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PROGRAMME & OBJECTIFS 16 semaines

Année 1 – Semestre 2 Electronique et Systèmes embarqués Code INST


VH : 32h
Cours : 1h30’
Unité Enseignement
Méthodologique Instrumentation TD : 0h
TP : 0h30’
UEM 12
Crédit : 2
Coef : 2
Objectifs du cours: C’est un complément du cours mesures électriques
Mesures physiques : Les capteurs (définitions & propriétés),
Transducteurs, Conditionneurs
Capteur de déplacement et de proximité
Capteur de vitesse
Capteur d’accélération
Capteur de force et de pression
Capteur de température
Capteur de débit et de niveau de liquide

Modalités d’évaluation du cours: TPs & Examen final


Cours Instrumentation

Chapitre 1
Définitions & propriétés
OBJECTIFS
Dans ce cours nous allons passer en revue
les éléments de classification et de
caractérisation métrologique qu'il est
indispensable de maîtriser lorsqu'on veut
utiliser un capteur dans une quelconque
application.
Nous examinerons ensuite quelques
capteurs types et leurs utilisations dans une
chaîne de mesure ou de commande.
Généralités (1)
Les capteurs sont les organes de sens des équipements
que nous utilisons dans notre vie quotidienne pour
fabriquer les produits de consommation divers, nous
déplacer d’un endroit à un autre dans l’espace et le
temps, ou pour connaître notre environnement. Ils
donnent plus de pouvoir à nos sens humains.
C’est un marché immense et compétitif. En 2013,
par exemple, le marché des capteurs (hors secteur
militaire) a atteint 100 Milliards de Dollars U.S.
Les gros consommateurs sont l’industrie
électronique, l’automobile et l’équipement
médical.
Généralités (2)
Dans un processus industriel, par exemple, les
capteurs assurent l'optimisation d'une fabrication
par le maintient de la bonne température,
pression, composition etc., mais aussi assure la
qualité du produit en cours de fabrication ce qui
évitera des mises au rebut. Précisons que si dans
les premiers temps l'objectif du contrôle qualité
n'était que d'éviter la mise au rebut en fin de
fabrication, aujourd'hui il est déterminant dans le
respect des certifications ISO 9000 (et au delà).
Généralités (3)
Les capteurs sont mis en œuvre dans des systèmes
de sécurité destinés à prévenir d'une anomalie
risquant d'avoir des conséquences dangereuses
pour le personnel ou les installations (on pensera
au risque d'incendie, d'explosion, fuite radioactive
ou chimique toxique...) pour lesquels des capteurs
spécifiques sont nécessaires. Récemment, l’effet
mondialisation et la certification ISO 14000 jouent
un rôle important dans le développement de
capteurs adaptés au contrôle de l'environnement
(climatologie, pollution de l'air ou de l'eau...).
Les grandes familles de
capteurs sont au nombre de 4
1. Les capteurs analogiques 

