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La présentation de siège

Dr Mouloud ZEMOUCHI
Maitre Assistant
Faculté de Médecine
Département de Médecine
Université Saad DAHLEB
-Blida Service
de Gynécologie Obstétrique
Clinique Hassiba BEN BOUALI
CHU Blida
Email : mouloud.zemouchi@live.fr
Année universitaire: 2014-2015
Plan

Introduction-Intérêt de la question
Objectifs pédagogiques
Définition
Modalités de présentation
Facteurs favorisants (diagnostic étiologique)
Diagnostic positif et différentiel
Etude de l’accouchement
Eléments de pronostic
Conduite à tenir
– en fin de grossesse –
pendant le travail
Conclusion
Pour en savoir plus
 

 
Introduction-Intérêt de la question

L’accouchement en présentation du siège est une circonstance


obstétricale fréquente exigeant des structures d’accueils adéquates et
une équipe complète obstétrico-néonatale. L’évolution
des connaissances concernant ce type d’accouchement à haut risque
materno-fœtal, n’ont pas cessés de se développer dans le but d’avoir une
morbidité et une morti-natalité des plus faibles possibles.
Une connaissance approfondie des
facteurs de risque, des éléments techniques , sont indispensables à
l’obstétricien pour se faire un choix, quant à la voie de terminaison de
l’accouchement. Enfin, et devant cette présentation , en doit bien se
rappeler, que l’obstétrique est un « ART « qui interpelle à tout moment la
conscience, et qui ne pouvant être maîtrisé que par des praticiens
parfaitement formés et possédant des données actualisées.
Objectifs pédagogiques

• S’avoir faire le diagnostic de présentation de siège


en fin de grossesse et au cours du travail.
• S’avoir déterminer le pronostic d’un
accouchement par le siège.
• Pouvoir proposer une conduite à tenir.
• S’avoir faire un accouchement avec un fœtus se
présentant par son pôle pôdalique.
• Connaître les manœuvres d’extraction fœtales,
leurs indications et leurs techniques d’exécusion.
Définition 

La présentation du siège est une


présentation longitudinale où l’extrémité
pelvienne du fœtus se met en rapport avec
le détroit supérieur et tend à s‘engager
selon un mécanisme propre à elle, tandis
que le pôle céphalique de l’enfant reste
situé au niveau du fond utérin.
Modalités de présentation(1)

1- Variété de siège complet, ou le fœtus semble assis en tailleur, membres


inférieurs en flexion .
C’est la variété la moins fréquente (40%des présentations de siège à la
clinique Hassiba BEN BOUALI) , est qui parait se rencontrer plus volontiers
chez la multipare.

PSC SIDA
Modalités de présentation(2)
2- Variété de siège décomplété 
Elle est subdivisée en trois modes :
 Variété de siège décomplété mode des fesses, où les membres inférieurs
du fœtus sont relevés en avant de lui, en extension, de sorte que les pieds
de l’enfant sont à hauteur de sa tête. Cette variété est de loin la plus
fréquente et s’observe principalement chez la primipare (60% des cas).
 Variété de siège décomplété mode des genoux
 Variété de siège décomplété mode des pieds
Ces deux derniers modes sont hautement dystociques
D’une façon générale, le siège décomplété correspond à une attitude
fœtale primitive où la présentation est imposée.
PSD

SIDP
Facteurs favorisants (diagnostic étiologique)

Expression d’une inadaptation fœto-maternelle, la


présentation du siège traduit un défaut d’accommodation
dont l’origine doit toujours être recherchée.
Facteurs favorisants (diagnostic étiologique)
Les causes maternelles

Certaines sont congénitales 


Utérus mal développé, hypoplasique, cylindrique et moulé sur le fœtus , ce qui
s’observe le plus souvent chez la primipare jeune.  
Utérus malformé, unicorne ou double , à éperon plus ou moins étendu ou
simplement cordiforme et qui peut être responsable de présentation du siège
récidivante.
Ces anomalies, si elles sont connues, contre-indiquent de façon formelle toute
tentative de transformation par manœuvres externes.
Dans tous les cas, il faut particulièrement rechercher l’existence d’une
hypoplasie périnéale, d’un rétrécissement pelvienne même mineur car bien
souvent ces anomalies sont associées.
D’autres anomalies maternelles acquises peuvent être
responsables d’une présentation du siège
Utérus vaste et hypotonique de la grande multipare pour lequel la loi
d’adaptation ne joue pas et où peut se discuter l’essai de transformation.
Fibromyome utérin, qui à l’inverse, impose la présentation, car il déforme la
cavité utérine et peut aussi altéré la valeur fonctionnelle du muscle.
 
Facteurs favorisants (diagnostic étiologique)
Les causes ovulaires 

Sont dominées par celles qui rendent le mieux compte de l’inadaptation foeto-
utérine.

La prématurité :où l’enfant trop petit n’a pas encore eu besoin de s’accommoder à la
cavité qui le contient.

Les grossesses multipares , et en particulier la grossesse gémellaire, où la gène à


l’accommodation est évidente et qui s’associe bien souvent à la prématurité. La
présentation du siège caractérise plus particulièrement l’accouchement du deuxième
jumeau.

Les malformations fœtales congénitales où l’hydrocéphalie doit être systématiquement


recherchée. La dolichocéphalie, certaines attitudes en rectitude du rachis de l’enfant sont
plus discutables.
Facteurs favorisants (diagnostic étiologique)
Autres facteurs
 
Tel que le placenta Praevia, la brièveté du cordon, l’hydraminios ou
même l’oligo-amnios, mais sans que les résultats statistiques
permettent d’apporter une conviction.

Certains auteurs affirment qu’il n’y a pas de siège sans causes.


