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MALADIES INFECTIEUSES FREQUENTES

(Sida, Covid 19, Choléra et Paludisme)

DJIMASDE MBAÏTOLOUM,
Ingénieur Sanitaire
NOYOMA KOUVOUNSOUNA,
Technicien d’Assainissement
Maladies infectieuses fréquentes
• SOMMAIRE
• DEFINITION
• PATHOGENES
• PREVENTIONS
CAS 1: SIDA
CAS 2: COVID-19
CAS 3: CHOLERA
CAS 4: PALUDISME
• CONCLUSION
DEFINITIONS
• Les maladies infectieuses sont causées par les agents
pathogènes (bactéries, virus, parasites et
champignons) et se propagent, directement ou non,
d'une personne à une autre. 
• On peut répartir ces maladies en trois catégories :
celles qui ont un fort taux de mortalité, celles
qui entraînent des incapacités importantes dans la
population et celles qui, étant donné la rapidité et
l'imprévisibilité de leur propagation, peuvent
avoir de graves conséquences à l'échelle mondiale.
AGENTS INFECTIEUX
• Le terme « microbes » recouvre les bactéries,
les virus, certains champignons et certains
parasites. La rencontre d’un de ces agents
infectieux avec une personne réceptive peut
causer l’apparition d’une maladie infectieuse.
Les signes de la maladie infectieuse, sa
gravité, son traitement varient selon le microbe
en cause et l’état de santé du récepteur.
MODES DE CONTAMINATION
La source de contamination dépend du foyer du microbe en
cause :
• tantôt il est présent dans l’air expiré et surtout dans les
gouttelettes émises lors de la toux, de l’éternuement, de la
parole;
• tantôt il est présent dans les sécrétions ou liquides
biologiques : salive, crachats, urine, sueur, matières fécales
principalement ;
• parfois le microbe se transmet par contact cutané : croûtes,
squames, vésicules ;
• enfin, la transmission peut se faire également par le sang.
MODES DE CONTAMINATION

La contamination peut être soit :


• directe, d’homme à homme (exemples : la grippe, la rougeole);
• indirecte, sans contact avec un malade (exemple : le tétanos) via un
support ;
• pour certains microbes, à la fois directe et indirecte.
Pour qu’un microbe contamine quelqu’un, il faut qu’il passe par une
porte d’entrée :
• une muqueuse : respiratoire (le nez, la bouche...), génitale, digestive,
conjonctivale (l’œil)...;
• la peau, via une blessure, une brûlure ou une piqûre d’insecte;
• une inoculation directe dans la circulation sanguine par une seringue
contaminée, une transfusion de sang ou de plasma, une morsure.
L’HYGIÈNE EN COLLECTIVITÉ

L’hygiène et ses règles conservent une place prioritaire dans la


prévention des maladies infectieuses. Pour bien comprendre
l’action à mener au sein des collectivités, il faut savoir que la
prévention des maladies infectieuses revêt trois grands aspects :
• l’hygiène générale, avec ses principes élémentaires à appliquer en
toute circonstance ;
• en cas de maladie, des mesures spécifiques (hygiène renforcée et
éviction) doivent être mises en place pour réduire le risque
d’épidémie ;
• les vaccinations, qui assurent à l’enfant et à l’adulte qui s’en occupe
une protection efficace contre un certain nombre de maladies. Les
mesures préconisées ne trouveront toutefois leur pleine efficacité
que moyennant une collaboration étroite entre tous les intervenants.
MESURES GÉNÉRALES D’HYGIÈNE À RENFORCER
EN CAS DE MALADIES INFECTIEUSES

Mesures générales de prévention


• Hygiène des mains
• Entretien régulier des locaux au savon et à
l’eau. Entretien quotidien des sanitaires et des
cuisines
• Dans les sanitaires, mise à disposition de
papier toilette, d’eau courante, de savon
liquide et de serviettes en papier pour le
séchage des mains.
MESURES GÉNÉRALES D’HYGIÈNE À RENFORCER EN
CAS DE MALADIES INFECTIEUSES

Mesures spécifiques aux transmissions par voie


respiratoire
• Apprendre aux enfants/adultes à tousser et éternuer de
manière hygiénique.
• Apprendre aux enfants/adultes à se moucher
correctement.
• Assurer une bonne aération des locaux.
• Se laver les mains fréquemment, surtout après contact
avec des sécrétions respiratoires.
• Mettre à disposition des mouchoirs en papier jetables
MESURES GÉNÉRALES D’HYGIÈNE À RENFORCER EN
CAS DE MALADIES INFECTIEUSES