Ils fournissent un signal analogique en fonction


d'une grandeur physique, électrique, mécanique,
chimique, etc.. On peut décomposer cette famille
en deux grands groupes :
1- Les capteurs physiques caractérisés par
l'existence d'une relation permanente entre la
grandeur à mesurer et le signal de sortie du
capteur. Dans cette catégorie on a les capteurs de
température, de pression, de déformation, de
rayonnement, de débit, acoustique, optique etc..
Exemples de capteurs
physiques
1. Les capteurs analogiques 
2- Les capteurs chimiques qui impliquent un processus
beaucoup plus complexe et beaucoup plus susceptible de conduire
à des erreurs d'interprétation. En effet les capteurs chimiques
impliquent une réaction physico-chimique entre le capteur et
l'environnement qu'il est chargé d'appréhender. Cette réaction
met en jeu une surface d'échange dont la taille est limitée et par
conséquent un risque de saturation et donc d'inefficacité du
capteur. Ce risque est apprécié et évité en procédant très
régulièrement à un reconditionnement du capteur. Ce processus
sera généralement automatisé selon une fréquence adaptée
(toutes les secondes parfois) et pendant sa durée le capteur ne
sera évidemment pas disponible pour une mesure. Dans cette
catégorie on a les capteurs de gaz, d’humidité, biochimiques,
ioniques, etc..
Capteurs chimiques
2. Les capteurs logiques 
Ces capteurs présentant deux états (0 et
1 ou encore tout-ou-rien) dont le
modèle est le contact ouvert ou fermé
(fin de course, capteur de niveau...).
C’est la catégorie appelée « key sensor »
en anglais. Leur importance est
indiscutable dans l’industrie où ils
interviennent le plus souvent en tant
qu'éléments de sécurité. Ils sont
robustes et d’une très grande simplicité.
3. Les capteurs numériques 
Ces capteurs fournissent un signal fréquentiel,
c'est à dire un certain nombre d'impulsions par
unité de temps (n) en fonction de la grandeur
mesurée (e) tel que le signal de sortie s(t)=n. Le
capteur type de cette catégorie est le tachymètre
à opto-coupleur ou encore le pluviomètre à auget
basculant. Leur intérêt majeur réside dans leur
facilité d'emploi puisqu'ils peuvent être
directement couplés à un compteur et ne
nécessitent donc qu'une électronique associée
réduite.
Principe du pluviomètre à auget
4. Les capteurs digitaux 
Ces capteurs sont des dispositifs qui donnent directement
des informations binaires combinatoires. Ils sont
parfaitement représentés par la famille des codeurs
optiques. Leur concept est très intéressant puisqu'il s'agit
de dispositifs qui peuvent être directement couplés au
système informatique sans la nécessité d'un système
d'amplification puis de conversion analogique numérique.
Ce sont des dispositifs qui possèdent une grande
immunité au bruit et sont peu influencés par des
grandeurs parasites. Leur sortie (s) est un code en base 2
en relation linéaire avec leur entrée (e).
CODEUR
OPTIQUE
INCRÉMENTAL
Deux Définitions
1. « Un capteur est un instrument de mesure d’une
grandeur physique ou chimique ». Il donne en sortie
une grandeur utilisable (de préférence électrique) en
réponse à la grandeur physico-chimique (le
mesurande). Comme la sortie recherchée d’un
capteur est de nature électrique, on caractérise le
capteur comme un instrument électrique.

2. « Un capteur est un organe de prélèvement


d'information qui élabore à partir d'une grandeur
physique, une autre grandeur physique de nature
différente (très souvent électrique) ». Cette grandeur
représentative de la grandeur prélevée est utilisable à
des fins de mesure ou de commande.
Définition schématique

Le capteur est un élément important de


toute interface entre le monde réel et la
machine (ordinateur par exemple).
Une autre Définition
Un capteur est un organe de prélèvement
d'information qui élabore à partir d'une grandeur
physique (information entrante), une autre
grandeur physique de nature électrique. Cette
grandeur représentative de la grandeur prélevée
est utilisable à des fins de mesure ou commande.
Signal de sortie d’un capteur
De nature analogique ou numérique.
Un signal est dit analogique si il peut prendre une infinité
de valeurs dans un intervalle donné.
Un signal est numérique si il ne peut prendre qu'un
nombre fini de valeurs. En général ce nombre fini de
valeurs est une puissance de 2.
Pour le signal analogique, il est continu dans le temps et
l’information utile est dans l’amplitude du signal ou dans
sa fréquence.
Pour le signal numérique l’information utile est dans l’état
binaire du signal (état Tout Ou Rien :TOR), dans le train
d’impulsion représentant un code binaire comme pour un
codeur optique où un tour est représenté par un nombre
binaire, ou finalement dans le signal échantillonné.
Signal de sortie d’un capteur
Fonctions principales d’un capteur
Acquérir la grandeur physique ou chimique à mesurer
comme tout appareil de mesure.
Convertir la mesure en signal utilisable
technologiquement ( pneumatique ou électrique).
Transmettre un signal standard image de la grandeur
mesurée après la mise en forme appropriée.
Caractéristiques
métrologiques des
capteurs

