -consolidation proportionnelle
 -l’application de la méthode de mise en équivalence aux entreprises associés
 -le contenu de l’annexe aux états financiers consolidés
 -le contenu du rapport consolidé de gestion.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Le code de commerce : Article L 233-16 à 233-28 :

 Les sociétés commerciales établissent et publient chaque année à la diligence du conseil d'administration, du
directoire, du ou des gérants, selon le cas, publient annuellement :

 -des comptes consolidés ainsi qu'un rapport sur la gestion du groupe, dès lors qu'elles
contrôlent de manière exclusive ou conjointe une ou plusieurs autres entreprises.
 -Par contrôle exclusif, contrôle conjoint, influence notable.
 -Méthodes de consolidation : intégration globale, intégration proportionnelle, mise en
équivalence;
 - Les cas ou une filiale ou une participation peuvent laissées en dehors de la consolidation;
 - Consolidation : Bilan, compte de résultat, annexes, en diligence.
 - Les règles générales d’évaluation des éléments consolidés;
 - Rapport de gestion
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 - Contrôle par les commissaires aux comptes.
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Le code de commerce : Article R 233-3 à 233-16 :

 -le processus de consolidation


 -le traitement de certaines opérations (écarts de première consolidation)
 -la structure du bilan consolidé
 -la structure du compte résultat consolidé
 -les conditions d’exemption d’établissement de la consolidation
 -la taille des critères qui permettent aux petits groupes d’être dispensés
de consolidation;
 Montant net de CA : 48 millions d’euros
 Total bilan : 24 millions d’euros
 Nombre moyen de salariés permanents : 250
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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Règlement CE n° 1606/2002 du 19 juillet 2002


 Article 4 - Sociétés visées "comptes consolidés des APE’’ 

 En application de l'article 4 de ce règlement, les sociétés cotées européennes


qui publient des comptes consolidés doivent obligatoirement publier ces comptes,
pour les exercices débutant à partir du 1er janvier 2005, conformément aux
normes IAS/IFRS telles qu'homologuées par le Comité européen de
Réglementation Comptable ( Accounting Regultory Committee ) et publiées au
JOCE.

 Article 5 - Options pour les autres comptes annuels


 Sociétés ne faisant pas appel public à l’épargne (Les bourses), mais tenues d’établir
des comptes consolidés. Cette option a été retenue par le législateur français. Et ces
sociétés sont dispensées de se conformer aux règles comptables prévues par les
articles L. 233-18 à L. 233-23 pour l'établissement et la publication de leurs
comptes consolidés« . Sociétés non cotés ».
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 APE appel public à l’épargne
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2. Détermination du périmètre de consolidation


 ( L233-16 à L 233-28. R 233-3 à R233-16 Code de commerce tiré du règlement 99-02 CRC)

 Article L233-3
 I.- Une société est considérée ......... comme en contrôlant une autre :
 1° Lorsqu'elle détient directement ou indirectement une fraction du capital lui
 conférant la majorité des droits de vote dans les assemblées générales de cette
 société ;
 2° Lorsqu'elle dispose seule de la majorité des droits de vote dans cette société
 en vertu d'un accord conclu avec d'autres associés ou actionnaires et qui n'est
 pas contraire à l'intérêt de la société ;
 3° Lorsqu'elle détermine en fait, par les droits de vote dont elle dispose, les décisions dans les assemblées générales de
cette société ;
 4° Lorsqu'elle est associée ou actionnaire de cette société et dispose du pouvoir
 de nommer ou de révoquer la majorité des membres des organes d'administration, de direction ou de surveillance de
cette société.
 II.- Elle est présumée exercer ce contrôle lorsqu'elle dispose directement ou indirectement, d'une fraction des droits
de vote supérieure à 40 % et qu'aucun autre associé ou actionnaire ne détient directement ou indirectement une fraction
 supérieure
12 à la sienne. CRC Code de règlement comptable
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Principes spécifiques
 (France)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 A. Contrôle exclusif : R 99-02 du CRC.
 Quelles sont les situations de contrôle justifiant de
l’intégration globale ?

