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Exposé sous le thème: politique monétaire

et régulation conjoncturelle
Master: Banque et Marchés Financiers
2017/2018
Réalisé par:

Othmane El haroui Othmane Mahi


Yassine Sayad Zakaria Benzineb
Nacer Moussaoui Sara Anbari
Encadré par:
Ismail Belghali Hamza Elmehdaoui
Mme. Haoudi
Ntitah Karim Aymane Kaffaf
PLAN
Introduction
Partie I : La politique Monétaire et la réponse aux différents chocs

A ) Les différents types de chocs

B ) La politique Monétaire face aux chocs

Partie II : La politique Monétaire inflationniste

A ) l’inflation : phénomène Monétaire

B ) Les origines de l’inflation


Conclusion
Introduction
 La P.M est une politique conjoncturelle qui s’inscrit
dans le cadre de la P.E .

 La P.M conjoncturelle a pour objectif de stabilisé


l’activité économique et l’inflation à CT.

 L’economie est confrontée par 3 catégories de


chocs: des chocs de demande, des chocs d’offre
temporaires et des chocs d’offre permanants.
 Donc :

Dans quelles mesures les décisions de la P.M monétaire


peuvent induire l’inflation et stabiliser l’économie ?
Partie I : La politique Monétaire et la réponse aux
différents chocs
A ) Les différents types de chocs

 un choc économique : une modification imprévue de l’offre


et/ou de la demande agrégées .

 choc d'offre :perturbation imprévue de l'activité économique


qui a des effets directs en termes de hausse ou de diminution
des quantités offertes sur le marché .

 chocs d'offre positifs :de la Qté offerte par les A.E sur le
marché . Ce sont notamment les chocs technologiques, ou
"chocs de productivité".
 Les chocs d’offre négatifs : de la Qté offerte par les
A.E sur le marché (conséquence d’une augmentation
des couts de production) .

 Les chocs de demande : une perturbation de l'activité


économique liée à une hausse ou une baisse brutale
de la demande globale.
   chocs de demande négatif : événement imprévue qui

provoque une baisse d’une ou plusieurs composante de


la demande

 choc de demande positif : événement imprévue qui

provoque une hausse d’une ou plusieurs composante de


la demande .
 B ) La politique Monétaire face aux chocs

 L’objectif principale de la B.C est de garantie la stabilité


des prix .
La réponse à un chocs de demande négatif :

 des impôts des pouvoir d’achat des ménages et


donc de la consommation

 Mécanisme : d’un composant de la demande de la


demande globale du PIB et NGP

 conséquence : déplacement de la courbe de demande vers


la gauche , de AD1 à AD2 .
 Absence de réponse de la part des A.M :

 Pas de réaction des A.M AD reste à sa positon (P.2) PIB


(Yp à Y2 ) et d’inflation (𝜋T à 𝜋2 ) .

 puisque Yp >Y2 le taux de chômage (naturel) les

salaires nominaux  l’inflation (𝜋2 a 𝜋3 )

 D’autre part la fonction d’offre se déplace vers la bas à droite

en passent de AS1 à AS2 . donc l’économie atteint un nouveau

point d’équilibre (p.3)


 L’intervention des autorité monétaire :

L’objectif des A.M est d’éliminer les écart entre Y- Yp et 𝜋 - 𝜋T :

La de son i directeur pour un taux d’inflation donnée

stimule des dépenses d’I et la Quantité de B&S demandée

déplacement de AD vers la droite (retour a son point initial)


 A partir de cet exemple étudie on peut tirer que :
Si l’économie subit principalement des chocs de demande
agrégée , la politique monétaire qui stabilise l’inflation
stabilise aussi l’activité économique . Avec un seul
instrument –son taux d’intéret .

 Toutefois malgré la du taux d’interet (jusqu’à 0 %) n’est


pas suffisant de répondre au choc la B.C prend des
mesures non conventionnelles de P.M essentiellement :
o Des provisions de liquidité aux BQ
o Achat de tires (voir exposé n 2)
Les effets d’un choc d’offre permanent
 Un choc d’offre permanent se matérialise par une
dégradation du niveau d’activité et une hausse du taux
d’inflation ce qui provoque un ralentissement de la
croissance économique et l’apparition d’un chômage
parfois structurelle.
Absence de réaction des autorités monétaire face
au choc d’offre
 Un choc d’offre négatif permanent déplace la courbe de
l’offre globale de long terme vers la gauche suite à la
dégradation du niveau de l’activité.

