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Accaparement des terres

en Afrique et
Secret des sept soeurs
Exposé réalisé par:
Meryeme OUBAMOH Encadré par:

Lamyae OUMALEK Dr. AOUAME


T: Accaparement des terres en Afrique et les 7 sœurs

O:Comprendre le secret des 7 sœurs et les enjeux d’accaparement des


terres africaines

A: Power Point

S:Le plan ci dessous


T:25 minutes
Plan
Partie I: Accaparement des
terres en Afrique Partie II: Les 7 sœurs
Introduction
1.Concept d’accaparement de
terres Introduction
2. Souveraineté alimentaire 1.L’inavouable
3. Quelle relation entre
l’accaparement de terres et la
histoire du pétrole
souveraineté alimentaire? 2.Quelques dates
4.Quels sont les acteurs concernés importantes
et leurs motivations ?
5. les enjeux attachés à ces 3.Les secret des 7
accaparements pour les pays du sœurs
Sud ?
Conclusion
Conclusion
Accaparement des terres en Afrique
Des espaces octroyés, loués ou vendus à des
multinationales pour de l'agri business. Des
paysans expropriés. Il est difficile de quantifier ce
phénomène mondial, même si l'on parle
désormais de plus de 50 millions d'hectares de
terres accaparées rien que sur le continent
africain. En cause? Une flambée du prix des
produits alimentaires et une demande croissante
en biocarburants.

Introduction
 Définition:
C’est un phénomène causé par des acteurs, publics ou privés,
acquièrent des droits sur des surfaces de terres importantes en
Afrique, en Amérique latine et en Europe de l'Est. Ces droits
sont soit des droits de propriété absolue via l’achat direct des
terres, soit des droits d'usage, via la signature de baux
emphytéotiques (souvent de longue durée).

1.Concept d’accaparement de terres


Est-ce un phénomène nouveau ?
Non. La tendance à l'appropriation à grande échelle de terres et de
richesses n'est pas un phénomène nouveau ( processus de
colonisation ou d'impérialisme). Ce qui est nouveau, c'est que ces
accaparements de terres ne passent plus, dans la très grande majorité
des cas, par un recours à la force. Ils utilisent des moyens politiques et
économiques, là où les droits des habitants sur leurs ressources font
l'objet d'une faible protection. Ce qui est également nouveau, c'est que
les projets couvrent des superficies considérables de la surface du
globe, et que les transactions vont de plus en plus vite.

1.Concept d’accaparement de terres


Définition:
C’est le droit des populations, des Etats ou Unions
d’Etats à définir leurs politiques agricoles et
alimentaires sans intervention de l’extérieur, avec
tous les acteurs nationaux concernés par la question
alimentaire.

2. Souveraineté alimentaire
Cette notion inclut:

Lapriorité donnée à la production agricole locale pour nourrir la population, l’accès des
paysan(ne)s et des « sans terres » à la terre, à l’eau, aux semences, au crédit. D’où la
nécessité de réformes agraires, de la lutte contre les OGM, pour le libre accès aux
semences ;

Ledroit des paysan(ne)s à produire des aliments et le droit des consommateurs à pouvoir
décider de ce qu’ils veulent consommer ;

Desprix agricoles liés aux coûts de production: c’est possible à condition que les Etats
ou Unions d’Etats aient le droit de taxer les importations à trop bas prix, et s’engagent
pour une production paysanne durable, et maitrisent la production sur le marché intérieur
pour éviter des excédents structurels ;

2. Souveraineté alimentaire
La participation des populations aux choix de
politiques agricoles ;

La reconnaissance des droits des paysans qui jouent


un rôle majeur dans la production agricole et
l’alimentation. (La Via Campesina, Porto-Alegre,
2003)

2. Souveraineté alimentaire
Toutes les composantes de la souveraineté alimentaire ci-dessus
énumérées sont remises en cause par l’accaparement des
terres, car « les terres accaparées » sont destinées
principalement à l’agriculture industrielle, qu’il s’agisse des
acquéreurs internationaux ou ceux nationaux. Les exemples
suivants suffisent à le démontrer :
 Au Cameroun, en 2006: Shaanxi State Farm, a signé un
accord d’investissement de 120 millions de dollars US avec le
gouvernement du Cameroun, qui lui a donné la ferme rizicole
de Nanga-Eboko et un bail de 99 ans sur 10.000 hectares
supplémentaires .