Ces caractéristiques de
performance du capteur
indiquent la « qualité » du
capteur. Elles peuvent être de
nature statique ou dynamique
La fonction de transfert
Elle relie le signal d’entrée physique au signal de sortie électrique.
Elle se présente sous la forme d’une courbe d’étalonnage qui peut
être approximée par une fonction sortie=f(entrée). Il est souvent
souhaitable que cette fonction soit de type linéaire.

Fonction
de
transfert
d’une
photo
résistance
La sensibilité
C’est le rapport entre une petite variation de la grandeur électrique
de sortie s et la variation de la grandeur d’entrée e : S=s/e.
C’est la dérivée de la fonction de transfert du capteur.
Exemple: V= A1+A2T+A3T2 alors S=dV/dT=A2+2A3T
Elle exprime la capacité du capteur à détecter les moindres
variations de la grandeur physique. Elle est dite facteur d’échelle.
Etendue ou plage dynamique
Elle indique la plage de valeurs à l’entrée qui
donne une sortie acceptable. En dehors de
cette plage, le signal de sortie n’est pas fidèle à
l’entrée. Son unité est celle da la grandeur à
l’entrée.

Elle est définie par une valeur minimale et


une valeur maximale. Ces deux valeurs
extrêmes s'appellent la portée minimale et la
portée maximale.
Exemple: Une photorésistance a une étendue de
mesure comprise entre 100 Ω et 100 kΩ.
La précision ou exactitude
Un capteur est d'autant plus précis ou exact que les
résultats de mesure qu'il indique coïncident avec la
« valeur vraie » (par définition théorique) que l'on
cherche à mesurer. Il est à remarquer que la précision
ou l'exactitude ne s'exprime pas par une valeur chiffrée.
C'est une appréciation qualitative des résultats. Elle est
plus aisée à définir par l'erreur de mesure.

C’est la plus grande erreur entre les valeurs réelle et


mesurée de sortie. Elle est notée  x. Elle s’exprime
aussi en pourcentage par rapport à la valeur maximale de
l’échelle ( ex. 1% FSO=Full Scale Output).
Erreur de précision = Erreur de justesse +
Erreur de fidélité
Erreur de justesse
La justesse est  l'aptitude à donner des indications
égales à la grandeur mesurée. Un capteur est
d'autant plus juste que la valeur moyenne est
proche de la valeur vraie. L’erreur de justesse est
liée à la valeur moyenne <s> définie comme :

si
i
 s 
N
Erreur de fidélité
La fidélité est l'aptitude à donner pour une
même valeur de la grandeur mesurée des
indications concordantes entre elles. La
fidélité est une qualité du capteur puisque
les erreurs sont faibles. L'écart type  est
souvent considéré comme l'erreur de
fidélité .L’écart type est définie comme :

