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Le bal de Sceaux
La bourse
La maison du Chat-qui-pelote
Série de livres électroniques30 titres

La Comédie humaine

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À propos de cette série

L’Illustre Gaudissart est un roman d’Honoré de Balzac, paru d’abord en 1833 dans sa version originale, puis raccourci et intégré en 1843 au tome VI de La Comédie humaine, dans le sous-ensemble des Parisiens en province, associé à La Muse du département.
Ce récit en forme de pamphlet drolatique force un peu le trait sur un personnage censé représenter l’homme de la monarchie de Juillet. Félix Gaudissart est suractif, il séduit, il est efficace, comme cette société moderne sur laquelle Balzac ironise souvent, dont il déplore le matérialisme frénétique et qui produit pour produire sans connaître le but de son agitation. Gaudissart sait tout, est allé partout, connaît tout, mais il ne comprend pas tout. Il n'a de talent que pour le commerce et la vente, comme on le voit à ses brillants débuts lorsqu'il sauve du désastre César Birotteau.
Balzac réussit ici à l’écrit ce que Daumier obtenait par le dessin : une caricature d’un personnage capable de vendre n’importe quoi, mais qui se trouve confronté à plus malin que lui et qui, à force de vendre du vent, finira par en acheter lui-même. Un vieux vigneron tourangeau réussira à lui vendre du vin qu’il ne produit plus depuis longtemps.
LangueFrançais
Date de sortie1 avr. 2019
Le bal de Sceaux
La bourse
La maison du Chat-qui-pelote

Titres dans cette série (30)

  • La maison du Chat-qui-pelote
    La maison du Chat-qui-pelote
    La maison du Chat-qui-pelote

    Ce récit écrit en 1829 sera placé, plus tard, par Balzac en ouverture de La Comédie humaine ». On y retrouve la trame de ce que seront les romans la composant et l’on y croise déjà les héros d’autres épisodes. Tout y préfigure la grande œuvre de Balzac. C’est en ces quelques pages une miniature parfaite de tout ce qui suivra. La Maison du chat qui pelote, titre définitif que l’auteur donna à cette ouvrage, avait à l’origine été intitulé « Gloire et Malheur ». Il s’y joue le destin d’une femme que tout favorise. Mais l’amour peut-il résister au fil des ans, à la différence des classes ? Questions actuelles que Balzac, comme toujours avec son génie, pose et auxquelles il répond, nous montrant que finalement, aujourd’hui rien n’a changé. Quatre « scènes de la vie privée », quatre nouvelles écrites autour de 1830 qui nous montrent Balzac commençant son enquête sociale, prenant pied dans le réel, posant les premières pierres de l’édifice de La Comédie humaine. Cette comédie est d’abord celle de l’amour, et trois de ces récits nous disent des mariages ratés, l’un par incompatibilité culturelle, l’autre par arrogance sociale, le troisième par folie de vengeance familiale. Mais par-delà le romanesque de l’intrigue apparaît la variété bientôt foisonnante des types et des conditions : boutiquiers et gens de cour, vestiges de l’Ancien Régime, lions et loups de la Restauration, en même temps que Balzac découvre le Paris mystérieux et cruel qui sera l’un des personnages principaux de son œuvre. Entre la boutique et les travaux d’aiguille, la vie n’est pas très gaie pour Virginie et Augustine, les deux filles de la Maison du chat-qui-pelote. Mais voilà qu’un peintre, empruntant au hasard la rue Saint-Denis, est séduit par la pittoresque boutique, et par la jolie Augustine, qui lui donne bientôt son cœur. Le sort de Virginie, qui épouse le premier commis de boutique, paraît bien terne à côté de celui de sa sœur, paré de toutes les couleurs de l’amour et du bonheur...

  • Le bal de Sceaux
    Le bal de Sceaux
    Le bal de Sceaux

    Émilie de Fontaine est une jeune fille de la noblesse que sa famille souhaiterait bien voir mariée. Malheureusement, elle a une si haute idée d’elle-même, et donc de l’homme qui pourra lui inspirer suffisamment d’amour pour devenir son époux,qu’elle refuse tous les prétendants qu’on lui présente. Jusqu’au jour où, dans un bal champêtre, elle rencontre un bel inconnu... Le dossier de l’édition regroupe des textes qui permettent d’étudier le héros romantique et les représentations des beaux esprits féminins dans la littérature ; il établit un lien entre le récit de Balzac et les œuvres de grands moralistes.