3.Quelle relation entre l’accaparement de terres


et la souveraineté alimentaire?
 En Guinée: la société américaine Farm Lands Guinea Inc
(FLGI, désormais Farmlands of Africa) contrôle plus de
100.000 ha pour la production du maïs et du soja
destinés à l’exportation ou à la production de
l’agrocarburant .
 En Sierra Leone, en 2010 : Addax, une firme suisse, a
pris le contrôle de 10.000 ha pour produire du sucre pour
l’éthanol à partir de 2013. En 2011, Sofcin, une filiale du
groupe français Bolloré loue 12.500 ha pour la
production de l’huile de palme

3.Quelle relation entre l’accaparement de terres


et la souveraineté alimentaire?
 lesÉtats qui cèdent leurs terres:
L'investissement étranger est grandement favorisé par les chefs
d'État, en particulier en Afrique. Les États offrent des terres.
Le ministre de l'agriculture de la Zambie déclarait ainsi, par
exemple, début 2009 que 30 millions d'hectares cherchaient
preneurs dans son pays qui en comporte 75 millions. Les
gouvernements des pays hôtes affirment rechercher là les
moyens de leur développement.

4.Quels sont les acteurs concernés et leurs motivations ?


Le crédit accordé aux Etats par les institutions
financières internationales et par les agences de
notation qui évaluent leur capacité à rembourser les
prêts qui leurs sont faits est aussi en jeu. Il est
fonction de leur ouverture au marché mondial des
capitaux et des biens et de l'augmentation de leurs
exportations. Un « climat » propice à
l'investissement étranger est pour ces instances un
critère majeur.

4.Quels sont les acteurs concernés et leurs


motivations ?
Un président ou un ministre peut donc aussi trouver
un intérêt à attirer les investissements étrangers dans
le secteur agricole dans la perspective d'améliorer ses
possibilités d'emprunt public. L'enrichissement
personnel éventuel des gouvernants et des
responsables de haut niveau dans le cadre de la
préparation de ces accords est bien sûr à ne pas
exclure de la liste des facteurs qui incitent à recourir
à ces investissements.

4.Quels sont les acteurs concernés et leurs


motivations ?
 les accapareurs:

Les médias se sont fait l’écho d’une série de gros investissements


agricoles réalisés à l’étranger, par des entreprises ou des pays
tels que ceux du Golfe arabo-persique (Arabie Saoudite,
Émirats-Arabes Unis, Koweït…), de la Chine, la Corée du Sud,
le Japon, l’Inde, la Libye, pour ne citer que les plus
fréquemment mentionnés. Ces investissements peuvent aussi
être le fait d'investisseurs nationaux associés ou non à des
financeurs étrangers dans le cadre de « joint-ventures » (ex. de
l’Inde, de l'Ethiopie, et de nombreux pays d'Afrique de l'Ouest).

4.Quels sont les acteurs concernés et leurs


motivations ?
 Les risques économiques : pauvreté et insécurité
alimentaire
Un milliard de personnes souffrent de la faim. La grande
majorité d'entre elle est composée de ruraux pauvres ou
d'anciens ruraux qui, sous l'effet de la concurrence des
systèmes agricoles plus productifs, proches ou éloignés, ont
été poussés vers la périphérie des villes qui n'ont pas
d'activités alternatives à leur proposer. Les «émeutes de la
faim» ont été des «émeutes de la pauvreté».

5.les enjeux attachés à ces accaparements


pour les pays du
Sud ?
Il en résulte des échanges tellement inégaux que
l'immense majorité des paysans du monde, les moins
bien dotés en outils et en terres sont rapidement
ruinés et forcés de migrer vers les villes ou vers les
pays plus développés à la recherche d'emploi. D’où
le paradoxe : les trois quarts des humains sous-
alimentés sont des ruraux, des producteurs
d'aliments.

5.les enjeux attachés à ces accaparements pour les pays du Sud ?


 Les risques sociaux

L'appropriation massive de terres peut être la source de déplacements de


populations marginalisées vers les villes (avec un changement de mode de
vie, et des solidarités à recréer en vue de leurs survies économiques et
sociales). Elle peut également être à l'origine d'une précarisation
accrue des populations les plus vulnérables, en particulier des femmes et
des enfants, qui peuvent être eux mêmes la cible de "commerces" illicites.
L'impact déstructurant sur les sociétés de telles évolutions, surtout quand
elles se produisent à un rythme accéléré, peut être considérable.
C'est toute l'organisation sociale et familiale qui s'en trouve bouleversée,
des savoirs, des savoir-faire et des pans entiers de culture qui risquent de
disparaître.

