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Énergétique mondiale

L’énergie nécessaire à l’action est présente dans la plupart des activités


humaines.

Depuis la révolution l’être humain a diversifié les sources : charbon, pétrole,


hydraulique, gaz, nucléaire…etc.

En 1800 un travailleur dépensait en moyenne par an 2000 heures de travail


manuel et 1000 heures par des animaux. De nos jours lui-même effectue 1000
heures de travail manuel par an et 49000 heures par des machines.

Les prélèvements épuisent les gisements : charbon, pétrole, gaz qui ont mis
des millions d’années pour se former.

Il faut avoir des perspectives pour ces réserves énergétiques disponibles.


Consommation d’énergie par habitant

Il y a un déséquilibre total dans le monde :

• 3 milliards d’habitants en Afrique et Asie


consomment 0.6 tep par an (bois de feu
compris).

• 300 millions en USA consomment 7 tep.

La moyenne est de 1.6 tep par habitant.


Usages de l’énergie

• Celles des USA : le secteur transport (2.5


tep/habitant an) qui consomme le plus. Industrie
tend à diminuer au bénéfice du secteur habitant
grâce au progrès technique.

• Celles des pays asiatiques : l’industrie absorbe 2/3


de la consommation nationale.

• Celles de l’Afrique : on a 0.4 tep/h an aux besoins


agricoles et domestiques.
Ressources en énergie fossiles

• 80% de la consommation mondiale → ressources


fossiles et minières. Les matières premières
constituants l’énergie fossile conventionnelle
(charbon, pétrole, gaz et nucléaire) sont des
déchets d’animaux et de végétation convertis en
matière organique (photosynthèse).

• Charbon à 250 millions d’années.


• Le pétrole à 150 millions d’années.
• Nucléaire à 600 millions d’années.
Ressources en énergie fossiles
le pétrole

Consommation annuelle de l’ordre de 3 milliards de tep, à ce rythme les


réserves mondiales seront épuisées dans une 15 d’années.

Les ressources non conventionnelles :

• huiles très lourdes du Venezuela.


• Sables asphaltiques au Canada.
• Schistes bitumineux aux USA.
• Huiles extra lourdes Sibérie.

Ces ressources pourrait doubler les ressources mondiales or leurs


exploitation se heurte à de nombreux problèmes (miniers géant,
pollution des eaux, traitement thermique et chimique avant transport et
raffinage…etc.).
Ressources en énergie fossiles
Le gaz naturel

Consommation annuelle est de 1.5 milliards de tep, les


réserves ont une espérance de vie de 70 ans et les
ressources à découvrir pourraient doubler cette capacité.

Le charbon

Consommation annuelle est de l’ordre de 2.4 milliards de


tep. Production aux USA 600 millions de tep, la Chine 550
millions de tep et Russie 500 millions de tep.

Problème : chargement, déchargement, pollution de la


combustion.
Ressources en énergie fossiles
L’uranium :

Consommation annuelle est de l’ordre de


0.4 milliards de tep, l’espérance de vie est
de l’ordre de 40 ans au rythme de la
consommation mondiale actuel.

Problème : la gestion du combustible et


l’accumulation des déchets.
environnement
Croissance de la consommation → risques majeurs pour
l’environnement.

• dégagement de CO2 : contribue à l’effet de serre (5 milliards de


tonnes de carbones sont rejetées par la combustion de 6.7 milliards
de tep de combustibles fossiles (rendement agricole diminue ;
montée de niveau des mers → fonte des glaces).

• Pluies et dépôts acides provenant des oxydes de soufre et d’azote


dégagés au cours de la combustion.

• Pollution des mers par les hydrocarbures à cause des


déversements et transport maritime.

• Déforestation par l’utilisation du bois de feu, contribue à la


désertification.
Ressources en énergie
Renouvelables
• Excellente solution sur le long terme au problème de pénurie des
ressources fossiles.

• Pas de nuisance pour l’environnement, en évitant le dégagement de


CO2 vers l’atmosphère et les dangers nucléaires.

• Ressources renouvelables, donc inépuisables à l’échelle humaines


(soleil, vent, déchets…etc.).

• Disponibilité peut être périodique et par fois aléatoires (cycle jour –


nuit, saisons, métrologique).

• Répartie largement à la surface terrestre mais avec une grande


disparité.
Ressources en énergie
Renouvelables
L’énergie hydraulique

Contribue plus de 20% à la production mondiale


d’électricité. Les pays de sud 42%, principalement source
d’électricité.
Moins de 5% de production d’électricité en Tunisie.