 Le « contrôle exclusif » doit être démontré pour justifier la


méthode de l’intégration globale (CRC 99-02)

 Le contrôle exclusif est défini comme étant « le pouvoir de


diriger les politiques financière et opérationnelle d’une
entreprise afin de tirer avantage de ses activités ».

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
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A.Trois situations de contrôle exclusif sont définies dans
le CRC 99-02 :
 1.Contrôle de droit 
 Seuil de détention  50%+1 des droits de vote en assemblées.
 Ce contrôle correspond à la situation où l’entreprise consolidante, directement ou indirectement via d’autres
filiales qu’elle contrôle, détient la majorité des droits de vote en assemblées d’actionnaires ou
d’associés dans sa filiale. Il s’agit d’un contrôle exclusif de droit : « je suis maître chez moi » juridiquement,
via mon pouvoir d’actionnaire majoritaire.

 2.Contrôle de fait (ne détient pas le seuil de 50%+1)


 C’est un niveau de contrôle exclusif admis, même si le groupe ne détient pas le seuil de 50%+1 des
droits de vote en assemblées, dans les deux cas suivants :
 Contrôle de fait démontré :
 La société mère doit démontrer qu’elle est capable de désigner, pendant deux exercices successifs,
la majorité des membres des organes d’administration, de direction ou de surveillance d’une autre
entreprise.
 Contrôle de fait présumé :
 Seuil de détention  de 40% minimum des droits de vote en assemblées.
 La maison mère est présumée avoir effectué la désignation des organes dirigeants à deux conditions : pendant deux
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exercices successifs, directement ou indirectement, d’une fraction supérieure à 40% des droits de vote en
assemblées ou aucun autre associé ou actionnaire ne détenait, directement ou indirectement, une fraction supérieure
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 3.Contrôle contractuel :

 C’est un niveau de contrôle exclusif admis indépendamment du niveau de


détention des droits de vote en assemblées. Mais il faut néanmoins que la
société mère soit actionnaire ou associée (part dans le capital, non précisée
par les textes). Il convient de démontrer que la mère exerce son pouvoir en
vertu d’un contrat ou de clauses statutaire (il est nécessaire de produire un
écrit juridique).
 Les entités ad hoc entrent dans cette catégorie.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 B. Contrôle conjoint (R 99-02 du CRC)

 Le « contrôle conjoint » doit être démontré pour justifier la méthode de


l’intégration proportionnelle. (Par pourcentage)

 Le contrôle conjoint est défini (CRC 99-02) comme un partenariat, résultant du


partage entre les partenaires de la direction des politiques financière et
opérationnelle d’une entreprise. Cas d’application : les « joint ventures » entre
entreprises « associées » à un projet, les GIE en France etc.
 Il n’y a pas de seuil de détention en droits de vote.
 Les trois critères à respecter sont :
 un nombre limité d’associés ou d’actionnaires partageant le contrôle, 2
associés.
 un accord contractuel, qui prévoit les modalités d’exercice du contrôle conjoint
et qui définisse le type de décisions à prendre en commun.(mémorandum)
 Prise de décision en commun.

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réglementaire de la consolidation
 C. Influence notable : (R 99-02 du CRC)

 L’influence notable est définie (CRC 99-02) comme étant « le pouvoir de participer aux politiques
financière et opérationnelle d’une entreprise sans en détenir le contrôle ». (Mise en équivalence)

 Il n’y a pas de seuil de détention en droits de vote minimum, mais il existe une présomption
d’influence notable lorsque la mère dispose, directement ou indirectement, d’une fraction au moins
égale à 20 % des droits de vote en assemblées de l’entreprise.

 En pratique, on admet parfois l’influence notable de la mère même si le seuil de 20% n’est pas
respecté, mais il faut clairement démontrer le « poids décisionnel ou économique » qu’exerce le
groupe au niveau de l’entreprise.