  • La bourse
    La bourse
    La bourse

    Un jeune peintre prometteur fait une chute dans son atelier et se réveille dans les bras d'une ravissante inconnue, sa voisine. Mais cette idylle naissante est rapidement contrariée par les soupçons qui pèsent sur cette jeune fille et sa mère. Pourquoi un riche vieillard vient-il chaque soir chez elles perdre de l'argent au jeu ? Et que penser lorsque la bourse du jeune peintre disparaît après une partie de cartes disputées avec ses voisines.

  • La vendetta
    La vendetta
    La vendetta

    A l’insu de tous, le peintre Servin cache, dans le débarras de son atelier, un bel officier de la Garde impériale blessé à Waterloo et recherché par la police pour avoir aidé Napoléon à reprendre le pouvoir pendant les Cent Jours. Or l’élève favorite du peintre, la talentueuse Ginevra Piombo, ne tarde pas à découvrir le proscrit et tombe aussitôt amoureuse de lui. Hélas, ce que Ginevra ne sait pas, c’est que ce joli Corse est le dernier survivant de la famille Porta. Et, de mémoire de Corse, les Porta et les Piombo se sont toujours entretués...

  • Madame Firmiani
    Madame Firmiani
    Madame Firmiani

    La nouvelle est construite autour de trois personnages : Octave de Camps, un jeune aristocrate dont la cause de la pauvreté reste un mystère jusqu’à la fin de l’histoire : il a rendu la fortune que son père avait détournée ; Madame Firmiani, femme consciencieuse que l’on soupçonne à tort d’avoir ruiné Octave, et qui est en fait son épouse : femme d’une grande pureté de sentiments, elle ne peut vivre pleinement son amour sachant que le père de son mari a ruiné une famille : « L’amour, mon ange, est, chez une femme, la confiance la plus illimitée, unie à je ne sais quel besoin de vénérer, d’adorer l’être auquel elle appartient. Je n’ai jamais conçu l’amour que comme un feu auquel s’épuraient encore les plus nobles sentiments, un feu qui les développait tous. »

  • Une double famille
    Une double famille
    Une double famille

    « Quand tu te marieras, reprit le comte [...], n’accomplis pas légèrement cet acte, le plus important de tous ceux auxquels nous oblige la société. Souviens-toi d’étudier longtemps la caractère de la femme avec laquelle tu dois t’associer [...]. Le défaut d’union entre deux époux, par quelque cause qu’il soit produit, amène d’effroyables malheurs [...]. » Dans cette mise en garde adressée à son fils, c’est toute son histoire que résume le comte de Grandville. L’adultère ne saurait être la solution à un mariage raté, nous dit Une double famille, une des premières Scènes de la vie privée, mais pour notre plus grand plaisir de lecture, on ne court pas tout droit à cette conclusion. La construction savante du roman, en brouillant les images de l’épouse et de la maîtresse, oblige à réfléchir sur le message délivré : Balzac pose d’emblée la question du mariage dans toute sa complexité.

  • La paix du ménage
    La paix du ménage
    La paix du ménage

    Le bal est donné chez le comte de Gondreville avec un étalage de luxe au milieu duquel une inconnue en robe bleue, discrète et timide, tranche avec l’arrogance et la frénésie du paraître qui règne dans ce lieu. Intrigués par cette jolie personne, le comte de Montcornet et le baron de la Roche-Hugon se livre à un jeu de pari : lequel des deux réussira à séduire cette merveilleuse personne qui est précisément la femme du comte de Soulanges. Des intrigues amoureuses se nouent par ailleurs, se défont ici, se renouent là. La densité d’écriture ramène presque à une pièce de théâtre. C’est d’ailleurs bien à un théâtre que ressemble ce bal masqué où chacun joue à paraître ce qu’il n’est pas.

  • La fausse maîtresse
    La fausse maîtresse
    La fausse maîtresse

    Tombé sous le charme de Clémentine Laginska, la femme de son meilleur ami, le comte Thaddée Paz n’a pas d’autre solution que de s’inventer une maîtresse pour ne pas succomber à la tentation...

