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LES LESIONS TRAUMATIQUES

Lesions traumatiques
Agents mécaniques
• Agents mécaniques
– Les contusions,
– Les plaies
– Les plaies contuses
– Les contusions profondes (hémorragies
intracrânienne, commotion cérébrale,
compression cérébrale
– Les blessures par instruments (piquantes,
piquante et coupante, coupante (tranchante)
Lesions traumatiques
Agents physiques et Electriques
–Brulures thermiques
–Brulures électriques
–Brulures par Rayons (exemple : X,
ultraviolets etc...)
–Brulures par congélation
Lesions traumatiques
Agents chimiques et biologiques
• Agents chimiques
(exemple : acide Nitrique, acide
chloridrique, acide sulfurique)

• Agents Biologiques
(exemple : Bactéries  comme le
Clostridium etc...
Qu’est ce qu’une blessure?
• En Médecine Légale, la Blessure
représente une trace organique,
objective, actuelle d’un fait
traumatique et juridique passé
qu’il s’agit d’établir et de
reconstituer.
O.C.C.C.
l’origine de la blessure c’est-à-dire l’étiologie
(ante ou post-mortem).
leur causes ou la modalité (action contondante,
piquante,  tranchante, arme à feu, par
griffure, par morsure, par écrasement, …).
leurs conséquences (contusion, plaie simple,
plaie contuse, fracture, …).
les circonstances qui les ont déterminées
(accident, crime, suicide).
LES CONTUSIONS
Ce sont les lésions traumatiques les
plus fréquentes.
Ils sont le résultat de l’impact d’un
corps mousse, dit  « contondant » sur
le corps humain ou inversement.
II n'y a ni destruction, ni effraction
des téguments. Dans ce cas ce sont
des traumatismes fermés.
Les agents contondants sont de mille
sortes
• naturels, (les pieds, poings, talons, la
tête, ongles, les dents etc…)
• improvisés ( bâton , pierre, marteau
etc ... ),
• préparés ( masse, casse tête, coup
de poing américain etc.. ).
CONTUSIONS
Les degrés

• 1er degré     =   Ecchymoses.


• 2ème degré   =   Hématomes.
• 3ème degré   =   Ecrasements.
• 4ème degré   =   Broiements.
CONTUSIONS DU 1ER DEGRE:
ECCHYMOSES
L es ecchymoses sont banales et bénignes mais elles
revêtent une grande importance médico-légale car :

• Elles peuvent indiquer le point où s'est produit une prise,


une chute, un choc, une violence quelconque.
• Elles peuvent évoquer la date de la violence par leur
aspect, leur couleur.
• Elles peuvent révéler parfois par leur forme la nature de
l'instrument responsable.
• Elles peuvent témoigner que le sujet était vivant au
moment de leur production
Du point de vue physiologique /
Évolution tinctoriale :
• Une Ecchymose correspond à la rupture de petits vaisseaux
jusqu’à une profondeur et une étendue variable avec la
violence et la surface de l’agent traumatisant.
• Le sang épanché puis coagulé se dégrade in-vivo, selon un
processus régulier. Les ecchymoses évoluent selon une
chronologie assez régulière ce qui permet de dater
approximativement le traumatisme. Elles sont :
– noirâtres le 1er jour ,
– violacées 2eme 3eme jour ,
– bleuâtre 3 à 4 jours ,
– verdâtre 5 à 6 jours,
– jaunâtre 10 à 15 jours ,
– n'est plus reconnaissable après 25 jours
CONTUSIONS DU 2E DEGRE:
HEMATOMES
• Sont un degré de plus que les Ecchymoses.
L’épanchement sanguin est assez abondant pour
dilacérer et écarter les tissus 
• Ce sont des collections sanguines dans une cavité
néoformée par compression d'une artère contre des
plans osseux par une violence extérieure qui se rompt.
• L'épanchement sanguin va constituer une tuméfaction
faite de sang liquide puis coagulé.
• Si la tuméfaction repose sur un plan osseux, c'est une
bosse
• Si le sang se collecte au milieu des parties molles
constitue une poche.
CONTUSIONS DU 3EME ET 4EME
DEGRÉ :
 