 On notera que le CRC 99-02 ne donne qu’une liste non limitative de situations caractérisant
l’influence notable :
 représentants de la mère dans les organes de direction ou de surveillance
 participation aux décisions stratégiques
 existence d’opérations inter entreprises importantes
 échange de personnel de direction,
 18
liens de dépendance technique
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 D. Exceptions Code de commerce L233-7 et L233-19.
 Les « petits » groupes sont exemptés de l’obligation d’établir et de publier des comptes consolidés si
l’ensemble constitué par la consolidante et les sociétés qu’elle contrôle de manière exclusive ou conjointe
ne dépasse pas, pendant deux exercices consécutifs, sur la base des derniers comptes arrêtés, une taille
déterminée par référence à deux des trois critères suivants (c. com. art. L. 233-17 et R. 233-16) :
 -total de bilan ≤ 24 M€ ;
 -total CA net ≤ 48 M€ ;
 -nombre moyen de salariés ≤ 250.

 Les seuils d’exemption sont rehaussés (Francis Lefebre)


 Groupes de taille moyenne. Sont désormais exemptés de consolider les groupes dits de taille moyenne, à
condition de ne comprendre aucune entité d’intérêt public (EIP).
 A savoir : Les EIP comprennent, en France, les sociétés cotées sur un marché réglementé, les
établissements de crédit ainsi que les mutuelles et assurances.
 Les nouveaux seuils applicables, présentés dans le tableau ci-dessous, réduisent considérablement le
nombre de groupes concernés par l’obligation d’établir et de publier des comptes consolidés (
C. com. art. L 233-17 et R 233-16modifiés) .
 Entités d'intérêt public  EIP

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 D. Exceptions Code de commerce L233-7 et L233-19

Seuils Avant Après

Total de bilan ? 15 M€ ? 24 M€

Total de chiffre d’affaires net ? 30 M€ ? 48 M€

Effectif ? 250 salariés ? 250 salariés

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

Principes généraux:
 (Internationale)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 E. Consolidation selon les normes internationales

 IFRS 3 – Regroupements d’entreprises


                                 Identification d’un regroupement d’entreprises
                                 Méthode d'acquisition et répartition du prix d’achat
                                 Contrepartie conditionnelle
                                 Évaluation des éléments constitutifs d’un regroupement d’entreprises
 IFRS 10 – États financiers consolidés
                                 Notion de contrôle
                                 Droit de vote potentiel
                                 Agent vs commettant
                                 Entité d’investissement
 IFRS 11 – Opérations conjointes
 IFRS 12 – Informations à communiquer
 IAS 28 – Fonds Propres  (cash Flow)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

Principe générale :

 IFRS 10 : En pratique : droit de nommer et de


révoquer les dirigeants, de fixer leur rémunération, de
définir ou valider les orientations stratégiques et leurs
plans d’action opérationnels, les choix d’investissements,
de valider les budgets. En somme, il s’agit de déterminer
les politiques opérationnelles et financières.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Principe générale

 IFRS 10 : Préparation et présentation des états financiers consolidés


d’une entité (maison mère) qui contrôle une ou plusieurs filiales
(filiales). La notion de contrôle.

 IFRS 11 : Opérations contrôlées conjointement (partenaires). Deux


types de contrôle conjoint: Activités conjointes (Joint opérations) et
les coentreprises (joint-ventures).

 IAS 28 : Reconnait les notions d’entité associés (IFRS11) et


d’influence notable (IFRS 10), notion d’activité conjointe (IFRS 11)
de coentreprise (IFRS 11) et de contrôle conjoint.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
Principe générale
 IFRS 10 – États financiers consolidés relations entre filiales et maison mère :
 possibilité d’un contrôle sans majorité, et sans présence d’éventuels accords
contractuels connexes renforçant le contrôle.
 Un investisseur détenant une fraction de capital ne lui donnant pas la majorité
des droits de vote possède un niveau suffisant pour exercer le pouvoir sur la
filiale, dès lors qu’il a la capacité en pratique de diriger les activités
significatives de manière unilatérale, sans le consentement d’autres actionnaires.
  le pouvoir de fait est déjà prévu IAS 27 :
  pouvoir de fait sur plus de la moitié des droits de vote en vertu d’un accord avec
d’autres investisseurs 
 pouvoir de diriger les politiques financière et opérationnelle de l’entité en vertu
d’un texte réglementaire ou d’un contrat
 pouvoir de nommer ou de révoquer la majorité des membres du conseil
d’administration ou de l’organe de direction équivalent
 pouvoir de réunir la majorité des droits de vote dans les réunions du conseil
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d’administration ou de l’organe de direction équivalent
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
Principe générale

