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Refuse: CanLit in Ruins
Eausecours
Dear Current Occupant: A Memoir
Série de livres électroniques16 titres

Essais

Évaluation : 3 sur 5 étoiles

3/5

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À propos de cette série

A l'instar de millions de personnes, j'ai subi le formidable pouvoir d'attraction de l'anglais. Avec le temps, je me suis rendu compte que le génie de la langue, sa culture anglo-états-unienne et ce fameux pouvoir d'attraction se traduisent toujours par un nivellement par le bas. Au-delà d'une civilisation décadente caractérisée par un cinéma attardé et omniprésent, par une musique superficielle et tout aussi omniprésente, j'ai compris qu'il y avait quelque chose de pire encore attaché à cette langue et à cette culture : l'intolérance. Cette intransigeance se manifeste depuis des siècles par des guerres incessantes, mais aussi par l'expression d'un racisme inégalé ; que l'on pense à tous les slogans du genre Ku Klux Klan : « White Power », « Speak white » ou « Un bon Indien est un Indien mort », formule qui a entrainé l'extermination de 40 millions d'autochtones. Si les Allemands ont honte de leur passé nazi, les Anglais ont glorifié Amherst, qui a mené la première guerre bactériologique, Monckton, à qui l'on doit le premier cas de purification ethnique, et Kitchener, qui a inventé les camps de concentration.Pour couronner le tout, les anglophones sont narcissiques et ethnocentriques à l'extrême : ils ne regardent que leurs films, ne lisent que leurs livres, n'écoutent que leur musique et ne mangent presque tous que leur bouffe - je n'ose pas appeler ça de la nourriture. Les plus sceptiques diront que les Français, par exemple, étaient pareils, quand la France contrôlait plus ou moins le monde. C'est faux ; les Français, malgré leur arrogance indéniable, étaient très ouverts sur le monde. Il n'est pas exagéré d'affirmer que les anglophones sont les personnes les plus ethnocentriques de l'histoire de l'humanité, rien de moins.J'ai fait une observation révolutionnaire qui pourrait expliquer le complexe de supériorité des anglophones. Serait-il possible que ce complexe soit inhérent à la langue elle-même? Je pense que oui. En fait, la langue anglaise est un cas unique dans la linguistique. En anglais, le « je » s'écrit avec une lettre majuscule et il n'y a qu'une façon de désigner l'autre. Quand il vouvoie quelqu'un, le locuteur francophone, lusophone ou germanophone le met sur un piedestal, mais le locuteur anglophone, avec son « je » hypertrophié, se met lui-même sur un piédestal. Cette relation entre le « I » tout-puissant et le « vo-you » n'en est-elle pas une de subordination, d'assujettissement? L'anglais est une langue irrémédiablement vouée à l'impérialisme, et le leadership négatif de la culture anglo-états-unienne enfonce le monde entier dans la décadence et la guerre. S'obstiner à vouloir faire de l'anglais la langue universelle ne peut que nous mener à un cul-de-sac. Il est temps de passer à autre chose!
LangueFrançais
Date de sortie2 avr. 2021
Refuse: CanLit in Ruins
Eausecours
Dear Current Occupant: A Memoir

Titres dans cette série (16)

  • Dear Current Occupant: A Memoir
    Dear Current Occupant: A Memoir
    Dear Current Occupant: A Memoir

    From Vancouver-based writer Chelene Knight, Dear Current Occupant is a creative non-fiction memoir about home and belonging set in the 80s and 90s of Vancouver’s Downtown Eastside. Using a variety of forms, Knight reflects on her childhood through a series of letters addressed to all of the current occupants now living in the twenty different houses she moved in and out of with her mother and brother. From blurry non-chronological memories of trying to fit in with her own family as the only mixed East Indian/Black child, to crystal clear recollections of parental drug use, Knight draws a vivid portrait of memory that still longs for a place and a home. Peering through windows and doors into intimate, remembered spaces now occupied by strangers, Knight writes to them in order to deconstruct her own past. From the rubble of memory she then builds a real place in order to bring herself back home.

