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Chapitre 2

STRUTURES CRISTALLINES

1
1. Introduction

2
Propriétés des matériaux : dépendent
fortement de l’arrangement des atomes.
Arrangement régulier des atomes : Matériaux
cristallins (ordre à grande distance).
Arrangement irrégulier des atomes :
Matériaux amorphes (ordre à petite distance).

Papier peint
3
Matériaux cristallins : souvent formés par de
petits volumes polyédriques, appelés grains.
Grains limités par des surfaces ou joints de
grains.

Polycristal : Assemblage de grains


(orientations différentes des mailles)

Monocristal : Un seul grain

4
But : Notions élémentaires de cristallographie :
différents types d’empilements, défauts
cristallins et radiocristallographie X.
 

5
2. Rappels mathématiques

6
Explications au tableau.

7
3. Liaisons chimiques

8
Liaisons fortes :

Liaison covalente : Mise en commun de deux


électrons pour compléter la couche externe de
chaque atome.

Liaison chlore-chlore 9
Liaison ionique : Transfert d’un électron d’un
atome à l’autre.
 
Après leur liaison, les deux atomes deviennent
des ions chargés électriquement.

Liaison sodium-chlore
10
Liaison métallique : Mise en commun
d’électrons de la couche périphérique.

Les électrons de la liaison métallique assure la


circulation d’un courant électrique.

Cristal de sodium 11
Liaisons faibles ou liaisons secondaires :

Origine : Attractions électrostatiques entre


charges électriques de signes opposés.
 
Longue portée et une intensité plus faible
que les liaisons fortes.

12
Exemples :

- Liaisons de Van der Waals.

- Liaisons-hydrogène entre molécules d’eau.

Liaison-hydrogène de la glace
13
4. Structures cristallines

14
4.1. Matériaux amorphes ou vitreux

15
Atomes disposés aléatoirement, mais
proches les uns des autres (distance supérieure
à 1.2a, a étant le rayon atomique).
 
Ordre local, comme dans les liquides.

Structure cristalline des solides amorphes


16
4.2. Matériaux macromoléculaires

17
Polymères cristallins : triclinique,
monoclinique, rhomboédrique, quadratique,
orthorhombique.

Polymères cristallins

Semi-cristallines ou amorphes :

Structures amorphe et semi-cristalline

18
4.3. Matériaux métalliques ou
moléculaires

19
Définition d’un réseau cristallin :
Un réseau cristallin est un empilement
d’atomes (ou molécules) dans l’espace, selon
une répétition périodique d’un motif
élémentaire, appelé maille élémentaire.
Atomes (ou molécules) constituent les nœuds
du réseau, et ont le même environnement.

Réseau cristallin : ensemble de


mailles juxtaposées

20
Exemples :

CC CFC HC

Maille élémentaire

21
Mailles élémentaires :
Vecteurs de base :

Réseau à une dimension :

Réseau à deux dimensions :

Réseau à trois dimensions :

22
Paramètres du réseau :

1D :

2D :

3D :

23
Taille de la maille :

1D :

2D :

3D :

24
Systèmes cristallins : 3D

La forme des mailles doit respecter toutes les


symétries du réseau (translations, rotations…).

On a 7 systèmes cristallins.

25
26
Les sept systèmes cristallins sont formés par
4 mailles distinctes :
P : Primitif (4 atomes aux sommets).
I : Centré (4 atomes aux sommets et 1 atome
au centre).
F : Toutes les faces sont centrées (4 atomes
aux sommets et 6 atomes sur les 6 faces).
C : Deux faces opposées centrés (4 atomes
aux sommets et 2 sur deux faces opposées).
Les 7 systèmes cristallins et les 4 mailles
forment les 14 réseaux de Bravais. 27
28
14 réseaux de Bravais en 3D
Systèmes cristallins : 2D

On a 5 systèmes cristallins différents :

- Système oblique,
- Système rectangulaire,
- Système rectangulaire centré,
- Système hexagonal,
- Système carré.

