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Présentation des Prof

 Hendel franck
 06 13 15 62 09
 Franck.hendel@u-bourgogne.fr
 Un vieux prof de gestion
 Un ex directeur
 3 fils, étudiants à uB…j’y crois

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 2
Plan du cours
Introduction La création d’entreprise en France
 Partie 1 : Le business Canvas
Partie 2 : Le marketing
Partie 3 : Le financement d’un projet de création d’entreprise
① le compte de résultat prévisionnel
② le Seuil de rentabilité et le point mort
③ Le plan de financement initial
④ Le bilan (BFR et FR)
⑤ Le plan de trésorie

 Partie 5 : Aspects juridiques

Entrepreneuriat et management: 3
Bibliographie
 Robert Papin, La création entreprise,
chez Dunod

 1 site : WWW.AFE.Fr

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 4
LA CREATION D’ENTREPRISE
Source INSEE

En 2017, la France a enregistré 600 000 créations d’entreprises,

40 % auto-entrepreneur et donc 60% entreprises traditionnelles

Sur les 4 millions d’entreprises en France, 95 % sont des microentreprises qui emploient 20 %
des salariés
-- 8 entreprises crées pour 1000 habitants
- Ce chiffres qui varie entre 500 000 et 6000 000 créations par an est stable depuis 2009 , date
de création du statut d’auto entrepreneur

Entrepreneuriat et management: 5
Source: observatoire de l’APCE

Sur les trois millions d’entreprises en France,


95 % sont des micro entreprises qui emploient 20 % des salariés

6
2009 : création Auto entrepreneur
Avant 2009 : créations en croissance faible
2009-2010 : pic
Depuis 2011 stabilité

Ce régime a été institué par la loi de modernisation de l'économie (LME) pour simplifier l'exercice de
petites activités indépendantes.
Depuis le 1er janvier 2016, l'auto-entrepreneur est devenu "micro-entrepreneur", mais les règles de
fonctionnement du régime n'ont pas été foncièrement modifiées

Années Nombre Part des création


d’auto en auto
entrepreneurs entrepreneur
2009 320 019 55%
2010 358 588 58%
2011 291 721 53%
2012 307 478 56%
2013 275 000 51%
LE POIDS DES AUTO-ENTREPRENEURS

Un succès fulgurant :
 Facilité: depuis longtemps le nombre de personnes voulant créer était bien supérieur au nombre de
créations effectives
 Cumul: possibilité de cumuler ou de faire un galop d’essai en minimisant les risques
 Crise: possibilité de créer son propre emploi.

Ce régime est considéré comme une opportunité pour les jeunes et les chômeurs de  « se lancer»
dans leur propre activité (92%),

Entrepreneuriat et management: 8
Socio démographie des créateurs

Femmes 33% donc hommes 66%


Moins de 30 ans : 25 %
Plus de 50 ans : 20%
Age moyen : 40 ans
Etrangers : 8%
Demandeur emploi : 33%
Etudiant : 4%

La création d’entreprise par les jeunes de moins de 30 ans :


25 % des créateurs d’entreprise (auto-entreprises et entreprises « traditionnelles ») sont âgés de moins de 30 ans.
28 % des auto-entrepreneurs,
En 10 ans, le nombre de créations par les jeunes a quasiment triplé.

On estime à 125 000 le nombre d’entreprises créées par des jeunes de moins de 30 ans en 2014, dont 76 000 auto-
entreprises.
LE PROFIL DES ENTREPRISES
Plus de 80% des nouveaux chefs d’entreprise créent dans une activité très concurrencée
Plus de 70% des créations sont des entreprises individuelles
Plus des 3/4 des créations nouvelles sont localisées au domicile du créateur

 une majorité des créateurs étaient au chômage : 33% (et 28% salariés du secteur privé)
Les salariés arrêtent leur activité pour créer leur entreprise. Seuls 19% conservent une activité rémunérée en
parallèle de leur création. 

 Récidivistes ! 33% des créateurs ont déjà créé ou repris une entreprise avant leur entreprise actuelle

 Prudents : 63% des entrepreneurs créent une entreprise qui correspond à leur métier de base.

 Plus ou moins diplômés :
12% n'ont aucun diplôme
46% des entrepreneurs ont un bac, bac pro, BEP, CAP, BEPC
12% ont un diplôme technique (BTS, DUT) ou de premier cycle
30% ont un diplôme 2ème, 3ème cycle ou grande école 
 

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Motivation des créateurs
 Motivations positives
 Envie de liberté, gout entreprendre
 Super idée
 Volonté de gagner de l’argent
 Motivations négatives
 Pas trop le choix pour trouver un boulot ou
sauver son boulot (ubérisation économie)

Entrepreneuriat et management: 11
Les motivations des nouveaux chefs d’entreprises
source APCE

vo us?
Et
12
LA CREATION PAR NATURE JURIDIQUE EN 2012

Le choix du statut juridique est primordiale pour assurer la pérennité de l’entreprise,


le créateur doit être vigilant lors du choix du statut

- Entreprises individuelles: 71%


- Sociétés : 29%
essentiellement des SASU ou SARL
dont 10,8% sont des sociétés unipersonnelles.

Le créateur devra prendre en compte un certains nombre d’éléments pour choisir


son statut juridique : ses besoins financiers, le régime social et fiscal de
l’entreprise et pour lui-même, …

Entrepreneuriat et management 13
LES TAUX DE PERENNITE ou de survie(Hors auto entrepreneurs)

 On dit en général que 50 % des entreprises disparaissent


dans leurs 5 premières années d’existence.
De fait les taux de pérennité varient entre 30 et 85 %.

Les 5 facteurs qui influencent la pérennité des entreprises :


- le secteur d’activité
- l’expérience du dirigeant
- l’ambition du projet
Et selon l’INSEE :
ut
le diplôme est un ato
- les appuis financiers (source APCE)
Sérieux du travail préparatoire dans la pérennité
-
majeur
de l’entreprise
Pourquoi?

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Nous allons travailler
ensemble sur un projet simple
 Création d’un club de sport sur Dijon
 Au niveau marketing
 Quel marché ? Étudier le marché
 Quel stratégie ? Ciblage/positionnement
 Quel mix opérationnel
 Au niveau gestion
 Au niveau juridique
Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 15
Club de sport sur dijon
 Gestion
 Comment financer le projet ? Faire un bilan
 Est ce que c’est un projet rentable ?
Compte de résultat
 Juridique
 Quel statut juridique ? Quel impot ? Quel
sera mon statut social (sécu sociale) ?