En fait, il est relativement fréquent de ne pas trouver une étiologie
évidente. C’est parfois a postériori, après l’accouchement que l’on
pourra trouver une explication, petit coté des membranes
témoignant d’une insertion basse, ou malformation utérine
méconnue mise en évidence au moment de la césarienne ou de la
révision utérine.
Diagnostic positif
Le diagnostic de la présentation doit être idéalement fait au
début du neuvième mois, à une époque de la gestation où les
chances de transformation spontanée sont pratiquement nulles.
Il persiste un délai suffisant pour permettre de pratiquer certains
examens complémentaires avant la date prévue de
l’accouchement.
De plus, ce délai doit être mis à profit pour prévenir dans le
calme et la confiance la future mère, dont la préparation à
l’accouchement sera renforcée.
Diagnostic positif
En fin de grossesse (1)
L’interrogatoire :
N’a d’intérêt pour le diagnostic que dans les cas où il s’agit d’une multipare chez laquelle on retrouve la notion
d’une présentation du siège au cours d’un accouchement antérieur.
A l’examen physique :
Le développement de l’utérus est longitudinal, vertical et régulier.
On est parfois surpris de constater que l’utérus est tendu ,de forme cylindrique ,véritablement monté sur le
fœtus.
La palpitation 
Permet le plus souvent d’orienter le diagnostic de présentation du siège.
Le pole inférieur est mou, isolé, plus ou moins volumineux selon les modalités de la présentation, irrégulier,
souvent haut situé par rapport au bassin maternel. A l’opposé, on palpe au niveau du fond utérin, un pole dur,
régulier et arrondi, ballotant d’une main à l’autre, et qui correspond manifestement au pole céphalique de l’enfant.
En descendant, la main qui palpe perçoit une dépression qui sépare la tête fœtale du plan, dorsal lisse, étendu
et résistant. Cette dépression qui correspond au sillon du cou est d’autant moins marquée que la tête est mieux
fléchie.
La mesure de la hauteur utérine et l’auscultation cardiaque fœtale 
Sont habituelle mais n’apportent aucun élément supplémentaire.
C’est au toucher pelvien qu’il convient d’apporter la confirmation.
Le col est fermé, le segment inférieur épais et mal amplifié permet de sentir à travers ce dernier une
présentation haute et irrégulière. Dans certains cas, la présentation est plus basse, déjà descendu dans
l’excavation et par conséquent d’identification plus facile : il s’agit alors le plus souvent d’une présentation du
siège décomplété.
Diagnostic positif
En fin de grossesse (2)

En pratique, le diagnostic de siège peut être difficile à faire, soit que la femme
est obèse ou se laisse mal examiner. L’utérus tendu permet mal de percevoir les
éléments qu’il contient. De plus une présentation du siège décomplété peut
donner l’illusion d’une présentation céphalique, où la tête de l’enfant située dans
une corne utérine ne donne pas le signe du ballottement. Dans ces cas particulier,
la radiographie du contenu utérin et/ou surtout l’échographie obstétricale
permettent de lever le doute, de participer au diagnostic étiologique et au
pronostic de l’accouchement.
Diagnostic positif
Pendant le travail
Les renseignements fournis par l’examen abdominal pratiqué dans
l’intervalle des contractions sont évidemment les mêmes que ceux déjà
décrites, mais les données de l’examen vaginal sont plus précises et
explicites, d’autant mieux exploitables que la dilatation est plus
avancée.
A travers les membranes qu’il importe de respecter jusqu’à une
dilatation avancée, en particulier en cas de siège complet, le doigt
perçoit une présentation molle, séparée en deux parties par un sillon
longitudinal: le sillon inter –fessier. L’orifice anal en occupe le centre et à
l’extrémité du sillon on reconnaît le relief osseux de la pyramide sacrée
dont les saillies «en chapelet» sont caractéristiques.
A l’autre extrémité du sillon, la perception d’un pied affirme l’existence
d’un siège complet. Enfin, la situation du sacrum qui est le repère de la
présentation permet de définir la variété de position.
Diagnostic différentiel
Se pose surtout au moment du travail, où on pourra discuter :

une présentation céphalique dont le repère est difficile à authentifier


en raison d’une volumineuse bosse séro-sanguine;
une présentation de la face, qui présente un orifice, la bouche, et
une saillie osseuse, le nez;
l’anencéphalie, ou le toucher de la tête entraîne l’apparition
immédiatement de mouvements fœtaux .

Dans tous les cas, le diagnostic sera rectifié en cas de doute par la
pratique d’une échographie obstétricale et/ou d’un contenu utérin.
Etude de l’accouchement
1- Phénomènes mécaniques
 
 

03 principes

Le mobile fœtal doit L’accouchement doit se Le caractère aléatoire de


constituer un  «  bloc dérouler comme un cet accouchement ne peut
homogène  » auquel processus contenu sans être éliminé puisque
l’attitude d’inflexion de la arrêt ni retour en arrière. l’homogénéité du bloc fœtal
tête et du tronc, ainsi que et à la fois une condition et
l’accolement des la conséquence de son bon
membres permettent de déroulement.
parcourir la filière pelvis-
génitale en présentant
les plus petits diamètres
possibles à la filière
pelvis-génitale.
Etude de l’accouchement
1- Phénomènes mécaniques
Accouchement du siège (mécanisme de …)
Engagement : c’est le diamètre  Dégagement : La hanche antérieure
Bi trochantérien qui s’oriente
se dégage la première et se cale
suivant un diamètre oblique (le
droit le plus souvent) du bassin. le sous la symphyse. La hanche
siège franchit synclinal le plan postérieure se dégage à son tour en
DS . L’engagement toujours facile parcourant la concavité sacro-
et précoce dans le siège coccygiène et toute la longueur du
décomplété, et plus laborieux périnée postérieur, jusqu'à ce
dans le siège complet qu’elle ait franchit la commissure
Décente et rotation : la rotation
vulvaire.
du siège, s’effectue soit en spirale
en même temps que la
-Ce mouvement est facile dans le
descente, soit après elle sur le siège complet grâce à la facilité
périnée d’incurvation latérale du tronc du fœtus ;
En effet, la relation amène le il est plus difficile dans le siège
diamètre bitrochontérien sur le décomplété, les membres inférieurs
diamètre antéro-postérieur du D.I relevés en attelles le long du tronc en
et le sacrum sur le diamètre empêchant l’incurvation latérale.
transverse du bassin.
Etude de l’accouchement
1- Phénomènes mécaniques
Accouchement suite
Fig : du siège (mécanisme de …)
la hanche
antérieure
arrive
Le siège décomplété se
dégage, en pointant vers le
haut comme un monolithe.
Parfois le siège continue sa
descente selon l’axe ombilico-
coccygien, butte contre le
périnée postérieur et n’arrive à
se dégager qu’aux prix d’une
Fig : épisiotomie.
la hanche
postérieure
s’extériorise
sous la
symphyse
pubienne

par
inflexion
latérale du
tronc
Etude de l’accouchement
1- Phénomènes mécaniques Accouchement des épaules

