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LES

SCIENCES

OCCULTES

EN

ASIE

LA

CHEZ

ORIGINES

MAGIE

LES

CHALDÉENS

ET

LES

ACCADIENNES

FRANÇOIS

PAR

LENORMANT

MAISONNEUVE

15,

ET

QUAI

PARIS

CIE, LIBRAIRES-ÉDITEURS

VOLTAIRE,

1874

15

CHEZ

LES

LA

LES

MAGIE

OHALDÉENS

ET

ORIGINES

AGGADIENNES

PARIS.

IMPRIMERIE

GAUTHIER-VILIARS,

55,

QUAI

DES

GR AND.S-AUGIÏSTINS.

—2045-74

L'histoire

PREFACE

de

certaines

superstitions

constitue

l'un des chapitres les plus étranges, mais non l'un des moins importants de l'histoire de l'esprit humain

et de ses développements. Quelque folles qu'aient été les rêveries de la magie et de l'astrologie, quel-

que loin que nous soyons maintenant, grâce au

progrès des sciences, des idées qui les ont inspirées,

elles ont

siècles, et jusqu'à une époque encore bien rappro-

exercé sur les hommes,

de longs

pendant

chée de nous, une influence trop profonde et trop

décisive pour

cherche à

être négligée

de celui

qui

scruter les phases des annales intellectuelles

de

l'humanité.

Les siècles les plus

éclairés

même

de

l'antiquité

ont

ajouté

foi

à ces prestiges ; l'empire

PRÉFACE

VI

des

sciences

de

du

la

occultes,

au

héritage

triomphe

au

qui

superstition

survivant

christianisme,

païenne se montre

la

que

siper

dominé

et

ce

n'est

à

en

dis-

et

tout-puissant

âge,

moyen

science

moderne

Une

est parvenue

qui

les erreurs.

tous

les

aberration

a si longtemps nobles

plus

esprits,

jusqu'aux

aux plus

s'est

ne

perspicaces,

dont

pas

défendue,

et

la philosophie à

laquelle,

chez les Néoplatoniciens

a donné

une

ne

place

saurait

comme

époques,

d'Alexandrie,

ordre

elle

dans

ses spéculations,

elle-même

à

certaines

de l'école

de

être

premier

exclue

du tableau

de

de la marche

avec

les

des

avec mépris

idées.

générale

Il

l'étudier

d'en

succes-

les

que et des

qu'à

importe

les

attention,

formes

d'en

à

suivre

la

fois

causes,

pénétrer

sives,

croyances religieuses

différents

son

[et de déterminer

âges ont

elle

l'influence

des différents

sur

sur

elle,

peuples et l'influence

et c'est,

eue

tour

a exercée

ces mêmes

croyances. sans con-

D'autres

chercheront

à établir

tredit,

des

des faces les plus

occultes

la

une

sciences

curieuses

de

part

de faits

l'histoire

réels

mal

expliqués à l'état

et de connaissances

d'arcanes

qu'elles

ont

physiques

maintenues

pu

embrasser.

Pour

nous,

origines

notre

de

ambition

la

magie

est seulement

de scruter

les

dans

un

de

ses plus

antiques

PRÉFACE

foyers,

et de tracer le tableau

Ghaldée.

de ce qu'elle

Le

témoignage

unanime

de l'antiquité

et latine

désignent

aussi bien que la tradition

l'Egypte

et

la

Chaldée

juive

comme

vu

était en

grecque et arabe

les deux

berceaux de la magie et de l'astrologie constituées

à l'état de sciences, avec des règles fixes, raisonnées

et formulées en systèmes, telles qu'elles se substi-

tuèrent, à partir

d'une certaine époque, aux pratiques

moins raffinées,

goètes et des devins primitifs.

et d'apparence

moins

savante, des

Mais ce que les écri-

vains classiques ou les Livres Saints rapportent des

sciences occultes dans ces deux contrées si antique-

ment civilisées est bien vague et bien douteux; on

ne sait clans quelle mesure il faut l'admettre, et

surtout on n'y voit pas apparaître nettement les

traits

propres

qui distinguaient

la magie

et l'astro-

logie des Egyptiens

Babyloniens. Quant aux dires des écrivains orien-

de celles des Ghaldéens

et des

taux

du moyen

âge,

ils

sont tellement

remplis de

fantastique, l'esprit critique et les caractères d'au- thenticité y font tellement défaut, que la science ne

peut y attacher

aucune

valeur

sérieuse.