  • Refuse: CanLit in Ruins
    Refuse: CanLit in Ruins
    Refuse: CanLit in Ruins

    CanLit–the commonly used short form for English Canadian Literature as a cultural formation and industry—has been at the heart of several recent public controversies. Why? Because CanLit is breaking open to reveal the accepted injustices at its heart. It is imperative that these public controversies and the issues that sparked them be subject to careful and thorough discussion and critique. Refuse provides a critical and historical context to help readers understand conversations happening about CanLit presently. One of its goals is to foreground the perspectives of those who have been changing the conversation about what CanLit is and what it could be. Topics such as literary celebrity, white power, appropriation, class, rape culture, and the ongoing impact of settler colonialism are addressed by a diverse gathering of writers from across Canada. This volume works to avoid a single metanarrative response to these issues, but rather brings together a cacophonous multitude of voices.

  • Eausecours
    Eausecours
    Eausecours

    Trois chiffres-clés suffisent à démontrer que les enjeux concernant cette ressource sont désormais vitaux : 1,2 milliards d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau, plus de 2 milliards n'ont pas d'eau potable, entraînant ainsi le décès de 10 millions de personnes chaque année. Considérons-nous chanceux de pouvoir encore profiter d'eau douce à volonté, tant nous l'avons gaspillée en ignorant la question de sa survie.L'eau constitue l'or bleu des Etats riches en réserves aquifères et sa gestion au Québec sera l'un des grands enjeux à venir. Notre province possède 3 % des réserves mondiales d'eau douce et avec un voisin aussi glouton que les Etats-Unis, nous serons tôt ou tard lourdement affectés par « les partages » à venir. Déjà, la source d'eau souterraine de Saint-Mathieu-Lac-Berry, datant de la dernière ère de glaciation est devenue la propriété de la firme américaine Morgan Stanley qui y embouteille l'eau Esker.Ce livre, portant un regard éclairé sur les dix années d'existence d'Eau Secours!, se veut à la fois une célébration et une invitation à participer à la cause de l'eau, car la bataille pour qu'elle demeure un bien public tout en respectant la nature se gagne chaque jour.

  • Desmarais : La Dépossession tranquille
    Desmarais : La Dépossession tranquille
    Desmarais : La Dépossession tranquille

    Paul Desmarais est un personnage de légende au Québec depuis bientôt cinquante ans. Admiré ou détesté, il ne laisse personne indifférent. Originaire de Sudbury en Ontario, il est parvenu à bâtir un empire financier de classe mondiale, Power Corporation, à partir d'une petite entreprise familiale de transport par autobus. Très tôt, il a compris comment il pouvait développer ses affaires en tissant un solide réseau d'influence aux plus hauts niveaux politiques. Paul Desmarais n'est pas un entrepreneur. C'est un prédateur, un loup qui a compris qu'il est beaucoup plus facile de convaincre le berger de lui ouvrir toutes grandes les portes de la bergerie que de chercher continuellement à déjouer sa surveillance. Son modèle d'affaires présente toutefois une faille majeure?: il repose essentiellement sur l'opposition systématique entre ses intérêts et l'intérêt collectif, ce qui en fait un archétype du capitalisme le plus détestable. Cet ouvrage, rédigé à partir d'une cinquantaine de chroniques de l'auteur pour le site Vigile.net sur une période de deux ans, décrit, à partir d'une série de dossiers d'actualité, comment l'empire Desmarais est en train de déposséder les Québécois de leur patrimoine collectif.

  • Molson et le Québec
    Molson et le Québec
    Molson et le Québec

    A l'été 2009, l'acquisition du club de hockey Canadien par les frères Molson était accueillie par un concert d'éloges. On assiste ainsi au retour d'une grande tradition, et on ramène à la mémoire des gens le profond attachement de cette famille à Montréal et au Québec. Pourtant, la relation entre les Molson et les Québecois n'a jamais été au beau fixe. En 1837, des Molson prennent bien les armes pour combattre les Patriotes et, en 1970, le « chien à Molson » est même couché sur la liste noire du FLQ. Qu'en est-il au juste? Dans Molson et le Québec, l'auteur retrace deux siècles de relation amour-haine entre le peuple du Québec et sa plus célèbre dynastie financière. Que ce soit par sa bière, sa banque, son rôle dans la navigation fluviale et le chemin de fer ou par le biais du hockey, la famille Molson a profondément marqué le Québec. Reste à juger si ce fut toujours pour le mieux, et avec quel impact pour la société en général.