 s   s  
2
i
  i

N 1
Un capteur précis est à la fois
fidèle et juste
Phénomène d’Hystérésis
Il produit une différence en sortie lorsque la direction de
balayage de l’entrée change. Le capteur ne fourni pas la
même indication pour une même valeur de la grandeur
mesurée pour une variation continue croissante ou
décroissante. L’hystérésis est une source d’erreur.
Finesse
C'est la qualité qui caractérise l'aptitude d'un capteur à
donner la valeur de la grandeur sans modifier celle-ci par
sa présence. Cette notion est plus importante qu’il n’y
parait et malgré les progrès de la miniaturisation il arrive
encore fréquemment (en exploration et analyse
médicales par exemple) que le capteur perturbe son
environnement et perçoive de ce fait une information
sensiblement erronée. Ainsi quand on introduit un
cathéter dans une artère pour effectuer une mesure
sanguine, il est évident que le débit sanguin est perturbé
dans cette artère et, subséquemment, tous les
paramètres que l'on souhaite connaître.
Linéarité
Déviation maximale par rapport à une fonction de
transfert linéaire sur une plage dynamique spécifique.
La linéarité est une qualité recherchée chez un capteur
car elle nous permet d’extrapoler plus facilement. On
cherche souvent à utiliser un capteur dans sa région
linéaire.
Bande passante
Plage de fréquences du signal d’entrée que le capteur peut
détecter. La bande passante est comprise entre deux valeurs du
gain du capteur. Le gain du capteur est le rapport
x(sortie)/X(entrée) généralement exprimé en dB. Le capteur se
comporte comme un filtre passe-bas.
Bruit 
C’est tout Signal indésirable qui s’ajoute au signal de sortie
Bruit d'origine interne: Bruit thermique (ou bruit Johnson),
Bruit de grenaille (ou bruit Schottky) causé par le fait que le
courant électrique n'est pas continu mais constitué de porteurs de
charge élémentaires, Bruit de génération-recombinaison, Bruit
basse fréquence associé au bruit en 1/f et provoqué par la
présence de défauts dans un matériau (pièges pour les porteurs et
centres de génération-recombinaison), Bruit d'avalanche ayant
pour origine la création aléatoire des paires électron-trou par
collision des porteurs avec les atomes.
Bruit thermique
Bruit d'origine externe:
Parasites industriels, Parasites
atmosphériques, Parasites
solaires et cosmiques, Bruit
thermodynamique.
Résolution
C’est la plus petite valeur du signal d’entrée
détectable par le capteur. Elle est
intimement liée au bruit et à la bande
passante du capteur. Un capteur à faible
bruit signifie une meilleure résolution. En
effet on a :

Densité de bruit
Résolution 
Sensibilit é
La stabilité
C’est l’habilité qu’a un capteur à
maintenir la même réponse en
termes de valeur et de bruit après
une longue utilisation et dans des
conditions d’environnement
difficile.
Rapidité et temps de réponse
La Rapidité: C'est l'aptitude d'un capteur à suivre les
variations de la grandeur à mesurer. Pour la mesurer ,on
utilise une grandeur échelon à l’entrée et on mesure le
temps de réponse à 10 %, comme le temps nécessaire
pour passer de la valeur initiale jusqu‘à 90 % de la
variation totale.
La réponse dynamique
Lorsqu'un capteur est intégré dans une chaîne de mesure ou de
régulation  qui est donc pratiquement toujours en évolution, il est
en régime dynamique. Sa réponse dynamique est la courbe de
réponse dans le temps suite à un changement brusque de la
grandeur physique à détecter. Elle est évaluée en soumettant le
capteur à un signal d’entrée de type échelon, Figure.

C’est généralement une fonction du type exponentielle de la forme : V (t )  A  Be t / 


Coefficient de température
C’est le changement dans le signal de sortie par
degré de température. La température étant une
grandeur physique qui influe sur tout type de
capteur, il est important d’en tenir compte en
évaluant justement ce coefficient de température.

Décalage du zéro (ou offset)