Mais le déchiffrement

des hiéroglyphes

de l'Egypte

et des écritures cunéiformes

du bassin de l'Euphrate

vin

et

du

Tigre,

PRÉFACE

ces deux merveilleuses

conquêtes

du

génie

scientifique

de

notre

siècle

fournissent

au-

jourd'hui,

problème,

cinquante

l'éclaircissement

d'un aussi curieux

pour des secours qui

eussent, il y a seulement

ans,

semblé

tout

à

fait

inespérés. C „st

dans les sources originales

que nous pouvons désor-

mais étudier

les sciences occultes de l'Egypte

et de

la Ghaldée. Les débris, assez nombreux, des gri-

moires magiques et des tables d'influences astrales,

qui ont survécu aux ravages du temps sur des feuil-

lets de papyrus en Egypte,

cuite

(coctilibus

laterculis,

sur des tablettes de terre

comme disait Pline)

en

Ghaldée et en Assyrie, s'interprètent avec certitude

par les méthodes de la philologie moderne, et

révèlent directement à leurs explorateurs en quoi consistaient les doctrines et les prétendus secrets

dans la Grèce

de ceux qu'astrologues

et magiciens,

et à Rome, reconnaissaient

pour

leurs maîtres.

Plusieurs

travaux

importants

ont

été consacrés,

dans les dernières années, aux documents

la magie égyptienne, et l'illustre vicomte de Rougé,

dont la mort

les tableaux des influences

relatifs

à

a

été

si

la science

regrettable

pour

française, avait expliqué

des étoiles tracés sur

de Thèbes.

les parois

des tombes

royales

on n'a presque rien tenté

En revanche,

PRÉFACE

IX

encore

sur

les

documents

qui

touchent

à

la

magie

et à l'astrologie des Chaldéens, adoptées docilement

par

gnements sacerdotaux

les

ensei-

comme

tous

les

Assyriens,

presque de la Chaldée

et de Babylone.

Ceci tient

n'a

logie

sans doute

à ce

pris

naissance

que

la science

qu'après

celle

de l'assyrio-

de l'égypto-

on

n'a

donc

logie

la

pas eu son

le temps

domaine,

de parcourir

la

de

;

même

tout

façon

et

majeure science leur

Je voudrais

j'es- à l'aide

des textes

la

attendent

de cette

inédits.

partie

qui

demeurent

interprétation

combler

encore

lacune

viens

de signaler;

je

que

de faire

connaître

pour

et de caractériser,

n'ont

sayerai de documents

été

traduits,

la plupart, la

qui,

pas encore

ce qu'étaient

magie

chaldéenne,

ses

et

doctrines.

afin

Je

faire

la

procédés

ses

comparerai

de l'Egypte,

de

voir

combien

était

magie

en diffère

autre.

et comment

son point

de départ

Scrutant

ensuite

les croyances

religieuses

à

la

elle

tout

par-

ticulières

quelle

en

implantée

Et

l'examen

cette

qui

a été

sur

y

servaient

l'origine, les bords

recherche

me

de base,

je

élément

quel

de l'Euphrate

conduira,

pour

d'un

clés plus

graves

problèmes

rechercherai

ethnique

l'a

et

du

Tigre.

terminer,

à

historiques

que

le

déchiffrement

des

textes

cunéiformes

ait

introduits

dans

la

science,

le

problème

de

la

pri-

x

mitive

population

la

Chaldée.

PRÉFACE

touranienne

de la Babylonie

et de

Dans

un

autre

travail,

dont

j'ai

en partie

déjà

rassemblé

les matériaux,

de

même

j'étudierai et à la divination

ce

des Ghal-

qui touche à l'astrologie

déens, au système et à l'origine de ces prétendues sciences dans les écoles sacerdotales dont elles fai-

saient la gloire, ainsi qu'aux connaissances réelles

d'astronomie que Babyione et la Chaldée ont léguées au monde postérieur, et dont nous sommes nous-

mêmes encore les héritiers.

