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Université IBN ZOHR

Faculté des Sciences Juridiques,


Economiques et Sociales d’Agadir

les outils modernes du diagnostic


Proposé par :financier
 Mr. Mustapha BENGRICH
Réalisé par :
 Badra LAMSSARBI
 Abdoul karim MAMOUDOU
 Mamadou TRAORE

Année universitaire : 2020/2021


PLAN
01 Introduction
02 le cadre et mesure de la création de la
valeur.
concept de création de la valeur
 La mesure de la création de valeur

03 les leviers et les limites de la création de la


valeur
Les différents leviers internes d’action pour la création de valeur
les limites de la création de la valeur

04 Conclusion
Introduction
Chapitre 1: Le cadre et mesure de la
création de la valeur
• 1. Création de valeur : définition

La
La création
création dede valeur
valeur consiste,
consiste, d'une
d'une part,part, àà accroître
accroître lala
productivité
productivité dede l'entreprise
l'entreprise et,
et, d'autre
d'autre part,
part, àà rechercher
rechercher uneune
croissance
croissance durable
durable etet rentable.
rentable. La La création
création de de valeur
valeur peut
peut
s'apprécier à travers la capacité de l'entreprise à effectuer
s'apprécier à travers la capacité de l'entreprise à effectuer des des
investissements,
investissements,plusplusou
oumoins
moinsrisqués,
risqués,avec avecune
unerentabilité
rentabilitéqui
quiest
est
supérieure
supérieure au au coût
coût moyen
moyen pondéré
pondéré du du capital.
capital. LaLa création
création de
de
valeur
valeur s'effectue
s'effectue au au profit
profit de
de l'ensemble
l'ensemble des des investisseurs,
investisseurs,
actionnaires
actionnairesetetcréanciers
créanciers(amélioration
(améliorationde delalastructure
structurefinancière),
financière),
de la société.
de la société.
• les acteurs de la création de valeur
Le rôle principal de l’actionnaire

 L’actionnaire a un rôle central ambigu au sein du processus de création de


valeur
 La maximisation du seul bénéfice comptable, de la rentabilité économique
ou de la rentabilité financière ne suffit pas
 Il faut prendre en compte la variable temps afin de ne pas sacrifier le long
terme pour le court terme (poids des charges lors d’investissements
immatériels par exemple.)
• les acteurs de la création de valeur
La situation des autres parties prenantes
 Les résultats de ce débat peuvent être résumés dans les trois points suivants :
 une approche « pragmatique » de la situation des parties prenantes doit être
adoptée, en insistant particulièrement sur la considération de la firme comme
nœud de contrats où chaque catégorie d’acteurs est à même de défendre elle-
même ses propres intérêts
 l’objectif ultime de maximisation de la richesse des actionnaires ne peut être
atteint que si toutes les parties prenantes adhèrent à l’action du management.
Ce qui sous-entend la prise en considération de leurs intérêts ;
 maximiser la richesse des actionnaires peut conduire à une vision courtermiste
de la part des dirigeants. Cela mettrait en effet en péril l’avenir de la firme
puisque les perspectives de développement seraient compromises et, par
conséquent, la capacité de la firme à lever des fonds (perte de confiance des
investisseurs).
• les acteurs de la création de valeur
La création de valeur dans le modèle partenarial
Partie prenante Contributions à la création de valeur Incitation pour contribuer

Investisseurs et apporteurs de Capitaux ,Endettement Dividendes et plus-values


fonds

Dirigeants Compétence pour la gestion de l’organisation salaires, bonus, stock-options

Salariés collaboration, engagement, travail en équipes, emploi stable et promotions… Motivation et sanctions
attitudes pour agir sur les performances

Syndicats Stabilité de l’emploi, résolution de conflits

Clients/utilisateurs Loyauté à la marque, réputation, fréquence Qualité, prix des biens et des services, estime
d’achats

Fournisseurs Efficience, réduction des coûts Respect des engagements

Gouvernement Support macroéconomique et politique Concurrence équitable et licite, règlement des impôts…
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur

Le ROI (Return On Investment) ou la Le


Le ROI (Return On Investment) ou la
rentabilité économique
LeROE
ROE(Return
(ReturnOn
OnEquity)
Equity)
rentabilité économique

