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UE2L73U Fondamentaux de l'infocom

1
L2 Théories de l'information et de la
LIC communication
dimanche 7 novembre 2021 07:31:57

Paradigme Cybernétique
le message entre émetteur et récepteur

"Les machines de la nature ont un nombre d'organes Amar LAKEL


Maître de Conférence
véritablement infini, et sont si bien munies et à l'épreuve de en Sciences de l’Information et de la
tous les accidents qu'il n'est pas possible de les détruire. » Communication
Leibniz, Extrait de Système nouveau de la nature amar.lakel@u-bordeaux3.fr
UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication
C1 – Paradigme cybernétique

 Introduction

 Le paradigme cybernétique est l’une des plus grandes révolutions intellectuelles, partie des
Mathématiques et de la Philosophie pour venir bouleverser la physique, la biologie, la neuropsychologie et
les sciences de l’ingénieur.
Définition de l'information : moins une observation est
probable, plus son observation est porteuse d'information
(Ronald Aylmer Fisher).
Les sciences sociales et humaines n’ont pas été épargnées :
transposer par analogie la révolution des sciences dures à
la compréhension des comportements humains,
organisationnels et sociétaux (sciences cognitives).
Cette révolution se fonde sur la relation de transmission
d’informations, qui est mise au cœur des processus de
structuration et d’organisation des individus en des
systèmes stables. C’est l’échange d’informations qui
génère les différences et renforce les identités.
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C1 – Paradigme cybernétique

 I – La théorie systémique
 1 – Le modèle Emetteur/Récepteur de la première cybernétique.
 Le modèle formel de Shannon - Weaver

En 1948, l'américain Claude Elwood Shannon (né en 1916) publie une monographie intitulée The
Mathematical Theory of Communication dans le cadre de ses recherches pour le laboratoire Bell
System, filiale de l'entreprise de télécommunications, American Telegraph and Telephone (ATT).
Shannon propose un schéma du « système général de communication » augmenté par les
commentaires de Warren Weaver.
• L ’information, c’est le choix dans une différence binaire (Binary Digital : Bit). C’est le processus qui
permet d’encoder/décoder le signal pour en retrouver le symbole malgré le bruit environnant. On peut
mesurer de la Quantité d’Information
• Les notions d'information, de transmission d'information, d'encodage, de décodage, de recodage, de
redondance, de bruit disrupteur et de liberté de choix vont être les bases premières de la recherche en
cybernétique.
• On constate donc que dans la chaîne qui mène de la donnée à l'action:- données - informations -
connaissances - motivations - actions, seules les deux premières transformations sont prises en compte
par la théorie de l'information classique.
Leurs travaux complétés par ceux d'Alan Turing, de Norbert Wiener et de John von Neumann (pour ne
citer que les principaux) constituent le socle initial de la théorie du signal et des « Sciences de
l'Information ». L'informatique constituera une déclinaison technique automatisant les traitements.
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C1 – Paradigme cybernétique

 I – La théorie systémique
 1 – Le modèle Emetteur/Récepteur de la première cybernétique.
 Le modèle formel de Shannon - Weaver

Information Transmission d'information Encodage


Décodage Recodage

Redondance Bruit Liberté de choix


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C1 – Paradigme cybernétique

 I – La théorie systémique
 1 – Le modèle Emetteur/Récepteur de la première cybernétique.
 Le modèle formel de Shannon - Weaver

Emmision : L'intention Réception : Le signifié tel qu'il


signifiante (siginfié) d'un sujet est reconstruit par le
destinateur. Sa construction récepteur(s)
stratégique. Code : L'ensemble des règles
communes d'in-formation du Décodeur : Le processus de
Codeur : Ce qui donne forme document qui puissent faire sens lecture et d'interprétation du
(informe) en signe (le signifiant) (structuralisme) signe pour reconstruire le sens
pour qu'il manifeste l'émission
du sens (signifié). Voies : Les espaces de Récépteur : Le signe
circulation, de distribution et de matérialisé tel qu'il est reçu
Emetteur : La mémorisation du document. dans le processus de
matérialisation/fabrication du matérialisation (copie ou
signe en vue de sa réification Bruits : L'ensemble des original ?)
transportable. éléments(informatifs ou matériel)
présent dans le document et qui
perturbe sa réception
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C1 – Paradigme cybernétique