 Cette diminution de l’offre agrégée entraine un niveau


d’inflation plus élevé et un niveau d’activité très bas;

 En absence de réponse de la part des autorités de


politique monétaire, l’économie atteint un équilibre
représenté sur le graphique par le point 3;
Réponse au choc d’offre permanent

 Les autorités monétaires peuvent mener une politique


monétaire pour répondre au choc d’offre négatif
permanent. Un politique anti-inflation permet à la fois de
stabiliser l’évolution tendancielle de l’inflation ainsi que de
stabiliser le niveau d’activité par le moyen du taux
d’intérêt, le diagramme ci-après illustre les conséquence
de ce type de politiques
Politique monétaire stabilisatrice de l’inflation
 En augmentant le taux d’intérêt réel c’est-à-dire le taux
qui régit l’échange de biens réels pour chaque taux
d’inflation, la banque centrale impacte le niveau de la
demande agrégée qui se déplace vers la gauche de AD1 à
AD2. Le point 3 constitue un équilibre avec un écart nul
entre le niveau de l’activité réalisé et le niveau d’activité
potentiel et un recul du taux d’inflation vers sa valeur
ciblée.
Les effets d’un choc d’offre temporaire
 Les chocs d’offre temporaires peuvent provoquer des
fluctuations successives de l’activité économique dans
la mesure où les modifications de la conjoncture
peuvent de leur tour engendrer des chocs d’offre
positifs ou négatifs qui se succèdent.
 En cas d’un choc d’offre temporaire l’effet double de
la politique monétaire n’est plus observé, par
conséquent les autorités monétaires doivent faire un
arbitrage entre la stabilisation de l’activité ou la lutte
contre l’inflation.
1-Absence de réaction des autorités monétaire face à
un choc d’offre négatif
 Un choc d’offre négatif va engendrer un déplacement de
la courbe d’offre à courte terme vers la gauche de
〖 AS 〗 _1 à 〖 AS 〗 _2. Mais la courbe d’offre à long
terme reste intacte et est placé au niveau potentiel de
l’activité (LRAS1).

 En absence de réaction de la part des autorités de


politique monétaire la demande globale reste à son
niveau initial. Par conséquent le niveau de l’offre revient
à sa position initiale.
2- Politique monétaire anti-inflation
Dans ce cas la banque centrale intervient en
mettant en place une politique qui vise à stabiliser
l’inflation à sa valeur cible. Cette politique se
traduit par une hausse du taux d’interet réel de
l’economie, ce qui provoque une baisse des
dépenses et donc de la demande agrégée. Par
conséquent le taux d’inflation se stabilise et
retourne à sa valeur potentielle mais le niveau de
l’activité connait une forte baisse. La figure ci-
après représente cette situation.
3-Politique de stabilisation de l’activité
économique
 Dans ce cas les autorités monétaires optent pour la
stabilisation du niveau de l’activité économique
sans tenir compte de l’évolution de l’inflation,
cette politique permet à l’activité économique de
se retourner vers sa valeur potentielle, par contre
elle provoque une très forte inflation qui est
donnée sur le diagramme par la valeur
3-Politique de stabilisation de l’activité
économique
Dans ce cas les autorités monétaires optent pour
la stabilisation du niveau de l’activité économique
sans tenir compte de l’éducation de l’inflation,
cette politique permet à l’activité économique de
se retourner vers sa valeur potentielle, par contre
elle provoque une très forte inflation qui est
donnée sur le diagramme par la valeur π 3 .
Partie II : La politique Monétaire inflationniste
A -L’inflation : un phénomène monétaire

•Friedman est le père du courant « monétariste » .il a notamment


réactivé la théorie quantitative de la monnaie dans les années 70.

•Selon celle ci, c’est l’augmentation de la masse monétaire qui est la


cause unique de la hausse des prix . selon Friedman «L’inflation est
toujours et partout un phénomène monétaire dans le sens qu’elle ne
peut être générée que par une augmentation de la quantité de
monnaie plus rapide que celle de la production».

•On peut illustrer l’apport de M. Friedman dans le modèle


offre/demande agrégées à l’aide des composantes autonome de la
règle de Taylor.
•La règle de Taylor a pour ambition de relier de manière
assez simple la politique monétaire d'une banque centrale
en fonction de l'inflation et de la croissance.

•Le taux d’intérêt nominal utilisé par les autorités


monétaire détermine la différence entre l’inflation
actuelle et la cible d’inflation, ainsi l’écart entre la
croissance actuelle et la croissance potentiel .

