Vous êtes sur la page 1sur 14

LA LOGISTIQUE

ENTREPRENEURIA
LE
COURS DE RENFORCEMENT EN
INFORMATIQUE
Safietou YAGUE
1- L’ entrepreneur
Le dynamisme d’une économie repose entre autres sur lacération d’entreprise
et donc indirectement sur l’entrepreneur. L’entreprenariat consiste donc à
créer et/ou développer une entreprise. On distingue la création pure, la reprise
(rachat) et la franchise (insertion dans un réseau). L’entrepreneur possède
des caractéristiques particulières même s’il n’existe pas de profils type.
Peter DRUCKER : grand théoricien de management a décrit l’entrepreneur
« il n’y a pas un caractère d’entrepreneur mais l en faut pour l’être ». Un
entrepreneur a un besoin d’indépendance d’autonomie. Il est capable de
prendre des initiatives, il a le goût du risque. Il a des capacités de travail
illimité.
SCHUMPETER : il a insisté sur le rôle de l’entrepreneur , il fait parti du
processus de destruction créatrice. En innovant et en créant des entreprises
nouvelles , les entrepreneurs créent des emplois.
La reprise d’entreprises permet de sauvegarder chaque année 300 000
emplois. Ainsi un entrepreneur a à la fois un rôle économique et social.
2-Les étapes de la création
d’entreprise
1) L’idée
2) Vérifier qu’il y a un marché