Mesures spécifiques aux transmissions par voie féco-orale


• Utiliser du savon liquide pour se laver les mains et des
serviettes jetables pour les sécher, surtout avant de manipuler
de la nourriture et après avoir utilisé les sanitaires.
• Eviter l’échange de matériel (ex. gobelets, couverts, etc.).
• Entretenir régulièrement les sanitaires. L’entretien des
sanitaires ne négligera pas le lavage à l’eau et au savon des
points suivants : les poignées des portes, les robinets, les
boutons de la chasse d’eau et le sol.
• Entretenir régulièrement les cuisines.
• S’assurer de l’hygiène alimentaire dans les cuisines.
MESURES GÉNÉRALES D’HYGIÈNE À RENFORCER
EN CAS DE MALADIES INFECTIEUSES

Mesures spécifiques aux transmissions par voie


hématogène (par voie sanguine)
• Lorsque des muqueuses ou de la peau lésée
sont souillées par du sang (d’une personne
porteuse d’une maladie à transmission par
voie sanguine) ou lorsque survient une plaie
par morsure, avertir immédiatement le
médecin scolaire (à l’école) et consulter un
médecin sans tarder.
MESURES GÉNÉRALES D’HYGIÈNE À RENFORCER EN
CAS DE MALADIES INFECTIEUSES

• Rincer vigoureusement à l’eau les projections sanguines sur les muqueuses nasale
et buccale. Rincer à l’eau claire ou au sérum physiologique les projections sur les
yeux.
• De manière générale, éviter les contacts cutanés et muqueux avec du sang.
• Toujours recouvrir les blessures des mains du soignant par un sparadrap hydrofuge.
• Revêtir des gants lors de soins ou lors de contacts avec du sang.
• Nettoyer et désinfecter les mains (avant et après tout soin), le matériel et les zones
souillés (en ce compris les textiles et literies).
• Eliminer les pansements souillés dans des sacs entreposés à l’abri des éventrations.
Evacuer les sacs avec les déchets usuels.
• Eliminer les aiguilles dans des collecteurs prévus à cet effet, et dont l’élimination est
prise en charge par le personnel médical ou infirmier.
• Pas d’échanges de brosses à dents et autre matériel de toilette (coupe-ongles...).
•  
MESURES GÉNÉRALES D’HYGIÈNE À RENFORCER
EN CAS DE MALADIES INFECTIEUSES

