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Séminaire :

Gouvernance
d’entreprises

Enseignant : Kamal
DARNOUNI

Année universitaire :
2009– 2010
Introduction

 Scandales financiers

 Le taux de rentabilité exigé par les actionnaires

 La mutation du monde des affaires


La gouvernance d’entreprise
Conseil d ’administration Etats
Auditeurs externes Autorités de marché
Apporteurs
de capitaux

Information Clients
Fournisseurs
financière

Investisseurs individuels Concurrents Analystes financiers


Banques Agences de rating
Fonds de pension Lobbies
Mouvements d’opinion
Problématique
 Quel est l’intérêt de s’intéresser à la gouvernance d’entreprises ?

 Quel est le socle théorique de la gouvernance d’entreprises ?

 Quels sont les courants de pensée en matière de gouvernance

d’entreprises ?

 Quels sont les apports de la gouvernance d’entreprises ?

 Est – ce que le Maroc est –il concerné par le débat sur la gouvernance

d’entreprises ?

 Y a –t-il un lien entre l’adoption des principes de la gouvernance

d’entreprises et la performance des entreprises ?


Démarche
adoptée
 Emergence et définition de la gouvernance d’entreprises

 Socle théorique de la gouvernance d’entreprises

 Modèle Anglo-saxon --- Modèle Rhénan

 Les apports de la gouvernance d’entreprises

 Débat sur la gouvernance d’entreprise au Maroc

 Lien entre la gouvernance d’entreprises et la

performance des entreprises


La théorie des coûts de
transactions

La théorie de l’agence

La théorie des droits


de propriété
La gouvernance d’entreprise

Les théories de la firme

La théorie de
l’enracinement
des dirigeants
Le socle théorique de la gouvernance d’entreprise
Modèle Anglo-saxon --- Modèle Rhénan

Modèle
Anglo-saxon • Priorité des intérêts
des actionnaires
Modèle Anglo-saxon --- Modèle Rhénan

Modèle
Rhénan • Priorité des intérêts
des parties prenantes
Les apports de la gouvernance d’entreprises
- Mise en place des fondements d’un régime de
gouvernement d’entreprise efficace

- Droits des actionnaires et principales fonctions


des détenteurs du capital

Les principes - Traitement équitable des actionnaires


de L’OCDE
- Rôle des différentes parties prenantes dans le
gouvernement d’entreprise

- Transparence et diffusion de l’information

- Responsabilités du conseil d’administration


Corporate Governance et performance des
entreprises au Maroc
Débat sur la gouvernance
d’entreprise au Maroc

Les pratiques
des entreprises
Recommandations
Axes Marocaines

Le lien entre l’adoption


des principes
de la gouvernance d’entreprise
et la réalisation de performances
Les privatisations Scandales financiers

Forte implication de la CGEM Débat sur la Emergence d’une culture boursière

Gouvernance
d’entreprise

La présence des investisseurs La mondialisation


étrangers
Cadre juridique adéquat

Faible recours au financement


via marché financier

Contexte financier Amendements de la loi sur la

Faible nombre et réglementaire SA

des sociétés cotées

Forte concentration
du capital
Les pratiques des entreprises cotées

Le conseil L’assemblée La communication


d’administration générale financière
Le lien entre la gouvernance d’entreprise
et la performance des entreprises

Le Classement des 500


grandes entreprises
2005 - 2008

Nombre 28 Edition2005
Nombre 44 Edition2008 La présence des
entreprises cotées

Corrélation positive entre Corrélation négative entre


la gouvernance la gouvernance
d’entreprise et la d’entreprise et la
performance des performance des
entreprises entreprises
Recommandations

Les recommandations pour améliorer


le fonctionnement du monde des affaires

Les recommandations affectant le rôle


des différents intervenants , pour une meilleure
pratique des entreprises marocaines
Conclusion
Gouvernance d’entreprise

