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MINISTERE DE L'ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

UNIVERSITE ZIANE ACHOUR DJELFA


FACULTE DES SCIENCES DE LA NATURE ET DE LA VIE
DEPARTEMENT DE SCIENCES DE LA TERRE ET DE L'UNIVERS

Gestion Des Risques


Comparaison entre Inondation
Ghardaïa(Algérie) et Inondation Venise (Italie)

Préparé par: Prof:


BOUREKDA Ayoub HAID Nadjib

2019-2020
Introduction Générale

inondation se définit par une submersion temporaire des eaux d'une rivière en crus et/ou
par remontée de nappes et par ruissellement, des zones qui sont situées dans le lit majeur
du cours d'eau. Le risque d'inondation qui est donc considéré comme une mesure de la
situation dangereuse qui résulte de la confrontation de l’aléa et des enjeux. Dans le cas de
Mende cela peut etre un débordement lent ou rapide d’un cours d’eau provenant du lot hors
de son lit mineur à la suite d'une crue. Face à ce risque les institutions publiques
interviennent en amont par la prévention en mettant en œuvre des actions en amont par la
prévention qui peuvent aider aux zones urbaines a s'adapter à ce risque de manière
informelle ou constructive puis elles interviennent également en aval aprés les inondations
et catastrophes par aider les citoyens, mais également pour réaménager les biens ou les
infrastructures qui on été détruits.
Même si peu d'aménagement ont été effectués à Mende en particulier, et en Lozère
en général. Les institutions publiques mettent en oeuvre des actions de prévention telles
que le plan de prévention, les cartographies qui montrent les zones inondable dite rouge,
elles interdisent toute nouvelle construction et mettent les zones approuvées sous un
réglement stricte, puis l'automate d'appel afin d'assurer la sécurité du citoyen. Ceci est
principalement géré par la Mairie de Mende et par la Direction Départemental des
Territoires de la Lozère. Et des actions après les catastrophes comme l'intervention des
services des Pompiers.
Chapitre I :
Présentation des zones d’étude
présentation de zone d’étude Italie
Localisation
est un pays d'Europe du Sud correspondant physiquement à une
partie continentale, une péninsule située au centre de la mer
Méditerranée et une partie insulaire constituée par les deux plus
grandes îles de cette mer, la Sicile et la Sardaigne, et beaucoup
d'autres îles plus petites (hormis la Corse, française depuis 1769).
Elle est rattachée au reste du continent par le massif des Alpes. Le
territoire italien correspond approximativement à la région
géographique homonyme.
L'Italie est entouré au Nord par les Alpes où elle possède des
frontières communes avec la France, la Suisse, l'Autriche et la 
Slovénie. L'Italie possède également la chaîne de montagnes des 
Apennins, dont le point culminant est Corno Grande (2912 m), il y a
aussi les Abruzzes.
L'Italie possède le plus grand volcan actif d'Europe : l'Etna, situé en
Sicile.
Etude Climatique

le climat italien est à la fois méditerranéen dans la péninsule, 


subtropical humide aux hivers parfois froids dans le nord, et montagnard à
l'intérieur des terres. Au nord et sur un axe central du pays, le relief est
montagneux. Les températures moyennes en zones de montagnes varient
de −5 °C l'hiver à 20 °C l'été. Les côtes bénéficient d'un climat plus doux grâce à
la proximité de la mer Méditerranée. Les températures varient de 1 °C l'hiver
à 30 °C l'été. Au sud de la péninsule, la Sicile est la région la plus chaude du pays.
Les températures en hiver varient de −2 °C à l'Etna à 11 °C sur la côte sicilienne.
En été, les températures sur l'île varient de 17 à 34 °C.
À l'ouest de la péninsule, la Sardaigne est dotée, comme ses voisines, d'une
influence méditerranéenne et montagnarde. Les précipitations varient de 800
mm du côté du Val d'Aoste au nord à 350 mm en Sicile et en Calabre. En été, des
épisodes de Sirocco peuvent survenir sur le sud du pays, notamment en Sicile,
pouvant faire grimper la température à plus de 40 °C quelques jours consécutifs.
La neige tombe chaque hiver sur tous les massifs italiens. De façon générale,
l'Italie bénéficie d'une durée d'ensoleillement comprise entre 1 700 et 2 900 h par
an.
Températures moyennes
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Jui Aoû Sep Oct Nov Déc
Min
-1 0 4 7 12 15 18 18 14 9 4 0
(°C)
Max
6 9 14 17 22 26 29 29 24 18 11 6
(°C)

Au cours de l'année, il tombe 945 mm de pluie, assez uniformément


réparties, cependant, la saison plus sèche est l'hiver, avec environ
60/65 millimètres par mois, tandis que les saisons les plus
pluvieuses sont le printemps et l'automne. En été, de juin à août,
des perturbations de l'Atlantique peuvent parfois passer, ou plus
probablement des orages peuvent éclater dans l'après-midi ou la
soirée. Voici la moyenne des précipitations.
Mois Jan Fév Mar Avr Mai Juin Jui Aoû Sep Oct Nov Déc An

Préc.
65 65 80 80 95 65 70 95 70 100 100 60 945
(mm)

Jours 7 7 8 8 8 8 6 7 5 7 9 6 86
Le soleil est rare de novembre à janvier, grâce au brouillard et aux
nuages bas, et fréquent en été. Voici la moyenne des heures de soleil
par jour.

