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COURS D’ÉCONOMIE

DU MAROC
2017 - 2018

Pr BAKOUR CHAFIK
Chafikbakour@gmail.com
 OBJECTIFS PÉDAGOGIQUES : Économie du Maroc

CE COURS A POUR OBJECTIF :


D’ANALYSER L'ÉCONOMIE DU MAROC EN DONNANT
À L'ÉTUDIANT LES MOYENS NÉCESSAIRES
PERMETTANT DE PORTER UN JUGEMENT INFORMÉ
SUR LES PRINCIPALES QUESTIONS DE L'ACTUALITÉ
ÉCONOMIQUE DU PAYS,
MAÎTRISER LES PRINCIPAUX ASPECTS DU
CONTEXTE ÉCONOMIQUE NATIONAL,
CRÉER CHEZ L’ÉTUDIANT UNE CAPACITÉ
D’ANALYSE ET UN ESPRIT CRITIQUE.

Pr BAKOUR CHAFIK
Chafikbakour@gmail.com
Économie du Maroc
Méthode pédagogique
 présentation de l’enseignant et échanges
Se confronter à des situations concrètes en analysant
l’actualité économique.
Mener des recherches documentaires en équipes sur des
thèmes spécifiques.
 Évaluation:
 Travail d’équipe: présentation des travaux des étudiants en
équipe. Ce travail est évalué à 40%. (Assiduité et implication)
 Examen final : 60%

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Références
 Les rapports et publications de:
 – Banque Centrale ou Bank Al Maghrib (BAM)
 – Haut Commissariat au Plan ( HCP)
 – Direction des Etudes et des Prévisions
 Financières (DEPF)
 – Office des Changes
 – Rapports de Banque Mondiale, du FMI, du
 PNUD….
 – Presse économique nationale
 – Autres….

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Plan général
 Introduction générale
 Chapitre1: contexte économique mondial
 Chapitre2: réformes économiques, sociales et juridiques
 Chapitre3: Analyse sectorielle de l’économie marocaine
 Chapitre4: analyse des finances publiques de l’économie
marocaine
 Chapitre 5: Transport et logistique au Maroc

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Introduction générale

 Choix économique du pays


 Indépendance du Maroc: 1956
 quel modèle de développement choisir?
 (développement /croissance)
 Politique de développement post indépendance
 Économie du marché!
 Diversification de l’économie marocaine
 Comment a évolué l’économie du pays?

Pr Bakour Chafik
Chapitre1: Économie du Maroc
contexte économique mondial et évolution de
l’économie marocaine
 Contexte économique mondial depuis 1900:
 Système à économie du marché
 Rappel de quelques théories
 Système monétaire international: étalon Or 1870
 Domination économique des pays du Nord
 Crise de 1914-1919: orientation vers une industrie
d’armement Abandon de l’étalon Or (désordre monétaire):
échec de la théorie classique de l’Etat gendarme
 Révolution de 1917: Nouveau système économique!
 Crise de 1929: Krash boursier de New York

Pr Bakour Chafik
Chapitre1: Économie du Maroc
contexte économique mondial et évolution de
l’économie marocaine
 Contexte économique mondial depuis 1900:
 2ème guerre mondiale: reprise de l’économie de guerre au détriment de la
production des richesses.
 Nouvelle phase de croissance: Nouveau système monétaire et financier
international.
 Bretton Woods 1944: univers libéral et promotion du développement
des échanges commerciaux internationaux.
 Étalon de change Or à revoir!
 Création du FMI et de la BIRD
 Résultat: reconstruction des pays détruits par la guerre et relance de
l’économie mondiale (trente glorieuses).
 Étude du contexte mondial s’avère nécessaire pour le Maroc!

Pr Bakour Chafik
Chapitre1: Économie du Maroc
contexte économique mondial et évolution de
l’économie marocaine
 Maroc: économie du marché, libéralisation et ouverture
commerciale (quel contexte mondial?)
 Exemple de la crise de 2007-2008: création d’un comité de
veille stratégique
 Faits marquants de l’histoire de l’économie marocaine:
 La loi sur la marocanisation 1973
 Le programme d’ajustement structurel PAS 1983
 Politique de privatisation 1993
 cela reflète le degré d’implication de l’Etat dans les
investissements.

