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Monnaie, Crédit et crises monétaires et

financières
Daniel Dufourt Professeur des Universités

Eléments d’économie générale


Chapitre 3
ddufourt@gmx.fr

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PLAN
 Introduction:
 1ère Partie : Nature de la monnaie et circulation monétaire
 §1 - Monnaie et masse monétaire
 1-1 La notion de monnaie : nature, fonctions, propriétés
 1-2 La masse monétaire
 § 2- Création monétaire et contreparties de la masse monétaire
 2ème Partie - Le financement de l’économie: de l’économie
d’endettement à l’économie de marchés de capitaux
 A – L’économie d’endettement
 B- L’économie de marchés de capitaux
 3ème Partie - Crises financières et vulnérabilité des marchés de
capitaux émergents.
 A – La crise financière contemporaine
 B - La source des crises: les déséquilibres financiers internationaux
 Conclusion:
 Annexe: Comment financer l’économie (Académie de Versailles)
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Objectifs (source AUNEGE)

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INTRODUCTION

Dès l’origine la monnaie est une monnaie de crédit c’est-à-


dire de confiance; il faut que la société admette qu’un bien
soit accepté par tous comme instrument de règlement et
que la communauté dans laquelle elle circule ne doute pas
de la stabilité de sa valeur.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la monnaie revêt les
caractère d’un bien public dont l’émission ne saurait être
laissé à la discrétion des acteurs privés. L’émission de
monnaie ( le pouvoir de battre monnaie) est d’ailleurs
historiquement l’un des attributs de la souveraineté.

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1ère Partie
Nature de la monnaie et circulation monétaire
 §1 - Monnaie et masse monétaire
 1-1 La notion de monnaie : nature, fonctions, propriétés
Définition
La monnaie est un bien en lequel on exprime les prix de tous les autres dont
la spécificité tient à sa capacité à constituer un moyen de règlement
indéterminé, général et immédiat.
Cette définition distingue la monnaie, des actifs financiers à court terme par
exemple un effet de commerce (titre de créance négociable et cessible par
endossement) ou un bon du Trésor.
Fonctions
4 fonctions: unité de compte, moyen de paiement, réserve de valeur ( de ce fait la
monnaie est le support de choix dans le temps et dans l’espace) et instrument
de direction de l’économie (cf. politique monétaire)
Formes actuelles de la monnaie
La monnaie est composée de créances à vue sur les banques. Ces créances à vue
prennent essentiellement 3 formes:

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Rappel: source AUNEGE

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 La monnaie fiduciaire: billets de banque, créances à vue sur l’Institut
d’émission garanties par une couverture métallique ou des devises
convertibles.
 La monnaie scripturale: ensemble des dépôts effectués dans les
banques et les centres de chèques postaux (« Banque postale »). Ces
dépôts résultent d’une inscription en crédit au compte d’un client
quelle que soit l’origine de la provision.
 Les cartes bancaires comme les chèques, à la différence des billets de
banque, ne sont que des instruments permettant la circulation de la
monnaie scripturale.
 La monnaie divisionnaire ou pièces, émise par le Trésor Public

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 Les rapports entre monnaie et prix sont au cœur de l’économie
politique: ce sont souvent les mouvements des prix qui conduisent aux
dépréciations monétaires.
 Mais en sens inverse, les variations de la quantité de monnaie en
circulation retentissent sur les prix: une trop grande quantité de
monnaie incite à vouloir trouver des biens-refuge susceptibles de
permettre de se protéger contre les fluctuations monétaires.
 Au final, il ne faut pas confondre l’étalon monétaire avec la valeur de
la monnaie elle-même. La dématérialisation de la monnaie est un
indicateur du développement économique. Encore faut-il que l’instabilité
politique ou les crises économiques et sociales ne remettent pas en avant
une représentation de la monnaie comme valeur-refuge: ce qui provoque
périodiquement la réapparition de cette « relique barbare »: l’or.

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 Propriétés de la monnaie:
La liquidité: les actifs monétaires sont utilisables immédiatement, et sans
conversion, pour se libérer d’une dette ou pour acquitter le règlement
des biens acquis à l’issue de transactions portant sur des actifs
matériels, immatériels ou financiers.
La fongibilité, fait référence au pouvoir libératoire de la monnaie au
regard des dettes contractées.
L’universalité, c’est-à-dire le fait d’être acceptée pour toute opération
d’échange.
1.2. La masse monétaire
Elle est composée de l’ensemble des moyens de paiement détenus par les
différents secteurs institutionnels à une date donnée. Voir définitions
des agrégats monétaires

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 Définition de la masse monétaire:
 Ensemble des moyens de paiement en circulation à une date donnée.

