Le Lien

Juin 2012 Magazine du Diocèse Adventiste de Maurice Dans ce numéro...
pp. 6 à 9

Prévenir le suicide en reconnaissant les signes avant-coureurs p. 10
Ps. Norman Latchman:

Qu’en pensez-vous?

Les invisibles !
p. 11

25 ans de Ministère Pastoral
pp. 4 à 5

Comment se porte votre église ? pp. 2 à 3

Présenté par le secteur 2!
Renversez votre magazine ;-)

Rubrique Santé - Qu’est-ce que le cancer?
pp. 14 à 15

sG

roupes !

Les Adventistes face à l’avortement et les interventions génétiques...

Pensez

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SOMMAIRE
Editorial Nouvelles de Rodrigues Portrait Carnet Dossier: L’Avortement Les invisibles Message spirituel Coin Santé JAMENCO 2 3 4 5 6 11 12 14 20

EDITORIAL

Comment se porte
votre

Comment restaurer une ambiance céleste dans l’église ? Christian Schwarz, dans son livre « Le développement de l’Eglise » suggère huit critères de qualités d’une église locale : • • • • • • • • Une spiritualité enthousiaste Des responsabilités déléguées Un service chrétien selon les dons spirituels Des structures efficaces Des cultes édifiants L’engagement des membres dans les petits groupes Une évangélisation adaptée Des relations amicales

Nouvelles

Vie de famille: Le suicide 10 Rencontre avec Dr Evard 11

Eglise ?
Souffre-t-elle d’une maladie quelconque? Comme les êtres humains, les églises peuvent tomber malades. Des experts chrétiens ont identifié un certain nombre de maladies qui affectent l’église. Certaines peuvent guérir, d’autres conduisent à une phase terminale assez critique. Si votre église souffre d’une telle maladie, elle ne peut croître. Certaines maladies sont liées au comportement et nos visiteurs s’en aperçoivent au premier coup d’œil. En nous rendant visite, les visiteurs recherchent dans la vie de l’église, les caractéristiques suivantes : 1. 2. 3. 4. 5. 6. L’amour L’ouverture d’esprit L’engagement La flexibilité Le désir de changer La générosité

L’auteur fait aussi observer que l’absence de croissance quantitative peut indiquer un problème qualitatif et qu’au-dessus d’un certain niveau de qualité, il existe moins de risque de stagnation ou de diminution. Chers lecteurs, il y a donc une grande nécessité de faire un diagnostic de l’état de santé de votre église afin de repérer les points faibles de l’Eglise qui l’entraînent vers une situation précaire. Comme pour une personne malade, le diagnostic d’une église comprend des étapes incontournables : 1. 2. 3. 4. 5. S’approcher d’elle, se pencher sur sa situation Lui poser des questions Observer ses symptômes de maladie Déterminer de quoi elle souffre Apporter courageusement les remèdes appropriés pour éradiquer la maladie sans tarder.

Magazine du Diocèse Adventiste de Maurice

Le Lien

Si ces caractéristiques sont évidentes, nos visiteurs verront Dieu à travers notre mode de vie et resteront dans notre église, sinon, ils partiront probablement. Une congrégation qui n’a pas ces qualités est malade spirituellement.

Concours de création de BD
Le Lien et Jamenco organisent un grand concours de création de BD ouvert à tous ! Thème : L’amour du prochain en action !
Catégorie Enfants Catégorie Adultes
Un kit artistique d’une valeur de Rs 1500
Aucune contrainte n’est imposée en ce qui concerne le choix des techniques, du style et du genre adopté dans les limites du respect des consignes suivantes… • Toute la BD doit entrer sur une page A4 • Les textes doivent être lisibles, en français ou en créole mauricien • Les images et textes ne doivent pas contenir des illustrations à caractères racistes ou offensants • Il n’y a pas de contraintes quant au choix des couleurs • Tout matériel plagié sera automatiquement disqualifié • Les BD doivent arriver au bureau de la FEAM au plus tard le jeudi 23 août 2012 à 17h par voie postale ou électronique • Les informations à fournir lors de la soumission de la BD sont: Nom, date de naissance, no. de téléphone, églisew • En participant, l’auteur s’engage à ne pas avoir reçu l’aide d’une autre personne dans l’élaboration et la conception du projet. • Les BD soumises doivent rester confidentielles jusqu’à l’annonce des résultats dans le magazine Le Lien • Le jury sera constitué des membres de la commission de communication • Toute infraction aux règles stipulées pourra être un motif de disqualification

Règlement du concours:

Moins de 15 ans 1er Prix

15 ans et plus 1er Prix Une tablette graphique Genius

Votre qualité de membre d’église, de l’école du sabbat ou de la société de jeunesse vous habilite à participer à ce diagnostic. C’est un exercice sérieux qui demande du temps que plusieurs, malheureusement, hésitent à investir. Pourtant, c’est une démarche qui permet d’offrir à Dieu un service intelligent et dévoué et qui se solde toujours par un succès très apprécié de tous. Alors, aimez votre église comme Christ vous aime ! Maranatha !

Date limite: Jeudi 23 août 2012
2 Le Lien Juin 2012

Ps. Jean Claude Alger Président de la FEAM

Nous avons eu le plaisir d’avoir pour la première fois à l’Eglise Adventiste de La Ferme une cérémonie d’intégration explorateur le samedi 9 juin. Cette cérémonie fut présidée par le Chef Jean Claude Alger et William Tolbize. Malgré la pression générée pour cette première, nos jeunes explorateurs se sont montrés à la hauteur de  l’évènement. Ils ont bien assuré pendant les marches et les chants spéciaux. Le pasteur Alger a fait un petit résumé de ce qu’il a vécu au sein du mouvement explorateur et a aussi encouragé les futurs explorateurs à toujours respecter leur engagement dans leur vie de tous les jours. Il a aussi partagé la parole de Dieu avec tous ceux qui étaient présents. Après avoir récité la loi des explorateurs et pris leur engagement les nouveaux explorateurs se sont vus remettre leur foulard par le Chef Alger. Ces explorateurs sont aussi les premiers à rejoindre le club des explorateurs de l’Eglise de la Ferme, club qui a vu le jour suite à l’initiative du Département de la Jeunesse de la Fédération et de la visite du Pasteur Arnaud Moorooven à Rodrigues. Ce dernier a su faire

naître l’engoument des jeunes pour le mouvement explorateur. Nous remercions le Département JA de la Fédération pour son aide

précieuse. Nous remercions aussi le pasteur Jean Claude Alger qui nous a grandement aidé pour la préparation de cette cérémonie. William Tolbize

Le Lien Juin 2012

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PORTRAIT

25 années de Ministère Pastoral
Le pasteur Norman Latchman fête, cette année, ses 25 années au ministère pastoral. Son parcours dans « ce cœur ouvert » témoigne de l’intervention de Dieu, dans sa vie, qui est riche en bénédictions, puisqu’il n’a jamais lâché la Main de son Père céleste. Il rend grâce à Dieu du chemin parcouru jusqu’ici et souhaite Le servir jusqu’au bout. En tant que pasteur, il puise sa force dans la Parole de Dieu et se laisse guider par le verset suivant : ‘Je connais les projets que j’ai pour toi...pour te donner un Avenir et l’Espérance.’ (Jérémie 29:11) Vous aussi, frères et sœurs, si vous ressentez l’appel de Dieu, ne résistez pas, car Sa Main peut aussi être à l’œuvre dans votre vie.
Vous fêtez cette année votre jubilé d’argent au service du Seigneur. Parleznous de votre conversion... En 1964, je terminais mes études primaires à l’école du gouvernement de Lapeyrouse, à Floréal, classé 1er aux examens de la sixième. Ensuite la Providence divine me dirigea par l’intermédiaire de mon cousin, le pasteur Daniel Latchman, vers le collège Adventiste de Phoenix pour mes études secondaires. De la Form I à la Form V je fus accompagné par Daniel et c’est là que j’ai eu mon premier contact avec les Adventistes du 7ème Jour. J’assistai aux réunions spirituelles les sabbats après-midi au collège. J’étais aussi membre du club des Missionnaires Volontaires. En  1973, je fus invité par mes cousins Latchman à assister aux conférences du Pasteur Marc Superamanien à l’église Adventiste du 7ème Jour de Vacoas, suivies d’ études bibliques. Par la suite, je fus baptisé le 14 décembre 1974 à Flic-enFlac par le pasteur Sam Appave. Ainsi le Seigneur me donna l’Espérance du salut en Jésus-Christ. Comment s’est poursuivi votre parcours  ? Et qu’est-ce qui vous donne tant d’espoir ? Dès cet instant je fus un membre très engagé et actif à l’église de Vacoas. Au fil des années on m’attribua plusieurs responsabilités au niveau de l’église locale. Je fus moniteur de l’école du Sabbat, chef des explos, Secrétaire d’église – et ensuite responsable au niveau des départements, tel que l’école du Sabbat, l’évangélisation, la jeunesse entre autres… Quand avez-vous entendu l’appel du Seigneur ? J’ai toujours aimé le contact avec les membres d’église, et ce sont ceux de mon église locale de Vacoas qui m’ont encouragé à aller au séminaire de Phoenix. A l’époque, l’institution ouvrit ses portes avec l’arrivée du pasteur Malcolm Vine, puis ce fut le pasteur Jacques Doukhan qui en prit la direction. Etant donné le coût des études à l’époque, comment avez-vous fait pour les financer ? La Main de Dieu agit toujours dans la vie de ses enfants… Mes études furent financées de façon miraculeuse. Spontanément une quinzaine de membres de l’église de Vacoas offrirent de m’aider financièrement. Chaque fin de mois je faisais du porte-àporte à bicyclette auprès de ces membres pour recueillir entre Rs 10 et Rs 75, (la somme recueillie fut suffisante). Pendant quatre ans, chaque mois le Seigneur multiplia les roupies me montrant ainsi qu’il me préparait un avenir à son service. Ainsi, de 1980 à 1984, je me suis consacré à des études théologiques et à finaliser mon GCE ‘A’ level. Je terminai en décrochant ma licence en théologie. Relatez-nous vos débuts au sein du ministère ? A l’époque il y avait suffisamment de pasteurs à l’île Maurice, il me fallait donc soit attendre pour exercer comme évangéliste, soit aller ailleurs. Pour gagner ma vie je faisais du colportage et de petits travaux manuels en restant très engagé à l’église de Vacoas. Par la suite, la fédération m’offrit un emploi comme jardinier pour entretenir la cour du séminaire après sa fermeture. Au début de 1987, le pasteur Daniel Guého devint le président de la Fédération des Eglises Adventistes de Maurice (FEAM) avec le pasteur Danny Bookhun comme secrétaire trésorier. Le 15 mai de la même année, je fus embauché comme pasteur stagiaire, après trois années de persévérance avec le Seigneur. Je fus affecté à l’église de l’Eau-Coulée et au groupe de Floréal nouvellement organisé. Par la suite, j’ai servi les églises suivantes  : 1988 – Flacq /