 I – La théorie systémique
 2 - Dynamique des systèmes : l’approche cybernétique
 Les Conférences de Macy : Norbert Wiener
La première cybernétique s'établit entre 1942 et 1953 dans le cadre des conférences
organisées par la Fondation Macy. La formalisation des principes de la
cybernétique a été établie par Norbert Wiener et Warren McCulloch. Wiener
popularisa ensuite les implications sociales de la cybernétique, en figurant
l'analogie entre les systèmes automatiques et les institutions humaines dans son
best-seller : The Human Use of Human Beings, sous-titré Cybernetics and
Society.
• C'est la phase d'émergence d'une nouvelle méthode d'analyse des phénomènes.
La cybernétique marque le moment d'une rupture épistémologique majeure qui a
profondément influencé tous les domaines de la science et ses retombées sont
innombrables.
• Dans la pratique, le champ proposé par la cybernétique était bien trop étendu pour
rentrer dans le cadre d’une seule discipline. La cybernétique ne deviendra pas
un domaine scientifique à part entière et le mouvement disparaîtra, pour se muer
finalement en "systémique".
• Dans son livre Semantic Information Processing publié en 1969, Marvin
Minsky présente la première cybernétique comme un tronc commun, qui se
serait divisé en trois branches: les sciences cognitives à la Newell et Herbert
Simon; l'intelligence artificielle et la théorie des systèmes auto-organisateurs (2nde
Cybernétique).
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 I – La théorie systémique
 2 - Dynamique des systèmes : l’approche cybernétique

 Norbert Wiener : l’information entropique.


En1948, Norbert Wiener, publie Cybernetics or Control and
Communication in the Animal and Machine (puis plus tard The Human
Use of Human Beings: Cybernetics and Society). La cybernétique est
devenue, dans un sens dérivé, l'art de gouverner les hommes (Platon).
• Les différentes bases de la cybernétique reposent sur un rapprochement
des conceptions théoriques des mécanismes de l'information, et de
leur étude dans le milieu naturel et en particulier dans le système
nerveux.
• Il définit le principe dynamique fondamental de la cybernétique :
l'entropie. Cette tendance qu'a la nature à détruire l'ordonné et à
précipiter la dégradation biologique et le désordre social. La loi
physique, montrant que tous les systèmes connaissent des évolutions
d’états réversibles ou irréversibles, s’appelle l’entropie (également
appelé 2e principe thermodynamique).

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 I – La théorie systémique
 2 - Dynamique des systèmes : l’approche cybernétique
 L ’homéostasie comme principe premier
On trouve un processus particulier dans les systèmes vivants : l’homéostasie.
L’homéostasie (d’homios, le même, et stasis, l’arrêt, la mise au repos) désigne la
capacité d’un système à se maintenir dans un état constant, dans sa forme et ses
conditions internes, en dépit des perturbations externes(entropie). Si le monde vivant
lutte contre la flèche du temps (tous les êtres vivants créant des boucles de
néguentropie provisoires), ils ne reviennent cependant jamais à un état identique,
mais évoluent vers un état légèrement différent, qu’ils s’efforcent de rendre aussi
proche que possible de leur état initial.
Donc, l’une des caractéristiques des systèmes « vivants » est qu’ils sont tous dans un
état de déséquilibre thermodynamique, dans la mesure où ils ne cessent
d’échanger de l’information avec leur environnement. Ils se retrouvent donc obligés
de se maintenir dans un état constant, caractérisé par une relative stabilité au sein
même de laquelle existent des déséquilibres provoqués par les flux d’entrées et de
sorties.
La conservation d’un état constant est aussi une nécessité des systèmes cybernétiques
(qu’ils soient organiques ou artificiels) : leur autorégulation dépend des boucles de
rétroaction négative, qui ont une fonction de contrôle et de stabilisation autour
d’une valeur moyenne.