• Les contusions du 3eme degré sont caractérisées
par l'écrasement des tissus ;
• les contusions du 4eme degré, par le broiement
des muscles, vaisseaux et nerfs,

• Dans les deux cas il s'agit de contusions, sans


destruction ou effraction tégumentaire, donc de
traumatismes fermés.
LES FRACTURES :

• Les fractures sont des blessures dues à des


actions contondantes. La recherche des
fractures n'est pas toujours aisée
Sur le vivant
• Sur le vivant :
• La radiographie doit toujours faire la preuve
médico-légale d'une fracture.
• Les fractures vertébrales sont souvent
méconnues jusqu'au jour où apparaissent des
symptômes secondaires.
• Parfois les fractures partielles des os longs ou
courts ne sont découvertes que plusieurs
jours après le traumatisme.
II - LES PLAIES :

Au contraire des contusions, qui ne


s’accompagnent ni de destruction, ni
d’effraction des téguments, les plaies
présentent une solution de continuité des
téguments, avec participation ou non des
tissus sous jacents.
EXCORIATION

• On l’appelle indifféremment : érosion, éraillure, éraflure, égratignure,


écorchure.
• C’est la plaie la plus minime. Elle résulte de l’abrasion de l’épiderme.
– Sur le vivant, l’excoriation se couvre d’un exsudat lymphatique qui devient
une croutelle et  la cicatrisation se fait en une semaine.
– Sur le cadavre, le derme ainsi dénudé se dessèche, brunit : « c’est la plaque
parcheminé »

• Leur forme, leur répartition et leur direction renseignent souvent sur leur
mode de production. Leur siège peut être d’un grand intérêt en Expertise :
– Au cou → Strangulation.
– Au pourtour de la bouche et du nez → Suffocation.
– A l’anus → Attentat Pédérastique.
– Au visage ou aux mains → lutte.
– Aux cuisses → Agression Sexuelle.
Plaies par griffures :

• Ont un très grand intérêt médico–légal, elle sont le signe de lutte, fréquent tant
sur les victimes que sur les agresseurs, siègent aux parties découvertes elles ont la
forme soit d'une érosion linéaire, soit d'une empreinte curviligne.
– Empreinte curviligne : petite lésion de l'épiderme produite par l'application avec force ongle
sur la peau. Du coté de la concavité il est habituel de trouver une suffusion sanguine par
pression de la pulpe du doigt.
– Érosion linéaire : déplacement sur la peau de l'ongle au cours des mouvements de défense ou
d'attaque ces érosions linéaires sont de largeur, de longueur, et de profondeur variables le
plus souvent groupées, parallèles et équidistantes.
• Le siège de ces stigmates peut provoquer les circonstances : autour de la bouche
pour étouffer des cris au pourtour des orifices narinaires et buccal pour tenter de
suffoquer autour du cou, au visage et au mains pour tenter d'étrangler aux
différentes régions découvertes au cours d'une lutte.
 
• Sur le cadavre toutes ces marques deviennent visibles par suite de leur
durcissement et de leur brunissement, résultant du dessèchement du derme.
Plaies par morsure :

Ont quelques particularités :


• Les tissus saisis par les dents, mâchoires serrées
sont parfois arrachés.
• Les morsures par herbivores ( cheval) sont surtout un
écrasement.
• Les morsures par carnivores ( chien) sont des incisions.
• Les morsures faites par l'homme ont des caractères des 2
types.
• L'examen de la mâchoire et des plaies produites
par morsure permet d'apporter la preuve de
causalité, surtout si la mâchoire présente des
particularités comme l'absence certaine de dents
LA PLAIE SIMPLE :