  • Étude de femme
    Étude de femme
    Étude de femme

    Le jeune Eugène de Rastignac écrit une lettre passionnée à sa maîtresse au petit matin, en commettant l’erreur fatale de ne pas écrire son adresse sur l’enveloppe immédiatement. Distrait par ses pensées, il inscrit un peu plus tard celle de la marquise de Listomère, incarnation parfaite de la vertu pour toute la bonne société, avec qui il a eu une discussion agréable la veille au soir. Que de sentiments violents peuvent émerger d’une si petite méprise ! L’orgueil qu’on ne peut s’empêcher d’éprouver, même en étant l’épouse idéale, à être l’objet d’une passion aussi violente ; et la haine qui poursuit celui qui donne tant de faux espoirs et qui prend une femme vertueuse en flagrant délit de coquetterie.

  • Albert Savarus
    Albert Savarus
    Albert Savarus

    Albert Savarus est un roman balzacien par excellence. Le cadre est Besançon, ville conservatrice, assez triste vers les années 1830. Y règne la riche famille des Watteville dont la jeune fille Philomène est le centre de l’action. L’arrivée dans la cité du brillant, mystérieux et ambitieux avocat Albert Savarus est le point de départ d’une histoire où se mêleront chicanes politiques, luttes du clergé et du gouvernement, problèmes d’héritages, manipulations de l’héroïne peu honnêtes, roman d’amour du héros et d’une princesse italienne criminellement interrompu, avec une double conclusion religieuse inattendue…

  • Mémoires de deux jeunes mariées
    Mémoires de deux jeunes mariées
    Mémoires de deux jeunes mariées

    Elles sont deux, Renée et Louise, qui, à peine sorties du couvent, vont suivre des destinées contraires. Faut-il mettre de la passion dans le mariage ? Ou y chercher un bonheur raisonnable ? Derrière cette « dispute », menée par correspondance, une lutte sourde oppose deux ambitions : Renée la sage n’exige pas moins de la vie que Louise la folle. Débat sur la mariage, les Mémoires de deux jeunes mariées sont aussi l’histoire d’une rivalité. Et si la sagesse finit par triompher du « romanesque », il ne faut peut-être pas trop se fier au dénouement : « J’aimerais mieux être tué par Louise que de vivre longtemps avec Renée » disait Balzac. Louise et Renée sortent du couvent où elles ont noué une amitié sans faille. Jetées dans le tourbillon du monde, elles empruntent des chemins différents: artifices de la vie parisienne et ravages d’une passion mortifère pour l’une, réclusion dans la solitude provinciale et sacrifice de soi sur l’autel d’un mariage sans amour pour l’autre... Leur correspondance confronte deux choix de vie.

  • Une fille d’Ève
    Une fille d’Ève
    Une fille d’Ève

    Une fille d’Eve, c’est l’histoire de Nathan, écrivain célèbre mais de caractère faible, amant depuis plusieurs années de la comédienne Florine, et faisant la cour à la belle et naïve comtesse de Vandenesse, qui, sans rien lui accorder, se compromet pour lui et n’est sauvée du déshonneur que par la vigilance de son mari.

  • La femme abandonnée
    La femme abandonnée
    La femme abandonnée

    À elle seule, la vicomtesse de Beauséant incarne l’élégance, la beauté et le goût parisien. Pourtant, par amour pour un marquis qui l’a abandonnée, elle sacrifie son confort et sa vie brillante, car, humiliée, elle est contrainte de se retirer à la campagne. Elle va y faire la rencontre du jeune Gaston de Nueil, qui tombe immédiatement sous son charme.

  • La Grenadière
    La Grenadière
    La Grenadière

    La Grenadière est une ravissante et vieille maison en bord de Loire, à proximité de Tours. Madame Willemsens vient de la louer. Elle y vit retirée avec ses deux fils et sa dame de compagnie. On ne sait rien d’elle. Seuls les précepteurs de ses fils peuvent fréquenter la maison, ils parlent de cette famille avec admiration, évoquant son bonheur simple. Un soir de Juin, madame Willemsens révèle à un de ses fils qu’elle est gravement malade. Elle se désespère de les laisser prochainement seuls, sans père...