5.les enjeux attachés à ces accaparements


pour les pays du Sud ?
 Les risques environnementaux
Les émissions de gaz à effet de serre, l'appauvrissement de la
biodiversité, l'érosion des sols, la réduction des ressources en eau
sont au rang des préoccupations environnementales directement
liées aux modes d’exploitation des sols. Conclure quant aux
impacts environnementaux propres aux systèmes de production à
grande échelle en comparaison aux systèmes de petite taille n’est
pas toujours aisé tant la diversité des conditions d’implantation et
des modalités de fonctionnement est grande dans chacune de ces
catégories.

5.les enjeux attachés à ces accaparements


pour les pays du Sud ?
Toutefois, la recherche de profits à court terme et le fait
de ne pas avoir à payer pour les externalités
négatives des pratiques agricoles sont susceptibles
d'inciter les grandes entreprises à des
comportements contraires à l'intérêt général présent
et futur sur le plan environnemental. Ce sont les
mécanismes d’arbitrage économique eux-mêmes qui
sont en cause.

5.les enjeux attachés à ces accaparements


pour les pays du Sud ?
Si l’on veut promouvoir la souveraineté alimentaire et combattre
l’accaparement des terres, il convient de renforcer le rôle et la
responsabilité des paysans/paysannes et des transformatrices des
produits agricoles en produits alimentaires aux niveaux local et
national. Parallèlement, l’on devait rechercher une convergence
entre les différentes résistances contre l’accaparement des terres et
pour la souveraineté alimentaire. De ce fait, les luttes contre
l’accaparement des terres devraient s’allier aux luttes en faveur des
semences locales traditionnelles, aux luttes contre les OGM et celles
pour favoriser l’accès à l’eau…Ces résistances et ces luttes
devraient déboucher sur des solutions innovantes alternatives, pour
construire un « nouvel ordre agricole mondial ».

Conclusion
Hollandais: le Napoléon du pétrole,
Henri DETERDING, fondateur de la Royal
Dutch Shell.
Américain: Walter TEAGLE, represente la
Standard Oil Company, fondée par
Rockfeller, future EXXON.
Anglais : Jean CADMAN, directeur de
l’Anglo Persan, future BP crée sur le
pétrole de Perse.
Au début du 20ième siècle, les compagnies
petrolières se sont déchirées pour le
contrôle du pétrol Perse.
À la fin de la 1ère guerre mondiale,la France
et l’Angleterre se partagent le moyen
orient
- fureur des compagnies pétrolières
americaines  la solution: l’Arménien
KALOUST GULBEKIAN: le grand
intermédiaire pétrolier de tous les temps.
Par conséquent:
L’Irakienne pétrolière est crée, avec comme
principaux actionnaires: BP, Shell, EXXON,
TOTAL
Irak, Iran, Arabie Saoudite concédaient la
quasi-totalité de leurs territoires.
 Les sept sœurs mettent la main sur le
pétrole du moyen orient, un pétrole qui doit
couler sans cesse vers l’Europe et USA.
Quelques dates importantes:
1936: Ibn Saoud vend aux américains les
droits d’exploitation pétroliers de l’Arabie
 création de l’ARAMCO :dont EXXON,
Chevron, Mobile et Texaco sont principaux
partenaires.
1952: pour la 1ère fois à Washington, le
cartel des 7 sœurs est assigné devant la
cours suprême des USA  pas de procès.
A partir de 1951: le peuple Iranien se
révolte contre la BP et demande la
nationalisation du pétrole Iranien.
l’occident punit l’Iran( le pétrole iranien est
devenu un pétrole rouge + préparation du
cout d’Etat)
  retour des compagnies pétrolières.
1956: l’Egypte proclame la nationalisation
du canal de Suez  attaque britannique,
française et israélienne.
 réussite de de la nationalisation du
canal.
C’est une victoire politique pour les pays
arabes mais c’est plus une victoire
économique pour les 7 sœurs.
Cap de la bonne espérance
1960: création de l’OPEP ( Irak, Iran,
Arabie, Kuweit, Venezuela)
1972: Saddam Hussein nationalise
l’Irakienne pétrolière company et met fin
au régime de concession.
=> appel à l’union soviétique et aux
français.
1973: le drame israélo palestinien sert
les intérêts des 7 sœurs.
Se procurer le pétrole en Golfe du
Mexique et à la Mer du Nord ( en dehors
de l’OPEP)
1981: conflit entre Iran et IRAK, et 2ème
choc pétrolier => enormes benefices pour
les 7 sœurs.
2001: attaque du 11 septembre ,le cœur
du rêve americain
Le moyen orient n’a pas constitué l’unique
source de pétrole pour l’occident, les 7
sœurs se sont mises en quête de
nouveaux gisements, et l’Afrique (Algérie,
Lybie, Niger) est devenu leur nouveau
terrain de jeu.

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