29
5 réseaux de Bravais en 2D
30
Plans cristallographiques : 3D

Plan cristallographique (ou réticulaire) : Plan


passant par 3 nœuds non alignés d’un réseau. Il
coupe les axes d’un repère aux points , et :

Indices de Miller :

31
Notation des plans cristallographiques :

Leur équation :

Indice de Miller négatif :

32
Exemples :
Plan en marron : Points

Plan en vert :
Points :

33
Directions cristallographiques :
Direction cristallographique : Droite
passant par deux nœuds du réseau. Si cette
droite passe par l’origine, elle passera aussi par
le nœud de coordonnées .

Quelques directions cristallographiques 34


Droites cristallographiques : 2D

Droite cristallographique (ou réticulaire) :


Droite passant par 2 nœuds d’un réseau et
coupant les axes d’un repère aux points A et B :

Indices de Miller :

35
Notation des droites cristallographiques :

Leur équation :

Indice de Miller négatif :

36
Exemples :

Indices de Miller :

Droite 1 :

Droites 2 et 5 :

Droite 3 :

Droite 4 :
37
Principaux structures cristallines :

Nombre de coordination ou coordinence :


Nombre de plus proches voisins d’un atome ;
ces voisins étant tangents à la sphère
envisagée.

Densité atomique : Nombre d’atomes par unité


de longueur, de surface ou de volume.

38
Compacité : Rapport entre le volume occupé
par les atomes et le volume d'une maille.

Distance réticulaire en 3D : Distance entre


deux plans successifs d’une famille  
Systèmes cubiques :

étant l’arrête de la maille cubique. 39


Distance réticulaire en 2D : Distance entre
deux droites successives d’une famille :

étant le côté de la maille carrée.

40
Structure cubique centré :

La maille élémentaire contient 2 atomes : 1


atome au centre et 8 aux sommets du cube qui
appartenant à 8 mailles voisines.
Le nombre d’atomes est :
Exemples : Fe(α), Cr, Nb, Ti(β), Ba, Rb, Li, K,
Cs…. 41
Coordinence : 8
Compacité :

42
Les directions les plus denses sont : [111]
Les plans cristallographiques les plus denses
sont (011).

43
Structure cubique face centrée :

La maille élémentaire contient 4 atomes : 6 sur


les faces appartenant chacun à 2 mailles et 8
aux sommets appartenant à 8 mailles. 44
Le nombre d’atomes est :

Exemples : Fe(γ), Co(α), Ni, Cu, Ag, Au, Al, Pb,


Pd….

45
Coordinence : 12
Compacité :

La structure CFC est alors une structure plus


compacte que la structure CC.
46
Structure hexagonal compact :

La maille élémentaire comprend 6 atomes : 3 à


l’intérieur, 2 sur les bases, communs chacun à 2
mailles et 12 sur les sommets, communs chacun
à 6 mailles.
Le nombre d’atomes est :

Exemples : Mg, Ti(α), Zr(α), Zn, Cd, Be(α), 47


Na(α)….
Coordinence : 12, pour un rapport

48
Compacité :

La compacité de la structure HC est alors


égale à celle de la structure CFC (voir TD).

HC
CFC
49
5. Défauts cristallins

50
5.1. Introduction

51
Les systèmes cristallins sont imparfaits et
présentent des défauts locaux.

Cristal idéal + défauts  cristal réel.

Les défauts brisent la périodicité du réseau et


influent sur les propriétés mécaniques,
électriques….

Parfois, les défauts jouent un rôle important pour


l’amélioration des propriétés des matériaux.

52
5.2. Classification

53
Du point de vue géométrique :

- Défauts ponctuels.
- Défauts linéaires (dislocations).
- Défauts surfaciques.
- Défauts volumiques.

54
5.3. Défauts ponctuels

55
Trois grandes catégories :

- Lacunes.
- Atomes interstitiels.
- Atomes de substitution.
- Défauts ponctuels complexes.

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Lacune :
C’est un site vide à un emplacement où
devraient normalement se trouver un atome ou
un ion : défaut de Schottky.

