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Bases biomécaniques

Analyse en translation

1
Plan du cours :
1. Les forces
• Système interne / externe
• Différents types de forces (frottements, réaction au sol…)

2. La relation fondamentale de la dynamique


3. Trajectographie
4. Impulsion

2
Chapitre 1
Les forces

3
I) Définitions
• Cause capable de :
– mettre un corps en mouvement
– modifier le mouvement d ’un corps, ou un état d’équilibre
– déformer un corps

• Liée à l’analyse dynamique (analyse des causes du


mvt)
• Exemples :
– coup de pied dans un ballon
– rebond sur le sol
– appuyer sur un objet, etc...

4
Représentation mathématique :

• Exprimée sous forme vectorielle F


– direction
– sens
F
– norme = intensité
– point d ’application
• Unité : le Newton
• Notation de la force :
 
FA  B ou FA / B

5
II) Nature des forces
1) Forces à distance
• Force électrostatique: créée par les électrons en mvt. (Règle en
plastique)
• Force magnétique (écran de TV, aimant sur métal)
• Force de gravitation : attraction de tt objet sur un autre.

Loi d’attraction universelle

Attraction terrestre (ou POIDS)


= force de la terre sur les objets 6
-Vertical, vers le bas

-Norme : PS = P = ms*g (ms = masse du système)
Poids :
 -Point d’application: centre de gravité G du système S
PS

 G
P

7
2) forces de contact
• Tension fil ou ressort sur un objet (ex : lancé du marteau)



T
Réaction (appui sur un support : saut en hauteur)
masse
fil



Frottement (eau sur une planche à voile)

R
Poussée d’Archimède

!

R 8
3) Forces d ’inertie (uniquement pour des repères non galiléens)
- Force de coriolis : mvts en rotation (tourbillon dans évier)
- Force d’entraînement : mvts en translation (canoë dans une
rivière)

EXEMPLE BILAN: Entraînement


Entraînement Frottements

Gravité

Gravité
Réaction
Réaction Réaction 9
III) Référentiels
• Toutes les mesures dans l’espace doivent
être faites dans un référentiel, un repère

R0 R1

10
• Référentiel galiléen R0
– Référentiel dont les axes sont alignés sur
la position d’étoiles lointaines

(R0)

11
• Un objet fixe dans un référentiel galiléen ne
subit pas de forces d'entraînement

• Une propriété importante :

Un référentiel en mouvement rectiligne


uniforme par rapport à un repère galiléen est
aussi galiléen

12
• Référentiel barycentrique R*
– Référentiel dont les axes sont issus du
centre de masse G et constamment
parallèles à ceux du repère R0(O,i,j,k)

(R*)
(R0)
(R*) G

O
G R* en translation / R0
13
• Un référentiel barycentrique n’est pas
forcement en translation à vitesse constante
par rapport à R0
 il n’est pas en général galiléen

• Un objet fixe dans un référentiel


barycentrique :
– peut subir des forces d’entraînement
– mais ne subit pas de moment d’entraînement

14
IV) Le bilan des forces
– Définir le système considéré
– Classer les forces externes et internes :

Forces externes : proviennent des corps


étrangers à S
Forces internes : interactions de tous les corps
de S, assurent la cohésion du système

 Système S : Joueur
P Force externe : Poids
Forces internes : forces musculaires
15
• Exemples de bilans de forces externes

– Système S = bloc poussé :


– P : Poids
R – R : réaction du sol
F – f : frottement
f
– F : poussée

P
- Système S = un nageur :
Pa
Fr : Forces résistives Fp G FR
Fp : Forces propulsives
Ga
Pa= Pousée d’Archimède
P = Poids P
16
V) Principe d’action/réaction
(3ème loi de Newton)
Ou principe des actions réciproques:
« Si un système A exerce une force sur le
système B, alors le système B exerce
également une force sur le système A de
telle sorte que la force exercée par A sur B
soit l’opposée de la force
FB  A   FA B
 
NB : 2 forces de même intensité : FA B  FBA
17
Exemples :

1) Poids et réaction du sol (cas statique) 


