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I.

Système de liaison
Arbre/moyeux
Lier en rotation un arbre avec un moyeux oulogement
Et donc de transmettre des l’effort
I. Liaisons par goupilles

Concentration de contrainte
Assemblage simple et économique sous couple modéré
Pièce de sécurité en cas de surcharge;
La goupille ne doit pas s’échapper : goupille cannelée
Goupille élastique
II. Liaisons par clavettes
II.1. Clavettes parallèles
Assemblage simple et économique sous couple plus élevé qu’avec les
goupilles
Pièce de sécurité en cas de surcharge;
La rainure engendre de concentration de contrainte

Clavettes parallèles, forme B, 14x9x50 (bxaxL)


II.2. Clavettes disques
Dimension : petite (d<65)
Couple transmis : faible
Arbre : conique
La rainure profonde engendre de concentration de contrainte
III. Liaisons par cannelures et dentelures
III.1. Cannelures à flancs parallèles
Plus anciennes, remplacé par les cannelures en développante plus
résistance et moins bruyante;
Elles ne conviennent pas aux grandes vitesses;

Variantes:
Série légère: pour assemblage fixe
Série moyenne: pour assemblages glissants sans charge
Série forte: pour assemblage glissant sous charges
III.2. Cannelures à flancs en developpante de cercle

Elles sont une application indirecte des engrenages en développante ;


Elles ne conviennent pas aux grandes vitesses et plus silencieuses ;

Variantes:
Cannelures à fond plat : pièces minces
Cannelures à plein rayon : plus grande résistance à la fatigue
IV. Eléments d’assemblage biconiques

Liaison arbre/moyeux est obtenue par déformation et


coincement d’une bague conique ou biconique
Avantages :
• Arbre lisse sans usinage, ni rainure de clavette, ni
cannelures.
• Grands diamètres possible (500-1000)
• Démontage facile.
Eléments d’assemblage TLK 300

Eléments d’assemblage TLK 200 Bikon 4000


Eléments d’assemblage TLK 200 Bikon 4000
II. Paliers lisses : Coussinets et
Rotules
Economiques, souvent utilisés, les coussinets sont
interposés entre un arbre et son logement pour diminuer
le frottement et faciliter ainsi le mouvement de rotation
et/ou translation. Ils sont construits à partir de matériaux
présentant de bonnes qualités frottantes (bronze, étain,
plomb, graphite, Téflon, PTFE, polyamide) Ils peuvent être
utilisés à sec ou avec lubrification.
II.1. Les différentes familles de coussinets
II.1.1. Coussinets autolubrifiants
Ils sont fabriqués à partir de poudre de bronze (cuivre 78% +
étain 22%) ou d'alliage ferreux (fer + cuivre + plomb)
compactées. Ces poudres sont dans un premier temps
comprimées dans un moule puis chauffées dans un four
pour obtenir des pièces poreuses. Cette opération de
fabrication s'appelle le frittage.

Un lubrifiant (huile) est ensuite injecté dans les porosités du


coussinet. Le coussinet restitue l’huile en fonctionnement, et
l’absorbe à l’arrêt.
II.1.2. Coussinets composites type Glacier

Ils peuvent fonctionner à sec ou avec un léger graissage au


montage sous des vitesses périphériques inférieures à 3
m/s.
Ils sont constitués de 3 couches principales:
− La base est une tôle d'acier roulée (+ cuivre et étain).
− Une couche de bronze fritté.
− La surface frottante en résine acétal ou en PTFE
(Polyétrafluoréthylène) avec addition d'un lubrifiant solide:
plomb, graphite...
II.1.3. Coussinets polymères
Ils sont constitués d’un seul matériau polymère homogène,
qui peut être du PTFE (Polyétrafluoréthylène), Nylon, acétal,
… Ils sont utilisés lorsqu’il est nécessaire d’avoir une grande
résistance chimique. Ils sont insensibles aux poussières. Ils
ont comme inconvénients de se déformer à terme sous
charge (fluage), et d’avoir un faible coefficient de
conductivité thermique (mauvaise évacuation de la chaleur).
II.2. Calcul et dimensionnement des coussinets
(régime non hydrodynamique)
II.2.1. Pression diamétrale ( statique ou faible vitesse
de rotation)
II.2.2. Produit p.V ( en fonctionnement, régime
onctueux)
p.V est le produit de la pression diamétrale p (N/mm²) par
la vitesse circonférentielle V (m/s). Il est déterminant pour
le dimensionnement des coussinets. La valeur de p.V
permet de s’assurer, en fonction du matériau utilisé pour la
fabrication du coussinet, s’il sera capable de supporter
l’énergie engendrée par le frottement.
II.2.3. Détermination d’un coussinet
PV = 1,8
II.3. Montage des coussinets
II.3.1. Règle de montage