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 I – La théorie systémique
 2 - Dynamique des systèmes : l’approche cybernétique
 Fondamentaux de la cybernétique
La cybernétique : science qui étudie exclusivement les échanges et leurs régulations dans les systèmes naturels et artificiels.
Ce qui peut être traduit par la science générale de la régulation des échanges dans les systèmes naturels et artificiels.
Techniquement, c'est une méthode interdisciplinaire qui étudie l'évolution dynamique des systèmes.
• Tout système tend vers un but, orienté par un projet : intégrer dans son programme et dirigeant ses décisions : « la
dépendance du futur ».
• « La cybernétique se situe comme une approche indépendante de la nature des éléments qu'elle étudie (William Ross
Ashby). » C'est le concept de la boîte noire : un élément émetteur ou récepteur dont on ne soucie pas de savoir comment il
fonctionne, mais ce qu'il envoie ou reçoit (E(I)R).
• La capacité qu'a ce dernier de maîtriser la tension entre changement et conservation dépend de la présence et de la
nature de l'information qui fait retour (feedback) aux acteurs internes. Le Système déclenche des actions et reçoit en
retour des feedback qu’il doit redistribuer en interne en vue de la stabilité et de l’efficience.
• L ’homéostasie est la capacité d’un système à maintenir ses différents états à l’intérieur d’une marge de variation définie
par les conditions limites qui fixent le danger pour la stabilité, voire l’existence. Elle maîtrise son degré de complexité à
l’intérieur d’un nombre d’états possibles.
• La rétroaction peut être Positive quand elle accroît la réaction du système avec le risque éventuel d’instabilité et
d’emballement, Négative diminue la réaction du système dans le but de le stabiliser avec le risque éventuel de l’éteindre
• La communication est définie ici comme transmission d’informations (Shannon) gouvernant la prise de décision. Des Unités
d’informations Oui/Non chargées de réduire l’incertitude. « De même que l'entropie est une mesure de désorganisation,
l'information fournie par une série de messages est une mesure d'organisation[5]. »

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 I – La théorie systémique
 3 - L'approche systémique de première génération

 Vers une théorie générale des systèmes


Système vient du grec Sun istemi, c'est-à-dire assembler les parties en son tout, faire tenir
ensemble. Dans son usage courant, ensemble d’éléments quelconques liés entre eux
par un réseau de relations si cohérent que toute modification de l’une a pour effet de
modifier toutes les autres. L’étude des totalités complexes ET de leur régulation ou
de leur organisation par l’analyse des relations de ses éléments.
• Le terreau de ces théories, est la biologie cellulaire où l’on va faire la découverte de
l’ADN. En 1943, Erwin Schrödinger (1887 - 1961) emploie le mot pour expliquer les
modèles de développement de l'individu, contenus dans les chromosomes (voir les
travaux sur le code génétique des trois Nobels français (1965), François Jacob,
François Lwoff et Jacques Monod.)
• Sous l'impulsion de Norbert Wiener, la cybernétique fut créée en tant que "théorie
de la communication" dans les années 1940 et donna naissance à l'électronique,
l'informatique, ou encore la robotique et l’intelligence artificielle.
• Le mot systémique est apparu dans la deuxième moitié du XXe siècle et découle de la
Théorie des systèmes (ou Théorie systémique) qui est l'une des bases de la systémique,
mais pas la seule. En 1933, dans un ouvrage intitulé Modern Theories of Development,
le biologiste Ludwig von Bertalanffy avait jeté les bases de ce qu'il formalise en
1968 (avec l’apport de la cybernétique) comme la « théorie générale des systèmes ».

