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Réévaluation des immobilisations

Plan

I. Définition
II. Intérêt de la réévaluation
III.Régimes de la réévaluation
IV.Détermination de la valeur réévaluée
V. L’écart de réévaluation
VI.Comptabilisation de la réévaluation
I. Définition

 La réévaluation des bilans consiste à actualiser la valeur


comptable des éléments d’actif qui figurent normalement au bilan
pendant toute la durée de vie à la valeur nominale d’origine.

 En période inflationniste, la valeur nominale des biens augmente.


Mais en comptabilité, le principe de prudence interdisant la prise
en compte des plus-values latentes, en imposant le maintien du
coût historique des biens, ne permet pas de présenter la valeur
réelle de ces biens au bilan.
II. Intérêt de la réévaluation

 En période d’inflation, les principes comptables fondamentaux de


cout historique et de prudence représentent des obstacles réels à
une présentation satisfaisante du patrimoine, de la situation
financière et des résultats de l’entreprise.

 De plus, l’entreprise procède à la réévaluation de ses actifs pour


éviter de se trouver dans l’obligation de dissoudre lorsque les
capitaux propres deviennent inferieurs au quart du capital social.
III. Régimes de réévaluation

 Régime abrogé : (réévaluation légal),

 Régime temporaire : (réévaluation libre).


III. Régimes de réévaluation

1. Régime légal

 Régime légal ou régime abrogé, concerne la réévaluation légale des


bilans. L’application de ces articles était conditionnée par la
publication d’un arrêt du ministre des finances fixant les
coefficients de réévaluation.

 Ces articles ont été abrogés par la loi de finance pour l’année
budgétaire 1997/1998. De ce fait, il n’y a plus de réévaluation
légale des bilans.
III. Régimes de réévaluation

2. Régime temporaire

 Le régime de réévaluation libre, est réglementé par le décret n 2-


99-1014 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) :
La réévaluation libre porte sur l’ensemble des immobilisations
corporelles et financières existant à l’actif de l’entreprise à la date de
clôture de l’exercice, à l’exclusion des éléments immobilisés dont la
valeur actuelle est égale à la valeur comptable nette.
« Article 1, le décret n 2-99-1014 du 29 moharrem 1421 (4 mai
2000) ».
IV. Détermination de la valeur
réévaluée
 La valeur réévaluée, c’est la valeur actuelle d’une
immobilisation;
« La valeur actuelle est le prix qu’accepterait d’en donner
un acquéreur éventuel de l’entreprise dans l’état et le lieu
où se trouve ladite immobilisation »;
(Article 3 du décret n 2-99-1014 du 29 moharrem
1421-4 mai 2000-).
IV. Détermination de la valeur
réévalué
Pour l’estimation de la valeur actuelle, il peut être fait
référence:
 Aux cours pratiqués sur un marché approprié;
 A la valeur d’entrée en comptabilité affectée d’un indice
de prix spécifique o la famille de biens à laquelle
appartient l’immobilisation;
 A la valeur d’entrée affectée d’un indice exprimant les
variations du niveau général des prix.
(Article 4 du décret n 2-99-1014 du 29 moharrem
1421-4 mai 2000-).
IV. Détermination de la valeur
réévalué
Pour les titres de participation et autres titres
immobilisés, il peut également, être fait référence:
 Aux cours de bourse;
 Aux perspectives de rentabilité;
 À la conjoncture économique;
 Aux capitaux propres réels de la société contrôlée;
 …etc.
(Article 4 du décret n 2-99-1014 du 29 moharrem
1421-4 mai 2000-).
IV. Détermination de la valeur
réévalué
 « Sur le plan fiscale, les amortissement, les provisions,
les profits ou pertes ainsi que les plus ou moins-values
de cession ou retrait d’actif relatifs aux immobilisations
réévaluées, sont calculés par rapport aux valeurs
d’entrée initiales. Les réajustements, par rapport aux
montants inscrits en comptabilité, sont portés, sous
forme de réintégrations ou de déductions, dans l’état
des informations complémentaires, au niveau du
tableau relatif au passage du résultat net comptable au
résultat net fiscal ».
(Article 10, décret n 2-99-1014 du 29 moharrem
1421-4 mai 2000)
V. L’écart de réévaluation

