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LE CHRIST MAUDIT

Ou

LA PERVERSION SYMBOLIQUE DES HOMMES

Par

DAVID ROYAL

Velazquez 1599-1660, Diego de Silva, Sevilla, Spain

visipix.com

1
Quand le symbole de la croix apparu, il détermina la destinée du monde, les juifs
devenaient un peuple souillé par la cruauté et la traîtrise, les guerres, les
génocides, deviendraient donc une conséquence inévitable du symbole chrétien.

Les croix fleurissent, les prêtres bénissent et les hommes tuent.

Qui a donc permis la SHOA, si ce n’est le peuple juif lui-même, enfermé par
une culpabilité croissante, car ils étaient l’arbre dont nous sommes les branches
et ils ont coupé leur plus beau fruit dont la graine a pourri une souche immuable
qui traversait le temps.

Dieu a t’il voulu cela ?

Non, car il aurait fait périr l’enfant de MARIE par ce peuple que l’on dit cruel ?

Alors qu’avons-nous fait ?

Nous avons créer à travers le christianisme, un levier qui a renversé des


civilisations, qui a détruit des peuples, qui a souillé des lieux sacrés par un
symbole maudit !

Dois je rétablir des faits historiques :

l'inquisition

• l'hérétique était il pire qu'un terroriste de nos jours ?

• l'inquisition était un phénomène judiciaire car le terme inquisitio signifie


enquête.

• En 1232, le pape Grégoire IX dessaisit les tribunaux épiscopaux, qu'il


juge trop complaisants, pour confier la responsabilité des enquêtes aux
dominicains auxquels les franciscains seront plus tard associés.

2
• En 1252, est autorisé l'usage de la question (torture)

• Les peines appliquées étaient de l'ordre de :

• peines temporaires (port de croix jaune, flagellation, pèlerinage) pour les


fauteurs d'hérésie, simples cathares.

• prison à vie (ou résidence surveillée) pour les fugitifs, parjures, relaps : un
cas sur neuf.

• peine de mort pour les irréductibles (parfois par le feu) : un cas sur
quinze.

• L'inquisition cesse au Languedoc avec la fin de l'hérésie cathare (XIVème


siècle).

• L'inquisition espagnole (XIIIè-XIXè siècle) sera instituée (1478)

• Les juifs (en 1492) et les maures (en 1525) furent contraints à la
conversion ou à l'exil par les souverains catholiques d'Espagne et ensuite
surveillés par l'inquisition.

• Les morisques (maures convertis) se révoltèrent en 1569 et furent


sévèrement réprimés puis exilés au Maghreb.

3
• On retrouvera l'inquisition à la poursuite des protestants en Italie et en
Espagne à la fin du XIVème siècle.

• Les grands procès de sorcellerie commenceront au XIVème siècle et


atteindront un point culminant au XVIIème siècle

• L'Église catholique a reconnu officiellement ses torts en ces temps de


préparation au jubilé de l'an 2000.

LE PAPE JEAN-PAUL II A ETE CANONISE CAR IL A ADMIS NOS CRIMES

Le Code Noir
Ou
Comment Traiter un Homme comme un esclave !

4
Goltzius 1558-1617, Hendrik, Netherlands

En 1685, le roi de France Louis XIV dit le "roi Soleil" voulut


étendre son pouvoir aux colonies.

Par l'entremise de son ministre Jean-Baptise Colbert, il imposa le


"Code Noir" dans lequel il définit une doctrine de l'esclavage.

Art. 1
Voulons que l'Edit du feu roi de glorieuse mémoire, notre très
honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans
nos îles ; se faisant, enjoignons à tous nos officiers de
chasser de nos dites îles tous les juifs qui y ont établi leur
résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom
chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois à
compter du jour de la publication des présentes, à peine de
confiscation de corps et de biens.

Art. 2
Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et
instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine.
Enjoignons aux habitants qui achètent des nègres
nouvellement arrivés d'en avertir dans huitaine au plus tard
les gouverneurs et intendant desdites îles, à peine d'amende
arbitraire, lesquels donneront les ordres nécessaires pour les
faire instruire et baptiser dans le temps convenable.