L’engagement : Débute au moment du dégagement du pole podalique. Il est


précédé d’une rotation qui place le diamètre bi acromial soit sur le diamètre oblique
déjà emprunté par le bi-trochontérien s’il s’agit d’une variété antérieure, soit sur le
diamètre oblique opposé s’il s’agit d’une variété postérieure.
La descente : s’accompagne d’une seconde rotation qui amène le bi acromial dans
le diamètre transverse du DI, secondaire en mouvement d’enroulement du pole
pelvien précédemment décrit.
Le dégagement des bras et des épaules se fait à l’une et l’autre extrémité du
diamètre transverse le plus souvent.
Etude de l’accouchement
1- Phénomènes mécaniques
Accouchement de la tête dernière
L’engagement ; est précédé d’une orientation, de sorte que le plus grand
diamètre de la tête, le diamètre sous occipito-frontal de 11 cm, occupe le
diamètre oblique perpendiculaire à celui qu’avait utilisé les épaules. En
revanche, la rapidité du phénomène ne permet aucun modelage du pole
céphalique.
Dans l’excavation ; la tête descend et tourne en avant jusqu’à ce que
l’occiput se place sous la symphyse pubienne.
Grâce à ce point d’appui, et sous l’effet des contractions utérines et des
efforts volontaires, la tête subit un complément de descente et de flexion.
Elle arrive à mettre le sous occiput ou la nuque sous l’ogive pubienne, qui
servira alors de pivot, permettant le dégagement en dehors de la vulve
successivement du menton, de la face et de la région sous frontale. Cette
dernière prendra appui à son tour sur la commissure vulvaire postérieure
permettant le dégagement du crâne.
Cela réalise un grand mouvement dit en « S » étalique, nécessitant une
dynamique utérine correcte d’une part, et menaçant un périnée fragile de
déchirures d’autre part.
Etude de l’accouchement
1- Phénomènes mécaniques
Anomalies dans le mécanisme de l’accouchement
L’engagement du siège, facile et précoce lorsque le siège est décomplété, peut
être long et même ne pas s’effectuer lorsque le siège est complet.
L’anomalie la plus importante au cours de l’accouchement des épaules est le
relèvement des bras du fœtus.
Lorsque le dos, au lieu de tourner en avant, tourne en arrière, le menton
s’accroche au bord supérieur de la symphyse pubienne, entraînant la déflexion
de la tête, rendant l’engagement de cette dernière impossible, au moment où le
reste du corps se trouve en dehors des voies génitales. Il s’agit d’une dystocie
grave en rapport avec l’absence de surveillance de l’expulsion fœtale et surtout
de l’obligation au dos de tourner en avant.
La rétention de la tête dans l’excavation, variété relativement anodine et facile
à traiter.
La rupture prématurée des membranes ou précoce de la poche des eaux
expose à la procidence du cordon ombilical.
Etude de l’accouchement
2-Phénomène dynamique

La dilatation se fait aussi rapidement et régulièrement que dans


la présentation du sommet.
La lenteur de la dilatation ne doit pas être considérée comme une
conséquence normale de la présentation de siège. Elle traduit soit une
dystocie dynamique qu’il faut corriger, soit une dystocie mécanique qu’il
importe de préciser.
La dynamique utérine doit rester normale au moment de l’expulsion. Il
est classique d’indiquer la mise en place d’une voie d’abord et même de
diriger le travail par du synthocinon® en perfusion à l’approche de la
dilatation complète vue le risque de désolidarisation du mobile fœtale
suite à la prolongation du temps d’expulsion, en rapport avec une
dynamique utérine insuffisante.
Etude de l’accouchement
3-Phénomène plastique 
Chez les enfants nés par le siège, on observe un certains nombres de déformations ou
même de lésions.
*Les plus fréquentes résultent de la pression longtemps exercée par la paroi utérine, au
cours de la grossesse, sur le corps du fœtus mal accommodé.
-Aplatissement de la voûte crânienne qui confine un aspect dolichocéphale transitoire.
-Atrophies osseuses, musculaires et / ou ligamentaires, plus graves car elles vont persister
et entraîner des séquelles nécessitant des traitements orthopédiques.
-Atrophie de l’ongle mandibulaire (maxillaire inférieur) qu’accompagne souvent une
torticolis congénitale ou même une paralysie faciale homolatérale.
-Atrophie du rebord cotyloïdien (siège décomplété), qui entraîne une dysplasie et favorise la
L.C.H (luxation congénitale de la hanche).
-Atrophie rétractile musculo-ligamentaire aboutissant au pied bot varus équin.
*D’autres malformations, plus rare, surviennent au cours de l’accouchement et affectent
l’appareil génital du fœtus :
-Hématome les lèvres chez le nouveau né de sexe féminin.
-Nécrose du scrotum chez le garçon.
-Atrophies testiculaires signalait par certains auteurs.
-Enfin, une infiltration hématique des testicules et du cordon qui pourrait favoriser une
torsion du testicule.
Etude de l’accouchement
4-Phénomènes physiopathologiques 

Existence constante au cours de l’expulsion d’une bradycardie et d’un


rythme plat qui débutent au plus tard lors de l’expulsion du siège et se
poursuit jusqu’à ce que le nouveau né ait fait sa première inspiration.
Pendant la dilatation, le tracé normal de RCF présente quelques traits
particuliers :
*Tendance à la tachycardie ;
*Ralentissement variables, sans phase résiduelle, plutôt rares et de peu
d’amplitude ;
*Accélération indépendante ou contemporaines des contractions
utérines ;
*Oscillations entre 5 et 25 bts/mn.
 l’association de plusieurs anomalies serait de plus mauvais pronostic
que l’observation prolongée d’une seule anomalie.
Eléments de pronostic
  Maternelle 
L’âge : l’âge < à 18 ans et supérieur à 35 ans est considérée comme défavorable.
-Parité : la nulliparité semble être un élément moins favorable. Chez la multipare, le
pronostic est à peine moins bon que celui du sommet.

Poids, taille et bassin :


Un poids ou une prise de poids excessive semblent de mauvais pronostic du fait de
l’épaississement des tissus tapissant le bassin ce qui en réduit la capacité de ce dernier.

Une taille de moins de 1,40m témoin souvent d’un bassin rétréci.