P
    
P  R P  R R

2) Echelle contre un mur :


Fmur→ech
Fmur→ech = - Fech→mur
Fech→mur
Fsol→ech
Fech→sol = - Fsol→ech

Pech 18
Fech→sol
Chapitre 2
La réaction au sol

19
Introduction
• C’est une force externe (de contact)
« à tt contact, il y a 2 forces : une d’action et une
réaction ». (importance du syst. considéré)
• Manifestation de la 3ème
loi de Newton (action-réaction )

• Rappel : Définition
R = force exercée par le sol Fs→a
sur l’athlète = Fs→a

Fa→s
20
I) Méthode de mesure de la réaction
au sol
1) La plate forme de forces
A= plaque métallique rigide
B=cadre métallique F
C=capteurs de forces
(jauges de deform. ou
Socle capt. piézo-électriques)
ie

is
F exercée = pelle à la déformation des capteurs, donc au
courant passant dans les jauges ou les cristaux 21
Paramètres mesurés par la plate forme :
- Le point d’application de la réaction = centre de pression
- les coordonnées de la force : Fx, Fy, Fz
- les moments de force : Mx My et Mz
Z

Y
F

NB : Parfois, réaction non appliquée / à un pt (ex : Jbes écartées)


22
Analyse de la force de réaction lors d’une foulée:
Phase de
Contact initial
poussée Sol dur
Sol mou

-Permet l’analyse des performances d’un sol


-Confort, traumatismes
-Construction d’orthèses (prothèses pour le pied)
-Signature d’un athlète 23
2 ) Le foot scan
- Mesure la pression exercée en chaque endroit du pied
- Formule liant pression et force:
F
P
S

- Déroulement du pied selon l’athlète:

24
Chapitre 3
Dynamique d’un système

Quantité de mouvement
Lois de Newton

25
Introduction

Dynamique : étude des relations entre le mouvement


(position, vitesses accélération) et les causes qui le produisent
(forces et moment)

Cinématique : Etude du mouvement des corps,
indépendamment des causes (forces et moments) qui les
produisent.

26
I) Quantité de mouvement
1) Masse et inertie (aspects cinétiques)

Inertie : Propriété qu’a un corps à s’opposer à toute modif. de


son état de repos ou de mvt rectiligne uniforme = Résistance à
la modification du mouvement.
 reliée à la quantité de matière dont le corps est formé

Masse : mesure qualitative de l’inertie (masse inertielle)

Plus un corps a de la masse, plus il est difficile de le mettre en


mvt ou de modifier sa trajectoire

27
Plus la masse à déplacer est grande, moins on l’accélère avec
la même force.

F1 A F1 M>>m a
m

- Lien entre force et accélération : F = m.a (R.F.D.)


- Unité de la masse = le Kilogramme (Kg)

28
2) Quantité de mouvement

-Base de la description des liens entre les forces et le mvt


-Produit de la masse d’un objet et de sa vitesse

 p[ Kg .m.s 1 ]
 P (poids)
p  m.VG ,  m[ Kg ]
 V [m.s 1 ] ! 
p (quantité mvt)
 G

- Direction de la quantité de mvt = la même que la direction du


mouvement
VG
G m.VG
29
- « Réservoir » qui se remplit quand on prend de la vitesse,
qui baisse quand on en perd
- Grandeur additive :

14
mOG   mi OGi (Relation du centre de masse)
i 1

Dérivation / temps :
 d OG
14  VG  14
mVG   mi VGi ,  dt pG   pGi
i 1 V  d OGi i 1
 Gi dt
30
-Ex: l’athlète = 14 segments

p1 = m1.V1
G
p5 = m5.V5 pG = M.VG (M= masse totale)

p12 = m12.V12

  14
      
p G  M.VG   p i p1  p 2  ...  p14  m1 .V1  m 2 .V2  ...  m1 4 .V14
i 1

pi = contribution de chaque
segment à pG
31
Propriété : Loi de conservation de la Qtité de mouvement:
Pour un système isolé ou pseudo isolé (pas de Fext ou somme
des forces extérieures est nulle, il y a conservation de la
quantité de mouvement.
 gdeur importante dans l’étude des chocs souvent