5
Art. 3
Interdisons tout exercice public d'autre religion que la
Catholique, Apostolique et Romaine. Voulons que les
contrevenants soient punis comme rebelles et désobéissants
à nos commandements. Défendons toutes assemblées pour
cet effet, lesquelles nous déclarons conventicules, illicites et
séditieuses, sujettes à la même peine qui aura lieu même
contre les maîtres qui lui permettront et souffriront à l'égard
de leurs esclaves.

Art. 4
Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des
nègres, qui ne fassent profession de la religion Catholique,
Apostolique et Romaine, à peine de confiscation desdits
nègres contre les maîtres qui les auront préposés et de
punition arbitraire contre les commandeurs qui auront
accepté ladite direction.

Art. 5
Défendons à nos sujets de la religion [protestante] d'apporter
aucun trouble ni empêchement à nos autres sujets, même à
leurs esclaves, dans le libre exercice de la religion
Catholique, Apostolique et Romaine, à peine de punition
exemplaire.

6
Art. 6
Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition
qu'ils soient, d'observer les jours de dimanches et de fêtes,
qui sont gardés par nos sujets de la religion Catholique,
Apostolique et Romaine. Leur défendons de travailler ni de
faire travailler leurs esclaves auxdits jours depuis l'heure de
minuit jusqu'à l'autre minuit à la culture de la terre, à la
manufacture des sucres et à tous autres ouvrages, à peine
d'amende et de punition arbitraire contre les maîtres et
confiscation tant des sucres que des esclaves qui seront
surpris par nos officiers dans le travail.

Art. 7
Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres
et de toute autre marchandise auxdits jours, sur pareille
peine de confiscation des marchandises qui se trouveront
alors au marché et d'amende arbitraire contre les marchands.

Art. 8
Déclarons nos sujets qui ne sont pas de la religion
Catholique, Apostolique et Romaine incapables de contracter
à l'avenir aucuns mariages valables, déclarons bâtards les
enfants qui naîtront de telles conjonctions, que nous voulons
être tenues et réputées, tenons et réputons pour vrais
concubinages.

7
Art. 9
Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de
leur concubinage avec des esclaves, ensemble les maîtres
qui les auront soufferts, seront chacun condamnés en une
amende de 2000 livres de sucre, et, s'ils sont les maîtres de
l'esclave de laquelle ils auront eu lesdits enfants, voulons,
outre l'amende, qu'ils soient privés de l'esclave et des
enfants et qu'elle et eux soient adjugés à l'hôpital, sans
jamais pouvoir être affranchis. N'entendons toutefois le
présent article avoir lieu lorsque l'homme libre qui n'était
point marié à une autre personne durant son concubinage
avec son esclave, épousera dans les formes observées par
l'Eglise ladite esclave, qui sera affranchie par ce moyen et les
enfants rendus libres et légitimes.

Art. 10
Les solennités prescrites par l'Ordonnance de Blois et par la
Déclaration de 1639 pour les mariages seront observées tant
à l'égard des personnes libres que des esclaves, sans
néanmoins que le consentement du père et de la mère de
l'esclave y soit nécessaire, mais celui du maître seulement.

Art. 11
Défendons très expressément aux curés de procéder aux
mariages des esclaves, s'ils ne font apparoir du
consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres
d'user d'aucunes contraintes sur leurs esclaves pour les
marier contre leur gré.

8
Art. 12
Les enfants qui naîtront des mariages entre esclaves seront
esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves
et non à ceux de leurs maris, si le mari et la femme ont des
maîtres différents.

Art. 13
Voulons que, si le mari esclave a épousé une femme libre,
les enfants, tant mâles que filles, suivent la condition de leur
mère et soient libres comme elle, nonobstant la servitude de
leur père, et que, si le père est libre et la mère esclave, les
enfants soient esclaves pareillement.

