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NOTION DES METHODES

PHARMACOPEES

INSTITUT SUPERIEUR DE BIOTECHNOLOGIE DE SIDI THABET


Dr. OUERTANI Rihab
2021-2022

1
TABLE DES MATIERES
I – GENERALITES
 
1- Introduction
 
2- Les pharmacopées
 
3- Les monographies
 
4- Présentation de la pharmacopée Européenne

5- Le contrôle qualité
 

2
 

II- Les méthodes pharmacopées  

1- Méthodes pharmacotechniques

2- Méthodes physicochimiques

3- Méthodes microbiologiques

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PARTIE I :
GENERALITES

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I – Généralités
 
1- Introduction
  La qualité d’un produit pharmaceutique est assurée par le contrôle au cours de
toute la chaine de production :
- Contrôle des matières premières (substance (s) active (s) et excipients).
- Contrôle in-process des produits semi-finis.
- Contrôle du produit fini.

On y distingue : une description du caractère, les tests d’identification, les essais et


le dosage. Pour chaque analyse, les normes de conformité sont définies. Les
spécifications sont établies à partir de la monographie de la substance ou du
produit dans le cas où c’est inscrit à une Pharmacopée. Le cas échéant, les
spécifications sont établies par le fabricant (cas de matière première) ou le
producteur (cas de produit fini) selon les directives du guideline ICH Q6A et les
chapitres généraux de la Pharmacopée Européenne Substances pour usage
pharmaceutique.

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I - Généralités
2- Les pharmacopées
 Les Pharmacopées sont des recueils réglementaires régulièrement mis à jour et destinés :
- Aux professionnels de santé utilisateurs de matières premières ou en charge de
préparations pharmaceutiques.
- Aux laboratoires (publics et privés) chargés des contrôles de qualité et service
d’évaluation des médicaments.
Les Pharmacopées définissent :
- Les critères de pureté des matières premières ou des préparations entrant dans la
fabrication des médicaments (à usage humain ou vétérinaire).
- Les méthodes d’analyse à utiliser pour en assurer le contrôle.
Les Pharmacopées les plus utilisées :
- La Pharmacopée Européenne Ph. Eur. (matières premières et récemment PF).
- La Pharmacopée Britannique BP (matières premières et produits finis).
- La pharmacopée Américaine « USP » (matières premières et produits finis). Les
Pharmacopées sont constituées de plusieurs monographies.

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I - Généralités
3- Les Monographies
 
Une monographie est un ensemble de spécifications définissant des
caractéristiques qualitatives et quantitatives des matières premières ou produits
finis pharmaceutiques en vue d’assurer une qualité optimale.

On distingue :
- Les monographies générales décrivant de manière générale les contrôles à
réaliser.
- Les monographies spécifiques décrivant les contrôles spécifiques à réaliser
pour une substance ou un produit pharmaceutique donné (e).

Les monographies spécifiques sont constituées de différentes rubriques :


DÉFINITION - CARACTÈRE – IDENTIFICATION – ESSAI – DOSAGE –
IMPURETÉS …

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Exemple Monographie MP

Exemple Monographie PF

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I - Généralités
4- Présentation de la pharmacopée Européenne
 
La Pharmacopée européenne contient une série de monographies générales sur la
fabrication des médicaments, des méthodes générales d’analyse de substances et de
médicaments, et certaines exigences générales sur les formes de dosage (comprimés,
gélules, injections, etc.). Les méthodes d’analyse peuvent aussi être utilisées par
l’industrie pharmaceutique pour les substances et les médicaments non décrits dans
la pharmacopée.
La majeure partie de la Ph. Eur. est composée des normes de qualité, qui figurent
dans les monographies et dans les sections sur les méthodes générales. Les normes
de qualité contiennent des méthodes analytiques pour identifier la substance et
évaluer sa qualité et sa force quantitative. La partie la plus importante d’une norme
de qualité d’un principe actif est peut-être bien la section sur les impuretés.