  • La souveraineté du Québec : Hier, aujourd'hui et demain
    La souveraineté du Québec : Hier, aujourd'hui et demain
    La souveraineté du Québec : Hier, aujourd'hui et demain

    Acteur de premier plan de la Révolution tranquille, ministre des Finances dans les gouvernements de René Lévesque, premier ministre du Québec et artisan de la presque victoire du référendum de 1995 qui aurait abouti à la souveraineté, Jacques Parizeau incarne aujourd'hui une certaine idée du Québec, pays indépendant dans le concert des nations. Dans ce livre, tourné résolument vers l'avenir de ce Québec qu'il aime tant, monsieur Parizeau met à contribution ses connaissances et son expérience pour mieux comprendre le chemin parcouru depuis que l'idée d'un Québec souverain a pris racine, l'état actuel du Québec sur le plan économique, politique, social et culturel et, surtout, les voies de l'avenir qui lui permettront de s'épanouir. Il répond avec une limpidité désarmante aux questions pointues que tous se posent?: la souveraineté, qu'est-ce que ça donne? Quel rôle pour notre État dans une économie mondialisée? Comment gérer cet État? Quels sont les grands défis du XXIe siècle et comment les relever? Le lecteur retrouvera enfin réunis dans un seul livre l'homme politique, l'économiste, le professeur, le stratège et la cause qu'il défend avec vigueur depuis 40 ans. La souveraineté du Québec de Jacques Parizeau est un livre indispensable pour comprendre le Québec, celui d'hier, d'aujourd'hui et de demain.

  • Maudite folle!
    Maudite folle!
    Maudite folle!

    Varda Etienne ne s'est jamais sentie à l'aise dans la normalité. C'est la raison pour laquelle elle a toujours eu au fond d'elle cette envie insatiable, voire boulimique, de provoquer. À la télévision et à la radio, elle s'est montrée bien plus provocante qu'aucune autre femme au Québec avant elle. Varda s'est construit un personnage que, telle une déesse grecque, ses nombreux fidèles vénéraient. Toutefois, si ces derniers se délectaient de ses excentricités, de ses audaces et de ses dérapages, beaucoup d'autres se complaisaient à la haïr en attendant le faux pas qui la mènerait à la déchéance publique. Comme si elle avait voulu faire taire ses détracteurs, Varda est descendue de son piédestal et a commencé à faire son autocritique. « Je suis folle! » ou « Il faut que j'aille voir mon psy », lançait-elle sans cesse sur un ton désinvolte. Ceux-là mêmes qui la détestaient se sont mis à la trouver attachante. Aux yeux de tous, Varda était devenue à la fois la femme forte et la femme faible. Bref, elle était humaine. Humaine et bipolaire. Varda sort du placard et nous livre enfin toute la vérité sur elle-même. Oui, vous avez bien lu : Varda est bipolaire. Même quand elle rit de ce rire railleur et tellement contagieux qu'adorent ses admirateurs, même quand elle boit un daïquiri aux fraises, étendue sur une plage de sable blanc sous un ciel sans nuages, Varda a toujours une épée de Damoclès au-dessus de la tête. D'un instant à l'autre, sa vie peut basculer du tout au tout et, alors, même le beau temps fout le camp pour laisser place à la tempête. Varda a souffert. Si elle a écrit ce livre, c'est pour s'aider, mais aussi pour aider les autres.