 Ensoleillement
Moi
Jan Fév Mar Avr Mai Juin Jui Aoû Sep Oct Nov Déc
s
Sol
eil
(he 2 3 5 6 7 8 9 8 6 4 2 2
ures
)
Géologie
Relief
Les montagnes occupent 40% de l'espace italien, les collines plus ou moins
accidentées ou aux pentes raides forment 40% du territoire et les plaines disposent de
20% de l'espace.
Au nord, l'arc alpin est très élevé (4 628 mètres au Mont Rose). Très entaillé par des
vallées d'origine glaciaire qui débouchent sur des cols, il est d'un franchissement
assez facile. La plaine du Pô est la plus grande des plaines italiennes. Elle a été
formée par le remblaiement d'une vaste fosse grâce aux débris rocheux arrachés aux
Alpes et à l'Apennin par les très nombreux cours d'eau. Le Pô, encadré par des
digues, coule souvent au-dessus du niveau de plaine et est responsable de
désastreuses inondations. La montagne de l'Apennin est l'épine dorsale de la botte
italienne. Il culmine au Grand Sasso (2 914 mètres). Formé de roches calcaires
, schisteuses ou argileuses, voire cristallines dans le sud, il est très compartimenté.
C'est une montagne très jeune qui est encore soumise à de nombreux séismes et a des 
volcans actifs (Vésuve et Etna). Dans la botte, les plaines côtières du Latium, de la 
Campanie ou du Tavoliere sont de petites dimensions ; elles étaient sujettes à
l'inondation hivernale et étaient très insalubres avant leur drainage. La Sardaigne est
une île formant un vaste plateau à l'ouest de la mer Tyrrhénienne. Au sud, proche de
l'Afrique du Nord, l'île de la Sicile est formée de montagnes aux roches variées
dominées par le volcan de l'Etna.
HYDROGRAPHIE

Le fleuve le plus connu est le PÔ. Il


prend sa source du Mont Viso situé
dans le Piémont (région de l’Italie qui
s’étend entre les Préalpes de la Ligurie
et les Alpes). C’est le plus long fleuve
en Italie. Après avoir parcouru 652km,
elle se jette dans la mer adriatique qui
se trouve à l’Est de l’Italie. De plus, le
Pô est la frontière qui sépare la
Lombardie et la Vénétie, au nord, et
l’Émilie-Romagne au Sud. Donc, au
nord du fleuve Pô se trouvent deux
régions (Lombardie et la Vénétie) et au
sud du fleuve, la région nommée
Émilie-Romagne
B- présentation de zone d’étude Ghardaïa (Algérie)

Localisation :
Le territoire de la commune de Ghardaïa est situé au Nord de la 
wilaya de Ghardaïa, au centre de l'Algérie dans le Nord du 
Sahara algérien, à 600 km au sud d'Alger, à 190 km au sud de 
Laghouat et à 190 km à l'ouest de Ouargla.
Etude Climatique de Ghardaïa (Algérie)

Le climat à Ghardaïa est dit désertique. Au cours de l'année, il n'y a


pratiquement aucune précipitation en Ghardaïa. D'après Köppen et
Geiger, le climat y est classé BWh. Sur l'année, la température
moyenne à Ghardaïa est de 21.0 °C. Il tombe en moyenne 68 mm de
pluie par an.
Diagramme climatique Ghardaïa
Tableau climatique Ghardaïa

Courbe de
température Ghardaïa
Géologie de Ghardaïa

Relief

La wilaya de Ghardaïa se caractérise par trois principales


zones géographiques :
• le Grand Erg Oriental : dont les dunes peuvent atteindre
une hauteur de 200 m ;
• la hamada : un plateau caillouteux ;
• la vallée du Mzab, c’est dans le creux de l’Oued M’zab,
que sont construites les cinq cités du Mzab
Végétation
Les potentialités agricoles dont jouit la région de Ghardaïa, notamment
la filière des plantes aromatiques et médicinales (PAM), ouvrent des
perspectives prometteuses" pour le développement économique local, a
assuré dimanche la Conservation des forêts de la wilaya.
Les résultats enregistrés par les petits projets épars de jeunes
agriculteurs, lancés ces dernières années à travers les différentes
exploitations agricoles familiales dans la wilaya, "offrent la possibilité
de trouver des alternatives économiques appropriées, tangibles et
durables", a affirmé à l’APS le conservateur des forets, Mohamed
Abbès.
 Cultivée en étage dans les oasis de la wilaya, cette culture de PAM et
autres plantes condimentaires est encore "timide" et destinée à la
consommation locale mais offre des revenus supplémentaires aux petits
agriculteurs locaux, estime le même responsable signalant qu’au total
une vingtaine d’hectares est dédiée à cette culture de PAM et
condimentaires.
CHAPITRE II :
Cause et conséquences
Introduction

