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TECHNOLOGIE DU GAZ

Section I

1
TECHNOLOGIE GENERALE DU GAZ

Les gaz distribués en Algérie


 Caractéristiques physiques
Pouvoir calorifique. Unités. PCI. PCS.
Densité
 Caractéristiques de combustion
Limites d’inflammabilité
Vitesse de déflagration (de combustion)
Température d’inflammation

Etudes des réactions de combustion des gaz usuels


Généralités sur les réseaux de transport gaz
Différents types de réseaux H.P.
Caractéristiques du tube acier
Nuances des aciers utilisés dans le transport gaz
2
GENERALITES

Le transport du gaz par canalisations constitue un moyen sûr et


écologique pour l’acheminement de quantités importantes de gaz
naturel nécessaires à l’approvisionnement de:
- L’industrie,
- Des centrales électriques
- Des consommateurs domestiques.
Notre pays est ainsi irrigué de différents gazoducs du Sud au Nord et
d’Est en Ouest.
Le gaz naturel incarne aujourd'hui la plus propre des énergies
fossiles de par ses qualités intrinsèques. Propre, inodore, incolore,
facilement exploitable, bon marché, adaptable à tous les usages et
confortable.

3
LA CHAINE GAZ

RTG
4
LES GAZ DISTRIBUES EN ALGERIE

Les gaz distribués en Algérie sont:

 Le gaz naturel
 Le Propane
 Le butane
 Les GPLc
 Le GNC

Le gaz naturel est utilisé comme carburant par les véhicules
routiers sous forme comprimée à 200 bars (GNC)

5
Le butane et le propane

Composés de carbone et d’hydrogène, d’où leur nom d’hydrocarbures.

Deux des caractéristiques qui différencient le butane et le propane, à la


température ambiante, sont :
• la température d’ébullition,
• la tension de vapeur ou pression du gaz.

Ces produits gazeux dans les conditions normales de température peuvent être
facilement liquéfiés, rendant ainsi leur manipulation et leur transport très aisés.

Butane Propane
Point d’ébullition (°C)
0 -42
Masse volumique du Liquide
585 515
(kg/m3) à 15 °C
Masse volumique du Gaz
2,50 1,85
(kg/m3) à 15°C

1 litre de butane liquide libère 239 litres de gaz (15°C – 1 bar


6
1 litre de propane liquide libère 311 litres de gaz (15°C – 1 bar)
Pouvoir calorifique

Butane commercial Propane commercial


49,4 MJ ou 13,7 kWh
PCS (pouvoir (11,8 th) par kg 49,8 MJ ou 13,8 kWh (11,9 th) par kg
calorifique
supérieur) 120,5 MJ ou 33,5 kWh 93,3 MJ ou 25,9 kWh (22,3 th) par m3
(28,8 th) par m3 à 15° C à 15°C et 1013 mbar
et 1013 mbar
45,6 MJ ou 12,66 kWh
(10,9 th) par kg 46,0 MJ ou 12,78 kWh (11,0 th) par kg
PCI (pouvoir
calorifique
109,6 MJ ou 30,45 kWh 85,3 MJ ou 23,70 kWh (20,4 th) par m3
inférieur)
(26,2 th) par m3 à 15°C à 15°C et 1013 mbar
et 1013 mbar

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Composition du GN

Constituants % mol
Méthane (C1) 85,3
Ethane (C2) 7,29
Propane (C3) 1,73
normal Butane (n C4) 0,40
Iso Butane (I C4) 0,26
Normal Pentane (n C5) 0,09
Iso Pentane (I C5) 0,10
C6+ 0,01
Azote (N2) 4,44
Hélium (He) 0,15
Gaz carbonique (CO2) 0,14
Vapeur d’eau (H2O) 3 ppm
8
Caractéristiques du GN

Il est composé à plus de 85% de méthane (CH4), il est incolore et inodore,

Le gaz algérien est considéré comme l’un des gaz les plus propres et les purs au
monde avec une composition quasi exempte de souffre et un très faible taux de
Dioxyde de carbone.