 C’est généralement l’institut d’émission qui est chargé de tenir les statistiques
monétaires. La Banque de France ventile les moyens de paiement en différents agrégats
classés par ordre décroissant de liquidité :
- M1 comprend la monnaie fiduciaire (billets et pièces) et les dépôts à vue auprès des
banques, de la Poste, du Trésor public et de la Caisse des dépôts et consignations
(C.D.C.) ;
- M2 englobe M1 et les placements à vue, c’est-à-dire le montant des livrets et comptes
d’épargne ;
- M3 ajoute à M2 les placements à terme (bons d’épargne et de caisse...), les avoirs en
devises, les titres du marché monétaire émis par les établissements de crédit (certificats
de dépôt, bons), les actions des Sicav de court terme et les parts des fonds communs de
placement de court terme ; dans la terminologie de la Banque de France, M3 désigne la
masse monétaire ;
- M4 additionne M3 et les titres du marché monétaire émis par les agents non financiers
(billets de trésorerie des entreprises, bons de Trésor...) et l’épargne contractuelle (livrets
d’épargne-logement…).
Pour apprécier la liquidité de l’économie, il convient évidemment de rapporter les
agrégats monétaires au P.I.B.

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 § 2- Création monétaire et contreparties de la masse
monétaire
Principes généraux de la création de monnaie
La création de monnaie s’effectue à l’heure actuelle en liaison avec des
mécanismes de crédit à court et à moyen terme, et elle est le fait de toutes
les banques.
 Les banques transforment des créances non transférables (exemple pour le
constructeur automobile la valeur d’automobiles acquises en leasing) non
susceptibles de jouer le rôle de monnaie, en monnaie.
 La création de monnaie est un phénomène de flux dans le cadre d’un circuit.
La monnaie créée disparaît avec le remboursement du crédit. La masse
monétaire s’accroît du fait de l’excédent des crédits nouveaux sur les
remboursements et suit le volume des transactions. Le flux monétaire est
donc lié à la demande de crédit et à la demande de monnaie: l’initiative de
la création de monnaie revient aux agents non bancaires.

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 La création de monnaie scripturale bancaire
Au passif d’une banque figure la monnaie scripturale qu’elle a émise (en créditant
le compte d’un client par exemple au terme de l’octroi d’un prêt). A son actif
figurent la contrepartie de cette création de monnaie: il s’agit d’actifs financiers
représentant des crédits aux entreprises, aux ménages, au Trésor public.
En fait les principales ressources des banques qui ne les obligent pas à vendre
à la banque centrale une partie de leurs actifs (c’est à la faveur de ces
cessions d’actifs que la banque centrale crée de la monnaie) afin de se
procurer des liquidités c’est à dire de la « monnaie centrale » sont constitués
des dépôts de leurs clients.
La capacité de prêt des banques est donc limitée par les liquidités qu’elles doivent
conserver pour faire face aux retraits de leurs clients. Mais chaque banque
peut bénéficier indirectement de liquidités additionnelles liées à l’activité
d’autres banques: c’est ce qu’exprime l’adage « les prêts font les dépôts ».

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Schématiquement, on retiendra que la monnaie est émise par les banques
commerciales lorsqu’elles consentent des crédits aux entreprises qui
en créeront la contre-valeur en biens et services et, grâce à leurs
ventes, pourront rembourser leurs emprunts (on parle de "monnaie
banques de second rang").
Ceci justifie l’adage "les crédits font les dépôts", inverse de la conception
naïve selon laquelle les banquiers prêteraient les fonds reçus. En fait,
les crédits, qui sont premiers, autorisent les bénéficiaires à établir des
chèques reçus par leurs créanciers qui les remettront à d’autres
guichets. Pour faire face aux retraits d’espèces de leurs clients, honorer
les soldes de compensation et nourrir leurs réserves obligatoires, les
établissements de crédit se refinancent auprès de la banque centrale
qui, en émettant sa propre monnaie ("monnaie banque centrale" ou
"monnaie centrale", c’est-à-dire les billets), occupe une situation
déterminante dans le contrôle de la liquidité de l’économie.