Les inondations sont le danger naturel qui survient le plus


fréquemment au Canada, et elles sont les plus coûteuses en ce qui a
trait aux dommages matériels. Les inondations peuvent survenir dans
toutes les régions, rurales ou urbaines. Jusqu’à maintenant, des
centaines de milliers de Canadiens ont été affectés par des
inondations. Elles peuvent se produire à tout moment de l’année et
sont le plus souvent causées par une pluie torrentielle, une fonte
rapide d’un manteau neigeux épais, des embâcles ou, plus rarement,
par la défectuosité d’un barrage naturel ou construit par l’homme.
Cause générales du risque étudié (Inondation)
• Le débordement direct d'un cours d'eau dans son lit majeur, suite à
des épisodes de fortes précipitations ou à la fonte des neiges
hivernales (ce sont les crues).
• Le débordement indirect d'une réserve d'eau (de surface ou
souterraine) suite à la remontée des nappes phréatiques ou bien
d'eaux à travers les canalisations.
• L'accumulation des eaux de ruissellement suite à des précipitations
abondantes. Il se peut en effet que les capacités de drainage et
d'infiltration d'une zone soient insuffisantes pour évacuer les eaux
reçues, qui s'accumulent alors. Ce phénomène est accru lorsqu'il y a
eu une imperméabilisation des sols (urbanisation) sans création d'un
réseau d'évacuation suffisant.
• La rupture d’un ouvrage de génie civil, comme un barrage ou une
digue. Un défaut de conception, un manque d'entretien ou tout
simplement un volume d'eau trop important peuvent créer une brèche
puis une rupture d'un ouvrage de protection. Les conséquences sont
en général catastrophiques car le flux d'eau est soudain et très
Cause du risque étudie dans les deux villes choisis
A- Inondation à Venise
L'Acqua Alta se produit quand la marée haute passe une alliance avec les basses
pressions et que leur camarade venteux, le Sirocco, se met de la partie avec notre
amie la Lune tandis que, suite à de fortes pluies, la lagune se gonfle encore un peu
plus grâce aux eaux des fleuves et rivières qui s'y déversent.
Certes les eaux des fleuves et rivières ont été détournées depuis longtemps et ne se
déversent plus directement dans la lagune de Venise mais il y a toujours des
ruissellements résiduels.
L'élément le plus important est l'action du Sirocco, une action particulièrement
négative puisque ce vent agit comme un “bouchon” qui retient l'eau dans la lagune.
Le Sirocco (Scirocco en italien), en soufflant du Sud-est vers le Nord, empêche en
effet le trop plein d'eau de repartir dans l'Adriatique (au Sud-est de Venise) via les
trois “bouches” de passage de l'eau entre la Lagune de Venise et la mer Adriatique.
Ce qui fait que les Vénitiens aiment bien la Bora, un vent froid et particulièrement
puissant, mais lui, il sait “vider” la lagune en cas de trop fortes marées car il vient
du Nord-nord-est ! Si bien qu'en cas de Bora le risque d'Acqua Alta est très faible.
Comme nous vous l'avons indiqué plus haut, le seul bon côté, si l'on peut s'exprimer
ainsi, de ces Acque Alte, c'est leur courte durée.
Comme le phénomène est dû à la marée, il suffit souvent d'à peine une à
deux heures pour que tout revienne à la normale avec la marée basse.
Lors de la marée, pourtant exceptionnelle du 1er décembre 2008, dès 14
heures (le plus haut de l'Acqua Alta était à 11h30), Venise était de nouveau
entièrement “au sec” et aussi belle après qu'avant.
Une Acqua Alta n'a en effet rien à voir avec la crue d'un fleuve qui va tout
dévaster sur son passage et laisser derrière lui détritus et débris.
Ici, comme Venise est bâtie sur l'eau, sur les points les plus bas de Venise,
l'eau va “s'infiltrer” par le bas (c'est ainsi que cela se passe place Saint-
Marc), en commençant à former des flaques au début, flaques qui, en se
rejoignant, formeront l'Acqua Alta finale.
traversent Venise, mais ceux-ci ne sont pas sales,
Et l'eau repartira par les mêmes voies, par le sol ! Donc il ne peut y avoir
d'éléments, de détritus ou débris extérieurs à Venise qui se déposeraient
pendant une Acqua Alta, ce qui fait qu'en cas d'Aqua Alta Venise reste
aussi propre avant qu'après. On peut même dire plus propre, car l'eau de
mer aura tout nettoyé en repartant.
Les Causes Humaines de l'Acqua Alta à Venise