Rivière-du-Rempart  ; 1990 – Grand-Gaube / Bois-Rouge  ;1992 – Terre Rouge ajoutée aux deux précédentes  ;1994 – Port-Louis / BellVillage ; 1997 – Rodrigues; 2000 – Beau-Bassin / Roches-Brunes / Barkly; 2003 – Rose-Hill / Camp Levieux / St-Pierre / Quartier-Militaire  ; 2006 – Phoenix / Floréal / Vacoas / Glen-Park ; et à partir de 2011 – Forest-Side / Floréal / Glen-Park. Hormis vos responsabilités au niveau des églises locales parlez-nous de votre parcours au sein de la FEAM. En 1990, je pris la responsabilité de directeur du département de la Jeunesse, suivi des départements suivants: Ministère Personnels, Ecole du Sabbat, Santé, Esprit de Prophétie, Communication, etc… Du mois d’août 2008 à août 2011, je fus Secrétaire Général de la FEAM. Actuellement je suis responsable des Relations publiques, Liberté Religieuse et de la Mission Globale. Avec un riche parcours au service de l’Église, vous avez sans nul doute connu de belles expériences avec Dieu. Pouvez-vous nous les partager ? En mai 1996, j’ai eu le privilège d’organiser les conférences du pasteur Danforth Francis à Port-Louis, qui prirent fin par une mégacérémonie de baptêmes où 82 nouvelles âmes se sont données au Seigneur. Puis, il y a eu le Church Planting, l’Organisation de nouvelles églises. 2001 – Barkly – Conférences suivies par l’organisation du groupe ; 2004 – Camp-Levieux – Campagne d’évangélisation suivie par la mise sur pied du groupe et 2004 à QuartierMilitaire – Conférences avec les colporteurs – et

l’organisation du groupe. 25 ans au service de Dieu… Comment avez-vous vu la Main de Dieu agir dans Quelques dates votre vie ? Le Seigneur a réalisé à la lettre, pour moi et 14 mars 1953 - Date de naissance ma famille, la promesse de Jérémie 29:11. 17 décembre 1985 – marié à Marilyn ‘Je connais les projets que j’ai pour toi … pour Narainen te donner un Avenir et l’Espérance.’ Il m’a 9 décembre 1986 - naissance du donné l’Espérance du Salut en Jésus-Christ 1er fils, Oliver (aujourd’hui 25 ans en me dirigeant vers le collège Adventiste dessinateur en ingénierie civile) de Phoenix. Il m’a aussi donné le meilleur 7 octobre 1990 – naissance du 2ème Avenir qui soit en m’appelant à son service. fils, Yashley (aujourd’hui 21 ans Je Le remercie de m’avoir conduit jusqu’ici étudiant en comptabilité) et je Lui rends gloire pour tout ce qu’Il a 14 mai 2001 – naissance de la réalisé dans ma vie. Je dis aussi toute ma benjamine, Fiona (actuellement en reconnaissance envers tous ceux qui m’ont CPE) aidé dans ma vie spirituelle, familiale et 2 avril 1994 – Consécration au professionnelle. Mon souhait c’est que le ministère Pastoral à l’église de Seigneur m’accorde encore la santé pour l’Eau-Coulée. continuer à Le servir humblement aussi longtemps qu’Il Le voudra. Que par Sa grâce, je puisse L’entendre dire à Son retour: “Bon et fidèle Serviteur, toi et ta famille entrez dans la Joie Eternelle du Maitre.’” Propos recueillis par Annick Daniella Rivet

Pasteur Norman et son épouse Maryline, entourés du corps pastoral de la FEAM.

Mariages

Envoyez-nous vos annonces et photos à l’adresse suivante: lelien@adventiste.mu
Jorvan Yonathan Ryan, né le 08 juin 2012, fils de Madvi et de Kenny Bodinate

CARNET

Eglise de Roches Brunes - Samantha Jean-Louis et Kersley Philippe Eglise de Rose Hill Jemila Armugan et Iven Veerapen-Chetty Félicitations! Naissances Eglise de Chemin Grenier - Vishesh Shayan Juggessur, né le 02 mai 2012 Eglise de Roches Brunes Evans Jaden, né le 07 avril 2012, fils de Danny et de Mayeven Mootoosamy Soan Ethan, né le 21 avril 2012, fils de Sabrina et de Stéphane Corentin

Eglise de Rose-Hill - Mandy Shekinah Lucinda Valère, née le 8 mars 2012, fille de Jérôme et Danielle Valère Baptêmes Eglise de Roches-Brunes Medgée (Rosemay) Jumeau et Fabrice Lieutier Décès Eglise de Chemin Grenier - Daisy Anne-Marie Carré, née Desmarais, décédée le 18 mai 2012. Eglise de Barkly - Roger Rayapah, père du pasteur Jean Rayapah.

« Dieu m’a donné le meilleur Avenir qui soit en m’appelant Le Lien Juin 2012 4 à son service… »

Jonas Warren, né le 02 mai 2012, fils de Jessica et de Kersley Brigitte

Le Lien présente ses sincères condoléances aux familles éprouvées.