Mesures spécifiques aux transmissions par voie directe


• Eviter les échanges de vêtements, en particulier les
bonnets et les écharpes.
• Prévoir un espacement suffisant des porte-manteaux.
• Ne pas coiffer les enfants avec la même brosse ou le
même peigne.
• Eviter l’échange d’essuies.
• S’assurer d’une bonne hygiène des mains.
• Couper les ongles courts.
CAS 1: LE SIDA
Le sida, ou syndrome d’immunodéficience acquise, est
le dernier stade de l’infection due au VIH, le virus de
l’immunodéficience humaine.
Responsable de plus de 76,1 millions de morts depuis sa
découverte en 1983, le virus reste malheureusement
encore aujourd’hui un ennemi redoutable.
Si le dépistage précoce et la mise au point de traitements
ont permis de mieux de contrôler l’infection, les
chercheurs poursuivent leurs efforts pour mettre un
terme définitif à cette maladie mortelle.
CAS 1 SIDA
Qu'est-ce que le sida ?
• On distingue actuellement deux types de VIH : le VIH-1 et
le VIH-2. Ces deux virus sont très proches.
• Le VIH-1 a été isolé en 1983, par l’équipe de Françoise
Barré-Fitoussi et Luc Montagnier, découverte qui leur a
valu le prix Nobel de médecine en 2008. C’est la forme du
virus la plus répandue autour du globe.
• La forme VIH-2 a été isolée en 1986. Elle est moins
pathogène que le VIH-1 : elle présente un risque de
transmission plus faible et une évolutivité plus lente. Le
VIH-2 est surtout présent en Afrique de l’Ouest.
CAS 1: SIDA
Comment se déroule l’infection?
• Le virus de l’immunodéficience humaine est un virus (de type
rétrovirus) qui s’attaque aux cellules du système immunitaire, dont les
lymphocytes T porteurs de la protéine CD4, et les détruit. Ainsi, comme
tout virus, le VIH se sert des éléments présents dans la cellule pour se
reproduire : il injecte son matériel génétique dans le lymphocyte qui
fabrique alors et assemble les différents constituants viraux. Au terme de
ce cycle, les virus nouvellement formés ressortent du lymphocyte.
• Cette infection par le VIH détruit petit à petit la réserve de cellules
immunitaires de l’organisme, ce qui le rend sensible aux infections
opportunistes, c’est-à-dire survenant en raison du déficit immunitaire.
• Le virus de l’immunodéficience humaine s'attaque aux cellules du
système immunitaire et les détruit.
CAS 1: SIDA
Quels sont les symptômes de la maladie ?
• Aux premiers stades de l’infection, les malades ne présentent pas de
symptômes. Le délai avant leur apparition est variable d’une personne à
l’autre, de 5 à 15 ans, voire parfois plus.  
• Il existe en effet une période durant laquelle l’infection est « contenue » par le
système immunitaire. 
• Lorsque le nombre de lymphocytes baisse, des premières manifestations
apparaissent telles que des candidoses, une diarrhée chronique, une fièvre… 
Le syndrome d’immunodéficience acquise (sida) s’installe quand le système
immunitaire est débordé. Les personnes sont alors sujettes aux infections
opportunistes (tuberculose, pneumopathies, zona…) ainsi qu’à certains
cancers. Parmi ces derniers, on peut citer la maladie de Kaposi (tumeurs
cutanées dues à une forme du virus de l’herpès), les lymphomes non-
hodgkiniens (cancers du système immunitaire) ou le cancer du col utérin.
CAS 1: SIDA
Quels sont les modes de transmission du sida ?
On distingue trois modes de transmission possibles du sida :
• La voie sexuelle : lors de rapports sexuels non protégés ou de contacts bucco-
génitaux avec une personne malade. La meilleure protection existante pour éviter
un tel type contamination reste le port du  préservatif.
• La voie sanguine :  la pathologie peut se contracter lors d’une transfusion
sanguine avec du sang contaminé (au Tchad, la recherche d’agents transmissibles
comme le VIH est systématiquement réalisée chez les donneurs de sang, ce qui
rend ce cas de figure quasi impossible). Ce mode de transmission peut 
également se faire via le partage d’aiguilles et de seringues (consommation de
drogues) ou d’instruments coupants infectés.
• La voie maternelle : lors de l’accouchement ou de l’allaitement au sein, une mère
atteinte du VIH peut contaminer son enfant. Le taux de transmission par ce biais
a chuté drastiquement depuis l’apparition des traitements antirétroviraux.
CAS 1: SIDA
Quels sont les différents traitements?
• Les médecins disposent aujourd’hui d’un arsenal thérapeutique conséquent pour
lutter contre la maladie. Ces traitements ont permis une grande amélioration de la
qualité et de l’espérance de vie des patients, au prix d’effets secondaires parfois