32
II) Les lois de Newton
1)Référentiel galiléen

Definition : Ref. en translation uniforme par rapport au


referentiel de Copernic (axes dirigés vers 3 étoiles lointaines)

- ref en déplacement rectiligne à V= Constante


- les référentiels galiléens ne peuvent pas être
tournants ni subir d’accélérations
- la Terre = approximation de ref galiléen car sa
rotation est négligeable 33
2) 2ème loi de Newton (Relation Fondamentale de
la dynamique « R.F.D. »)

Exprime le lien qui existe entre causes du mouvement (Fext)


et les conséquences (vitesses, accélération) :

dpG
 Fext  dt
NB: La RFD exprime aussi bien les forces externes que
internes mais les Fint se compensent :
     
Système A+B:  F int  FA / B  FB / A  FA / B  FA / B  0
A B
   
   F  Fext   Fint  Fext
FB / A FA / B 34
2 cas possibles :
a) Si m=constante :

dpG dVG 
 Fext  dt  m. dt  m.a G

a) Si m n’est pas constante (varie dans le temps)


d p G dm  dVG dm  
 Fext  dt  dt VG  m. dt  dt VG  m.a G

35
3) 1ère loi de Newton

Système isolé : ne subissant aucune force (ex: cosmonaute


dans l’espace)
Système pseudo-isolé : forces se compensent (ex: boite
immobile posée au sol)  
F ext 0

1ère loi de Newton (ou principe de conservation de l’inertie) :


« Dans un référentiel galiléen, tout solide isolé ou pseudo isolé
est soit au repos, soit en mvt rectiligne uniforme »

   
 Fext 0 m.a G  0 V  cons tan te
36
Chapitre 4
force de frottement

37
I) Introduction et caractéristiques
• C’est une force externe
• force tangentielle qui agit entre deux corps en contact ayant
des déplacements opposés. Intervient pour amorcer,
entretenir ou arrêter le mvt
• De 2 natures: solide/solide, fluide/solide
• Doit être minimisée dans certaines disciplines sportives (ex:
natation, voile, ski…) F
air/skieur

Fneige/ski

38
- Frottement existe dès l'instant où l'objet est soumis à une force qui
tend à le faire déplacer: frottement statique / dynamique

Mais frottement = indispensable au mvt :


- Debout sur la glace: difficile de tenir debout, sauf si
chaussures augmentant le frottement.
- Durant la marche: Force de propulsion exercée contre le
sol. Si cette force est > force de frottement (ex: chaussure
peu adhérente), on glisse !!
- Moto qui démarre en crissant les pneus: force motrice >
force de frottement  perte d’adhérence

39
II) Frottement solide / solide
A) Frottement statique
- Une poussée sur un solide immobile ne permet
pas toujours de mettre ce solide en mouvement.
- On peut augmenter l’intensité de la poussée
sans réussir à mettre ce solide en mouvement.

Immobile Il existe une force qui


Poussée s’oppose au mouvement:
force de frottement
statique 40
- Cette force de frottement augmente
proportionnellement à la poussée, tant que le solide
est immobile.

Force de
Immobile frottement
Poussée

Force de
frottement Poussée

41
B) Frottement dynamique

-mobile entre en Mobile


mouvement : force de Poussée
frottement atteint une
valeur qui ne varie plus Force de
- mise en mouvement « frottement
Force de
plus coûteuse » que le frottement
maintien en mouvement.
Immobile Mobile

Poussée 42
C) Coefficient de frottement: 
État métastable: avec un peu
Fs de poussée, l’objet se déplace
Fd
Force de
frottement Immobile Mobile
Poussée

Coefficient de
frottement statique s=Fs / P
Coefficient de d=Fd / P
frottement dynamique 43
Coefficient de frottement μ :
Nature du contact statique dynamique
Acier / acier 0.18 0.1
Nylon / acier 0.35
Métaux / bois 0.6 0.5
Métal / glace 0.02
Pneu / route 0.8 0.6
Caoutchouc/bois 0.75
cartilage 0.005