  • Le message
    Le message
    Le message

    L’histoire est celle de deux voyageurs qui prennent la diligence de Paris à Moulins en voyageant sur l’impériale. Les deux hommes sympathisent et parlent, comme deux jeunes gens pudiques et naïfs, de leur maîtresse plus âgée, rivalisant d’histoires sur leur dévouement à ces dernières et sur le caractère aimable de celle qu’ils adorent. Mais la diligence se renverse, écrasant l’un des deux. On ne connait pas son nom ni celui du narrateur qui raconte l’histoire à la première personne. Avant de mourir, l’accidenté charge son compagnon de remplir une mission : porter la correspondance du mort à sa maîtresse nommée Juliette.

  • Gobseck
    Gobseck
    Gobseck

    Gobseck, Maître Cornélius et Facino Cane ont en commun un caractère fondamental : la fascination pour l’argent. Gobseck, implacable vieillard, a fait de l’usure un art dont il respecte scrupuleusement les règles. Maître Cornélius est un marchand riche et avare, banquier de Louis XI et Facino Cane, un noble Vénitien déchu et ruiné, à la recherche du trésor des Doges de Venise.

  • Autre étude de femme
    Autre étude de femme
    Autre étude de femme

    L’« histoire », ici, se confond avec les histoires du texte. Autre étude de femme est en effet un « puzzle » constitué de fragments d’origines diverses. Plusieurs sont empruntés à « Une conversation entre onze heures et minuit », texte que Balzac a publié en 1832 dans Les Contes Bruns, recueil collectif et anonyme. D’autres sont plus tardifs (1838-1842). Le romancier les a réunis en 1842 dans le second volume de l’édition Furne (tome II des Scènes de la vie privée) en les faisant précéder d’un préambule qu’il a également emprunté aux Contes Bruns et qui lui sert ici à créer l’atmosphère : « Jamais le phénomène oral [...] ne m’avait si complètement ensorcelé ». Précisons que l’édition Pléiade de La Comédie humaine ajoute encore à cet ensemble à vrai dire déconcertant, meublé de bric et de broc, l’histoire de La Grande Bretèche, en suivant une indication de Balzac sur le Furne corrigé : « Ceci doit être reporté à la suite d’Autre étude de femme. »

  • La femme de trente ans
    La femme de trente ans
    La femme de trente ans

    Un des mythes fondateurs de l’histoire de la condition féminine. Avec La Femme de trente ans, le thème immémorial de l’émancipation des femmes sort de la fable ou de l’illusion comique pour s’insérer dans le contexte de la société libérale issue de la révolution de 1830. La liberté politique, c’est aussi, pour la femme jusque-là enfermée dans ses devoirs d’épouse et de génitrice, le droit à l’indépendance morale et au désir. « À trente ans », l’héroïne de Balzac découvre que non seulement elle peut encore être aimée mais qu’il ne lui est plus interdit de devenir un être humain à part entière. Au prix de quelles luttes ! Comme l’écrit Pierre Barbéris, « Balzac a découvert la femme de trente ans comme Marx a découvert le prolétariat ». Trente ans, c’est l’âge de la vérité, l’âge où se concentrent toutes les forces vitales avant le déclin, où le besoin de vivre devient impérieux. À trente ans, Julie d’Aiglemont, dont ce roman nous retrace la vie, cède à l’adultère, pour échapper à un mariage décevant... De la jalousie au meurtre, du meurtre à la fuite, cet acte coupable mènera, implacablement, à la ruine de la famille tout entière. La Femme de trente ans, œuvre noire et mystérieuse, est l’un des grands romans de Balzac sur la femme et sa condition.

  • Le contrat de mariage
    Le contrat de mariage
    Le contrat de mariage

    Après avoir mené une intense vie mondaine à Paris et à travers l’Europe, le jeune comte Paul de Manerville décide de se retirer dans sa région natale pour se marier. C’est à Bordeaux qu’il fait la connaissance de Natalie Evangelista, dont le père était très fortuné. Paul la demande en mariage, mais lors de la préparation du contrat de mariage, le notaire de Paul découvre que la fortune de Natalie a été dilapidée par sa mère. Celle-ci et Natalie vont tout faire pour mettre la main sur la fortune de Paul.