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I - Généralités
4- Présentation de la pharmacopée Européenne
 
La Pharmacopée européenne a un statut légal dans l’UE, et est reconnue dans les
directives européennes comme la base des normes de qualité officielles de l’UE.
L’EDQM abrite la Commission de la Pharmacopée européenne. Cette dernière est
responsable du travail sur les monographies et des chapitres généraux de la
pharmacopée. Le travail « pratique » est effectué par divers groupes d’experts.
L’EDQM a établi un concept nommé Certificat de conformité aux monographies de
la Pharmacopée européenne (CEP). Le fabricant d’un principe actif peut demander
ce certificat auprès de l’EDQM. L’application doit contenir une description complète
de la synthèse chimique de la substance et mentionner toutes les impuretés et
impuretés potentielles. Si le fabricant peut démontrer que la qualité de la substance
est régulée par la monographie de la Ph. Eur, l’EDQM accorde un CEP.
Le CEP est inclus dans le dossier de demande d’autorisation de mise sur le marché
 (DAMM).

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I - Généralités
4- Présentation de la pharmacopée Européenne
 
La Pharmacopée européenne actuellement en vigueur est la 10ème édition.
Elle est constituée de textes applicables réglementairement à l’ensemble des 38 états
membres de l’Union européenne signataires de la Convention relative à l’élaboration
de la Pharmacopée européenne. Cette Pharmacopée est complétée, pour certains
états dont la France, par une Pharmacopée nationale.

Elle est préparée et publiée par la DEQM (Direction Européenne de la Qualité du


Médicament & soins de santé).

Elle est payante et disponible en ligne, sous format papier et sur clé USB.
Les textes sont publiés en français et en anglais.

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12
I - Généralités
5- Contrôle qualité
a) Spécifications: (ICH Q6)

Une spécification est une liste de tests, de références à des méthodes


analytiques et de critères d’acceptation appropriés qui sont des limites
numériques, intervalles ou autres critères pour les tests décrits

Les tests et critères d’acceptation (de « a » à « d ») sont généralement


considérés applicables à tous les nouveaux produits pharmaceutiques :
a) Description : Une description qualitative de la forme posologique doit
être fournie (taille, forme et couleur). Les critères d'acceptation doivent
inclure l'aspect final acceptable.
b) Identification: Les épreuves d'identification doivent établir l'identité de la
nouvelle substance médicamenteuse dans le nouveau produit
pharmaceutique.

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c) Dosage : Un dosage spécifique indicateur de la teneur doit être inclus
pour tout nouveau produit pharmaceutique. Dans de nombreux cas,
on peut appliquer la même procédure (comme la HPLC) pour le
dosage de la nouvelle substance médicamenteuse et la quantification
des impuretés. Les résultats des essais d'uniformité dans la teneur des
nouveaux produits pharmaceutiques peuvent servir à quantifier la
puissance d'un produit pharmaceutique à condition que les méthodes
employées pour l'uniformité dans la teneur soient également
appropriées pour un dosage.
d) Impuretés : Les impuretés (produits de dégradation) et les solvants
résiduels organiques et inorganiques entrent dans cette catégorie.
e) Essais et critères spécifiques:

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Comprimés et aux gélules Liquides par voie orale Produits pharmaceutiques à
- Dissolution : - pH : administration parentérale
- Désagrégation -Uniformité de la préparation unidose:
- Uniformité de la préparation unidose:
- Dureté et/ou friabilité : -Teneur en agents de conservation
-pH: .
- Uniformité de la antimicrobiens - stérilité
- teneur en agents anti-oxydants
préparation unidose: - Endotoxines et pyrogènes
- contrôle de la qualité microbiologique
-Teneur en eau : Dans certains - Matières particulaires : Il s'agit
- Éléments extractibles : En règle
généralement de critères relatifs aux particules
cas, un test de perte à la générale, lorsque les données sur le
visibles et/ou à la clarté de la solution, ainsi
dessiccation pourra être jugé développement et sur la stabilité montrent que
qu'aux particules sous-visibles, le cas échéant .
les éléments extractibles issus du contenant et
adéquat, mais il est toutefois dispositif de fermeture sont systématiquement
-Teneur en eau : Pour les produits à
préférable d'employer une inférieurs aux taux démontrés comme étant administration parentérale non aqueux et
méthode de détection acceptables et sans danger, l'élimination de ce ceux à reconstituer
test peut généralement être acceptée - Teneur en agents de conservation
spécifique à l'eau (comme la - teneur en alcool antimicrobiens
méthode de Karl Fischer). -Dissolution : cas des suspensions orales - teneur en agents anti-oxydants
- contrôle de la qualité - Distribution de la taille des - Tests de fonctionnalité des systèmes de
microbiologique: L'analyse particules: Pour les suspensions par voie distribution :
des limites microbiennes est orale - Éléments extractibles :
- Capacité de redispersion : Pour les - Osmolarité :
considérée comme un
suspensions orales - Distribution de la taille des particules :
paramètre des bonnes - Propriétés rhéologiques : Pour les Pour les suspensions injectables
pratiques de fabrication, ainsi solutions ou suspensions relativement -Capacité de redispersion: Pour les
qu'un élément de l'assurance visqueuses suspensions injectables qui se précipitent
de la qualité - Temps de reconstitution durant le stockage.
- Teneur en eau : Pour les produits par - Temps de reconstitution: pour tous les
voie orale à reconstituer produits à administration parentérale à
reconstituer