Art. 14
Les maîtres seront tenus de faire enterrer en terre sainte,
dans les cimetières destinés à cet effet, leurs esclaves
baptisés. Et, à l'égard de ceux qui mourront sans avoir reçu
le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ
voisin du lieu où ils seront décédés.

Art. 15
Défendons aux esclaves de porter aucunes armes offensives
ni de gros bâtons, à peine de fouet et de confiscation des
armes au profit de celui qui les en trouvera saisis, à
l'exception seulement de ceux qui sont envoyés à la chasse
par leurs maîtres et qui seront porteurs de leurs billets ou
marques connus.

9
Art. 16
Défendons pareillement aux esclaves appartenant à
différents maîtres de s'attrouper le jour ou la nuit sous
prétexte de noces ou autrement, soit chez l'un de leurs
maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins
ou lieux écartés, à peine de punition corporelle qui ne pourra
être moindre que du fouet et de la fleur de lys ; et, en cas de
fréquentes récidives et autres circonstances aggravantes,
pourront être punis de mort, ce que nous laissons à
l'arbitrage des juges. Enjoignons à tous nos sujets de courir
sus aux contrevenants, et de les arrêter et de les conduire en
prison, bien qu'ils ne soient officiers et qu'il n'y ait contre eux
encore aucun décret.

Art. 17
Les maîtres qui seront convaincus d'avoir permis ou toléré
telles assemblées composées d'autres esclaves que de ceux
qui leur appartiennent seront condamnés en leurs propres et
privés noms de réparer tout le dommage qui aura été fait à
leurs voisins à l'occasion desdites assemblées et en 10 écus
d'amende pour la première fois et au double en cas de
récidive.

Art. 18
Défendons aux esclaves de vendre des cannes de sucre
pour quelque cause et occasion que ce soit, même avec la
permission de leurs maîtres, à peine du fouet contre les
esclave, de 10 livres tournois contre le maître qui l'aura
permis et de pareille amende contre l'acheteur.

10
Art. 19
Leur défendons aussi d'exposer en vente au marché ni de
porter dans des maisons particulières pour vendre aucune
sorte de denrées, même des fruits, légumes, bois à brûler,
herbes pour la nourriture des bestiaux et leurs manufactures,
sans permission expresse de leurs maîtres par un billet ou
par des marques connues ; à peine de revendication des
choses ainsi vendues, sans restitution de prix, pour les
maîtres et de 6 livres tournois d'amende à leur profit contre
les acheteurs.

Art. 20
Voulons à cet effet que deux personnes soient préposées par
nos officiers dans chaque marché pour examiner les denrées
et marchandises qui y seront apportées par les esclaves,
ensemble les billets et marques de leurs maîtres dont ils
seront porteurs.

Art. 21
Permettons à tous nos sujets habitants des îles de se saisir
de toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés,
lorsqu'ils n'auront point de billets de leurs maîtres, ni de
marques connues, pour être rendues incessamment à leurs
maîtres, si leur habitation est voisine du lieu où leurs
esclaves auront été surpris en délit : sinon elles seront
incessamment envoyées à l'hôpital pour y être en dépôt
jusqu'à ce que les maîtres en aient été avertis.

11
Art. 22
Seront tenus les maîtres de faire fournir, par chacune
semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus,
pour leur nourriture, deux pots et demi, mesure de Paris, de
farine de manioc, ou trois cassaves pesant chacune 2 livres
et demie au moins, ou choses équivalentes, avec 2 livres de
boeuf salé, ou 3 livres de poisson, ou autres choses à
proportion : et aux enfants, depuis qu'ils sont sevrés jusqu'à
l'âge de dix ans, la moitié des vivres ci-dessus.

Art. 23
Leur défendons de donner aux esclaves de l'eau-de-vie de
canne ou guildive, pour tenir lieu de subsistance mentionnée
en l'article précédent.

Art. 24
Leur défendons pareillement de se décharger de la nourriture
et subsistance de leurs esclaves en leur permettant de
travailler certain jour de la semaine pour leur compte
particulier.

Art. 25
Seront tenus les maîtres de fournir à chaque esclave, par
chacun an, deux habits de toile ou quatre aunes de toile, au
gré des maîtres.