NB: parfois, dans les exercices, on utilise des coeff. de frottement


statiques, car on aura une estimation maximale du frottement
44
- Ex de Coeff de frottement μ pour différents types de chaussures

45
D) Calcul de frottements
Les forces de frottement sont fonction :
- Des surfaces en contact (cf μ) f=μN
- et de la force normale N au corps :

Exemple de la balle tractée sur un sol de tennis (à v=constante)

N V= Constante
y
T
dynamomètre
f
x
46

P

 Fext  m.a G P+N+f+T= M.aG

Sur (Ox) :
-f + T = 0 donc T=f : le dynamomètre mesure le frottement
Sur (Oy) :
N-P = 0 donc N= m.g
Valeur de la force de frottement : f=μN= μ m.g

μ peut être déterminé si on connaît m et f : μ = f / m.g


Ex: Rolland Garros : μ = 0.65, Bercy μ=0.5, Wimbledon μ=0.3
47
Manières de modifier le frottement entre deux corps :
1. En modifiant la nature des surfaces en contact (matériaux
utilisés, adjonction de produits...). But : faire varier μ
Ex: Diminuer les forces de frottement skis/neige à l’aide de « fart »

 
2. En augmentant ou diminuant la force normale donc le poids.

Ex : augmenter les forces de frottement. Entraînement d'un pack


d'avants au rugby sur la presse :
Presse lestée  augmentat° de la force
de frottement en augmentant le poids de
la presse donc la force normale.
Mais : la normale n’est pas
toujours l’opposée du poids (cf plan
48
incliné)
III) Frottement solide/fluide
A) Résistance globale
Rg = 1/2. .Sm.CX. V²= K S.V²

Rg = résistance globale opposée au déplacement du solide


CX = coefficient de résistance hydrodynamique (aérodynamique)
globale, fonction de la forme du corps, de la qualité du revêtement
 = masse volumique du fluide dans lequel se déplace le solide ( =
1000 kg.m-3 pour l’eau, 1.3 kg.m-3 pour l’air)
V = vitesse du solide
Sm = surface du maître couple

49
B) Composantes
1) Traînée de forme
dépend du maître couple (Sm) et du carré de la vitesse
du solide (V). Cf est le coefficient de la traînée de
forme.
Tf = 1/2. .Sm.Cf. V²
V
Maître couple :
Surface projetée du solide
sur un plan perpendiculaire
au déplacement
50
Solides avec des maîtres couples identiques et des
coefficients de forme différents.

Formes différentes de
même maître couples

Ordre d’arrivée

Sur quel critère doit on se baser pour choisir la bonne


stratégie ?

51
Choisir le plus faible maître couple!!!
On modélise un nageur par deux solides, S1 et S2 , indiquer le
maître couple qui s’oppose au mouvement du nageur vers
l’avant.
S1
V1
S2
V2

Nageur : segments propulsifs + segments résistifs, le maître couple


est « dynamique » et ne doit prendre en compte que les surfaces
résistives!!!

52
2) Traînée de frottement
S : surface totale du solide, Cfr : du coeff. de frottement entre la
surface du solide et le fluide, et V : vitesse du solide

Tfr = 1/2. .S.Cfr. V

Surface totale du solide

Quelle surface choisir ???? La plus petite !!!

53
3) Traînée de vague
Intervient pour les solides non-totalement
immergé dans un fluide, mais à l’interface de 2
fluides (coque de bateau, nageur à la surface),
le déplacement du solide crée des vagues.