  • Béatrix
    Béatrix
    Béatrix

    La psychologie de Balzac atteint ici à des perspectives qu'on croirait à tort réservées au seul Dostoïevski. Dès le début de ce roman, de lignes épurées et simples, aux personnages peu nombreux, à l’unité de lieu rigoureuse, aux scènes minutieusement découpées, amenées de longue main avec un art infini [...] et qui est sans doute de tous les romans de Balzac l’un de ceux qui s’approchent le plus étrangement par certains côtés de la tragédie racinienne, Balzac nous fait entendre fortement qu’il ne saurait y avoir de tragédie véritable sans la conjuration de ces forces obscures que les écrivains classiques nomment fatalité, mais que lui, Balzac, fidèle a son sens galvanique de l’homme, à sa croyance instinctive en la toute-puissance de la volonté, nous révèle ici n’être rien d’autre qu’un profond, un radical goût du malheur.

  • La Grande Bretèche
    La Grande Bretèche
    La Grande Bretèche

    Il s’agit d’un magnifique domaine en bordure du Loir, parc à la française et manoir de caractère, le tout complètement laissé à l’abandon depuis au bas mot une dizaine d’années. Le médecin y goûte quelques temps le bonheur d’un lieu de recueillement propice à la création poétique. Jusqu’au jour où un vieux notaire de sinistre physionomie, maître Regnault, vient lui signifier qu’il n’est pas permis à qui que ce soit de pénétrer sur ce domaine et ce, par volonté testamentaire. Quel mystère baigne cette incompréhensible décision d’un mourant ? C’est ce que vous découvrirez en même temps que Bianchon qui, émoustillé par le piment de l’intrigue décide d’en connaître le fin mot, quitte à tirer les vers du nez de Madame Lepas, l’aubergiste ou à faire les yeux doux à Rosalie, l’ancienne femme de chambre du domaine.

  • Modeste Mignon
    Modeste Mignon
    Modeste Mignon

    Nous sommes au Havre. Un négociant part refaire sa fortune dans les mers du Sud en laissant derrière lui la plus exquise des filles, Modeste Mignon. Modeste entretient une correspondance avec un écrivain célèbre, Canalis, poète élégiaque et carriériste bigot, à travers lequel Balzac ne s’est pas gêné pour décocher quelques traits à Lamartine et Vigny. Mais c’est le secrétaire de Canalis, Ernest de la Brière, qui répond aux lettres et devient amoureux fou de Modeste. La supercherie est découverte au moment où le père de la jeune fille revient des Indes, fortune faite et plus que faite. Alléché par la dot, Canalis se précipite au Havre, emmenant Ernest avec lui. Cela fait deux prétendants et il y en aura même un troisième : un duc, car Balzac a toujours un duc en réserve dans les manches de son froc. Lequel des trois va l’emporter ?

  • Honorine
    Honorine
    Honorine

    Honorine est un court roman d’Honoré de Balzac écrit à l’origine en trois parties, paru en prépublication dans la Presse en 1843 dans les Scènes de la vie privée de la Comédie humaine.

  • Un début dans la vie
    Un début dans la vie
    Un début dans la vie

    « Il n’y a rien de plus dangereux que de causer dans les voitures publiques. En diligence, d’ailleurs, les gens comme il faut gardent le silence. » Si Oscar Husson suivait à la lettre ce conseil de sa mère, son « début dans la vie » ne tournerait certes pas à la catastrophe, mais il n’y aurait pas de roman. Il parle donc à tort et à travers, dans le « coucou » qui le mène de Paris au château de Presles, en compagnie de jeunes gens qui mentent comme ils respirent. Orient de carte postale, conquêtes féminines, châteaux en Espagne, tout est prétexte aux vantardises et à la blague. La morale de ce conte cruel (qui est aussi un roman d’apprentissage), c’est qu’un univers factice, bâti sur des phrases creuses, s’écroule à la première occasion. La réalité reprend alors ses droits, pour rétablir l’équilibre entre les mots et les choses, dont les rapports semblent gouvernés par la loi du talion.