  • Buffet à volonté sur le web
    Buffet à volonté sur le web
    Buffet à volonté sur le web

    La pornographie explose sur le Web. Non seulement les images XXX sont de plus en plus extrêmes, mais elles sont tout à fait gratuites et accessibles à tous. Chaque jour, des milliers d'enfants, parfois très jeunes, se gavent de scènes de zoophilie, de sadomasochisme, de viol, de gang bang et plus encore. Cela, librement et dans le confort douillet de la maison familiale. Est-ce normal? Est-ce souhaitable? Que peut-on y faire? Des pornographes ont même mis au point d'habiles stratégies pour attirer ces jeunes dans leurs filets. Des experts sont catégoriques : c'est un désastre! Les images pornos s'incrustent et font maintenant l'éducation sexuelle de plusieurs générations de jeune qui, dans certains cas, développent une dépendance. Les premiers à avoir atteint l'âge adulte sonnent l'alarme, de même que les médecins et les sexologues qui les traitent. Ce livre réunit les témoignages d'observateurs et de jeunes qui ont subi les effets dévastateurs de ce « régime porno ». Les auteurs questionnent la trop grande accessibilité à la pornographie sur Internet par des mineurs.

  • Je veux divorcer de mon fils
    Je veux divorcer de mon fils
    Je veux divorcer de mon fils

    Interdit de lecture à toutes les femmes qui rêvent d’avoir un enfant un jour.Ce n’est pas un roman, c’est un cri du cœur que Carole pousse jusqu’à en perdre la voix. Alexandre, ce fils qu’elle adore plus que tout est en train d’avoir sa peau à force de trop l’aimer, du moins c’est ce qu’il prétend. C’est une espèce de trop-plein, un genre « d’écoeurantite » aigue qui trouvera écho chez plusieurs mères, même chez celles qui n’osent pas encore s’avouer que le métier de mère est de loin celui qui laisse le plus de traces et de nombreux bleus qui ne guériront jamais. Par la faute de son fils, Carole ne peut plus regarder un rouleau de papier de toilette en face, pas plus que ses bâtons de golf qu’elle a rangés définitivement après une partie mémorable. Elle en est au point où elle frémit chaque fois qu’elle voit le nom de son merveilleux rejeton s’afficher sur l’écran de son cellulaire. Où qu’elle aille, quoi qu’elle fasse, la bête n’est jamais bien loin…

  • Génération IDéaliste
    Génération IDéaliste
    Génération IDéaliste

    Ils ont troqué leurs slogans socialistes contre de la publicité, la solidarité de la rue contre le confort du bungalow, leur poésie contre un écran cathodique. Ils ont remplacé l'international par leur nombril. Le mouvement hippie a jeté aux ordures ses idéaux politiques et s'est laissé radicalement récupérer par le système. Leur révolte restant inachevée, les baby-boomers ont contribué à l'édification de cette société du «chacun pour soi» et de l'individualisme chronique. Depuis les années 60, ils monopolisent l'histoire et le débat politique, ils déterminent les valeurs de la société. La génération X a grandi dans leur ombre sans pouvoir remettre en question leurs principes. A son tour, elle s'est fait avaler par la «maudite machine» Et nous voilà.Ceci n'est pas le procès des baby-boomers. Ceci est notre propre procès. Qui sommes-nous ? Génération no name, garante de la survie de l'humanité. Notre choix est clair. Ou bien on reste cloués devant cette abrutissante télévision à regarder la destruction du monde, ou bien on se lève fièrement et on travaille à bâtir une société meilleure. Il est possible et urgent de définir de nouvelles valeurs et de les défendre contre l'individualisme et l'égocentrisme ambiants. Pour nous et pour la suite du monde. L'avenir nous appartient et l'histoire retiendra ce que nous en ferons.

  • Rêves et fantasmes érotiques
    Rêves et fantasmes érotiques
    Rêves et fantasmes érotiques