Les lacunes participent au mécanisme de


diffusion dans le cristal.

Réseau avec des lacunes

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Atome interstitiel :
C’est un atome étranger qui s’insère dans
l’espace vide d’un réseau (dopage).
La taille d’un atome interstitiel est inférieure à
celle de l’atome du réseau.
Leur nombre est :

Exemple : C dans Fe → acier.


Réseau avec des atomes interstitiels
58
Atome de substitution :
C’est un atome d’impureté (de petite ou de
grande taille) qui s’insère dans l’espace vide
d’un réseau.

Réseau avec des atomes d’impureté

59
Défaut ponctuel complexe :
Il est constitué par l’accumulation de deux
défauts, par exemple, lacune + atome
interstitiel.

60
5.4. Défauts étendus

61
Défauts linéaires ou dislocations :
Perturbations de la structure du cristal le long
d’une ligne : ligne de dislocation.

Elles sont causées par une sollicitation externe


(cisaillement, par exemple).

Trois types de dislocations : dislocation coin,


dislocation vis, dislocation mixte.

62
Dislocations : mises en évidence par
Microscope Électronique à Transmission,
en 1931.

Le MET permet de visualiser des objets bien


plus petits que des cellules.

Microscope électronique à transmission 63


La discontinuité de translation engendrée par le
défaut est caractérisée par le vecteur de
Burgers : porté par la direction de déformation.
Dislocation coin : la ligne de dislocation est
perpendiculaire au vecteur de Burgers.
Dislocation vis : la ligne de dislocation est
parallèle au vecteur de Burgers.

a) Dislocation coin,
b) Dislocation vis

64
Dislocation mixte : la ligne de défaut fait un
angle compris entre 0 et 90° avec le vecteur de
Burgers.

65
Propagation des dislocations : Sous l’effet
du cisaillement, les dislocations se déplacent
(origine de la déformation plastique).

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Remarques :

Les dislocations se combinent pour donner de


nouvelles dislocations.

Les dislocations interagissent mutuellement.

67
Défauts surfaciques :
Joint de grains et joint de phases : Solides
polycristallins, formés de grains de différentes
orientations (défauts).
Cristaux identiques : Surface d’accolement
est appelée joint de grains.
Cristaux différents : Surface d’accolement est
appelée joint de phases.

Joint de phase et joint de grain


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Fautes d’empilement et macles : anomalies
d’empilement des plans cristallographiques
(CFC et HC).

Fautes d’empilement : discontinuité dans


l’empilement des matériaux.

Exemple :

ABC ABC ABC ABC …→ ABC ABC AB ABC


ABC …

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Macles : défauts plans séparant deux parties
d’un cristal, symétriques par rapport au plan de
macle.

Exemple :
ABC ABC ABC …→ ABC ABC AB CBA CBA …

Joint de macle 70
Défauts volumiques :
Pores : Cavités fermées à l’intérieur d’un
cristal ou d’un polycristal.
 
Inclusions : Particules d’un solide de nature
différente enrobées dans le solide principal
(matrice).

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Précipités : Particules solides de petite taille
entièrement enrobées à l’intérieur d’un grain
constituant sa matrice.

a) Précipités cohérents, b) Précipités semi-cohérents, c) Précipités


incohérents
72
6. Techniques d’étude de la structure
cristalline

73
6.1. Diffraction de rayons X

74
Rayonnement incident sur un matériau
cristallin : la périodicité des positions
atomiques engendre des interférences (tâches
de Bragg).
Loi de Bragg :

Distance entre deux plans réticulaires :


Angle de diffraction :
Ordre de diffraction :
Longueur d’onde incidente : 75
Mesure expérimentale : Intensité de
diffraction, en fonction de l’angle de diffraction.

76
6.2. Autres techniques

77
Diffraction par : Faisceau de neutrons ou
d’électrons (mêmes tâches de Bragg).
Autres techniques d’analyse :

- Microscopie électronique à transmission,


- Microscopie électronique à balayage,
- Microscopie à effet tunnel,
- Microscopie à force atomique,
- Analyse chimique.
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