Entrepreneuriat et management:
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Business model canvas
 1 document très utilisé

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 17
Partie 1 : le Business Canvas A intégrer a
votre dossie
r

18
A vous de jouer
 Me faire un business model d’une salle
de sport

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 19
Partie 2 :Le marketing

Vous avez trouvé et vérifié la bonne adéquation homme/projet: BRAVO


Maintenant la plus grande rigueur s’impose pour vérifier la viabilité de
cette idée.
Le premier objectif de l ’entreprise pour être viable c’est de VENDRE : et
pour vendre il faut qu’il y ait des acheteurs
c’est à dire qu’il existe un marché.

L’étape de l’étude de marché est indispensable dans le projet de création


d’entreprise car elle va chercher à confirmer, affiner ou infirmer les premiers
choix concernant le couple « produit/marché ».

Entrepreneuriat et management: 20
Marketing
 3 étapes
 Etudier le marché

 Définir une stratégie marketing : ciblage et

positionnement
 Définir un mix opérationnel

 Quel produit ?

 Quel prix ?

 Quelle communication (Pub)

 Quelle distribution

Entrepreneuriat et management: 21
Qu’est ce qu’une ETUDE DE MARCHE?

« l’étude de marché est un travail de collecte et d’analyse


d’informations ayant pour but d’identifier les
caractéristiques du marché »

Le terme étude de marché peut intimider le créateur qui aura peur d’être
incompétent pour cet exercice.
Même s’il y a un peu de technique, une étude marché reste avant tout une
affaire de bon sens et peut être abordée en répondant très sérieusement des
questions :

22
L’ETUDE DE MARCHE, les questions a se poser

 Qu’est ce que l’on va vendre?


 Pourquoi cela précisément et pas autre chose?

 Comment être sûr de ce que l’on avance?

Jamais d’affirmation sans justification.

 Quels clients? La segmentation des clients, le ciblage


 Quelle relation je veux avec mes clients : fidélité, sur mesure,
conseil, parainage ?
 Pourquoi ceux là?
 Qu’est ce qui permet concrètement d’affirmer que ce seront ces
clients là?

23
Etude de marché
 Etudes documentaires :
 Chercher des chiffres, des info produites par
CCI, revues professionnelles, syndicats
professionnels….
 INSEE donne de très nombreuses info
 Etudes par questionnaires
 Quel échantillon (moins de 100 c’est souvent
peu représentatif, 400 au niveau local, 1000 au
niveau national)
Entrepreneuriat et management: 24
questionnaire
 Echantillon/ pop mère
 Méthode des quotas
 Bien poser les questions
 Echelle de mesure
 Vocabulaire
 Que veut-on vérifier ?
 Administrer les questionnaires
 Analyser les questionnaires
Entrepreneuriat et management: 25
Des applications
 Google forms
 Survey monkey
 Logiciel Sphinx
 SPSS

Entrepreneuriat et management: 26
Étudier les conso
 Quel est le comportement actuel des clients?

 Quelle est la consommation actuelle ?


→ Circonstances, Fréquence, Satisfaction, Moments de consommation

 Quels sont les freins et motivations? Une an


al
→ Freins économiques, socio, valeurs, craintes… indispe yse
nsable
L’étude de marche, c’est
vérifier, justifier, prouver!
é a li s er
p o urr
p o r tant ss plan A toutes ces questions qui paraissent
Im us in e
t r e b évidentes, il faut tenter d’apporter des réponses
vo
pertinentes qui seront étayées:
Site AP
CE
 par des recherches documentaires
 des observations, des constatations

 des investigations et des avis de personnes neutres ayant

les compétences sur le sujet qui leur est posé.

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étude de marché ?
Quel sera mon mode de communication et commercialisation
(canaux utilisés)?
Et surtout Pourquoi
Qu’est ce qui permet de justifier cela? site
f os s u r le
s les in
Tou te
APCE

Entrepreneuriat et management: 29
L’ETUDE DE MARCHE:
combien et ou?
 Quel niveau prévisionnels de vente?
 Qu’est ce qui permet d’avancer un tel CA prévisionnel?
 Qu’est ce qui permet de prouver qu’il est réaliste et sera
atteint?

 A quel endroit?
 Quelle implantation, quel emplacement?
 Comment justifier que cet endroit est le bon?
 Comment vérifier qu’il correspond bien au type de clientèle que
je vise?

Entrepreneuriat et management: 30
La concurrence
Une étude de marché impose aussi d’étudier l’offre actuelle :
 Qui sont les concurrents ?
Concurrent direct et indirect (produit de substitution)
La concurrence est elle diversifiée ?
 Quels sont leurs produits ? Leur prix ?

Leur communication ? Leur distribution ?


 Quelles cibles visent-ils ?

 Comment je me diversifie/eux ?

 Présence d’un leader ?

LE PLUS IMPORTANT :
 Quel est mon positionnement ?

 En quoi je suis différent ?

Entrepreneuriat et management:
Les objectifs de l’etude de marche
1 - Vérifier que les clients escomptés existent réellement :
Existence des besoins, pouvoir d’achat des futurs clients, niveau de
saturation du marché…
2 - Mesurer les potentialités de cette demande en terme de chiffre
d’affaires et en termes de délai de réalisation.
3 - Fixer le prix du produit ou du service
4 - Choisir les moyens de commercialisation :
mode vente, techniques commerciales, communication, distribution

Il existe de nombreuses études


e ma rch é
d
L’étude faite par déjà réalisées par
re
peut êt t expert INSEE, CCI, CREDOC
n c ab in e
u
32
Exemple club de sport
 Existe t’il des études sur les clubs de
sport en France ?
 Recenser sur Dijon l’offre actuelle ?
 Vous répartir les clubs entre groupe et
essayer de savoir
 quel prix ? Quel produit ? Comment ils
communiquent ? Qui ils visent ?
 Ex : Le klub ?
Entrepreneuriat et management: 33
La segmentation des clients
Les clients sont rarement homogènes dans leur caractéristiques, leur
comportement, leurs besoins,….
Donc il faut segmenter le marché en fonction de différents critères et bien
caractérisé chaque segment.
La segmentation marketing se définit comme
l’identification de sous ensembles d’acheteurs
partageant des besoins et comportements d’achat
similaire

Exemple :
segment professionnels (B to B)/ segment particulier( B to C) pour achat matériels
de bricolage ou informatique
La segmentation peut être géographique, socio culturelle, démographique,….
Pour un club de sport quel
ciblage ?