    "Rêves érotiques ou fantasmes ? Qu'est-ce qui les différencie ? Que penser, au réveil, des rêves d'infidélité, de pratiques homosexuelles, de scènes de viol ? Dissimulent-ils une perversion particulière ? Ou bien permettent-ils d'aborder autrement votre sexualité ? Sont-ils des facteurs de changement, d'évolution personnelle et d'amélioration de votre vie amoureuse ? Les rêves érotiques parlent davantage des aspects de votre personnalité que de votre sexualité proprement dite. Ils sont d'excellents indicateurs de l'estime de soi.Et les fantasmes ? Que sont-ils : un jeu ? une simple histoire émoustillante ? la libération d'une sexualité étriquée ? ou encore la preuve d'une certaine perversion ? Faut-il les taire ou les raconter ? Devez-vous passer à l'acte et les mettre en pratique ? Quels sont les fantasmes les plus fréquents ? Sont-ils différents selon qu'on est un homme ou une femme ? L'analyse des fantasmes est un véritable travail d'introspection qui révèle, comme le rêve, les désirs inconscients.Les rêves et les fantasmes relatés dans ce livre invitent le lecteur à explorer l'imaginaire érotique si différent d'un sexe à l'autre. Des désirs classiques aux plus insolites, tout témoigne ici de la merveilleuse richesse de la sexualité. Les rêves et les fantasmes sexuels les plus secrets sont abondamment commentés, initiant ainsi le lecteur à l'auto-interprétation. Laissez Christine Benoit vous apprendre à identifier les saboteurs d'une sexualité épanouie et vous présenter des solutions pour que la flamme de votre désir brûle toujours haut et fort.Combattez la routine et triomphez des difficultés sexuelles grâce aux messages de vos rêves et de vos fantasmes..."

  • Michel Chartrand : Les dires d'un homme de parole
    Michel Chartrand : Les dires d'un homme de parole
    Michel Chartrand : Les dires d'un homme de parole

    Michel Chartrand fut l’un des plus ardents leaders syndicaux du Québec. Ce qu’il dénonçait durant les années 1960 l’appauvrissement des classes populaires, le gaspillage et la dilapidation honteuse de nos richesses, l’insécurité des travailleurs, le manque de prévoyance des grands patrons d’industrie doit encore l’être aujourd’hui. Et ce qu’il prônait hier la justice sociale, la solidarité entre les humains, la liberté d’expression fait encore partie des grandes priorités de l’heure. « Cet orateur est le défenseur inconditionnel du peuple et des travailleurs. Au reste, ses éclats, si nombreux par leurs objets ou par les individus qu’ils veulent atteindre, se ramènent à une dénonciation unique, liée à la défense, à la protection du peuple », écrit Pierre Vadeboncoeur en préface. Cet ouvrage, composé d’extraits de discours et d’entrevues qui s’échelonnent sur près de trente ans de vie syndicale active, témoigne de sa volonté, parfois provocatrice, de dénoncer la bêtise et l’injustice où qu’elles soient.

  • Osti de fif!
    Osti de fif!
    Osti de fif!

    « Tapette ! » « Moumoune ! » « Osti de fif ! » Pendant cinq années de sa vie, le jeune Jasmin Roy est victime de violence homophobe à l'école. Ostracisé, humilié, agressé physiquement par la majorité des élèves, il ne vit pas, il survit. À quarante-quatre ans, l'acteur et animateur décrit sans pudeur l'oppression qu'il a subie au primaire et au secondaire, ainsi que les répercussions que celle-ci a eues sur sa vie. Pour la première fois, il parle au public des troubles d'anxiété, de la dépression et de la faible estime de lui-même qu'il a dû surmonter à l'âge adulte, à la suite de ces abus. Vingt-sept années se sont écoulées depuis sa sortie du secondaire et, selon lui, le problème persiste. Plusieurs jeunes âgés entre quinze et vingt-cinq ans livrent, dans cet ouvrage, des témoignages troublants qui confirment que, malheureusement, l'homophobie est encore bien présente dans nos écoles.

  • La culture 2 : Écrits polémiques
    La culture 2 : Écrits polémiques
    La culture 2 : Écrits polémiques

    Cet ouvrage rassemble les meilleurs textes du célèbre orateur et militant indépendantiste, écrits entre 1960 et 1983. Pierre Bourgault parle de culture, bien sûr, mais aussi de tout ce qui compose notre menu quotidien : l'amour et l'amitié, la tendresse et la solitude, le coup de foudre et la jalousie. Ces Ecrits polémiques présentent également des réflexions pertinentes sur la langue et la communication, où la plume de Bourgault se fait acerbe et précise pour dénoncer la bêtise ou en rire de même que des confidences osées et amusantes qui dénotent sa grande sensibilité et sa formidable rage de vivre.Bref, un livre pour tous les goûts, tous les appétits, tous les sens, où se croisent le généreux et le désespéré, le passionné et le raisonné. Un livre d'intelligence et de sagesse où le tribun fougueux se fait tendre et sentimental, où la finesse d'esprit ne craint pas la parole forte mais nuancée.