Pr Bakour Chafik
L’évolution de l’économie du Maroc
Économie du Maroc

indépendant
 Quelques constats de l’économie marocaine après 1956:
 Chute des investissements,
 Fuite des capitaux étrangers,
 Fuite rurale,
 Chômage,
 Nécessité de passer d’une économie de colonisation à une
économie nationale.

Pr Bakour Chafik
 L’existence de déséquilibres qui ne sont pas régulés
par la seule régulation du marché
 L’Etat intervient pour apporter les correctifs à
travers la mise en place de politiques économiques

Qu’est ce qu’une politique économique?


Quelles sont les principales politiques
économiques entreprises au Maroc depuis
l’indépendance à aujourd’hui?
Notion de politique économique

Définition
Elle désigne l’ensemble des mesures prises
par l’Etat pour orienter l’activité
économique en fonction des objectifs définis
objectifs
 La croissance du PIB
 Le plein – emploi : lutter contre le chômage
 La stabilité des prix : lutter contre l’inflation
 L’équilibre des échanges extérieurs
Les types
 Politiques structurelles : visant à modifier
durablement et en profondeur les cadres et les règles
du jeu de la vie économique. On parle de politique de
régulation exemples : privatisation, contrôle ou
libération des prix …
 Politiques conjoncturelles : ce sont des politiques de
court terme de stabilisation des grands équilibres
macro – économiques. Exemples : politique
budgétaire, politique monétaire …
Les politiques des pouvoirs publics entreprises de
1956 à 1983

Depuis 1956, plusieurs plans ont été élaborés au


Maroc. Ils indiquent les orientations générales des
politiques économiques (taux de croissance,
secteurs prioritaires, moyens de financement …)
Plan triennal 1956- 1959

 Il s’agissait d’un simple programme de


modernisation et d’équipement du pays au
lendemain de l’indépendance
Plan quinquennal 1960- 1964
 Industrialisation du pays
 Généralisation de l’enseignement et de la formation
des cadres
 Réforme des structures agraires
Ce plan a rencontré de nombreuses difficultés
Plan triennal 1965 - 1967
 Développement de l’agriculture
 Développement du tourisme
 La formation des cadres
Les résultats étaient modestes et les secteur
industriel était négligé
Le plan quinquennal 1968 - 1972
 Conçu dans la continuité des plans précédents.
Toutefois, il a prévu une politique de «
planification familiale »
Le plan quinquennal 1973 - 1977
 Priorité à la croissance économique
 Encouragement des investissements privés
 Promotion des exportations, de l’agriculture et du
tourisme
Le plan triennal 1978 - 1980
 Intégrité territoriale
 Indépendance économique
 Répartition plus équitable des fruits de la
croissance
Le plan quadriennal 1981 - 1984
 Plan de relance de l’activité économique
 Développer l’agriculture
 Développer la pêche maritime
 Continuer l’effort de régionalisation
 Développer l’énergie
L’évolution de l’économie du Maroc
Économie du Maroc

indépendant
 Phase de 1956-1972: L’Etat est la locomotive d’investissement
 Capital privé national était assez faible
 Quelques réalisations sur la période 1956-1960:
 SOMIP (société marocco-italienne de pétrole): pour objet la
recherche et l’exploitation des hydrocarbures au Maroc (région de
Tarfaya),
 SAMIR, (avec la participation du Bureau d’études et de
participation industrielles(BEPI)),
 SOMACA,
 BERLIET,
 COFITEX

Pr Bakour Chafik
L’évolution de l’économie du Maroc
Économie du Maroc

indépendant
 Phase de 1973-1982: la politique de marocanisation
 Élément central de la politique économique du Maroc,
 Implication de certaines entités publiques dans ce processus
(SNI, CDG, BNDE, SNPP),
 Création de nouvelles unités industrielles,