Autres éléments en rapport avec des antécédents :


*de stérilité ;
*d’accouchement(s) dystocique(s) ;
*d’utérus cicatriciel, ou de déchirures graves du périnée ;
*de grossesse(s) pathologique(s), ou d’obstacle(s) praevia(s).

de certain(s) traitement(s) de la patiente faisant douter de son comportement lors de


l’accouchement.
Eléments de pronostic
Fœtal
Mode de présentation :
Classiquement le siège complet était considéré comme de meilleur pronostic. La
plus part des études récentes en font plutôt un facteur défavorable, car il retarde
l’appui de la présentation sur le col, favorise la rupture prématurée des
membranes, ou précoce de la poche des eaux, les anomalies de dilatation ainsi
que les procidences d’un pied et / ou du cordon.
Beaucoup d’auteurs s’accordent pour souligner que, si l’on accepte la voie basse,
il est indispensable d’être très vigilant. Ce mode se retrouve d’ailleurs plus
souvent que le mode des fesses dans les césariennes d’indications secondaires.
Attitude de la tête dernière : elle représente un facteur pronostic de toute
première importance.
Une tête bien fléchie est de bon pronostic. Toute déflexion persistante à l’examen
échographique ou sur le cliché du contenu utérin (tête en military attitude des
anglo-saxons) impose la césarienne.
Il est de même en cas de « bras nucal », source de complications dystociques
sévères.
Eléments de pronostic
1-Éléments liés à l’évolution du travail 
La rupture des membranes : quand elle se produit prématurément elle est
considérée comme un facteur très défavorable.
On préfère que la poche des eaux reste intacte jusqu’à dilatation complète.

La dilatation cervicale : elle doit être brillante, régulière, au minimum de


puissance.

L’expulsion fœtale : elle doit être entreprise dans les meilleurs conditions,
avec une poche des eaux rompue, une dilatation complète, et un siège
franchement engagé. S’il n’est pas engagé, et en dehors d’une disproportion
foeto-pelvienne, on est en droit de tenter une épreuve d’engagement avec une
perfusion d’ocytocique bien surveillée.
Si au bout d’une demi-heure le siège n’a pas progressé à la partie moyenne, il
est encore toujours temps de renoncer à la voie basse.
Eléments de pronostic
2-Manœuvres obstétricales

 
Elles demandent aussi à être considérées du point de vue pronostic, car toutes
présentent à coté de leurs avantages, des risques qu’il faut se rappeler , quand on à encore
le choix entre deux manières d’agir.
La version par manœuvre extérieur (VME) en fin de grossesse ou en début de
travail :
*Souvent impossible, surtout chez la primipare, en raison de la tonicité utérine et de la
fréquence de sièges décomplétés.
*Inutiles quand elle est facile, par excès de liquide amniotique ou chez la multipare.
*Dangereuse, faisant état d’une mortalité fœtale par décollement du placenta ou
accident funiculaire (bretelle ou circulaire).
Manœuvre de dégagement :
L’accouchement spontanée constitue évidemment la meilleure solution, mais à
condition qu’il ne se prolonge pas jusqu’à provoquer une anoxie. L’expérience montre que
près d’une fois sur deux, il y a eu d’intervenir. Ce n’est pas un choix mais une nécessité. Le
risque est alors de voir succéder à un abstentionnisme trop passif, un activisme
désordonné. C’est la raison pour laquelle on observe actuellement un retour non à des
extractions proprement dites, mais à des gestes d’accompagnement, pour faciliter le
dégagement des épaules et de la tête dernière. C’est ici qu’interviennent, en premier lieu,
l’expérience, le jugement, et l’habileté de l’accoucheur, ainsi que la qualité de toute l’équipe
obstétricale.
Eléments de pronostic
3-La césarienne prophylactique (programmée) 

Elle n’assure pas le fœtus contre la détresse respiratoire ni


contre les traumatismes, surtout lorsque l’opérateur dans un
souci d’esthétique, fait une incision très courte, aussi peut
favorable que la voie basse.
Enfin, le pronostic fœtal à long terme ne parait pas justifier la
césarienne systématique.
Indication de la césarienne de 1ère intention dite
prophylactique ou programmée
Indications formelles
Anomalie du bassin
Signes de DFP par macrosomie fœtale (BIP>98mm et DAT-BIP>15mm)
Déflexion primitive de la tête
Circulaire(s) de cordon autour du cou fœtal persistante(s) à 02 ex écho espacés
d’une à deux semaines
Utérus cicatriciel avec cicatrice jugée fragile
Placenta praevia
Brièveté congénitale d'un périnée cicatriciel
Rétrécissement malformatif ou cicatriciel du vagin
Indications relatives
Grande prématurité
Souffrance fœtale chronique (RCIU, diabète, dépassement de terme,.…)
Primipare âgée, antécédents de stérilité
Antécédents de dystocie, de mort in utéro ou néo natale
Risque de procidence du cordon (siège complet, latéro-cidence du cordon)
Pronostic maternel
Morbidité
Des lésions des parties molles peuvent se voir à type de déchireurs
du col et du vagin , surtout secondaire à des extractions rapides.
Des complications infectieuses peuvent apparaître, favorisées par
la présence d’une rupture prématurée des membranes et des
interventions endo-utérines, sur le vagin et/ou le périnée.

Mortalité
Elle est très faible de nos jours.
L’extraction par la voie haute comporte plus de risque maternel
par rapport à l’accouchement par les voies naturelles, et représente
un handicap pour les grossesses ultérieures, poussant à une limitation
accrue des naissances.
Pronostic fœtal(1)
 Mortalité
On peut citer:

•des morts fœtales in-utéro, sans causes évidente, 10 fois plus fréquentes que
dans le sommet . Cette fréquence conforte la notion de fœtus de « moindre
qualité » dans certains cas de présentation de siège.

•des malformations et anomalies congénitales dont la fréquence est


multipliée par deux en cas de présentation du siège, et qui entraînent plutôt
des morts néonatales.

•une mortalité obstétricale : directement liée au déroulement et à la conduite


de l’accouchement.
Pronostic fœtal(2)
morbidité
-Lésions neurologiques centrales. Le crâne et le cerveau sont exposés à l’anoxie suite
à une acidose d’importance variable, et aux hémorragies cérébro-méningées, à fortiori
si le fœtus est prématuré ;
-Lésions nerveuses périphérique dont la plus fréquente est l’atteinte du plexus
brachial ou plutôt de ses racines supérieures C5-C6 avec paralysie du membre
supérieur de type DUCHENE-ERB. En général, il s’agit d’élongation des nerfs : la
paralysie régresse de la main vers l’épaule et guérit en 6 – 8 semaines.
Ces paralysies peuvent être associées à une atteinte du ganglion sympathique cervical
supérieur, donnant un syndrome de CLAUDE BERNARD – HORNER ou une atteinte de
la racine accessoire du nerf phrénique, issu de C5, ce qui détermine des troubles
respiratoires importants ;
-Lésions musculaires diverses : tel que des hématomes, spécialement du sterno-
cléido-mastoïdien, et des contusions intéressant souvent le siège et les membres
inférieurs ;
-Fractures variées pouvant intéresser la clavicule au cours de la manœuvre de
MAURICEAU, l’humérus, le fémur ou encore un décollement épiphysaire ou une
luxation de l’épaule, qu’on provoque en abaissant vers le dos un bras relevé.
Pronostic fœtal(3)

Avenir des enfants nés par le siège 

Des études prospectives à long terme semblent démontrer la fréquence


des atteintes neurologiques (quotient intellectuel bas, difficultés scolaires,
troubles moteurs) souvent passées inaperçues pendant la période
périnatale et découvertes par la surveillance à long terme des enfants nés
par le siège par rapport aux enfants nés par le sommet.