Tv = 1/2.Cv..Sm.V3

54
Chapitre 5
Trajectographie

55
I) Problèmatique
Comment remonter à la trajectoire à
partir d’une analyse mécanique ?
1) Bilan des forces

2) Application de la RFD  Fext  m
a a

3) Accélération  Vitesse
4) Vitesse  Trajectoire
Rappels :
dérivation dOM
dérivation dV
Position OM Vitesse V  Accélération a 
dt dt
intégration intégration
Accélération a Vitesse Position
56
V   a.dt  const OM   V.dt  const
Problème :
! – Une fonction n’a qu’une seule dérivée
– Une fonction a plusieurs intégrales
Exemple :
Rennes La Rochelle
120km/h 120km/h
80km/h 80km/h

100km/h 100km/h

Nantes Bordeaux
- Pour les 2 voitures, les vecteurs vitesses sont identiques au cours du
temps.
- la connaissance de la vitesse seule ne permet pas de remonter à la
position; la connaissance de la vitesse et de la position initiale permet de
retrouver complètement la position.
57
II) Application au cas de la chute libre

z
P y
O
x

Bilan des forces :


Seules forces : le poids P, le frottement f est considéré négligeable

A) Résolution générale du problème :



Application de la RFD :  Fext  ma P  mg
ag
58
• On décompose sur chacun des axes :
Sur (Ox) : ax = gx = 0  0 
 
Sur (Oy) : ay = gy = 0 a 0 
 g
Sur (Oz) : az = gz = -g  

• Intégration de a pour déterminer v :

  
   0   C1 
 C1, C2, C3 = 3 constantes à
V   0    C2  déterminer
   
   g.dt     gt  C3 
 

59
On lève l’indétermination en posant :

 C1   V0 x   V0x 
       
V ( t  0)   C 2    V 0 y  V   V0 y 
 C3   V0z    gt  V0z 
     

• Intégration de la vitesse pour obtenir la position :

   
  V0x.dt   V0x.t  D1 
OM    V 0 y.dt 
 V0 y.t  D2 
 
  (gt  V 0z).dt    1 .gt ²  V0z.t  D3 
   2 

D1, D2, D3 constantes à déterminer


60
On lève l’indétermination en posant :

 x 0   D1 
   
OM ( t  0)   y0    D2 
 z0   D3 
   

D’où :  
 V0x.t  x 0 
 
OM   V0 y.t  y0 
  1 .gt ²  V0z.t  z0 
 
 2 

Expression générale des coordonnées du point M au cours


du temps.
61
Application :
Un objet est lâché sans vitesse initiale d’une hauteur de 2m.
Quand touche-t-il le sol? Les frottements sont considérés
négligeables, et on prend g=10m/s².
La seule force en présence est le poids d’où :

z
 0  y
  P O
a 0  x
 g
 
 
 0   x0 
    
V 0  OM   y0 
  gt    1 .gt ²  z0 
   
 2  62
On sait que z0 = 2m. On cherche à savoir quand z sera égal à 0
(contact avec le sol).
On cherche donc à résoudre :
1
z   .gt ²  2  0
2 Equation du 2nd degré

1
 .gt ²  2
2

gt ²  4

t ²  0.4 t  0.4  0.62s


63
B) Calcul des paramètres divers
La courbe sur laquelle se déplace l’objet est une parabole :
z
V0
Cas d’une vitesse
h horizontale non nulle

x
d

La trajectographie permet de calculer des paramètres tels que :


-Hauteur maxi atteinte « h »
-Temps de chute
- Distance « d » parcourue avant de toucher le sol 64
1) Hauteur maxi atteinte

La hauteur maximale est atteinte lorsque la vitesse sur l’axe


vertical est nulle : Vz = 0
Or : Vz = -gt + V0z

Donc : Vz= 0 lorsque gt = V0z


V 0z
c’est-à-dire lorsque : t 
g

NB : - V0z doit être positif ! z


- Si Voz <0, alors dès le V0
départ, on a la hauteur maxi
65
x
2) Temps de chute
C’est le temps pour lequel on a z=0
De façon générale, on a : z   1 .gt ²  V0z.t  z0
2

On a z= 0 lorsque t est la solution de l’équation du 2nd degré :

1
 .gt ²  V0z.t  z0  0
2

Rappels : Résolution d’une équation du 2nd degré :


at ²  bt  c  0 a,b,c = constantes
Calcul du discriminant Δ : Δ= b² - 4ac
66
b 
- Si Δ >0, 2 solutions : t1, 2 
2a

b
- Si Δ = 0, 1 solution unique : t
2a

- Si Δ<0, pas de solution : impossible (racine carrée d’un nombre <0)

