Vous êtes sur la page 1sur 5

Philosophie

La conscience
La conscience
Cum scientia : avec savoir

La conscience peut se définir comme la connaissance qu’a l’homme de ses pensées, de ses sentiments, de ses
actes.
La conscience c’est le savoir qui accompagne nos représentations ou nos états de conscience.

Le sujet ne peut éprouver des sensations, des sentiments, avoir des pensées sans qu’il sache ou sente que c’est
lui qui les éprouve ou les pense.

On distingue la conscience spontanée ou immédiate qui renvoie à la simple présence de l’homme à lui-même au
moment où il pense, sent agit, etc., et la conscience seconde ou réfléchie, qui est la capacité de faire retour sur
ses pensées ou actions, et, du coup, de les analyser voire de les juger.

La conscience, par cette possibilité qu’elle contient de faire retour sur elle-même, est toujours également
conscience de soi. Elle fait de l’homme un sujet, capable de penser le monde qui l’entoure.

C’est en elle que prennent racine le sentiment de l’existence et la pensée de la mort. La conscience est donc le
propre de l’homme, et si elle fait sa misère, elle constitue aussi sa grandeur ; « L’homme n’est qu’un roseau, le
plus faible de la nature ; mais c’est un roseau pensant », écrit Pascal dans les Pensées.
Conscience spontanée (simple, immédiate) Conscience de soi (réfléchie)
Le moi sujet ne se distingue pas du moi objet. Elle commence lorsque l’enfant dit « Je ».
L’enfant parle de lui à la troisième personne, il s’objective Se précise avec la différence du JE et du ME.
lui-même, il s’appelle de son nom extérieur, comme les « Je me connais moi-même. »
autres l’appellent lui-même. Il dit : Charles veut ceci ;
Charles fait cela.

Kant, Anthropologie du point de vue pragmatique, extrait : « Le Je et la conscience »


La possession du « Je » est un privilège humain

Que manifeste le passage à la conscience de soi véritable ?

• Le  « Je » est une fonction et un acte de l’entendement


• Par le  « Je », je me pense, ainsi que le montre la formation du Je chez l’enfant.
• La conscience de soi fonde l’unité de la personne, irréductible au monde des choses.
La conscience paraît être, pour chacun un savoir immédiat. Le sujet qui pense ne sait-il pas aussitôt qu’il pense ?
C’est un fait indéniable. Il n’est pas un seul fait psychique qui soit accompagné de conscience : sans conscience,
pas de plaisir ni de douleur, pas de sensation, pas d’idée, ni de jugement, pas de volonté.

La conscience de soi est-elle un savoir immédiat ?

Avec Descartes, la conscience devient conscience d’elle-même par la négation de ce qui n’est pas elle.

Descartes cherche la vérité en lui-même : Comment savoir avec certitude que ma certitude est bien le fait de la
raison ?

Dans les Méditations Métaphysiques Descartes va se mettre à douter de chaque chose et c’est au terme de ce
doute totalitaire, radical, méthodique ( Première Méditation), qu’il va rencontrer une idée claire et distincte qui
résiste à tous les efforts du doute : « Il faut conclure, et tenir pour constant que cette proposition ; je suis, j’existe,
est nécessairement vraie, toutes les fois que je la prononce ou que je la conçois en mon esprit. » (Méditation
Seconde)
La seule chose dont Descartes ne peut pas douter c’est qu’il pense.

Il en déduit le cogito : « Je pense donc je suis »

« Mais, aussitôt après, je pris garde que, pendant que je voulais ainsi penser que tout était faux, il fallait
nécessairement que moi, qui le pensais, fusse quelque chose. Et remarquant que cette vérité : je pense donc
je suis, était si ferme et si assurée, que toutes les plus extravagantes suppositions des sceptiques n’étaient pas
capables de l’ébranler, je jugeai que je pouvais la recevoir, sans scrupule, pour le premier principe de la
philosophie que je cherchais. »

Discours de la méthode

Vous aimerez peut-être aussi