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La gestion du risque

opérationnel

Fait par : fatem zahra atbaoui Encadré par : MR.Hicham Mesk


chaimaa jamoune
soukaina zirari
Plan:

Introduction:

Partie I: Définition et composantes du risque opérationnel

Partie II: Le Processus de gestion du risque opérationnel

partie III: L’impact du risque opérationnel sur les banques


participatives

Conclusion:
Introduction:
Définition :

 Le comité de Bâle définit le risque opérationnel comme le "risque de pertes


provenant de processus internes inadéquats ou défaillants, de personnes et
systèmes ou d'événements externes".

 Cette définition recouvre les erreurs humaines, les fraudes et malveillances, les
défaillances des systèmes d'information, les problèmes liés à la gestion du
personnel, les litiges commerciaux, les accidents, incendies, inondations.
Les composantes du risque opérationnel :
Classification des catégories de risque :
Processus de gestion du risque opérationnel:

Identification

Maitrise Mesure

Capital Suivi
Identification du risque opérationnel

 l'identification des événements de risque suit une démarche structurée, basée sur la
compréhension et l'analyse des processus opérationnels de la banque, de ces produits et de
ses systèmes. A l'issue d'une bonne évaluation, la banque disposera pour l'ensemble de ses
processus et de ses produits d'un inventaire des événements de risque, ainsi que d'une
bonne compréhension des facteurs de risques associés.
Les outils d'identification du risque
opérationnel :
 Le comité de Bâle II a proposé des outils que la banque peut utiliser afin d'identifier et
évaluer le risque opérationnel:

o La Cartographie des risques


o Les indicateurs de risque 
o Le self-assessment (autoévaluation du risque)
La Cartographie des risques:

 La cartographie des risques permet de définir de manière approfondie les impacts


potentiels du risque, les facteurs qui déclenchent la survenance du risque ainsi que les
facteurs qui déterminent l'envergure du dommage.
 Cet exercice passe par les phases suivantes :
1) Décomposer en activités chaque processus supportant des risques opérationnels 
2) Pour chaque activité, recenser les risques associés ; faire l'inventaire des différents facteurs
du risque opérationnel
3) Pour chaque risque, coter les pertes et leur probabilité d'occurrence 
4) Elaborer la matrice les risques sur les axes fréquence et préjudice 
5) Déterminer « visuellement », à partir de matrice, les risques significatifs  
La Cartographie des risques:

 La cartographie des risques se décline en quatre grandes catégories :

 Risques de fréquence et de gravité faibles 


 Risques de fréquence faible et de gravité élevée 
 Risque de fréquence élevée et de gravité faible 
 Risques de fréquence et de gravité élevées 
Résultat de La Cartographie des risques:

 La conception d'une cartographie de risque est un travail complexe et délicat est nécessite
l'effort pour la collecte des données interne et la constitution d'une base de donné des
pertes recensés, ainsi que sa mise à jour est indispensable pour le suivi de l'évolution des
risques et la prise en considération des nouveaux risques.
Les indicateurs de risque :

 Les indicateurs de risque sont en effet de deux types, des indicateurs- clés de risque
spécifiques à chaque activité et constituent des indices de perte ou des dangers à venir et
d'autre part on a les indicateurs-clés de performances qui constituent des mesures
d'évaluation de la qualité d'une activité.

 On peut citer les indicateurs de risque suivants : Ressources humaines, Système,


Traitement et procédures, les indicateurs d'alerte, les indicateurs de risques avérés, les
indicateurs de coûts/ressources 
Le self-assessment (autoévaluation ou
évaluation du risque) 
 Le self-assesment utilise la technique de scorecard. A titre d'exemples les scorecards
permettent de transformer des évaluations qualitatives en mesures quantitatives qui
donnent un classement relatif de différents types d'exploitation au risque opérationnel.