Pr Bakour Chafik
Marocanisation

 L’article 15 de la constitution de 1972 stipule que le droit


de propriété est un droit garanti par la Constitution.
 Toutefois la constitution prévoit que la «loi peut en
limiter l'étendue et l'exercice si les exigences du
développement économique et social planifié de la
Nation en dictent la nécessité ».
 l'opération de marocanisation permettra l'introduction,
contre paiement, de personnes physiques ou morales
marocaines dans le capital social d'entreprises dont plus
de 50% étaient contrôlées par des étrangers.
Objectifs de la marocanisation
1. Sur le plan social, elle viserait à corriger la
répartition des revenus trop largement défavorable
aux nationaux.
2. Sur le plan économique, elle aurait comme
effet de réduire le pouvoir des entreprises
étrangères sur l'économie marocaine.
Résultats de la marocanisation
total à marocaniser total marocanisé
Secteurs
nombre % nombre %
         
Commerces 1270 686
Industries 560 256
Services 494 227
réparation des voitures 230 87
Transports 193 104
Autres 262 127
  3009 100% 1483
Résultats de la marocanisation

 La marocanisation a touché plus particulièrement le


secteur du commerce.
 La quasi majorité des étrangers ont gardé le contrôle
de leur entreprises:
 Certains ont procédé à la répartition des actions sur leurs
collaborateurs marocains de manière à faire disperser le
capital;
 Les associés marocains se comportaient plus comme des
hommes d’affaires que comme des entrepreneurs;
 La marocanisation constitue aussi une mesure de
dissuasion à l’égard du capital étranger
L’évolution de l’économie du Maroc
Économie du Maroc

indépendant
 Phase de 1983-1990: le programme d’ajustement
structurel (PAS)
 Déséquilibres économiques,
 Maintenir la demande globale, PAS
 Recherche d’une meilleure allocation des ressources,
 Code d’investissement de 1983

Pr Bakour Chafik
Chapitre2: Programme d’ajustement structurel
et Réformes:
Bilan &Perspectives
Définition du PAS
 Un programme d’ajustement structurel (terme dérivé de l'anglais structural adjustment), lié à
une facilité d’ajustement structurel, est un programme de réformes économiques que le
Fonds monétaire international (FMI) ou la Banque mondiale mettent en place pour permettre
aux pays touchés par de grandes difficultés économiques de sortir de leur crise économique.
 Il s’agit d’un ensemble de dispositions dont certaines agissent sur la conjoncture et d'autres sur
les structures et qui résultent d'une négociation entre un pays endetté et le Fonds monétaire
international(FMI) pour améliorer le fonctionnement économique du pays (le FMI
conditionnant son aide à la mise en place de réformes pérennes). Ces crédits sont dénommés
entre autres prêts d'ajustement structurel ou des prêts d'ajustement sectoriel. Les crédits sont
débloqués par tranches successives à mesure que le programme d’ajustement structurel est mis
en place
Situation économique pré-PAS
 Situation économique difficile,
 Taux de croissance économique <2% (1981-1983),
 Taux d’inflation : 10%,
 Déficit de la balance de paiements de 12% du PIB,
 Flambée des prix du phosphate surévaluation du
taux de change,
 Subvention importante des produits alimentaires,
 Flambée des prix de l’énergie 1979,
 Forte appréciation du $1980
Conditions

 Compression des dépenses publiques (fonctionnement


et investissement) via:
 Politique d'austérité
 Amélioration des recettes fiscales via :
 Privatisation des entreprises d'État 
 Réforme fiscale
 Combat contre la corruption
 Non-discrimination de l'investissement : augmentation
des droits des investisseurs étrangers
 Libéralisation de l’économie
 L’Etat tentera à partir des années quatre vingt et à la faveur des
programmes d’ajustement structurel, de passer d’une économie repliée
sur elle-même et tirée par le secteur public, à une économie plus
ouverte sur l’extérieur, dans laquelle les entreprises privées jouent un
rôle moteur.
 Pour ce faire, une série de réformes économiques ayant pour but de
libérer les énergies du secteur privé seront mises en application; elles
s’inspireront toutes du « consensus de Washington » basé sur le
triptyque libéralisation – privatisation – austérité budgétaire.
Stabilisation macro-économique
réussie
 Le Maroc a réussi en une vingtaine d’années à réduire de manière
significative son déficit budgétaire qui est tombé de 11,6 % du PIB au
début des années 80 à 3,8 % en 2003.
 Le taux d’inflation a été ramené à un niveau ne dépassant pas les 2 %
durant les dernières années.
 De même, la situation des finances extérieures s’est également améliorée
puisque le compte courant de la balance des paiements a réalisé un
surplus important de 2001 grâce notamment aux recettes touristiques et à
la stabilité des transferts des Marocains résidant à l’Étranger.
 Cette évolution s’est traduite par une consolidation des réserves de
change qui ont atteint des niveaux élevés (plus de neuf mois
d’importations de biens et services en 2004).
Une libéralisation poussée des échanges extérieurs