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 I – La théorie systémique
 3 - L'approche systémique de première génération
 Définir les systèmes complexes
L'ambition de la systémique est de penser la globalité par les interactions entre les éléments d’un système défini comme un ensemble
dynamique de relations multiples et changeantes. Le système est une définition dynamique et téléologique de la structure. C’est un
ensemble organisé de processus liés entre eux par un réseau d’interactions (Matière, Energie et information) à la fois assez cohérent et
assez souple pour le rendre capable d’un certain degré d’autonomie et de stabilité.
• L ’information est souvent considérée comme l’agent actif des systèmes qui les gouverne. « L’organisation informationnelle est la clé de
l’utilisation, la manipulation, la transformation, le contrôle de plus en plus complexe, précis et économique de l ’énergie » (Morin, 1977,
p343)
• L ’interaction (ou l’interrelation) renvoie à l’idée d’une causalité non-linéaire. Ce concept est essentiel pour comprendre la coévolution et la
symbiose en biologie. La rétroaction (ou feed-back) est une forme particulière d’interaction dont l’étude est au centre des travaux de la
cybernétique.
• Les variations enregistrées dans les structures et les processus à l'intérieur d'un système peuvent s'interpréter comme des efforts réalisés par
les membres du système en vue de réguler ou d'affronter une tension qui peut provenir aussi bien de l'environnement que de l'intérieur
du système; La variété d’un système est le nombre de configurations ou d’états que ce système peut revêtir. Cette propriété est nécessaire
pour éviter la sclérose.
• La complexité. La complexité d’un système tient au moins à trois facteurs : le degré élevé d’organisation ; l’incertitude de son
environnement ; la difficulté, sinon l’impossibilité d’identifier tous les éléments et de comprendre toutes les relations en jeu. D’où
l’idée que les lois permettant de décrire un système ne peuvent être purement déterministes, ou, tout au moins, que son comportement global
ne permet qu’une prédictivité réduite (certain chaos).
• Pour caractériser un système, la systémique distingue une série de propriétés discriminantes : axe rigidité/souplesse qui fonde son
adaptabilité au variations externes, axe entropie/neguentropie qui fonde sa gouvernance, axe explosion/implosion, axe fermé/ouvert dans la
mesure où il reçoit de son environnement des inputs et sortent de lui des outputs.
• La totalité (ou la globalité). Si un système est d’abord un ensemble d’éléments, il ne s’y réduit pas. Selon la formule consacrée, le tout est
plus que la somme de ses parties. Cette idée s’éclaire par le phénomène d’émergence : au niveau global, apparaissent des propriétés non
déductibles des propriétés élémentaires, ce qu’on peut expliquer par un effet de seuil.
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C1 – Paradigme cybernétique

 I – La théorie systémique
 3 - L'approche systémique de première génération
 Décrire les systèmes complexes

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UE10 C2 – Communication des organisations
publiques

 CONCLUSION de la Ière partie


 Quelques applications sociales

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C1 – Paradigme cybernétique

 II – L’Intelligence artificielle : le système cognitif


 1 – Le modèle du problem solving
 La pensée binaire de McCulloch, Pitts et Turing
Dans les champs des sciences cognitives, tout commence avec la 1er cybernétique (1943 – 1953) : le modèle des
neurones formels. Warren Sturgis McCulloch et Walter Pitts et la machine logique de Alan Turing
C'est sur le campus du Dartmouth College, qu'un été de 1956, un groupe de chercheurs se réunirent pour donner
naissance à la recherche en Intelligence Artificielle(IA). John McCarthy, Marvin Minsky, Allen Newell and
Herbert Simon, furent les figures de proue de cette aventure intellectuelle. Ils fondèrent des laboratoires d’IA
au MIT, et à Stanford.
Herbert Simon et Allen Newell (Human problem solving, 1972) vont tenter de développer une théorie du Problem
Solving (GPS) autour des tâches élémentaires dans un contexte de rationalité limitée (Bounded rationality)
Dans son livre, la société de l’esprit, Marvin Minsky, envisage le processus cognitif comme une compétition
d’agents fournissant des réponses partielles et dont les avis sont arbitrés par d’autres agents. Les facultés
cognitives sont des calculs sur ces représentations.
L’intelligence artificielle faible s’inscrit à ce compte dans la droite succession de ce qu’ont été la recherche
opérationnelle dans les années 1960, le process control dans les années 1970, l’aide à la décision dans les
années 1980 et le data mining dans les années 1990. Et, qui plus est, avec une certaine continuité.