Le gisement de Hassi R’mel est un gaz à condensat avec une très forte proportion
de méthane.

Le gaz à condensat de Hassi R’mel présente un PCS de 9,2 à 9,6 th/m3.


 
La densité varie de 0,6 à 0,7kg/m3 ( 0,655)

La masse molaire entre 16 et 20 g.

NB : Conditions de pression et de température 15°C et 1 bar.

9
PCS et PCI

On distingue deux pouvoirs calorifiques :

Le pouvoir calorifique d'un combustible (Pcs)est la quantité de chaleur


exprimée en kilocalories, en thermies, en kWh ou en MJ, dégagée par
la combustion complète de un (1) mètre cube normal (m³(n)) de gaz
sec dans l'air à une pression absolue constante et égale à
1,01325 bar, le gaz et l'air étant à une température initiale de 0  °C
(zéro degré Celsius), après condensation de la totalité de la vapeur
d’eau formée par la combustion. Tous les produits de combustion
étant ramenés à 0  °C et une pression de 1,01325 bar.

Le Pci (pouvoir calorifique inférieur) est mesuré dans les mêmes


conditions que le Pcs, avec cette différence que la vapeur d’eau n’est
pas condensée.

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Le Pci se calcule en déduisant du PCS la chaleur de vaporisation
de l'eau formée au cours de la combustion.

PCS = PCI + Chaleur latente de condensation


(ou de vaporisation (Lv)) de l'eau

Lv = 2 511 KJ/Kg

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Masse volumique et densité

Masse volumique:
On appelle masse volumique , dans des conditions déterminées de
pression et de température, la masse de l’unité de volume.

La masse volumique de l’air est de: 1,293 Kg/m3 à 0°C et 1,01325 bar
1,225 Kg/m3 à 15°C et 1,01325 bar

ρ =M/V
Densité:
La densité d’un gaz par rapport à l’air est le rapport entre la masse d’un
certain volume de gaz et la masse du même volume d’air pris dans les
mêmes conditions de température et de pression

d = M / 29 12
LA COMBUSTION

La combustion est une réaction chimique, exothermique qui résulte de


la combinaison d’un combustible, d’un comburant, et ceci en présence
d ’une source d ’énergie utilisée comme amorce à la combustion.

Cette réaction produit une combustion exothermique c'est-à-dire : qui


dégage de la chaleur, elle produit du CO2 mais aussi de l'eau ainsi que
d'autres composés plus ou moins agressif.

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REACTION DE COMBUSTION

+ AIR + =

COMBUSTIBLE + COMBURANT + ENERGIE = Flamme

FLAMME Lumière

Propagation réaction d’oxydation:


 Mélange intime combustible/comburant Chaleur
 Proportion combustible/comburant pour inflammation
 Mélange au dessus de la température d’inflammation

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LES CONDITIONS DE LA COMBUSTION

 
Pour obtenir et entretenir une combustion il faut :
 
Un combustible sous forme gazeuse (pour les liquides : ils seront
pulvérisés ou vaporisés et pour les solides, ils seront chauffés très
fortement pour en extraire les gaz).
 
 Un comburant en suffisance
 
Combustible et comburant seront mélangés dans les limites de
l'inflammabilité (ex. pour les GN 5 à 14% dans l'air)
 
Un point chaud d'amorçage, arc électrique, matière en ignition,
flamme... (environ 350°C pour le FOD, environ 650°C pour les GN)

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 COMBUSTION INCOMPLETE:

Manque d’O2  beaucoup de fumée ,de CO et NOx

 COMBUSTION COMPLETE:

Trop d’O2  peu de fumée

Elle donne un maximum de chaleur et dégage peu de


fumée lorsqu’elle est suffisamment aérée

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Utilisation

Lorsque sa combustion est complète, il n'émet que de l’eau et du dioxyde


de carbone :

CH4 + 2O2 --> CO2 + 2H2O

Comme tous les combustibles fossiles, après combustion, il rejette du gaz


carbonique, mais seulement 55 kg par gigajoule de chaleur produite,
contre 75 pour le pétrole brut, et 100 environ pour le charbon.