Tous les risques sus cités semblent nettement bas chez les enfants nés par voie
haute.
CONDUITE A TENIR 
Elle découle de l’analyse des 5 critères pronostiques suivants :
l’environnement de la patiente : l’accouchement de siège ne peut se concevoir de
nos jours en dehors d’une maternité avec un bloc opératoire fonctionnel, une unité de
néonatologie et une équipe obstétrico-chirurgico-néonatologique au complet ;
l’état général maternel ;
l’état de l’utérus ;
l’état du fœtus ;
enfin, l’état de basin et des paries moles pelvi-périnéales.

Elle doit être conçue à partir de cette échographie systématique entre la 32 et 34 ème
semaine, qui tend à se généraliser.
Un diagnostic précoce permet :
 de mieux surveiller cette fin de grossesse qui peut être considérée comme une
grossesse à risque, en raison de la fréquence avec laquelle s’observent les malformations
foeto-utérines, les anomalies congénitales, les souffrances fœtales et les accouchements
prématurés.
 de tenter, si l’on est partisan, une VME vers la 36ème semaine ;
 d’établir un bilan des facteurs de pronostic maternels et fœtaux, afin d’établi, ou
tout au mois d’orienter, des décisions alors qu’on à encore la pleine liberté.
2007

Conduite à tenir
Madame Marie-Louise La Chapelle,
01/01/1769 – 04/10/1821, Sage-femme du roi Louis XVIII.
Elle exerçait à l’Hôtel-Dieu, le plus ancien hôpital de Paris,
Fondé en 651 par l’évêque parisien saint Landry.
Auteur de la Pratique des accouchements en trois
volumes. Par cet ouvrage et par son enseignement, elle
prend place parmi les fondateurs de
l’obstétrique moderne.
Dans cet ouvrage, elle codifie l’accouchement du siège.
Conduite à tenir en fin de grossesse (1)

La version par manœuvres externe


En 1550, Ambroise Paré recommande la version podalique. 
Elle doit être faite après la 37ème semaine d’aménorrhée. Faite avant, elle
risquerait, en cas de souffrance survenant au cours de la manœuvre de
contraindre à faire naître un prématuré. Elle doit être exécutée avec douceur
et sous Bêtamimétiques. Un contrôle par enregistrement du rythme
cardiaque fœtal sera fait avant et après la manœuvre. Lorsque la version
réussie, on essaie de prévenir le retour facile à la position première par le
port d’une ceinture eutocique ou de déclencher le travail si les conditions de
déclenchement au pôle inférieur de l’œuf son réalisées.

Ceux qui acceptent la présentation de siège sans chercher à la transformer,


avancent que chez la multipare où la version réussie souvent, elle n’est guère
utile. Chez la primipare, où elle serait utile, échoue presque toujours, puisque
le siège est imposé par la trophicité utérine
Conduite à tenir en fin de grossesse (2)

La césarienne prophylactique en fin de grossesse.


Elle doit être indiquée de façon absolue devant :
Une tare maternelle contre – indiquant tout effort expulsif volontaire au moment de l’expulsion
fœtale.
Un utérus porteur d’une malformation congénitale ou acquise (utérus myomateux) ou d’une
cicatrice jugée fragile (HSC ou corporéale, HST avec difficulté opératoires d’ordre hémostatiques ou
avec suites septiques pelviennes, une cicatrice de rupture utérine, ou d’une myomectomie avec
effraction de la cavité endométriale ou d’une polymyomectomie) ;
Un fœtus fragile du faite d’une grande prématurité ou d’une souffrance fœtale chronique.
Un fœtus macrosome, ou porteur d’une déflection persistante de la tête dernière à deux
échographies espacées d’une semaine à 15j en fin de grossesse.
Un oligamnios vu le risque d’un travail à sec , source de dystocie dynamique.
Un placenta en situation praevia.
Un fœtus en présentation de siège incliné et haut.
Un bassin jugé rétréci à la pelvimétrie clinique et/ou scannographique.
Des partie molles hypoplasiques ou porteuses d’une (ou de) cicatrice(s) d’intervention(s)
antérieur(s) lourdes(s).
Conduite à tenir en fin de grossesse (3)

La césarienne prophylactique en fin de grossesse.


La nulliparité est restée longtemps considérée comme une indication absolue à la
césarienne prophylactique en tout début de travail, afin d’intervenir sur un segment
inférieur assez bien formé. Il est avancé que chez les nullipare, d’une part une
malformation utérine n’est pas rare , et d’autre part, la dynamique utérine est
souvent de mauvaise qualité avec un bassin qui n’a pas fait ses preuves.
Cependant, certaines recommandations récentes ne font pas d’elles une indication
absolue et fond privilégier une évaluation correcte des autres éléments du
pronostic d’accouchements, et ce, afin de participer à la diminution du taux de
césariennes.
Conduite à tenir en fin de grossesse (4)

Certaines indications sont relatives. C’est le cas :


D’une rupture prématuré des membranes étant donné le risque
élevé de procidence du cordon ombilical , surtout en cas de siège
complet;
D’un passé de stérilité secondaire de longue date, surtout chez
une gestante âgée de plus de 35 ans;
En cas de grossesse gémellaire dont le premier fœtus se
présente par son pole podalique, vu la fréquence en pareille
situation de la prématurité et d'une mauvaise dynamique utérine
au cours du travail.
Place de la péridurale(1)
Les contre-indications obstétricales à l’analgésie péridurale se font de plus en plus
rares. Ainsi, pour la plupart des auteurs, la présentation du siège n’est plus un obstacle
à ce type d’analgésie.
Il existe bien entendu des arguments contre :
diminution de l’intensité des contractions utérines avec augmentation de la durée du
travail, surtout la deuxième phase
diminution de l’intensité des efforts expulsifs.
Il existe aussi des arguments pour :
relâchement du col utérin surtout durant la première partie du travail qui permet de
lutter contre la dystocie cervicale
calme et mise en confiance de la patiente
abolition du réflexe automatique de poussée : la patiente économise toutes ses
forces pour les efforts expulsifs
augmentation de la sécurité de la phase expulsive, en permettant la réalisation de
manœuvres obstétricales, lorsqu'elles sont nécessaires, sans complément d'anesthésie
relâchement périnéal maximal pour l'accouchement de la tête dernière.
Il faut une patiente coopérante, bien informée et bien préparée et un anesthésiste
entraîné qui privilégiera le bloc sensitif sur le bloc moteur.
Place de la péridurale(2)