Il y a simplement effraction sans destruction des


téguments. Les bords de la plaie sont nets,
réguliers, linéaires, sans aucune perte de
substance.
• Les plaies simples sont causées par les armes
blanches qui sont réparties en 3 catégories :
• a) armes piquantes,
• b) armes tranchantes
• c) armes piquantes et tranchantes à la fois
a - plaies par armes piquantes :
Ces armes sont caractérisées par leur percussion
punctiforme, d'après leur section elles se répartissent
en
• armes piquantes sans arêtes et en
• armes piquantes avec arêtes ( baïonnette )
• Aspect de la plaie :
– - Si l'instrument est sans arête ; la plaie prend la forme
d'une fente orientée dans le sens de la peau et non du
coup (verticale au cou transversale au thorax oblique à
l'abdomen axiale aux membres).
– - Si l'instrument est à arêtes ; la plaie prend un aspect
étoilé dont les branches correspondent au nombre
d'arêtes, mais non à la taille et à la forme exacte de
l'instrument du fait des rétractions cutanées.
b - plaies par armes tranchantes :
• Les armes tranchantes sectionnent les tissus.
• Aspect de la plaie :
– Les plaies sont simples, longues, peu profondes le
tracé est linéaire plus ou moins incurvé par suite
de la surface concave ou convexe des téguments il
peut être anguleux ou en zigzag.
– Les bords sont nets, réguliers.
– Les extrémités sont en pente douce et se
prolongent souvent par une érosion linéaire de
l'épiderme appelée « queue de rat » qui indique la
terminaison de l'incision.
c - plaie par armes piquantes et
tranchante à la fois :
• Ce sont des instruments à arêtes tranchantes terminées en pointe
piquante : ils sectionnent les tissus à mesure que la lame s'y
enfonce.
• Une seule arête peut être tranchante ( couteau) ou les deux
( poignard )
• Aspect de la plaie :
– plus profonde que large la forme est le plus souvent en boutonnière
les bords de la plaie sont nets réguliers à angles aigus ou arrondis la
largeur de la plaie peut être plus petite que celle de la lame du fait de
l'élasticité de la peau, elle peut être plus grande que la lame se celles
ci a été enfoncée ou retirée obliquement.
– Le trajet de la plaie est incliné si l'instrument a pénétré obliquement, il
est d'une grande variété selon les tissus lésés ; les fibres musculaires se
rétractent de part et d'autre, les aponévroses, les sérieuses, les os
plats, reproduisent le profil exact de la lame si elle a pénétré
perpendiculairement.
– Sur le cadavre le trajet de la plaie doit être suivi plan par plan par
dissection plutôt que par sondage en raison de création de faux
trajets.
LA PLAIE CONTUSE :
• Elle réunit à la fois les caractères d’une excoriation,
d’une plaie simple et d’une ecchymose (contusion). Les
bords de la plaie sont déchiquetés, irréguliers, décollés,
la perte de substance étant plus au moins considérable.
– Plaie par déchirure.
– Excoriation marginale parcheminée.
– Ecchymose à l'entoure plus ou moins étendue.
– La forme est irrégulière.
– Les bords sont amincis, déchiquetés.
– Les lèvres sont décollées parfois sur une grande étendue.
– Le fond anfractueux, meurtri et sanglant.
• Des ponts ou des brides cutanées, membraneuses,
vasculaires, persistent souvent entre les lèvres de la
plaie
Détermination de l'origine ante ou
post mortem des blessures :
La découverte d'une plaie sur un cadavre ne présente d'intérêt que si elle est d'origine vitale.
Une plaie ne sera considérée comme une lésion d'origine vitale que si elle présente les trois
critères classiques retrouvés à l'examen macroscopique :
– l'hémorragie avec infiltration des tissus celluleux sous–cutanés, des muscles, des
gaines vasculaires.
– La coagulation du sang in situ
– L'écartement des lèvres de la plaie en rapport avec la rétractilité vitale des tissus (le
degré de béance dépend de la mobilité de la peau au cuir chevelu et dans le dos est
très réduite.)
 
• Il existe certains méthodes histologiques de mise en évidence de l'origine ante mortem
d'une lésion.
– mise en évidence de l'afflux de polynucléaires examen des fibres élastiques
– Méthodes histo-chimiques mettant en évidence la fibrine, la sérotonine, l'histamine.

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