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GESTION DE LA TRESORERIE

L E S P R I N C I PA U X M A R C H E S
DIRECTEMENT LIES A LA
TRESORERIE

- L E M A R C H É M O N É TA I R E
- LE MARCHÉ DES CHANGES
- L E M A R C H É S D E S TA U X
D’INTERETS
GENERALITES SUR LA TRESORERIE

Les décisions d’investissement ou de désinvestissement,


par exemple, se traduisent par le décaissement du prix
des acquisitions des immobilisations, ou l’encaissement
du prix des cessions. Les décisions de financement
entraînent des flux de trésorerie qui peuvent soit
augmenter les capitaux propres, soit accroître les
dettes, ou provoquer leur diminution en cas de
remboursement. Les décisions de distribution des
dividendes entraînent d’autres flux.
De même, en réalisant des opérations d’exploitation,
l’entreprise encaisse des ventes, paie des salaires et des
charges sociales, règle ses fournisseurs et les autres
charges externes.
Pendant longtemps, la fonction de trésorerie a
été confondue avec celle du service de caisse de
l’entreprise. La trésorerie était gérée de façon
purement comptable, alors que la direction
financière s’intéressait avant tout à l’équilibre
financier du bilan et du compte de résultat.
Les ouvrages de gestion financière
recommandaient alors de conserver une
encaisse « légèrement » positive afin de faire
face plus aisément aux imprévus.
 
OBJECTIF DE LA GESTION DE TRESORERIE
Les encaisses oisives étant improductives, on
recommandait aux entreprises une gestion
en « trésorerie zéro », ce qui correspondait
en fait à une encaisse zéro.
De caissier, le trésorerie est devenu, en
quelques années, un technicien des
marchés de capitaux.
 
Aujourd’hui, la gestion de la trésorerie poursuit
principalement deux objectifs :
permettre à l’entreprise de faire face, au jour le jour, à
ses engagements ; cet objectif traditionnel est
généralement appelé l’objectif de liquidité de
l’entreprise, ou la gestion du risque de liquidité ;
mais, avec l’évolution récente du système financier,
caractérisée par l’essor des marchés de capitaux et des
échanges internationaux, et l’instabilité des changes et
des taux d’intérêt qui en ont résulté, une nouvelle
mission a été confiée à la fonction de trésorerie : la
gestion du risque de taux et le change.
GESTION DU RISQUE DE LIQUIDITE
GENERALITES
Le premier objectif de la firme est l’objectif de liquidité :
faire face à ses engagements à leurs échéances. Ce
premier objectif est un véritable objectif de survie. En
effet, si l’entreprise est « dans l’impossibilité de faire
face au passif exigible avec son actif disponible », elle
n’est plus liquide : elle est en état de cessation des
paiements.
Selon l’article 3 de la loi du 25 Janvier 1985 relative au
redressement et à la liquidation judiciaire des
entreprises, elle doit faire l’objet d’une procédure de
redressement judiciaire.
NOTION D’ILLIQUIDITE

NOTION D’INSOLVABILITE
LES PRINCIPALES MISSIONS DU TRESORIER

Pour gérer la liquidité, la fonction de trésorerie


doit donc remplir plusieurs missions :
d’abord prévoir les encaissements et
décaissements ;
ensuite, optimiser la gestion des flux de trésorerie
notamment en empruntant au meilleur prix et
en plaçant la trésorerie excédentaire ;
enfin, exercer un contrôle et négocier les flux
bancaires .
LES NOTIONS DE TRESORERIE

NOTION D’ENCAISSE

NOTION D’ACTIF LIQUIDE

NOTION DE TRESORERIE NETTE

NOTION DE TRESORERIE POTENTIELLE


CHAP 1 LES PREVISIONS
LES TERMINOLOGIES UTILISEE PAR LA PLANIFICATION
L’HORIZON DE LA PREVISION
LE PAS DE LA PREVISION

LE PLAN DE FINANCEMENT
LE BUDGET MENSUALISE DE LA TRESORERIE
LES PREVISIONS AU JOUR LE JOUR , EN DATE DE VALEUR
MODELE DU PLAN DE FINANCEMENT
  Années ou exercices
n n +1 n + 2 n+3
Trésorerie en début d’année        
1. Excédent brut d’exploitation        
 
(cf. compte de résultat prévisionnel)
2. Variation du BFR        
 
- stocks
- clients
- autres créances
- fournisseurs
- autres dettes

Variation de la trésorerie d’exploitation        


3. Répartition        
 
- frais financiers
- produits financiers
- impôt société
- dividendes
- participations

4. Investissements        
 
- achats d’immobilisations
- prises de participation
- cessions d’immobilisations
- cessions de participations
5. Financement        
 
- augmentation du capital
- nouveaux emprunts
- variations de comptes courants (associés et groupe)
- remboursements d’emprunts
- subventions d’investissements