1
Dans notre problématique :  .gt ²  V 0z.t  z0  0
2
Avec a= -0.5g , b=V0z , et c = z0, d’où :

Δ = (V0z)² + 2g.z0,
b  Ne retenir que la solution
on a 2 solutions :t chute 
pour laquelle t>0 !!
2a 67
3) Distance parcourue avant le contact
Cette distance est la différence entre la position initiale x0 et la
position x pour laquelle la hauteur devient nulle : d = x-x0
z

x
x0 d x
La distance alors mesurée ici est :
X= V0x.tchute + x0 – x0 = V0x.tchute

68
III) La trajectographie dans la pratique des APS

-Exemple du saut en longueur :


-Analyse des trajectoires paraboliques de Bob Beamon, Carl
Lewis, Mike Powell..
-Quels étaient la forme des vitesses initiales, angles d’attaque,
norme des vitesses horizontales et verticales …
z « un compromis »

x V0

69
Angle Longueur du
d’appel saut

8.72
8.49
8.27
8.08
8.03
8.00
7.97
7.89

7.40
7.22
7.11
7.04
6.73
6.62
6.60
6.55

70
Mais:
- Cette analyse ne tient pas compte de la capacité de l’athlète à
positionner son centre de masse à l’appel, grouper en réception, etc…

Longueur effective
du saut = l1 + l2 + l3

71
-Exemple du basket : précision d’un geste

Pour certaines trajectoires, la


balle ne peut passer !
72
Chapitre 6
Impulsion

73
Introduction
• Trajectographie en chute libre :
• analyse de la trajectoire du CM d’un objet :
» Utilisation de la RFD en phase de chute
» nécessité de connaissance de la vitesse initiale

• Impulsion :
• Permet de déterminer cette vitesse par une étude des
Fext avant la chute libre
• Lien entre Fext et vitesse fait par la RFD

74
I) Principe de calcul de la vitesse
avant le lâcher
• Objet à mettre en mouvement
• On souhaite lui communiquer une vitesse initiale
F
Pendant la phase d’impulsion (quand F
z
est présente):
 
P  Fext  F  P  m.a
y x

Si on intègre la RFD entre le début (ti) et la fin de l’impulsion (tf) :

 F  P .dt  m  a.dt
tf tf

ti ti 75
Or : l’intégrale de l’accélération est la vitesse:
dV
a  V   a.dt
dt
tf
D’où :
 a.dt  V(tf )  V(ti)
ti

Ainsi, l’impulsion est :



   
tf tf

 ti
 
 Fext .dt   F  P .dt  m Vtf   Vti 
ti

NB: a) Pour connaître la vitesse en fin d’impulsion, il faut
connaître la vitesse en début d’impulsion
b) relation vectorielle : on peut la projeter sur les axes76
II) Méthodes de calcul de l’impulsion

Une impulsion correspond à une surface sous une courbe


de force en fonction du temps :

 
tf tf
A  
 Fext .dt   F  P .dt
ti ti

Cette surface est appelée Aire d’impulsion

Exemple : (sur axe z)


(Fext )z

0
77
Si la force d’action n’est pas constante et si on ne dispose pas
d’expression littérale
-Mesure au cours du temps (plate-forme de force) = non
représentable par une fonction explicite
Fext

A : aire d’impulsion

Calcul doit être approché par un ensemble de surfaces


élémentaires :
-Rectangles
-Trapèzes 78
a) Méthode des rectangles
On note F=Fext
F

F1 (t)
0 dt

Aire d’un rectangle = Fi(t) . dt

Aire totale des rectangles =  F (t ).dt


i 1
i
79
Aire d’impulsion (rouge) n’est pas exactement celle représentée
par l’ensemble des rectangles, mais approximation correcte :

tf 
 
n
A  Fext .dt   Fi (t ).dt
i 1
ti

La mesure exacte La mesure approximée


par des rectangles

Remarques importantes :
- Une intégrale est par définition :  f (t ).dt  lim  f (t ).dt
dt  0