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C1 – Paradigme cybernétique

 II – L’Intelligence artificielle : le système cognitif


 1 – Le modèle du problem solving
 L’architecture formelle de l’intelligence artificielle
On parle d'agent intelligent si le system d'information (SI) peut percevoir son environnement (1), reconnaître une
situation(2), l’attribuer à un patterns mémoriel(3) et entreprendre des actions(4) pour maximiser ses chances de
succès(5) en vue d’un but(6).

Ils s’appuient sur Miller, Austin et Chomsky pour revendiquer une théorie de la pensée en process d’information.
L'homme est un processeur d'information (Information Processing system). Dans un environnement donné, Un
organisme(1) use de moyen rationnalisé(2) pour atteindre un but(3)
Le processeur est un réseau de calculs élémentaires sur des données binaires mise en système. L ’objet de l’IA est
d’imiter (imitation game) les facultés de l’esprit (perception, mémoire, formation de concept, connaissance des
universaux, intention…)
L’Architecture IA est basée les processus d'inférence au niveau des interfaces(I) et les processus d'inférence au niveau de
la mémoire(II). C’est un système d'inférences automatique simulant le raisonnement logique: Si Oui Alors Sinon.
Ainsi la structure sémantique est le fondement même de l'intelligence artificielle, car elle détermine la reconnaissance aux
fondements de l'action. Dans la plupart des systèmes de reconnaissance, on n'exige pas une reconnaissance absolue,
mais bien un résultat approximatif calculé statistiquement.

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 II – L’Intelligence artificielle : le système cognitif


 1 – Le modèle du problem solving
 Le problème de la reconnaissance et de la compréhension
Une structure sémantique est un ensemble d’états reliés entre eux par un système de relations
logiques calculables par des algorithmes probabilistes

Un état est défini par des indicateurs quantitatifs et qualitatifs recodés en variables binaires
(tableau disjonctif). Une économie du capteur (chimique et électronique) différentie la donnée
native numérique, qualitative, audio, vidéo, toucher…

Le machine learning vise à la construction de modèle logique (training) qui permet la


reconnaissance des situations nouvelles (prédictive): le classificateur. Une boucle continue
training-prédictive permet l’apprentissage.

Le contrôleur déclenche une action en fonction de la reconnaissance d’état dans un modèle de


décision. Ces états sont toujours définis au regard de la moyenne, de la médiane ou de fonction
quantitative : on parle de décision par seuil.

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 II – L’Intelligence artificielle : le système cognitif


 3 – Le cas des systèmes experts
 Apprendre : c’est classer approximativement selon son expérience passée.
La classification est un système de fonctions qui peut être améliorée au gré des apprentissages.
Chaque exemple, chaque cas est inséré à une classe. Le processus de classification doit prendre
une décision pour intégrer chaque exemple dans son arbre de classification. Ainsi les
informations externes sont classifiées puis structurées selon un arbre de données.
• Chaque nouvelle observation est classifiée (évaluée) grâce aux expériences passées. En effet la
somme des observations permet le calcul statistique d'approximation qui permet par la suite
d'intégrer l'imprévu.
• Il existe aujourd'hui plusieurs sortes de processus de classification avec leurs points forts et leurs
points faibles. On organise les processus de classification selon les caractéristiques des
informations qui doivent être reconnues (langage humain, images, vidéo...).
• Les plus connues des classificateur sont les réseaux de neurones, Machine à vecteurs de support,
Méthode des k plus proches voisins, Densité mélange, Naive Bayes classifier, Arbre de décision...