 1. La notion de contrôle : IFRS 10 IAS 27


 Histoire : IFRS 10 avait été initiée à la suite de la crise financière ayant démarré
en 2008. En effet, dans le déroulement de cette crise, les instances réglementaires
avaient remarqué qu’un grand nombre d’entités comportant des risques financiers
élevés demeuraient déconsolidées tant au bilan des banques que des groupes
industriels et commerciaux.

 FRS 10 peut reposer sur trois conditions cumulatives :

 Pouvoir de diriger les activités pertinentes de l’entité ;


 Exposition aux rendements variables de l’entité, positifs comme négatifs ;
 Capacité d’agir sur ces rendements, c’est-à-dire qu’il existe un lien entre le
pouvoir et les rendements.
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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

Principes spécifiques
 (Internationale)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
Principes spécifiques :
 Le contrôle de fait
 FRS 10 donne une définition unique du contrôle d’une entité reposant sur plusieurs
conditions cumulatives :
 Un investisseur détient le pouvoir sur une entité lorsqu’il a des droits affectifs lui donnant la
capacité de diriger les activités qui ont une incidence importante sur le rendement de la
maison mère (EBIT-Dividendes). Exposition aux rendements variables de l’entité, positifs
comme négatifs ; Capacité d’agir sur ces rendements, c’est-à-dire qu’il existe un lien entre le
pouvoir et les rendements.
 Pouvoir de diriger les activités pertinentes de l’entité (Management stratégique)
 L’investisseur détient le plus large bloc de titres, le reste de l’actionnariat étant
dispersé (majorité relative) ; Le pouvoir peut être conféré par les droits de vote, mais ces droits
de vote ne sont pas toujours déterminant. Une majorité relative 40 % est suffisante lorsque les
actionnaires sont disperses. Toutefois les droits de vote potentiels sont pris en compte à condition
qu’ils soient exerçables.
 Il n’existe pas d’accord entre les autres investisseurs pour voter collectivement contre
les propositions émises par l’actionnaire majoritaire ;
 L’investisseur nomme la majorité des membres des organes de contrôle et de direction ;
 L’analyse
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de l’historique des décisions prises en assemblée générale montre que les
décisions proposées par l’investisseur sont généralement adoptées.
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Principes spécifiques :
 ad hoc :

 Def : Le CRC 99-02 définit « l’entité ad hoc » comme


« une structure juridique distincte, créée spécifiquement
pour gérer une opération ou un groupe d’opérations
similaires pour le compte d’une entreprise. L’entité ad hoc
est structurée ou organisée de manière telle que son
activité n’est en fait exercée que pour le compte de
cette entreprise, par mise à disposition d’actifs ou
fourniture de biens, de services ou de capitaux ».

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 ad hoc :
 Entreprise dispose en réalité des pouvoirs de décision, assortis ou
non des pouvoirs de gestion sur l’entité ad hoc ou sur les actifs qui la
composent

 Entreprise a, de fait, la capacité de bénéficier de la majorité des


avantages économiques :
  sous forme de flux de trésorerie
 ou de droit à une quote-part d’actif net
 ou plusieurs actifs, de droit à la majorité des actifs résiduels
en cas de liquidation
 Entreprise supporte la majorité des risques relatifs à l’entité (les
investisseurs extérieurs, les dettes fournisseurs)
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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
Influence notable : (IAS 28 et le R 99-02 du CRC) Noticeable influence

 L’influence notable est définie (CRC 99-02) comme étant « le pouvoir de participer aux politiques
financière et opérationnelle d’une entreprise sans en détenir le contrôle ». (Mise en équivalence)

 Il n’y a pas de seuil de détention en droits de vote minimum, mais il existe une présomption
d’influence notable lorsque la mère dispose, directement ou indirectement, d’une fraction au
moins égale à 20 % des droits de vote en assemblées de l’entreprise.