+ dt est petit , + la précision sera élevée : Importance d’une


grande fréquence d’échantillonnage
dt
dt = 1 / Fe 80
b) Méthode des trapèzes

- Méthode des rectangles :


des surfaces ne sont pas F
prises en compte

t
Meilleure approximation
avec des trapèzes : F

F2

F1
t
dt
 F1  F2  dt
Aire d’un trapèze :  .dt 81
 2 
L’aire d’impulsion est alors mieux approximée par :
tf 
   Fi ( t )  Fi 1 ( t ) 
n 1
A  Fext .dt   
i 1  2
.dt

ti

BILAN:
-Intérêt d’une grande fréquence d’ échantillonnage de la plate
forme de forces (5000Hz = 5000 mesures/s)
-Capacité de stockage de l’ordinateur
- L’impulsion totale est la somme d’impulsions élémentaires:

d VG
 Fext  m.a G  m. dt
82
D’où, entre 2 instants très proches espacés de « dt » :

 Fext.dt  m.d V
G Impulsion élémentaire

Cause du Variation instantanée de la


mouvement quantité de mouvement (une
masse m qui se déplace)

On somme les impulsions élémentaires entre ti et tf, pour


avoir l’impulsion totale : :
 
 
tf tf
A  
 Fext .dt   m.dV(t ).dt  m VG (tf )  VG (t 0)
ti ti
 m. VG 83
III) Application à un mouvement d’élévation des bras
But : Mesurer l’élévation du centre de masse
Procédé :
-Mesure de la force de réaction au sol via une plate forme de
forces : Rz=-Fz
Elévation
-Obtention de l’accélération (selon z) par la RFD : des bras

Z
 Fext  P  R  ma G
Sur l’axe z :
Pz+Rz = m.az P
R
 mg  Rz
az 
m 84
- Intégration de l’accélération verticale  vitesse verticale
- Intégration de la vitesse verticale  hauteur

Technique d’intégration graphique :


-Intégrer une courbe
-Possibilité d’obtenir alors le déplacement vertical
du centre de masse

85
Fz Fz mesurée sur la plate forme : t

Pz= -mg
-560N

-700N Arrêt du
Début du mouvement
mouvement
Rz= -Fz
Arrêt du
700N mouvement

mg
560N

Début du
mouvement
86
t
Rz
Arrêt du
700N mouvement

mg
560N

Début du
mouvement
t
 mg  Rz
az 
m
2.5

>0
0 <0
87
Intégration graphique (méthode des rectangles) :

az dt

>0

<0

Passage par az=0 donne mini


Vz ou maxi pour Vz (extremum)

a>0 a<0
Vz= 0 immobile à
V augmente V diminue l’arrivée
88
Vz= 0 immobile au départ
Application calcul par méthode géométrique

az >0

<0
Vz
26
12
14
11
3 Vz= 0 immobile à
3 l’arrivée
89
Vz= 0 immobile au départ
Vz

75 hfinal
69
56
h 39 Élévation du
centre de masse =
19 hfinal – h0

5 Inversion de
h0 concavité

90
IV) Application: Mesure de la détente verticale d’un
athlète à partir de la plate forme de forces:
Procédé :
-Mesure de la force de réaction au sol (Fz=-Rz) : Plate forme de
forces
-Obtention de l’accélération (selon z) par la RFD :
F ext  P  R  ma G

Sur l’axe z :
Pz+Rz = m.az
Rz
Pz – Fz =m.az
Z
mg  Fz
az  91
m
-Mesure de la vitesse verticale :

dV
a  V   a.dt  Vz   a z .dt
dt

Mesure de la hauteur :

d OM
V  OM   V.dt  z   Vz .dt
dt

92
Action de l’athlète
sur le sol selon z : Poids Pz = mg
Fz

ENVOL

Droite de
Vitesse verticale pente g :
(selon z) :
Vz= -gt +Vzo

93
ENVOL

94
95
96
97
98
99
100
Rappels des principales dérivées / primitives :
Le plus souvent, en biomécanique, on dérive/intègre par rapport
au temps
Dérivée

F(t) F’(t)
K= constante 0
t 1
tn n tn-1
1/t -1 / t²
1 / tn -n / tn+1
cos t sin t
sin t cos t
et et
ln t 1/t

101
Intégration (ne pas oublier la constante)
- Opérations sur les dérivées / primitives :

Soient f et g deux fonctions qui dépendent du temps : f=f(t), g=g(t).