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 II – L’Intelligence artificielle : le système cognitif


 2 – Le projet I.A.
 Intelligence Forte ou Intelligence Faible
Il existe aujourd’hui un consensus de séparation entre l'intelligence artificielle faible et l'intelligence
artificielle forte.
• La théorie de l’intelligence artificielle forte explique qu’il est possible de créer une machine capable de penser. Il
n'y aurait aucune limite fonctionnelle, il n'y aurait que des limites liées à l'aptitude humaine à concevoir le
programme approprié. Suivant en cela la loi de Moore, les ordinateurs actuels les plus puissants ont dépassé la
capacité de calcul du cerveau (ex.jeux d'échec)
• En effet, l'important n'est pas de raisonner plus vite, en traitant plus de données, ou en mémorisant plus de choses
que le cerveau humain, l'important est de traiter les informations de manière appropriée. C’est donc un
problème de compréhension de l’architecture de la pensée humaine. (ex. reconnaissance faciale).
• La notion d’intelligence artificielle faible constitue une approche pragmatique d’ingénieur : chercher à
construire des systèmes de plus en plus autonomes (pour réduire le coût de leur supervision), des algorithmes
capables de résoudre des problèmes d’une certaine classe, etc.
• L’intelligence artificielle faible s’inscrit à ce compte dans la droite succession de ce qu’ont été la recherche
opérationnelle dans les années 1960, le process control dans les années 1970, l’aide à la décision dans les années
1980 et le data mining dans les années 1990. Et, qui plus est, avec une certaine continuité.

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 II – L’Intelligence artificielle : le système cognitif


 1 – Le modèle du problem solving

https://www.youtube.com/playlist?list=PLbCMGWVe0gqHgfnNMgj3lEr-ll3HXu9_n
&fbclid=IwAR3xwg2L8_wL1kg_KacVivcVfpAWJtYSKU7sWb33u4cxzY_m8tGQK
xYg_BE

https://www.youtube.com/watch?v=nGUveC_OTPY

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UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication
C1 – Paradigme cybernétique

 III – l’Auto-organisation : dernier avatar du cybernétisme systémique


 1 – Principes de la seconde cybernétique : La connaissance comme fondement
dynamique
 Renouveau du systémisme : le connexionnisme
Le systémisme et l’IA, plutôt complémentaires que contradictoires, sont respectivement à la base des
hypothèses de travail que constituent le cognitivisme et le connexionnisme. Elles tendent, depuis
2005, à opérer leur fusion.
C’est donc ce que l’on a appelé la Seconde Cybernétique ou Connexionnisme du Biological
Computer Laboratory, entre 1958 et 1976 et sous l’impulsion du physicien Heinz Von Foerster
(ASHBY ; Gordon Pask ; Gothard Gunther ; Maturana et Varela), qui va tenter de dépasser les
impasses de l’IA.
Elle va repartir du programme de McCulloch et son idée de la possibilité d’une théorie de la
connaissance expérimentale permettant la simulation artificielle(1), la modélisation des processus
de la réflexion(2) et la modélisation des éléments de la complexité(3).
Le connexionnisme, se référant aux processus auto-organisationnels, envisage la cognition comme
le résultat d’une interaction globale des parties élémentaires d’un système (IA+Systémique).

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C1 – Paradigme cybernétique

 III – l’Auto-organisation : dernier avatar du cybernétisme systémique


 1 – Principes de la seconde cybernétique : La connaissance comme fondement
dynamique
 Le changement, c’est se connaître connaissant.
Si à partir de Norbert Wiener sont produits l'Intelligence Artificielle et le système expert, à partir de Warren McCullogh
et Walter Pitts sont produits Heinz von Foerster et le mouvement de l'auto organisation.
• La thermodynamique du non équilibre, élaboré par l’Ecole de Bruxelles(Nicolis et prigogine, 1977 ; Prigogine et
Stengers, 1979). L'opposition de la seconde loi de la thermodynamique marque la révolution scientifique en ce
qu'elle sépare les anciens des modernes. Le temps du vivant est irréversible car il est le changement de structure.
• La seconde cybernétique (1958 – 1976) reprend le flambeau avec le thème de l’auto organisation dans le
Biological Computer laboratory de Heinz von foerster avec la théorie de l’ordre par le bruit. (Humberto
Maturana et Francisco Varela sur l’autopoietique, Henri Atlan, ordre par le bruit) Incertitude, complémentarité,
récursivités, construction en abîme d'une enveloppe d'un autre niveau, des enveloppes qui enveloppe...
• La complexité du système auto-organisé est lié à l’in-formation, à sa capacité de se former, à s'adapter et à évoluer
dans son rapport à l'autre. La matière est capable de se restructurer en forme stables, les structures
dissipatrices. C’est l’ordre par fluctuation non contrôlable (d’où auto organisation)
Pour Gregory Bateson, la réalité intérieure/totalité des conditions du sujet sont de 1er ordre « être la ». Mais le système
est dynamique car il offre la possibilité de connaître dans sa propre dynamique de l'observation.