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Le multiplicateur monétaire mesure le pouvoir de création
monétaire des banques. Le banquier doit toujours faire face
aux retraits. Si l’expérience lui montre qu’à chaque nouveau
prêt il lui revient un quart sous forme de nouveaux dépôts ,
on peut montrer par un raisonnement simple que s’il dispose
de 100 millions d’euros à prêter il pourra dans les faits
porter ce montant à 133 millions puisqu’il pourra faire face
à chaque instant aux retraits en monnaie centrale grâce aux
dépôts nouveaux induits par ces prêts.
On appelle multiplicateur de crédit le coefficient m:
1
m = ------ où x est la part du prêt récupérée en dépôts (ici x= ¼ d’où m = 4/3
1- x

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 Aperçus sur le métier de banquier
On pourrait banalement dire que les banques font le commerce de l’argent puisque
l’essentiel de leurs revenus (hors plus-values d’origines diverses) est constitué
de la différence entre les taux d’intérêts (loyer de l’argent) consentis à la
clientèle (taux d’intérêts créditeurs) et les taux d’intérêts ( taux d’intérêts
débiteurs) auxquels elles peuvent se refinancer (c’est-à-dire se procurer des
liquidités en monnaie centrale) auprès de la Banque centrale (institut
d’émission).
On l’a vu, en octroyant des crédits à l’économie les banque procèdent à la
monétisation des créances. Ce faisant elles prennent des risques multiples liés:
- aux variations des taux d’intérêts, des taux de changes,
- aux possibles défaillances des débiteurs (risque de contrepartie),
- aux effets d’une crise de confiance ( risque de liquidités) ,
- à ceux liés à la contagion d’une crise dans un compartiment du marché sur lequel
elles se trouvent indirectement exposées (crise de solvabilité à l’exemple de la
crise des crédits hypothécaires à risque aux Etats-Unis, dite crise des
subprimes).

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2ème Partie :
Le financement de l’économie: de l’économie d’endettement
à l’économie de marchés de capitaux
 A – L’économie d’endettement
Jusqu’au milieu des années 1980 la structure financière des économies de la Triade
était caractérisée par les éléments suivants:
- Le financement des investissements des entreprises dans le cadre d’un faible
développement des marchés de capitaux (Bourse, marché obligataire)
s’effectuait soit par autofinancement* (une faible part, en raison de la faiblesse
des fonds propres), soit par emprunts auprès des banques.
- Les ménages ne disposaient que d’une très faible épargne financière (épargne
investie en actions et obligations) et détenaient leur épargne sous forme liquide
(essentiellement des dépôts auprès des caisses d’épargne et des banques).
- La problématique centrale du financement de l’économie résidait donc dans la
capacité du système bancaire à transformer l’épargne liquide (à très court
terme) des ménages en prêts à long terme aux entreprises.
- On qualifie la fonction ainsi exercée par les banques d’intermédiation bancaire
* rappel: l’autofinancement est le fait d’utiliser une part des profits non distribués pour
financer les investissements de l’entreprise.

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2ème Partie :
Le financement de l’économie: de l’économie d’endettement
à l’économie de marchés de capitaux
 L’activité financière a toujours été réglementée étroitement.
Réglementation et surveillance visaient à assurer la stabilité du
système financier, considéré comme l’élément vital du fonctionnement
d’une économie moderne, en protégeant l’épargnant et l’investisseur.
Cette protection débouchait de facto sur la protection des banques et
des marchés financiers, qui se retrouvaient ainsi peu concurrentiels,
cartellisés et cloisonnés. Des dizaines de milliers de firmes de toute
taille, banques, caisses d’épargne, compagnies d’assurance, n’avaient
qu’une activité spécialisée et locale. Quant aux grandes banques, elles
dominaient leur marché national mais jouaient les seconds rôles à
l’étranger. Il n’existait point de leaders mondiaux dominant plusieurs
marchés nationaux, comme dans l’automobile, l’informatique ou
l’électronique grand public.

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2ème Partie :
Le financement de l’économie: de l’économie d’endettement
à l’économie de marchés de capitaux
 Pour de multiples raisons (spécialisation des banques en banques de dépôt et
banques d’affaires, fort cloisonnement des marchés de capitaux, taux d’intérêt
administrés, privilèges accordés à certaines professions comme les agents de
change) l’économie d’endettement est apparue à la fin des années 70 comme un
mode de financement coûteux (coût élevé du crédit bancaire) et peu efficace
(rareté des fonds prêtables en partie due à la faible rentabilité des placements
financiers justifiant une préférence pour la liquidité de la part des ménages qui
se contentaient de la rémunération du livret A des Caisses d’Epargne).
 B – L’économie de marché de capitaux
Afin de mettre en œuvre une réforme structurelle qui conduise à substituer au crédit
bancaire jugé trop onéreux un financement par les marchés de capitaux les
pouvoirs publics décident d’unifier le marché des capitaux (décloisonnement) et
de le dérèglementer afin de permettre aux entreprises et au Trésor public
d’émettre des titres négociables sur des compartiments du marché auxquels ils
n’étaient pas jusque là autorisés à accéder.