Le gaz naturel est utilisé comme carburant par les véhicules routiers sous
forme comprimée à 200 bars (GNC) ou liquéfiée à -163 °C (GNL)

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1 m3 d’air
Concentration dans l’air

0,79 m3 N2
Constituants Teneur Teneur
(% vol) (% masse)
Oxygène (O2) 20,95 23,15 0,21
m3
Azote (N2) 78,09 75,52 O2
Argon (Ar) 0,93 1,28

Dioxyde de 0,09 0,05


carbone (CO2)

Le comburant dans l’air est l’oxygène

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LIMITES D’INFLAMMABILITE POUR DIFFERENTS COMBUSTIBLES

Gaz Symbole Dans l’air


combustibles
L i en % de Gaz L s en % de Gaz

Hydrogène H2 4 75

Méthane CH4 5 15

Acétylène C2H2 2,5 81

Ethylène C2H4 2,7 32

Ethane C2H6 3 12,5

Propane C3H8 2,2 9,5

Butane C4H10 1,5 8,5 19


Vitesse de déflagration

Une déflagration est l'ensemble des phénomènes consécutifs au passage


d'un front de flamme (combustion d'un gaz ou d'une vapeur), au travers d'un
mélange de combustible et de comburant, ou pré mélange.

Dans un mélange homogène d’air et de gaz ou vapeur combustible, une


flamme se propage à une vitesse constante. Elle est de l'ordre de quelques
décimètres à quelques mètres par seconde.

Si la masse de gaz est faible, le phénomène est sans conséquence ;


Si la masse est importante, une explosion peut se produire.

Dans une déflagration, les gaz brûlés se déplacent dans le sens opposé à
celui de la flamme, à une vitesse subsonique.

La propagation d'une flamme dans un mélange gazeux explosif de


composition convenable peut s'accélérer et se transformer en une
détonation..

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Vitesse de combustion

Gaz combustible mélangé à de Vitesse maxi de combustion


l’air laminaire (m/s)
Hydrogène 3,5
Méthane 0,45
Ethane 0,53
Propane 0,52
Butane 0,5
Acétylène 1,58
Ethylène 0,83

Vitesse de combustion de différents combustibles gazeux en proportion


stœchiométriques avec l’air

NB: Il peut être retenu que méthane et hydrogène sont des combustibles
dont les réactivités sont extrêmes, H2 étant le plus réactif, le CH4 étant l’un
des moins réactifs.
21
Température d’inflammation

La température d'inflammation d'un gaz ou d'un liquide combustible est la


température la plus basse à laquelle le mélange gaz/air ou vapeur/air
s'enflamme.

Gaz Température d'inflammation


Ethane 515°C

Méthane (CH4)* 595°C

Oxyde de carbone 605°C

Propane 470°C

N-butane 365°C

Ethylène 425°C

Acétylène* 305°C

Hydrogène 560°C

22
Etudes des réactions de combustion des gaz usuels

Rapports stœchiométriques et de réactions entre différents combustibles


et oxygène

COMBUSTIBLE Oxygène Produits de Stœchio


réaction métrie
Gaz naturel CH4 + 2 O2 CO2 + 2 H2O a= 2

Propane C3H8 + 5 O2 3 CO2 + H2O a= 5

Acétylène C2H2 + 2,5 O2 2 CO2 + H2O a= 2,5

Hydrogène H2 + 0,5 O2 H2O a= 0,5

Butane C4H10 + 6,5 O2 4 CO2 + 5 H2O a= 6,5

23
Les unités de l'énergie

 Le Joule (J) = Unité de mesure de travail, d'énergie et de quantité de chaleur,


équivalant au travail produit par une force de 1 newton dont le point d'application se
déplace de 1m dans la direction de la force. (fait partie du Système international d’unité).

