Vous êtes sur la page 1sur 32

République Algérienne Démocratique et Populaire Ministère de l¶Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique Université DJELLALI LIABES Sidi Bel Abbes

Faculté des sciences Département de biologie 1 èreannée master BCPP Option. Santé Module: ana-path

Evaluation de la transformation Néoplasique
Présenté par: -SELLAM Feriel Responsable du module: -Pr BELHANDOUZ

SOMMAIRE
1-Définition de la néoplasie 2- Développement 3- Les causes de la néoplasie 4- Aspect morphologique 5-Anomalies du comportement 6-Etapes de l·evolution néoplasique cansereuse 7- Néoplasie colorectale 8-Modele génétique et application clinique 9- Traitement 10-Conclusion

DÉFINITION:
Le terme néoplasie (littéralement : nouvelle croissance) désigne une formation nouvelle « le néoplasme » qui se développe par prolifération cellulaire et qui présente une organisation structurale et une coordination fonctionnelle faible, voire nulle, avec le tissu environnant. Le néoplasme est le terme utilisé en médecine pour désigner une tumeur ou un cancer. Un journal scientifique dédié à la recherche oncologique porte le nom de "Neoplasia".

plus difficilement traitable et possiblement fatale.DÉVELOPPEMENT: Elle forme une masse tissulaire distincte qui peut être : Soit bénigne. elle est alors le plus souvent d'évolution lente et limitée et peut être traitée par résection . infiltrante. proliférante. elle est alors progressive. récidivante. Soit maligne. . disséminante.

.

.

.

les cellules n'ont pas de forme spécifique. c'est l'anisocytose. les noyaux sont de taille irrégulière au sein d'un même cancer. au sein d'une même population. Noyau:La taille est augmentée. Il existe aussi une anisocaryose ou anisonocléose. ainsi que le rapport nucléoplasmique.ASPECTS MORPHOLOGIQUES NÉOPLASIQUE: Taille: L'augmentation de taille des cellules n'est pas uniforme. Forme: Il existe un polymorphisme au sein d'un même cancer. .

non. Les lipides sont augmentés. car la cellule cancéreuse détourne le métabolisme protidique à son avantage. ce qui rend les cellules moins cohésives. On ne sait pas pour les glucides. Les mitochondries sont raréfiées et fragmentées. glycogène. On observe des microvillosités. . Cytoplasme: Il est parfois normal mais généralement. mélanine. Elle capte plus activement les protéines plasmatiques. Il peut y avoir des inclusions (kératine. épaissie. Le nombre de ribosomes augmente. Les protides ont un rôle important. La basophilie est fréquente (augmentation de l'ARN). Les desmosomes sont altérés. La membrane est irrégulière. Membrane cellulaire: Observée en microscopie électronique. mucus). elle capte et concentre les acides aminés libres du sang. La synthèse protéique est plus intense et plus active que celle des cellules normales. lipides. Aspects biochimiques: L'eau et le potassium sont augmentés.

OBSERVATION EN ME D·UNE CELLULE NÉOPLASIQUE .

ou des autres cellules malignes (cannibalisme cancéreux). Le nombre des pôles sécrétoires augmente (existence d'un pôle unique. noyant les cellules cancéreuses par perte des jonctions sérées. Certaines cellules deviennent mobiles. . des hématies. permettant l'élaboration de marqueurs du cancer. Des propriétés nouvelles apparaissent. rendant le marquage tumoral possible. par une diminution de la sensibilité à l' inhibition de contact. Certaines cellules deviennent phagocytaires à l'égard des leucocytes. normalement)..ANOMALIES DU COMPORTEMENT Les propriétés normales sont modifiées. Des molécules particulières se constituent..

ETAPES D·UNE ÉVOLUTION NÉOPLASIQUE CANSEREUSE: 1-Activation des proto-oncogènes: susceptibles de conférer le phénotype tumoral à une cellule eucaryote normale 2-Inhibition des anti-oncogènes: susceptibles de stoppé la prolifération cellulaire 3-Immortalisation : Abolition de l·apoptose ou mort cellulaire programmée -Autonomisation de la division cellulaire: Indépendance vis-à-vis des signaux stimulant la prolifération 5-Néo-angiogénèse: formation de nouveaux vaisseaux sanguins alimentant les cellules tumorales 6-Diapédèse: les cellules tumorales passent entre les cellules endothéliales et arrivent dans le système de régulation sanguin 7-Infiltration/invasion: Les cellules néoplasique vont générer une seconde tumeur (métastase) .