Confiance

Visibilité

Investissement

Rentabilité financière

Performance des entreprises

Satisfaction des parties prenantes


Merci
de votre
attention
Séminaire :
Gouvernance d’entreprises

SCANDALES
FINANCIERS
Les plus grands scandales financiers de l'histoire

Erreurs de gestion, escroqueries,


malversations ou simples
maquillages de comptes, les
scandales financiers
éclaboussent régulièrement le
monde économique. Si la fraude
de Bernard Madoff ou les prises
de positions de Jérôme Kerviel en
sont les épisodes les plus
récents, ces affaires sont aussi
anciennes que le capitalisme.
1721 : John Law

L'alchimiste qui transformait le papier en or


1892 : le scandale de Panama

La concession de ce canal est


confiée à la France. Or, les
accidents de terrains et les
épidémies ralentissent
énormément les travaux. A
cours d'argent, la compagnie
fait appel à l'épargne publique
et subventionne pour cela
certains journaux. La
corruption de journalistes et
d'hommes politiques se
poursuit jusqu'à la mise en
liquidation de la compagnie, en
1889.
1902 : Thérèse Humbert, l'héritière imaginaire

Cette femme d'origine paysanne va


vivre pendant une vingtaine
d'années grâce à un mensonge.
Alors qu'elle est mariée au fils du
maire de Toulouse, elle prétend
avoir touché une partie de l'héritage
d'un millionnaire américain. Grâce à
ce magot supposé, les époux vont
pouvoir obtenir des prêts et mener
grand train.
Mais lorsqu'on ouvre le coffre censé
contenir le patrimoine du couple, on
ne trouve qu'une brique et un
penny.
1920 : Charles Ponzi inaugure sa pyramide frauduleuse

Il créé alors la Security Exchange


Company et propose un retour sur
investissement de 50% en 90
jours. Devant la satisfaction des
premiers clients, les investisseurs
se précipitent. Ponzi devient
rapidement millionnaire.
Mais le système est intenable : les
souscripteurs sont trop nombreux
par rapport aux timbres en
circulation. Ponzi doit donc tricher
et rémunérer les premiers
investisseurs avec les dépôts des
derniers.
1932 : L'empire du roi des allumettes part en fumée

Kreuger accorde des prêts à certains


états, malmenés par la crise de 1929,
en échange de monopole nationaux.
Son empire s'étend aussi sur
l'industrie forestière, les mines, les
banques...

Mais la crise va finir par rattraper ce


géant industriel. En 1932, l'entreprise
est mise en faillite. C'est à ce moment
que les 250 millions de dollars de
liquidités se sont révélés inexistants.
1933 : l'escroc Stavisky a des complicités
dans le monde politique

Alexandre Stavisky , financier


douteux réussit à détourner plus
de 200 millions de francs au
détriment du Crédit municipal de
Bayonne. Avec la complicité du
député-maire de la ville, il émet des
bons gagés sur des dépôts
inexistants.

L'affaire éclate le 29 décembre


1933. Le 8 janvier 1934, le riche
Alexandre Stavisky se suicide à
l'arrivé de la police.
1971 : la Garantie foncière se sucrent sur le dos des épargnants

A la fin des années 1960, la Garantie


foncière propose aux particuliers de
placer leurs économies dans
l'immobilier, avec des rendements
extrêmement attractifs.