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UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication
C1 – Paradigme cybernétique

 III – l’Auto-organisation : dernier avatar du cybernétisme systémique


 1 – Principes de la seconde cybernétique : La connaissance comme fondement
dynamique
 La matrice fait sens pour le système.

Tout élément vit dans un contexte, intégrer dans un réseau d'échanges possibles ou effectif. Il est membre d’un
système, schéma où les éléments se subsument. Pourtant le système croit par auto production. Sa finalité est
en lui, en ses éléments. Chaque élément communique comme partie du tout, qui est la communication de
tous en une forme stable. La communication devient l’essence de toute chose. Elle devient enveloppes et
formes de toute activité, qu'il s'agit de l'homme, de l'animal ou de la nature.
• Ce système vit dans sont environnement où il émerge pour se réaliser aux frontières de ses limites.
• Ce système est fondamentalement impliqué dans un processus d’adaptation aux changements
environnementaux.
• L’analyse systémique est donc construite en niveaux pour rendre compte des différentes modalités de
coexistence. Tout élément est membre d’un système/élement d’un système…
Ce n’est pas les éléments qui forment le système mais l’algorithme général (la matrice) effectuer par les unités
remplaçable et seul transformateur des inputs en outputs. Le processus est indépendant de ses éléments.
 

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UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication
C1 – Paradigme cybernétique

 III – l’Auto-organisation : dernier avatar du cybernétisme systémique


 2 – Le paradigme de l’autopoiesis
 Le système auto-produit…
L’ecole chilienne de l’auto organisation développe alors une théorie de l’autopoiesis (Réseau de Varela) : Un réseau de
processus de production, transformation et destruction dont les produits sont des composants qui par leur
interaction reproduisent en permanence le réseau de processus qui les a produit. Ce système autonome est clos et
constitué de deux espace isomorphe : des opérateurs endomorphique et des opérandes.
Pour J. Von neumann, au dela du seuil critique de la compléxité. Ce dont est capable un élément complexe est
infiniment plus complexe que l’élément lui même. Les éléments ne sont pas destinées a priori à réaliser un projet
collectif, c’est la totalité particulière qu’ils produiront dans telles ou telles circonstance qui a posteriori, leur
donnera du sens.
D’ou vient alors la capacité d’un organisme de se modifier et de se complexifier tout en conservant son identité : De son
environnement (Atlan). Les formes nouvelles ne sont ni dans un programme internes, ni dans un programme externe
mais sont des créations résultant du jeu de perturbation aléatoire de l’environnement sur les mécanismes de
l’auto organisation.
Atlan, à partir d’une relecture de Shannon, développe une nouvelle théorie de l’entropie d’information. Le bruit se
traduit par une augmentation de la compléxité du systéme capable d’assurer sa reproduction selon un nouvel
ordre. Le bruit (un temps pas encore compréhensible par la lecture antérieur) devient le nouvel ordre du système
quand il réussit à intégrer ses perturbations.