COMPARAISON CELLULE NORMALE / CELLULES NÉOPLASIQUE .

PROCESSUCES DE NÉO-ANGIOGÉNÈSE ET DIAPÉDÈSE .

Les polypes sont au moins 10 fois plus fréquents que les cancers. 70% des cancers rectocoliques sont situés dans le colon.EVOLUTION D·UNE NÉOPLASIE COLORECTALE: Les cancers recto-coliques sont les cancers les plus rectofréquents tous sexes confondus. . Le polype adénomateux semble être la maladie pré cancéreuse à partir de laquelle se développe le cancer. 40 à 45% des malades meurent de ce cancer. à 40 % des cas surviennent après 75 ans. Il apparaît qu·après 45 ans et la fréquence augmente avec l·âge. L·âge moyen de survenue est 68 ans Trente ans.

.

.

Les gènes de réparation corrigent l·erreur. caractérisée par l·apparition de centaines. Transformation cancéreuse des adénomes dans 100 % des cas après 50 ans si pénétrance complète (forme la plus fréquente). . Le cancer héréditaire sans polypose (HNPCC syndrome): Représente 2 à 4 % des CCR.5 % des CCR. l·anomalie peut s·immortaliser. Responsable de 0. Les gènes cibles sont K-ras (oncogènes) ou APC ou P53. voire de milliers d·adénomes colorectaux après la puberté. Plusieurs gènes dits « gènes de réparation » sont concernés : MSH2 . MLH1. une erreur peut survenir. Lors de la réplication normale du DNA.Ils existe 2 types de néoplasie colorectale : La polypose adénomateuse familiale (FAP syndrome): Transmise sur le mode autosomique dominant. transmis sur le mode autosomique dominant. La mutation des gènes de réparation faisant défaut.

.

EVOLUTION GÉNÉTIQUE DU CANCER COLO-RECTAL POLYPOSE ADÉNOMATEUSE FAMILIALE: Le cancer colo-rectal et en particulier la polypose familiale adénomateuse (FAP) survient par l'augmentation du risque de cancer FAP) colo-rectal dans le jeune âge par une mutation du gène APC Qui est le géne responsable. . La dérégulation de la -caténine est en effet souvent décrite APC. La mutation de l·APC va provoquer la surexpression de la APC protéine -caténine et de deux oncogènes placés sous son contrôle : Myc qui participe plutôt à la croissance tumorale et Twist qui contribue au pouvoir invasif des tumeurs. comme l·un des événements corrélés à la perte du gène APC lors du développement d·un cancer du côlon.

La perte d'hétérozygotie du chromosome 18q et la mutation du gène DCC aboutirait au développement d'une adénome avancé avancé. La mutation du gène K-ras entraînerait l'apparition Kapparition d'adénome intermédiaire. développement de métastases . La mutation du gène p53. enfin. et la perte d'homozygotie du chromosome 17p serait responsable de la transformation maligne.MODÈLE GÉNÉTIQUE ET APPLICATION CLINIQUE Après mutation d'un gène APC l'épithélium normal serait le APC. D'autres altérations permettraient le métastases. siège de prolifération cellulaire et de micro adénomes La adénomes. perte de l'hétérozygotie du chromosome 5q transformerait ce micro adénome dans un adénome de petite taille taille.

CANCÉROGÉNÈSE EST DUE À L·ACCUMULATION DE MUTATIONS SUCCESSIVES DANS LE TEMPS APPARAISSANT DANS LES CELLULES INTESTINALES LES MUTATIONS INTÉRESSENT À LA FOIS DES ONCOGÈNES ‡LA ET DES GÈNES SUPPRESSEURS. Figure ² Les mutations génétiques à l·origine du CCR .

.

d'utiliser la présence au niveau des selles du patient d'un gène RAS ayant subi une mutation pour diagnostiquer un cancer asymptomatique.DÉTECTION DU CANCER COLO-RECTAL PAR LA GÉNIE-GÉNÉTIQUE: Il a été proposé par Sidransky. . en 1992. La recherche par PCR (polymerase chain reaction) peut amplifier la présence de gène RAS ayant subi une mutation mutation. Il est vraisemblable que cette technique ne peut permettre une détection d'un grand nombre de patients et que 50 % des patients porteurs d'un cancer colo-rectal ont de tels gènes RAS transformés.