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Ces deux pratiques (dérèglementation et décloisonnement) conduisent à ce qu’on
appelle la désintermédiation qui recouvre deux phénomènes distincts: la perte, par les
banques, de parts de marché au profit de nouveaux intermédiaires financiers ( General
Electric, Carrefour créent leurs banques, les sociétés d’assurances inventent la
bancassurance); et le remplacement du crédit bancaire comme moyen privilégié de
financement par des produits et instruments négociables.

Économie d’endettement Economie de marchés de capitaux


- étroitesse des marchés de capitaux, - épargne financière développée,
- prépondérance du financement - prépondérance des fonds de pension,
intermédié, - prépondérance du financement externe
- prépondérance d'une épargne liquide à par appel aux marchés de capitaux,
court terme,
- marché unifié des capitaux
- cloisonnement des marchés financiers

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2ème Partie :
Le financement de l’économie: de l’économie d’endettement
à l’économie de marchés de capitaux
 . Le cloisonnement entre les différentes catégories
d’intermédiaires a été réduit ou même éliminé —si bien
que des catégories entières d’institutions financières ont
perdu leur raison d’être, tels que les caisses d’épargne
aux États-Unis ou les agents de change en France.
 Certains observateurs pensent même que la
déréglementation a privé le secteur bancaire de son rôle
privilégié de collecteur d’épargne et de fournisseur de
financement aux ménages et aux entreprises. D’où le fait
que les banques ont recherché à reconquérir leur part des
marché par des innovations financières telles que les
produits dérivés (dérivés de crédit notamment et la
titrisation.
20
Un développement sans précédents du marché des
capitaux

21
3ème partie Crises financières et vulnérabilité
des marchés de capitaux émergents.
A – La crise financière contemporaine

22
3ème partie
A- La crise financière contemporaine
Source: Centre d’Analyse Stratégique. Colloque « Nouveau monde, nouveau
capitalisme. Eléments de débat » 8-9 janvier 2009, 25 pages.

23
3ème partie Crises financières et vulnérabilité
des marchés de capitaux émergents.

A la page suivante, les effets de la crise


financière d’un pays développé sur
l’économie mondiale, crise en partie
liée au vieillissement démographique.

L’ensemble du document est disponible


à:
http://www.astrid-online.it/Governo-
de1/Studi--ric/Nouveau-mo/Centre-Analyse-
Strategique_nouveau-monde_nouveau-
capitalisme.pdf

24
25
3ème partie Crises financières et vulnérabilité
des marchés de capitaux émergents.
 B - La source des crises: les déséquilibres financiers
internationaux

26
3ème partie : Crises financières et vulnérabilité des marchés
de capitaux émergents.

27
3ème partie : Crises financières et vulnérabilité des marchés
de capitaux émergents.

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Conclusion:
La crise des subprimes, amortie au prix du déclenchement de la crise
de la dette: une aubaine pour une oligarchie financière sans foi, ni
loi.
 Après l’Islande, les Etats baltes (à l’exception de la
Lituanie, la Grèce, verra-t-on l’Italie pâtir des conseils de
Goldman et Sachs?
 Dès 2007 la banque Goldman et Sachs spécule à la baisse sur les titres financiers
(titrisation des credits hypothécaires a risque) qu’elle (Fabulous) a « recommandés) à
ses clients: 13,5 milliards de dollars de bénéfices
 En 2009 le secrétaire d’Etat au Trésor Paulson (ancien dirigeant de Goldmann et
Sachs nanti d’un bon portefeuille) refuse le sauvetage de la Banque Lehman and
Brothers, celle-ci étant une concurrente directe. Quelques semaines plus tard
l’Assureur AIG , dont la faillite menace la survie de Goldman et Sachs, est « sauvée »
par Paulson qui détermine les modalités de sauveatge directement avec le PDG de
Goldman
 Depuis 2001 Golmann monte des prêts juteux « au profit » de la Grèce en maquillant
son endettement et précipite la débacle qui meurtrit le peuple Grec en spéculant à la
baisse sur ses titres via des banques alliées.
 Cf:
http://videos.arte.tv/fr/videos/goldman-sachs-la-banque-qui-dirige-le-monde--6894428.
html
 http://boutique.arte.tv/goldman_sachs