Les produits utilisés sont essentiellement la Bupivacaïne (de 0,0625 % à 0,250 %). L’adjonction
de dérivés morphiniques type Fentanyl permettent de diminuer la concentration des
anesthésiques locaux.
En ce qui concerne les modalités : habituellement, une dose " col " est réalisée au premier
temps du travail, puis une dose " basse " à 6-8 cm (Marcaïne 0,125 + Fentanyl) évitant la
poussée sur le col surtout en cas de siège complet et permettant une ré-apparition modérée du
réflexe de poussée.
De nombreux auteurs font une nouvelle injection à dilatation complète.
Les inconvénients de la péridurale ont été compensés par une adaptation des accoucheurs
(recours à l’Ocytocine, attente des efforts expulsifs, préparation psychoprophylactique à
l’accouchement).
L’analgésie péridurale en cas de présentation du siège présente de nombreux avantages pour le
nouveau-né (par rapport à l’anesthésie générale), pour la mère qui peut accoucher avec un
confort maximum, pour l’accoucheur enfin qui va pouvoir bénéficier de meilleures conditions
obstétricales lui permettant de réaliser l’épreuve sur le col et éventuellement de pratiquer des
manœuvres obstétricales avec plus d’aisance.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(1)

En présence d’un accouchement avec un fœtus se présentant par son siège,


le premier devoir est de se rappeler que la présentation est en principe
eutocique, est d’avoir confiance. On envisagera l’accouchement donc avec
calme en se gardant d’alarmer la patiente. Les éléments du pronostic de
l’accouchement seront réexaminés.  
L’eutocie. Après avoir éliminer une indication de césarienne prophylactique,
elle sera assuré par une contractilité utérine de bonne qualité avec une
dilation cervicale régulière, une poche des eaux maintenue intacte jusqu'à
l’approche de la dilation complète et une présentation qui tend à s’engager
et à progresser dans la filière pelvienne.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(2)
A dilation complète, la présentation arrive sur la périnée et la phrase
d’expulsion commence alors.
Une voie d’abord sur est souvent mise en place pour parer à tout panne
contractile.
On s’assure de plus que la vessie est vide.
Le périnée sera rasé et désinfecté en vue d’une éventuelle épisiotomie.
Une césarienne dite de seconde intention peut être indiquer devant une
souffrance fœtale aigué loin de la dilatation complète, une dystocie
dynamique ou cervicale irréductible , une DFP non reconnue avant le début
du travail , ou devant une naissance prématurée d’un fœtus viable au delà de
30s ou un poids fœtal estimé au delà de 1200 grs chez une primi ou
paucipare.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(3)
On dehors de ces situations , la voie basse sera retenue
Une voie d’abord veineuse par gros cathéter sera mise en place. On veillera
à ce que la vessie de la parturiente soit vide à l’approche de l’expulsion
fœtale ( par miction spontanée ou souvent par sondage vésical).
Les touchers fréquents et les tractions du pôle podalique doivent être éviter,
car source de désolidarisation précoce du mobile fœtal.
Lorsque le siège distend le périnée, une épisiotomie est pratiquée
facilement pour réduire les résistances vulvaires et le dégagement peut
s'effectuer de façon totalement spontanée. En effet, l'ampliation périnéale
entraînée par le siège sera souvent insuffisante pour que la tête puisse
passer rapidement, surtout chez la primipare. Si la patiente n'a pas de
péridurale, il est conseillé d'effectuer une anesthésie locale avant de réaliser
l'épisiotomie pour que la patiente n'ait pas de douleurs qui empêcheraient
les efforts expulsifs. Lorsque le siège dégagé remonte au zénith, on peut
sortir doucement le cordon pour réaliser l'anse du cordon. 
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(4)
l’abstention presque complète selon la description de Vermelin et
Ribon de Nancy (1948) : la patiente est mise en position gynécologique, vessie et
rectum vide l’expulsion s’effectue par les seuls effets de la contraction utérine et des
efforts volontaires de poussée au cœur de cette dernière, sans aucune intervention de
l’accoucheur ne soit nécessaire. le corps de l’enfant est recueilli sur un plan dur, qui est
sensiblement décalé par rapport à celui de la table d’accouchement. Successivement, on
assiste à l’expulsion du siège , à la rotation du dos en avant , au dégagement des épaules
souvent en transverse , tandis que le fœtus s’assoie en tailleur sur le plan décalé . Le sous
–occiput apparaît sous la symphyse, puis par flexion de la tête au cours d’un effort
expulsif, le menton puis la face se dégagent à la partie postérieure de la vulve.
la seul dérogation est d’aider de dégagement des membres inférieurs en cas de siège décompléter
mode des fesse ou d’éviter une rotation de dos vers l’arrière en redressons tout de suite avant que la
tête n’arrive au détroits supérieurs, en ramenons le dos en avant soit par redressement simple soit en
continuons le mouvement de rotation amorcé en cas de variété postérieure.
Cette méthode a certainement l’avantage d’éviter toute manœuvre intempestive en confiant à
l’accoucheur un rôle de surveillance.
Cependant, à partir du moment où l’ombilic de l’enfant est apparue à la vulve, une durée de
05minutes parait pour certains le maximum admissible pour le deuxième temps de l’expulsion, vue la
compression du cordon et l’apparition de gasps inspiratoires fœtaux. Ceci explique que la technique
de Vermelin et Ribon tend a être remplacé par les techniques d’expulsion assistées.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(5)
La manœuvre de BRACHT : Cette technique permet
sans aucune manœuvre de force, la conclusion rapide du
deuxième temps de l’expulsion, en favorisant la flexion de
la tête de l’enfant autour de la symphyse pubienne.
La technique en est la suivante selon les propres termes
de BRACHT (Germany, 1949) : «  Au cour de l’expulsion, je
me contente de surveiller attentivement l’enfant jusqu’au
moment ou les omoplates apparaissent à la vulve. A ce
moment, je saisi le siège à pleines mains en appliquant
les pouces à la face postérieure des cuisses et les autres
doigts sur les fesses ; alors sans aucunes traction,
j’accompagne le renversement progressif de l’enfant qui
vient appliquer son dos sur le ventre de sa mère. Une
légère expression utérine facilite la sortie de la tète
dernière.» Il n’y a aucun effort de traction .Les épaules se
dégagent spontanément en transverse et l’ampliation de
périnée par la tête fœtale peut être parfaitement
contrôlée.
 