•Si l’inflation et le niveau de croissance sont inferieurs a


leurs cible on diminue le taux intérêt , dans le cas
contraire on augmente le taux .
•Pour atteindre cette nouvelle cible, les autorités réduisent la composante autonome de la
règle de Taylor à savoir le taux d’intérêt, ce qui favorise la demande (De AD 1 vers AD 2 ). 

•Cette hausse de demande développe la production intérieur (Yp vers Y2 ) et entraine aussi
un niveau d’inflation élevé   (π1 vers  π2 ) mais inferieur a la cible fixé. le nouveau point
d’équilibre à court terme se situe en 2, avec l’intersection de AD 2 et AS1

•L’ anticipation de hausse du prix pousse les agents a préserver leur pouvoir d’achat ce qui
va diminuer l’offre a court terme ( AS1 vers AS2 ) qui a son tour influence le niveau de
production (Y2 vers Yp) et pousse le taux d ’inflation a sa valeur ciblé π 3 .Donc l’équilibre
B - Les causes à l’origine de la politique monétaire
inflationniste :
•Un niveau d’emploi élevé est souvent le premier objectif poursuivi
par un gouvernement , mais ce type de comportement entraine des
poussées inflationnistes de deux types à savoir une inflation par les
couts et une inflation par la demande.

1 - Inflation par les couts

•Une inflation par les couts peut être générée par une augmentation
des couts de production, par exemple une hausse des salaires
revendiqués par les syndicats constitue un choc d’offre négatif qui va
se répercuter sur le niveau de la production.
•ce choc d’offre négatif temporaire entraine une baisse d’offre (AS1 vers AS2 ) ,ce qui
implique niveau de production inferieure au niveau potentiel , (Yp vers Y2) et par
conséquent une hausse de chômage . Cella amène a une hausse du niveau des prix (π1
vers π2’ ) l’équilibre se situe en 2’,

•Les autorités monétaires interviennent par une politique pour stimuler la demande d’où un
déplacement de la courbe de demande AD1 vers AD2 qui favorise la production (Y2 vers
Yp ).cette hausse de demande implique aussi un niveau général des prix plus élevé , (π2’ ’
vers π2).
•Cette nouvelle hausse des salaires qui constitue un choc d’offre temporaire va
encore une fois entraine une baisse d’offre ( AS2 vers AS3 ) et donc du niveau de
production,(Yp vers Y2) . Ce qui amène a une hausse du niveau des prix (π2 vers π3’)
et l’équilibre se situe en 3 .

•Cela pousse les autorités a intervenir encore une fois pour attendre l’objectif ciblé 
celui de plein emploi en stimulant la demande d’où un déplacement de la courbe de
demande (AD2 vers AD3 ). ce qui favorise la production (Y2 VERS Yp) Cette hausse de
demande implique un niveau général des prix plus élevé. (π3’ vers π3 )
2) Inflation par la demande :
•Une inflation par la demande apparait lorsqu’un gouvernement cherche un objectif
d’emploi trop ambitieux. Mais il existe toujours un chômage résiduel même dans une
situation de plein emploi du fait des frictions sur le marché de travail.

• Donc l’état essaye de minimiser le taux de chômage par une politique qui stimule la
demande( AD1 vers AD2 ); (Yp vers Yt ); ( π1vers π2’) et le nouveau équilibre se situe en 2’ .

•L’effet de cette hausse des salaires est semblable à celui d’un choc d’offre négatif, l’offre
diminue (AS1 vers AS2 ) , impliquant un recul de l’activité ( Yt vers Yp ) et l’inflation augmente
à nouveau, le nouveau point d’équilibre se situe en 2 et le chômage revient à son niveau
initial
•Le retour au niveau initial conduit l’Etat encore une fois à stimuler l’activité par la
demande (AD2 vers AD3 )ce qui exerce une pression à la hausse des prix et ; (Yp vers Yt )et
(π2vers π3’) le chômage baisse, et le nouveau point se situe en 3’

•De la même manière les agents demandent encore une fois une hausse de leur salaire, en
se basant sur l’expérience précédente ainsi qu’ils sont convaincues de la volonté de l’Etat à
relancer l’activité et lutter contre le chômage

• Cette nouvelle hausse des revenus entraine un recul de l’offre et la production, et le


niveau des prix continu à augmenter et le nouveau équilibre se situe en 3

•Une répétition du processus aboutit à un accroissement des prix autrement dit une
inflation par la demande .
Merci pour votre
attention

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