CHEZ

LES

LA

LES

MAGIE

GHALDÉENS

ET

ORIGINES

AGGADIENNES

LA

MAGIE

CHAPITRE

PREMIER

ET

LA

SORCELLERIE

DES

CHALDEENS

I

On peut

se faire

une idée générale

assez complète

de

la magie conjuratoire des Chaldéens, de ses procédés et

de ses principales applications, au moyen d'un document

que sir Henry

rawlinson

et

M.

ont

Norris

publié

en

fac-similé,

en 1866,

dans le

tome II

de leur

recueil

des

Cnneiform

inscriptions

of Asia

(1).

C'est

une

grande

tablette provenant de la bibliothèque

Ninive, et contenant une suite de vingt-huit

d'incantation déprécatoire, malheureusement en partie

mutilées, contre l'action des mauvais esprits, les effets

des sortilèges, les maladies et les principaux malheurs

du palais royal

de

formules

(1) PL

17

et

18.

1

2

LA

MAGIE

CHEZ

LES

CHALDÉENS

qui

peuvent

frapper

l'homme

au

cours

de

sa vie

ordi-

naire.

Le

tout

graphes

qui

forme

finissent

une longue tous

par

litanie

la

divisée

en para- invocation

môme

sacramentelle.

termine,

formule

Il

la

conclusion

telle

la

les

la

semble,

d'après

qui

non

pas en détacher

donnée,

mais

de toutes

document,

magiques

est

rédigé

ou telle

de

devait,

pour se mettre

qu'on

une

occasion

réciter

à l'abri

influences

suite,

funestes

pour

Ce

du

de

qu'elle

prévoyait.

autres

la

comme,

provenant

en

tous

les

de

dans

écrits

reste,

l'Assyrie

c'est-à-dire

et

Chaldée,

accadien,

la langue

touranienne,

apparentée

aux

idiomes

primitive

finnois

et

tartares

que

parlait

des plaines

marécageuses

du

la

bas

population

Euphrate.

Une

le vieux

traduction

assyrienne

accadien.

placée

en regard bien

accompagne

déjà,

siècle

texte

Depuis

d'Assyrie,

la

longtemps

roi

faire

quanti Assourbanipal,

avant

notre

jusqu'à

nous,

ère,

au septième est

qui

fit

copie

parvenue

on ne comprenait

les documents

de

plus

qu'à l'aide

de la version

ce genre

à une

assyrienne,

qui remonte

était

date

haute.

L'accadien

d'autant

beaucoup

;

mais

plus on attribuait

une

morte

de puis-

cette

langue

sance

plus

incantations

dans

mystérieuse

aux

conçues

langue,

qu'elles

étaient

devenues

un

grimoire

inintel-

ligible.

Pour

monde

placer

étrange

je rapporterai

immédiatement

le

lecteur

au

milieu

du

dans lequel

je

lui

demande

de me

suivre,

en entier

les formules

de cette

tablette,

du

moins celles que l'on

peut

interpréter

(car il

en est encore

ET

LES

ORIGINES

ACCADIENNES

3

quelques-unes

qui

résistent

à l'explication).,

pagnerai

ma traduction

dans

cette

entreprise

de courtes

notes.

J'ai

par M.

Oppert,

avec

trouve

en complet

accord

pour

la majorité

et j'accom-

été précédé me

je

lequel

des

cas.

Ce-

pendant

celui

qui

voudra

comparer

nos deux

traductions

y trouvera quelques divergences ; elles tiennent presque

de France

toutes

à ce que

le savant

du Collège

professeur

a traduit

attaché

sur la version

à suivre

le texte

assyrienne,

tandis

original

accadien.

que je

me suis

Or,

la version

est

loin

d'être

compte,

comme

assyrienne s'en rendre

pourra

sages où elle

accadien

toujours

puisque

littérale,

on

noté tous les pas-

Le

texte

j'ai

s'écarte

de la rédaction

en

versets

sur

la

primitive.

dont

c hacun

j'en

marque

paraît

coupé

rhythmés

tablette;

forme

une

distincte

ligne

soigneusement

les

divisions.

INCANTATION

I.