Mais les causes de l'Acqua Alta sont aussi humaines... il semblerait


en effet que le creusement, ces dernières décennies, des chenaux
passant devant Venise et reliant la mer au port industriel de
Marghera n'ait pas arrangé la situation.
Mais, tout comme la météo, leur prévision est assez difficile vu le
nombre important de facteurs qui entrent en jeu dans les marées
hautes vénitiennes
B- Inondation de Ghardaïa
 la crue du M’zab est-elle réellement si imprévisible que cela ? Météo
France, sur son site internet, indique les caractéristiques des crues capables
d’entraîner
des inondations et précise que dans ce cas es précipitations sont
extrêmement abondantes et se concentrent sur des aires limitées se
prolongeant sur une durée exceptionnelle en amont des cours d’eau en
crue. Autre caractéristique : la rapidité de leur montée. «Le débit et le
niveau des cours d’eau qu’elles saisissent s’amplifient à une vitesse
spectaculaire, atteignant des seuils catastrophiques en une une heure, voire
quelques minutes.» A l’Office national de météorologie à Alger, on se
défend de ne pas avoir pris le problème au sérieux, mais les bulletins
d’alerte semblent eux aussi se noyer dans la masse de ceux envoyés à la
Protection civile et à la gendarmerie. Le rôle de la météo M. Ambar, chargé
de la communication à l’ONM, précise que les précipitations qu’a connues
Ghardaïa ce 1er octobre sont moindres que celles enregistrées le 25
septembre 2005. «Nous avions noté 65 mm en 12 heures, ce qui était hors
norme, pourtant, il n’y a pas eu d’inondation.
Ce qu’il faut remarquer, c’est que ce ne sont pas les précipitations qui
ont causé les inondations, mais le cumul de tous les débits et qui ont
convergé pour donner quelque 900 m3 à la seconde. Il ne faut pas
oublier que Ghardaïa a un bassin versant.» Au ministère des Ressources
en eau, les cadres du secteur en communication directe avec les
directeurs de l’hydraulique à Ghardaïa rapportent que, selon les sources
locales, c’est la première fois depuis 70 ans que les trois oueds
affluents sont en crue. D’habitude, seul un sur les trois déborde sans
mettre en danger les populations alentour. Ce qui rappelle que la
mesure d’une crue se fait au niveau de la montagne et dans une
circonférence comme celle de l’Algérie, avec des pluies-éclair, il faut
deux à trois heures pour remplir un bassin versant, tandis que dans les
pays européens ou au Canada, comme le rappelle M. Ambar, cela prend
25 à 48 heures, puisque entre l’affluent et le bassin versant, on peut
comptabiliser une distance d’environ 2000 à 3000 km, mais le
problème n’est pas dû à la précipitation qui se situe directement au-
dessus de l’oued M’zab ou sur ses affluents. Les habitants de la porte
du désert ont toujours composé avec les appréciations météorologiques,
puisque la palmeraie n’était habitée que l’été afin de bénéficier desa fraîcheur et de son
ombrage. Aujourd’hui, avec une urbanisation galopante et non réfrénée par un permis de
construire, les oueds sont occupés jusque
dans leur lit mineur, obligeant le ministère des Ressources en eau à exproprier lorsqu’il
est décidé d’aménager des berges. La faute à l’urbanisation «La sécurisation des
personnes résidant aux abords d’un oued nous appartient, d’où la construction
d’ouvrages tels qu’une voie passive constituée par des mesures de recalibrage et
d’endiguement de l’oued», ajoute M. Benbouaziz, chargé de la communication au
ministère des Ressources en eau. Reste que sur le terrain, les règles élémentaires
consistant à déloger les personnes installées dans l’oued ne sont pas appliquées. Sur le
site internet du ministère français de l’Ecologie et du Développement durable, où des
atlas des zones inondables peut être consulté, il est précisé que l’Atlas ne prend pas en
compte l’impact que peuvent avoir les actions de l’homme sur la zone inondable. Et de
préciser : «Par exemple, l’extraction de matériaux par l’homme dans une rivière a pu
entraîner des modifications fortes du niveau de son lit (incision), ce qui a des
conséquences non négligeables sur l’emprise des zones potentiellement inondables.»
Aussi, la construction d’une digue, d’un
remblai routier, la présence d’un pont, le recalibrage du lit dans une traversée urbaine,
l’urbanisation, l’imperméabilisation des sols, «sont autant d’autres paramètres
anthropiques qui peuvent minorer ou aggraver les zones potentiellement inondables».
selon les cadres de l’hydraulique. A Ghardaïa, c’est une digue qui a évité une plus grande
catastrophe .Celle-ci, située sur l’oued Labiod, a retenu 20 000 000 de m3.
Conséquences Générales du risque étudié
Les inondations peuvent avoir de graves conséquences
sur les personnes, l'activité économique, les
infrastructures, l'environnement et le patrimoine culturel.
Elles peuvent endommager ou détruire les logements et
les zones d'activités touchés par la montée des eaux. Elles
peuvent également engendrer des dysfonctionnements sur
les réseaux (eau potable, électricité, téléphone, routes,
transports) et impacter directement ou indirectement
toute une population.
Conséquences du risque étudie dans les deux villes choisis
A- Inondation à Venise

Les dégât matériels


Vers Sant’ Elena et les Giradini (extrême Est de Venise), la force
du vent et de l’eau ont détruits une partie du parapet qui séparait le
quartier de la lagune. Des arbres ont été arrachés. Et on ne compte
plus les installations légères endommagées, voire emportées.
L’arrêt vaporetto est fermé, comme celui de l’Arsenale et de
la Madonna del Orto. Le Tronchetto fonctionne mais a été touché.
La Giudecca a également subi d’importants dommages, dus aux
inondations mais aussi au vent qui a détruit certains parapets.
On ne compte plus les petites embarcations légères, gondoles,
sandolos, bragozzos et autres barques en résine qui ont subi des
dommages, certaines ayant été jetées sur les quais.
Circulation piétonne en ville