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I – PARTIE I : CONTROLES PHARMACO-TECHNIQUES
5- Contrôle qualité
b) Méthodes Analytiques:

La vie d’une méthode d’analyse est un processus évolutif qui suit différentes
étapes pouvant être représentées par le cycle suivant:

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- étape préliminaire (étape « 0 ») : expression du déploiement et de la
mise en œuvre d’une méthode pour un client/prescripteur et/ou pour
un usage spécifié sous la forme d’un cahier des charges ;
- étape 1 : phase de sélection des outils, des analytes, … ;
- étape 2 : phase de développement / optimisation de la méthode (en
l’absence de méthode préexistante pour le domaine d’application
considéré) ;
- étape 3 : caractérisation intra-laboratoire et, au besoin, inter-
laboratoires, de la méthode ;
- étape 4 : validation de la méthode développée au regard de l’usage
attendu (voir étape 0)

À l’issue de ces étapes, l’utilisation en routine de la méthode peut être


envisagée (étape 5). La revue périodique de la méthode peut donner lieu à un
besoin de revalidation ou d’un nouveau développement (étape 6)

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PARTIE II :

LES METHODES PHARMACOPEES

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Le contrôle de la qualité fait partie des bonnes pratiques de fabrication ; il
concerne l’échantillonnage, les spécifications et le contrôle, ainsi que les
procédures d’organisation, de documentation et de libération qui garantissent
que les analyses nécessaires et appropriées sont réellement effectuées et que les
matières premières, les articles de conditionnement et les produits finis ne sont
pas libérés pour l’utilisation, pour la vente ou l’approvisionnement, sans que
leur qualité n’ait été jugée satisfaisante

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Méthodes analytiques Méthodes biologiques

Méthodes physico- Méthodes pharmaco-


chimiques techniques

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II- PARTIE II: LES METHODES PHARMACOPEES
1- Les méthodes pharmaco-techniques:

Les tests pharmacotechniques occupent une place très importante dans le


contrôle de qualité des médicaments, ils assurent avec les tests physico-
chimiques et microbiologique la qualité, l’efficacité et la sécurité de leurs
utilisations .

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II- PARTIE II: LES METHODES PHARMACOPEES
1- Les méthodes pharmaco-techniques:
a] Les Méthodes de pharmacotechnie
Les méthodes de pharmacotechnie sont décrits dans la pharmacopée
européenne sous le chapitre 2.9.

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1 2.9. Méthodes de pharmacotechnie 23 2.9.26. Surface spécifique par adsorption gazeuse
2 2.9.1. Désagrégation des comprimés et des capsules 2.9.27. Uniformité de masse de la dose délivrée par les
24
3 2.9.2. Désagrégation des suppositoires et des ovules récipients multidoses

4 2.9.3. Essai de dissolution des formes solides 25 2.9.29. Dissolution intrinsèque


2.9.4. Essai de dissolution des dispositifs 2.9.31. Analyse de la taille des particules par diffraction de la
5 26
transdermiques lumière laser