 Les scorecards peuvent être utilisées par les banques afin d'allouer du capital économique
à leurs lignes de métier en relation avec la performance à gérer et contrôler divers aspects
du risque opérationnel. L'autoévaluation représente un outil de maitrise du risque qui est
conditionné à sa couverture.
Mesure du risque opérationnel :
Le Comité de Bâle propose trois approches distinctes pour déterminer le capital réglementaire au
titre du risque opérationnel :
Mesure du risque opérationnel :
 L'approche indicateur de base (Basic Indicator Approach ou BIA) :
Exigence = produit net bancaire total X 15%.
 L'approche standard (Standardised Approach ou SA) :
Produits nets bancaires métiers (8 lignes métiers) X facteurs de pondérations (donnés par le
régulateur)
Mesure du risque opérationnel :

Les approches de mesures avancées (Advanced Measurement Approach ou AMA) :

- Pour mesurer les risques opérationnels qu’elles encourent, les banques disposent de plusieurs
outils de modélisation : les méthodes statistiques, les approches par scénarios et les approches
par « scorecards ».
Approche statistique:

Elle s'appuie sur une base de données recensant les « événements de pertes » collectés au sein d’une banque à
laquelle sont ajoutées des données externes.De ces éléments sont tirées des courbes probabilistes de distribution
des pertes.
approche par scénarios

 Cette méthode consiste à enquêter auprès des responsables des différentes lignes de métier
d’un établissement afin de mesurer la probabilité de voir des incidents opérationnels
survenir. Cette approche qualitative est généralement considérée comme un complément
utile de l’approche statistique.
Scorecards :

Cette méthode s'appuie sur des indicateurs de risque apportant une vision prédictive des risques
opérationnels grâce à la construction de grilles d’appréciation complexes.
Suivi et rapport du risque opérationnel:

 Bottom-up: les indicateurs clés des risques opérationnels sont définis et mesurés aux
niveaux inférieurs

 Top-down: l’allocation de capital réglementaire aux différentes activités sera décidée en


fonction de la vision stratégique globale, de la rentabilité globale des opérations
L’exigence des fonds propres :

 Dans cette étape il faut calculer le CAR (capital at risk) ou bien la charge en capital

 C’est la part des fonds propres destinée à préserver la banque de l’insolvabilité en cas de
pertes exceptionnelles.
maitrise du risque opérationnel:

• Pour tous les risques opérationnels qui ont été identifié, la banque devrait pouvoir décider
si elle dispose des procédures appropriées pour contrôler et /ou atténuer les risques, ou si
elle supporte ces risques. Pour cela on doit disposer de processus et procédures de contrôle
et d'un système assurant la conformité des opérations à un ensemble de politique interne
dument documenté concernant la gestion du risque
Le Contrôle interne
Le contrôle interne dispose de plusieurs dispositifs visant la maitrise du risque opérationnel :

 suivi attentif du respect des limites ou seuils de risque fixés ;

 sécurisation de l’accès aux avoirs et archives de la banque et de leur utilisation;

 mise à jour des compétences et de la formation des agents ;

 identification des activités ou produits dont les rendements paraissent disproportionnés par
rapport à des attentes raisonnables;

 vérification et rapprochement réguliers des transactions et des comptes.


L'audit interne :

 la gestion du risque opérationnel par l’audit interne se base sur les étapes suivantes:

 Une identification préalable du risque


 Une diffusion de la culture contrôle interne vers les opérationnels
 Un service d’audit interne 
 L’auto-évaluation du risque opérationnel
L’impact du risque opérationnel sur les institutions financières
islamiques :

-Les risques opérationnels sont susceptibles d'être plus élevés dans les institutions financières
islamiques en raison de leurs caractéristiques contractuelles spécifiques

-Selon l'IFSB, le risque opérationnel dans les banques islamiques est associé à la perte
résultant de « processus internes inadéquats ou défaillants, de personnes et de systèmes, ou
d'événements externes, y compris des pertes résultant de la non-conformité à la Shari'ah et de
l'échec des responsabilités fiduciaires».
L’impact du risque opérationnel sur les
institutions financières islamiques :
 Les risques opérationnels dans le cadre islamique peuvent être dus à diverses sources,
notamment:

 la gouvernance et le contrôle, la nature non standardisée des produits islamiques


 l'absence d'un système efficace d'application de la Chari'a et le manque de personnel
qualifié
 les logiciels informatiques sont inutiles pour les banques islamiques

 les risques opérationnels des banques islamiques entraînent des déficits du bénéfice net de
la banque par rapport à ceux anticipés. (Chapra et Khan, 2000).
Conclusion:

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