Dans la ville, environ 30% des passerelles piétons qui permettent


à chacun de circuler au-dessus du niveau des inondations sont
détruites. En conséquence, la ville ne peut plus assurer la libre
circulation dans ses rues et à travers les places, somme elle
s’efforçait de la faire précédemment. Attention, cette libre
circulation n’est réduite que durant les hautes eaux, soit deux fois
par jour, durant 2 ou 3 heures seulement. Et l’eau de l’acqua alta
n’est pas chargée de boue, on marche librement dès les décrues.
L’eau n’a jamais fait bon ménage avec les livres. Des bibliothèques,
publiques ou privées, ont été atteintes. La fameuse librairie de
l’Acqua alta déplore la perte de centaines de ses ouvrages.
De nombreux commerces sont à ce jour fermés.
Dégâts des édifices remarquables
D’importants dégâts sont signalés à la Ca’ Foscari, un début
d’incendie s’est déclaré au musée d’art moderne de la Ca’ Pesaro.
Bien des musées sont restés fermés, sans date précise de
réouverture, comme les espaces Pinault.
Certains ouvriront ce week-end du 15 novembre : le Palais des
doges, la Ca ‘Rezzonico (dont une partie est en travaux), le musée
du parfum au Palazzo Mocenigo, la maison de Carlo Goldoni, le
palais Fortuny, le musée d’histoire naturelle, le Musée Correr, la
Tour de l’horloge, le musée duverre de Murano, celui de la
dentelle à Burano. Il en va de même du Guggenheim.
B- Inondation de Ghardaïa
La vallée du M’zab était scindée en deux parties et tous les réseaux vitaux d’une
région ont été endommagés (électricité, gaz, téléphone, AEP, assainissement,
routes, ponts et passerelles), plongeant ainsi la vallée du M’zab dans un
isolement quasi-total. Entre le lieu-dit El-Ghaba, palmeraie de Ghardaia, zone la
plus touchée et El-Atteuf, les services de la Protection civile ont recensé la
destruction de la digue de retenue des eaux de Touzouz, la destruction et
l’effondrement de quelque 200 puits traditionnels et des milliers d’habitations,
locaux commerciaux et des structures socioéducatives et culturelles ont été
endommagées ou fragilisées par la déferlante des eaux fluviales débordant sur
plusieurs quartiers riverains. Toutes les zones d’extension du tissu urbain des
ksour de la vallée, particulièrement le long des deux rives de l’oued, ont été
ravagées par la crue dont les eaux ont par endroits débordé jusqu’à plus de 200
mètres du lit mineur du fleuve, selon le bilan de la Protection civile de Ghardaia.
A l’instar de la vallée du M’zab (4 communes), les autres communes telles
Métlili, Berriane, Guerrara et Zelfana croulent sous les eaux respectives des
oueds Métlili, Zeghrir, Ballouh, El-Kebch, Soudan et N’sa, qui ont débordé et
inondé les palmeraies provoquant également la destruction de plusieurs
habitations locales et autres structures d’utilité publique.
Plus de 24 000 habitations touchées et de 4 200 interventions de la
protection civile

Les services de la Protection civile ont effectué 4.212 interventions, dont


736 opérations de sauvetage et 333 d’assistance médicale. Ils ont enregistré
43 décès dont 15 femmes, quatre personnes disparues et 83 blessés, selon le
bilan définitif arrêté par cette institution. Les mêmes services ont également
enregistré 24.073 habitations touchées par les inondations, dont 12.380 ont
été classées vert-2, 5.353 orange-3, 2797 orange-4 et 3.543 rouge-5. Le bilan
indique aussi que dix salles de soins, quatre polycliniques, une unité
hospitalière de santé ,113 établissements scolaires et 347 locaux
commerciaux ont été affectés par les inondations.
De son côté, le secteur de l’agriculture a enregistré 2.750 exploitations
agricoles endommagées, 23.363 arbres fruitiers et 11.812 palmiers détruits,
471 hectares de cultures annuelles dévastées, 104.477 mètres linéaires de
Seguias et 999 puits envasés, 477 équipements de puits détruits et près d’un
millier de têtes de cheptel (toutes espèces confondues) emportées par les
eaux. Devant l’ampleur des dégâts causés par «le déluge»,
Conclusion
Les inondations ont plusieurs aspects, en effet, il existe différents types
d'inondation : les inondations par débordement direct, les inondations par
débordement indirectet et les inondations par ruisselement. Ces inondations
sont déclenchées par différents facteurs tels que la quantité de pluie ou bien
encore l'état des sols. Ensuite, les inondations peuvent avoir diverses
conséquences : elles entraînent de nombreux dégâts, les principaux types de
dégâts sont les dégâts matériels et les dégâts humains. Beaucoup
d'aménagements sont détruits suite aux inondations, et de nombreuses
personnes trouvent la mort. Cependant, les inondations n'ont pas que des
conséquences négatives, dans certains pays, elles ont un effet bénéfique,
comme en Egypte où la crue du Nil permet la fertilisation des terres et donc
facilite les cultures. Enfin, de nombreuses mesures ont été prises dans le but
de lutter contre les inondations comme la délimitation des zones inondables
et la préservation des champs d'expansion des crues. De plus, de nombreux
travaux de protection ont été réalisé par différents organismes pour faire face
aux inondations. L' Etat est lui aussi assez actif dans ce domaine car c'est en
partit lui qui prend ces mesures, il a aussi un rôle préventif envers la
population.
CHAPITRE III
Comparaison entre la gestion du risque
Introduction