  • Ursule Mirouët
    Ursule Mirouët
    Ursule Mirouët

    « Croyez-vous aux revenants ? dit Zélie au curé. Croyez-vous aux revenus ? répondit le prêtre en souriant. » Ursule Mirouët est en effet une histoire de revenants et de revenus. Une histoire de revenus ou comment, dans la petite province vipérine de Balzac, des « héritiers alarmés » parviennent à voler le testament d’un vieux médecin et tentent de ruiner la jeune fille qu’il a adoptée. Une histoire de revenants et c’est tout le Balzac spirite et mesmérien qui, dans ce singulier roman, dit sa croyance aux rêves messagers du destin et vengeurs du crime. Les revenants l’emportent sur les revenus, le surnaturel sur la méchante nature, et l’innocente Ursule finira marquise et mère.

  • Eugénie Grandet
    Eugénie Grandet
    Eugénie Grandet

    Dans la ville de Saumur vit modestement la famille Grandet : le père ex-tonnelier devenu richissime après de fructueuses spéculations, son épouse, sa fille Eugénie et Nanon la servante. Ces trois femmes vivent sous la terrible coupe du chef de famille, avaricieux maladif. Dans la ville, les beaux partis se disputent l’hypothétique main d’Eugénie dans l’espoir d’épouser la fortune. Mais le cousin d’Eugénie, un dandy parisien, débarque un soir, porteur d’une missive pour son oncle. Sans le savoir, il apporte la nouvelle du suicide de son père ruiné, demandant à son frère de s’occuper de son fils pour l’aider à partir faire fortune aux Indes. L’avaricieux vieillard va se heurter à la candeur et à la générosité d’Eugénie. Balzac a peint crûment, sans concession, les mœurs d’une époque qui n’est finalement pas si éloignée de la nôtre.

  • Pierrette
    Pierrette
    Pierrette

    L’action se situe durant le règne de Charles X (1824–1830) et se déroule entièrement dans la ville, dite médiévale, de Provins, dans le département de Seine-et-Marne. Pierrette Lorrain est une jeune orpheline, confiée par ses grands-parents ruinés à ses cousins Rogron, deux célibataires imbéciles. Elle sera la victime innocente des manipulations des personnages essayant de récupérer la fortune des Rogron. C’est le docteur Horace Bianchon qui dénonce les sévices dont la jeune fille est victime et qui propose à son maître (Desplein) de la faire trépaner. Horace assiste son maître dans cette opération délicate. Par ce roman, Balzac veut montrer les ravages et sottises du célibat. Il montre également du doigt « les vieilles filles et les vieux garçons, ces bourdons de la ruche », nuls et improductifs.

  • Le curé de Tours
    Le curé de Tours
    Le curé de Tours

    Au commencement de l’automne de l’année 1826, l’abbé Birotteau, principal personnage de cette histoire, fut surpris par une averse en revenant de la maison où il était allé passer la soirée. Il traversait donc aussi promptement que son embonpoint pouvait le lui permettre, la petite place déserte nommée le cloître, qui se trouve derrière le chevet de Saint-Gatien, à Tours. De ce commencement guilleret, Balzac va produire une dramatique histoire. Mais ce qui étonne, est la force de la conclusion Nous vivons à une époque où le défaut des gouvernements est d’avoir moins fait la société pour l’Homme, que l’Homme pour la Société. Il existe un combat perpétuel entre l’individu contre le système qui veut exploiter et qu’il tâche d’exploiter à son profit; tandis que jadis l’homme, réellement plus libre, se montrait plus généreux pour la chose publique. Et l’auteur de continuer : Ce cosmopolitisme moral, espoir de la Rome chrétienne, ne serait-il pas une sublime erreur ? Il est si naturel de croire à la réalisation d’une noble chimère, à la fraternité des hommes. Mais hélas! La machine humaine n’a pas de si divines proportions...

  • Un ménage de garçon
    Un ménage de garçon
    Un ménage de garçon

    Petite fille, la Rabouilleuse troublait l’eau des ruisseaux pour que son oncle braconnier pêche plus d’écrevisses. Jeune fille, Flore continue à « rabouiller. » Elle détourne la fortune d’un vieillard d’Issoudun au profit de son amant. Mais un plus fort survient, qui s’attribuera le produit de la pêche, le redoutable Philippe Bridau. Cet ex-lieutenant-colonel de l’armée impériale, le fils chéri d’Agathe, est devenu un affreux soudard qui mène sa vie privée comme une charge sur un champ de bataille. Ce parvenu dont la route est jonchée de cadavres, dépravé par le métier et la famille, les succès et les malheurs, est l’un des monstres les plus odieux de La Comédie humaine.