Afin de limiter les frottements, le coussinet doit être monté


serré sur l’alésage, et glissant sur l’arbre, et non l’inverse. De
cette façon la vitesse de glissement est la plus faible (voir ci-
dessous)
II.3.2. Tolérances des pièces en contact avec le
coussinet
II.4. Comparaison des performances entre ces 3
familles de coussinets

II.5. Régimes de fonctionnement


Il existe 4 régimes de fonctionnement des paliers lisses qui
dépendent, de la famille à laquelle ils appartiennent, des
conditions d’utilisation (tr/min,T°c), du mode de lubrification
ainsi que de la viscosité du lubrifiant.
II.5.1. Régime " sec " -Applications peu critiques,
Contact direct, pas de film
les plus courantes, calcul
d’huile entre coussinet et
simple.
pièce. - Coussinets en bronze ou
II.5.2. Régim e " onctueux "
polymères, et dimensions
Présence d’un mince film
normalisées.
d’huile entre coussinet et - Usure inévitable
pièce.
II.5.3. Régime "hydrodynamique"
Présence d’un épais film d’huile entre coussinet et pièce. Ce
film d’huile se crée uniquement en régime permanent du
mécanisme, et est dû au phénomène de portance. Une
vitesse minimale est à atteindre pour que ce phénomène
apparaisse.
- Applications avec un produit p.V élevé, et une marche en
continu durant de très grandes périodes. Calcul complexe.
- Grandes séries (moteurs à combustion).
- Coussinets en alliage de zinc, étain, plomb, cuivre… - Usure
au départ et à l’arrêt.
II.5.4. Régime "hydrostatique"
Présence d’un épais film d’huile entre coussinet et pièce. Ce
film d’huile est créé artificiellement dans le palier par
injection sous pression du lubrifiant.

-Applications spécialisées. Calcul complexe.


- Vitesse faible à nulle.
- Installation coûteuse et fragile.
- Aucune usure.
Désignation:
Coussinet cylindrique fritté:
dxDxL

Coussinet à collerette fritté:


CdxDxL

Désignation:
Coussinet composite PTFE :
dxDxL
Coussinet composite PTFE
à collerette :
CdxDxL
Coussinets en polyadmide PTFE
II.6. Rotules
Rotule radial autolubrifiante avec joint
d’étanchéité
Rotules radiales
Rotules radiales autolubrifiantes
Fixations
III. LES ROULEMENTS : Etude générale
Rôle : éliminer le glissement par frottement
Histoire :
- l'antiquité, Les chariots Egyptiens utilisaient des
sortes de roulements à rouleaux.
- Au 15ème siècle, Léonard de Vinci approcha les
formes des roulements actuels.
- L'industrialisation du 19 ème siècle démocratisa le
roulement, avec les premières productions en série
(en particulier dans l'automobile et les cycles).
Un roulement est un organe qui assure une liaison mobile
entre deux éléments d'un mécanisme roulant l'un sur
l'autre. Il permet leur rotation relative, sous charge, avec
précision et frottement minimal. un roulement se défini par
deux caractéristiques principales : le type et les dimensions.
Les éléments roulants sont des billes ou des rouleaux de
différentes formes. la cage assure le maintien des éléments
roulants à intervalles réguliers.
Constitution d’un roulement
• Les Roulements à billes :
Roulement à une rangée de billes à contact radial
 Ils supportent des charges radiales et axiales relativement
élevées
 Ils exigent une bonne coaxialité des portés de l’arbre d’une
part et des alésages de logement d’autre part
 Il sont très employés
• Les roulements à rouleaux :
Ils supportent des charges radiales très importantes avec
chocs éventuellement. Les roulements à rouleaux coniques
supportent des charges axiales très élevées.
Calculderoulements
• Calcul de la durée de vie
Sous charge et au cours du mouvement de rotation les cheminsdes
bagues des roulements reçoivent de la part des éléments
roulants, billes ou rouleaux, des millions de compressions
élastiques intermittentes. Il en résulte, avec le temps, des
fissurations amenant progressivement un écaillage des surfaces.
C’est le phénomène de fatigue.
• Durée de vie normalisée L10
La durée de vie L10 d’une série de roulements identiques, soumis
à la même charge, est égale au nombre de tours ou de
révolution, réalisé par 90% des roulements de la série avant
qu’apparaissent les premiers signes de fatigue.
Unités : la durée de vie normalisée se calcule en millions de
tours, parfois par commodité en heures de fonctionnement.
• Durée vie corrigée Ln : fiabilité différente de 90%
Si l’on désir obtenir une durée de vie Ln supérieure à L10 ou à une
fiabilité supérieure celle-ci peut être obtenue par Ln = a1.L10
Fiabilité différente de 90% Ln = a1.L10
Fiabilité F en % 90 95 96 97 98 99 99,5 99,9
Ln L10 L5 L4 L3 L2 L1 L0,5 L0,1
a1 1 0,62 0,53 0,44 0,33 0,21 0,15 0,06