Dans ce chapitre on a parlé sur la législation et réglementation


pour la réduction des risques selon Nations Unies et La gestion des
crises dans les deux villes.
législation
Nº 1 : Donner la priorité à la réduction des risques de catastrophes dans la
législation relative à la GRC ''Gestion des risques de catastrophes'' :
Il est recommandé que les législateurs et les administrateurs fondent leurs décisions sur
le type de législation relative à la GRC qu’ils souhaitent adopter afin d’effectuer une
analyse approfondie du contexte de leur pays et des besoins en GRC, ainsi que des
capacités et des ressources disponibles pour mettre en œuvre les dispositions légales.
Une telle analyse devrait permettre de déterminer s’il est nécessaire de mettre en œuvre
une loi accentuant la préparation et la réaction aux risques (Loi relative à la GRC de
type 1), une loi élargie relative à la GRC (Loi relative à la GRC de type 2) ou une loi
prioritaire de GRC (Loi relative à la GRC de types 3 et 4). S’il est établi que la RRC
doit être l’objectif principal de la loi relative à la GRC, il serait alors possible de :
● donner à la RRC une priorité suffisamment importante dans les objectifs législatifs et
dans les mandats institutionnels qu’elle établit ;
● mandater une institution centrale capable de diriger la RRC à l’échelle nationale ;
● construire des mécanismes permettant d’examiner la mise en œuvre de la législation
relative à la GRC, en adoptant une approche « d’amélioration continue » au sein des
cadres législatifs pour garantir qu’elle est adaptée aux nouveaux besoins en matière de
RRC.
Nº 2 : –La relation entre la politique de réduction de risques de

catastrophes et les cadres juridiques de la GRC :

il est recommandé que les législateurs et les administrateurs

utilisent les instruments législatifs et politiques pour favoriser une

application plus efficace de la RRC, en particulier en définissant

l’agenda politique pour les réformes législatives et mettre en place

des mécanismes spécifiques pour la mise en œuvre de lois nouvelles

ou révisées sur la GRC.


Nº 3 : –Des cadres institutionnels pour une application
décentralisée de la GRC

Il est recommandé que, lors de l’établissement ou de la révision des


structures institutionnelles destinées à la GRC, les législateurs et les
administrateurs s’assurent de leur viabilité à long terme au sein des
ressources gouvernementales disponibles. Il serait utile d’allouer des
ressources et de renforcer les ressources, entre autres par le biais de
formations afin d’accompagner les nouvelles responsabilités
législatives consacrées à la RRC au niveau local, ou encore d’examiner
la manière dont les institutions locales pourraient assumer leurs
responsabilités relatives à la RRC plus efficacement grâce à une
participation accrue de la communauté et de la société civile.
Nº 4 : –Financement de la réduction des risques de catastrophes
dans les lois relatives à la GRC :
Il est recommandé d’introduire des flux de ressources de RRC
spécifiques en vertu de la loi comme mesure d’« action affirmative » au
sein des budgets alloués à la GRC. C’est possible via l’établissement de
fonds réglementés nationaux et/ou locaux spécifiques à la RRC,
provenant de diverses sources de financement, y compris du secteur
privé et de donateurs externes.
Nº 5 : –Éducation et sensibilisation du public à la RRC dans les
cadres juridiques relatifs à la GRC
Il est recommandé que les lois relatives à la GRC assignent
spécifiquement des mandats légaux sur la sensibilisation de la
communauté, conjointement à la mise en place de mécanismes, et que
l’inclusion de dispositions correspondantes dans les lois relative à la
GRC et d’enseignement concernant l’éducation des enfants et des adultes
soit considérée
Nº 6 : –La GRC dans les codes du bâtiment et dans la règlementation
relative à l’aménagement du territoire

Il est recommandé que les législateurs et les administrateurs :


● revoient les lois sur le bâtiment, la construction et l’aménagement du
territoire afin de s’assurer qu’elles couvrent l’intégralité du territoire, qu’elles
sont régulièrement à jour concernant les dernières normes relatives aux
catastrophes naturelles, et qu’elles donnent une priorité adéquate aux écoles,
aux hôpitaux et autres bâtiments publics ainsi qu’aux centres de développement
économique ;
● augmentent la coordination intersectorielle entre les règlementations du
bâtiment, la construction et l’aménagement du territoire d’une part, et les
initiatives de GRC en vertu des lois relatives à la GRC d’autre part ;
● encouragent les réglementations afférentes à la sécurité dans les milieux bâtis
dans le cadre d’une approche inclusive de la GRC, dans le but de réduire les
risques sous-jacents et d’éviter la création de nouveaux risques de catastrophes
naturelles dus à la nature de la construction et du développement urbain ;
● augmentent la capacité locale technique et les ressources afin d’appliquer les
règlements sur la construction et l’aménagement du territoire.
Nº 7 : –La GRC et les lois relatives à l’adaptation au changement
climatique
Il est recommandé que les lois à la fois environnementales et relatives
à la GRC incluent plus systématiquement des mesures de
coordination intersectorielle intégrant les politiques, les plans et les
programmes à travers l’adaptation, la GRC et le développement.