Notion de zone de chalandise


 Moins de 10 minutes

Club pour femme

Club pour haltérophiles

Club anti frime

Club discount

Club élitiste

Entrepreneuriat et management: 35
De la segmentation au ciblage
Une fois qu’on a segmenté le marché il faut viser ou
cibler un ou quelques segments
Donc se demander « qui je vise ? »
Stratégie marketing

Ces informations recueillies et analysées il faut :


Cibler un segment de clients

Se positionner par rapport aux concurrents en sachant comment on

se diversifie (moins cher, plus sympa, plus technique)


Savoir ce que j’offre vraiment

Car il faut : Evaluer tous les moyens à mettre en


œuvre pour réaliser les hypothèses d’activité.

Cette démarche de synthèse des informations tirées de l’ étude de


marché permet de construire une stratégie commerciale à travers
un plan d’actions commerciales.
37
LES TYPES DE CLIENTELE

la recherche d’information sera différente selon le type de


clientèle que l’on vise

On retiendra 4 types de clientèle:


1 - La clientèle identifiable
2 - La clientèle localisée
3 - La clientèle diffuse
4 - La clientèle de grande consommation

Entrepreneuriat et management: 38
1 - La clientèle identifiable
Ce sont les entreprises, les professionnels et les organismes que l’on peut
identifier avec des fichiers car elles ont un statut particulier:
les grossistes en matériel électriques du 21,
les notaires de France,
les bouchers de la Saône et Loire….

On les repère grâce à différents supports :


Les annuaires professionnels,
Les fichiers de la CCI ou CMA,
KOMPASS, fichier SIRENE,
Les (nombreuses) bases de données, salons professionnels…

39
La clientèle identifiable
Ce type de clientèle, facilement identifiable est une aubaine
car dès l’étude de marché on peut tester son produit
grandeur nature et même enregistrer les premières
intentions de commande.

Les hypothèses commerciales


seront d’autant plus réalistes
qu’elles seront tirées de ces contacts

40
La clientèle localisée
Ce sont les clients potentiels d’un commerce de détail c’est à dire
ceux qui habitent dans le coin, ceux qui passent, ceux qui viennent y
travailler.

Il faut donc déterminer très précisément la zone de chalandise à


travers une observation de terrain très détaillée : repérage dans le
quartier, comptage des passants en fonction des heures, questionnaire
administré aux chalands…

Entrepreneuriat et management:
41
La clientèle localisée
Pour faire une étude complète il vous faudra :
• Evaluer aussi la richesse vive de cette zone de chalandise avec des
données plus globales (INSEE, CCI..).

• Evaluer précisément la concurrence


qui s’exerce sur cette zone

• Pour un commerce de détail,


l’emplacement est essentiel car
on inverse rarement le sens naturel
de circulation des passants.
Source : INSEE

Entrepreneuriat et management:
42
La clientèle diffuse
C’est la plus difficile à cerner.
Elle concerne par exemple les activités culturelles, la mode, le tourisme,
la restauration (gastronomique) , l’hôtellerie, le petit artisanat non
localisé.

Il faut rechercher un maximum d’informations sur l’offre existante,


les styles de vie, les courants de mode en prenant contact avec des
experts, la presse spécialisée, les relais d’opinion, les prescripteurs…
il est indispensable de recouper des données venant de sources très
différentes.
La montée en puissance de l’activité avec ce type de clientèle est
généralement longue

43
La clientèle de grande consommation
C’est à l’échelle d’un marché très étendu, la diffusion de
produits de consommation par l’intermédiaire des réseaux
de la grande distribution

Ce type de clientèle nécessite une étude de marché très


approfondie (comportement et motivation des
consommateurs) réalisée par des professionnels et mobilisant
des moyens financiers, matériels et techniques très
importants
E D I S T RI :
R AND
FO C U S G
p l o ie 6 35 800
s ec t eu r em ce sur
Ce e n F ra n
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perso ts d e v ente
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o b us ine ss  
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No park
Le local rdo Tr uj illo (1920-
19 7 1 )
De Berna
e du succès moderne
à l’origin n
distributio
la grande
Pour commerce de détail, les 3 règles du succès :
1 : l’emplacement
2 : l’emplacement
3 : l’emplacement

 
LE PLAN D’ACTIONS COMMERCIALES
Le marketing mix, c’est :
- Produit
- Prix
- Publicité, promotion
- Place (distribution)
Le Marketing Mix : les 4P correspond a la stratégie marketing.
Cette notion représente l'ensemble des outils marketing que l'entreprise doit
activer de façon cohérente pour faire la promotion d'un produit ou d'un
service
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Vendre un PRODUIT ou un SERVICE
Les questions a se poser :
• Produit et/ou service couplé et associé
• Caractéristiques techniques
• Design
• conditionnement et l’étiquetage
• Lots
• services complémentaires très voisins de la
promotion marques et dénominations commerciales

Entrepreneuriat et management: 47
Produit
 Notion de marque
 Notion de gamme et portefeuille
produits
 Notion de cycle de vie : phase de
lancement, phase de croissance, phase
de maturité, phase de déclin

Entrepreneuriat et management: 48
Produit et salle de sport
 Quel équipement ? : vélo, rameur, quelle
machine, altères, piscine, sauna hamam
 Des cours ? Individuel (coach), collectif,
 Quel programme ?
 Quels horaires ?
 HYGIÉNE
 SANITAIRES

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 49
Le prix : Choisir le juste prix
Le prix n’a pas qu'une signification économique.

Il a aussi un sens commercial permettant d’apprécier


la qualité présumée du produit et de le situer par
rapport à des produits concurrents
Ex: je ne connais rien au vin mais j’achète le plus
cher car c’est sûrement le meilleur.

Entrepreneuriat et management: 50
3 façons de fixer un prix
les entreprises fixent leurs prix en tenant compte de 3 approches
 En fonction des concurrents : tenir compte de la
concurrence soit pour s’aligner soit pour s’en distinguer
 En fonction des prix de revient

 En fonction de ce qu’est prêt à mettre le client : le prix

psychologique pour déterminer le prix correspondant à la


valeur du produit perçue par le client
po s si b le d e f ix er
Est-il
u r s p r i x p o u r u n
plusie
e p r o d u i t o u s e rvice
m êm
Quel prix pour mon club de
sport ?
 Ticket ?
 Frais de dossier ?
 Abonnement ?
 Serviettes ?

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 52
LES ACTIONS RELATIVES A LA
DISTRIBUTION

 Ce sont les actions qui vont mettre le


produit ou service à portée de mains
des clients.
 Le choix du mode de distribution est
réalisé à partir de l’étude de marché qui
a permis d’étudier et d’analyser les
circuits existants.

