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Définition

L'impôt sur les sociétés s’applique sur l'ensemble des


produits, bénéfices et revenus prévus aux articles 4 et 8
du CGI, des sociétés et autres personnes morales visées
à l’article 2 du même code (CGI).
Personnes imposables

les sociétés quels que soient leur forme et leur objet à l’exclusion
de :

1°- les sociétés en nom collectif et les sociétés en commandite simple constituées au
Maroc et ne comprenant que des personnes physiques ainsi que les sociétés en
participation, sous réserve de l’option ;

2°- les sociétés de fait ne comprenant que des personnes physiques ;


Les sociétés de fait sont constituées de deux ou plusieurs personnes qui ont décidé
de mettre en commun leurs apports (en numéraire, en nature ou en industrie) en vue
de partager les bénéfices (ou les pertes). L'existence de la société de fait est établie
lorsque les conditions nécessaires à la formation du contrat de société sont réunies

3°- les sociétés à objet immobilier, quelle que soit leur forme, dont le capital est divisé en
parts sociales ou actions nominatives.
Produits soumis à l’impôt retenu à la source

les produits des actions, parts sociales et revenus


assimilés;
les produits de placements à revenu fixe et les
revenus des certificats de Sukuk;
les produits bruts, versés, mis à la disposition ou
inscrits en compte des personnes physiques ou
morales non résidentes.
Territorialité

 Les sociétés, qu'elles aient ou non un siège au Maroc, sont


imposables à raison de l'ensemble des produits, bénéfices
et revenus :
 se rapportant aux biens qu'elles possèdent, à l’activité qu'elles exercent
et aux opérations lucratives qu'elles réalisent au Maroc, même à titre
occasionnel ;
 dont le droit d’imposition est attribué au Maroc en vertu des
conventions tendant à éviter la double imposition en matière d’impôts
sur le revenu.
 Les sociétés n'ayant pas leur siège au Maroc, imposables à
raison des produits bruts reçus en contre partie des
prestations réalisées au Maroc.
Exonérations permanentes

 les associations et les organismes légalement assimilés à but non


lucratif, pour les seules opérations conformes à l'objet défini dans leurs
statuts;
 les coopératives et leurs unions légalement constituées dont les statuts, le
fonctionnement et les opérations sont reconnus conformes à la législation et à
la réglementation en vigueur régissant la catégorie à laquelle elles
appartiennent;
 les sociétés non résidentes au titre des plus-values réalisées sur les cessions de
valeurs mobilières cotées à la bourse des valeurs du Maroc;
 les organismes de placement collectif en valeurs mobilières (O.P.C.V.M.);
 les fonds de placements collectifs en titrisation (FPCT);
 les organismes de placement collectif en capital (O.P.C.C.);
 les exploitations agricoles réalisant un chiffre d’affaires annuel inférieur à cinq
millions (5.000.000) de dirhams.
Exonérations suivies de l’imposition permanente aux
taux réduits

 Les entreprises hôtelières bénéficient, au titre de leurs établissements hôteliers pour la partie
de la base imposable correspondant à leur chiffre d’affaires réalisé en devises dûment
rapatriées directement par elles ou pour leur compte par l’intermédiaire d’agences de voyages
:
 de l’exonération de (5) ans consécutifs qui court à compter de l’exercice au cours duquel la
première opération d’hébergement a été réalisée en devises ;
 et de l’imposition aux taux de 20% si son bénéfice dépasse 1’000’000 DH au-delà de cette

période .
 Les sociétés de services ayant le statut ‘‘CFC’’ bénéficient :
 de l'exonération totale de 5 exercices consécutifs, à compter du premier exercice d’octroi
du statut précité ;
 et de l'imposition au taux spécifique de 15 % au-delà de cette période.

 Les entreprises qui exercent leurs activités dans les zones d’accélération industrielle bénéficient :
 de l'exonération totale durant les cinq (5) premiers exercices consécutifs, à compter de la date du
début de leur exploitation ;
 et de l'imposition au taux prévu à l’article 19-II ci-dessous au-delà de cette période.
Exonérations permanentes en matière d’impôt
retenu à la source

 Les produits des actions, parts sociales et revenus assimilés suivants :


 les dividendes et autres produits de participation similaires versés par des sociétés
soumises ou exonérées de l’impôt sur les sociétés à des sociétés ayant leur siège social
au Maroc et soumises audit impôt (avec un abattement de 100%, 60% OPCI);
 les dividendes et autres produits de participations similaires versés à des non-résidents,
provenant d'activités exercées par les sociétés installées dans les zones d’accélération
industrielle;
 les dividendes et autres produits de participations similaires versés, mis à la disposition
ou inscrits en compte par les sociétés ayant le statut "Casablanca Finance City"
conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur ;
Imposition permanente aux taux réduits

Les entreprises exportatrices de produits ou de


services, à l’exclusion des entreprises exportatrices
des métaux de récupération, qui réalisent dans
l'année un chiffre d'affaires à l'exportation,
bénéficient pour le montant dudit chiffre d'affaires
de l’imposition plafonnée au taux de 20%.
Résultat fiscal