D’un point de vue physique, travail et chaleur constituent une même grandeur.

Le joule est une unité très petite, non adaptée à la mesure de grandes quantités
d’énergie ; c’est pourquoi on utilise plus fréquemment ses multiples dont le giga joule
(GJ), sachant que 41,855 GJ équivalent à une tep

 Le kilowattheure (kWh) = unité d'énergie ou de travail, équivalant au travail exécuté


pendant une heure par une machine dont la puissance est de 1 kilowatt (1000 W).

1kWh = 3,6 MJ
1 Mégawatheure (MWh) = 1.000 kWh
1 Gigawatt heure (GWh) = 1.000 MWh
 1 MJ = 0,278 kWh

L’unité officielle d’énergie est le Joule (J) mais, parce que le pétrole est l'énergie
dominante, les énergéticiens utilisent la tonne d'équivalent pétrole (tep) ou quelquefois
la tonne d'équivalent charbon (tec).

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 Le B.T.U. (British Thermal Unit) = unité de mesure calorifique utilisée encore aux USA
et en Angleterre
1 Btu = 0,252 Kilocalories

Le Therm, unité de vente du gaz en Angleterre, est égal à 100 000 Btu.

Dans la pratique, le KWh tend à remplacer la thermie dont l’usage n’est plus
autorisé:
1 th = 4,18 MJ = 1,163 KWh
1 KWh = 0,86 th

•Pour mesurer une quantité de chaleur, on utilise parfois la calorie (cal), qui
vaut 4,184 J (cette unité ne fait pas partie du SI). Une calorie correspond à la
quantité de chaleur nécessaire pour élever d’un degré Celsius la température
d’un gramme d’eau (sous pression atmosphérique normale de 1013,25 hPa et à
une température de départ de 15 °C). Encore utilisée par les ingénieurs
thermiciens, la thermie (th) est un multiple de la calorie qui vaut un million de
calories ;
   25
Tables des conversions

Table de conversion des énergies

1 1 1 m3 de
Conversion 1 kwh 1 GJ 1 bep 1 tep 1 tec
therm MBTU gaz

1 kilowattheure 1 0.0036 0.0342 0.0034 0.0949 0.00059 0.00008 0.000125

1 gigajoule 277.5 1 9.5 0.95 26.3 0.1634 0.022 0.03467

1 therm 29.27 0.10545 1 0.1 2.78 0.0172 0.0023 0.00365

1 million de Btu 292.7 1.054 10 1 27.8 0.172 0.0232 0.0365

1 mètre cube de gaz 10.54 0.038 0.36 0.036 1 0.0064 0.00087 0.00136

1 baril équivalent pétrole 1700 6.12 58.14 5.814 155.5 1 0.135 0.637

1 tonne équivalent
12602 45.37 431 43.1 1153 7.4 1 1.573
pétrole

1 tonne équivalent
8012 28.84 274 27.4 733 1.57 0.6357 1
charbon

26
Généralités sur les réseaux de transport gaz

Le gaz naturel dans le monde


Pendant longtemps, le gaz naturel a été considéré comme un sous-produit du
pétrole; il était brûlé à la torche sur de nombreux gisements. Il a commencé à
être utilisé aux Etats-Unis, dans l’industrie d’abord, puis pour des usages
domestiques en se substituant peu à peu au gaz manufacturé.

Son développement a ensuite été très rapide, grâce à l’abondance de ses


réserves.

Le transport du gaz sur des distances de plus en plus longues et dans des
conditions de plus en plus sévères devient une nécessité impérative pour assurer
son développement.