 En pratique, on admet parfois l’influence notable de la mère même si le seuil de 20% n’est pas
respecté, mais il faut clairement démontrer le « poids décisionnel ou économique » qu’exerce le
groupe au niveau de l’entreprise.

 On notera que le CRC 99-02 ne donne qu’une liste non limitative de situations caractérisant
l’influence notable :
 représentants de la mère dans les organes de direction ou de surveillance
 participation aux décisions stratégiques
 existence d’opérations inter entreprises importantes
 échange de personnel de direction,

31 de dépendance technique
 liens
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Partenariat, activité conjointe, coentreprise, contrôle conjoint : (Memorandum)

 IFRS 11: Opérations contrôlées conjointement (partenaires). Deux types de contrôle


conjoint: Activités conjointes (Joint opérations) et les coentreprises (joint-ventures).
 IFRS 11 se concentre sur les droits et obligations du partenariat :
 - ses actifs, incluant sa quote-part de tous les actifs détenus conjointement;
- ses passifs, incluant sa quote-part de tous les passifs assumés conjointement;
- ses produits de la vente de sa quote-part de la production provenant de l'activité
commune;
- sa quote-part des produits de la vente de la production par l'activité commune;
- ses dépenses, incluant sa quote-part de toutes les dépenses assumées
conjointement.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 3. Méthodes applicables selon les normes Française :

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

Normes IFRS 10, 11 IAS 28 Règlement 99-22


Type de contrôle Méthode de Type de contrôle Méthode de
consolidation consolidation
Contrôle Consolidation Contrôle exclusif Intégration
proprement dite globale
Contrôle conjoint Consolidation Contrôle conjoint Intégration
Activités conjointes partielle
Coentreprise proportionnelle
Contrôle conjoint Mise en équivalence Contrôle conjoint Intégration
coentreprises
coentreprise
proportionnelle
Influence notable Mise en équivalence Influence notable Mise en équivalence

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Selon les normes Francaises :

 Influence
Contrôle exclusif Contrôle conjoint
notable

Intégration Intégration
Mise en équivalence
globale proportionnelle

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Intégration globale :

 La consolidation par intégration globale consiste


à fusionner intégralement les comptes (bilan comptable
et du compte de résultat, etc.) d'une société consolidante
avec les sociétés rentrant dans son périmètre de
contrôle, après retraitement, élimination et prise en
compte des intérêts minoritaires.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Intégration proportionnelle

 La consolidation par intégration proportionnelle  consiste à


fusionner proportionnellement les comptes (bilan comptable et
compte de résultat, etc.) d'une société consolidante avec la société à
consolider, c'est à dire, à hauteur de la fraction représentative de
ses intérêts dans les comptes de la société cible, aucun intérêt
minoritaire ne doit être constaté dans ce cas. Le retraitement et
l'élimination de certains postes sont nécessaires.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Mise en équivalence

 La consolidation par mise en équivalence consiste


à remplacer les titres détenus par une société consolidante
par le poste « titres mis en équivalence » correspondant à
la quote-part de la société consolidante dans les capitaux
propres de la société à consolider

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Selon les normes Internationales:

 Coentreprise et
Contrôle exclusif Activités conjointes
entités associées

Consolidation
Consolidation
(intégration partielle
Mise en équivalence
globale)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Consolidation : Intégration globale : IFRS

 Ce modèle de consolidation et très proche de celui de l’intégration globale


Françase. 4 étapes

 - Les éléments semblables de la mère et des filiales sont totalisés ligne par ligne.
 -La valeur comptable de la participation de la société mère dans chaque filiale et
la quote part de la société mère dans les capitaux propres de chaque filiale sont
éliminés.
 -Les actifs passifs, capitaux propres, produits et charges, flux de trésorerie relatifs
aux transactions entre entités du groupe sont éliminés.
 -Les intérêts minoritaires (participation sans contrôle) dans le résultat et l’actif
net des filiales consolidées sont identifiés séparément des capitaux propres et
du résultat de la société mère.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Mise en équivalence : IFRS

 Pas de cumul des bilans

 • Dans le bilan de la société mère, est substituée à la valeur


comptable des titres, la part des capitaux propres (résultat
compris) à laquelle ils équivalent dans la société émettrice. La
différence entre cette quote-part de capitaux propres et le coût
d’acquisition est portée dans les réserves et le résultat consolidé.