𝐫 𝐫éé𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭
 
𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐝𝐝′ 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
′ 𝐞𝐱𝐩𝐥𝐨𝐢𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧
 
 
𝐫𝐫éé𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭
𝐬𝐮𝐥𝐭𝐚𝐭𝐧𝐞𝐭
𝐧𝐞𝐭
𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱
𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬
𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬 𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱
𝐜𝐚𝐩𝐢𝐭𝐚𝐮𝐱𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur
Valeur Ajoutée Economique : Economic Value Added (EVA) :
consiste à intégrer dans la gestion quotidienne du groupe la préoccupation
majeure des actionnaires, qui sont de maximiser la rentabilité des capitaux
investis. Elle est avant tout un indicateur de performance interne au groupe.
Le principe du modèle
Dans le modèle EVA, on considère qu’une entreprise crée de la valeur lorsque
son résultat opérationnel de l’exercice est supérieur au coût des capitaux
engagés.
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur
La mise en œuvre du modèle
La méthode EVA permet de calculer la valeur créée pour l’actionnaire, en montant
La méthode EVA permet de calculer la valeur créée pour l’actionnaire, en montant
EVA = (Re après IS − CMPC) × CI
EVA = (Re après IS − CMPC) × CI

 CMPC =
Ckp =le coût des capitaux propres,
Cdf =le coût des dettes financières,
KP= le montant des capitaux propres,
DF= le montant des dettes financières,
T = impot
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur
Les critères de
Les critères de
décision
décision

Re après IS > CMPC Re après IS < CMPC


Re après IS > CMPC Re après IS < CMPC

création de valeur destruction de valeur


création de valeur destruction de valeur

NB pour créer de la valeur, le groupe doit couvrir le coût du capital


NB pour créer de la valeur, le groupe doit couvrir le coût du capital
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur
CFROI (Cash- Flow Return On Investment)

le CFROI correspond à la moyenne des taux de rentabilité interne des investissements


actuels de l’entreprise.
CI : représente le montant des actifs économiques
Le principe du modèle bruts investis dans les projets industriels et corrigés
de l’inflation ;
𝒏
  𝑪𝑭 𝒕 𝑽𝑹𝒏 CF : représente la somme des cash-flows annuels ;
𝑪𝑰 =∑ 𝒕
+ 𝒏
VR : représente la valeur résiduelle des actifs,
constituée par la valeur brute des actifs non
𝒕=𝟏 (𝟏+𝑪𝑭𝑹𝑶𝑰 ) (𝟏+𝑪𝑭𝑹𝑶𝑰 ) amortissable ;
n: représente la période retenue, calculée par le
rapport (Valeur brute des immobilisations/
dotations annuelle aux amortissements).
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur

 La mise en œuvre du modèle

EBE : équivalent du cash-flow 

  𝑬𝑩𝑬
𝑪𝑭𝑹𝑶𝑰 =
𝑨𝑰𝑩 + 𝑩𝑭𝑹 AIB : actif immobilisé brut 

BFR : besoin en fonds de roulement (avant


amortissements et provisions).
• Les critères économiques de mesure de la création
de valeur

Les critères de
Les critères de
décision
décision

CFROI > CMPC CFROI < CMPC


CFROI > CMPC CFROI < CMPC

création de valeur destruction de valeur


création de valeur destruction de valeur
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Le Market-to-book ratio (M/B) ou ratio de Marris


1
Le modèle du TSR (Total Shareholder Return)
2

3 Le modèle MVA (Market Value Added )

4 Le ratio q de Tobin
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur
•Le Market-to-book ratio (M/B) ou ratio de Marris visant à définir la valeur réelle de marché des fonds propres. Pour se faire, il suffit de diviser la capitalisation boursière de l'entreprise par le montant comptable des capitaux
propres.

 Le principe du modèle

Ce critère compare le cours boursier (Market Value, MV) à la valeur comptable des
actions (Book Value, BV) d’une firme.

On retrouve ce ratio sous l’appellation Price to Book Ratio (PBR).