Décalage du zéro (ou offset) : C’est le signal
mesuré en sortie en absence de la grandeur
physique à l’entrée. Le signal d’offset peut avoir
des origines diverses telles que le bruit, la
température, la pression etc.
Caractéristiques de
fonctionnement 
Grandeur d’influence
C'est une grandeur qui, appliquée de l'extérieur, est susceptible de
modifier les caractéristiques métrologiques du capteur. Cette
grandeur peut être de nature mécanique, thermique, électrique,
chimique... La température est de loin la grandeur d'influence la
plus souvent à prendre en compte dans les capteurs analogiques
(autres que les capteurs de température). Eu égard au fait que de
très nombreuses espèces chimiques peuvent avoir une influence
sur la réponse de nombre de capteurs on notera que les
constructeurs n'envisagent en général que quelques grandeurs
d'influence et que ce sera donc souvent à l'utilisateur d'identifier
l'importance de certaines d'entre elles dans le contexte d'une
application spécifique. Il ne faut surtout pas supposer que parce
que le constructeur ne dit rien à propos d'une grandeur
d'influence potentielle que cela signifie à coup sûr qu'elle n'a
aucune influence sur le comportement du capteur.
Domaine nominal d’utilisation : Il est défini par les valeurs limites que peuvent atteindre et conserver
de façon permanente, d'une part la grandeur à mesurer, d'autre part les grandeurs d'influence, sans
que les caractéristiques métrologiques du capteur soient modifiées; c'est-à-dire que les erreurs
éventuelles ne dépassent pas les valeurs maximales tolérées (et spécifiées dans la documentation
technique du constructeur), Fig.
Domaine de non détérioration : Il est limité par les valeurs extrêmes que peuvent prendre la grandeur
à mesurer et les grandeurs d'influence sans que les caractéristiques ne soient altérées après retour
dans le domaine nominal d'emploi. Dans la plage de non détérioration, le constructeur ne garantit
plus les performances du capteur (ce qui ne signifient pas nécessairement qu’elles soient dégradées).
Domaine de non destruction : Il précise les limites que pourront prendre les grandeurs à mesurer et
d'influence sans destruction du capteur, mais avec une détérioration certaine et permanente de ses
caractéristiques métrologiques. Quand, par accident, un capteur fait une excursion, même de courte
durée, dans ce domaine, il est indispensable de procéder ensuite à un réétalonnage complet  du
capteur.

Il faut bien sûr considérer que si


une destruction provoque à coup
sûr une panne qu'on identifiera
forcément, une détérioration des
performances peut parfois passer
inaperçue et donc entraîner des
conséquences plus dramatiques
que la panne.
Reproductibilité
Il convient de ne pas confondre la reproductibilité et la répétitivité. La
reproductibilité est l'étroitesse  de l'accord entre les résultats des
mesures d'une même grandeur dans le cas où les mesures individuelles
sont effectuées au moyen de différents instruments, suivant diverses
méthodes, par des opérateurs distincts en des temps et des lieux
différents. La répétitivité concerne la même mesure, effectuée selon la
même procédure, avec le même appareillage, par la même personne, en
un même lieu et en un temps court vis à vis de la durée d'une mesure. La
reproductibilité entraîne la garantie de qualité du capteur tandis que la
bonne répétitivité ne signifie pas que le capteur est satisfaisant mais que
l'ensemble du processus est répétitif (y compris les éventuelles erreurs de
l'opérateur). Comme les anomalies de type grandeur d'influence ont
généralement peu de chance d'évoluer sensiblement sur une courte
période, il y a fort à parier qu'une non répétitivité est significative d'une
qualité douteuse du capteur. Mais ici encore une enquête doit être
diligentée pour éliminer toute cause externe susceptible d'expliquer cette
non répétitivité.
Interchangeabilité : C'est la qualité qui caractérise l'aptitude d'un
capteur à se substituer à un autre capteur sans altérer les
performances d'une chaîne de mesure ou d'une boucle de
régulation.  Notons que cette notion ne concerne pas seulement les
caractéristiques métrologiques du capteur mais aussi ses
caractéristiques « géométriques » (dimensions, mode de fixation,
connectique...).
Interopérabilité : C’est une notion relativement récente liée à la
multiplication des capteurs et des instruments qui doivent
travailler ensemble et échanger des données ou les partager en
utilisant des moyens de transmission communs. Cette approche est
réalisée par le biais d’une description des instruments de terrain,
au moyen de modèles génériques indépendants de tout protocole
de communication particulier.
Maintenabilité : Avec l’apparition des capteurs dits intelligents et
leur association aux structures dites bus de terrain, la notion de
Maintenabilité est apparue comme indispensable. Il s’agit en
pratique d’assurer la disponibilité du capteur en diminuant le temps
de localisation des pannes, et plus particulièrement de faciliter les
interventions de maintenance avant que de véritables
dysfonctionnements n’aient pu s’installer :  remplacer les
opérations subies de maintenance par des opérations de
maintenance programmées (ou préventives).
Dérives : Outre l’effet des grandeurs d’influence on doit aussi
apprécier le vieillissement d’un capteur (comme de tout composant
d’ailleurs) en exprimant la lente variation de son signal de sortie en
fonction du temps exprimé en heures, mois ou années.
Critères de choix d’un capteur
Les erreurs de mesure
 d’un capteur
La mesure: Définitions
Le mesurage: L'ensemble d'opérations ayant pour but de
déterminer une valeur d'une grandeur.