Nº 8 : –Cadres juridiques de l’assurance en cas de catastrophes et


autres mécanismes de partage des risques

En outre, les conclusions sur les cadres juridiques propres au


relèvement et aux autres mécanismes financiers solidaires ont mis en
avant la nécessité de réaliser davantage d’analyses, idéalement en
partenariat avec des intervenants clés sur l’assurance et le partage des
coûts pour les pertes dues aux catastrophes, et ce, en se concentrant
sur la capacité des plans législatifs à soutenir une approche de GRC.
Nº 9 : – Droit coutumier et la RRC
Il est recommandé d’entreprendre d’autres études sur l’impact du droit
coutumier sur la RRC. Basée sur l’expérience de la préparation de ce
rapport, l’approche interdisciplinaire avec des partenaires locaux et
communautaires semble s’avérer la plus efficace car elle pourrait
permettre d’examiner plus en détail l’impact des règles coutumières
sur la RRC au sein de communautés spécifiques, et dans divers pays où
le droit coutumier est reconnu. Ces études devraient avoir pour objectif
d’identifier comment le droit coutumier peut soutenir la RRC locale, en
incluant les besoins des femmes, des personnes socialement exclues et
vulnérables, et comment les communautés traditionnelles peuvent être
mieux connectées aux systèmes de RRC nationaux et régionaux.
La législation de la gestion du risque au Italie
Les principaux organismes italiens impliqués en gestion des risques naturels
La législation de la gestion du risque au Algérie

L‘Algérie a connu, par le passé, de nombreuses catastrophes


naturelles et particulièrement celles liées aux inondations (de Bab El
oued, Skikda du 19 janvier 2004 et récemment celles de Ghardaïa du
1 Octobre 2008), qui ont engendré la perte de nombreuses vies
humaines et causé des dégâts importants.
La prévention contre ces risques représente un intérêt particulier pour
le développement durable du pays. La stratégie Algérienne prise en
compte au risque d‘inondation s‘introduit dans la politique générale
de prévention des risques majeurs, elle se résume à une politique de
prévention basée sur l‘évolution de la législation et des
comportements ; ce sont les procédures et les règles visant à limiter
la vulnérabilité des hommes et des biens face aux aléas naturels.
Le gouvernement a élaboré un vaste plan stratégique contre la vulnérabilité, la gestion
du risque et la réponse aux catastrophes l’objectifs étant de parvenir à:
_Réduire le coût de l’impact de la catastrophe;
_Réduire le nombre de personnes touchées par la catastrophe;
_Atteindre ces objectifs en observant les délais prescrits par un calendrier précis
Une réunion d’experts a était organisée pour mettre en commun les expériences et les
méthodes d’analyse, de vulnérabilité et des risques, ainsi que des coût et les avantages
des investissements en matière d’atténuation des catastrophes naturelles. Ces experts
vienne d’organismes régionaux et sous-régionaux œuvrant dans le domaine de la
préparation aux catastrophes naturelles; d’autres experts seraient désignés par les États
membres du Continent américain et d’autres encore viendraient de la sphère
internationale.
L’Etat concevoit une méthode de financement spécifiquement axée sur la prévention, la
reconstruction et la récupération en cas de catastrophe naturelle.
Il est donc primordial pour les hauts responsables d’avoir une bonne connaissance de
l’organisation humaine et physique du territoire soumis au risque, ainsi que de prévoir
une prévention extrêmement efficace qui prend en compte tout les facteurs (moyens
physique etc) et appliquer des techniques de constructions, cartographies des zones
dangereuses a l’établissement humain etc.
La gestion des deux Risques
A- Inondation à Venise
« Demain (dimanche) sera un jour difficile, mais nous sommes prêts », a
déclaré le maire de Venise, Luigi Brugnaro, samedi lors d’une conférence de
presse. Brugnaro, nommé commissaire spécial chargé de gérer la catastrophe,
a précisé que l’Union européenne lui avait proposé son aide et que la Banque
européenne d’investissement (BEI) pourrait accorder des prêts spéciaux à la
ville pour les réparations.
Le gouvernement italien a déclaré jeudi l’état d’urgence pour Venise,
débloquant 20 millions d’euros d’aide pour les dommages les plus urgents.
Lors de la même conférence de presse, Emanuela Carpani, qui supervise le
patrimoine artistique et historique de la cité des Doges, a déclaré que la
moitié de 120 églises de la ville avaient été envahies par l’eau salée mardi,
endommageant certains sols recouverts de mosaïques.
« L’eau est un cancer dont les dégâts n’apparaissent qu’au bout de
plusieurs mois », a-t-elle ajouté. Mardi, la basilique Saint-Marc a été
inondée pour la sixième fois en 1 200 ans, et la quatrième fois au cours des
vingt dernières années.
Venise est dévastée, il y a pour un milliard (d'euros) de dégâts », a déclaré
le maire Luigi Brugnaro. L'équipe de football d'Italie s'est rendue dans la
ville samedi pour montrer sa solidarité. « Venise survivra aussi à ça. Comme
un athlète gravement blessé qui finit par se relever », a déclaré l'ancien
international Gianluca Vialli.

« C'est choquant de voir cela, d'avoir de l'eau jusqu'aux genoux », a dit à


l'AFP Oscar Calzada, un touriste mexicain de 19 ans.

Le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini, venu vendredi


constater sur place les dégâts, estime que les travaux de réparation seront
considérables. Plus de 50 églises ont été endommagées, a-t-il noté.