Le Lien Juin 2012

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Quelle est la position éthique adoptée par l’église adventiste vis-à-vis de l’avortement ?
Le siècle dernier et encore plus ce vingt et unième siècle naissant sont marqués par un double et paradoxal mouvement qui consiste d’une part en une remise en question de nombreuses valeurs traditionnelles, et d’autre part en un puissant mouvement de renouveau de l’éthique. «  …De nombreux penseurs ont relevé ce phénomène qui se manifeste dans presque tous les domaines : médical, technologique, économique, social, philosophique... et même théologique. Ce phénomène traduit certainement de profonds besoins individuels et des préoccupations de groupes sociaux, et il se présente souvent comme un enjeu de société. Il est donc normal, sinon vital, que l’Église adventiste se préoccupe de cette situation et y réfléchisse. Plusieurs raisons fondent cette démarche. • La première raison relève de l’importance des implications concrètes du christianisme dans la vie de chaque personne. Le christianisme n’est pas seulement l’émerveillement d’un salut, un ensemble de doctrines ou un culte d’adoration. Il est d’abord la rencontre avec la personne de Jésus-Christ. La qualité de cette relation personnelle avec le Christ se manifeste à travers les comportements quotidiens. Nous sommes constamment amenés à adopter des conduites, à assumer des particularités, à faire des choix et à construire plus ou moins consciemment des modèles qui relèvent de la raison morale. • La seconde raison est que la morale affecte la totalité de notre relation au monde. Sans être du monde, nous sommes appelés à être présents au monde, faute de quoi nous y perdrions notre crédibilité et la faculté de communiquer. • Troisièmement, le syncrétisme ambiant qui caractérise les courants de pensée du monde contemporain et le déferlement médiatique des idées amènent le croyant à se poser de nombreuses questions : que faire ? que penser ? que peut-on faire ou ne pas faire ? Ces interrogations ne sont pas théoriques. Elles correspondent à des inquiétudes, des malaises, des souffrances. Certains sont partagés entre le désir de s’adapter au monde changeant et la crainte de la perte d’identité de l’Église. D’autres se sentent menacés par le risque d’excès de normes et de moralisation. Cette tension se manifeste par le silence, la démission ou la révolte. Réfléchir sur une position sur l’avortement, à la lumière de la Bible, s’imposait afin d’éviter l’enfermement dans des décisions localisées, prises au coup par coup ou sous l’influence de facteurs émotionnels ou irrationnels. Les différentes positions possibles face à l’avortement : Les positions libérales s’appuient sur deux concepts : 1. Le droit à la propriété. le fœtus est alors considéré comme un intrus qu’il convient d’expulser (Rothbard) Difficilement défendable ! 2. La notion de personne : pour les tenants de cette position, le fœtus est une nonpersonne, ne réunissant pas les critères qui font d’un individu une personne (capacité de raisonner, de communiquer, d’initier les actions indépendantes, d’avoir une conscience de soi). (M.A Warren) Les positions conservatrices • L’une affirme au contraire qu’il existe une personne humaine dès la fécondation, et que ce qui compte, c’est l’intention de Dieu, au moment de la procréation, d’en faire un être humain qui puisse le connaître et l’aimer. Des lors, « il n’y a ... aucune « indication » médicale, eugénique, sociale, économique, morale qui puisse exhiber ou donner un titre juridique valable pour disposer...d’une vie humaine innocente ... en vue de sa destruction envisagée soit comme but, soit comme moyen d’obtenir un but qui peut être en soi n’est pas du tout illégitime » . Dans cette perspective, on n’a pas le droit de pratiquer l’avortement pour sauver la vie de la femme enceinte (in Verspieren) • Une autre, développe l’argument suivant : il n’y a pas de raison de frustrer un être humain de ses possibilités d’accomplissement à un moment donné plutôt qu’un autre. L’avortement n’est donc permis que lorsqu’une maladie génétique très grave du fœtus lui interdirait toute possibilité de mener une vie humaine. C’est l’argument de la potentialité. Les positions modérées. Elles prennent en compte deux aspects 1. L’un développe la notion de potentialité d’une manière différente, en remarquant que l’embryon est une personne humaine potentielle, en devenir, qui n’acquière que graduellement le statut de personne, à un certain moment entre la conception et la naissance (on retrouve là le vieux débat sur l’animation du fœtus - pour Aristote, l’âme pénétrait dans le fœtus au 40è jour si c’était un garçon, au 90è jour si c’était une fille !) Les données modernes permettent de dire que le fœtus devient un individu au sens propre lorsqu’il cesse de pouvoir être divisible, soit au 15ème jour. C’est aussi à ce moment-là qu’apparaît le tube neural, ébauche du futur cerveau, et à ce propos, ne peut-on faire une analogie avec la fin de vie où le critère déterminant pour dire que l’individu cesse d’exister est la mort cérébrale : pourrait-on dire qu’il devient vraiment lorsque le cerveau commence son activité ? (entre 2 et 4 semaines) 2. Un autre aspect envisagé par les positions modérées est celui de l’unité fœtusfemme enceinte : la relation femme enceinte-fœtus a plus d’importance que le statut absolu du fœtus, et il faut raisonner en matière d’avortement à partir de cette entité globale femme enceinte/ fœtus. Le Pr René Frydman a pu écrire qu’ « un embryon en tant que tel n’est qu’un grumeau de cellules, qui ne prend d’importance qu’en fonction du désir de ceux qui l’ont engendré ». C’est sans doute aller trop loin, et nier la potentialité dont est porteur l’embryon en dehors de tout investissement parental. Lignes directrices de l’église adventiste sur l’avortement L’Eglise Adventiste ne dicte la conscience d’aucun individu, ni même de ses membres ; cependant elle donne des conseils ayant une valeur morale. Pour justement éclairer d’une autre manière la conscience morale face au dilemme de l’avortement, j’aimerais citer le merveilleux Psaume 139, versets 13-16 : «  C’est toi qui as formé mes reins, Qui m’as tissé dans le sein de ma mère. Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables, Et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n’était point caché devant toi, Lorsque j’ai été fait dans un lieu secret, Tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient  ; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, avant qu’aucun d’eux existât. » Les lignes directrices suivantes sont fondées sur les grands principes bibliques qui sont présentés pour étude à la fin du document. * 1. La vie humaine prénatale est un magnifique cadeau de Dieu. L’idéal de Dieu pour les êtres humains affirme le caractère sacré de la vie humaine, à l’image de Dieu, et exige le respect de la vie prénatale. Toutefois, les décisions concernant la vie doivent être faites dans le contexte d’un monde déchu. L’avortement n’est jamais une action aux conséquences anodines. Ainsi, la vie prénatale ne doit pas être inconsidérément détruite. L’avortement ne devrait être effectué que dans des situations extrêmes, jugées graves uniquement. 2. L’avortement est l’un des dilemmes tragiques de la déchéance humaine. L’Eglise doit offrir un soutien à ceux qui sont personnellement confrontés à une telle décision. Les attitudes de condamnation ne sont pas appropriées. 3. En pratique et de façon tangible, l’Eglise en tant que communauté de soutien devrait exprimer son attachement à la valeur de la vie humaine. Les moyens dont dispose l’église sont les suivants : Renforcer les relations familiales. • Faire l’éducation des deux sexes concernant les principes chrétiens de la sexualité humaine. • Le planning familial. • Le sens des responsabilités et les conséquences des comportements incompatibles avec les principes chrétiens. • La création d’un climat favorable aux discussions sur les questions morales associées à l’avortement. • Le soutien et l’assistance accordée aux femmes qui choisissent de mener à terme leurs grossesses non désirées. • Encourager et aider les pères à participer de manière responsable à l’éducation de leurs enfants. 1. L’Eglise ne se substitue pas à la conscience des individus, mais elle doit fournir une orientation morale. L’avortement pour des raisons de contrôle des naissances, de sélection du sexe, ou de commodité ne sont pas tolérées par l’Eglise adventiste. Les femmes, à certains moments cependant, peuvent faire face à des circonstances exceptionnelles qui présentent de graves dilemmes d’ordre moral ou médical, comme des menaces importantes pour la vie de la femme enceinte, gravement menacée pour sa santé, de graves anomalies congénitales attentivement diagnostiquées chez le fœtus et la grossesse résultant d’un viol ou d’inceste . La décision finale de mettre fin à la grossesse ou non doit être prise par la femme enceinte après une consultation appropriée accompagnée d’un soutien psychologique et spirituel. 2. Les chrétiens considèrent comme prioritaire leur responsabilité envers Dieu. Ils cherchent un équilibre entre l’exercice de la liberté individuelle et leur responsabilité à la communauté de foi et à l’ensemble de la société et ses lois. Ils font leurs choix en fonction de l’Écriture et les lois de Dieu plutôt que les normes de la société. Par conséquent, toute tentative visant à contraindre les femmes à conserver leur bébé ou à interrompre leur grossesse doit être rejetée et considérée comme une violation de la liberté individuelle et personnelle. 3. Les membres de l’Église doivent être encouragés à participer continuellement à l’examen de leurs responsabilités morales envers la question de l’avortement à la lumière de l’enseignement de l’Ecriture Sainte. Principes pour une vision chrétienne de la vie « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.  » (Jean 17:3). Les principes suivants se rapportent à toute la personne (corps, âme et esprit), un tout indivisible (Genèse 2:7; 1 Thessaloniciens 5:23). La vie : Notre cadeau précieux de Dieu 1. Dieu est la source, et le Pourvoyeur de toute la vie (Actes 17:25,28; Job 33:4; Genèse 1:30, 2:7; Psaume 36:9, Jean 1:3,4). 2. La vie humaine a une valeur unique parce que les êtres humains, bien que diminués, sont créés à l’image de Dieu (Genèse 1:27; Romains 3:23, 1 Jean 2:2, 1 Jean 3:2; Jean 1:29; 1 Peter 1:18,19). 3. Dieu apprécie la vie humaine, non sur la base des réalisations de l’homme ou de ses contributions, mais parce que nous sommes la création de Dieu et l’objet de son amour rédempteur (Romains 5:6,8; Éphésiens 2:2-6; 1 Timothée 1:15; Tite 3:4,5; Matthieu 5:43-48; Éphésiens 2:4-9; Jean 1:3, 10:10). La vie : Notre réponse au don de Dieu • Si précieuse quelle soit, la vie humaine n’est pas l’unique et l’ultime préoccupation. Le sacrifice de soi dans le dévouement à Dieu et à Ses principes peuvent l’emporter sur la vie elle-même (Apocalypse 12:11; 1 Corinthiens 13). • Dieu appelle à la protection de la vie humaine et tient l’humanité responsable de sa destruction (Exode 20:13; Apocalypse 21:8; Exode 23:07; Deutéronome 24:16; Proverbes 6:16,17; Jérémie 07:03 - 34; Michée 6:7; Genèse 9:5,6). 6) Dieu est particulièrement préoccupée par la protection des faibles, sans défense, et les opprimés (Psaume 82:3,4; Jacques 1:27; Michée 6:8; Actes 20:35; Proverbes 24:11,12 et Luc 1:52-54). • L’amour chrétien (agapè) implique un total dévouement dans l’amélioration de la vie des autres. L’amour respecte aussi la dignité personnelle et ne tolère l’oppression d’aucune personne. (Matthieu 16:21 ; Philippiens 2:1-11; 1 Jean 3:16, 1 Jean 4:8-11; Matthieu 22 : 39; John 18:22,23; Jean 13:34). • La communauté des croyants est appelée à manifester l’amour chrétien de façon tangible, pratique, et en profondeur. Dieu nous appelle à rétablir soigneusement les gens brisés. (Galates 6:1,2; 1 Jean 3:17,18; Matthieu 1:23; Philippiens 2:1-11; John 8:2-11; Romains 8:1-14; Matthieu 7.1, 2  ; 12:20; Esaïe 40:42, 62:2-4). La vie : Notre droit et notre responsabilité de décider • Dieu donne à l’humanité la liberté de choix, même si cela conduit à des abus et des conséquences tragiques. Sa répugnance à contraindre l’obéissance humaine a nécessité le sacrifice de son Fils. Dieu nous invite à utiliser ses dons en conformité avec Sa volonté et, finalement, jugera toute mauvaise utilisation. (Deutéronome 30:19,20; Genèse 3; 1 Pierre 2:24; Romains 3:5,6, 6:1,2; Galates 5 : 13). • Dieu appelle chacun de nous à des prises de position morale à la lumière des Écritures. (Jean 5:39; Actes 17:11, 1 Pierre 2:9; Romains 7:13-25). • Les décisions sur la vie humaine de son commencement à sa fin, dans le contexte des relations familiales saines doivent se prendre avec le soutien de la communauté de foi (Exode 20:12; Ephésiens 5,6). • Les décisions humaines devraient toujours être prises en recherchant la volonté de Dieu (Romains 12:2; Ephésiens 6:6; Luc 22:42). L’avortement, tel qu’il est compris dans ces lignes directrices, est défini comme toute action visant à l’interruption d’une grossesse déjà établie. Ce mécanisme se distingue de la contraception, qui est destinée à prévenir une grossesse. (Ces lignes directrices sont tirées d’un texte approuvé et voté par la Conférence générale lors du Comité exécutif en session annuelle à Silver Spring, Maryland, 12 octobre, 1992.) Principes chrétiens concernant les interventions génétiques La plupart des progrès récents de la génétique sont le résultat de l’augmentation des connaissances sur la structure fondamentale des gènes, non seulement chez les humains, mais aussi dans tous les domaines de la vie sur terre (les mots en italiques sont définis dans un glossaire figurant à la fin de cette déclaration). Parmi ces progrès figurent la cartographie génétique, de nouveaux moyens permettant les tests génétiques, de nouvelles possibilités d’ingénierie génétique, et toute une variété de stratégies eugéniques qui auraient été inimaginables il y a seulement quelques années. Bref, ces nouvelles connaissances génétiques ont produit des possibilités sans précédent. Avec ces possibilités est apparu le potentiel d’un immense bien ou d’un immense mal. Avec de si grandes possibilités apparaît aussi une grande responsabilité. Du point de vue de la foi chrétienne, nous devons rendre compte de l’usage fait de ces possibilités, non seulement envers l’humanité sur le plan mondial, mais aussi envers tous les domaines de la vie créée que Dieu a confiée à notre gestion. En fin de compte, nous devons rendre compte au Créateur de l’Univers, qui nous tient pour responsables des soins que nous nous accordons les uns aux autres et à notre terre. Lorsque la création sortit des mains de notre Créateur, «  c’était très bon  » (Genèse 1:31). Le patrimoine génétique qu’Adam et Ève reçurent de leur Créateur était sans défauts. Les maladies génétiques dont souffrent aujourd’hui les humains ne sont pas le résultat de variations normales. Elles sont apparues par le moyen d’une mutation nocive. En restaurant le génome humain à une condition plus saine, les sciences