  • De l'autre côté de la matraque
    De l'autre côté de la matraque
    De l'autre côté de la matraque

    Ce livre dévoile le côté mystérieux et méconnu du monde policier. Trop souvent mal perçus par l'ensemble de la population, les policiers deviennent, malgré eux, la cible de critiques sévères et de commentaires désobligeants.Jamais, ils n'ont l'occasion d'expliquer leur vision et les réalités auxquelles ils sont confrontés. Prisonniers du silence, les policiers ne peuvent se permettre le luxe d'exprimer à tout vent leurs frustrations et leur mécontentement.Bien qu'ils soient munis de leur plus épaisse carapace, malgré leurs formations et les meilleures connaissances techniques, certains événements laissent des traces, des cicatrices profondes dans les terres obscures de l'âme de ces hommes et ces femmes. Nul n'est constitué en béton ou en bois, pas même les policiers. Ces derniers sont tous revêtus d'un manteau qu'on appelle humain...

  • Anglaid
    Anglaid
    Anglaid

    A l'instar de millions de personnes, j'ai subi le formidable pouvoir d'attraction de l'anglais. Avec le temps, je me suis rendu compte que le génie de la langue, sa culture anglo-états-unienne et ce fameux pouvoir d'attraction se traduisent toujours par un nivellement par le bas. Au-delà d'une civilisation décadente caractérisée par un cinéma attardé et omniprésent, par une musique superficielle et tout aussi omniprésente, j'ai compris qu'il y avait quelque chose de pire encore attaché à cette langue et à cette culture : l'intolérance. Cette intransigeance se manifeste depuis des siècles par des guerres incessantes, mais aussi par l'expression d'un racisme inégalé ; que l'on pense à tous les slogans du genre Ku Klux Klan : « White Power », « Speak white » ou « Un bon Indien est un Indien mort », formule qui a entrainé l'extermination de 40 millions d'autochtones. Si les Allemands ont honte de leur passé nazi, les Anglais ont glorifié Amherst, qui a mené la première guerre bactériologique, Monckton, à qui l'on doit le premier cas de purification ethnique, et Kitchener, qui a inventé les camps de concentration.Pour couronner le tout, les anglophones sont narcissiques et ethnocentriques à l'extrême : ils ne regardent que leurs films, ne lisent que leurs livres, n'écoutent que leur musique et ne mangent presque tous que leur bouffe - je n'ose pas appeler ça de la nourriture. Les plus sceptiques diront que les Français, par exemple, étaient pareils, quand la France contrôlait plus ou moins le monde. C'est faux ; les Français, malgré leur arrogance indéniable, étaient très ouverts sur le monde. Il n'est pas exagéré d'affirmer que les anglophones sont les personnes les plus ethnocentriques de l'histoire de l'humanité, rien de moins.J'ai fait une observation révolutionnaire qui pourrait expliquer le complexe de supériorité des anglophones. Serait-il possible que ce complexe soit inhérent à la langue elle-même? Je pense que oui. En fait, la langue anglaise est un cas unique dans la linguistique. En anglais, le « je » s'écrit avec une lettre majuscule et il n'y a qu'une façon de désigner l'autre. Quand il vouvoie quelqu'un, le locuteur francophone, lusophone ou germanophone le met sur un piedestal, mais le locuteur anglophone, avec son « je » hypertrophié, se met lui-même sur un piédestal. Cette relation entre le « I » tout-puissant et le « vo-you » n'en est-elle pas une de subordination, d'assujettissement? L'anglais est une langue irrémédiablement vouée à l'impérialisme, et le leadership négatif de la culture anglo-états-unienne enfonce le monde entier dans la décadence et la guerre. S'obstiner à vouloir faire de l'anglais la langue universelle ne peut que nous mener à un cul-de-sac. Il est temps de passer à autre chose!

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