 La réforme des contingents et des tarifs douaniers a


considérablement réduit la protection contre les importations.
La déprotection douanière est appelée à s’intensifier du fait
des engagements internationaux du Maroc (adhésion à
l’OMC, partenariat avec l’Union européenne, accords de
libre-échange avec les États -Unis, l’Égypte, la Tunisie, la
Jordanie, la Turquie).
Un programme de privatisation en progression

 Entamé de manière effective en 1993, le


programme de privatisation a concerné jusqu’en
2003, 66 entités, dont 26 établissements hôteliers,
(sur une liste initiale de 113 entreprises), générant
des recettes de 55 milliards DH.
Une flexibilité relative du taux de change

 Si les pouvoirs publics ont laissé la valeur réelle du dirham se déprécier


fortement durant les années 80, ils ont par contre opté à partir de 1990-91 pour
une appréciation du taux de change effectif réel dans le souci de ne pas
aggraver le poids du service de la dette publique extérieure et d’éviter toute
incidence inflationniste sur les prix intérieurs.
 Toutefois et pour faire face au ralentissement des exportations marocaines et à
l’accentuation de la pression concurrentielle internationale, le gouvernement a
été obligé de procéder en 2001 à un réajustement du coefficient de pondération
de l’euro dans le panier de devises utilisées. Il en est résulté une légère
dépréciation (de l’ordre de 5%) de la valeur réelle de la monnaie nationale.
Une amélioration relative de l’environnement juridique et financier de
l’entreprise

 Les anciens codes d’investissement à caractère sectoriel ont été remplacés


par une nouvelle Charte de l’investissement (1995). Elle concerne toutes
les activités commerciales, sauf l’agriculture, et généralise les principales
incitations qui, sous les codes précédents, n’étaient offertes qu’à certains
types d’entreprises et dans certaines régions
 La nouvelle loi sur les sociétés anonymes (1996)
 Le code du commerce (1997)
 le code des douanes, la loi portant création des tribunaux de commerce, la
loi sur la concurrence et les prix, etc.
 l’adoption de nouvelles règles fiscales
 programme national de mise à niveau (1997) Celui-ci
s’articule autour des axes prioritaires suivants :
 la réalisation d’études diagnostics des entreprises
candidates à la mise à niveau,
 le financement de la mise à niveau, le renforcement
de l’infrastructure technologique, le renforcement des
associations professionnelles, le renforcement de
l’infrastructure de base, le développement de la
formation continue et la promotion des exportations.
Le dispositif de mise à niveau comprend plusieurs mécanismes dont