27
TRANSPORT DU GAZ

En 1885, première ligne de transport de gaz naturel était mise en service; (conduite
de diamètre 200 mm et de longueur 135 km entre la Pennsylvanie et Buffalo, dans
l’Etat de New York).

En 1964-65, étaient inaugurés les premiers transports réguliers de gaz naturel


liquéfié entre l’usine de liquéfaction d’Arzew (Algérie) et les terminaux méthaniers de
Canvey Island (Royaume-Uni) et du Havre (France).

Deux formes de transport utilisées dans l’industrie du gaz naturel: la canalisation pour
le “gaz” à l’état gazeux et le navire méthanier pour le “gaz” à l’état liquide.

l’Algérie possède un important réseau de gazoducs destiné principalement à


évacuer le gaz du gisement d’Hassi R’Mel vers les usines de liquéfaction de la côte
méditerranéenne ainsi que vers l’Italie via la Tunisie (GEM) et vers l’Espagne via le
Maroc (GPDF)
Les principaux pays exportateurs étaient l’ex-URSS (29% du commerce
international), le Canada (18%), les Pays-Bas (13%), l’Algérie (10%), l’Indonésie (9%)
et la Norvège (7%).

Les principaux pays importateurs étaient l’Allemagne (19%), les Etats-Unis (18%),
le Japon (15%), l’Italie (10%), la France (9%), la Tchécoslovaquie (4%) et la Belgique
(4%).
28
Le gaz naturel en Algérie

Le gaz naturel, occupe une place importante dans la


satisfaction des besoins en énergie primaire de l’Algérie.

Pratiquement inexistant en 1950, le gaz naturel est apparu


en 1957 par la découverte du champ de Hassi R’Mel.

Cette capacité a été renforcée par d’autres découvertes


telles (Gassi Touil, Rouhd Nouss , TFT illizi, Sbaa Adrar,),
qui vont croître légèrement, dans les prochaines années.

29
LE RESEAU DE TRANSPORT DU GAZ

Le gaz naturel est réparti sur l’ensemble du territoire national par un


important réseau de gazoducs de transport. Ce réseau est interconnecté
par endroits.
Il est constitué de : 
 Canalisations haute pression de différents diamètres,
 Postes de prélèvement gaz
 Postes de coupure, de sectionnement ,
 Postes de gare racleur départ et d’arrivée, postes de piquage
(fosses à vannes),
 Postes de détente, Pré détente, postes de comptage
 Ouvrages annexes (surveillance, sécurité et des installations
de protection cathodique (postes de soutirage et prises de potentiel)
 Stations de Recompression du gaz

30
LE RESEAU DE TRANSPORT DU GAZ

31
QUELQUES ORIENTATIONS TECHNIQUES

CONCEPTION GENERALE DES RESEAUX


•Les caractéristiques essentielles d’un réseau de transport (Pms
et Ø conduites, espacement des stations de compression et taux
de compression) sont déterminées à l’issue d’un processus
d’optimisation technique et économique.
•Pour les réseaux terrestres, les pressions de service sont
comprises entre 20 et 70 bars avec un espacement des stations
de compression de 100 à 200 km.
•Les contraintes mécaniques généralement imposées aux tubes
lors de la pose des ouvrages rendent nécessaire l’adoption
d’épaisseurs plus fortes supportant des pressions internes
élevées.
•L’évolution technique et l’augmentation des quantités de gaz
transportées ont conduit à un accroissement progressif des
diamètres des canalisations;
32
GAZODUCS: CHOIX DES MATERIAUX

Les gazoducs sont constitués de tubes d’acier assemblés par soudage sur
chantier terrestre. Le coût des tubes représente une part importante du coût
total des ouvrages (30 à 50% à terre)

Par ailleurs, la nature du produit transporté et les exigences de fiabilité des


réseaux font que les aspects “qualité” et “performances” des matériaux sont
primordiaux.