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Le Lien Juin 2012

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Quelle est la position éthique adoptée par l’église adventiste vis-à-vis de l’avortement ? (Suite...)
modernes de la santé peuvent essayer de retrouver un plus grand nombre des conditions de la création originale. Dans la mesure où l’on peut tenter des interventions génétiques bénéfiques en accord avec les principes chrétiens, nous devons les saluer comme une collaboration avec l’intention divine de soulager les résultats douloureux du péché. Toute tentative d’exprimer des principes complets d’éthique concernant les interventions génétiques doit faire face aux complexités d’un domaine de la science en rapide évolution. Depuis la découverte de la structure moléculaire de l’ADN (acide désoxyribonucléique), les connaissances en génétique dans un éventail toujours plus grand de formes de vie ont explosé. De nombreuses augmentations dans le domaine des informations et des capacités technologiques ont été accompagnées par des préoccupations importantes dans le domaine de l’éthique. Nous ne pouvons que commencer à imaginer les questions futures qui se poseront au fur et à mesure des progrès de la science génétique. La complexité des problèmes et la rapidité des changements rendent probable que les déclarations de principes chrétiens pertinents exigeront une expansion et des modifications au fur et à mesure que le temps s’écoulera. Un exemple dans un domaine de changement rapide est la cartographie génétique. Un effort scientifique international connu sous le nom de Projet concernant le génome humain tente d’élaborer une carte génétique détaillée de tous les chromosomes humains. L’objectif est de fournir une description complète de la séquence des millions de paires de base d’ADN contenues dans les chromosomes humains. Les chercheurs prévoient d’utiliser ces informations pour faciliter l’identification et l’isolement des gènes humains, apportant ainsi une aide précieuse à la compréhension du développement humain et au traitement des maladies humaines. De nouveaux détails sur l’identité, le rôle et la fonction des gènes humains apparaissent continuellement. L’augmentation des connaissances concernant l’identité des gènes humains a donné naissance à toute une variété de nouvelles possibilités de tests génétiques. Dans le passé, les informations génétiques sur un individu étaient, en grande partie, tirées de l’histoire familiale de cette personne ou d’observations cliniques du phénotype de cette personne, ou expressions physiques des gènes de cette personne. Aujourd’hui, un nombre croissant d’analyses génétiques sophistiquées rend possible l’identification des gènes défectueuses qui causent les maladies génétiques telles que la fibrose cystique, la chorée de Huntington et certains types de cancer. Un grand nombre de ces tests peut maintenant être réalisé avant la naissance. Le potentiel existe d’identifier des centaines de caractéristiques génétiques, y compris un large éventail de désordres génétiques. Un résultat supplémentaire des connaissances génétiques de base est la capacité de modifier intentionnellement les gènes, appelée ingénierie génétique. En utilisant des enzymes, qui peuvent exciser des segments spécifiques des gènes, il est possible de modifier le schéma génétique des cellules en insérant, supprimant ou modifiant délibérément des gènes spécifiques. L’ingénierie génétique présente de nouvelles possibilités étonnantes, y compris le transfert de gènes par-dessus les frontières biologiques, par exemple d’un animal à une plante. Le potentiel pour améliorer les formes de vie semble ne pas avoir de limites. Des plantes génétiquement produites, par exemple, peuvent être rendues plus productives, plus résistantes aux maladies ou moins susceptibles aux processus internes de décomposition. L’ingénierie génétique a bénéficié directement à la médecine humaine. Elle a rendu possible, par exemple, la production d’insuline humaine et du facteur de croissance humaine, dont aucun ne pouvait être obtenu auparavant en quantités suffisantes. L’ingénierie génétique rend aussi possible de traiter les maladies par le moyen de modifications génétiques. Avec ce type de traitement, un patient dont les cellules ont des gènes manquants ou défectueux peut recevoir le matériel génétique dont il a besoin. Personne ne sait combien de maladies génétiques pourront éventuellement être traitées de cette manière ; mais les premiers succès avec des maladies telles que la fibrose cystique laissent espérer que d’autres désordres génétiques pourront aussi devenir traitables. Les connaissances génétiques accrues produisent aussi de nouvelles possibilités d’eugénique, ou tentatives pour améliorer le patrimoine génétique de diverses espèces, y compris les êtres humains. En gros, ce genre de tentative peut être classé en deux catégories. L’eugénique négative utilise des stratégies dont le but est d’empêcher les gènes nocives de se transmettre héréditairement. L’eugénique positive utilise des stratégies dont le but est de favoriser la transmission des gènes désirables. Un exemple d’eugénique négative, répandu dans le passé, est la stérilisation des individus considérés comme porteurs de gènes défectueux susceptibles d’être héréditairement transmis. Un exemple d’eugénique positive est l’insémination artificielle par des donneurs qui ont été choisis pour leurs caractéristiques, telles qu’un haut niveau d’intelligence, qui sont considérées comme désirables. Préoccupations éthiques Pour pouvoir préciser notre pensée, il sera utile d’examiner un échantillon des préoccupations éthiques d’aujourd’hui pour lesquelles nous cherchons à exprimer des principes chrétiens. On peut classer ces préoccupations en quatre catégories de base : le caractère sacré de la vie humaine ; la protection de la dignité humaine  ; l’acceptation des responsabilités sociales ; et la protection de la création divine. Le caractère sacré de la vie humaine Si le déterminisme génétique réduit la signification de l’humanité à l’expression mécanique de la biologie moléculaire, il existe un grave potentiel pour dévaloriser la vie humaine. Par exemple, les nouvelles capacités des tests génétiques prénatals, y compris l’examen des pré-embryons humains avant leur implantation, suscitent des questions sur la valeur de la vie humaine lorsqu’elle est génétiquement défectueuse. Quel doit être le degré de gravité d’un défaut génétique, diagnostiqué avant la naissance, avant de devenir une raison éthiquement légitime de rejeter un préembryon ou de décider un avortement  ? Certaines conditions, telles que la trisomie 18, sont généralement considérées comme incompatibles avec la vie. Mais la gravité relative de la plupart des défauts génétiques est une question de jugement personnel. La protection de la dignité humaine La protection de l’intimité et de la confidentialité personnelles est l’une des principales préoccupations associées aux nouvelles possibilités des tests génétiques. Les connaissances sur le profil génétique d’une personne pourraient avoir une importance certaine pour les employeurs potentiels, pour les compagnies d’assurances et pour la famille de cette personne. Que les tests génétiques soient volontaires ou obligatoires, quand et par qui ces tests doivent être faits, dans quelle mesure et avec qui les informations qui en résultent doivent être partagées, telles sont des questions d’importantes préoccupations éthiques qui se posent. De difficiles décisions doivent être prises pour savoir si l’on doit faire des exceptions aux attentes habituelles de confidentialité et d’intimité lorsque d’autres personnes risquent de subir un tort considérable par manque d’informations. L’enjeu est la protection des personnes contre les stigmates qui peuvent résulter du partage de ces informations et contre une discrimination injuste reposant sur la base de leur schéma génétique. Un autre groupe de préoccupations concernant la dignité humaine provient de la possibilité de modifier intentionnellement le patrimoine des gènes humains. Les interventions médicales pour les maladies génétiques peuvent viser soit le traitement des cellules corporelles qui sont génétiquement défectueuses, soit la modification des cellules reproductrices. Des modifications dans les cellules reproductrices humaines pourraient produire une modification permanente du patrimoine des gènes humains. Les interventions peuvent aussi aller au-delà du traitement de la maladie et inclure des tentatives d’améliorer ce qui avait été considéré auparavant comme des caractéristiques humaines normales. Quelles sont, par exemple, les implications de la signification de ce qu’est appartenir à l’espèce humaine si les interventions visant à améliorer l’intelligence ou le physique humain deviennent disponibles ? L’acceptation des responsabilités sociales Les possibilités résultant des nouvelles connaissances génétiques produisent aussi des préoccupations sur l’éthique des politiques sociales et sur les frontières existant entre les libertés individuelles et les responsabilités sociales. Par exemple, la société doit-elle élaborer une politique destinée à encourager soit l’eugénique positive, soit l’eugénique négative  ? Faut-il accorder aux individus atteints de graves désordres génétiques la pleine liberté de procréer ? Un autre domaine de préoccupations sociales concerne l’utilisation des ressources de la société. On peut se poser des questions sur la quantité de ressources sociales qui doivent être dépensées pour les interventions dans la génétique humaine alors que les soins de santé les plus élémentaires ne sont pas pleinement disponibles. D’autres questions surgissent concernant la répartition des bienfaits et des fardeaux des interventions génétiques, et comment les partager parmi les riches et les pauvres au sein de la société. La gestion de la création divine Au fur et à mesure qu’augmentent les possibilités de l’ingénierie génétique, on pourrait apporter de nombreuses modifications dans les diverses espèces qui peuplent notre terre. Ces modifications ont le potentiel d’être à la fois permanentes et, dans une certaine mesure, imprévisibles. Quelles limites aux modifications génétiques, si on les réalise, peut-on accepter ? Existe-t-il des frontières à ne pas dépasser lorsqu’on transfère des gènes d’une forme de vie à une autre  ? Nous pouvons espérer que les modifications génétiques sont destinées à améliorer la vie sur notre planète. Mais nous avons des raisons de nous soucier. Par exemple, on a déjà songé à faire des modifications génétiques dans le but de produire de nouvelles armes biologiques. L’exploitation d’autres formes de vie dans des buts de sécurité militaire ou de profit économique doit exiger un examen soigneux et moral. C’est en gardant à l’esprit des préoccupations éthiques telles que celles-ci que nous exprimons les principes chrétiens suivants concernant les interventions génétiques. Principes 1) La confidentialité. L’amour chrétien exige qu’on maintienne la confiance au sein des relations humaines. La protection de la confidentialité est essentielle à ce genre de confiance. Pour pouvoir sauvegarder l’intimité personnelle et protéger contre une discrimination injuste, les informations concernant la constitution génétique d’une personne doivent être tenues confidentielles, à moins que cette personne choisisse de partager ces informations avec d’autres. Dans les cas où d’autres personnes peuvent subir des torts graves et évitables par manque d’informations génétiques sur une autre personne, il y a obligation morale de partager les informations nécessaires (Matthieu 7:12 ; Philippiens 2:4). 2) La vérité. L’obligation chrétienne de dire la vérité exige que les résultats des tests génétiques soient honnêtement communiqués à la personne qui a subi ces tests, ou aux membres responsables de sa famille si cette personne est incapable de comprendre ces informations (Éphésiens 4:25). 3) L’honneur dû à l’image de Dieu. Dans toute la création divine, seuls les êtres humains ont été créés à l’image de Dieu (Genèse 1:26, 27). La reconnaissance par les chrétiens de la sagesse et de la puissance de Dieu dans la création doit inciter à la prudence en ce qui concerne les tentatives de modifier de manière permanente le patrimoine des gènes humains (Genèse 1:31). Vu les connaissances actuelles, les interventions génétiques sur des humains doivent se limiter au traitement d’individus atteints de désordres génétiques (thérapies des cellules somatiques) et ne doivent pas inclure de tentatives de modifier les cellules humaines reproductrices (modifications des cellules reproductrices), ce qui pourrait affecter l’image de Dieu dans les générations futures. Toutes les interventions sur des êtres humains pour des raisons génétiques doivent être entreprises avec une grande prudence morale et avec la protection appropriée de la vie humaine à tous les stades de son développement (en ce qui concerne l’avortement sélectif, reportez-vous aux principes exprimés dans les « directives des adventistes du septième jour sur l’avortement »). 4) La prévention de la souffrance. C’est une responsabilité chrétienne de prévenir ou de soulager la souffrance chaque fois que c’est possible (Actes 10:38  ; Luc 9:2). Pour cette raison, le premier objectif des interventions génétiques sur un être humain doit être le traitement ou la prévention de la maladie et le soulagement de la douleur et de la souffrance. À cause des tendances de la nature humaine pécheresse, de la possibilité d’abus et des risques biologiques inconnus, les tentatives de modifier les caractéristiques physiques ou mentales par des interventions génétiques réalisées sur des personnes en bonne santé, libres de tout désordre génétique, doivent être envisagées avec beaucoup de précaution. 5) La liberté de choix. Dieu a une haute estime pour la liberté humaine et rejette toute forme de contrainte. Les personnes capables de prendre leurs propres décisions doivent demeurer libres de décider si elles veulent ou non être testées génétiquement. Elles doivent aussi avoir la liberté de décider comment agir d’après les informations qui résultent de ces tests, sauf si d’autres personnes peuvent subir un tort grave et évitable. Ce peut être le choix moralement responsable d’éviter les risques connus des défauts congénitaux graves en empêchant la procréation. Parce que de telles décisions concernant la procréation et les tests génétiques sont profondément personnelles, elles doivent être prises par les individus euxmêmes, en tenant compte comme il le faut du bien commun. 6) La gestion de la création. Protéger la création divine inclut l’estime pour la diversité et l’équilibre écologique du monde naturel, avec ses espèces innombrables de créatures vivantes (Genèse 1). Les interventions génétiques sur des plantes et des animaux doivent être empreintes de respect pour la riche variété des formes de vie. Les exploitations et les manipulations qui risqueraient de détruire l’équilibre naturel ou de dégrader le monde créé par Dieu doivent être interdites. 7) La non-violence. Utiliser les manipulations génétiques pour produire des engins de guerre est une insulte directe aux valeurs chrétiennes de paix et de vie. Il est moralement inacceptable d’abuser de la création divine en modifiant les formes de vie pour en faire des armes destructrices (Apocalypse 11:18). 8) L’honnêteté. Dieu aime tous les êtres humains, quelle que soit leur perception de leur statut social (Actes 10:34). Les bienfaits de la recherche génétique doivent être accessibles aux personnes dans le besoin sans aucune discrimination injuste. 9) La dignité humaine. Créés à l’image de Dieu, les êtres humains sont plus que la somme de leurs gènes (Genèse 1:27  ; Actes 17:28). On ne doit pas réduire la dignité humaine à des mécanismes génétiques. On doit traiter les gens avec dignité et respect pour leurs qualités individuelles, et non les stéréotyper sur la base de leur héritage génétique. 10) La santé. Les chrétiens ont la responsabilité de maintenir la santé de leur corps, y compris leur santé génétique (1 Corinthiens 10:31)  ; ce qui signifie que les chrétiens doivent éviter ce qui serait probablement génétiquement destructif pour eux-mêmes ou pour leurs enfants, tel que l’abus des drogues et l’excès de radiation.
Ce document a été adopté en mars 1995par le Comité sur la perspective chrétienne sur la vie humaine et voté le 13 juin 1995 par le Comité administratif de la Conférence générale des adventistes du septième jour (ADCOM).