 L’Agence Nationale de la Petite et Moyenne Entreprise et les


Centres Régionaux de l’Investissement : deux organismes de
promotion et d’appui à la mise à niveau et l’accompagnement
des entreprises;
 Les instruments financiers de financement et de garantie
(encourager la PME/PMI)
 Les contrats – programmes avec l’AMITH (association
marocaine des industries du textile et de l’habillement) et la
Fédération du tourisme;
 La réduction des coûts des facteurs (énergie et fiscalité);
 La contribution du Fonds Hassan II pour le Développement
économique et social.
Conséquences
 Vingt ans d’ajustement structurel et de réformes
montrent pourtant que les résultats obtenus en
matière de développement sont décevants et que le
secteur privé ne s’est pas beaucoup départi de son
comportement rentier et de son conservatisme.
 réduction des déséquilibres internes et externes
 Faible taux de scolarisation en milieu rural et
aggravation du taux de chômage
 Les résultats fragiles en matière de finances
publiques ou de balance des paiement
 l'endettement de l'Etat devient problématique
 Le taux de croissance enregistré par l'économie
marocaine durant la période 1983-1994 a été de 4.1%
l'an en moyenne insuffisante pour résoudre le
chômage.
 La structure du PIB n'a pas connu durant la période
1983-1994 de changement notable
 le taux d'investissement qui dépassait 27% en 1982,
n'est plus en 1994 que de 20% dû à la contraction des
investissements de l'Etat
 Le taux d'épargne s'est en effet sensiblement dégradé,
passant en dessous de 19% en1994
Perspectives
 éliminer les entraves à l'investissement,
 entamer une véritable restructuration de la fonction publique
pour l'adapter au nouveau rôle de régulation de l'Etat,
 réformer le système fiscal en vue d'accroître son efficacité et
son équité, et de corriger les quelques effets négatifs du
programme d'ajustement structurel
 orienter la politique d'investissement de l'Etat vers
l'amélioration des indicateurs sociaux notamment en milieu
rural et la réalisation des infrastructures nécessaires au
développement du secteur privé et à la promotion des
exportations.
 l'impact des mesures d'ajustement structurel sur les
facteurs de production (emploi et capital)
Conclusion
 Le recours aux privatisations pour financer les
déficits budgétaires place le Maroc devant le risque
d'un nouveau programme d'ajustement structurel du
FMI
Économie du Maroc

Fin du PAS, et après?

IMPASSE!!!

Discussion &Débat
Économie du Maroc
Chapitre3: Les réformes économiques au Maroc

 Nécessité de s’ouvrir sur l’économie mondiale: quel climat


des affaires?
 Politiques restrictives des années 1970 &politiques
d’attractivités,
 Réformer quoi?, quels objectifs?

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Réformes économiques au Maroc
Réforme du cadre législatif, réglementaire et institutionnel de l’investissement
Réforme de la politique du commerce extérieur

GATT- OMC

La loi sur la concurrence

Code d’investissement et réforme fiscale

Charte d’investissement,

Rationalisation du système fiscal

Structures administratives et juridiques

Limites et
perspectives
des réformes Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Plan Maroc vert

Sécheresse périodique:
Cession des terres des sociétés
étatiques,(SODEA, SOGETA)

Objectifs:
10 milliards de dhs
d’investissement par an
sur une période de 10
ans,
Création de 1 à
1,5millions d’emplois
Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Vision 2010 et vision 2020

Dynamiser le secteur
touristique

Objectifs:
 Créer un équilibre de
l’offre touristique,
 Placer le Maroc parmi
les 20 premières
destinations touristiques
mondiales Résultats:
9,3millions de touristes en 2010,
56 milliards de dh en 2010,
Décollage de certaines destinations Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Plan Émergence
Plan émergence 2005, plan de décollage
industriel 2009 et plan d’accélération
industrielle 2014-2020

Création d’emploi,
Contribution au PIB

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Plan d’accélération industrielle

2014-2020
Plan
2009 d’accéleratio
Création d’un demi
Pacte n industrielle
million d’emplois,
national pour Accroissement de la
l’émergence part industrielle dans le
2005 industrielle PIB de 9 points,
Plan passant de 14% à 23%
émergence en 2020

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Réformes à caractère social

Réformes à caractère sociales

Assurance maladie
Développem obligatoire(AMO) et Caisse de
régime d’assistance compensation
ent humain médicale RAMED

Pr Bakour Chafik
Chapitre4: Analyse sectorielle de l’économie du
Économie du Maroc

Maroc
Caractéristiques de l’économie du Maroc

Économie ouverte Croissance faible et Quel impact sur le


sur l’international volatile développement?

(IDH=0.654)
Signature de plusieurs Rang 130/187 pays
Faible compétitivité à
accords de libre (PNUD 2009)
l’export
échange
Analphabétisme : 40%

Mortalité infantile : 30℅°

Création d’emploi Taux de scolarité: 89%


Stabilité insuffisante et
macroéconomique prédominance du Espérance de vie 74,8 ans
secteur informel (2010)
Conséquences

Indice de Corruption: Rang


80/183 (2011),
note 3,4/10

Pr Bakour Chafik
 La croissance économique est synonyme de production de
biens et services, de créations d’emplois et de
richesses. Elle assure la prospérité économique, sociale et
humaine.
 La croissance économique est mesurée à travers l’évolution
du taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) qui est
défini comme étant la variation de la production des
biens et services pendant une période déterminée.
Économie du Maroc

Le produit intérieur brut PIB est le résultat synthétique


de l’activité normale de production. Il représente la
richesse créée au cours de la période considérée sur le
territoire économique du pays.