Un effort important est dirigé vers la mise au point d’aciers aux


caractéristiques élevées et vers des procédés de fabrication des tubes
garantissant une homogénéité de production et des taux de défauts très
bas.

Dans le domaine des aciers, les développements sont orientés vers


l’amélioration des caractéristiques mécaniques (limite d’élasticité) et de la
ductilité de façon à éviter les ruptures en domaine fragile.

Ces progrès sont atteints sans dégradation des qualités de soudabilité.


33
Aujourd’hui les aciers jugés économiquement optimaux sont de type
E450 (X65) et E480 (X70). Ces aciers sont des produits à faibles
teneurs en soufre et phosphore, obtenus par micro-alliage avec des
éléments divers: vanadium, niobium, molybdène, nickel...

Dans le domaine de la fabrication des tubes, la mise en place de


systèmes d’assurance-qualité avec essais et contrôles non destructifs
sévères à toutes les étapes de production de la tôle d’acier et du tube
s’est progressivement généralisée.

Les progrès permanents dans l’instrumentation (rayons X, ultrasons,


courants haute fréquence) et le traitement informatique des résultats
de mesure devraient permettre une amélioration de l’homogénéité de
production et une meilleure détection des petits défauts.

34
La construction des réseaux de gazoducs: orientations
générales, tendances

La plupart des gazoducs construits dans le monde sont des gazoducs enterrés
et les chantiers connaissent des conditions climatiques et de terrain qui n’ont
rien d’exceptionnel.

Les techniques de pose employées restent classiques; aucun changement


notable n’est intervenu depuis de nombreuses années dans les différentes
opérations de construction: creusement de la tranchée, soudure des tubes,
préparation et remise en état des pistes...

Par contre, des améliorations ont progressivement été introduites dans leur
mise en œuvre:
 Amélioration des procédures de revêtement des tubes,
 Amélioration des techniques de soudage (vitesse, méthodes telles que fil
fourré sans gaz),
 Perfectionnement des techniques de contrôle aux diverses phases de la
construction notamment pour le contrôle des joints soudés (rayons X,
ultrasons...).

35
L’exploitation des réseaux de gazoducs: orientations générales,
tendances

Le transport par gazoduc s’avère particulièrement sûr, grâce aux règles


de conception, aux spécifications imposées lors de la construction des
ouvrages tant aux matériaux qu’aux procédures,

Néanmoins le souci permanent d’accroître la fiabilité des réseaux a


conduit les compagnies gazières à rechercher certaines améliorations en
matière de protection anticorrosion des conduites et de surveillance des
réseaux.

Dans le domaine de la protection active anticorrosion, les techniques de


protection cathodique des tubes d’acier sont bien maîtrisées.

Quant au revêtement des tubes, les efforts ont porté sur l’amélioration de
leur qualité par l’introduction de matériaux nouveaux, polyéthylène,
époxy, en remplacement du brai de houille et du bitume de pétrole.

36
Pour le contrôle et la surveillance des gazoducs, des progrès importants
ont été accomplis particulièrement dans les techniques de contrôle par
voie interne de l’état des conduites à l’aide de pistons instrumentés ainsi
que dans l’enregistrement des mesures.

Des progrès nouveaux sont attendus dans les domaines suivants:

 Détection de types de défauts internes ou externes plus variés (la


détection des défauts géométriques est actuellement la technique la
plus fiable) et accroissement de la sensibilité et du seuil de détection
des appareils;
 Amélioration de la précision de localisation des défauts détectés;
 Accroissement de la capacité de stockage d’informations des pistons
instrumentés.

37
Le transport maritime sous forme de gaz naturel liquéfié

Ce mode de transport est utilisé depuis un peu moins de trente ans pour
franchir l’obstacle que constituent les espaces marins.

Le gaz naturel issu d’un gisement situé à l’intérieur des terres, est
d’abord conduit jusqu’au bord de mer par une canalisation de transport
terrestre. Une usine de liquéfaction l’amène à l’état liquide réduisant son
volume dans un rapport de 600 à 1.