•Fiabilité F et probabilité de défaillance D (L < L10)


•Durée de vie d’un ensemble ou d’une association de roulements
Lorsqu’un ensemble € comprend plusieurs roulements fonctionnant
en même temps, la durée de vie L10 de l’ensemble est fonction de
la durée de vie L10 de chacun des n roulements. Elle set définie par 

II. Capacité de charge dynamique C


La charge dynamiquecde base C, d’une série de roulements
identiques, est la charge radiale (axiale pour butée), constante en
intensité et en direction, que peut endurer 90% des roulements du
groupe, pendant 1 million de tours, avant qu’apparaissent les
premiers signes de fatigue.
III. Relation entre la durée de vie L10 et charge dynamique C
C : Capacité de charge
Où dynamique (N)
L10 : durée de vie P : Charge radiale
(en millions de tours) équivalente (N)
Durée de vie L10H en heures de fonctionnement

N : vitesse de rotation en tr/mn

Charge dynamique équivalente P

La charge dynamique équivalente P est une charge radiale pure,


donnant exactement la même durée de vie que la combinaison de
charge axiale Fa plus la charge radiale Fr réellement exercée sur le
roulement. P est différent de la charge combinée F.
Valeurs normalisées des coéfficients X0 et Y0 (NF ISO 76)
Type de roulements Roulement à 1 rangée Roulement à 2
rangées
X0 Y0 X0 Y0
à contact radial 0,6 0,5 0,6 0,5
à rotule 0,5 0,22cotan(a) 1 0,44cotan(a)

a =15° 0,5 0,46 1 0,92


a =20° 0,5 0,42 1 0,84
Roulements à billes

A contact oblique

a =25° 0,5 0,38 1 0,76


a =30° 0,5 0,33 1 0,66
a =35° 0,5 0,29 1 0,58
a =40° 0,5 0,26 1 0,52
a =45° 0,5 0,22 1 0,44
Roulements à rouleaux conique 0,5 0,22cotan(a) 1 0,44cotan(a)
à rouleaux
à rotule 0,5 0,22cotan(a) 1 0,44cotan(a)
Données nécessaires :
F a , F r et N, la vitesse de rotation. La durée de vie L10
dépend de ces paramètres.
Autres paramètres usuels :
diamètre minimal d mini de l'arbre, fourni par la résistance
des matériaux, et D maxi, qui résulte de l'encombrement
général et de la place disponible. Faire le choix d'un type de
roulement ou du moins en limiter le nombre.
1. Calculs de vérification Ils sont destinés à vérifier la durée
de vie d'un roulement dont les dimensions (d, D, B, C, C o , e,
Y...) sont connues.
2. Calculs de détermination L'objectif est de choisir un
roulement et ses dimensions connaissant une durée de vie
souhaitée. Il est nécessaire de procéder par itération (calculs
de vérification successifs à partir de roulements
judicieusement choisis) avant d'envisager un choix définitif.
Il existe de nombreux logiciels d'assistance permettant
d'effectuer rapidement ce type de calcul.
3. Cas des roulements à contact oblique et à rouleaux
coniques
Pour ces roulements, le calcul de la charge axiale Fa présente
une différence du fait de la géométrie particulière des
bagues. Pour chaque roulement, l'action de la charge radiale
Fr entraîne par « effet de cône », la création d'une charge
axiale induite (Fa,) s'ajoutant ou se retranchant à celle déjà
exercée par l'arbre (Fa.).
Dans la méthode de calcul normalisé ISO,
F ai =0,5.F r /Y. Cette méthode permet de calculer les charges
axiales totales F aA et F aB résultant de F aE et des charges
axiales induites F ai puis de déduire les charges équivalentes
P A et P B . Les autres calculs (L10...) ne sont pas différents
de ceux des autres roulements
Choix arbitraire
de C0

Fa/C0

e = f(Fa/C0)
Y = f(Fa/C0)

Fa/Fr

Fa/Fr  e

OUI NON

P= Fr P= X.Fr + Y.Fa

Cmin = P.Lk

Choix d’un roulement


C  Cmin

C0’

C0’ ≡ C0

OUI NON

FIN
IV. Accouplements
Les accouplements sont utilisés pour lier en rotation
Deux arbres de transmission de puissance en
Prolongement l’un de l’autre

IV.1 Accouplement rigide

I l exige un bon alignement


des arbres

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