« Toutes les réserves qui sont en sous-sol sont perdues ! », se lamentait


Luciano, employé d’un magasin place Saint-Marc. « Ces marées hautes si
fréquentes n'arrivaient pas avant (...) Cette fois il y a beaucoup plus de
dégâts que par le passé ».
Solidarité
Diana Ramirez, une Colombienne habitant aux Etats-Unis, est aussi favorable à
la solidarité : « Cela va coûter beaucoup d'argent à Venise, ce n'est pas une
mauvaise chose de demander aux touristes étrangers s'ils peuvent aider ».

Jeudi soir, le gouvernement du Premier ministre Giuseppe Conte avait approuvé


l'instauration de l'état d'urgence à Venise et annoncé le déblocage de 20 millions
d'euros « pour les interventions les plus urgentes ».

Cette procédure d'état d'urgence, souvent utilisée dans une Italie régulièrement
frappée par des désastres (séismes, éruptions volcaniques et glissements de
terrain), dote le gouvernement de « pouvoirs et moyens exceptionnels ».

Venise, bâtie sur 118 îles et îlots en majorité artificiels et sur pilotis, est menacée
d'engloutissement. Elle s'est enfoncée de 30 centimètres dans la mer Adriatique
en un siècle.
B- Inondation Ghardaïa (Algérie)

la région composée de neuf communes (Daya Ben Dahoua,


Ghardaia, Bounoura, El-Atteuf, Métlili, Seb-Seb, Zelfana, Guerrara et
Berriane) a été classée zone sinistrée et un plan d’action mis en place
par les pouvoirs publics civils, sous la conduite du directeur général
de la Protection civile, qui s’était rendu sur les lieux de la catastrophe
dans le but de gérer les opérations de sauvetage des vies humaines et
alléger les souffrances des habitants en détresse. Près de 2.000
éléments de la Protection civile et de l’Armée nationale populaire
(ANP), dotés d’équipement appropriés, ont été dépêchés sur les lieux
pour venir en aide aux sinistrés et effacer les stigmates de cette
calamité naturelle devenue désormais qu’un souvenir mémorisé par
quelques images-chocs de la catastrophe, telle que celle véhiculée par
des vidéos montrant l’effondrement des habitations et la puissance des
crues de l’oued M’Zab. Depuis ce qui est qualifié de
«Tsunami fluvial», les pouvoirs publics ont consacré un budget
colossal à la reconstruction des zones détruites et la prise en charge
des sinistrés. Plus de 40 milliards DA ont été dégagés pour effacer les
traces de la catastrophe et éviter une réédition de ce phénomène
naturel par la reconstruction des infrastructures fragilisées par les
inondations et l’élimination des sources et causes des crues cycliques
de Oued M’zab, en créant des ouvrages de protection (digues,
diguettes, calibrage de l’oued) et l’élimination de toute construction
dans le lit de l’Oued. Au total 1.273 sinistrés logés temporairement
dans des chalets mis en place au lendemain de cette catastrophe
naturelle, ont rejoint définitivement des logements en dur de type F3
et 3.000 familles sinistrées ont également bénéficié d’une aide à
l’habitat rural, indiquent les services de la direction de logement.
Conclusion Générale

Les populations ont progressivement cessé de croire que les catastrophes naturelles
étaient le fait de dieux malveillants ou le juste châtiment de leurs fautes. Ce sont, en
revanche, les pouvoirs publics qui, investis du rôle de providence, disposent désormais
d’une panoplie assez complète d’outils de gestion des risques naturels. On peut citer, à
ce sujet, la législation relative à l’expropriation et à l’indemnisation des personnes
exposées à un risque majeur, les travaux de protection et de prévention, la
réglementation des aménagements, la surveillance des sites instables, mais aussi
l’information du public et la formation des éducateurs, qui diffusent la connaissance du
risque et développent le respect de l’environnement.

Pourtant, pendant longtemps, la politique de prévention des risques naturels recourant à


la réglementation des aménagements, outil parmi les plus anciens, n’a que trop rarement
suscité l’intérêt des différentes collectivités. Cela tient principalement au fait que le
succès de cette gestion aboutit à un non-événement. En effet, son efficacité ne s’apprécie
qu’à moyen et long terme, ce qui n’est pas très porteur politiquement: il est moins
difficile de voter ponctuellement un crédit exceptionnel après une catastrophe que de
réserver régulièrement un budget à la prévention.
Référence :
• APAT Annuario dei dati ambientali 2002, sintesi Ministero dell’Ambiente e della Tutela del Territorio

[en ligne] Disponible sur http:// www.sinanet.anpa.it/documentazione/

• BOUTRY MAXIME & OLIVIER FERRARI, 2009 Des catastrophes naturelles au désastre humain.

Conséquences et enjeux de l’aide humanitaire après le tsunami et le cyclone Nargis en Thaïlande et

Birmanie, Bangkok, IRASEC, coll. « Carnets de l’IRASEC ».

• O'Harrow R., 2005, No Place to Hide, Free Press, New York,

• Pauchant T., Mitroff I., 1992, Transforming the Crisis-Prone Organization: Preventing Individual,

Organizational, and Environmental Tragedies, Jossey-Bass Included Publishers.

• Quarantelli E., 2005, Catastrophes are different from disasters: Some implications for crisis planning

and managing drawn from Katrina, Social Science Research Council

(http://understandingkatrina.ssrc.org/Quarantelli

• Raffestin C., 1980, Pour une géographie du pouvoir, LITEC, Paris,


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