importants. Malheureusement, le sida reste toujours une maladie incurable.
• Il existe plusieurs types de médicaments anti-VIH, chacun agissant au niveau
d’une protéine particulière dont a besoin le virus pour se reproduire. Ainsi,
certains bloquent l’entrée du virus dans la cellule hôte,  d’autres empêchent la
multiplication de son matériel génétique ou encore altèrent sa fabrication pour
empêcher sa propagation.
• Aujourd’hui, le traitement fait intervenir au moins 3 classes de médicaments
(trithérapie) pour éviter les résistances et augmenter son efficacité. Ces derniers
ont maintenant  tendance à être regroupés au sein d’un seul et même comprimé
afin d’en faciliter la prise et l’observance.
• Le traitement est basé sur la prise de 3 médicaments : c'est la trithérapie.
CAS 1: SIDA
L’importance et les modalités du dépistage
• Le temps de latence entre l’infection et le développement du sida peut empêcher
une prise en charge précoce de la pathologie. Ainsi, des tests de dépistage existent
afin de détecter la présence du VIH dans le sang et donc authentifier l’infection.
• Le test « classique » est réalisé sur prescription médicale en laboratoire à partir
d’une prise de sang. Il sera fiable s’il est réalisé 6 semaines après la conduite à
risque. Les résultats sont donnés au bout de quelques jours.
• Depuis quelques années, il est également possible d’avoir recours au « test rapide
d’orientation diagnostic », ou TROD. Il est réalisé à partir d’une goutte de sang 
prélevée au bout du doigt et donne une réponse en quelques minutes. Ce test est
considéré comme fiable s’il est pratiqué au moins 3 mois après l’infection. En cas
de résultat positif, ce test doit obligatoirement être confirmé par le test « classique
».
• Des tests de dépistage existent afin de détecter la présence du VIH dans le sang.
CAS 2: SIDA
• Mesures de prévention:
• Abstinence;
• Utilisation de préservatifs;
• Utilisation des objets à usage unique
(seringues, lames de Gillette, etc).
CAS 2: COVID-19
Les coronavirus
• Les coronavirus sont très répandus, et sont en général responsables de
simples rhumes et de syndromes grippaux bénins. Mais certains
acquièrent des propriétés qui les rendent agressifs et hautement
transmissibles.
• Une première épidémie mettant en jeu le virus SRAS-CoV a été à
l’origine, selon l’Inserm, de 774 décès entre novembre 2002 et juillet
2003.
Le SARS-CoV-2 qui sévit aujourd’hui autour du globe est un parent
proche du virus SRAS-CoV, responsable d’un syndrome respiratoire
aigu sévère (SRAS).
• Bien qu’appartenant à la même famille, SARS-CoV-2 et SRAS-CoV
sont des virus différents.
CAS 2: COVID-19
Qu’est-ce que le « nouveau » coronavirus ?
• Le nouveau coronavirus (CoV) est une nouvelle souche de
coronavirus. D’abord appelée « nouveau coronavirus 2019
» ou « nCoV-2019 », la maladie provoquée par le nouveau
coronavirus identifiée pour la première fois à Wuhan, en
Chine, a été rebaptisée « maladie à coronavirus 2019 »
(COVID-19) – « CO » pour corona, « VI » pour virus et «
D » pour maladie en anglais.
• Le virus de la COVID-19 est un nouveau virus de la même
famille que d’autres virus tels que le syndrome respiratoire
aigu sévère (SRAS) et certains types de rhumes courants.
CAS 2: COVID-19
Comment se propage la COVID-19 ?
• Le virus se transmet par contact direct avec les
gouttelettes respiratoires produites par une personne
infectée (lorsqu’elle tousse ou éternue) et au contact
de surfaces contaminées par le virus. Le virus de la
COVID-19 peut survivre sur les surfaces pendant
plusieurs heures, mais de simples désinfectants
peuvent le tuer.
• Couramment, on dit que le virus ne voyage pas, ce
sont les hommes qui le font voyager.
CAS 2: COVID-19
Quels sont les symptômes du coronavirus ?
Les symptômes les plus courants peuvent inclure:
• de la fièvre
• La fatigue et
• La toux
Dans les cas les plus graves, l’infection peut provoquer une pneumonie ou des
difficultés respiratoires. Selon l’OMS, 80% des personnes guérissent sans avoir
besoin de traitement particulier. Plus rarement, la maladie peut être mortelle.
Certains patients présenteront des douleurs, une congestion nasale, un écoulement nasal,
des maux de gorge ou une diarrhée. D’autres, bien qu’infectées ne présenteront aucun
symptôme.
Ces symptômes sont comparables à ceux de la grippe (influenza) ou d’un rhume banal,
des maladies beaucoup plus courantes que la COVID-19, d’où la nécessité de
procéder à des examens afin de confirmer qu’une personne est bien atteinte de la
COVID-19.
CAS 2: COVID-19
Comment éviter les risques d’infection ?