Le dieu

mauvais,

le

démon

mauvais,

le démon

du

désert, le démon

le démon du marais,

de la montagne,

le génie

le

démon

mauvais,

le

de

la

uruku

mer,

(1)

énorme, le vent mauvais

par lui-même,

le démon mau-

vais qui

Esprit

t'en

!

saisit le corps,

qui agite le corps,

du ciel,

souviens-t'en!

Esprit

de la terre,

souviens-

IL

Le

démon

qui

s'empare

de l'homme,

le

démon

qui

s'empare de l'homme (2), le gigim qui fait le mal, produit d'un démon mauvais,

(1)

J'examine

dénions.

(2)

La

version

de l'homme.

»

un

peu

plus

assyrienne

loin

ces

a ici

:

« le

noms

démon

'des

différentes

possesseur

qui

classes

de

s'empare

1

.

LA

MAGIE

CHEZ

LES

CHALDEENS

Esprit

du

ciel,

souviens-t'en!

Esprit

de

la

terre,

souviens-

t'en!

III.

lieu

La

sacrée

la

pas

au

coeur impur du

abandonne

Anna

pas

(i)

le

prostituée

qui

dieu

de

prostitution, pas son service

le

ne

prostituée

qui

du mois

ne fait

incomplet,

lieu,

main,

au soir

qui

du commencement

ne

va

ne

complétant

qui

hièrodule

taillade

résonner

fautivement

à

pas sa

son

(-?),

qui

sa poitrine,

faisant

son lympanum,

Esprit

du

ciel,

sdnviens-t'en

! Esprit

t'en

!

IV.

rable,

nature,

Ce qui

ne laisse

qui — l'ulcère

ce

forme

qui

pas

prospérer,

des

noeuds,

creuse,

l'ulcère

de

la

terre,

souviens-

ce qui

l'ulcère

n'est

de

pas

favo-

mauvaise

étendu,

l'ulcère

qui

flagelle (de douleur), page, l'ulcère malin,

l'ulcère

(3),

l'ulcère

qui

se pro-

du

souviens-t'en

du viscère,

! Esprit

la maladie

de

la

la

de

du

bile,

la

souviens-

l'enveloppe

de

~

Esprit

ciel,

terre,

t'en

!

V.

La

du

tète,

l'ulcération

cruelle

coeur

la

maladie

malade,

coeur,

la

qui

la maladie

miction

maladie

se

la

dyssenterie

qui

des

maligne,

la

pas,

tumeur

gonfle,

la

reins,

qui

déchire,

douleur

ne s'enlève

le cauchemar,

Esprit

t'en

!

du

ciel,

souviens-t'en

! Esprit

de

la

terre,

souviens-

(1)

C'est

le

nom

accadien

du

dieu

qui

s'appelle

en

assyrien

Anon.

l'Oannès

(2)

l'esprit

l'Asie

ce

des

a bien

écrivains

des

les

grecs.

déjà

On

fois

expliqué

avait

la

monstrueuse

dans

et

aberration

religions

qedcschoth;

le

de

de

je

de

dévotion

païenne

rites

sur

Il

ce

me

désormais

qui

infâmes

sujet

produit,

les

des

antérieure,

donc

en

des

répugnant,

qedeschim

et je

n'insisterai

à

mule

renverrai

lecteur

for-

sur

la

pas

a été

dit.

qui

suffira

de

faire

un

des

textes

notre

remarquer

les

que

importants

magique

sera

plus

matière.

(3)

La

version

assyrienne

ne

répète

pas

ici

à chaque

fois

«, l'ulcère

».

ET

LES

ORIGINES

VI.

Celui

malfaisante,

qui

forge

l'image,,

l'oeil

malfaisant,

langue

faisante,

malfaisante,

la

lèvre

Esprit

t'en

!

du

ciel,

souviens-t'en

ACCADIENNES

celui

la

qui

enchante

la

touche

malfaisante,

malfaisante,

la

parole

5

face

la

mal-

! Esprit

de

la

terre,

souviens-

VIL

La

nourrice.