La biomasse

Énergie tirée de la biomasse (bois, déchets de l’agriculture


et de l’élevage). Représente 5 à 8% de la consommation
mondiale.
Ressources en énergie
Renouvelables

L’énergie solaire

Capteurs solaires thermiques pour transformer le rayonnement solaire


en énergie calorifique par l’intermédiaire de l’eau ou de l’air pour des
besoins sanitaires ou chauffage d’habitation, de piscines. Il existe plus
de 6 millions de m2 dans le monde dont 1.8 aux USA et 1.3 au Japon.

Les photopiles (cellules photovoltaïques) pour transformer le


rayonnement en énergie électrique. Agence de maîtrise d’énergie à déjà
équipé environ 10000 foyers de système photovoltaïques de 100 W
chacun (1 MW au total).

En 2010 on veut recouvrir 3% d’électricité.


Ressources en énergie
Renouvelables
L’énergie éolienne

• L’énergie du vent est répartie de manière très inégale selon les sites
et la puissance du vent. Production à Al Hawaria (10 MW). En 2010
atteindre 100 MW.

Stratégie

• utilisation plus efficace de l’énergie (économie d’énergie).


• Participation plus importante des énergies renouvelables.
• Montée importante d’utilisation du gaz naturel.
• Développement du nucléaire plus sûr.
Maitrise d’énergie
Economie d’énergie
Les systèmes de consommations

Isolation thermique

• prévention des pertes et des gains de chaleur.


• Maintien d’une température constante de procédés.
• Protection des employés contre les brûlures.
• Prévention de la formation de condensation sur les surfaces froides.
• Maintien d’un milieu de travail confortable.

L’isolation vise à prévenir une perte ou un gain de chaleur.

• Contre les pertes réduit la quantité du combustible et les émissions


des gaz de serre.
• Contre les gains réduit la quantité d’énergie électrique.
Les systèmes de consommations

Le choix est basé :

• l’épaisseur doit être rentable (économie par rapport au coût).

• Protéger l’isolant contre l’humidité.

Conseils

• réparer l’isolant et revêtements endommagés.

• Isoler les conduits, les cuves et les récipients non isolés.

• Ajouter de l’isolant pour atteindre l’épaisseur recommandée.


Les systèmes de consommations
Les systèmes de consommations

Système d’éclairage

Bon nombre d’industries ont modernisé leur système d’éclairage et


les fabricants ont lancé des produits plus efficaces, toutefois, il reste
une foule de possibilité de réduire le coût d’éclairage. La première
mesure est l’inspection du système d’éclairage de chaque secteur.

• éteindre les lumières qui ne sont pas nécessaires.

• N’utiliser que le niveau d’éclairage recommandé.

• Ampoules, lentilles et surfaces réfléchissantes a nettoyé pour


éliminer les dépôts de poussières et graisses qui peuvent réduire de
30% la quantité de lumière.

• Rénovation par des appareils éco énergétiques.


Les systèmes de consommations
Systèmes électriques

Tarification de l’électricité est fonction

• de la demande de pointe (kW ou kVA) c’est la puissance apparente S.


• de la consommation en kWh (consommation pendant une période).
• Des pénalités aux usines qui présentent un facteur de puissance peu élevé.
• Offre très bas pour les clients qui travaillent hors des périodes de pointe
(une charge uniforme pour le STEG).

Pour réduire les coûts d’électricité

• réduire la demande en pointe c a d la puissance maximale (registre d’arrêt


et de démarrage d’équipements).
• Réduire la consommation d’énergie totale (kWh) en examinant la
consommation des sous systèmes (réfrigération, transport automatique, air
comprimé…etc.).
Les systèmes de consommations
• Améliorer le facteur de puissance en ajoutant des condensateurs au
système électrique :

– en batterie à un emplacement central du circuit de distribution


– en petits groupes à un centre de commande des moteurs.
– Individuellement, sur le gros équipement consommateur d’énergie avec une
unité de commande qui contrôle le facteur et met le condensateur en action.

• consommer l’énergie au moment ou les coûts sont moins élevés. On peut


se renseigner sur le tarif de chaque heure de jour en jour. En raison de la
fluctuation de la demande, en effectuant des activités énergétivores
pendant les périodes ou le coût est moins élevé. Économie appréciable.

Les méthodes d’économie des coûts

• éteindre les lumières et les équipements non nécessaires.