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(6)

Manœuvre de KRISTELLAR
Il s'agit de la même procédure que la manœuvre de BRACHT mais accompagnée d'une
pression sus pubienne effectuée par un aide sur le sommet du crâne fœtal.

On peut favorisé la flexion de la tète au moment ou le corps de l’enfant est en position


verticale, soit en prenant appui sur la base de la langue à l’aide de l’index et de médius,
soit en aidant la tète à se dégager en exerçant une expression sus pubienne en direction
de vagin à l’aide d’un poing (technique de Wiégand-Martin,USA).
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(7)
Les manœuvres d’extractions : elles deviennent obligatoires dés
qu’une stagnation prolongée en cours d’expulsion entraîne une situation vite
préoccupante pour le fœtus. elles nécessitent le recours à l’anesthésie qui doit
être rapide, atoxique pour l’enfant, et fournir le meilleur relâchement musculaire
possible.

1-Rétention de la tète au niveau de l’excavation


Quatre techniques peuvent être utilisées:
La manœuvre de François Mauriceau :l’avant bras de l’opérateur
soutenant le fœtus, la main est introduite dans les voies génitales maternelles. L’index et
le médius pénétrant dans la bouche de l’enfant vont prendre appui sur la base de la
langue, puis fléchissent la tète au maximum et l’orientent occiput en avant.la
progression est ensuite assurée par une traction vers le bas exercé par les deux même
doigts de l’autre main sur l’épaule de fœtus. Cette traction amène le sous occiput au
bord inférieur de la symphyse pubienne. Le dégagement est obtenu ensuite par le
relèvement progressif du corps de l’enfant en direction de ventre de sa mère, ce qui
entraîne la flexion de la tète autour du pivot sous
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(8)

Cette manœuvre peut être dangereuse du faite :


d’un risque de lésion oro- pharyngées si on exerce une traction sur le
planché de la bouche.
d’un risque de lésion neurologique à type d’élongation de plexus brachial
et /ou médullo-bulbaire, en cas de traction excessive ou asymétrique au
niveau de la base du cou.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(9)

Manœuvre de MAURICEAU-SMELLIE-VEIT
Il s'agit de la même procédure que la manœuvre de François MAURICEAU (1668)
mais complétée par une pression sus-pubienne sur le sommet du crâne fœtal.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(10)

La manœuvre de Wiegand et Martin. Là, la traction scapulaire est


remplacée par une expression abdominale effectuée au niveau de la tête fœtale par
l’opérateur lui-même ou un aide, dés que la flexion et l’orientation de la tête ont été
obtenues. Cette manœuvre permet d’éviter les complications sus-cités lier à la
manœuvre de Mauriceau.
 Forceps sur tête dernière. Ici les efforts de traction étant directement
appliqués au niveau de la tête fœtale permettant d’éviter les lésions neurologiques
pléxiques ou bulbaires. La prise sera faite par un forceps à branches parallèles (type
forceps de Pajot), après avoir exécuter le premier temps de manœuvre de Mauriceau,
et en faisant relever par un aide le corps de l’enfant. Après traction vers le bas, le
dégagement de la tête peut être parfaitement contrôle en relevant fortement ver le
haut mais très progressivement les branches du forceps.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(11)
2-La petite extraction du siège 
Indiquer en cas de dystocie à l’expulsion
secondaire à un relèvement des bras ou à une
stagnation trop longue, chez une femme
épuisée qui pousse mal.
Elle comporte deux temps, à s’avoir le
dégagement des bras, puis l’extraction de la
tête dernière.

Le dégagement des bras


La manœuvre de Démelin est la plus facile
La manœuvre de lantuejoul.
La manœuvre de suzor.
La manœuvre de Lovset ou de double rotation axiale (1937) :
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(12)
La manœuvre de Démelin est la plus facile d’exécution, en
abaissant en premier le bras postérieur. La main homologue au bras du fœtus
que l’on veut abaisser (main droite pour le bras droit et main gauche pour le bras
douche) est introduite dans la concavité vaginale.
L’index et le médius sont places en attèle le long de l’humérus pour éviter sa
fracture, tandis que le pouce prend appui au niveau de creux axillaire. Le bras et
alors abaissé toujours vers l’avant du fœtus, en décrivant un arc de cercle dans le
sens de la flexion. Apres cette manœuvre, si le bras antérieure ne descend pas de
lui-même, une rotation de 180° du corps de l’enfant transforme le bras
antérieure en bras postérieure, qui sera alors abaissé de la même manière.
La manœuvre de lantuejoul. Le diamètre acromial étant orienté dans
le diamètre antéro postérieur, une forte traction vers le bas du corps fœtus
permet d’introduire l’index et le médius en arrière de l’arcade pubienne, On peut
ainsi abaisse le bras a l’aide des doigts places en attèle toujours vers l’avant du
fœtus, dans le sens de la flexion. Le bras postérieure est ensuite dégagé de la
même façon en relevant le corps de l’enfant.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(13)

La manœuvre de suzor. C’est une variante de la manœuvre le Lantuejoul. Une


rotation axiale du corps de l’enfant, dos en avant, permet de transformer le bras
postérieur en un bras antérieur, et s’abaisse en générale spontanément, si non on
refait le premier temps de la manœuvre de Lantuejoul.