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Les fonds spéculatifs vendent à découvert les dettes grecque, portugaise et espagnole, pariant
sur une baisse continue du cours des obligations. En même temps, ils acquièrent des CDS,
qui servent à se " couvrir " d'un possible défaut de remboursement. Plus le prix du CDS est
élevé, plus l'obligation baisse. Les fonds activistes comptent sur un effet boule de neige
pour provoquer l'effondrement de la dette.
Un système où, a priori, on gagne à tous les coups. Adeptes de la discrétion, les managers
de ces fonds ne répondent à aucune question depuis qu'ils sont sur la sellette. Impossible,
par exemple, de joindre North Asset Management qui a pourtant prêté la main à JP
Morgan. Seul Hugh Hendry, du fonds Eclectica, a osé se présenter à un débat télévisé de
la BBC. Au prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz qui lui reprochait de spéculer avec le seul
but d'amasser de l'argent, il a répondu, plein de morgue : " Nous allons gagner des millions
de livres, c'est vrai. Et alors ? " Pourquoi se gêner puisque tout ça est légal et que, malgré
leurs promesses, les Etats n'ont rien fait pour réglementer le monde de la finance ?
Consulter:  DOSSIER - Les spéculateurs contre la démocratie Marianne n°670 Evènement 20/02/2010

 CDS, credit default swap : dérivés de crédit

32
Annexe
Comment financer l’économie?
Source : http://ww2.ac-poitiers.fr/ses/IMG/ppt/Comment_financer_l_economie-final-5.ppt.

Parler du financement de l’économie, c’est se


demander comment les différents agents
économiques se procurent l’argent dont ils ont
besoin pour régler les investissements qu’ils
désirent réaliser. Plusieurs possibilités s’offrent à
eux.

33
Comment financer l’économie?
Source : http://ww2.ac-poitiers.fr/ses/IMG/ppt/Comment_financer_l_economie-final-5.ppt

 Les agents à capacité de financement


peuvent financer leurs propres
investissements.
 On parlera alors d’autofinancement.
 S’ils ne désirent pas investir toutes leurs
ressources, ils en placeront une partie

34
Les différents modes de financement
Comment financer l’économie ?

Financement interne
Autofinancement

35
Comment financer l’économie?
Source : http://ww2.ac-poitiers.fr/ses/IMG/ppt/Comment_financer_l_economie-final-5.ppt

Les agents économiques ayant un besoin de


financement doivent quant à eux rechercher des
liquidités.
Ils peuvent :
- soit s’adresser aux banques(ils empruntent alors de
la monnaie) qui utilisent l’argent déposé par les
agents à capacité de financement ou qui créent de
la monnaie à partir des liquidités disponibles.

36
Les différents modes de financement
Comment financer l’économie ?

Financement interne
Autofinancement

Financement externe

Financement indirect
Institutions financières

intermédiation

Non monétaire

Monétaire

37
Comment financer l’économie?
Source : http://ww2.ac-poitiers.fr/ses/IMG/ppt/Comment_financer_l_economie-final-5.ppt

- soit aller rechercher des financements sur les marchés .


Les agents à besoin de financement émettent alors des titres qui
sont achetés par les agents à capacité de financement désirant
placer leur épargne. Ce financement est qualifié de direct
lorsque le titre émis est directement acheté par le prêteur. Plus
fréquemment ce sont les intermédiaires financiers (OPCVM,
compagnies d’assurance, banques, fonds de pension) qui sont
acteurs de ce type de financement (mise en commun de
l’épargne et achat des titres). On parlera alors de financement de
marché ou d’intermédiation de marché.

38
Les différents modes de financement
Comment financer l’économie ?

Financement direct
Marchés financiers

Marché financier
Marché monétaire
(long terme)
(court terme)

Marché
Marché des titres Marché financier financier
Marché
de créances primaire secondaire
interbancaire
négociables (TCN) Marché du neuf
La Bourse

obligations actions
Obligations déjà Actions déjà
émises
émises

39
Comment financer l’économie?
Source : http://ww2.ac-poitiers.fr/ses/IMG/ppt/Comment_financer_l_economie-final-5.ppt

Les modes de financement sont donc divers,


chaque mode de financement a des avantages et
des inconvénients. Il peuvent être représentés
grâce au schéma global suivant :

40
Les différents modes de financement
Comment financer l’économie ?

Financement interne
Autofinancement Financement externe

Financement direct
Financement indirect
Marchés financiers
Institutions financières

Marché monétaire
(court terme) Marché financier
Non monétaire (long terme)

Monétaire

Marché financier
Marché financier
Marché Marché des titres secondaire
primaire
interbancaire de créances La Bourse
Marché du neuf
négociables (TCN)

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