Un résumé de ce document a paru à la page “forum” de l’édition du Mauricien en date du 29 mai 2012

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Le Lien Juin 2012

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Vie de famille

Le suicide est un processus entamé par un individu pour se donner volontairement la mort. Le suicide n’est pas un phénomène nouveau. Déjà dans l’antiquité il se pratiquait. D’une part il était considéré comme étant une action mauvaise, ayant une connotation de déshonneur. D’autre part, il était considéré comme une action louable, apportant des honneurs à la famille. Il se pratiquait souvent au nom de la religion, ou au nom de la patrie, ou encore pour sauver l’honneur de la famille. Dans ces cas c’était des suicides collectifs. Parfois, il survenait aussi comme un acte de désespoir de la part d’un individu parce que ce dernier avait un problème personnel. Aujourd’hui dans notre contexte actuel, il existe encore des gens qui se suicident au nom de la religion, ou de la patrie. Ce qui nous préoccupe cependant c’est la hausse dans le taux de suicide parmi les pré-adolescents et adolescents pour des raisons personnelles. En effet dans de nombreux pays ces jeunes se donnent la mort de plus en plus en grand nombre. Face à cela plusieurs questions s’imposent à nous en tant que chrétiens : a) Comment définissons-nous la valeur de la vie à nos jeunes ? Prenons-nous la peine de la définir et de la discuter avec eux ? b) Ces jeunes comprennent-ils l’implication de cette action sur leur vie ici-bas ? Sur leur vie eternelle ? c) Pour quelles raisons ces jeunes décident-ils de ne plus vivre ? d) Que pourrions-nous (leurs parents, enseignants, pasteurs, amis) faire pour les aider à surmonter leurs difficultés?

Prévenir le suicide en reconnaissant les signes avant-coureurs.

Qu’en pensez-vous?
Chers amis lecteurs, En rentrant l’autre jour, je me suis dit : suis-je invisible ? Nous avons tous des amis à qui nous tenons et avec qui nous avons des affinités. A l’église comme au travail, nous avons un groupe d’amis avec qui partager nos expériences (bonnes ou désastreuses), confidences et nous partageons même des fois les histoires sur les « gaffes » que nous avons pu faire. Ce sentiment d’appartenance à un groupe renforce notre estime de soi, procure une sensation de sécurité, remplit le besoin d’être reconnu ou encore nous permet de grandir. Avez-vous déjà remarqué «  les invisibles  »  ? Ce sont généralement des personnes qui fréquentent nos églises mais qui passent presque inaperçues. Pourquoi et surtout comment diriez-vous ? Essayons de les identifier  : ce sont des personnes qui viennent seules ou encore, des personnes timides qui n’oseront pas nous aborder. Ce sont parfois les personnes âgées dont nous remarquons à peine la présence (encore moins l’absence) ou peut-être des personnes qui ne partagent pas les mêmes centres d’intérêt que nous. Généralement très discrètes, elles arrivent et repartent sans que nous ne nous en rendions compte… Pourquoi ne les voyons-nous pas ? Qui sont ces gens ? On raconte l’histoire de cet homme mort à son bureau suite à une attaque cardiaque et qui fut découvert seulement 5 jours plus tard. Il était toujours le premier à arriver et le dernier à partir et personne n’a trouvé anormal qu’il soit dans la même position tous les jours. Fait de société ou légende urbaine, cette histoire nous fait réfléchir n’est-ce pas ? Il arrive que beaucoup de personnes défilent dans nos églises sans que nous ne les ayons remarquées. J’ai jadis formé partie des « invisibles » et ce sentiment de n’avoir aucun repère ou de se sentir inutile aurait pu avoir raison de moi. Faites-vous partie des « invisibles »  ou avez-vous dans le passé connu cette situation ? Envoyez vos réactions, opinions ou témoignages sur le 919 3626 ou lelien@adventiste.mu. Un extrait paraîtra lors de la prochaine édition.

La définition du suicide utilise le mot «  processus  ». C’est dire que l’individu passe par des phases avant d’accomplir son action. A chaque étape l’individu se manifeste et accomplit des choses qui pourraient, devraient, être interprétées par ceux qui l’entourent comme étant des signes avant-coureurs de son intention. Nous nous attarderons un peu sur ces signes dans cet article. Nous en soulèverons que les plus connus et évidents. En effet l’enfant humain est tellement unique et complexe que son comportement de tous les jours ne peut être limité qu’aux signes connus et évidents. Néanmoins nous espérons ainsi lancer les parents sur une piste qui leur permettront de reconnaître ce qui se passe chez leurs enfants. • Parler de la mort: l’individu est attiré sur le sujet de la mort et parle de mourir, de disparaitre • Changement de personnalité: l’individu perd sa faculté de prendre des décisions, surtout celles qui touchent à sa vie personnelle. • N’a plus d’espoir en l’avenir: l’individu exprime un scepticisme quant à son avenir et l’avenir de la planète en général et en parle autour de lui; cela peut aussi devenir une angoisse quant à ce qui va se passer demain • Changement de comportement: l’individu ne peut plus se concentrer à l’école, ni pour les activités journalières comme les corvées ménagères • Changement dans le rythme du sommeil: l’individu dort trop ou pas assez et son rythme habituel de sommeil est dérangé • Changement dans les habitudes alimentaires: l’individu mange trop ou pas assez • Diminution de l’estime de soi : l’individu exprime, par ses actions et ses paroles, l’inutilité de son

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existence et a de la difficulté à trouver sa place dans la famille et la société Peur de perdre contrôle: l’individu s’inquiète à l’extrême de perdre sa sanité et/ou de se blesser Abus d’alcool et de drogue: l’individu s’adonne à l’alcool et à la drogue La manière de dépenser son argent: l’individu achète des choses et les donne en cadeau “pour dire aurevoir” Agitation excessive Hyperactivité: l’individu s’active plus que d’habitude et met les choses en ordre et semble se préparer à partir

Les invisibles !

