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Spectres atomiques

Introduction
Une substance soumise à des excitations convenables,
telles que la température élevée, la décharge
électrique, l’absorption de rayonnement, etc., émet un
rayonnement.
Lorsqu’on envoie un faisceau de lumière émis par une
substance sur un prisme et qu’on recueille le faisceau
émergeant dans le plan focal d’une lunette, on observe
une succession de couleurs allant du rouge au violet.
Chaque couleur correspond à
radiation monochromatique de longueur
d’onde donnée, correspondant à une
composante de la lumière incidente
complexe. L’ensemble de ces images
constitue le spectre de (la lumière) de
l’élément considéré.
L’étude des spectres ou
spectroscopie se fait à l’aide
d’appareils appelés spectroscopes.
On distingue divers domaines de la
spectroscopie selon la longueur
d’onde des radiations étudiées :
Spectroscopie des radiations visibles,
Spectroscopie des radiations ultraviolettes et
infrarouge, Spectroscopie des rayons X
Spectroscopie des radiations des ondes
hertziennes.

rayons Ondes
 X UV visible IR
cosmiques hertziennes
+
0,001 0,1 Å 0,01 0,4 0,75  300 30 km
Å 0,3m
Spectre de l’atome d’hydrogène
L’étude se fait en utilisant un tube de
Geissler dans lequel on introduit le gaz sous faible
pression. Lorsqu’on applique une différence de
potentiel élevée (plusieurs
milliers de volts), une
décharge autonome se E

produit. Le gaz devient


C
luminescent, c’est à dire
qu’il émet de la lumière. E
Le spectre observé est formé de quatre
raies visibles qu’on désigne par les symboles H ,
H, H et H groupées en série. Cette série est
suivie de raies
ultraviolettes décelables
par photographie.
Si on abaisse la
tension aussi faible que
possible on observe H H H H 

d’autres séries de raies.


L’ensemble des raies montre une régularité
très marquée. En 1885 Balmer trouva une
formule permettant de représenter les longueurs
d’onde des raies selon
 
la relation σ  1   1 - 1 
λ  22 n2 
 
où est la constante de Rydberg=109677,7cm -1, n
un nombre entier supérieur à 2 et variant d’une
raie à une autre n =1, 2, 3, 4, 5….
Quand n tend vers l’infini,  tend vers , dite limite
de la série de raies appelé série de Balmer.
Les autres séries de raies sont
représentées pae une formule analogue,
où no varie d’une série de raies à une
autre . Il vaut:
1 pour la série de Lymann,
2 pour la série de Balmer,
3 pour celle de Paschen
etc.
Série de Série de
Pf Bk Paschen Balmer Lyman

+ + + + +
20000 10000 5000 3646 1216 1000 Å
Série de Série de
Balmer Lyman
Pf Bk Paschen

+ + + + +
20000 10000 3646 1216 1000 Å
5000
Interprétation des spectres d’émission et
d’absorption: les niveaux d’énergie de
l’atome
En 1913, Niels Bohr interpréta les
spectres de raies des atomes en utilisant la
notion de photon d’énergie h = hc/=hc.
Selon le modèle de Bohr, l’émission ou
l’absorption de rayonnement est due à la
transition d’un électron entre les niveaux
d’énergie Enhc2 de l’atome d’hydrogène.
n
Lors de l’émission d’un rayonnement d’énergie
h, un électon subit une transition qui le fait
passe d’un niveau d’énergie E1 par exemple à un
niveau d’énergie E2, l’énergie du photon étant
égale à la différence des énergie des deux
niveaux : hνE1E2 hc  hc
n12 n2 2
hνhc 1  1 
n12 n22

Si on fait n1= 2 , on obtient la formule de Balmer

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