6 2.9.5. Uniformité de masse des préparations unidoses 2.9.32. Porosité et distribution de la taille des pores des
27
solides par porosimétrie au mercure
7 2.9.6. Uniformité de teneur des préparations unidoses
2.9.33. Caractérisation des solides cristallins et partiellement
8 2.9.7. Friabilité des comprimés non enrobés 28
cristallins par diffraction x sur poudre
9 2.9.8. Résistance à la rupture des comprimés
2.9.34. Masse volumique vrac et masse volumique après
10 2.9.9. Mesure de la consistance par pénétrométrie 29
tassement
11 2.9.10. Teneur en éthanol 30 2.9.35. Finesse des poudres
12 2.9.11. Recherche du méthanol et du 2-propanol 31 2.9.36. Aptitude à l écoulement des poudres

2.9.12. Classification granulométrique des poudres par 32 2.9.37. Microscopie optique


13
tamisage 2.9.38. Estimation de la distribution granulométrique par
33
tamisage analytique
14 2.9.14. Surface spécifique par perméabilité à l air
2.9.39. Interactions eau-solide- détermination des isothermes
15 2.9.16. Ecoulement 34
de sorption-désorption et de l’activité de l’eau
2.9.17. Essai du volume extractible pour les 35 2.9.40. Uniformité des préparations unidoses
16
préparations parentérales
36 2.9.41. Friabilité des granulés et des sphéroïdes
2.9.18. Préparations pour inhalation- évaluation
17 37 2.9.42. Essai de dissolution des formes solides lipophiles
aérodynamique
38 2.9.43. Dissolution apparente
2.9.19. Contamination particulaire- particules non
18 39 2.9.44. Caractérisation des préparations pour nébulisation
visibles
2.9.45. Mouillabilité des solides poreux notamment des
19 2.9.20. Contamination particulaire- particules visibles 40
poudres
2.9.22. Temps de ramollissement des suppositoires
20 2.9.47. Démonstration de l uniformité des préparations
lipophiles 41
unidoses

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B] Les contrôles pharmacotechniques des comprimés

b-1) Contrôle des comprimés:


Contrôle du produit fini Référence P.E
Caractères organoleptiques /
Identification Réf Méthode
Dosage de la substance active Réf Méthode
Impuretés Réf Méthode
Uniformité des préparations unidoses 2.9.40
Uniformité de teneur  2.9.6
Uniformité de masse  2.9.5
Dissolution 2.9.3
Désagrégation 2.9.1
Friabilité des comprimés non enrobés 2.9.7
Résistance à la rupture des comprimés 2.9.8
Sécabilité des comprimés ( si comprimé sécable) 0478
Qualité microbiologique 5.1.4
Teneur en eau 2.5.12

24
Désignation de l’étape Paramètres de contrôle
 Aspect de la solution de mouillage
Mouillage
Contrôles en cours de fabrication  Densité
Granulation  Aspect des granulés
Séchage  Humidité résiduelle de la poudre
 Humidité résiduelle de la poudre
Refroidissement
 Température de la poudre
Calibrage à sec  Propriétés rhéologiques
 Homogénéité du mélange: dosage du principe actif
Mélange Final
 Humidité résiduelle
 caractères organoleptiques
 Masse moyenne
 Uniformité de masse
Compression  Dimensions
 Friabilité
 Dureté
 désagrégation
 caractères organoleptiques
 Masse moyenne
 Uniformité de masse
pelliculage
 Epaisseur
 Friabilité
 Désagrégation
 Etanchéité des blisters
Conditionnement primaire
 Contrôles statistique des blisters selon les NQA et les types de défauts
Conditionnement secondaire  Contrôles statistique des boites selon les NQA et les types de défauts

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B] Les contrôles pharmacotechniques des comprimés
b-2) Contrôles pharmacotechniques :
 La masse moyenne
La masse moyenne des comprimés permet de déterminer en pourcentage la
variation de masse des comprimés.

 Test d’uniformité de masse


Le test d'uniformité de masse concerne les formes pharmaceutiques réparties en
dose unitaire. Il permet d’assurer qu’au cours de la fabrication, la répartition du
mélange initial de poudre ou de granules, en unités de prises, a été
suffisamment précise et uniforme pour garantir une même masse et donc une
même teneur en principe actif pour l’ensemble des unités du même lot.
Critère d’acceptation:
La masse individuelle de 2 au plus des 20 unités peut s’écarter de la masse
moyenne d’un pourcentage plus élevé que celui qui est indique dans le tableau
ci dessous, mais la masse d’aucune unité ne peut s’écarter de plus du double de
ce pourcentage .