La manœuvre de Lovset ou de double rotation axiale (1937):


Elle s’exécute toujours le dos en avant. Elle comprend deus temps :
- première rotation amenant le bras postérieur sous la symphyse pubienne, et qui
est abaissé.
- deuxième rotation de 180° amenant l’autre bras par transformation, et qui est a
son tour abaissé.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(14)

Le dégagement de la tête

La manœuvre de MAURICEAU (Fr)

La manœuvre de VIEGO et MARTIN


(USA)

Le forceps sur tête dernière


CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(15)

Hydrocéphalie et présentation de siège


Lorsque la tête et retenue dans l’excavation, On s’oriente vers les opérations
fœtales mutilatrices par voie basse, après échec des postures aidant à la
rotation et au dégagement et avec une vessie vide. Une épisiotomie est
souvent pratiquée.
Après avoir incisé la peau à la base de l’occiput, on introduit dans la colonne
vertébrale une sonde type sonde de Doléris, qui permet l’écoulement de
liquide céphalo-rachidien. Le volume de la tête se réduit alors
progressivement, se qui permet l’expulsion de la tête dernière.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(16)
3- La Version par Manœuvre Interne (VMI)
 VMI est la manœuvre qui consiste à transformer une présentation céphalique
 ou transverse en présentation du siège et extraire le fœtus par une GES.
L'intervention est effectuée par une main intra-utérine aidée par l'autre main à
travers la paroi abdominale.
VMI comprend 3 temps:
- Préhension
- Mutation
- Grande extraction
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(17)
4-1: La grande extraction du siège
Les indications actuelles sont très limitées :
 la souffrance fœtale aigue, d’apparition brutale a dilatation
complète, si la présentation est bien descendue, et a l’absence
de toute disproportion foeto-pelvienne,
 la dystocie du deuxième jumeau (présentation de l’épaule)
ou elle représente le complément de la version par manœuvre
interne.
Une main introduite dans le vagin, les doigts réunis en cône.
- Saisit idéalement le pied antérieur ou à défaut les deux pieds
entre l'index et le médius, le pied est reconnu à la brièveté
des orteils et à la saillie à angle droit du talon. -
Par traction douce, on amène le pied à la vulve, puis la jambe,
puis le genou.
- La traction se fait dans l’axe ombilico-coccygien.
- Le genou étant à la vulve, saisir la cuisse, orienter le diamètre
bi-trochantérien dans un diamètre oblique du bassin le fœtus
tourne le dos en avant.
- Au moment du dégagement, orienter le bi-trochantérien
dans le diamètre antéro-postérieur du DI (Détroit inférieur).
- Le périnée est distendu, c’est le moment de pratiquer une épisiotomie.
- Tirer vers le bas pour dégager la hanche antérieure, puis vers le haut pour dégager la hanche postérieure.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(18)

4-2: La grande extraction du siège

Lorsque les obligations habituelles de l’acceptation d’une naissance par


voie basse d’un fœtus en présentation podalique sont réunies, certains
pratiquent, sans indications, la grande extraction du siège.
Sur une présentation du siège décomplété, en raison de l’absence de
tracteur, utilisent la ventouse obstétricale pour réaliser le premier temps
de la grande extraction. La ventouse obstétricale ne traumatise ni le pelvis
fœtal, ni le périnée maternel.
Elle permet une extraction rapide et ne modifie pas la progression du
fœtus dans le canal pelvi-génital.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(19)
5-1: Rétention de la tête au dessus du DS 
Elle réalise une dystocie majeure, source d’une lourde
morbidité et mortalité fœtale.
Elle est en général la rançon d’une négligence ou d’une
faute technique inadmissible.
On peut citer :
- la manœuvre de champetier De Ribes
(La main est introduite dans la cavité utérine, 2 doigts sont placés dans la bouche du
fœtus, ils fléchissent la tête qui est ensuite orientée selon un diamètre oblique, engagée
puis tournée en OP et extraite);
- l’usage d’une branche de forceps pour tenter de faire tourner la tête
lorsqu’elle est en mento-pubienne;
- ou d’essayer, après avoir abaissé le bras, de faire pivoter le fœtus autour de
la symphyse pubienne en relevant progressivement le corps de l’enfant
amenant son ventre contre le ventre maternel. L’occiput, s’il descend dans la
concavité sacrée, peut permettre au menton qui est retenu par le bord
supérieur de la symphyse pubienne de s’effacer progressivement.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(20)

5-2: Rétention de la tête au-dessus du détroit supérieure 


Hydrocéphalie majeure et présentation de siège.
Devant une rétention de la tête dernière au dessus du DS, une ponction
sus pubienne sous contrôle échographique à l’aide d’un trocart de 16 ou
18 gauges permet de faire affaisser le volume de la tête fœtal et par
conséquent son engagement.
CONDUITE A TENIR
Pendant le travail(21)
6- Fœtus mort se présentant par son pôle podalique.
Quant le fœtus est mort in utero avant le travail, la solution de
l’accouchement spontané est la meilleure. On a recourt parfois à la grande
extraction à dilatation complète pour soumettre la mère à une anesthésie
générale et lui éviter ainsi le spectacle de la naissance de son enfant mort.
Mais cette opération n’est pas sans risques en cas de macération fœtale, car
les tractions peuvent arracher un membre inférieur rendant plus difficile la
fin de l’intervention.
Conclusion
Devant une présentation du siège, l’obstétricien doit connaître
toutes les techniques pour assister la naissance du fœtus dans
les meilleures conditions et pouvoir faire la cure de toutes les
dystocies de cette présentation.
Les indications d’extraction par voie haute-devenues assez
nombreuses- ne doivent pas nous faire oublier son caractère
dérogatoire, donc inhabituelle.
Intérêt de la formation continue des sages femmes et des
obstétriciens.
Pour en savoir plus

Accouchement en présentation du siège


[ EMC D’Obs 5-049-L-40]  - Doi : 10.1016/S0246-0335(08)49484-X 
D.-E. Broche, R. Maillet            
Extraction par ventouse obstétricale sur présentation du siège décomplété
Journal de Gynécologie Obstét et Biologie de la Reproduction (2008) 37, 143—148D.-E. Broche,
D. Riethmuller∗, D. Maticot-Baptista, R. Ramanah, S. Cossa, R. Maillet
Pronostic obstétrical et néonatal d’une présentation podalique de mauvaise
réputation : le siège complet
D.-E. Broche*, D. Riethmuller*, C. Vidal**, J.-L. Sautière*, J.-P. Schaal*, R. Maillet*
J Gynecol Obstet Biol Reprod 2005 ; 34 : 781-788.

Présentation du siège à terme : facteurs prédictifs de césarienne en cours de travail


D.-E. Brochea,∗, R. Ramanaha, A. Collin a, M. Mangina,C. Vidal b, R. Maillet a, D. Riethmullera
Journal de Gyn´ecologie Obst´etrique et Biologie de la Reproduction (2008) 37, 483—492

Accouchement du siège par voie basse : l’expérience des internes en gynécologie


obstétrique français
E. Gratius a, A. Bourgaina, X. Carcopinob,∗Journal de Gyn´ecologie Obst´etrique et Biologie
de la Reproduction (2010) 39, 144—150

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