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Choisir le canal de distribution
Il faut identifier le réseau qui permettra la meilleure emprise
sur le marché : vente directe, VPC, internet…

La force de vente est aussi un élément clé de la


distribution, elle est composée d’hommes spécialement
formés aux produits et aux clientèles.
Elle est chargée de faire en sorte que les objectifs de vente
fixés par l ’entreprise soient atteints ».
Elle est préconisée pour la clientèle identifiable ou pour la
clientèle de grande consommation.

54
Distribution
 Site internet ?
 Marchand ou pas ?

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 55
Distribution
 Vendre
 Les 4 C : contact, connaître, convaincre,
conclure
 SONCASE : Sécurité, orgueil, Nouveauté,
confort, Argent, sympathie,Ecolo

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 56
Un exemple de distribution
 Maison de vin : Besson à Macon
 Vente directe à la propriété : Aménagement caveau
 Marketing direct et expéditions
 Référence Carrefour au niveau région
 Des cavistes ex As du vin
 Des restaurants à lyon
 Un multicarte à Paris
 Un importateur aux US
 Des salons ou foires (11 par an)
 Site internet propre et celui des vignerons indépendants

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 57
LA COMMUNICATION
Pour une entreprise nouvelle, il est fondamental
que le public, les clients potentiels prennent
conscience de l’existence de l’entreprise elle
même.

Les actions de communication peuvent concerner


les trois autres points du plan commercial
(produit, prix, distribution.)

58
LES ACTIONS RELATIVES A LA COMMUNICATION

Les actions de communication se concrétisent


par six éléments principaux:
La publicité

La promotion

Les relations publiques

Les commandites (sponsoring)

Le marketing direct

La vente

59
La publicité et la promotion
La pub permet de diffuser de l’information
permettant de faire connaître un produit, une
marque, une entreprise. L’objectif est d’attirer
l’attention du client, de fixer son désir et de le
pousser à concrétiser l’achat.

La promo a pour but de pousser le produit vers


l’acheteur, se concrétise par les offres spéciales, les
jeux…
60
Les relations publiques
Elles consistent à établir avec tous les publics de
son environnement le meilleur climat de relations
pour obtenir une attitude favorable.
Les moyens utilisés sont: des brochures,
l’organisation de manifestations, des salons, des
congrès, des relations de presse…

61
Les commandites ou le sponsoring
Ce sont des apports financiers techniques ou
logistiques de la part d’une entreprise pour le
soutien à des évènements ayant de l’intérêt
pour des consommateurs (sport, culture…).

Il s’agit souvent de conforter l’image de


l’entreprise à travers le sponsoring.

62
Le marketing direct

Sous toutes ses formes, le marketing direct


consiste à toucher directement le
consommateur :
Télémarketing, mailing, mailing fax, spam…

Des idées de
a r ke t in g d i re ct ???
M

63
La vente
Elle est considérée comme un moyen de
communication individualisé fondamental car
les arguments de présentation et de vente
sont considérés comme des modes de
communication directe , ces arguments étant
souvent tirés de l’étude du produit et des ses
spécificités.
i le d’ ach at ,
at i on et M ob
Motiv a i s s ez?
vou s co n n
64
Partie 3 : LE FINANCEMENT D’UN PROJET
DE CREATION D’ENTREPRISE

Le Financement correct d’un projet est une des


conditions de réussite.
Au démarrage, il faut réunir suffisamment de capitaux pour
que tous les besoins durables de l’entreprise soient financés
par des ressources financières adaptées

Les prévisions liées à l’activité se retrouvent à travers :


 LE COMPTE DE RESULTAT PREVISIONNEL

Les besoins de financement durables sont établis à partir du:


 PLAN DE FINANCEMENT INITIAL

65
La comptabilité générale
Obligation légale de tenir une comptabilité générale pour des raisons
fiscales mais aussi bonne gestion
2 documents importants :
- Le Bilan : image du patrimoine
-Le compte de résultat : reflète l’activité

i t l a c omp t a ?
Qu i fa
LE COMPTE DE RESULTAT
PREVISIONNEL
Il est directement issu des résultats de l’étude
marché et des objectifs commerciaux initiaux et se
fait généralement sur 3 ans

A travers le compte de résultat prévisionnel on


cherche à évaluer la capacité de l’entreprise à
dégager des bénéfices.
sultat sur
Un modèle de compte de ré
le site APCE
r
A utiliser pour votre dossie 67
Exemple de compte de
résultat prévisionnel

Modèle
Les clefs de
la banque

Mo
dèl
eA
PC
E

68
LE COMPTE DE RESULTAT PREVISIONNEL:
LES PRODUITS et LES CHARGES

• Les produits : le chiffre d’affaires qui sera réalisé,


informations de l’étude marché sur les volumes de vente
escomptés et sur le niveau des prix envisagé

• Les charges d’exploitation et charges financières


• LES CHARGES D’EXPLOITATION : toutes les dépenses que
l’entreprise devra engager dans le cadre de son activité.
exemple = achat et charges de personnel et charges de
fonctionnement , achats de matières premières et de
marchandises,….
69
LES CHARGES D’EXPLOITATION
 LES ACHATS
Ce sont les machines achetées ainsi que les logiciels (pour revente).
prestataires extérieurs pour sites internet pour le graphisme et la programmation des
pages (les honoraires).

 LES CHARGES DE PERSONNEL : les salaires des employés


Attention : On doit calculer les charges sociales afférentes aux rémunérations (charges
patronales et charges salariales) pour les ajouter aux charges salariales.


LES CHARGES DE FONCTIONNEMENT, très différentes selon l’activité exercée :
Les loyers et les charges L’électricité, le téléphone, Les assurances, la comptabilité, les
fournitures de bureau, les frais de déplacement, la publicité,
Et ne pas oublier : les impôts et taxes, hors Impôt sur les Sociétés (IS)
70
Les amortissements :
une charge d’exploitation fictive
Il s’agit de charges correspondant à une écriture
comptable.
Il n’y a donc pas de flux financier réel, c’est une charge
fictive sans décaissement qui permet de payer moins
d’impôt et d’enregistrer la perte de valeur des
immobilisations

Cette pratique permet de mettre de côté de


l’autofinancement dans le but de remplacer les biens
durables qui se déprécient au fur et à mesure de leur
exploitation dans l’entreprise.