Leurs dérivées sont notées : df ( t ) dg ( t )
f ' (t)  g' ( t ) 
dt dt
Principales opérations sur les dérivées :

(f+g)’=f’+g’ (k.f)’= k.f’ (k=constante) (f.g)’=f’.g+ f.g’

'
1 f'
  
f  f²

'
 f  f ' g  fg'  t ²  2 t (3t  5)  3t ²
    
g f²  3t  5  (3t  5)²

f  g '  f 'g .g' [sin (2t+3)]’ = 2 cos (2t+3) 102


Exercice : y V
N
Skieur de 75 kg sur une pente de α = 35%.
f

.
Le coefficient de frottement skis/neige est x
P
de 0.01. On suppose que v= constante
 
a) Quelle est la force de frottement?

 Fext  m.a G P + N + f = m aG

sur (Oy) : Py + Ny + fy= m ay = 0 (aGy = 0)


–mg cos 
soit : N = mg cos cos 35° = 614.4N

Force de frottement : f= μ. N = μ mg cos 0.01 * 614.4 = 6.14N


103
b) Exprimer le coeff. de frottement en fonction de l’angle 

sur (Ox) : P x + Nx + fx = m a x
mg sin  - f = 0 (car v = constante)
mg sin  - μ mg cos 

Donc : μ = sin cos tan

Le coeff de frottement dépend de la pente : μ tanet ne


dépend pas des matériaux en contact!!

104
CONCLUSION ET REMARQUES:
1. Frottements sont fondamentaux amorcer, entretenir ou arrêter un
déplacement. Peuvent diminuer l’efficacité d’un mouvement
(nageur, aileron de F1 ...)
Ex : course à pied
-F de propulsion au sol par l’athlète.
-Dans le contact chaussure-sol se détermine l'intensité
des frottements et donc en partie l'efficacité des phases
d'amortissement et de poussée de l'action du coureur.
Fs→p -Plus la qualité du frottement sera bonne entre la
chaussure et le sol, meilleure sera la transmission des
forces de réaction du sol sur l'athlète (qualité de
l'appui) et plus l'athlète pourra exercer une force
propulsive d'avant en arrière à tendance horizontale :
les frottements sont prédominants dans la
transmission des forces entre le pied et le sol.

Fp→s
105
2.   Tout frottement produit de l'énergie sous forme de chaleur
(formation d’une ampoule au pied dans la chaussure ; « steaks » aux
barres en gymnastique).
3.   La direction de la force de frottement agit toujours en direction
opposée au déplacement qu'il soit réel ou éventuel : exemple sur la
poussée du pied du coureur.

106
 
y V' V1

O x
Avant collision Après collision

Avant la collision :
-ballon de vitesse horizontale V1=22m/s
-gardien immobile soit V2=0 m/s.

Après la collision:
le gardien tient le ballon et le système « gardien+ballon »se
déplace à la vitesse horizontale V’.
On utilise alors la loi de conservation de la quantité de
mouvement soit :
  '
m1.V1  m 2.V 2  m1  m 2.V 107
Projection sur (Ox) :
m1.V1 + m2.V2 = (m1+m2).V’
soit V’= (m1V1+m2V2)/(m1+m2)
= (1*22+0)/(1+60)
= 22/61 = 0.361m/s

NB:
- Le ballon a donné au gardien une quantité de mouvement pour
le déplacer à une vitesse de 0.361m/s.
- Plus la vitesse de la balle est grande et plus la masse du
gardien est faible, plus la vitesse du système « balle + gardien »
sera grande.

Le captage dure 0.5s donc : x=0.361*0.5 = 0.18m=18cm


 BUT !
108

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