Voici quatre précautions que votre famille et vous pouvez prendre pour
éviter l’infection :
• Respectez une distance de sécurité d’au moins un mètre avec les autres
• Lavez-vous fréquemment les mains avec de l’eau et du savon ou avec un
désinfectant à base d’alcool
• Couvrez-vous la bouche et le nez avec le pli du coude ou un mouchoir
lorsque vous toussez ou éternuez. En cas d’utilisation d’un mouchoir,
jetez-le immédiatement dans une poubelle
• Évitez tout contact rapproché avec des personnes présentant des
symptômes comparables à ceux d’un rhume ou de la grippe
• Consultez un médecin en cas de fièvre, de toux ou de difficultés à respirer.
CAS 2: COVID-19
• Dois-je porter un masque médical ?
Le port d’un masque médical est conseillé si vous présentez des symptômes
respiratoires (toux ou éternuements) afin de protéger les personnes qui vous
entourent.
En l’absence de symptômes, il n’est pas nécessaire de porter un masque. Si
vous portez un masque, assurez-vous de l’utiliser et de l’éliminer
correctement afin de garantir son efficacité et de ne pas aggraver les risques
de transmission du virus.
La seule utilisation d’un masque ne suffit pas à arrêter les infections et doit être
associée aux autres mesures édictées : se laver fréquemment les mains, se
couvrir la bouche et le nez lorsque l’on éternue et que l’on tousse, et éviter
tout contact rapproché avec des personnes présentant des symptômes
comparables à ceux d’un rhume ou de la grippe (toux, éternuements et
fièvre).
CAS 2: COVID 19
EXISTE-T-IL UN TRAITEMENT OU UN VACCIN
POUR LA COVID-19?
• Il existe aujourd’hui de vaccins ou de médicaments
antiviraux spécifiques pour prévenir ou traiter
COVID-2019. Toutefois, les personnes concernées
doivent recevoir une thérapie appropriée pour le
traitement des symptômes, tandis que celles qui
souffrent d'une maladie grave doivent être
hospitalisées. La plupart des patients se rétablissent
grâce à des soins de soutien.
CAS 3: CHOLERA
Définition
• Au XIXème siècle, le choléra était présent dans le monde entier, et a
tué des millions de personnes. Aujourd’hui, la maladie reste
endémique dans de nombreux pays à l’hygiène encore fragile.
• Le choléra est une infection intestinale contractée suite à
l’ingestion d’aliments ou d’eau contaminés par la bactérie Vibrio
cholerae.
• Selon l’OMS, le choléra provoque chaque année, le décès de 21
000 à 143 000 individus dans le monde. Près de 1,3 à 4 millions
de cas de la maladie sont répertoriés. Depuis 1817, on dénombre 7
pandémies de choléra dans le monde qui ont toutes comme point
de départ l’Asie.
CAS 3: CHOLERA
Symptômes
Le choléra est asymptomatique (sans symptôme) dans plus de 75% des cas. En
effet, seul un quart des individus infestés développent des symptômes dans les
quelques heures voire les quelques jours qui suivent la contamination. 10 à 20%
de ces individus déclarent une maladie sévère.
Une fois la période d’incubation passée, quelques symptômes peuvent donc se
manifester :
• Violentes diarrhées
• Vomissements
Sans traitement, lorsque le choléra est sévère, il est l’une des maladies infectieuses
 les plus rapidement mortelles. En effet le décès peut survenir en 1 à 3 jours, par
collapsus cardio-vasculaire (affaiblissement du cœur) dans près de 30% des cas.
Le risque de décès est plus important chez les individus fragiles comme les
enfants ou les personnes âgées, par exemple.
CAS 3: CHOLERA
Traitement
Le choléra est facile à traiter. Le traitement du choléra repose principalement sur
une compensation des pertes digestives en eau et en électrolytes. La réhydratation est effectuée
soit par voie orale, soit par voie intraveineuse, selon la sévérité. Le patient constate une
amélioration dès les quelques heures qui suivent le traitement, et est guérit, sans séquelle en
quelques jours.
• Les solutions de réhydratation orale (SRO) se présentent sous forme de sachets à diluer dans 1
litre d’eau potable. Lors du premier jour de traitement, jusqu’à 6 litres de SRO peuvent être
nécessaires en cas de déshydratation modérée du patient. Dans les cas plus sévères, lorsque le
patient est sévèrement déshydraté, l’administration est effectuée par voie veineuse. Jusqu’à 7
litres de liquide par perfusion peuvent être nécessaires.
• En cas de flambées de choléra, l’accès au traitement doit être rapide. Le traitement de
réhydratation orale doit donc être mis à disposition des communautés. Les patients doivent aussi
avoir accès à des centres médicaux plus importants lorsqu’une prise en charge complète et des