Trésorerie en fin d’exercice        


MODELE DU BUDGET MENSUALISE
A. Situation de trésorerie au début du mois          
1. Recettes d’exploitation          
- encaissements sur ventes TTC
- encaissements sur produits accessoires
- autres recettes d’exploitation
- subventions d’exploitation
2. Dépenses d’exploitation          
- décaissements sur achats TTC
- autres charges d’exploitation
- frais de personnel
- charges sociales
- impôts et taxes
- TVA décaissée

B. Excédent de trésorerie d’exploitation          


(1 – 2 = B)
3. Recettes hors exploitation          
- produits financiers
- augmentation de capital
- augmentation des dettes financières
- cessions d’actifs
- subventions d’investissements

4. Dépenses hors exploitation          


- charges sur dettes financières
- remboursement de dettes financières
- acquisition d’immobilisation
- impôt sur le bénéfice
- paiement des dividendes

C. Solde de trésorerie hors exploitation          


(3 – 4 = C)
D. Soldes de trésorerie avant décision de financement ou de          
placement de la trésorerie
(D = A + B + C)
5. Charges financières sur financement de la trésorerie          
6. Produits financiers sur placement de la trésorerie          
E. Solde de trésorerie après décisions de financement ou          
placement de la trésorerie
(E = D – 5 + 6)
En-cours de financement de la trésorerie          
(soldes négatifs)
En-cours de placement (soldes positifs)          
LES CONTRAINTES DES PREVISIONS EN DATE
DE VALEUR
L’enregistrement des flux d’encaissement et de décaissement en date
d’opération ne permet pas de connaître la position de trésorerie de
l’entreprise dans les comptes de la banque, car celle-ci, faisant
jouer un certain nombre de décalages, enregistre les opérations en
« date de valeur ».
I. Les dates de valeur
 On peut définir la date de valeur comme la date à laquelle la banque
enregistre en crédit ou en débit les opérations dans les comptes des
entreprises. Il s’agit donc des dates réelles de crédit et débit
retenues par la banque pour calculer les agios.
 Le principe de base est que les recettes sont créditées en valeur après
la date d’opération ; les dépenses sont débitées en valeur avant la
date d’opération. Les encaissements seront donc pris en compte le
plus tard possible, et les décaissements le plus tôt possible.
2. Les jours calendaires et jours ouvrés
 Il faut compléter la notion de date de valeur par celles des jours calendaires
(JC) et des jours ouvrés (JO).
Les jours calendaires (JC) sont les jours du calendrier ; ils font référence à
tous les jours de la semaine du lundi au dimanche inclus. Il y a sept jours
calendaires par semaine.
 Les jours ouvrés (JO) sont les jours où la banque fonctionne normalement. Il
y a cinq jours ouvrés par semaine, sauf en cas de jours fériés. Certaines
opérations de crédit font intervenir les jours ouvrés, notamment les
remises de chèques.
3. L’heure de caisse
 Pour gérer une trésorerie en date de valeur, il faut également
tenir compte de l’heure de caisse. L’heure de caisse est l’heure
à partir de laquelle les opérations sont transférées au
lendemain. Il s’agit de l’heure à partir de laquelle
« aujourd’hui devient demain » ; on a pu parler de « minuit
des banquiers ».
L’heure de caisse ne doit pas être confondue avec l’heure de
fermeture des guichets. Les banques qui, pour effectuer leur
compensation, s’adressent à une autre banque, affichent des
heures de caisse matinales (par exemple, 10 h, 11 h ou 12 h).
EXEMPLES
Conditions « standard » sur les opérations de débit
Libellée de l’opération Condition standard

 Retrait d’espèces  Date d’opération – 1 jour


 Virement émis cal.
 Chèque émis  Date d’opération – 1 jour
  cal.
 Effets domiciliés  Date de compensation du
  chèque – 2 jours calendaires*
   Veille de présentation de
 Retour d’effet impayé l’effet et non veille de
l’échéance.
 Un certain nombre d’effets
étant présentés après
l’échéance.
 Veille de l’échéance.
Conditions « standard » sur les opérations de crédit
Libellée de l’opération Condition standard

 Versement d’espèces.  Date d’opération +1 jour cal.


 Remise de chèque sur caisse.  Date d’opération + 1 jour ouvré.

 Remise de chèque sur rayon.  Date d’opération + 2 jours ouvrés.


 Remise de chèque hors  Date d’opération + 5 jours ouvrés (7 jours
cal.)
rayon.  Date de réception des fonds par la banque
 Virement reçu. + 1 jour calendaire.
 
· Remise d’effet à l’encaissement.  Date d’échéance + 4 jours cal. (remise
minimum 6 jours avant l’échéance).
Si la traite est remise moins de 6 jours cal.
Avant l’échéance, elle est considérée comme
« à vue ». Elle est alors créditée 10 jours
cal. après la date de la remise. Si l’échéance
 
 
tombe un samedi, dimanche ou jour férié,
  l’échéance est reportée au premier jour
 
  ouvré suivant. Le crédit en valeur est donc
 
 
décalé de une ou de deux journées.
   Crédité le lendemain du jour de remise
 Remise d’effet à l’escompte
CHAP 2 OPTIMISATION DES FLUX
LES ENJEUX DE LA TRESORERIE
LES ERREURS DE GESTION DE TRESORERIE