 Selon l’article 5:« l’écart de réévaluation, égal à la


différence entre la valeur réévaluée et la valeur d’entrée
de l’immobilisation, a pour effet d’augmenter la valeur
comptable nette de ladite immobilisation. … ».
(Décret n 2-99-1014 du 29 moharrem 1421-4 mai
2000)
V. L’écart de réévaluation
 Il est inscrit directement au passif du bilan : (selon
l’article 14 de la loi n° 9-88 relative aux obligations
comptables des commerçants);
 Il peut être incorporé au capital : (selon l’article 184 de
la loi n° 17-95 relative aux sociétés anonymes);
 Il n’est pas distribuable : (selon l’article 328 de la loi n°
17- 95 relative aux sociétés anonymes);
 Il ne peut être utilisé à compenser les pertes:(selon
l’article 14 de la loi n° 9-88 relative aux obligations
comptables des commerçants).
VI. Comptabilisation de la
réévaluation
 Lors de la réévaluation
1. La différence entre la valeur actuelle et la valeur nette
comptable de l’immobilisation réévaluée constitue l’écart
de réévaluation comptabilisé dans les capitaux propres
dans le compte « 1130 Écarts de réévaluation ».
2. Les éventuels amortissements dérogatoires doivent être
repris lors de la réévaluation.
VI. Comptabilisation de la
réévaluation
 Exemple applicatif
Un terrain est inscrit à l’actif pour 80 000. Sa valeur
actuelle au 31/12/N, la valeur de terrain après la
réévaluation est de de 100 000.
Valeur actuelle 100 000
VNC -80 000
Écart de réévaluation 20 000
VI. Comptabilisation de la
réévaluation

231   Terrain 20 000  


1130 Écart de réévaluation 20 000
VI. Comptabilisation de la
réévaluation
 Exemple applicatif
Un matériel a été acquis le 01/01/N pour un coût d’acquisition de 100 000.
Ce matériel est amorti en linéaire sur 10 ans. Sa valeur actuelle au
31/12/N+6, la valeur après réévaluation est de 160000.

Matériel Avant Réévaluation Après


Brut 100 000 60 000 160 000
Amortissement 70 000 70 000
linéaire sur 10 ans
VNC 30 000 60 000 90 000
Valeur actuelle

2332   Matériel 60 000  


1130 Écart de réévaluation 60 000
65941  
75941 DNC pour amortissement Dérogatoire 30 000
Reprise sur amortissement dérogatoire 30 000

DNC : dotations non courantes


VI. Comptabilisation de la
réévaluation
 Après la réévaluation :
L’amortissement économique correspond à la valeur actuelle sur la
durée résiduelle d’amortissement, à la date de la réévaluation.
Exemple applicatif (suite)
Dotation aux amortissements au 31/12/N+7
Valeur actuelle à la date de la réévaluation 90 000
Durée résiduelle d’amortissement 3ans
Dotation = 90 000/3 = 30 000

6591   Dotation aux amortissements 30 000  


283 Amortissement des immobilisations 30 000

2833 Amortissements des installations techniques, matériel et outillage.


VI. Comptabilisation de la

réévaluation
En cas de bénéfice, l’écart de réévaluation est transféré en réserve
distribuable à concurrence du supplément d’amortissement relatif
à la partie réévalué de l’immobilisation.
Transfert en réserve distribuables au 31/12/N+7
Dotation après réévaluation 30 000
Dotation avant réévaluation 10 000
Transfert en réserve distribuable 30 000 – 10 000 = 20 000

1130   Ecart de réévaluation 20 000  


115 Autres réserves 20 000
VI. Comptabilisation de la
réévaluation
 Cession d’un bien réévalué :
La cession d’une immobilisation réévaluée se comptabilise comme la
cession d’une immobilisation ordinaire.
Exemple
30/06/N+8 : cession du matériel pour 30 000 par chèque bancaire.

5141   Banque  30 000  


7513 Produits des cessions des Immob. corporelles 30 000
 Au 31/12/N+8

6193   DEA des Immob. Corporelles 15000  


28332 Amort. Matériel et outillage 15000

30000/2= 15000

6513   VNA des Immob. Corporelles cédées 45 000  


28332   Amort. De matériel et outillage 115 000  
2332 Matériel et outillage 160 000

Σ Amort. = 100 000+30 000/2 = 115 000


Merci pour votre attention!

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