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A. Entrevue avec Dr. Michel Evard

Cette liste est loin d’être exhaustive mais elle regroupe les signes les plus courants qu’on observe chez l’individu dont l’intention est de se donner la mort. Reconnaître les signes n’est que la première étape dans l’effort de l’aide à apporter. Il est impérieux ensuite de faire appel aux professionnels dans le domaine pour qu’ils apportent leur aide. Il est important de se rappeler aussi que le problème touche tous les aspects de la vie de l’individu  : mental, émotionnel, physique et surtout spirituel. Tout cet ensemble doit être traité afin de redonner à la personne confiance en la valeur de la vie. Marie-Anne Razafiarivony Directrice de la Vie de Famille

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Pendant le mois de mai, le Collège Adventiste a accueilli un visiteur de marque en la personne du docteur Michel Evard, fils de Dr Henri Evard, fondateur du collège. Voici donc quelques propos recueillis lors de son bref passage au sein de cette institution. Q. Pouvez-vous nous donner un aperçu de votre parcours après votre départ de Maurice ? R. J’ai quitté le Collège Adventiste en 1953 pour terminer mes études secondaires. Apres l’obtention de mon bac Français je suis entré au séminaire en Autriche. Mes études terminées, je fus appelé comme éditeur à Dammarie les Lys. J’ai aussi étudié deux ans et demi à l’Union Collège pour obtenir une Licence en biochimie. C’est là que j’ai rencontré ma femme Jeanine. Apres cela j’ai fait une spécialisation en oto-rhino-laryngologie et j’ai pratiqué comme oto-rhino-laryngologiste dans l’état de l’Oklahoma jusqu’à ma retraite.

Ma femme et moi avons célébré nos noces d’or et nous avons deux enfants et trois petits enfants. Q. Pouvez-vous nous dire pendant combien d’années vous avez étudié ici au collège ? R. Mon frère et moi nous étions parmi les premiers élèves en 1949. J’y suis reste jusqu’en 1953, puis je suis parti pour l’Europe. Q. Y a-t-il un souvenir particulier que vous gardez du collège ? R. C’est celui d’avoir été exposé à l’anglais. A l’époque j’étais réticent à apprendre cette langue étrangère. Mais cette formation m’a été très utile. En effet j’ai parlé l’anglais pendant toute ma vie. Q. Avez-vous un souhait pour le collège ? R. Je constate que le collège a énormément grandi. Il faut continuer à croitre dans tous les domaines, car si on cesse de croitre on meurt. Vous pouvez être fier de ce que vous accomplissez. Propos recueillis par L. Joseph

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Message Spirituel

Notre Confiance
dans

le Seigneur
Dès le départ, on note qu’il y avait une très bonne entente entre le Seigneur Dieu et Moïse. Le Seigneur a été celui qui prenait toujours l’initiative, en communiquant ses intentions, et qui donnait les directives à suivre à Moïse. De son coté, Moïse, faisait une entière confiance au Seigneur Dieu, et il exécutait ce que l’Eternel lui disait de faire. A aucun moment, nous ne voyons Moïse, contester avec Dieu concernant l’endroit que l’Eternel avait choisi de les conduire. En tant que chef de troupe, il aurait pu demander à Dieu : pourquoi nous demandes-tu de faire un si long détour au lieu de prendre le raccourci ? Ou encore, il aurait pu, aussi, dire que : l’endroit que tu as choisi pour notre camp, comportait des risques  ; si toutefois, Pharaon décidait de nous attaquer avec son armée  : car d’un côté, il y avait la mer et de l’autre côté, les flans escarpés des montagnes. Mais, selon le plan de Dieu ; c’est Moïse qui conduira le peuple à l’endroit convenu et Lui, il endurcira le cœur de Pharaon qui se mettra à la poursuite des enfants d’Israël. Moïse de son côté collabore pleinement avec son Dieu, il avait une confiance totale dans le Dieu qui l’a appelé auprès du buisson ardent. Pour Moïse, le plan de Dieu était meilleur, c’est pour cette raison qu’il choisit de se soumettre à celui-ci sans aucune protestation de sa part. De même, nous aussi nous pouvons faire Dieu confiance, même quand nous ne savons pas tout de l’itinéraire qu’il a choisi pour notre cheminement avec Lui. Nous pouvons être certains que le Seigneur connait le chemin par lequel nous devons traverser ; car Il ne sera jamais dépassé par les événements, et Il aura toujours une longueur d’avance sur toute chose. C’est avec succès que Moïse pouvait conduire les Hébreux à l’ endroit indiqué par le Seigneur, à cause de la confiance qu’il accordait à son Dieu. Qu’en est-il de toi ? Peut-on dire qu’il existe une bonne communication entre toi et ton Dieu ? Moïse pouvait marcher à la tête de ce peuple, parce qu’il entendait l’Eternel lui parler sans aucune interférence. Entendstu la voix de Dieu d’une manière claire et distinct quand Il te parle  ? Moïse pouvait conduire le peuple de Dieu avec confiance

On nous a toujours dit qu’il faut faire confiance au Seigneur. Toutefois, à cause du péché, avoir confiance en Dieu n’est pas quelque chose d’innée chez les êtres humains  ; mais la confiance s’apprend à travers les expériences que nous faisons avec Lui. D’ailleurs, on définit ce mot  : confiance, comme  : L’Assurance de celui qui se fie à quelqu’un ou à quelque chose. Cette assurance c’est aussi notre foi dans le Seigneur. C’est pour cette raison que quand tout s’écroule autour de nous, c’est notre confiance en Dieu qui nous aide à tout surmonter. Dans le chapitre 14 du livre de l’Exode, Moïse et les enfants d’Israël sont confrontés à des situations qui nécessitent, justement cette confiance en Dieu. Nous essaierons de voir ce que ce mot, confiance, pouvait bien signifier pour Moïse, qui était à la tête d’un peuple nombreux qu’on estimait à peu près 2 millions. Qu’est-ce que ce mot pouvait-il signifier pour ce peuple, qui n’avait, peut-être, aucun souvenir de ce Dieu qui s’est présenté à Moïse comme  : « Je suis celui qui suis ». Que pouvait bien dire ce mot quand ils étaient en péril et qu’il n’existait aucun échappatoire à l’horizon ? Le goût de liberté est une nouvelle expérience dans la vie des Hébreux après de nombreuses années de servitude. Suivre le Seigneur, ils le feront tous les jours avec joie s’il le faudrait, aussi longtemps qu’ils n’auront pas à revenir aux travaux qui étaient les leurs en Egypte. Mais cette pseudo joie n’était, hélas, que d’une courte durée. Ce doux parfum de bonheur s’est estompé pour laisser la place à la panique et au désarroi, quand les enfants d’Israël ont levé les yeux et qu’ils ont vu les Egyptiens à leur trousse. Ex 14  : 8-10 «  L’Eternel endurcit le cœur de Pharaon, roi d’Egypte, et Pharaon poursuivit les enfants d’Israël…et tous les chevaux, les chars de Pharaon, ses cavaliers et son armée... Les enfants d’Israël levèrent les yeux, et voici, les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Et les enfants d’Israël eurent une grande frayeur, et crièrent à l’Eternel. Voyons ensemble comment le fait d’avoir confiance en Dieu peut nous aider dans notre vie de chaque jour, au lieu de céder à la panique ou à des comportements irrationnels.

Faites confiance à Dieu même si le Seigneur ne nous dévoile pas tout son plan.

à cause de ses expériences personnelles qu’il a vécues avec le Seigneur dans le passé. As-tu une expérience passée forte et enrichissante pour te servir de référence dans ta marche spirituelle ? Quoi qu’il en soi, nous pouvons placer notre confiance en Dieu parce qu’il est fidèle et digne de confiance, même si nous ne connaissons pas tout concernant le projet de Dieu pour notre vie.

Le peuple suivait Moïse à l’ endroit désigné par Dieu sans ambigüité, aussi longtemps que tout allait bien. Tout laisse croire qu’ils appréciaient cette marche. Ils étaient libres, du moins ; ils n’avaient pas de corvée pour une fois ; sinon de pouvoir admirer la mer, que probablement, tous voyaient pour la première fois. Ils savouraient cet instant magique et paisible à la fois, et de pouvoir apprécier la vue splendide qui s’offrait à eux. Alors qu’ils commençaient à savourer leur premier instant de bonheur, voilà qu’en levant les yeux, ils ont vu au loin le grand Pharaon qui s’était lancé à leur poursuite ; suivi de son armée, avec des chevaux, des chars. Ex 14 : «Les enfants d’Israël levèrent les yeux, et voici, les Egyptiens étaient en marche derrière eux. Et les enfants d’Israël eurent une grande frayeur, et crièrent à l’Eternel. » Voyant l’armée égyptienne, qui était armée jusqu’aux dents, s’approcher, il y eut une panique générale chez les Hébreux. Ils se sont dirigés vers Moïse, en tenant des propos virulents à son encontre, et ils lui dirent : «  N’y avait-il pas des sépulcres en Egypte, sans qu’il fût besoin de nous mener mourir au désert  ? Que nous as-tu fait en nous faisant sortir d’Egypte ?  N’est-ce pas là ce que nous te disions en Egypte : Laissenous servir les Egyptiens, car nous aimons mieux servir les Egyptiens que de mourir au désert ? » Le comportement des enfants d’Israël devant Pharaon et ses soldats nous surprend. Ils nous donnent l’impression que, les années qu’ils ont passées en Egypte ont eu une influence négative sur eux, à tel point que devant cette armée, ils ont oublié toute cette puissance que Dieu avait déployée en Egypte lorsqu’il châtiait les Egyptiens. A l’approche de cette armée, composée uniquement d’hommes, le peuple de Dieu avait oublié comment le Seigneur avait traité ce peuple païen lorsqu’ils étaient encore en Egypte. Et, la peur qu’a provoquée l’armée égyptienne chez eux, les Hébreux ont vite oublié Canaan, le pays où coule le lait et le miel ; à la place, ils préféraient de loin, être esclave en Egypte, que d’être des hommes libres dans la terre promise. Alors que l’ennemi

Faites Confiance à Dieu même quand tous sont contre nous.