La mesurande: La grandeur particulière soumise à mesurage.


La mesure (x): C'est l'évaluation d'une grandeur par comparaison
avec une autre grandeur de même nature prise pour unité.
Exemple : 2 m, 400 g, 6 s.

La grandeur (X): Paramètre qui doit être contrôlé.


Exemple : pression, température, niveau.

On effectue des mesures pour connaître la valeur


instantanée et l'évolution de certaines grandeurs.
Renseignements sur l'état et l'évolution d'un phénomène
physique, chimique, industriel.
Incertitude et erreurs
Le résultat de la mesure x d'une grandeur X n'est pas
complètement défini par un seul nombre. Il faut au moins
la caractériser par un couple (x, dx) et une unité de
mesure. dx est l'incertitude sur x. Les incertitudes
proviennent des différentes erreurs liées à la mesure.

Ainsi, on a : x-dx < X < x+dx

Erreur absolue (e) : Résultat d'un mesurage


moins valeur vraie du mesurande. Une erreur
absolue s'exprime dans l'unité de la mesure.
e=x-X
Erreur relative (er): Rapport de l'erreur de
mesure à une valeur vraie de mesurande.
Une erreur relative s'exprime er = e/X
généralement en pourcentage de la
grandeur mesurée.
On peut identifier en pratique trois types d’erreurs intervenant dans un système
et dont on doit pouvoir évaluer l’importance
Les erreurs systématiques : C’est des erreurs reproductibles reliées à leur cause
par une loi physique, donc susceptible d'être éliminées par des corrections
convenables. Une erreur systématique présente un caractère permanent et
dépend typiquement du système, elle sera par exemple due à l’offset d’un ampli
op., ou une erreur d’échelle (gain erroné, ou anomalie d’alimentation en tension
ou courant du capteur).
Les erreurs conditionnelles : Elles résultent d'une fausse manoeuvre, d'un
mauvais emploi ou de dysfonctionnement de l'appareil. Elles ne sont
généralement pas prises en compte dans la détermination de la mesure. Pour les
réduire on choisira des composants peu sensibles et on protégera le système par
un blindage adéquat, éventuellement en introduisant un doublement des
capteurs pour éliminer par soustraction ces influences.
Les erreurs stochastiques : C’est des erreurs, non reproductibles, qui obéissent à
des lois statistiques. Ces erreurs résultent de processus fondamentaux se
produisant dans les composants tels les bruits, l’échauffement du matériau, la
pression dans un volume de gaz...Pour les réduire on cherchera par exemple à
réduire l'échauffement des composants, du à l’effet Joule, en tentant de réduire
au mieux le courant ou en facilitant l’évacuation des calories par une ventilation
adaptée. Enfin on utilisera des techniques statistiques appropriées (choix de la
fréquence d’acquisition, moyennage..)
Erreurs de mesure classiques
L'erreur de zéro (offset) L'erreur d'échelle (gain):C'est une erreur qui dépend de
façon linéaire de la grandeur mesurée.

L'erreur de linéarité: La caractéristique n'est


pas une droite. L'erreur due au phénomène d'hystérésis: Il y a
phénomène d'hystérésis lorsque le résultat de la
mesure dépend de la précédente mesure.