3) Monter le projet

4) Trouver le financement et réaliser le plan de financement

5) Choisir la forme juridique de l’entreprise et l’immatriculer

6) Lancer l’entreprise et suivre les réalisations par rapport


aux prévisions
Le créateur doit s’entourer de conseils et maximiser les
aides. Ces conseils émanent des juristes et des experts
comptables. Les aides peuvent être accordées par les
collectivités publiques et se présenter sous la forme de
subvention et/ou d’accès à des pépinières d’entreprises.
LA LOGIQUE
MANAGERIALE
1-Le manager
Le management est un processus qui consiste à définir
des objectifs et à coordonner les efforts afin de les
atteindre. Le maître mot du manager est l’optimisation.
Ainsi un manager est imaginatif, réactif entrepreneur crée,
innove et prend les risques. Le manager gère l’entreprise
prend des décisions optimales et minimise les risques et
prend des risques et un manager est organisateur,
accompagnateur et réfléchi. Un manager est moins intuitif
et s’efforce par une analyse rigoureuse d’atteindre les
objectifs en fonction des moyens et des contraintes. Dans
tous les cas, il prend des risques calculés.
2-Les outils du manager
Face à une situation, le manager doit suivre un processus:
- Etape 1: l’analyse du plan
- Etape 2 : les différentes solutions au problème doivent être
formulées
- Etape 3 : le choix d’une solution
- Etape 4 : la décision et le contrôle des effets
- Etape 5 : corriger
Le manager qui s’efforce d’optimiser les décisions de l’entreprise
utilise tous les outils techniques de gestion, les études de marché, le
choix d’investissement, les plans de financement et les contrôles de
gestion.
Les démarches entrepreneuriales et managériales présentent des
différences importantes mais elles sont complémentaires ainsi un
entrepreneur ne peut pas pérenniser sans manager et à l’inverse un
manager a besoin d’un entrepreneur pour sortir de la routine et du
statu quo.
LES FINALITES
DE
L’ENTREPRISE
1- Les finalités traditionnelles de
l’entreprise
Quelle que sa taille l’entreprise a pour finalité la recherche
du profit. Dans les petites entreprises le résultat doit être
suffisant pour vivre ou survivre. Pour les grandes
entreprises le résultat doit être suffisant pour les
actionnaires (distribution de dividendes).
Outre les finalités financières, l’entreprise doit assurer sa
pérennité en tenant compte des clients. La recherche du
résultat et des profits serviront à réaliser les
investissements indispensables à la pérennité de
l’entreprise ainsi toute entreprise cherche constamment à
se développer.
2-La responsabilité sociale et
sociétale
Outre les finalités économiques et financières, l’entreprise est aujourd’hui citoyenne.
Les premières considérations de présence d’homme dans l’entreprise datent du milieu
du XXème siècle. Les grandes avancées datent des années 1980 en réponse à
l’exacerbation de la concurrence. Le début du XXème siècle aux problèmes
environnementaux ajoute la finalité sociétale. L’entreprise est alors citoyenne. D’après
la définition européenne de la RSE (Responsabilité Sociales de l’Entreprise), elle est
l’intégration volontariste des dimensions sociales et environnementales de la même
manière, les entreprises interagissent avec leurs parties prenantes internes et
externes. Ainsi la RSE prend en compte le développement durable.
Définition : le développement durable est un développement qui répond aux besoins du
présent sans compromettre la capacité des futures générations à répondre aux leurs.
Remarque : les parties prenantes concernent les salariés, les actionnaires, les
syndicats mais aussi les fournisseurs, les établissements publics et autres.
Les enjeux de la RSE concernent à la fois les petites, moyennes et grandes entreprises
qu’elles soient nationales ou internationales. La RSE permet de satisfaire les besoins
des salariés, d’anticiper la législation dans le domaine de la prévention du risque,
préservation de l’environnement et la consommation d’énergie.
La RSE permet également de développer les marchés et d’avoir une bonne image. Les
finalités des entreprises sont donc multiples et différenciées. Il faut à la fois faire du
profit et satisfaire les parties prenantes ( qui sont de plus en plus exigeantes). Les
dirigeants ont pour rôle d’opérer des arbitrages entre ces buts souvent contradictoires.
LE MANAGEMENT
STRATEGIQUE ET
LE MANAGEMENT
OPERATIONNEL
1- Le management stratégique
Il consiste à définir les grandes orientations de l’entreprise sur un
horizon de moyens à longs termes, c’est la direction générale qui définit
les principaux objectifs en tenant compte des caractéristiques propres de
l’entreprise et de son environnement. Ainsi, le management stratégique
repose sur une étude interne de l’entreprise en relevant le potentiel
financier, commercial, organisationnel, innovation/techniques. Il repose
également sur l’étude de l’environnement de l’entreprise (diagnostic
externe), il se divise en microéconomie (marché, clients, fournisseurs,
concurrents) et en macroéconomie (banques, résultats de la
consommation, contraintes juridiques). Les deux études internes et
externes aboutissent à définir les forces et les faiblesses de l’entreprise
et d’évaluer l’intensité concurrentielle sur le secteur. D’autre part, ce
double diagnostic permet au management stratégique de prendre les
décisions destinées à atteindre les objectifs retenus.
Une stratégie est donc une décision de long terme qui engage
l’entreprise, qui est irréversible et qui s’apprécie à postériori.
2-Le management opérationnel
La mise en œuvre des opérations définies par le management
stratégique repose sur des décisions et des actions qui constituent le cœur du
management opérationnel. Il s’agit donc de piloter l’entreprise afin d’atteindre
des objectifs. Ainsi, les principaux acteurs du management opérationnel sont
les responsables fonctionnels de la production, des ressources humaines, du
marketing et de la finance.
Leurs pilotages s’inscrit dans un cadre temporel allant de quelques jours
à trois ans. Les actions sont le plus souvent réversibles et n’engagent pas
toute l’entreprise. Le management opérationnel repose sur 3 dimensions
principales :
• La dimension organisationnelle : il s’agit d’allouer/affecter de façon
optimale les ressources. Il faut favoriser la flexibilité de l’entreprise et
coordonner les actions.
• La dimension technique : il s’agit de réduire les coûts, d’améliorer la
qualité et maitriser l’information.
• La dimension humaine : il s’agit de motiver les salariés, gérer les
relations humaines, les formations et prévenir les conflits.
3-L’articulation entre le management
stratégique et le management opérationnel
Les deux dimensions du management sont complémentaires. Le
management opérationnel s’inscrit dans un cadre d’action défini par le
management stratégique. D’autre part, le management stratégique
est également influencé par le management opérationnel, par
exemple, lorsque des informations ascendantes (des services vers la
direction) sur la clientèle.
Dans les grandes entreprises, il est difficile d’articuler de façon
efficace les deux managements. En effet, les différents acteurs n’ont
pas tous les mêmes intérêts, les mêmes informations et les mêmes
contraintes. De plus les décisions stratégiques par nature
bouleversent les habitudes. Elles sont souvent critiquées et mal
comprises (ex: fermeture d’un site). C’est pour cela qu’il est
indispensable d’avoir une excellente communication interne. Mais
aussi une culture d’entreprise indispensable et une parfaite
cohérence des deux managements.
Merci de votre
aimable attention

Vous aimerez peut-être aussi