était encore à l’horizon que les Hébreux regrettaient déjà d’avoir quitté l’Egypte. Tellement ils étaient épouvantés par cette peur, qu’ils se voyaient déjà mort. Selon eux, cette armée qui s’était lancée à leur poursuite, ne venait pas pour leur souhaiter un bon voyage vers leur nouvelle patrie, mais pour les expédier dans le séjour des morts. La peur les poussait à avoir des comportements irrationnels, allant même jusqu’à oublier les miracles de Dieu et de lui faire confiance. Encore une fois, la confiance de Moïse en Dieu n’est pas ébranlée à la vue des hommes de Pharaon, ni par les cris de désespoir que faisaient monter son peuple.  Mais, avec calme, Moise rappelait aux enfants d’Israël qu’il y a un Dieu qui les dirigeait depuis leur sortie d’Egypte. Il était confiant dans ce que Dieu va faire, ainsi, il les rassure et les appelle au calme. Ce qu’ils ne savaient pas, ce que, ce ne sera pas eux qui auront à combattre les Egyptiens, mais c’est l’Eternel qui combattra pour eux. Et devant l’agitation de son peuple, Moïse ne s’est pas laissé intimider, ni même irriter. Moïse savait que cette menace que représentait l’armée de Pharaon ne va pas durer éternellement, mais que son Dieu aller les éliminer sous leurs yeux. Très souvent, lorsque nous sommes confrontés à des situations difficiles, ou que nous avons en face de nous des personnes qui ne veulent pas nous comprendre, et qui nous poussent à bout, de notre côté, nous avons tendance à vouloir réagir comme eux. Il nous arrive même d’oublier qu’il y a un Dieu qui veille sur nous, (Ps 34 :8). Dans ces moments-là, nous nous énervons, nous devenons impatients, nous haussons la voix, nous sommes irrités et des fois nous perdons le contrôle de nous-même. Voyezvous, ce n’est pas l’unique manière que nous pouvons agir. Lorsque nous choisissons de mettre notre confiance dans le Seigneur, nous réagissons d’une toute autre manière. Devant les agitations, les menaces, les provocations et tous les ennuis de la vie, faites confiance au Seigneur, avec calme et sérénité, ensuite nous serons en mesure de prendre les décisions qui s’imposent. Devant les épreuves de la vie, comme Moïse, apprenons à garder notre calme, et laisser le Seigneur agir. Face aux tumultes et aux agitations des autres, en face des situations difficiles, que nous puissions projeter sous leurs yeux les promesses de notre Dieu. Que nous puissions afficher notre confiance dans le Seigneur, tout comme Moïse, afin que les autres puissent voir de quelle manière le Seigneur agit en nous et à travers nous. C’est lorsque nous perdons de vue les promesses de Dieu et que nous oublions de quelle manière Il nous a dirigés dans le

passé, que nous nous agiterons dans tous les sens, et que nous céderons à la panique tout comme les Hébreux. Faire confiance à Dieu, c’est lui donner l’occasion d’intervenir dans notre vie pour sa plus grande gloire.

Alors que s’approchaient les Egyptiens, les Hébreux, quant à eux, étaient acculés à la mer et aux montagnes. Toutefois, il y a quelques éléments à  considérer ici: Premièrement, Ils ne disposaient pas suffisamment de temps pour construire des barques ou de s’initier à l’alpinisme afin de fuir le Egyptiens. Deuxièmement, ils n’ont aucune formation militaire pour pouvoir tenir cinq minutes devant Pharaon et son armée. Troisièmement, ils ne savaient probablement pas tous nager. Ces raisons à elles seules suffisaient pour faire baisser Dès aujourd’hui nous pouvons lui faire les bras à Moïse. confiance. Nous n’avons pas besoin de Alors que la fuite paraissait impossible en tout comprendre dans le détail concernant face de la menace pesante des égyptiens, le plan que Dieu a pour chacun de nous le Seigneur donna à Moïse sa solution à pour pouvoir lui faire confiance, mais le Lui : un chemin qui passa, précisément, au plus important est de savoir que notre milieu de cette mer qui semblait être un avenir est entre ses mains et qu’Il nous obstacle infranchissable pour les humains. conduit. Nous pouvons faire confiance « L’Eternel dit à Moïse : Pourquoi ces cris ? à Dieu même quand nous avons le Parle aux enfants d’Israël, et qu’ils marchent.  sentiment que nous sommes seuls contre Toi, lève ta verge, étends ta main sur la mer, tous  ; car nous pouvons avoir l’assurance et fends-la ; et les enfants d’Israël entreront que Dieu se tiendra toujours à nos côtés au milieu de la mer à sec. » et prendra notre défense. En dernier lieu, Lorsqu’humainement parlant, il n’y a plus il est toujours agréable de faire confiance d’espoir, ou qu’on est prêt à jeter l’éponge au Seigneur même si notre chemin est et à accepter notre sort  ; Dieu dévoile parsemé d’embuches, le Seigneur peut l’autre partie de son plan pour ses enfants. toujours ouvrir un chemin là où il n’existe L’intervention de Dieu, ne doit pas être aucun issue  ; parce que nous sommes interprété comme-ci l’Eternel était acculé ses enfants et Il veille sur nous. Fais Lui au mur, et qu’il a dû imaginer un truc pour confiance et Il agira. (Ps 37 :5) sortir ses enfants de cette impasse. Mais faire les Hébreux traverser la mer à sec, Ps Alain Lamour c’était son plan. Alors que la mer faisait partie des problèmes des enfants d’Israël, Dieu l’a utilisée comme une voie salutaire Directeur des communications Micha Rivet pour ses enfants. La mer devient, par la même occasion, un instrument de Directrice adjointe jugement pour les ennemis de son peuple. Karenza Sababady Il les a tout simplement engloutis. C’est Commission des communications ainsi que Dieu a fait éclater sa gloire  ; la Ps. Jean-Claude Alger, Murvin Camatchee mer se sépare pour laisser traverser son Annick Rivet, Roxanne Labutte, peuple, mais retint captif Pharaon et son Kelvyn Ng Wong Hing, Lethiechia Ducasse, Luciano Lamarque. armée. Voilà de quelle manière Il a choisi de se faire connaitre. Il choisit de faire une Remerciements chose unique, qui restera dans les annales William Tolbize, Ps. Norman Latchman, de l’histoire de ce monde, et que nul autre Dr Marie-Anne Razafiarivony, Lucie Joseph, Ps. Alain Lamour, ne pourra reproduire ou égaler : Un chemin Sanjay Bandu, Angie Ramos, au beau milieu de la mer. Ps. Teddy Ahkiune, Esther Ahkiune, Voilà ce que le Seigneur est prêt à faire Saveena Low Kwong, B Burrun pour toi si seulement tu lui fais confiance ! Imprimé par Il voit tout et rien ne Lui échappe. Tous ceux Objectif Impression Ltée. qui savent attendre patiemment dans le aloequark@yahoo.fr Seigneur, ne seront jamais déçus ; mais ils verront la gloire de Dieu se manifester dans leur vie. Le Seigneur peut toujours faire un

Faites confiance à Dieu même quand votre avenir est incertain.

chemin pour toi là où il n’y en a pas, comme il l’a fait pour son peuple. (1 Cor 10 :13) Je voudrais maintenant te poser une question : Que connais-tu de ce Dieu que tu dis servir ? Je voudrais dire : quelles sont les expériences que as-tu faites avec Lui, qui te donnent la certitude que, même si devant toi se dressent des murs infranchissables, que tu pourras toujours dire  : mon Dieu agira. Moise a fait sa première expérience auprès du buisson et cela est resté graver dans son esprit. Devant la puissante armée de Pharaon, il n’était pas mortifié par la peur ; au contraire il les attendait de pieds fermes, avec un sourire au bout des lèvres, car il savait ce que son Dieu avait en réserve pour ses ennemis : leurs anéantissements. Mais toi, qui es ton Dieu ? Est-ce le même Dieu que celui de Moïse ?

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Qu’est-ce que Le CANCER ?
Le cancer est une maladie grave, de mieux en mieux soignée mais encore trop souvent mortelle. Mais à quoi correspond précisément cette maladie d’un point de vue scientifique ? Le cancer est une anomalie, un dysfonctionnement qui touche des cellules de notre organisme. Notre corps est composé d’une multitude de cellules, dont chacune est spécialisée dans une fonction bien précise, comme par exemple filtrer les impuretés du sang (cellules rénales) ou transporter l’oxygène dans l’ensemble de l’organisme (cellules sanguines).

Ces cellules ont leur cycle de vie. Chaque jour, des milliers d’entre elles meurent (on parle d’apoptose, c’est-à-dire de mort programmée de la cellule) et sont remplacées par de nouvelles cellules. Les cellules se renouvellent en se divisant. On parle de cancer quand un type de cellule se multiplie de façon anormale et anarchique. Il existe plus d’une centaine de formes de cancers, dont la gravité est variable. Toutes les parties du corps peuvent être atteintes.

Une consultation spécialisée, appelée consultation d’oncogénétique, permet d’évaluer les risques de développer un cancer pour toute personne dans la famille de laquelle il y a eu plusieurs cas du même cancer (côlon, sein, ovaire, …).