Art. 26
Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus
par leurs maîtres, selon que nous l'avons ordonné par ces
présentes, pourront en donner avis à notre procureur général
et mettre leurs mémoires entre ses mains, sur lesquels et
même d'office, si les avis viennent d'ailleurs, les maîtres
seront poursuivis à sa requête et sans frais ; ce que nous
voulons être observé pour les crimes et traitements barbares
et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.

12
Art. 27

Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement,


soit que la maladie soit incurable ou non, seront nourris et
entretenus par leurs maîtres, et, en cas qu'ils eussent
abandonnés, lesdits esclaves seront adjugés à l'hôpital,
auquel les maîtres seront condamnés de payer 6 sols par
chacun jour, pour la nourriture et l'entretien de chacun
esclave.

Art. 28

Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à


leurs maîtres ; et tout ce qui leur vient par industrie, ou par la
libéralité d'autres personnes, ou autrement, à quelque titre
que ce soit, être acquis en pleine propriété à leurs maîtres,
sans que les enfants des esclaves, leurs pères et mères,
leurs parents et tous autres y puissent rien prétendre par
successions, dispositions entre vifs ou à cause de mort ;
lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble
toutes les promesses et obligations qu'ils auraient faites,
comme étant faites par gens incapables de disposer et
contracter de leur chef.

13
Art. 29
Voulons néanmoins que les maîtres soient tenus de ce que
leurs esclaves auront fait par leur commandement, ensemble
de ce qu'ils auront géré et négocié dans les boutiques, et
pour l'espèce particulière de commerce à laquelle leurs
maîtres les auront préposés, et au cas que leurs maîtres ne
leur aient donné aucun ordre et ne les aient point préposés,
ils seront tenus seulement jusqu'à concurrence de ce qui
aura tourné à leur profit, et, si rien n'a tourné au profit des
maîtres, le pécule desdits esclaves que les maîtres leur
auront permis d'avoir en sera tenu, après que les maîtres en
auront déduit par préférence ce qui pourra leur être dû ;
sinon que le pécule consistât en tout ou partie en
marchandises, dont les esclaves auraient permission de faire
trafic à part, sur lesquelles leurs maîtres viendront seulement
par contribution au sol la livre avec les autres créanciers.

Art. 30

Ne pourront les esclaves être pourvus d'office ni de


commission ayant quelque fonction publique, ni être
constitués agents par autres que leurs maîtres pour gérér et
administrer aucun négoce, ni être arbitres, experts ou
témoins, tant en matière civile que criminelle : et en cas qu'ils
soient ouïs en témoignage, leur déposition ne servira que de
mémoire pour aider les juges à s'éclairer d'ailleurs, sans
qu'on en puisse tire aucune présomption, ni conjoncture, ni
adminicule de preuve.

14
Art. 31
Ne pourront aussi les esclaves être parties ni être en
jugement en matière civile, tant en demandant qu'en
défendant, ni être parties civiles en matière criminelle, sauf à
leurs maîtres d'agir et défendre en matière civile et de
poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et
excès qui auront été commis contre leurs esclaves.

Art. 32
Pourront les esclaves être poursuivis criminellement, sans
qu'il soit besoin de rendre leurs maîtres partie, (sinon) en cas
de complicité : et seront, les esclaves accusés, jugés en
première instance par les juges ordinaires et par appel au
Conseil souverain, sur la même instruction et avec les même
formalités que les personnes libres.

Art. 33
L'esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari
de sa maîtresse, ou leurs enfants avec contusion ou effusion
de sang, ou au visage, sera puni de mort.

Art. 34
Et quant aux excès et voies de fait qui seront commis par les
esclaves contre les personnes libres, voulons qu'ils soient
sévèrement punis, même de mort, s'il y échet.

Art. 35
Les vols qualifiés, même ceux de chevaux, cavales, mulets,
boeufs ou vaches, qui auront été faits par les esclaves ou par
les affranchis, seront punis de peines afflictives, même de
mort, si le cas le requiert.