Celle qui porte le gène altéré devra.APPLICATION CLINIQUE: L'identification d'altérations génétiques héritées ou somatiques permet d'améliorer le diagnostic. . Une personne. peut être rassurée et on peut lui épargner des coloscopies répétées. et surtout devrait permettre de prédire le pronostic des personnes appartenant à des familles touchées par des cancers à caractère héréditaire. subir une surveillance plus rapprochée. à l'inverse. n'ayant aucune altération génétique du gène APC dans une famille de polypose colique. voire une chimioprévention (par l'anti-inflammatoire non stéroïdien Sulindac par exemple).

le cancer colo-rectal survient en fonction de l'environnement. Dans les 94 % de cas restants.RISQUE FAMILIAL COMMUN POUR LE CANCER DU CÔLON La polypose adénomateuse familiale représente 1 % des cancers coliques tandis que les syndromes de Lynch peuvent rassembler jusqu'à 5 % et peutêtre plus. agissant sur des prédispositions génétiques familiales préexistantes. .

.TRAITEMENT: La chirurgie: La chirurgie est le traitement de référence du cancer du côlon La chimiothérapie adjuvante La radiothérapie plus ou moins chimiothérapie associée La chirurgie par coelioscopie: donne des résultats similaires à la chirurgie classique. y Inconvénient: un temps d·intervention plus long. consiste à introduire un système optique et les instruments par plusieurs petites incisions. de permettre une reprise plus rapide des activités et de rendre moins visibles les cicatrices. Avantage: réduire la durée d·hospitalisation. limiter les douleurs post-opératoires.

.

Les premiers résultats montrent qu·associées à la chimiothérapie.L·APPORT DES THÉRAPIES CIBLÉES 1. Ces médicaments permettent de bloquer la formation de néovaisseaux (petits vaisseaux sanguins) destinés à fournir à la tumeur l·énergie dont elle a besoin pour grossir. ces molécules augmentent le taux de réponse des patients.L·arrivée des thérapies ciblées représente une nouvelle avancée. le cétuximab commercialisé sous le nom Erbitux®. bloque ce mécanisme. 2. Celle-ci est alors privée des nutriments indispensables à sa croissance et régresse. . Un anti-corps monoclonal. Elles font actuellement l·objet de nombreuses études.Une autre approche ciblée concerne les tumeurs qui surexpriment un facteur de croissance cellulaire (EGF). avec notamment les anti-angiogéniques dont le bevacizumab commercialisé sous le nom d·Avastin®.

Le cancer colorectal fait l·objet de nombreuses recherches prometteuses qui concernent notamment : l·évaluation de nouvelles thérapeutiques (anti-angiogéniques. grâce à des ondes de radiofréquence. 3. la recherche de facteurs prédictifs de sensibilité à la chimiothérapie ou de nouveaux marqueurs de pronostic en utilisant les techniques de la biologie moléculaire ou de la protéomique. . 4.La chimiothérapie doit être suivie si possible de la chirurgie des métastases. Cette technique s·applique notamment aux métastases situées dans le foie ou le poumon. La destruction des métastases peut éventuellement s·effectuer par radiofréquence. anti-corps monoclonaux). Cette technique consiste à introduire une électrode dans la métastase et. Elle est ainsi détruite par la chaleur. à la porter à une température de plus de 60°C.

CONCLUSION Le gastro-entérologue d'aujourd'hui doit s'investir gastrodans la génétique moléculaire et dans les tests génétiques qui à terme permettront de détecter ou de proposer au dépistage clinique un certain nombre de patients en tenant compte des conséquences éthiques et sociales que ces tests peuvent apporter. .

fr http://m.dacher@cnrs-dir. HOUCKE (Lille) MedicoGenomic Research Center.futura-sciences.H.fr priscilla.BIBLIOGRAPHIE: Revue / Journal Title World journal of surgery ISSN 03642313 CODEN WJSUDI service.presse@curie.com/ Génétique moléculaire dans le cancer du côlon P. Kaohsiung Medical University .