La nourrice

la

dont

la

est amère, nourrice

mamelle

 

(1)

se flétrit,

la

nourrice

la

nourrice

dont

la

mamelle

de

l'ulcération

de

sa

mamelle

ne garde son

pas son fruit,

fruit,

la

la

femme

enceinte

la

femme

dont

dont

mamelle

la

s'ulcère,

meurt,

femme

enceinte

le fruit

qui

la femme

enceinte

dont

le

ne prospère

enceinte

laisse

qui

qui

fruit

échapper

se pourrit,

pas,

Esprit

!

t'en

du

ciel,

souviens-t'en

! Esprit

de

la terre,

souviens-

VIII. La

fièvre

qui

ne

n'abandonne

quitte

pas,

maligne,

Esprit

t'en

!

du

ciel,

douloureuse,

aucunement

la

fièvre

souviens-t'en!

qui

la

fièvre

l'homme,

ne

s'en

violente,

va

la

pas,

Esprit

de

la

terre,

la fièvre

fièvre

la

qui

fièvre

souviens-

IX.

La peste

qui

du

la

douloureuse,

l'homme,

va pas,

peste

violente,

qui

la

n'abandonne

la peste

Esprit

t'en

la peste

Esprit

point

ne s'en

ciel,

la peste maligne,

de

souviens-t'en!

ï

la peste

ne quitte

pas,

qui

terre,

souviens-

X.

La

assombrit

maladie

et coupe

douloureuse

des viscères,

(2),

l'infirmité

qui

ne

l'infirmité

quitte

pas,

qui

l'in-

(1)

une

(2)

Les

mots

te dont

addition

Version

explicative

assyrienne

la

mamelle

», dans

très-heureuse

de

verset

ce la version

:

« le

mal

des

tranchées.

»

et

les

suivants,

assyrienne.

sont

6

firmité

maligne,

Esprit

t'en

!

LA

MAGIE

CHEZ

des veines,

l'infirmité

du

ciel,

souviens-t'en!

LES

qui

CHALDEENS

ne s'en

va pas,

Esprit

de

la terre,

l'infirmité

souviens-

XI.

La

langueur

du

poison

versé

dans

la

bouche.

la

de la langueur

la

invétéré,

chute

enchaîne

ongles,

qui

qui

mangé

le

stupeur

les

qui

des

le zona

qui

mauvaisement,

l'éruption

(1),

fie,

qui

pustules,

la

fait

purulente,

lèpre

la

l'herpès

couvre

de l'homme,

bu

creuse

réduit

l'aliment

le

en squelette

le corps

la

peau, l'aliment

est restitué,

le liquide

(2)

pas

funeste

vient

qui

terre,

enfler, le vent

poison

qui

du désert,

ne

pestilentiel

(?) qui

Esprit

t'en!

du

ciel,

souviens-t'en!

Esprit

de

la

terre,

souviens-

XII. La

gelée

qui

fait

frissonner

la

terre,

chaleur

vais

mauvaise

fait

qui

qui

éclater

la

de l'homme,

fin

peau

à l'improviste sert

l'Esprit

met

à l'homme,

(3),

de la peste,

qui

l'excès

le sort

la

de

la

mau-

soif

Esprit

t'en!

du

ciel,

souviens-t'en!

Esprit

de

la

terre,

souviens-

La

textes

ce qui

tion

treizième

pour

qu'on

en subsiste,

d'un

démon

quatorzième

pour

but

est

d'éloigner

formule

est

trop

mutilée

dans

les

deux

puisse

essayer

de

la

traduire

elle

qui

dans

était

a

sa

les

destinée

demeure

mûmes

à préserver

dans

le

conditions

;

;

d'après

de

l'ac-

désert.

La

elle

avait

un

malheur

qui

peut

frapper

l'homme

(1)

(2)

(3)

Cette

Ici

Nous

un

les

autres,

qualification

mot

encore

est

ajoutée

intraduisible.

par

la version

assyrienne.

avons

recomposé

les

débris

du

texte

cette

formule

accadien

et

en

complétant, de la version

les

uns

assyrienne,

ne

se

correspondent

pas.

par

qui

ET

LES

quand

il

ORIGINES

il

ACCADIENNES

quand

il

il

 

7

il

est

chaque

couché

subite. Des quatre formules suivantes,

que le texte

jour,

et quand

boit,