  • L’illustre Gaudissart
    L’illustre Gaudissart
    L’illustre Gaudissart

    L’Illustre Gaudissart est un roman d’Honoré de Balzac, paru d’abord en 1833 dans sa version originale, puis raccourci et intégré en 1843 au tome VI de La Comédie humaine, dans le sous-ensemble des Parisiens en province, associé à La Muse du département. Ce récit en forme de pamphlet drolatique force un peu le trait sur un personnage censé représenter l’homme de la monarchie de Juillet. Félix Gaudissart est suractif, il séduit, il est efficace, comme cette société moderne sur laquelle Balzac ironise souvent, dont il déplore le matérialisme frénétique et qui produit pour produire sans connaître le but de son agitation. Gaudissart sait tout, est allé partout, connaît tout, mais il ne comprend pas tout. Il n'a de talent que pour le commerce et la vente, comme on le voit à ses brillants débuts lorsqu'il sauve du désastre César Birotteau. Balzac réussit ici à l’écrit ce que Daumier obtenait par le dessin : une caricature d’un personnage capable de vendre n’importe quoi, mais qui se trouve confronté à plus malin que lui et qui, à force de vendre du vent, finira par en acheter lui-même. Un vieux vigneron tourangeau réussira à lui vendre du vin qu’il ne produit plus depuis longtemps.

Auteur

Honoré de Balzac

Honoré de Balzac nació en Tours en 1799. Hijo de un campesino ascendido a funcionario público, tuvo una infancia infeliz. Obligado por su padre, estudió leyes en París de 1818 a 1821. Sin embargo, y pese a la oposición paterna, decidió dedicarse a la escritura.Entre 1822 y 1829 vivió en la más absoluta pobreza, escribiendo teatro trágico y novelas melodramáticas que apenas tuvieron éxito. En 1825 probó fortuna como editor e impresor, pero se vio obligado a abandonar el negocio en 1828, al borde de la bancarrota y endeudado para el resto de su vida. En 1829 escribió la novela Los chuanes, la primera que lleva su nombre, basada en la vida de los campesinos bretones y su papel en la insurrección monárquica de 1799, durante la Revolución Francesa. En 1832 comenzó a mantener correspondencia con una condesa polaca, Eveline Hanska, quien prometió casarse con Balzac tras la muerte de su marido. Éste murió en 1841, pero Eveline y Balzac no se casaron hasta marzo de 1850, apenas cinco meses antes de la muerte del escritor. Trabajador infatigable, Balzac produciría cerca de noventa y cinco novelas y numerosos relatos cortos, además de obras de teatro y artículos de prensa. En 1834 concibió la idea de fundir todas sus novelas en una obra única, la Comedia Humana. Su intención era ofrecer un gran fresco de la sociedad francesa en todos sus aspectos, desde la Revolución hasta su época. La obra incluiría ciento cincuenta novelas, divididas en tres grupos principales: Estudios de costumbres, Estudios filosóficos y Estudios analíticos. El primer grupo, que abarca la mayor parte de su obra ya escrita, se subdivide a su vez en seis escenas: privadas, provinciales, parisinas, militares, políticas y campesinas. Las novelas incluyen unos dos mil personajes, los más importantes de los cuales aparecen a lo largo de toda su obra. Balzac logró completar aproximadamente dos tercios de este enorme proyecto. Entre las novelas más conocidas de la serie figuran Papá Goriot (1834), Eugenia Grandet (1833), La prima Bette (1846), La búsqueda del absoluto (1834) y Las ilusiones perdidas (1837-1843). Entre sus numerosas obras destacan, además de las ya citadas, las novelas La piel de zapa (1831), El lirio del valle (1835-1836), César Birotteau (1837), Esplendor y miseria de las cortesanas (1837-1843) y El cura de Tours (1839); los Cuentos libertinos (1832-1837); la obra de teatro Vautrin (1839); y sus célebres Cartas a la extranjera, que recogen la larga correspondencia que mantuvo desde 1832 con Eveline Hanska.

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