71
Les amortissements
Exemple : l’entreprise devra acheter du matériel de bureau et du matériel
informatique : ordinateurs, scanners, imprimantes laser… pour démarrer
son activité.
matériel info : 90 000 € sera amorti sur 3 ans : 30 000€ par an
Matériel de bureau : 10 000€ amorti sur 2 ans : 5 000€ par an
Amortissement total : 35 000€
La durée et le mode d’amortissement sont déterminés par l’administration
fiscale : matériel : entre 6 et 10 ans, outillage : entre 5 et 10 ans, matériel
de transport : entre 4 et 5 ans,…

L’amortissement peut-être linéaire ou dégressif


Des outils en lignes (gratuits) permettent de faire le calcul automatiquement :
http://www.zervant.com/fr/download_accounting.php?file=Modele-Gratuit-Tableau-
Amortissement.xlsx
72
LES CHARGES FINANCIÈRES

Il s’agit de l’ensemble des intérêts que l’entreprise devra


payer à son banquier quelle que soit la forme qu’ils
prennent : comptes courants débiteurs, découvert
bancaire, escompte, billets de trésorerie, emprunts à
moyens et long terme…

73
LE COMPTE DE RESULTAT
PREVISIONNEL : LE RESULTAT

Après avoir listé l’ensemble des produits et des


charges pour les périodes étudiées, on peut calculer
le résultat prévisionnel.

PRODUITS – CHARGES = RESULTAT

Si ce résultat est positif c’est un bénéfice,


s’il est négatif c’est une perte.

74
LE SEUIL DE RENTABILITE

Le seuil de rentabilité exprime le niveau minimum


d’activité que l’entreprise doit atteindre pour réaliser un
résultat au moins égal à zéro.
On parle aussi de « point mort  » : Au dessus on gagne
et en dessous on perd

Il peut être exprimé en chiffre d’affaires, en quantités de


produits vendus ou en date d’obtention.

75
Exemple de Seuil de Rentabilité
La corpo organise une soirée pour Licence ST,
Location salle 500€, les services du DJ 300€ Frais fixes : 800€
Traiteur repas à 8€/personne
prévente des tickets : 18 €
On gagne 18-8= 10€ par participant, c’est la marge directe sur coût variable

Déterminer le SR
800/10 = 80 étudiants
Donc a partir de 80 participants, la corpo fait un bénéfice, en dessous, elle
perd de l’argent
Les charges fixes et variables
du SEUIL DE RENTABILITE
il faut distinguer 2 catégories de charges:
 Les charges fixes ou de structure ne dépendent pas du niveau d’activité.

Elles sont déterminées pour un niveau d’activité donné (locations bureaux,


dotations aux amortissements, intérêts des emprunts, salaires du personnel de
direction…) Le coût unitaire est alors inversement proportionnel à l’activité

 Les charges variables : Les charges variables sont les charges qui varient
en fonction du niveau d’activité : coût des matières consommées, commissions des
vendeurs…
Leur montant unitaire est donc constant.

Dans la pratique beaucoup de charges sont en partie fixes, en partie variables


(exemple des salaires selon le type de contrat de travail).

77
LES CHARGES FIXES
Les coûts de structure ne sont fixes qu’à structure donnée.
Chaque développement de l’entreprise entraîne une augmentation des coûts de
structure.
Ces charges resteront fixes tant que la structure n’est pas modifiée ;
Si la structure change, ces charges changent aussi ;

on dit qu’elles varient par palier :

Charges de structure Exemple :


Le personnel de surveillance
recruté pour la surveillance
des locaux

Activité

78
CALCUL DU SEUIL DE RENTABILITE

Le seuil de rentabilité est le niveau de chiffre d’affaires permettant de


couvrir les frais fixes, autrement dit ce niveau est atteint lorsque le
résultat est égal à zéro.
Le résultat peut ainsi être calculé de la manière suivante:

Chiffre d’affaires - coûts variables = marge sur coûts variables

marge sur coûts variables - coûts fixes = résultat

UI L DE RE NT A BILITE
Exercice SE el
déposer sur Plub
79
LE PLAN DE FINANCEMENT INITIAL
Il s’agit en fait de construire un bilan de départ qui présente la situation
financière de l’entreprise au moment ou elle va démarrer son activité.

Il se présente sous
forme de tableau :

Quelles sont ses ressources et quels sont ses besoins ?


LES BESOINS (ou besoins de financement) correspond a ce que l’entreprise
fera de ses ressources: local, machines, stocks, comptes bancaires….
80
Les ressources : le passif du bilan
LES RESSOURCES (sous entendu ressources financières) c’est la façon dont
l’entreprise va financer ses acquisitions: le capital apporté par le créateur et ses
associés, les emprunts.
L’ensemble constitue la colonne de droite du bilan que l’on appelle le passif (on dit
aussi les ressources).

La règle
absolue

Dans le bilan de départ les besoins et les ressources s’équilibrent toujours

81
Exercice : LE BILAN DE DEPART
SARL hôtelnet exerce une activité de mise en place d’accès et de sites
internet dans les hôtels.
Il s’agit donc d’une activité de service.
Actif Passif
Immo. dont 104 000 Capital social 50 000
Matériel info 90 000 Compte courant 150 000
Associé
Matériel bureau 100 000 Emprunts banque 150 000
Frais d’établissement 4 000

Dépôt de garantie 12 000


Créances client
Banques 24 600
TOTAL 350 000 TOTAL 350 000
82
LE BILAN DE DEPART : A savoir

Y a t-il des règles de présentation?


Les règles comptables préconisent un ordre de classement bien précis.
Du haut vers le bas du tableau on va classer les besoins des plus durables
en allant vers les plus éphémères.

Est-ce que toutes les rubriques sont obligatoires?


Non, par exemple LES IMMOBILISATIONS qui sont constituées du local,
des machines, les brevets,….
Pour le cas de SARL hôtelnet il n’y a pas de bâtiment ce qui signifie que
l’entreprise loue le local, mais il y a du matériel informatique et du mobilier
et matériel de bureau

83
LE BILAN DE DEPART : L’ACTIF
LES FRAIS D’ETABLISSEMENT : Frais dépensés pour la création juridique de
l’entreprise ou bien, pour la signature d’un bail commercial par exemple : frais de
constitution de la société, dépôt de garantie versé à la signature du bail pour la location
du local,…
Plus on descend dans l’actif plus les emplois d’argent ont une durée de vie courte.
LES STOCKS: valeur des marchandises qui restent en permanence dans l’entreprise

LA TRESORERIE DISPONIBLE: il s’agit du solde du compte en banque (créditeur-


positif ou débiteur-négatif) auquel s’ajoute l’argent en caisse.