26
27
 Fiabilité des comprimés non enrobés
.
Principe La procédure d’essai décrite dans ce chapitre est généralement applicable à la plupart des
comprimés obtenus par compression. La mesure de la friabilité complète d’autres mesures de
résistance mécanique, par exemple celle de la résistance à la rupture.

Dans le cas de comprimés de masse unitaire inférieure ou égale à 650 mg, prélevez un nombre de
Mode opératoire comprimés entiers correspondant d’aussi près que possible à une masse de 6,5 g. Dans le cas de
comprimés de masse unitaire supérieure à 650 mg, prélevez un échantillon de 10 comprimés entiers.
Les comprimés doivent être soigneusement dépoussiérés avant l’essai. Pesez exactement
l’échantillon et placez les comprimés dans le tambour. Procédez à 100 rotations, puis sortez les
comprimés du tambour, éliminez les poussières libres comme précédemment et pesez à nouveau
exactement.

Appareillage Utilisez un tambour d’un diamètre intérieur


de 283-291 mm et d’une profondeur de 36-40 mm,
en polymère synthétique transparent
à surfaces intérieures polies,
et produisant le moins
possible d’électricité
statique

En règle générale, l’essai est effectué sans répétition. Si, au terme du cycle de rotations, l’échantillon
Normes comporte des comprimés visiblement fêlés, fissurés ou cassés, il ne satisfait pas à l’essai. Si les
résultats sont difficiles à interpréter ou si la perte de masse est supérieure à la valeur cible, répétez
l’essai à 2 reprises et calculez la moyenne des 3 résultats. Pour la plupart des produits, la perte de
masse maximale (résultant d’un seul essai ou de la moyenne de 3 essais) considérée comme
acceptable est de 1,0 pour cent.

28
 Essai de résistance à la rupture (dureté)
.
Principe Cet essai est destiné à déterminer, dans des conditions définies, la résistance à la
rupture des comprimés, mesurée par la force nécessaire pour provoquer leur
rupture par écrasement.

Mode opératoire Placez le comprimé entre les mâchoires en tenant compte, le cas échéant, de sa
forme, de la barre de cassure et de la gravure ; pour chaque détermination, orientez
le comprimé de la même façon par rapport à la direction d’application de la force.
Effectuez la mesure sur 10 comprimés, en prenant soin d’éliminer tout débris de
comprimés avant chaque détermination.

Appareillage L’appareil est constitué de 2 mâchoires se faisant face,


l’une se déplaçant vers l’autre. La surface plane
des mâchoires est perpendiculaire au sens
du déplacement. La surface d’écrasement
des mâchoires est plane et plus grande que la
zone de contact avec le comprimé.
L’appareil est étalonné à l’aide d’un système
précis à 1 newton près.

Normes Norme définit en interne selon une analyse de tendance et de sorte à ce que la
friabilité ( limite inf) et désagrégation (limite sup) soient conformes.
En règle générale, une dureté minimale de 80.0 N est requise pour les comprimés qui
vont subir un pelliculage.

29
 Désagrégation
.
Principe Cet essai est destiné à déterminer l’aptitude des comprimés ou capsules à se désagréger dans un temps prescrit, en
milieu liquide et dans les conditions expérimentales décrites ci-après.
Dans le cadre de cet essai, la désagrégation n’implique pas une dissolution complète de l’unité soumise à l’essai ni
même de son composant actif. Par définition la désagrégation est complète, lorsque tout résidu, à l’exception de
fragments insolubles d’enrobage ou d’enveloppe de capsule, pouvant subsister sur la grille de l’appareil ou adhérer
à la face inférieure du disque, si l’on en a utilisé un, est constitué d’une masse molle ne comportant pas de noyau
palpable.

Mode Placez 1 unité de la préparation à examiner dans chacun des 6 tubes du râtelier, puis ajoutez un disque si l’emploi de
disques est prescrit. Faites fonctionner l’appareil en utilisant, comme liquide d’immersion, le milieu spécifié maintenu à
opératoire 37 ± 2 °C. Au temps indiqué, remontez le porte-tubes hors du liquide et examinez l’état des unités soumises à l’essai.
Toutes les unités sont complètement désagrégées. Si 1 ou 2 d’entre elles ne sont pas désagrégées, répétez l’essai sur
12 unités supplémentaires. Les exigences de l’essai sont satisfaites si au moins 16 des 18 unités soumises à l’essai sont
désagrégées.