15
Art. 36
Les vols de moutons, chèvres, cochons, volailles, cannes à
sucre, pois, mils, manioc, ou autres légumes, faits par les
esclaves, seront punis selon la qualité du vol, par les juges
qui pourront, s'il y échet, les condamner d'être battus de
verges par l'exécuteur de la haute justice et marqués d'une
fleur de lys.

Art. 37
Seront tenus les maîtres, en cas de vol ou d'autre dommage
causé par leurs esclaves, outre la peine corporelle des
esclaves, de réparer le tort en leur nom, s'ils n'aiment mieux
abandonner l'esclave à celui auquel le tort a été fait ; ce qu'ils
seront tenus d'opter dans trois jours, à compter de celui de la
condamnation, autrement ils en seront déchus.

Art. 38
L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois à
compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice,
aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lys
sur une épaule ; s'il récidive un autre mois à compter
pareillement du jour de la dénonciation, il aura le jarret
coupé, et il sera marqué d'un fleur de lys sur l'autre épaule ;
et, la troisième fois, il sera puni de mort.

Art. 39
Les affranchis qui auront donné retraite dans leurs maisons
aux esclaves fugitifs, seront condamnés par corps envers les
maîtres en l'amende de 300 livres de sucre par chacun jour
de rétention, et les autres personnes libres qui leur auront
donné pareille retraite, en 10 livres tournois d'amende par
chacun jour de rétention.

16
Art. 40
L'esclave puni de mort sur la dénonciation de son maître non
complice du crime dont il aura été condamné sera estimé
avant l'exécution par deux des principaux habitants de l'île,
qui seront nommés d'office par le juge, et le prix de
l'estimation en sera payé au maître ; et, pour à quoi
satisfaire, il sera imposé par l'intendant sur chacune tête des
nègres payants droits la somme portée par l'estimation,
laquelle sera régalée sur chacun desdits nègres et levée par
le fermier du domaine royal pour évité à frais.

Art. 41
Défendons aux juges, à nos procureurs et aux greffiers de
prendre aucune taxe dans les procès criminels contre les
esclaves, à peine de concussion.

Art. 42
Pourront seulement les maîtres, lorsqu'ils croiront que leurs
esclaves l'auront mérité, les faire enchaîner et les faire battre
de verges ou cordes. Leur défendons de leur donner la
torture, ni de leur faire aucune mutilation de membres, à
peine de confiscation des esclaves et d'être procédé contre
les maîtres extraordinairement.

Art. 43
Enjoignons à nos officiers de poursuivre criminellement les
maîtres ou les commandeurs qui auront tué un esclave étant
sous leur puissance ou sous leur direction et de punir le
meurtre selon l'atrocité des circonstances ; et, en cas qu'il y
ait lieu à l'absolution, permettons à nos officiers de renvoyer
tant les maîtres que les commandeurs absous, sans qu'ils
aient besoin d'obtenir de nous des lettres de grâce.

17
Art. 44
Déclarons les esclaves être meubles et comme tels entrer
dans la communauté, n'avoir point de suite par hypothèque,
se partager également entre les cohéritiers, sans préciput et
droit d'aînesse, n'être sujets au douaire coutumier, au retrait
féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux, aux
formalités des décrets, ni au retranchement des quatre
quints, en cas de disposition à cause de mort et
testamentaire.

Art. 45
N'entendons toutefois priver nos sujets de la faculté de les
stipuler propres à leurs personnes et aux leurs de leur côté et
ligne, ainsi qu'il se pratique pour les sommes de deniers et
autres choses mobiliaires.

Art. 46
Seront dans les saisies des esclaves observées les formes
prescrites par nos ordonnances et les coutumes pour les
saisies des choses mobiliaires. Voulons que les deniers en
provenant soient distribués par ordre de saisies ; ou, en cas
de déconfiture, au sol la livre, après que les dettes
privilégiées auront été payées, et généralement que la
condition des esclaves soit réglée en toutes affaires comme
celle des autres choses mobiliaires, aux exceptions
suivantes.