Mais Frenkel et ses complices en ont


profité pour se faire racheter des
immeubles qu'ils avaient acquis à bas
prix, empochant ainsi une jolie plus-
value (32 millions de francs) sur le
dos des souscripteurs.
1995 : Un jeune trader fait sombrer une vielle banque britanique

Nick Leeson a 28 ans, décide de


miser sur un rebond du Nikkei. Mal
lui en a pris, l'indice phare au
Japon repart a la baisse, suite, en
particulier, au tremblement de terre
de Kobé. Mais Nick Leeson
continue de spéculer en prenant
des risques inconsidérés.
Lorsque les pertes deviennent
insurmontables, Nick Leeson
prend la fuite. Il sera arrêté en
Allemagne puis condamné à
Singapour. Du haut de ses 233 ans,
la banque Barings fait faillite.
2001 : Enron, la chute d'un géant de l'énergie

Avant de disparaître, Enron


pesait plus de 100 milliards
d'euros de chiffre d'affaires et se
positionnait parmi les plus
grosses capitalisations
boursières mondiales. Ce sont
en effet des comptes falsifiés qui
sont au cœur du scandale Enron,
spécialisée dans l'énergie et le
courtage. Plus de 3 000 sociétés
off shore avaient été créées pour
contrôler le prix de l'énergie et
dissimuler les dettes de la
maison mère.
2002 : Vivendi et la chute de J6M

En juillet 2002, la véritable santé


financière de l'entreprise éclate, le
cours de bourse s'effondre et
Jean-Marie Messier est contraint à
la démission.

En 2004, l'AMF sanctionne Vivendi


et son ancien PDG à hauteur d'un
million d'euros chacun." Le
groupe sera aussi condamné par
le gendarme de la bourse
américain, pour "publications
financières frauduleuses."
2002 : WorldCom a massivement truqué ses comptes

Au début des années 2000,


WorldCom est l'un des opérateurs de
télécommunication américain les plus
en vue. Mais entre 2000 et 2002, ses
comptes ont été frauduleusement
gonflés de 11 milliards de dollars.

25 ans de prison, la sanction écopée


par Bernard Ebbers est
particulièrement lourde. Mais
l'ampleur du naufrage de WorldCom
,l'entreprise qu'il a créée et dirigée-
reste aussi sans précédent dans les
nouvelles technologies.
2003 : Parmalat, la laiterie qui maquille ses comptes

L'un des fleurons de l'industrie


agroalimentaire italienne s'était
construit sur des mensonges.
Pendant des années, l'entreprise
laitière avait truqué ses comptes
pour masquer les pertes liées à des
opérations financières coûteuses.
En décembre 2003, le scandale
éclate : Parmalat annonce un trou de
14 milliards d'euros. La faillite,
repoussée grâce aux manipulations
comptables, devient inévitable.
2008 : les très coûteuses positions de Jérôme Kerviel

La banque accuse son salarié d'avoir


pris des positions frauduleuses, en
contradiction avec ses prérogatives et
d'avoir dissimulé ces opérations.

Lorsque la banque découvre la


situation, elle s'empresse de vendre
en quelques jours les 50 milliards
d'euros placés par Jérôme Kerviel.
Malheureusement pour elle, les
marchés s'effondrent à ce même
moment : la moins value atteint 4,9
milliards d'euros.
2008 : Bernard Madoff, la vedette de Wall Street était un escroc

Bernard Madoff était devenu l'une des


vedettes de la place financière new-
yorkaise. Ses clients, triés sur le volet,
croyaient placer leur argent dans une
institution plus que respectable, dont la
figure tutélaire avait un temps présidé
le Nasdaq.

Les rendements mirifiques promis


n'étaient en fait permis que grâce à
l'arrivée de nouveaux déposants.
Le montant de la fraude s'élève à 50
milliards de dollars.
2009 : le vendeur de futons réalise
la plus grande escroquerie japonaise

Une monnaie parallèle (une monnaie


baptisée "enten", association des mots yen
et paradis ) ,
des promesses
mirobolantes et un montage à la
Ponzi : ce sont les ingrédients de
la fraude organisée par Kazutsugi
Nami.
Ce japonais de 75 ans, patron
d'une entreprise de literie en
faillite a berné environ 37 000
petits épargnants de l'archipel,
grâce à la promesse d'un
rendement de 36% par an.
2009 : Robert Allen Stanford, un Madoff à la sauce texane