L'erreur de mobilité: La caractéristique est en escalier,


cette erreur est souvent due à une numérisation du
signal.
Classes de capteurs

On distingue deux classes de


capteurs : les actifs et les passifs.
Capteur actif

Fonctionnant en générateur, un capteur actif est


généralement fondé dans son principe sur un
effet physique qui assure la conversion en énergie
électrique d’une autre forme d'énergie propre à la
grandeur physique à prélever, comme l’énergie
thermique, mécanique ou de rayonnement.

Les principaux effets sont :


Effet thermoélectrique : il résulte quand un circuit
formé de deux conducteurs de nature chimique
différente, dont les jonctions sont à des
températures T1 et T2, est le siège d'une force
électromotrice e(T1,T2).
Effet piézo-électrique : L'application d'une contrainte
mécanique à certains matériaux dits piézo-électrique
(le quartz par exemple) entraîne l'apparition d'une
déformation et d'une même charge électrique de
signe différent sur les faces opposées.
Effet d'induction électromagnétique : La variation du
flux d'induction magnétique dans un circuit
électrique induit une tension électrique.
Effet photoélectrique : La libération de charges
électriques dans la matière sous l'influence d'une
onde électromagnétique dont la longueur d'onde
est inférieure à un seuil caractéristique du
matériau.
Effet Hall : Un champ B crée dans le matériau un
champ électrique E dans une direction
perpendiculaire et par conséquent une différence
de potentielle dite de Hall.
Effet photovoltaïque : Des électrons et des trous
sont libérés au voisinage d'une jonction PN
illuminée, leur déplacement modifie la tension à
ses bornes.
Capteur passif
Il s'agit généralement d'impédance dont l'un des
paramètres déterminants est sensible à la grandeur
mesurée. La variation d'impédance résulte :
• Soit d'une variation de dimension du capteur: c'est le
principe de fonctionnement d'un grand nombre de
capteur de position, potentiomètre, inductance à noyaux
mobile, condensateur à armature mobile, etc.
• Soit d'une déformation résultant de force ou de
grandeur s'y ramenant, pression accélération (armature
de condensateur soumise à une différence de pression,
jauge d'extensionmétrie (contrainte) liée à une structure
déformable).
L'impédance d'un capteur passif et ses variations ne
sont mesurables qu'en intégrant le capteur dans un
circuit électrique, par ailleurs alimenté et qui est son
conditionneur.
Capteur composite
Pour des raisons de coût ou de facilité d'exploitation on
peut être amené à utiliser un capteur composite, non pas
sensible à la grandeur physique à mesurer, mais à l'un de
ses effets. Le corps d'épreuve est le dispositif qui, soumis
à la grandeur physique à mesurer produit une grandeur
directement mesurable par le capteur.
Capteur intégré
C'est un composant réalisé par les techniques de la
microélectronique et qui regroupe sur un même
substrat de silicium commun, le capteur a proprement
dit, le corps d'épreuve et l'électronique de
conditionnement.
Le transmetteur
C'est un dispositif qui converti le signal de sortie du
capteur en un signal de mesure standard. Il fait le lien
entre le capteur et le système de contrôle commande.

Le couple capteur + transmetteur réalise la relation linéaire suivante entre la grandeur


mesurée et le signal de sortie.
Paramétrage du transmetteur
Le transmetteur possède en général au moins deux paramètres de réglage ; le
décalage de zéro et l'étendue de mesure. Si le transmetteur possède un réglage
analogique, pour paramétrer le transmetteur il suffit (respecter l'ordre) :
1- De régler le zéro quand la grandeur mesurée est au minimum de l'étendue
de mesure (réglage du 0 %) ;
2- De régler le gain quand la grandeur mesurée est au maximum de l'étendue
de mesure (réglage du 100 %).
FIN DU CHAPITRE I
LES FONCTIONS DU CAPTEUR

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