18
Art. 47
Ne pourront être saisis et vendus séparément le mari, la
femme et leurs enfants impubères, s'ils sont tous sous la
puissance d'un même maître ; déclarons nulles les saisies et
ventes séparées qui en sont faites , ce que nous voulons
avoir lieu dans les aliénations volontaires, sur peine, contre
ceux qui feront les aliénations, d'être privés de celui ou de
ceux qu'ils auront gardés, qui seront adjugés aux acquéreurs,
sans qu'ils soient tenus de faire aucun supplément de prix.

Art. 48
Ne pourront aussi les esclaves travaillant actuellement dans
les sucreries, indigoteries et habitations, âgés de quatorze
ans et au-dessus jusqu'à soixante ans, être saisis pour
dettes, sinon pour ce que sera dû du prix de leur achat, ou
que la sucrerie, indigoterie, habitation, dans laquelle ils
travaillent soit saisie réellement ; défendons, à peine de
nullité, de procéder par saisie réelle et adjudication par
décret sur les sucreries, indigoteries et habitations, sans y
comprendre les nègres de l'âge susdit y travaillant
actuellement.

Art. 49
Le fermier judiciaire des sucreries, indigoteries, ou
habitations saisies réellement conjointement avec les
esclaves, sera tenu de payer le prix entier de son bail, sans
qu'il puisse compter parmi les fruits qu'il perçoit les enfants
qui seront nés des esclaves pendant son bail.

19
Art. 50
Voulons, nonobstant toutes conventions contraires, que nous
déclarons nulles, que lesdits enfants appartiennent à la partie
saisie, si les créanciers, sont satisfaits d'ailleurs, ou à
l'adjudicataire, s'il intervient un décret ; et, à cet effet, il sera
fait mention dans la dernière affiche, avant l'interposition du
décret, desdits enfants nés des esclaves depuis la saisie
réelle. Il sera fait mention, dans la même affiche, des
esclaves décédés depuis la saisie réelle dans laquelle ils
étaient compris.

Art. 51
Voulons, pour éviter aux frais et aux longueurs des
procédures, que la distribution du prix entier de l'adjudication
conjointe des fonds et des esclaves, et de ce qui proviendra
du prix des baux judiciaires, soit faite entre les créanciers
selon l'ordre de leurs privilèges et hypothèques, sans
distinguer ce qui est pour le prix des fonds d'avec ce qui est
pour le prix des esclaves.

Art. 52
Et néanmoins les droits féodaux et seigneuriaux ne seront
payés qu'à proportion du prix des fonds.

Art. 53
Ne seront reçus les lignagers et seigneurs féodaux à retirer
les fonds décrétés, s'ils ne retirent les esclaves vendus
conjointement avec fonds ni l'adjudicataire à retenir les
esclaves sans les fonds.

20
Art. 54
Enjoignons aux gardiens nobles et bourgeois usufruitiers,
amodiateurs et autres jouissants des fonds auxquels sont
attachés des esclaves qui y travaillent, de gouverner lesdits
esclaves comme bons pères de famille, sans qu'ils soient
tenus, après leur administration finie, de rendre le prix de
ceux qui seront décédés ou diminués par maladie, vieillesse
ou autrement, sans leur faute, et sans qu'ils puissent aussi
retenir comme fruits à leur profit les enfants nés desdits
esclaves durant leur administration, lesquels nous voulons
être conservés et rendus à ceux qui en sont maîtres et les
propriétaires.

Art. 55
Les maîtres agés de vingt ans pourront affranchir leurs
esclaves par tous actes vifs ou à cause de mort, sans qu'ils
soient tenus de rendre raison de l'affranchissement, ni qu'ils
aient besoin d'avis de parents, encore qu'ils soeint mineurs
de vingt-cinq ans.

Art. 56
Les esclaves qui auront été fait légataires universels par
leurs maîtres ou nommés exécuteurs de leurs testaments ou
tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons
et réputons pour affranchis.

Art. 57
Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles, leur
tenir lieu de naissance dans nosdites îles et les esclaves
affranchis n'avoir besoin de nos lettres de naturalité pour jouir
des avantages de nos sujets naturels de notre royauté, terres
et pays de notre obéissance, encore qu'ils soient nés dans
les pays étrangers.