Le résultat fiscal de chaque exercice comptable est


déterminé d'après l'excédent des produits sur les
charges de l’exercice, engagées ou supportées
pour les besoins de l’activité imposable, en
application de la législation et de la réglementation
comptable en vigueur, modifié, le cas échéant,
conformément à la législation et à la réglementation
fiscale en vigueur.
Charges déductibles

CONDITIONS DE DEDUCTIBILITE DES CHARGES


Pour être fiscalement déductibles, les charges doivent
remplir les conditions suivantes :
 Se rattacher à la gestion de la société, ou être exposées dans l'intérêt de
l'exploitation ou pour les besoins de l'activité. Cette condition exclut
notamment les dépenses supportées dans le seul intérêt personnel de
certains associés ;
 Correspondre à une dépense effective et être appuyées de pièces
justificatives régulières;
 Etre constatées en comptabilité ;
 Se traduire par une diminution de l'actif net de la société.
Analyse des charges

 Le pièces de rechange qui sont destinés à être incorporés dans le prix de revient soit de
matériels ou d'outillages nouveaux, soit de constructions nouvelles et qui peuvent, de ce fait,
être regardés comme entrant dès leur acquisition dans l'actif immobilisé des sociétés.
 RRR, obtenus/accordés sur achats de matières et fournitures.
 Entretiens et réparations : les charges engagées ayant pour effet de maintenir (entretien) ou
de remettre en état normal d'utilisation (réparations) les immobilisations, sans en
augmenter la valeur, constituent des charges d'exploitation.
 Les primes versées en exécution de contrats d'assurances passés au profit de la société elle-
même sur la tête de son personnel dirigeant (chef d'entreprise, administrateur ou gérant de
société, directeur) ou de certains collaborateurs, sont exclues des charges déductibles.
 Cas des sociétés se constituant leur propre assureur : Les provisions constituées et les
sommes mises en réserve à cet effet ne sont pas déductibles.
 Les imprimés et catalogues encore détenus à la clôture de l'exercice doivent être portés dans
un compte de régularisation « charges constatées d'avance ».
 Les frais de foires et expositions sont normalement des charges d'exploitation, mais si ces
frais concernent des stands utilisables plusieurs années, ils deviennent alors des
agencements, c'est-à-dire des immobilisations.
Analyse des charges

 les cadeaux publicitaires d'une valeur unitaire maximale de cent (100) dirhams
portant soit la raison sociale, soit le nom ou le sigle de la société, soit la
marque des produits qu'elle fabrique ou dont elle fait le commerce.
 Les sociétés peuvent également déduire de leur résultat fiscal, dans la limite de
2°/oo du CA (HT), du donateur, les dons en argent et en nature octroyés aux
œuvres sociales des entreprises publiques ou privées et aux œuvres sociales
des institutions qui sont autorisées par la loi qui les institue à percevoir des
dons.
 Les congés payés non encore pris mais acquis par les salariés à la fin de
l’exercice constituent des charges salariales certaines déductibles du résultat
fiscal de cet exercice, à condition que leur montant soit calculé de manière
détaillé et individualisé par salarié.
 Les conditions requises pour que les amortissements soient déductibles sont les suivantes :
Les biens en cause doivent appartenir à la société et figurer à son actif immobilisé;
Les amortissements y afférents doivent avoir été constatés régulièrement en comptabilité.

 Le taux d'amortissement du coût d'acquisition des véhicules de transport de personnes ne


peut être inférieur à 20% par an et la valeur totale fiscalement déductible, répartie sur cinq
(5) ans à parts égales, ne peut être supérieure à trois cent mille (300 000) dirhams par
véhicule, taxe sur la valeur ajoutée comprise.
 Lorsque lesdits véhicules sont utilisés par les entreprises dans le cadre d'un
contrat de crédit-bail ou de location, la part de la redevance ou du montant de la
location, supportée par l'utilisateur et correspondant à l'amortissement au taux de
2O% par an, calculée sur la partie du prix du véhicule excédant 300 000 TVA
comprise, n'est pas déductible pour la détermination du résultat fiscal.
 A préciser que la limitation du montant de l’amortissement à 300 000 DH TVA
comprise en cas de crédit bail est appréciée par référence au prix du véhicule hors
taxe sur la valeur ajoutée et non par rapport au montant des redevances payées.
Provisions

Lorsqu'une charge est certaine et non pas seulement


"probable" elle relève des "charges à payer" et non
des provisions. Tel est le cas des loyers échus restant
dus à la clôture de l'exercice.
Pour qu’une provision soit fiscalement déductible,
elle doit répondre à certaines conditions de fond et
de forme.
Une provision n'est pas déductible si les dépenses
auxquelles elle est destinée ne sont pas elles-mêmes
déductibles.
 Pour qu'une provision puisse être admise en déduction, il faut que :
 la perte ou la charge correspondante soit nettement précisée quant à sa
nature, c'est-à-dire qu'il y ait individualisation soit de l'élément d'actif
susceptible de faire l'objet de la dépréciation ou de perte, soit de la nature
de la charge à prévoir ;
 et que le montant de cette perte ou de cette charge soit susceptible d'être
évalué avec une approximation suffisante.
 Les pertes et charges doivent trouver leur origine dans l'exercice en cours
 Pour qu’elles soient déductibles, les provisions doivent être effectivement
constatées dans les écritures comptables de l’exercice.
 La déductibilité de la provision pour créances douteuses est conditionnée par
l’introduction d’un recours judiciaire dans un délai de 12 mois suivant celui de
sa constitution.
 Pour les titres cotés en bourse, la provision pour dépréciation se justifie dès lors
que le dernier cours en bourse précédant la clôture de l'exercice est inférieur au
prix d'acquisition.