LES CREANCES CLIENTS: L’entreprise a des clients qui ne paient pas nécessairement
le jour de la fourniture du service. Les créances client correspondent à un besoin de
financement puisqu’il s’agit de ventes dont l’entreprise doit attendre le paiement

La règle
absolue
84
LE BILAN DE DEPART : LE PASSIF
Il correspond aux ressources internes et externes :
les ressources internes apportées par le créateur et ses associés et qui sont appelées à rester
dans l’entreprise tant qu’elle poursuivra son activité.
les ressources externes apportées par les autres partenaires de l’entreprise (banquiers,
fournisseurs, organismes publics…:
LE CAPITAL SOCIAL: ce sont des ressources structurelles de l’entreprise apportées au

moment de la constitution par le créateur ou ses associés.


LES COMPTES COURANTS D’ASSOCIES : ce sont des sommes que les associés

décident de confier provisoirement à l’entreprise pour l’aider à résoudre des problèmes


de financement.(porteurs d’intérêts et susceptibles de remboursement sans formalités)
AIDES SUBVENTIONS ET EMPRUNTS: lorsque le créateur a rassemblé tous les

capitaux dont il peut disposer, il connaît ainsi le montant théorique des emprunts qu’il
doit obtenir pour équilibrer son bilan de départ.
Le fondateur de la SARL hôtelnet a prévu d’ajouter au capital un apport en compte
courant de 150 000 € qu’il pourra retirer lorsque la situation de l’entreprise le permettra

85
LE BILAN DE DEPART: Les dettes
LES DETTES FOURNISSEURS : L’entreprise ne paiera pas
immédiatement ses fournitures et bénéficiera ainsi d’un crédit accordé par
le fournisseur.

Exemple : On supposera qu’hôtelnet paie à 30 jours les honoraires, les achats de


postes informatiques, de logiciels et de publicité le reste étant au comptant.

86
LE BILAN DE DEPART

SARL HOTELNET
Il dispose de 200 000 € en capital (50 000) et en compte courant (150 000)
Il va choisir d’emprunter à 5 ans 150 000 € pour couvrir ses besoins et
dégager une marge de démarrage
Seulement 30% des ventes de service est payé par le client à la commande

87
LE BILAN DE fin année
Actif Passif
Immo. dont 104 000 69 000 Capital social 50 000
Valeur brute
Matériel info 90 000 Ammort. Compte courant 150 000
30 000 Associé
Résultat - 66 000

Matériel bureau 100 000 Ammort. Emprunts banque 150 000


5 000
Frais 4 000 Dotation aux 35 000
d’établissement amortissements

Dépôt de 12 000 Dettes fournisseurs 120 000


garantie
Créances client 263 666

Banques 71 000

TOTAL 439 000 TOTAL 439 000 88


Le résultat
Dans le bilan on trouve toujours le résultat dans la colonne PASSIF ou
ressources, en dessous des capitaux propres

Si + résulta
t positif
Si – résulta
t négatif
Le pb de la solvabilité
 Ne pas confondre solvabilité et
rentabilité
 La solvabilité c’est le fait de pouvoir
payer ses dettes exigibles
 Cela renvoie à deux notions
 Notion De BFR
 Notion de trésorerie

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 90
LE BFR
 LE BESOIN EN FONDS DE ROULEMENT est le résultat
de la différence entre les besoins et les ressources de
financement à court terme.

(Stocks + créances clients)- crédits fournisseurs = BFR

Le plus souvent l’ensemble stocks plus créances clients est


supérieur aux dettes fournisseurs. Le BFR est donc un chiffre
positif correspondant à un besoin de financement.
Le BFR est très important car avant d’être payé par les clients
il faut bien faire face à des dépenses. 91
BFR

Le BFR c’est un jeu de cash cash c’est à dire qu’avant


d’encaisser de l’argent il faut en débourser (et plus
l’entreprise grossit plus le BFR va étre important).

Un entrepreneur doit anticiper ce BFR et doit penser à


le financer soit par des capitaux propres soit par des
prêts bancaires stables (et pas par découvert
bancaire)

92
Le financement du BFR
On finance le BFR avec le Fonds de roulement
Le fonds de roulement correspond a l’excédent des ressources stables
(capitaux propre + reserves+ emprunt bancaire à plus d’un an) par rapport
aux immobilisations

FR>BFR
Ouf…cela permet de ne pas être en cessation de paiement donc de pouvoir
payer les dettes et de faire face au déficit de la première année
Si FR> BFR cela veut dire que l’entreprise est solvable.
Pas forcement rentable mais elle peut payer ses dettes à court terme
tresorerie
 Simplement la trésorerie correspond au
bas de l’actif du bilan cad la banque (si
compte en positif)plus la caisse
 Concrètement ce sont les disponibilités
dont dispose l’entreprise

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 94
Le plan de trésorerie
Le risque provient ici de l’apparition possible de besoins de financements à
court terme résultant de décalages qui se produisent entre les entrées et les
sorties de fonds.
Il est nécessaire de prévoir à l’avance ces décalages afin d’en prévoir le
financement.
Sa technique de construction est simple mais elle exige beaucoup d’attention
et de minutie.

On procédera de la façon suivante en trois étapes :


 Mensualisation des produits (avec TVA) et des charges

 Calendrier des recettes et des dépenses

 Confrontation des soldes.

95
Calendrier des recettes et des dépenses

On va reprendre chaque élément de produit ou de charge et étudier


précisément la date à laquelle il sera soit encaissé soit payé.
On reporte ensuite les montants correspondant au paiement ou à
l’encaissement mois par mois sur un tableau.

96
Plan de trésorerie
janvier fevrier mars avril
Disponibi 1000 0 -1000 500
lités
début de
mois
Encaisse 2000 3000 5000
ments
effectifs
décaisse 3000 4000 3500
ments
Solde fin 0 -1000 500
mois

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 97
Confrontation des soldes
 L’analyse du solde mensuel de trésorerie ainsi établi permet de déterminé
le ou les mois éventuellement négatifs , c’est à dire ceux où un besoin de
financement apparaît.
 Cette anticipation des besoins à court terme permet de solliciter le
banquier sur des formes de financement (découvert, escompte, facilités
de caisse) dont on prouve aisément le caractère ponctuel.

Entrepreneuriat et management 98
Attention aux charges URSSAF et à la TVA

Souvent les problèmes de trésorerie se


posent quand il faut payer l’URSSAF ou les
impôts pour TVA : il faut prévoir!
La TVA
Invention française,
La plus grosse recette pour l’Etat

Les entreprises collectent l’impôt en


vendant TTC et doivent verser cette impôt a l’administration fiscale

Plusieurs taux mais


TVA normale est à 20%
TVA
Une menuiserie achète TTC à une scierie pour 1200€ de bois en janvier.
En février elle revend pour 3600€ un meuble fabriqué avec le bois.