• Remplacer les systèmes d’entraînement entre les moteurs et les
équipements par des systèmes à vitesse variable.
• Remplacer les vieux moteurs par des nouveaux moteurs à haut rendement.
Appareillage de chaufferie
Rendement = énergie de la vapeur / énergie du combustible

• l’excès d’air : il faut un certain excès d’air pour assurer une bonne
combustion. Un excès excessif réduit l’efficacité de la chaudière. Mesure de
l’excès par un analyseur de fumée et ajuster le brûleur.

• Récupération de la chaleur des gaz de combustion :

– économiseur : chauffage d’eau d’alimentation.


– Pré chauffeur de l’air.
– Condenseur de fumée (pulvérisation de l’eau dans la fumée : production de la
vapeur et élimination du SO2 et des particules).
– Pompe à chaleur pour d’autres usages de l’usine.

• Suie et tartre : suie côté fumée et tartre côté eau. Nettoyer la surface côté
fumée (utiliser des souffleurs de suie et des brosses), traiter l’eau
d’alimentation contre l’entartrage et corrosion.

• Eau de purge chaudière : purger périodiquement l’eau de chaudière pour


prévenir la formation de tartre. Si la purge est excessive, on gaspille de la
chaleur ( une fois par jour).
Appareillage de chaufferie

Conseils

• Vérifier régulièrement les procédures de traitement d’eau.


• Exploiter des installations à la pression ou la température la plus basse
répondant aux besoins.
• Vérifier l’efficacité de la chaudière.
• Mesurer régulièrement l’excès d’air.
• Réglage approprié du brûleur.
• Remplacer ou réparer l’isolant manquant ou endommagé.
• étalonner les appareils de mesure et la mise au point du système de
régulation.
• Installer un économiseur, un condenseur, un préchauffeur ou une
pompe à chaleur.
• Moderniser les brûleurs.
• Installer un turbulateur dans les chaudières à tubes de fumée.
• Passer du mazout ou gaz (économie d’argents).
Appareillage de chaufferie
Système de refroidissement
• formation et sensibilisation sur les questions d’efficacité.
• Adopter un programme d’essais régulier pour détecter les
problèmes.
• Adopter des programmes de maintenances, notamment d’entretien
préventif.
• Nettoyer des surfaces d’échange (évaporateur et condenseur).
• Inspecter l’isolation des conduits et réparer l’endommager.
• Étalonner les commandes et régler les températures au niveau
acceptable.
• Maintenir la charge frigorigène au niveau prescrit, réparer les fuites.
• Garder fermées les portes d’accès aux locaux réfrigérés.
• Vérifier les commandes de dégivrage.
• Recouvrir par un couvercle verrouillable les régulateurs pour éviter
leur manipulation sans autorisation.
• Envisager d’utiliser des eaux de puits, d’une rivière comme liquide
de refroidissement.
Réseaux de vapeur et condensats

• Adopter un programme et des procédures de


maintenance des purgeurs de vapeur.
• Vérifier et réparer les fuites de vapeur et du
condensât (mesure des débits).
• Réparer l’isolant endommagé.
• Arrêter le débit de vapeur et de condensât
lorsqu’ils ne sont pas nécessaires.
• Ajouter de l’équipement de mesure et
surveillance.
Réseaux de distribution d’eau
• Détecter et éliminer les fuites.
• Examiner les habitudes de consommation.
• Trouver des façons ingénieuses de réutiliser l’eau de
procédés et l’eau de refroidissement.
• Réduire les pertes de charge par frottement et les chutes
de pression.
• Bien choisir les pompes et leurs puissances et réduire
leur durée de fonctionnement.
• Inciter les employés à adopter des pratiques judicieuses.
• Installer des compteurs d’eau à différents endroits pour
surveiller la consommation.
• Installer des régulateurs des débits, des robinets à
fermeture automatique ou à débit minuté aux lavabos et
des pommes de douche à faible débit.
Réseaux d’air comprimé

• éteindre les dispositifs de soufflage lorsqu’ils ne


sont pas nécessaires.
• Éviter d’utiliser l’air comprimé pour le nettoyage
(dépoussiérage) ; gaspillage d’énergie.
• Prévenir les fuites.
• Produire à la pression convenable la plus basse.
• Assurer la maintenance des filtres à air.
• Réduire le cycle de régénération de
déshydrateur d’air en installant un contrôleur.
pompes
• Éteindre les pompes lorsqu’ils ne sont pas nécessaires.
• S’assurer que les joints des pompes sont bien ajustés.
• Vérifier et régler régulièrement l’entraînement du moteur
pour s’assurer que la tension des courroies et le
ceintrage sont adéquats.
• Nettoyer les roues de la pompe et les réparer ou
remplacer.
• Programme d’inspection et d’entretien préventif pou
réduire la fréquence de défaillance.
• Installer des variateurs de vitesse pour mieux répondre
aux besoins.
Audit énergétique
Définition

L’audit énergétique est la première phase d’un programme


d’économie d’énergie dans une entreprise.