 • Evaluation dans le bilan de la société mère des titres de
participation de la filiale, à leur valeur nette comptable: simple
réévaluation de portefeuille

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 Consolidation partielle : IFRS

 Méthode de comptabilisation selon laquelle la quote part d’une


activité conjointe dans chacun des actifs, passif, produits et charges
de l’entité contrôlée conjointement est regroupés, ligne par ligne
avec les éléments similaires dans les états financiers de l’entité
assument le contrôle conjoint. (En pratique la consolidation partielle dite de joint
venture est préparés dans un Memorandum qui prévoit la répartition 50 % entre les deux entités
des charges et produits et des actifs passifs).

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 4. Pourcentages de contrôle et d’intérêts.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Pourcentage de contrôle :
 Représente le pourcentage de droits de vote que peut
avoir la société consolidante soit directement soit
indirectement sur une filiale ou une participation.

 Pourcentage d’intérêts :
 Représente la quote part du patrimoine de la filiale ou de
la participation que possède la société consolidant. Le
pourcentage de contrôle et le pourcentage d’intérêts de la
société consolidante sur une filiale ou une participation
peuvent être différents.

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 14 Exercices

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Exercice 1 :
 Une société A possède 30 % des actions d’un société B laquelle
possède 60 % des actions du capital d’une société C : Il n’y a
pas d’action sans droit de vote.

 Pourcentage de contrôle ? (% de droit de vote) 

 Pourcentage d’intérêts ? (% répartition du dividende ou perte)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Solution :
 Détermination des participations (directes ou indirectes)

A B c

Le pourcentage d’intérêts(% répartition du dividende ou perte)


de la société consolidante sur la société c est de 30% x 60 % = 18 %
alors que le pourcentage du contrôle est nul car la société A ne
disposant pas de la détention de la majorité des droits de vote de B ne
peut
48
indirectement contrôler la société C
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Exercice 2 :
 Une société A possède 60 % des actions d’une société B
laquelle possède 30 % des actions du capital d’un société
C; Il n’y a pas d’actions sans droit de vote.

 Pourcentage de contrôle ? (% de droit de vote)

 Pourcentage d’intérêts ? (% répartition du dividende ou perte)

49
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

Le pourcentage d’intérêts de la société consolidante A sur la société C est de


60 % X 30 % = 18 % alors que le pourcentage de contrôle de la société A sur
la société C est de 30 %. En effet la société B est contrôlée par la société A
(plus de 50 % des droits de vote) et le pourcentage de contrôle de B sur C est
de 30 %. De manière indirecte en fait A a une influence notable sur C au
niveau de 30 %.

50
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Exercice 3 :

 Une société A possède 80 % des actions d’une société B


laquelle possède 60 % des actions d’une société C laquelle
possède 70 % des actions d’une société D laquelle possède
10 % des actions de la société B. il n’y pas d’actions sans
droit de vote.

 Pourcentage de contrôle ? (% de droit de vote)

 Pourcentage d’intérêts ? (% répartition du dividende ou perte)