Montant de la TVA ?
TVA payée au fournisseurs est de 200€ (sur 1200€)
TVA collectée est de 600€ (sur 3600€)
Donc TVA à déboursée sera de 400€ (600 – 200 = 400€)

Entreprise paye TVA entre le 15 et 24 du mois suivant son encaissement


5 La partie juridique

Entrepreneuriat et management: 102


Les choix possibles
 Entreprise en nom personnel
 Auto entrepreneur ?
 EIRL
 EURL
 SA
 SARL
 SAS
 SASU
 SNC
 Association
 coopérative
LE CHOIX DU STATUT JURIDIQUE

Le Choix de la structure juridique de démarrage est un


choix important pour tous les créateurs, mais c’est
également un choix difficile.

104
Critères de choix
 Seul ou à plusieurs (affectio sociétatis) ?
 Importance des fonds à collecter
 Statut fiscal du patron
 Statut social
 Formalités à accomplir
 Possibilité de se protéger en cas de faillite

Entrepreneuriat et management: 105


Le pb des impots
 En France on n’a pas de pétrole mais on
a des impôts.
 TVA mais aussi IS et IRPP

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 106
IS
 Is est l’impot que paye les entreprises
sur leur bénéfice (donc importance de
la comptabilité)
 IS : taux fixe (Avant 50 % puis 33%)
 Avec Macron 28 % et bientôt 25%

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 107
IRPP
 Le patron lui va payer IRPP
 C’est un impôt compliqué et progressif
avec des tanches en fonction du revenu
imposable et du quotient familial
 Plusieurs cases possibles
 TS traitement et salaires, BIC (Benefice
industriel et commercial), BNC, RCM
revenu de capitaux familiaux
Entrepreneuriat et management: 108
Tranches impôt (rappel)
 0% jusqu’à 10 000
 14% jusqu’à 2700
 30 % 71000
 41 % 150 000
 45% +
 Progressivité de IRPP
IRPP
 Le patron d’une SA, SAS, SASU et gérant
minoritaire peuvent cocher la case TS
 Le patron entreprise individuelle et gérant
majoritaire eux doivent cocher la case BIC ou
BNC et c’est moins bien
 Auto entrepreneur peut parfois opter pour un
paiement forfaitaire de 1 ou 2% du CA

Entrepreneuriat et management: 110


IRPP
 Si en plus d’un salaire un patron reçoit
de sa boite des dividendes (partie
distribuée du résultat) il devra aussi
cocher la case RCM

Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 111
Couverture Sociale
 Pour maladie, retraite, chômage il
existe deux possibilités
 Certains patrons (SA, SAS et gérants
minoritaires sont assimilés à des salariés et
bénéficient du régime général
 D’autres (patron entreprise individuelle et
gérant majoritaire) sont au RSI qui devient
en 2018 le SSI, et c’est moins bien
Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 112
LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:l’entreprise individuelle
 De nombreux créateurs (plus de 71% en
moyenne) choisissent de créer une
entreprise individuelle.
 Ce statut concerne essentiellement trois
catégories de créateurs: les artisans, les
commerçants et les professions libérales.
 Les principaux avantages de l ’entreprise
individuelle (dite aussi entreprise en nom
personnel) sont les suivants:

113
LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:l’entreprise individuelle

 L’entrepreneur est seul et n’a pas besoin


d’associé.
 formalités de constitution simples : il
suffit d’une immatriculation au registre
du commerce(ou au répertoire des
métiers).il existe des CFE
 Il n’y a pas de capital social initial
obligatoire et pas de statuts à déposer.
114
II.5.1 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:l’entreprise individuelle

 Simplicité et indépendance sont les


deux raisons pour lesquelles cette
structure juridique est utilisée.

 L’entreprise individuelle présente


néanmoins certains inconvénients.

115
Entreprise individuelle
 On parle aussi d’entreprise en nom
propre
 Donc l’entreprise n’existe pas
indépendamment de son créateur
II.5.1 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:l’entreprise individuelle

 Le patrimoine est confondu avec le


patrimoine du dirigeant et ce dernier est
responsable personnellement et
indéfiniment des dettes de l’entreprise sur
ses biens propres.
 Toutefois la loi pour l’initiative économique
(loi Dutreil 2003)à introduit la possibilité
de protéger le patrimoine immobilier du
dirigeant par un simple acte notarié.
117
Patrimoine affectation
 Avant 2003, indivisibilité du patrimoine
donc pas possibilité de protéger les
biens non pro des biens pro.
 Avec cette loi, reconnaissance du
patrimoine d’affectation
II.5.1 au niveau fiscal

 En cas de bénéfices (intitulés par le fisc


Bénéfices Industriels et Commerciaux),
le dirigeant sera imposé en impôts sur
le revenu (si il a choisi ce système) dont
le barème peut atteindre 45% plus 8%
de cotisations sociales soit un total
possible de 53% du benefice.
119
L’EIRL
 Grâce à ce nouveau régime :
 l’entrepreneur individuel n’est pas tenu
de créer une société pour protéger son
patrimoine et sa famille,
 l’esprit d’entreprise est encouragé, en
évitant que la faillite d’une entreprise
soit synonyme de ruine personnelle et
familiale.
Site EIRL
 EIRL.fr….trés bien fait
L’auto entrepreneur
AE = 1 entrepreneur individuel +
1 formalité de création alléguée +
1 régime social simplifié +
Sur option maintenant un versement libératoire de IR

 Pour en savoir plus : www.autoentrepreneur.biz


AE
 Création en 2009 avec volonté de lutter
contre le travail au black et volonté de doper
les créations
 Grogne des petites boites qui se plaignent de
concurrence illégalle
 2014 : Rapport du député Grandguillaume qui
propose de rapprocher le statut des AE de
celui des micro entreprises repris par Loi Pinel
en 2014
Au 1 janvier 2015
 Beaucoup des avantages des AE surtout
au niveau fiscal sont revus et
alignement sur statut du micro
entreprise (statut de micro fiscal)
 Si activité artisanale stage obligatoire
d’installation et inscription CMA
En quoi consiste ce régime ?