Il consiste à diagnostiquer les consommations énergétiques des


différentes installations, à localiser les sur consommateurs et à
identifier les remèdes pour réduire les ratios énergétiques.

L’audit se déroule en 4 phases

• Visite préliminaire.
• Collecte et analyse des données.
• Diagnostic et recommandations.
• Rédaction et remise du rapport.
Méthodologie de l’audit
• visite préliminaire : le déroulement de l’audit démarre par une visite
préliminaire, au cours de laquelle un questionnaire relatif aux
consommations sera rempli. Cette visite permettra également à
l’expert d’évaluer le travail à effectuer et à juger de la nécessité ou
non de faire appel à un expert en procédés.

• Collecte et analyse des données

* visite générale : l’expert s’entretien avec les cadres techniques de


l’entreprise pour exposer le but de l’audit et la méthodologie
employée. Au cours de cette visite, l’expert recueille des données
générales (production, types d’énergie consommées…etc.), ainsi que
les données économiques nécessaires (prix d’énergie, prix de revient
de produit…etc.). dans le cas d’un établissement complexe,
nomination d’un responsable interne pour la coordination. L’expert
effectue une visite des installations pour recueillir des informations sur
leur état, type d’énergie consommée, taux de marche et identifie les
points de mesures physiques.
Méthodologie de l’audit
A la fin de cette visite, un programme d’intervention pour la compagne
de mesure ainsi qu’une liste des relevées complémentaires à
effectuer par le personnel de l’usine.

• compagne de mesure : est programmé de façon à recueillir en


priorité les données nécessaires à l’élaboration de bilans détaillés
les matières et énergies, en mettant en évidence les ratios
spécifiques. Ces bilans sont effectués à plusieurs niveaux :

– Niveau I : niveau général de l’usine.


– Niveau II : au niveau de chaque atelier, secteur ou unité de production.
– Niveau III : niveau de chaque réseau énergétique (vapeur, électricité,
eau, air comprimé…etc.).

La durée doit être suffisamment longue afin de s’assurer des résultats.


Diagnostic et recommandations

• Exploitation des résultats : comparer les résultats de mesures aux


données historiques d’exploitation. Des écarts pouvant s’expliquer
par une marche accidentelle de la production au cours de la
compagne de mesure ou par un manque d’étalonnage des moyens
de comptage.

L’analyse des données collectées, et des mesures effectuées


permettent de calculer les différents bilans matières et d’énergies
des installations et des équipements énergivores diagnostiqués.

L’exploitation des bilans et des données recueillies permet de définir


les divers ratios, qui seront comparés avec des ratios de références
pour des établissements similaires.
Diagnostic et recommandations
• Recommandation : l’expert est amené à fournir ces recommandations.

– l’organisation générale de la production.


– La distribution d’utilités dans l’usine (vapeur, air comprimé…etc.).
– L’organisation de l’entretien des équipements mise en place.
– La possibilité d’améliorer l’utilisation de l’énergie par
• Remplacement des équipements.
• Mise en place d’équipements complémentaires.
• Récupération d’énergie.
• Emploi de matériel de haute performance.
• Production simultanée de chaleur et d’électricité.
– la possibilité d’utiliser des ressources alternatives (déchets, énergie solaire…
etc.).
– le système de gestion d’énergie mis en place par l’usine.

Après discussion et examen avec les responsables de l’usine, une liste


d’actions et de projets sont arrêtées.
• Rédaction et remise du rapport : le rapport
comporte.

– toutes les informations recueillis lors des collectes de


données et de la compagne de mesures.
– Description de l’utilisation de l’énergie par produit et
par poste d’utilisation.
– Les recommandations et les actions préconisés pour
améliorer les consommations énergétiques des
équipements, ainsi que les coûts de réalisation de ces
recommandations, les économies correspondantes et
le temps de retour.

Ce rapport d’audit permet aux entreprises de


bénéficier des aides financières et fiscales de
l’état.

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