+ L’ERREUR D’EQUILIBRAGE
( COUT IMPLICITE)
+L’ERREUR DE SURLIQUIDITE OU DE SURMOBILISATION
( COUT D’OPPORTUNITE)
+ L’ERREUR DE SOUS LIQUIDITE OU DE SOUSMOBILISATION

( COUT EXPLICITE)
LE FINANCEMENT
DIVERSITÉ DES FINANCEMENTS A COURT TERME
Il existe actuellement un large éventail de financements à court
terme. Plusieurs sortes de classement peuvent être proposées.
On peut distinguer les financements d'origine bancaire, comme
par exemple l'escompte ou le découvert, et les financements qui
font appel directement au marché des capitaux comme les billets
de trésorerie. On peut également opposer les financements
objectifs, qui affectent le crédit à un objectif particulier, stocks
ou créances, aux financements qui ne reposent pas sur un objet
particulier et que l'on peut qualifier de crédit global.
LES PRINCIPAUX FINANCEMENT A COURT TERME
Les crédits de trésoreries :
-Facilités de caisse ;
-Crédit courrier ;
-Découvert ;
-Les crédits-relais ;
-Découvert mobilisé ;
-Découvert confirmé ;
-Crédits spot ;
-Facilités de crédit à options multiples (MOFF) ;
-Escompte en compte.
 
La mobilisation des créances commerciales :
-Escompte ;
-CMCC ;
-Daily ;
-Affacturage ou factoring ;
-Mobilisation de créances sur marchés publics.
 
Opérations réalisées avec l’étranger :
-mobilisation de créances nées à l’étranger ;
-crédit de préfinancement spécialisé d’exportation
-crédit documentaire exportation
-avances en devises exportation
Crédits de financement des stocks ou d’exportation :
-crédit de campagne
-warrants
-préfinancement des marchés publics
-préfinancement à l’exportation
-finance des stocks à l’étranger
-avances en devises importation
 
Financement des commandes publiques par le CEPME
-paiement à titre d’avance
 
Financements non bancaire
-les billets de trésorerie (recours au marché)
-crédit fournisseurs
-obligation cautionnées
-financement de groupe
-financement auprès du marché internationale des capitaux
 
COÛT RÉEL D'UN FINANCEMENT A COURT TERME

Le coût réel d'un financement à court terme est différent


du taux affiché ou taux nominal.
Dans la plupart des cas, les taux réels sont supérieurs aux
taux affichés.
  Le taux nominal, ou taux facial, d’un crédit à court
terme est le taux d’intérêt utilisé par la banque pour
calculer les agios correspondant à la mise à disposition
d’une somme d’argent pendant un certain temps. Il
doit être communiqué par la banque à ses clients.
LE TAUX D’INTERET
Pendant longtemps, les taux des crédits aux entreprises ont été
principalement influencés par le taux de base bancaire (TBB)
auquel venaient s’ajouter deux majorations, l’une, spécifique à la
nature du crédit, ou majoration crédit, l’autre, à la situation
propre de l’entreprise, ou majoration client.
 Taux de concours = TBB + majoration crédit + majoration client.
 Au taux de base bancaire s’ajoute, en premier lieu, une majoration
spécifique à la nature du crédit. Cette majoration rémunère le coût
du montage et du suivi du crédit ainsi que le risque qu’il comporte,
le crédit par caisse, par exemple, étant plus risqué que l’escompte.
La majoration propre au client qui s’ajoute en second lieu rémunère
le risque que représente l’entreprise. Les clients peuvent être
classés en tenant compte, par exemple, de trois critères :
l’endettement, la rentabilité et la taille. La majoration est calculée
en fonction de la catégorie à laquelle appartient l’entreprise
.

LES COMMISSIONS
LA COMMISSION DE MOUVEMENT

La banque entend, par cette commission, rémunérer les services qu’elle rend à
l’entreprise, sans se faire payer par des intérêts débiteurs. Elle s’applique sur
tous les mouvements débiteurs, qui correspondent donc à des décaissements,
enregistrés sur un compte au cours d’un trimestre. Le taux appliqué est de 0,25
%, soit 1/4 00. Elle est taxable à la Tps.

LES MOUVEMENTS EXONERES


du solde à nouveau débiteur ;
des virements de compte à compte dans la même banque :
des agios trimestriels ;
des remboursements d’emprunt ;
des renouvellements de billets financiers représentant des crédits accordés à
l’entreprise ;
des erreurs, rétrocessions et ristournes.
LA COMMISSION DU PLUS FORT DECOUVERT
La commission du plus fort découvert est justifiée, pour la banque, dans la
mesure où elle rémunère le risque maximum qu’elle prend vis-à-vis d’une
entreprise. Elle est calculée sur le plus fort découvert en valeur de chaque
mois. Elle s’applique donc aux pointes maximales d’utilisation des avances
bancaires.
Elle est prélevée chaque trimestre avec les agios débiteurs. Le taux appliqué est
de 0,5 %, soit 1/ 200. Elle est limitée, par trimestre, à la moitié des intérêts
débiteurs du trimestre.

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