Appareillage L’appareillage se compose d’un panier porte-tubes,


d’un vase cylindrique bas de 1 L destiné à contenir le liquide d’immersion,
d’une hauteur de 149 ± 11 mm et d’un diamètre intérieur de 106 ± 9 mm,
d’un système thermostatique permettant de maintenir le liquide
à une température comprise entre 35-39 °C, et d’un dispositif servant
à imprimer au porte-tubes, dans le liquide d’immersion, un mouvement
vertical alternatif de fréquence constante comprise entre 29-32 cycles
par minute de montée-descente et d’amplitude de 55 ± 2 mm.
Le porte-tubes suit un mouvement vertical suivant son axe,
sans mouvement horizontal appréciable ni déviation significative par rapport à la verticale.

Type de comprimé Milieu Normes


Normes
Les comprimés non enrobés Eau à 37±2°C < 15 min

Comprimés pelliculés Eau à 37±2°C sinon HCl à 37±2°C < 30 min

Comprimés enrobés < 60 min

Les comprimés effervescents Eau 15 – 25°C < 5 min

Les comprimés dispersibles et les comprimés solubles Eau 15 – 25°C < 3min

Les comprimés gastrorésistants HCl 0.1 M >120`(pas de désintégration)


et Tampon pH=6.8 <60`

30
 Dissolution
.
Principe Cet essai vise à déterminer la conformité des formes pharmaceutiques solides orales aux exigences de dissolution.
Dans ce chapitre, une unité de la préparation à examiner est définie comme 1 comprimé/capsule

Appareillage . Appareil 1 (appareil à panier). L’appareil est composé


des éléments suivants : un récipient qui peut être couvert,
en verre ou autre matériau transparent inerte ; un moteur ;
un agitateur constitué d’une tige servant d’axe moteur
et d’un panier cylindrique. Le récipient est partiellement
immergé dans un bain d’eau thermostaté de taille appropriée
ou chauffé par un dispositif approprié tel un chauffe-ballon.
Le bain d’eau ou le dispositif chauffant permet de maintenir
à l’intérieur du récipient une température de 37 ± 0,5 °C
pendant l’essai et d’assurer un mouvement fluide et constant
du milieu de dissolution

Appareil 2 (appareil à palette).


L’appareil présente la même
configuration que l’appareil 1, sauf que l’élément agitateur
est ici une palette constituée d’une pale et d’une tige.
La tige est positionnée de telle sorte que son axe ne s’écarte
en aucun point de plus de 2 mm de l’axe vertical du récipient
et que sa rotation soit uniforme et sans oscillation significative
susceptible d’affecter les résultats. La pale est insérée sur
la tige de façon que leurs axes coïncident et que la surface
inférieure de la pale soit exactement de niveau avec l’extrémité de la tige

Autres appareils : Appareil 3 (appareil à pistons) et Appareil 4 (cellule à flux continu).

31
Mode APPAREILS 1 ET 2
opératoire Formes à libération conventionnelle
Mode opératoire. Introduisez le volume indiqué du milieu de dissolution
(± 1 pour cent) dans le récipient de l’appareil spécifié, puis assemblez l’appareil,
équilibrez le milieu de dissolution à 37 ± 0,5 °C et retirez le thermomètre. L’essai
peut également être effectué avec le thermomètre en place, à condition de
démontrer que les résultats obtenus en présence et en l’absence du thermomètre
sont équivalents.
Placez 1 unité de la préparation à examiner dans l’appareil, en prenant soin
d’éviter la formation de bulles d’air sur la surface de l’échantillon et mettez
l’appareil en marche à la vitesse spécifiée. Dans l’intervalle de temps spécifié ou à
chacun des temps indiqués, prélevez un échantillon du milieu de dissolution dans
une zone située à mi-distance de la surface du milieu et du haut du panier ou de la
pale en rotation, et à au moins 1 cm de la paroi du récipient. Si plusieurs
prélèvements sont indiqués, remplacez les échantillons de milieu prélevés par des
volumes égaux de milieu de dissolution frais à 37 °C ou, s’il peut être démontré
que le remplacement du milieu n’est pas nécessaire, tenez compte du changement
de volume dans le calcul