On connaît plusieurs raisons à ces mutations génétiques. • La cellule commet une erreur au moment de sa division (appelée mitose) : pour transmettre son capital génétique à ses 2 « cellules – filles », elle doit faire une copie de son ADN (réplication). Des erreurs de copie surviennent fréquemment, mais la plupart de temps, elles sont réparées immédiatement. Dans le cas contraire, les erreurs sont transmises aux cellules filles qui, dès lors, sont porteuses de la mutation génétique. • L’environnement peut être source de mutation génétique : virus, rayons ultra-violets ou produits chimiques peuvent abîmer l’ADN et provoquer la transformation des proto-oncogènes en oncogènes. Comment la cellule réagit-elle à ces mutations génétiques ? • Elle possède un système de contrôle lui permettant de détecter les mutations et donc de les réparer. • Si elle ne peut pas réparer l’erreur, la cellule peut s’autodétruire (apoptose). • Si les erreurs (les altérations) sont trop nombreuses, ou si les systèmes de contrôles sont également lésés, les cellules anormales se multiplient et forment une tumeur

Pourquoi un gène mute-t-il ?

Certains facteurs favorisent-ils l’apparition d’un cancer ? Les facteurs de risque les plus fréquemment évoqués sont ceux liés à l’environnement (produits toxiques utilisés dans la vie quotidienne, pratiques professionnelles) et à des comportements individuels (alcool, tabac, sédentarité, alimentation). Depuis les années 1960, on a constaté dans le monde industrialisé l’augmentation régulière de certains cancers : • Cancer de la thyroïde • Cancer du sein • Cancer de la prostate • Tumeurs du cerveau • Mélanomes malins (cancers touchant la peau et les muqueuses) • Lymphomes (cancers touchant les éléments du sang)

Les causes du cancer

interdit en France mais que l’on trouve encore dans certaines constructions anciennes) entraîne le cancer de la plèvre et celui des poumons. • Le monochlorure de vinyle et le benzène provoquent des leucémies. • Les éthers de glycol, progressivement retirés, sont toujours présents dans les vernis, colles et peintures. Ils sont fortement soupçonnés de favoriser, voire de provoquer des cancers de l’estomac, des cancers des testicules et des leucémies. Des bactéries et des virus peuvent également entraîner des infections pouvant se transformer en cancer : • Une bactérie nommée hélicobacter provoque des gastrites chroniques susceptibles d’évoluer en cancer de l’estomac. • Le papilloma virus humain est ainsi responsable de plus de 90% des cancers du col de l’utérus. • Le virus de l’hépatite B entraîne des hépatites chroniques qui se transforment parfois en cancer du foie.

1. L’apparition ou la modification d’un grain de beauté 2. La persistance d’une voix enrouée ou d’une toux 3. Une perte de poids, une anémie ou une fatigue inhabituelle 4. Une enflure ou une boule non douloureuse qui ne disparaît pas dans le cou, dans le sein ou dans le testicule 5. Des changements dans le fonctionnement des intestins (diarrhée, constipation) ou de la vessie (envie fréquente d’uriner) 6. Des troubles permanents de la déglutition 7. L’apparition de sang dans les urines (en dehors des règles) ou dans les selles.

7 symptômes qui doivent nous inciter à consulter un médecin.

Le rôle du stress chronique est controversé Mais la question mérite d’être posée : on sait que le stress chronique fait baisser nos De nombreux agents chimiques sont capacités de défense immunitaire. On sait cancérogènes par ailleurs que le cancer se développe La plupart proviennent de quand notre système immunitaire n’est l’environnement : malheureusement, pas apte à détruire les cellules anormales. actuellement, 3% seulement de On peut donc s’interroger sur les l’ensemble de ces substances chimiques conséquences à long terme d’un état de ont fait l’objet d’une analyse de toxicité stress chronique. • La fumée du tabac contient plus • Qu’en est-il de l’hérédité ? de 40 substances cancérogènes. Elle est On estime que 5% à 10 % des mutations responsable de la majorité des cancers génétiques à l’origine d’un cancer sont des poumons et des bronches, et à un héréditaires. Il s’agit notamment du degré moindre, des cancers de la bouche, cancer du rein de l’enfant, du cancer du pharynx, du larynx, de l’œsophage, de de la thyroïde et du cancer de la rétine. la vessie (les substances contenues dans L’hérédité joue une rôle de facteur le tabac sont éliminées par les urines). favorisant dans certains cancers, tels que le cancer du côlon et le cancer du sein. • L’amiante (dont l’usage est

Voici les recommandations du Code Européen contre le Cancer. • Ne pas fumer • Ne pas consommer d’alcool : l’alcool favorise les cancers de la bouche, des voies digestives, de l’œsophage et de l’estomac. De plus, il renforce les effets cancérigènes du tabac. • Augmenter sa consommation de fruits, de légumes frais et de fibres, limiter sa consommation d’aliments riches en graisses, éviter l’excès de poids et pratiquer une activité physique régulière : la malnutrition et l’excès de poids provoquent des déséquilibres hormonaux favorisant l’apparition de cancer. Le manque de fibres peut entraîner un cancer du côlon. L’excès de sel favorise le cancer de l’estomac. L’excès de poids peut entraîner un cancer du côlon, du rein, du sein ou du col de l’utérus. Le manque d’activité physique favorise le cancer du côlon. • Ne pas abuser du soleil : n’exposer les enfants qu’en dehors des heures d’ensoleillement maximal (12h – 16h), les protéger systématiquement, même si le temps est couvert, par des crèmes solaires à fort indice, le port de vêtements étant la meilleure protection pour le corps (tee-shirt). • Eviter les séances d’UV : elles ne préparent pas la peau au bronzage, accélèrent son vieillissement et augmentent le risque de cancer. • Eviter, autant que possible, l’exposition et le contact avec les substances chimiques cancérogènes connues, ne pas hésiter à se renseigner sur les risques inhérents aux produits chimiques avec lesquels le contact est fréquent (pour des raisons professionnelles ou domestiques).

Quelques conseils

Vos meilleurs alliés pour lutter contre le cancer, ce sont les fruits et légumes. Au cours des 30 dernières années, plus de 250 études ont évalué le lien entre ces végétaux et cette pathologie. 80 ont conclu à un effet protecteur sans équivoque. D’après la plupart des études, ceux qui en consomment trop peu ont ainsi un risque 1,5 à 2 fois plus élevé de développer un cancer. Cet effet pourrait s’expliquer par l’action de différents composants : fibres, vitamines, polyphénols… Plusieurs travaux mettent notamment en avant le rôle des antioxydants tels le beta-carotène, les vitamines C et E ou le sélénium. • Tomates, poivrons, carottes et tous les autres légumes pigmentés. Ces légumes sont extrêmement riches en carotènes, ces antioxydants dont les propriétés protectrices sont étudiées depuis de nombreuses années. • Brocolis, choux , choux-fleurs et toutes les autres variétés de crucifères. Plusieurs études leur attribuent un rôle préventif dans l’apparition des cancers du sein ou d’autres liés aux hormones féminines. • Céréales, pruneaux, petits pois et tous les aliments qui contiennent des fibres. Car celles-ci joueraient un rôle dans la prévention du cancer du côlon Le corossol est un fruit exotique. Le corossolier est aussi appelé arbre Graviola ou Guanabana, et il est prouvé scientifiquement maintenant que ce fruit possède des vertus thérapeutiques. Toutes les parties de cet arbre sont utilisées dans la médecine naturelle. Rien n’est perdu puisque l’écorce, les racines, les fruits, les feuilles et les pépins sont tous bénéfiques pour la santé de l’être humain. Selon les résultats des recherches de l’Université américaine « Purdue », ce sont les feuilles de cet arbre qui sont plus importantes. En effet, ces feuilles peuvent détruire des cellules cancéreuses. Le Graviola est réputé avoir les vertus thérapeutiques pour guérir comme le cancer du sein, des ovaires, des intestins, de la prostate, du foie et des poumons. S’il vous arrive de faire chez vous du jus naturel, choisissez avant tout le jus de corossol, cela vous aidera à prévenir un éventuel cancer mais cela vous aidera aussi dans la digestion. Vous n’avez pas besoin d’être atteint d’un cancer pour consommer ce fruit au goût succulent. Alors surtout ne vous en privez pas si vous avez de la chance d’en acheter

Des fruits et légumes avant tout !

Selon certains scientifiques, la betacyanine, une substance complexe qui confère à la betterave sa teinte rouge sombre, serait un puissant agent antitumoral. Les pigments de la betterave semblent avoir des propriétés pour lutter contre le cancer. Dans une étude comparative entre le jus de betterave et d’autres fruits et légumes, contre certains agents chimiques cancérigènes, le jus de betterave arrivait pratiquement toujours en tête de liste dans la préventions des mutations pouvant dégénérer en cancer. La betterave est riche en vitamines A, C, du complexe B, en acide folique et en minéraux tels que le magnésium, le fer et le phosphore. La richesse de ses éléments nutritifs procure immédiatement de l’énergie et revitalise l’organisme. Des études ont montré que la consommation de jus de grenade permettait de retarder la progression de certains cancers, tels le cancer de la prostate, le cancer du côlon et le cancer du sein. Le jus de grenade est considéré comme le fruit le plus riche en antioxydants. Des chercheurs de l’université de Californie ont en effet établi une classification des fruits et légumes selon leur indice ORAC (Oxygen Radical Absorbance Capacity), et le jus de grenade arrive en tête de ce classement. Cette concentration en flavonoïdes (anthocyanidines, tannins et acide ellagique) serait à l’origine des performances du jus de grenade dans la lutte contre le développement des cellules cancéreuses Le mieux pour nous est de prévenir le mal par un bon style de vie. Retourner vers le régime alimentaire prescrit par Dieu en Eden. Avoir foi en Dieu reste pour nous croyants un atout pour rester en bonne santé. … C’est lui qui te guérit de toutes tes maladies…. Ps 103 :3 Rester positive et être optimiste nous aident à rester en bonne santé. *Cet article est publié à titre d’information. Veuillez consulter votre médecin en cas de problème de santé.

Sanjay Bandu Directeur du Ministère Adventiste de la Santé

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