51
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

80 % 70 %

c D

10 %
Les pourcentages d’intérêts de A sur B de A sur C et de A sur D peuvent être déterminés de la
manière suivante :
Pourcentage d’intérêts Pourcentage de contrôle
B = 0,80 + 0,10 D A vers B = 80 % CE A vers B = 80 % CE
C = 0,60 B A vers C = 48 % A vers C = 60 % CE
D = 0,70 C A vers D = 33,6 % SC A vers D = 70 % CE
B = 83,5 %
C = 50,10 %
D =5235,07 %
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Règle de participation : Directe ou Indirecte :

a. Participation directe


 A m% B
 Il faut nécessairement connaitre m%.
 m = Nombre de titre B détenus par A (en unité physique)
 Nombre de titre B dans son capital (B)
 Il faut résonner en quantité et non en valeur de titre de participation (action). Le
 temps est une variable à intégrer dans les calculs.
 Lorsque se sont des titres qui ont été acheté après la création de la société, on ne
 calculera plus m.
 Si les titres B on été acquis au moment de la création (constitution) donc à la
 valeur nominale, on peut raisonner en valeur. Dans ce cas :
 m = Valeur de titre B détenus par A
53
 Capital de B
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
70% 60% 80% 40% 75%
C D E F

 b. Participation indirecte : Pourcentage de controle


 A m% B n% C D E F
 70% 60% 80% 40% 75%
 - Pourcentage de contrôle de A dans B : 70% = CE (Contrôle Exclusif)
 - Pourcentage de contrôle de A dans C : 60% = CE (Contrôle Exclusif)
 - Pourcentage de contrôle de A dans D : 80% = CE (Contrôle Exclusif)
 - Pourcentage de contrôle de A dans E : 40% = pas Contrôle exclusif
 - Pourcentage de contrôle de A dans F : 0% = pas Contrôle exclusif

54
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Résumé :

 A m% B n% C
 Il faut que m% donne lieu à un contrôle exclusif pour
continuer la chaine.
 A défaut du contrôle exclusif, la chaine est rompue. Par
conséquent les participations détenues par B sont exclues
du périmètre de consolidation.

55
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 c. Participation réciproque (Exception)
 A m% B
 n%
 Disposition légale : les pourcentages ne doivent pas dépasser 10% entre m et n (Droit
international que l’OHADA a repris).

 Donc il y’a jamais de consolidation dans le cadre de la participation réciproque.

 Si on veut consolider et dépasser les 10%, l’une des sociétés doit nécessairement
 renoncer à ses participations.

 d. Participation circulaire (Exception)

 Au plan juridique (légal) aucune réglementation précise ne limite la consolidation,


 mais on s’aligne aux interdictions de la réciprocité.

56
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Exercice 4 :
 Une société A possède 40 % des actions d’une société B
dont 20 % du capital est constitué d’actions à dividende
prioritaire sans droit vote.

 Pourcentage de contrôle ? (% de droit de vote)

 Pourcentage d’intérêts ? (% répartition du dividende ou perte)

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Détermination des participations (directes ou indirectes)

Actions de
A Autres
préférence

40 %
B
Le pourcentage d’intérêts de la société consolidante A sur la société B est de 40 %
alors que du fait de l’existence des actions sans droit de vote; le pourcentage de
contrôle de A sur B est de :
58
40%
100%+20% = 50 %
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Exercice 5 :

 La société A possède 60% des actions et droits de vote de


B. Par ailleurs la société B a émis un emprunt à
obligations convertibles en actions représentant 20 % du
Capital. La société A a souscrit 50 % de ces obligations ?

 Pourcentage de contrôle ?

 Pourcentage d’intérêts ?

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Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Normes Française CRC lorsque des droits de vote
potentiels existent, les quotes parts du résultat ou de
variations des capitaux propres attribuées à la société mère
et aux intérêts minoritaires sont déterminés sur la base
des pourcentages de participation actuels et ne reflètent
pas l'exercice ou la conversion possible des droits de vote
potentiels.
 60%

60
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation
 Au contraire, pour le calcul du pourcentage de contrôle
en normes IFRS il faut tenir compte des droits de vote
potentiels attachés aux obligations convertibles en
actions : le pourcentage de controle de A sur B est donc :
 (60+20x50%)/ (100 + 20) =
 58,33 %

 Par contre le pourcentage d’intérêts de A sur B serait de


60 % (En normes Françaises)

61
Chapitre 2 : Maîtriser le cadre
réglementaire de la consolidation

 9 exercices d’application Pourcentage de contrôle


Pourcentage d’intérêts avec corrections:

62
 Fincadre réglementaire de la
consolidation avec exercices
d’application.

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