La croissance économique est liée aux performances de la production


agricole qui joue un rôle majeur dans la formation des revenus et de la demande. 
Le secteur agricole, continue d’occuper un poids important dans l’économie.
 Il emploie la majorité de la population active rurale (près de 80%), assure près
de 46% de l’emploi national.
Il contribue à hauteur de 15,5% (période 2008 – 2013)au PIB selon les
campagnes agricoles.

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
Valeur ajoutée agricole (y
Années  Valeur ajoutée hors agricole   DTI nets des subventions  PIB 
compris pêche) 

1998  68917  271863  43605  384385 

1999  60289  284981  44299  389569 

2000  52241  297334  43806  393381 

2001  62677  316021  47704  426402 

2002  65457  330354  49615  445426 

2003  73933  353628  49460  477021 

2004  74131  380147  50737  505015 

2005  69565  404391  53723  527679 

2006  87482  430466  59396  577344 

2007  74928  470761  69684  615373 

2008  90690  528942  69211  688843 

2009  100757  552400  79292  732449 

2010  99262  588731  76309  764302 

Source : Direction de la comptabilité nationale  

Pr Bakour Chafik
 Le caractère instable et irrégulier de la croissance économique est manifeste.
Celle-ci évolue en moyenne autour de 3,3%, entre1998 et 2004 (faible par rapport
à la moyenne des économies en voie de développement 5,35%).
 Le produit intérieur brut a enregistré durant cette décennie une croissance
annuelle moyenne de 4,1%. (estimé à 4,8%. Source FMI).
 Les reprises enregistrées en 2001, 2003 et 2006 restent ponctuelles et la
baisse de la production agricole casse leur élan à créer des effets vertueux. 
 La baisse de la production agricole entraîne, en plus d’une diminution de
l’offre d’exportation de produits agricoles, un recul considérable du revenu
agricole et donc de la demande globale. Le secteur agricole souffre d’une
faible pénétration technologique et la taille petite des exploitations ne permet pas
une production à grande échelle.
Valeurs ajoutées en
millions de dirhams

Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc
 Le PIB non agricole a évolué en moyenne autour
de 4,7% entre 1998 et 2007.
 Cette croissance s’avère insuffisante pour atténuer
les fluctuations de la production agricole qui restent
compensées par des importations entraînant des
effets directs sur le revenu global et la
consommation des ménages.
 L’analyse sectorielle de la Croissance économique
fait apparaître une tertiarisation croissante du tissu
productif national.
 La répartition de la valeur ajoutée totale par
branche d’activités indique une prédominance du
secteur tertiaire avec une part de 55,6% en
moyenne sur la période 2000-2010 après avoir été
de 54,2% dans les années 1990 et de 52,8%
dans les années 1980 
Économie du Maroc

Le secteur primaire génère une VA à hauteur de 14% à 16% du PIB,


La valeur ajoutée du secteur secondaire représente entre 28% et
30% du PIB,
Le secteur tertiaire varie entre 54% et 56% du PIB.
Le tourisme représente la plus grande source de revenus.

Secteurs d’activités – Croissance annuelle (%)


Années Valeur ajoutée Valeur ajoutée PIB
agricole (y hors agricole
compris pêche)

1999 -14,7 3,9 0,5


2000 -12,2 4,8 1,6
2001 19,1 5,4 7,6
2002 4,3 2,8 3,3
2003 20,3 4,5 6,3
2004 4,5 5 4,8
2005 -11,1 5,8 3
2006 21,1 5,1 7,8
2007 -20 6,2 2,7
2008 16,3 4,1 5,6
2009 30,4 0,8 4,8
2010 -1,6 4,2 3,7
Source : Direction de la comptabilité nationale
Pr Bakour Chafik
Économie du Maroc

Débat
Quelle performance de l’économie du Maroc ?
Quelles sont les contraintes de la croissance économique au Maroc ?

Comment rendre la croissance économique moins tributaire des aléas


climatiques ?
Quelles perspectives?

Pr Bakour Chafik

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