 Il s'agit d'un ensemble de mesures permettant


d'exercer une petite activité professionnelle
indépendante :
  facilement,
  de façon régulière ou ponctuelle,
  et en minimisant les coûts administratifs.
 L'auto-entrepreneur est avant tout un
entrepreneur individuel, inscrit comme tel auprès du
registre national des entreprises (RNE), mais
bénéficiant de nombreuses mesures simplificatives.
Il peut, depuis le 1er janvier 2011, opter pour le
régime de EIRL
Seuil : petite activité

 le chiffre d'affaires HT annuel (*) n'excède pas :


 170 000 (avant 82 200) euros pour une activité de vente de
marchandises, d'objets, d'aliments à emporter ou à consommer
sur place, ou de fourniture de logement,
  70 000 (avant)32 900 euros pour une autre activité de
services ou une activité libérale.
Pas de TVA
 l'auto-entrepreneur n'est pas assujetti à
la TVA : il ne la facture pas sur ses
ventes et/ou prestations et ne la
récupère pas sur ses dépenses.

cotisations

 
 L'auto-entrepreneur déclare mensuellement
ou trimestriellement son chiffre d'affaires et
paye ses charges sociales en appliquant un
pourcentage à ce chiffre d'affaires. Il n'a donc
pas à faire d'avances de cotisations.
Régime fiscal AE et micro
entreprise
 bénéfice imposable sera déterminé par
l'administration fiscale qui appliquera au
montant déclaré un abattement
forfaitaire pour frais professionnels de :
  71 % (ou 50% par exemple
informatique ou 30%

 Ce bénef est imposé dans IRPP


L'option pour le versement fiscal libératoire

 en 2015, si revenu fiscal de référence


de 2013 inférieur ou égal à : 
- 26 631 € pour une personne seule,
- 53 262 € pour un couple,
- 79 893 € pour un couple avec 2
enfants, etc.
 Impot forfaitaire est de 1% ou 1,7%
(info) ou 2.2% du CA
Obligation comptable allégéé
 Pas obligation de faire bilan et CR , il
suffit d’avoir un livre journal des
recettes
II.5.2 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:la société

 En cas de risque plus important, mieux


vaut séparer la personnalité physique et
morale de l’entreprise et de son
dirigeant en créant une société.
 Trois principaux types de sociétés sont
à la disposition du créateur (même s’il
existe beaucoup d’autres formes):

132
II.5.2 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:la société

 La SNC (Société en Nom Collectif) dont


nous avons déjà parlé.
 La SARL (Société à Responsabilité
Limitée) ou l’EURL ( Entreprise
Unipersonnelle à Responsabilité Limitée).
 La SA (Société Anonyme) dont une
variante, la SAS (Société par Actions
Simplifiée) peut intéresser le créateur.
Entrepreneuriat et management:
S. YAHIAOUI 133
II.5.2.1 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:la SARL

 Les formalités et les financements


initiaux sont plus lourds que pour
l’entreprise individuelle.
 Il faut 2 associés au moins qui ne sont
pas commerçants.
 Il faut rédiger et déposer des statuts ce
qui suppose souvent une aide par un
juriste ou un expert comptable.
134
II.5.2.1 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:la SARL
 Depuis la loi sur l’initiative économique le
capital social initial minimum est de 1€.
Avant 2004 il était de 7500 € minimum.
 La responsabilité des associés est limitée
au montant des apports sous réserve
toutefois de l’appréciation du tribunal de
commerce sur la responsabilité
personnelle des dirigeants de droit ou de
fait de la société.

135
II.5.2.2 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:L’EURL

 La loi du 11 juillet 1985 a autorisé la


création de l’Entreprise Unipersonnelle à
Responsabilité Limitée.
 C’est une SARL à associé unique.
 La responsabilité de l’associé unique est
limitée au montant de ses apports.
 Depuis la LIE, le capital social minimum
est de 1 € comme pour la SARL.
136
II.5.2.2 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:L’EURL
 Les formalités de création et de fonctionnement
d’une EURL sont pratiquement identiques à celle
d’une SARL.
 La responsabilité limitée de l’associé unique peut
dans les faits s’avérer illusoire car si le dirigeant
sollicite des crédits bancaires, il pourra
difficilement éviter de donner sa caution
personnelle.
 En outre le gérant associé unique d’une EURL n’a
pas le statut social et fiscal d’un salarié.
137
II.5.2.3 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:LA SA

 Il faut au moins 7 associés pour créer


une Société Anonyme.
 Le capital minimum nécessaire est de 37
000 € qui peuvent être libérés en 2 fois
(50% à la création et 50% dans les 5ans
suivant la création).
 Les formalités sont longues et coûteuses
et il faut associer aux décisions
importantes l’assemblée générale et le
Conseil d’Administration.
138
II.5.2.3 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:LA SA

 Par sa lourdeur administrative et par


son coût de constitution et de
fonctionnement, la SA effraie beaucoup
de dirigeants.

139
II.5.2.3 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:LA SA
 Elle présente néanmoins certains
avantages:
 La possibilité de pouvoir drainer des
capitaux plus importants qu’une SARL.
 Le statut du Président (quasi identique
à celui des salariés) et la possibilité,
même s’il faut 7 associés de disposer de
94 actions sur 100.

140
II.5.2.4 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:LA SAS

 La Société par Actions Simplifiée peut être


créée par 2 personnes physiques ou
morales voire par une seule personne
(SAS Unipersonnelle).
 Très peu de contraintes lui sont imposées.
 La société doit être dirigée par un
Président mais c’est le seul organe imposé.

141
II.5.2.4 LE CHOIX DU STATUT
JURIDIQUE:LA SAS

 Le contrôle est exercé par un


commissaire aux comptes, mais comme
il n’existe qu’un seul associé, c’est lui
qui approuvera les comptes et
disposera de tous les pouvoirs.
 Le capital social ne peut être inférieur à
37 000€ mais peut être libéré à 50%
comme pour la SA.
142
Liste des questions susceptibles
de tomber le jour de l’examen le
13 MAI

 1Combien d’entreprises sont-elles crées


en France par an ? Dans quels
secteurs ? Quel statut ?
 2 Socio démographie des créateurs
 3 Taux de pérennité des entreprises ?
Questions de révision marketing :
 4 les 3 temps de toute démarche marketing ?
 5 Les 4 types de clientèles ?
 6 définir le mix marketing
 7 Comment fixer un prix ?
 8 Les 4 étapes de la vente et le SONCASE
 9 La communication commerciale
Question révision compta
 10 c’est quoi un compte de résultat ?
 11 c’est quoi un bilan ?
 12 c’est quoi un amortissement ?
 13 c’est quoi un BFR ?
 14 c’est quoi un seuil de rentabilité ?
 15 La TVA : comment ça marche ?
Révisions partie juridique
 16 l’entreprise individuelle (Hors A.E)
 17 l’A.E Auto-entrepreneur et micro
entrepreneur
 18 La SARL
 19 Comment sont imposés les entreprises
et les entrepreneurs ?
 20 La protection sociale des
entrepreneurs ?

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