amar.lakel@u-bordeaux3.fr dimanche 7 novembre 2021 07:32:11


UE1 – Théories des Sciences de l’Info-Communication
C1 – Paradigme cybernétique

 III – l’Auto-organisation : dernier avatar du cybernétisme systémique


 2 – Le paradigme de l’autopoiesis
 Connaître, c’est communiquer. Communiquer, c’est changer
La réalité objective cèdent devant une réalité que l'on nomme du second ordre. Mais cette implication est relative car il
peut en changeant de niveau se connaître comme observateur observé par d'autres observateurs. Position inter-
subjective. C'est la relation entre observateurs qui est objectivantes.
• La différence force à l'interprétation. L'environnement fourni le bruit qui est structurés selon l'aléatoire. C'est
l’ordonnancement du bruit (epistémé) qui, en intégrant au système le possible de l'aléatoire, permet la connaissance
des choses.
• Or « la connaissance est l'interprétation faite par un observateur de l'interaction de deux organismes ou la représentation
interne d'une relations informationnelle entre soi ( comme représentation interne de soi) et un autre ». Le Knowledge
Knowing consiste donc à connaître notre propre processus de connaissance par la communication.
• La communauté des observateurs me valide comme observateur. C'est la présence en moi des autres observateurs
qui rend possible ma réflexion subjective : c'est une réalité de second ordre, réalité de la réalité.
Connaître repose sur une récurrence incessantes de la pensée à la pensée par quoi se définit le connaître. Tout se passe
en soi.

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 2 – Le paradigme de l’autopoiesis
 Gouvernance autopoiétique

L’émergence du concept d’auto poièse et auto organisation d’un système bouclé sur lui-même et dont les
états internes sont prééminents sur les influences externes
• Récursivité : idée d’une méta capacité qui permet d’appliquer une fonction à elle même pour former des
séries récursives.
• Réseau de ces fonctions qui forme des Etat d’un autre ordre selon des architectures multiples.
• Le système globale est nécéssairement intégratif, cette intégrativité est même la résultante des échanges
des sous systèmes aux rationnalités hétérogènes. C’est le rapport qui crée la stabilité, le rapport de
différenciation, de hiérarchie, de concurrence.
Le comportement d’un système autonome resulte de son organisation interne. Il est constitué de la suite des
compensations que le système effectue pour maintenir son organisation face à des perturbation externes
ou internes

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 2 – Le paradigme de l’autopoiesis
 Les échelles de gouvernance des systèmes
La dynamique interne utilise et consomme les ressources externes mais en subit les perturbations et les
contraintes qui limite l’autonomie des systèmes. Ainsi les systèmes possèdent des processus de conservation qui
peuvent être classé sur une échelle de degrés qui implique à chaque niveau, les propriétés et les capacités de degrés
précédents mais fait émerger des capacités et propriétés nouvelles.

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 3 – Une théorie sociopolitique de l’autonomie symbolique
 Les échelles de gouvernance des systèmes
Dans les sociétés traditionnelles, le social comme système des actions humaines, s’autonomise par rapport aux
individus qui l’agissent (Dieu, roi…). La modernité a vu lap crise de conscience de l’autonomie du social mais a
conserver des institutions de la séparation, mise à distance dans la figure de l’Etat ou du Marché qu’il construit.
Une société autopoïétique est capable de s’autoinstituer dans une quasi parfaite transparence.
•Pour F Hayek, le Système auto organisé complexe n’a pas besoin de régulation centrale d’ou l’on puisse faire la
somme de tout ce qui intéresse l’ensemble. La régulation est distribuée dans le système tout entier. L’homme
accroit sa capacité d’action et de libérté quand il reconnaît les ordres sociaux qu’il produit et qui le dépasse
(Ethique de la meta position).
•A l’autre bout C. Castoriadis attaque cette opacité hierachisante pour développer un modèle autogestionnaire.
L ’information instituante et créatrice relève de l’imagination. C’est l’environnement symbolique des sociétés
qui peut régir les processus d’intégration. L’autotranscendance du social (immanence de la transcendance), c’est
l’imagination comme source d’un univers de signification et du faire historique.
•Pour Niklas Luhmann, L ’identité symbolique des éléments sociaux repose sur 3 processus : la visée identitaire, la
liaison, la mutabilité. La visée identitaire s’effectue par un travail de liaison entre les éléments rassemblés par
des noyau symbolique polysémique : la métaphore et la métabole ( transport de sens d’un objet à un autre)

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