Des promesses intenables


ainsi que des bilans
falsifiés qui ont auraient
permis au milliardaire
mordu de cricket de
monter une fraude évaluée
à 9,2 milliards de dollars.
Les Causes

Quels sont les motifs et les


circonstances
conduisant aux scandales financiers ?
Les Causes
 Environnement externe :
- Comportement opportuniste des investisseurs

- Jugement axé sur les résultats de la part des actionnaires

- Rôle des analystes financiers en terme de détermination des valeurs de


placement (estimation financière de la valeur de chaque entreprise)

- La conjoncture économique influençant la demande des consommateurs


et leur aptitude vis-à-vis de la vente, de l’achat, de l’épargne et de
l’investissement.

- La concurrence qui demeure un des facteurs les plus influents et qui ne


cesse de coincer les entreprises et de les obliger à embellir leurs parures.
Les Causes
 Environnement interne :

- Principaux acteurs sont surtout les dirigeants et le personnel.

- L’administration et le personnel pourraient avoir un intérêt à falsifier la


communication financière au sein de l’entreprise, surtout s’ils y sont
participants (actionnariat salariés ou stocks- options).

- les acteurs internes ou externes pourraient avoir un intérêt direct ou


indirect vis-à-vis d’un certain camouflage de la réalité existante dans
l’entreprise.
Les acteurs des scandales financiers
 Les politiques des entreprises, à travers des conséquences négatives des politiques des
stocks-options qui ont poussé les dirigeants à prendre des risques illimités dans le but de
gonfler les cours de leurs actions.

 Les comptables (experts comptables et commissaires aux comptes), qui doivent


normalement participer à l’élaboration et à la diffusion d’une information comptable exacte.
Ceci n’est malheureusement pas le cas dans les divers scandales financiers où ces
responsables ont partagé les profits avec les dirigeants des sociétés en crise.

 Les agences de notation, chargées d’évaluer la capacité des entreprises à rembourser leurs
dettes. L’indépendance exigée au niveau de ces agences a été affaiblie par les rémunérations
attrayantes payées par les complices.

 Les analystes financiers, qui peuvent faire passer sous silence les situations
douteuses des entreprises afin de tromper les gens et les inciter à investir.
Les outils

 Les influences précitées et le souci aveugle de voir les


cours maintenir leur niveau, ont conduit plusieurs
entreprises à adopter un discours mensonger qui s’est basé
sur la cosmétique comptable ou sur ce qu’on appelle la
« comptabilité créative ».
Définition de la comptabilité créative

La comptabilité créative désigne


l'ensemble des techniques utilisées
en comptabilité par une entreprise
pour modifier légalement la
présentation de ses comptes dans un
sens plus favorable à ses attentes.
Les outils

 Objectif :
Nettoyer les rapports financiers et gonfler
artificiellement les bénéfices des entreprises.
Les outils

 Quelques techniques de la manipulation comptable :

Le financement des ventes

La vente fictive

La dissimulation de faits négatifs

L’appréciation poussée du cours boursier


Réaction développée face aux scandales financiers

 Une révision structurelle des processus de la production et de la


communication de l’information adressée aux différentes parties
prenantes (actuelles ou potentielles) :

- La loi SOX

- La loi sur la sécurité financière

- Les normes comptables internationales


Enseignements
 La comptabilité n’est pas un mal en soi, c’est l’utilisation qu’on fait
de cette comptabilité qui est la plus déterminante.
 Le vrai remède réside au niveau de l’entreprise elle-même a travers
une restructuration globale pour toucher toutes les unités
fonctionnelles et même stratégiques.
 La notion de bonne gouvernance, pourrait être apte à répondre à une
partie aux besoins de la reforme. Ceci ne pourrait cependant être
efficace sans l’éthique que de l’entreprise elle-même entre en jeu pour
contrôler son environnement interne et pour gérer sa relation avec son
environnement externe.
 Chaque bulle à son propre scandale financier

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