 Pour les titres non côtés, la provision se justifie dans la mesure où il est établi
que l'actif net réel de la société émettrice, évalué à sa valeur actuelle.

 Les provisions constituées pour faire face aux indemnités en question sont
admises dans les charges déductibles, si lesdites indemnités restent dues à la
clôture de l'exercice et concernent des licenciements ou des départs prononcés
au cours de cet exercice.

 C’est la provision constituée par une société dans le but de couvrir le risque de
la garantie donnée à ses clients. Cette provision n’est pas déductible.
le montant total des sommes portant intérêts
déductibles ne peut excéder le montant du capital
social et le taux des intérêts déductibles ne peut être
supérieur au taux admis fiscalement.
Les écarts de conversion-actif, relatifs aux
diminutions des créances et à l’augmentation des
dettes, constatés suite à cette évaluation sont
déductibles pour la détermination du résultat de
l’exercice de leur constatation.

Charges non courantes

 Pénalités sur marchés et dédits (déductible)


 Rappels d'impôts :Les redressements définitifs se rattachant aux impôts et
taxes déductibles, autres que l'impôt sur les sociétés, sont considérés comme
des charges non courantes déductibles.
 Pénalités et amendes fiscales(ND) /Pénalités et amendes pénales(D)
 Ne sont pas également déductibles en tant que charges non courantes, les amendes,
pénalités et majorations mises à la charge des sociétés pour infractions aux
dispositions de la législation du travail, de la réglementation de la circulation et de
contrôle des changes ou des prix.
 Les dommages et intérêts, mis à la charge d'une société par suite d'un jugement
judiciaire, sont admis en déduction du résultat fiscal de l'exercice au cours duquel le
jugement définitif est intervenu.
 les libéralités,ne sont pas déductibles fiscalement chez la société qui les
accorde, tel est le cas de la remise totale ou partielle d'une dette.
Charges non déductibles

 Ne sont déductibles du résultat fiscal que dans la limite de 5.000Dh par


jour et par fournisseur sans dépasser 50.000 Dh par mois et par
fournisseur133, les dépenses afférentes aux charges visées à l’article 10
(I-A, B et E) dont le règlement n'est pas justifié par chèque barré non
endossable, effet de commerce, moyen magnétique de paiement,
virement bancaire, procédé électronique ou par compensation avec une
créance à l’égard d’une même personne.
 Ne sont pas déductibles du résultat fiscal, les montants des achats, des
travaux et des prestations de services non justifiés par une facture
régulière ou toute autre pièce probante établie au nom du contribuable
comportant les renseignements prévus à l’article 145 .
Déficit reportable

 Le déficit d'un exercice comptable peut être déduit du bénéfice de


l'exercice comptable suivant. A défaut de bénéfice ou en cas de bénéfice
insuffisant pour que la déduction puisse être opérée en totalité ou en
partie, le déficit ou le reliquat de déficit peut être déduit des bénéfices
des exercices comptables suivants jusqu'au quatrième exercice qui suit
l'exercice déficitaire.
 la limitation du délai de déduction prévue à l'alinéa précédent n'est pas
applicable au déficit ou à la fraction du déficit correspondant à des
amortissements régulièrement comptabilisés .
Période d’imposition

L'impôt sur les sociétés est calculé d'après le bénéfice


réalisé au cours de chaque exercice comptable qui ne
peut être supérieur à 12 mois.
Cotisation minimale (Art. 144)

 La cotisation minimale est un minimum d’imposition que les contribuables soumis à


l’impôt sur les sociétés ou à l’impôt sur le revenu sont tenus de verser, même en
l’absence de bénéfice.
 Les sociétés, autres que les sociétés concessionnaires de service public, sont
exonérées de la cotisation minimale pendant les 36 premiers mois suivant la date du
début de leur exploitation.
 Le taux de la cotisation minimale est fixé à 0,50%.
 Toutefois, ce taux est porté à 0,60%, le résultat courant hors amortissement est
déclaré négatif par l’entreprise, au titre de deux exercices consécutifs.

 0,25 % pour les opérations effectuées par les entreprises commerciales au titre des
ventes portant sur les produits pétroliers, le gaz, le beurre, l'huile, le sucre, la farine,
l’eau, l'électricité et les médicaments.

 Le montant de la cotisation minimale, même en l’absence de chiffre d’affaires, ne


peut être inférieur à 3 000 DH.
CAS

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