Après passage dans des cuves de stockage, nécessaire du fait de la


discontinuité du transport maritime, le gaz naturel liquéfié est chargé
dans un navire méthanier.

A l’issue du trajet maritime, ce navire est déchargé dans un terminal


méthanier où sa cargaison est à nouveau stockée avant d’être
regazéifiée et émise dans un réseau de transport terrestre.

Des techniques spécifiques ont dû être mises au point pour établir cette
chaîne

38
Différents types de réseaux H.P

•Types de réseaux HP

•Caractéristiques du tube acier

•Nuances des aciers utilisés dans le transport gaz

39
Les types de réseaux HP existant en Algérie sont au nombre de 2.

1- Réseau HP à une pression de transport de 70 bars:

Réseau de transport du gaz alimentant les postes de centrale de


production de l’électricité, les postes des clients industriels et les
postes de distribution publique dont la pression d’entrée est de 70
bars ( cas des postes en détente unique ou de pré détente)
Pré détente : 70/20 bars
ou Détente unique : 70/4 bars

2- Réseau HP à une pression de transport de 20 bars:


Réseau de transport du gaz alimentant en gaz les CI et DP dans le
cadre des détentes simples ( 20/4 bars)

40
Caractéristiques du tube acier

ARTICLE 5 : MATERIAUX CONSTITUANT LES ELEMENTS TUBULAIRES


Les éléments tubulaires en acier, sans soudure, soudés longitudinalement ou
soudés hélicoïdalement doivent être fabriqués à partir de demi-produits en acier
Martin calmé, ou en acier au Carbone de qualité techniquement équivalente
notamment en ce qui concerne la résistance au vieillissement.
Le métal doit être d'une qualité facilement soudable sur chantier, compte tenu de
la technique de mise en œuvre utilisée.

Les tubes doivent être droit, à section circulaire, et répondre aux exigences des
normes agréées.

L'épaisseur des tubes et leur pression limite de sécurité (pression que ne saurait
dépasser, en tout état de cause, la pression maximale de service dans le tube)
sont liées par la relation suivante :
2te
PC = --------
D
41
Nuances des aciers utilisés dans le transport gaz

Composition chimique (en %) sur coulée et sur produit


Nuances Carbone Manganèse Phosphore Soufre Autres
maxi maxi maxi maxi
Sans soudures
Gr A 0,22 0,90 0,030 0,030
Gr B 0,28 1,2 0,030 0,030 b,d

X42 0,28 1,3 0,030 0,030 c,d


X46,X52,X56 0,28 1,4 0,030 0,030 c,d
X60, X65 0,28 1,4 0,030 0,030 c,d
X70
Soudés
Gr A 0,22 0,90 0,030 0,030
Gr B 0,26 1,2 0,030 0,030 b,d
X42 0,26 1,3 0,030 0,030 c,d
X46,X52,X56 0,26 1,4 0,030 0,030 c,d
X60, 0,26 1,4 0,030 0,030 c,d
X65 0,26 1,45 0,030 0,030 c,d
X70 0,26 1,65 0,030 0,030 c,d

-b: Niobium, vanadium, titane ou combinaison après accord entre client et fabricant, -c : idem au choix du fabricant
-d : somme dosage (No, Va, Ti) < 0,15%
42
Caractéristiques mécaniques

Limite élastique Résistance à rupture Allongemen


Nuances mini mini t
ksi MPa ksi MPa Mini (%) sur
2’’

A 30,0 207 48 331 a

B 35,0 241 60 414 a

X42 42,0 290 60 414 a

X46 46,0 317 63 434 a

X52 52,0 359 66 455 a

X56 56,0 386 71 490 a

X60 60,0 414 75 517 a

X65 65,0 448 77 531 a


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MERCI POUR VOTRE ATTENTION

44
QUESTIONS ?

45

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