perfusions intraveineuses sont nécessaires. Lorsque la prise en charge est rapide et adaptée, le
taux de létalité (nombre de décès liés à la maladie) du choléra passe en dessous de 1%.
• L’antibiothérapie est utilisée dans les cas les plus graves. En effet, comme il existe des
problèmes de multi-résistances aux antibiotiques, ces derniers ne sont pas administrés en masse
afin de ne pas renforcer les résistances.
CAS 3: CHOLERA
Prévention
Pour lutter contre le choléra, plusieurs mesures sont incontournables
:
• Améliorer l’accès à l’eau potable
• Améliorer les mesures générales d’hygiène
• Développer l’éducation sanitaire dans les pays où elle n’existe pas
• En effet, l’endiguement du choléra, et de toutes les maladies
transmises par voie féco-orale, passe par un meilleur
développement économique et un accès universel à l’eau potable
et aux services d’assainissement. Ces mesures nécessitent
d’importants investissements sur le long terme avec des coûts
élevés parfois difficiles à assumer par les pays les moins
développés qui en ont paradoxalement le plus besoin.
CAS 4: PALUDISME
Qu’est-ce que le paludisme ?
• Le paludisme, ou malaria, est une pathologie très répandue dans le monde.
• Le paludisme est une pathologie « parasitaire », c’est-à-dire liée à un pathogène vivant au
dépens de l’organisme qu’il infecte. Ici, le parasite en cause est le Plasmodium. Plusieurs
espèces de Plasmodium sont à l’origine du le plus répandu et le plus dangereux étant le
Plasmodium falciparum, les autres étant moins fréquents et responsables d’infections moins
sévères.
• Le Plasmodium est transmis à l’Homme par la piqûre d’un moustique femelle, l’Anophèle.
Une fois dans le sang, le parasite va dans les cellules du foie pour s’y multiplier. Les nouveaux
micro-organismes produits s’attaquent ensuite aux globules rouges, dans lesquels, là encore, ils
se multiplient. Cette infection fait exploser les cellules sanguines. Les parasites recolonisent le
moustique lorsqu’une personne malade est piquée. Il peut ensuite transmettre la pathologie.
• Selon le site de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), dans les pays
les plus touchés, la transmission du parasite peut aussi avoir lieu au cours de transfusions
sanguines ou entre la mère et l’enfant à la fin d’une grossesse.
• Le paludisme est la première cause de consultation dans les formations de premier niveau dans
les pays endémiques.
CAS 4: PALUDISME
• Le paludisme est une cause majeure de décès
des enfants de moins de cinq ans dans le
monde. Au Tchad, d’après le Programme
National de Lutte contre le Paludisme (PNLP),
le paludisme est la première cause de
morbidité et de mortalité dans le pays. Toute la
population du Tchad, excepté l’extrême Nord
désertique, est exposée au paludisme.
CAS 4: PALUDISME
Quels sont les symptômes du paludisme?
• Classiquement, la crise de paludisme est caractérisée
par une très forte fièvre pouvant atteindre 41 à 42°C.
Elle s’accompagne de tremblements, de sueur, de
maux de tête, de toux, de douleurs abdominales, de
nausées, voire de diarrhées et de vomissements.
• Lorsque de tels signes apparaissent, une prise en
charge médicale très rapide est requise. Ces atteintes
peuvent être particulièrement graves et provoquer la
mort chez les personnes sensibles (femmes enceintes,
enfants…).
CAS 4: PALUDISME
Quels sont les moyens de lutter contre le paludisme?
• « Mieux vaut prévenir que guérir » : la prévention est en effet
un élément très important dans la lutte contre la maladie. Ainsi, il
est conseillé aux voyageurs souhaitant se rendre dans des régions
ou pays dans lesquels la maladie est endémique (présente de
manière permanente) de prendre un traitement préventif. Il varie
selon les résistances développées par les parasites locaux. Cette
thérapie médicamenteuse doit s’accompagner de mesures pour
éviter les piqures (moustiquaires…).
• Les traitements préventifs et curatifs sont les mêmes. Les
différents anti-paludéens actuels agissent en détruisant les
parasites dans l’organisme.
• La prévention est un élément très important dans la lutte contre la
maladie.
CAS 4: PALUDISME
• Dans les régions où le paludisme est courant,
l'OMS recommande:
• la pulvérisation intra domiciliaire à effet rémanent,
• Traitement des larves dans les lieux de
reproduction,
• l'utilisation de moustiquaires imprégnées
d'insecticide (MII)78 et
• le traitement rapide des cas avec des médicaments
antipaludéens recommandés.
VOUS REMERCIONS DE VOTRE
AIMABLE ATTENTON

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