•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

La mise en œuvre du modèle

  𝐌𝐕
𝐌𝐕   𝑴𝑽 𝑩𝑷𝑨
  𝑴𝑽 × 𝑩𝑷𝑨
𝐌 / 
𝐁 =
𝐌 / 𝐁 =𝐁𝐕 ou × 𝑩𝑽
𝑩𝑷𝑨
𝑩𝑷𝑨 𝑩𝑽
𝐁𝐕
BPA : bénéfice par action.
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Les critères de
Les critères de
décision
décision

M/B > 1 M/B < 1


M/B > 1 M/B < 1

La firme a la capacité
La firme a la capacité
de créer la valeur destruction de valeur
de créer la valeur destruction de valeur
pour ses actionnaires
pour ses actionnaires
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Le modèle du TSR (Total Shareholder Return)

Il correspond au taux de rentabilité d'une action sur une période donnée et intègre les
dividendes reçus et la plus-value réalisée
 Le principe du modèle
Ce critère appréhende la création de valeur actionnariale à partir des flux de revenu acquis
par la détention d’une action (gain en capital + dividendes) pour une période donnée, soit :
 : prix de l’action à l’instant t
  ( 𝐏 𝐭 – 𝐏𝐭 −𝟏)+ 𝐃 𝐭 : prix de l’action à l’instant t-1
𝐓𝐒𝐑 𝐭 = = plus-value réalisée en t sur le prix de
𝐏𝐭 − 𝟏 l’action
: dividende distribué en t
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Les critères de
Les critères de
décision
décision

TSR − Ke > 0 TSR − Ke < 0


TSR − Ke > 0 TSR − Ke < 0

La création de la la destruction de la
La création de la la destruction de la
valeur valeur
valeur valeur

NB :Le TSR permet de mesurer le taux de rentabilité réelle obtenue par un actionnaire
puisque mesuré à partir de l’évolution du cours de l’action corrigé du dividende.
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur
Le modèle MVA (Market Value Added )
 Le principe du modèle
La MVA est la somme des flux futurs d’EVA actualisés au coût du capital.
L’expression du modèle est :
𝒏
  𝑬𝑽𝑨 𝒕
𝑴𝑽𝑨 = ∑ k : le coût du capital (CMPC).
𝒕 =𝟏 (𝟏 + 𝒌)𝒕
NB :la MVA représente la différence entre valeur boursière des capitaux investis et valeur
comptable des capitaux investis, soit

 MVA = CI − CI = CI ( )  : valeur boursière ;


: valeur comptable ;
CI : capitaux investis.
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Les critères de
Les critères de
décision
décision

MVA > 0 MVA < 0


MVA > 0 MVA < 0

Une création de une rentabilité


Une création de une rentabilité
valeur supérieure au insuffisante face au
valeur supérieure au insuffisante face au
coût du capital coût des capitaux
coût du capital coût des capitaux
engagé engagés
engagé engagés
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

REMARQUE

l’endettement n’a pas de valeur de marché, aussi est-il ramené à la valeur comptable.
Par conséquent, dans la relation vue précédemment, à savoir que

  MVA = CI ( ) = (CP + D) − (CP + D).


 𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡 é 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
𝐕𝐚𝐥𝐞𝐮𝐫 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐚𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐫𝐞𝐬
MVA = VB(CP) − VC(CP).
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Le ratio q de Tobin

 Le principe du modèle
Il correspond au rapport entre la valeur de marché de la firme et la valeur de remplacement
de ses actifs.
 La mise en œuvre du modèle

 
q=
•Les critères boursiers de mesure de la création de valeur

Le ratio q de Tobin

 Les critères de la valeur

lorsque q > 1, cela signifie que les revenus futurs anticipés ont une valeur actualisée
(valeur espérée de l’investissement financier) supérieure à celle de transaction des
actifs, telle qu’elle peut être approchée par leur valeur comptable. Il y a donc création
de valeur
Chapitre 2: Les leviers et les limites de la
création de la valeur
• les différents leviers internes d’action pour la création de valeur
L'étude de la valeur d'une entreprise consiste dans sa valorisation ainsi que dans
l'identification des éléments susceptibles de l’influencer, nombreuses présentations des
variables d’action interne ont été proposées. Elle distingue entre trois leviers de la création
de la valeur:

Levier Levier Levier


opérationnel financier stratégique
• les différents leviers internes d’action pour la cr éation de valeur

Levier opérationnel :

Elle s’attache particulièrement au monitoring de la production permettant la redéfinition


de process pour une utilisation plus efficiente des ressources quelle que soit leur nature,
matières,, de l’organisation du réseau de production et d’un alignement avec les besoins
des clients.
•les différents leviers internes d’action pour la création de valeur
Ils s’agit de :

Actions sur la marge opérationnelle


Action1

Actions sur le taux de rotation des capitaux investis


Action 2

Minimisation du BFR
Action 3
• les différents leviers internes d’action pour la cr éation de valeur

Levier financier :

Le terme de levier financier exprime le fait que l’importance de la dette par rapport aux
capitaux propres au bilan d’une entreprise joue comme un levier sur la rentabilité de ceux-ci

Le recours à l’emprunt économise donc du capital et permet de mieux le rentabiliser

Mais à condition que le coût de la dette soit toujours inférieur à la rentabilité de l’actif
économique

Si grâce à la dette, le ROE s’améliore, la valeur de l’entreprise devrait augmenter


• les différents leviers internes d’action pour la création de valeur

théorèmes de Modigliani et Miller : réduction du coût des capitaux propres

la valeur de la firme est


indépendante de sa structure
financière. La démonstration réduction du coût de la dette
est exacte mais elle repose sur
des hypothèses irréalistes,
alors pour créer de la valeur
on :
optimisation de la combinaison Capitaux
propres/Dettes pour minimiser le CMPC
•les différents leviers internes d’action pour la création de valeur

 Levier stratégique:

Les 5
forces
concurre
ntielles

Porter
1985
La
chaine de
valeur
•les différents leviers internes d’action pour la création de valeur

Les 5 forces concurrentielles:

Rivalité entre les entreprises présentes ;


 La menace de nouveaux entrants ;
La menace des produits de substitution
 Le pouvoir de négociation des fournisseurs;
Le pouvoir de négociation des clients.
•les différents leviers internes d’action pour la création de valeur

La chaîne de valeur de porter

La chaîne de valeur est une approche systématique visant à examiner le développement


d’un avantage concurrentiel. Michael Porter l’a créée dans son livre L’avantage
concurrentiel. Cette chaîne se compose d’une série d’activités qui se divisent en deux
familles (les "activités principales" et les "activités de soutien") et qui ajoutent de la valeur.
Elles aboutissent à la valeur totale fournie par une entreprise. La marge représentée dans le
diagramme est la valeur ajoutée qu’une entreprise apporte sur le marché
• les limites de la création de la valeur

Les critères de mesure de la valeur tels que l’EVA ou la MVA seraient donc la panacée
pour évaluer la performance du management de la firme .Même en se plaçant dans
l’optique des intérêts stricts des actionnaires, ces critères ne sont pas exempts de faiblesses.

La critique se fait
essentiellement

La difficulté de Risque de
la mesure court-termisme
• les limites de la création de la valeur

1.La difficulté de la mesure

Classer les entreprises selon le critère de la création de valeur actionnariale suppose que
l’instrument de mesure soit fiable et peu contestable. Or un tel exercice n’est pas évident.
Outre les nécessaires retraitements comptables pour arriver à définir le bénéfice net
opérationnel et le montant des capitaux investis.

EXEMPLE : il est nécessaire pour arriver à une mesure de type EVA de connaître le coût
moyen pondéré du capital de la firme
L’imprécision vient fondamentalement de la difficulté à évaluer le coût d’opportunité
des fonds propres
• les limites de la création de la valeur

2. Le risque du court-termisme
Tout d’abord, l’EVA reste un indicateur de performance annuel.

Donc : Rien ne permet donc d’affirmer qu’un EVA élevé sur un exercice est le révélateur
assuré d’une politique de création de richesse à long terme.

Rien ne permet donc d’affirmer qu’un EVA élevé sur un exercice est le révélateur assuré
d’une politique de création de richesse à long terme.
Alors, Le risque de « court-termisme » de la part des dirigeants n’est donc pas écarté avec un
tel indicateur.
Conclusion

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