32
Normes: Formes à libération conventionnelle
Niveau Nombre d’unités Critères d’acceptation
examinées
S1 6 Aucune unité n’est inférieure à Q + 5 pour cent.
S2 6 La moyenne des 12 unités (S1 + S2) est égale ou supérieure à Q et aucune unité n’est inférieure à Q − 15 pour cent.
S3 12 La moyenne des 24 unités (S1 + S2 + S3) est égale ou supérieure à Q, au maximum 2 unités peuvent être inférieures à Q − 15 pour
cent et aucune unité n’est inférieure à Q − 25 pour cent.

Formes à libération prolongée


Niveau Nombre d’unités Critères d’acceptation
examinées
L1 6 Aucune valeur individuelle ne se situe en-dehors des différents intervalles spécifiés ni n’est inférieure à la quantité spécifiée au
temps final de l’essai.
L2 6 La moyenne des 12 unités (L1 + L2) est comprise dans chaque intervalle spécifié et n’est pas inférieure à la quantité spécifiée au
temps final de l’essai ; aucune valeur ne présente, par rapport aux différents intervalles spécifiés, un écart supérieur à 10 pour cent
de la teneur indiquée sur l’étiquette ni n’est inférieure de plus de 10 pour cent de la teneur indiquée sur l’étiquette à la quantité
spécifiée au temps final de l’essai.
L3 12 La moyenne des 24 unités (L1 + L2 + L3) est comprise dans chaque intervalle spécifié et n’est pas inférieure à la quantité spécifiée au
temps final de l’essai ; au maximum 2 des 24 valeurs peuvent présenter, par rapport aux différents intervalles spécifiés, un écart
supérieur à 10 pour cent de la teneur indiquée sur l’étiquette ; au maximum 2 des 24 valeurs peuvent être inférieures de plus de
10 pour cent de la teneur indiquée sur l’étiquette à la quantité spécifiée au temps final de l’essai ; aucune valeur ne présente, par
rapport aux différents intervalles spécifiés, un écart supérieur à 20 pour cent de la teneur indiquée sur l’étiquette ni n’est
inférieure de plus de 20 pour cent de la teneur indiquée sur l’étiquette à la quantité spécifiée au temps final de l’essai.
Forme à libération retardée Forme à libération retardée
Étape acide Étape tampon
Niveau Nombre Critères d’acceptation Niveau Nombre Critères d’acceptation
d’unités d’unités
examinées examinées
A1 6 Aucune valeur individuelle ne dépasse un taux de dissolution de
B1 6 Aucune unité n’est inférieure à Q + 5 pour cent.
10 pour cent.
B2 6 La moyenne des 12 unités (B1 + B2) est égale ou
A2 6 La moyenne des 12 unités (A1 + A2) ne dépasse pas un taux de supérieure à Q et aucune unité n’est inférieure
dissolution de 10 pour cent et aucune unité individuelle ne à Q − 15 pour cent.
dépasse un taux de dissolution de 25 pour cent.
B3 12 La moyenne des 24 unités (B1 + B2 + B3) est égale
A3 12 La moyenne des 24 unités (A1 + A2 + A3) ne dépasse pas un taux de ou supérieure à Q, au maximum 2 unités peuvent
dissolution de 10 pour cent et aucune unité individuelle ne être inférieures à Q − 15 pour cent et
dépasse un taux de dissolution de 25 pour cent. aucune unité n’est inférieure à Q − 25 pour cent.

33
II- PARTIE II: LES METHODES PHARAMCOPEES
2- Les méthodes physico-chimiques:
a] Les Méthodes physiques et physicochimiques
Les méthodes physiques et physicochimiques sont décrits dans la
pharmacopée européenne sous le chapitre 2.2.

34
35
b] Description de quelques méthodes physicochimiques

 Spectrophotométrie de l’absorption dans l’Infra-rouge

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 Spectrophotométrie d’absorption dans l’Ultraviolet et le Visible

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 Chromatographie liquide haute performance

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