21
Art. 58
Commandons aux affranchis de porter un respect singulier à
leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants, en
sorte que l'injure qu'ils leur auront faite soit punie plus
grièvement que si elle était faite à une autre personne : les
déclarons toutefois francs et quittes envers eux de toutes
autres charges, services et droits utiles que leurs anciens
maîtres voudraient prétendre tant sur leurs personnes que
sur leurs biens et successions en qualité de patrons.

Art. 59
Octroyons aux affranchis les mêmes droits, privilèges et
immunités dont jouissent les personnes nées libres ; voulons
que le mérite d'une liberté acquise produise en eux, tant pour
leurs personnes que pour leurs biens, les mêmes effets que
le bonheur de la liberté naturelle cause à nos autres sujets.

Art. 60
Déclarons les confiscations et les amendes qui n'ont point de
destination particulière, par ces présentes nous appartenir,
pour être payées à ceux qui sont préposés à la recette de
nos droits et de nos revenus ; voulons néanmoins que
distraction soit faite du tiers desdites confiscations et
amendes au profit de l'hôpital établi dans l'île où elles auront
été adjugées.
…..

La traite des Noirs fut méthodique et participa à l'essor


économique des colonies.

Entre le XVIeme et le XIXeme siècle, toutes les puissances maritimes participèrent


au commerce négrier vers le Nouveau Monde.

22
Après avoir installé des comptoirs en Afrique puis en Amérique du Sud, les
Portugais étendirent leurs routes commerciales jusqu'aux Indes.

Puis ce fut le tour des Conquistadors Espagnols.

Au XVIIIeme siècle on arriva au paroxysme de la traite des Noirs.

Le commerce européen des esclaves donna naissance au "commerce


triangulaire" entre l’Europe, l’Afrique et l’Amérique.

Des navires chargés de pacotilles quittaient les ports européens vers l'Afrique
(Sénégal, Guinée, Bénin, Congo, Zanzibar).

Les denrées étaient échangées contre des esclaves acheminés dans des
conditions inhumaines vers les colonies d'Amérique (portugaises, anglaises,
hollandaises, espagnoles et françaises).

Du Nouveau Monde, les navires repartaient vers l'Europe avec des produits
tropicaux et des métaux précieux.

Entre le XVIeme et le XIXeme siècle l'UNESCO dénombre 100 millions d'esclaves


et de déportés!
LE VINGTIEME siècle présente également son lot d'esclaves et de souffrances.

LE GOULAG

Goya y Lucientes 1746-1828, Francisco de, Fuendetodos, Spain

23
LA PRISON POLITIQUE EST L’EXTENSION DE L’ALIENATION DE L’HOMME
PAR L’HOMME PAR L’APPLICATION D’UNE DOCTRINE QUI A IMPOSE SES
LOIS DANS LA VIOLENCE CAR LA CROIX EST L’ACCEPTATION DU
SACRIFICE D’UN HOMME POUR DIEU ET NON PAS DE CERTAINS HOMMES
POUR D’AUTRES QUI UTILISENT UN POUVOIR DIVIN QUI NE RESPECTE PAS
LA DIGNITE HUMAINE !

QUE FAUT-IL FAIRE ?

PREMIEREMENT NE PAS OUBLIER CA !

LA POLITIQUE EST LIEE A LA RELIGION

LES DIRIGEANTS UTILISENT UNE INCONSCIENCE SADO-MASOCHISTE QUI


DECOULE DU SACRIFICE SUPREME D’UNE SOUFFRANCE MORBIDE ET
INJUSTE
REPRESENTEE PAR LA CROIX
POUR JUSTIFIER TOUTES FORMES DE SANCTION AU PEUPLE

Entre 1920 et 1923, on dénombra en Russie 84 goulags regroupant


environ 25000 prisonniers, soit le tiers de la population carcérale de
Russie.
En l'espace de 15 ans, plus de 2.3 millions de personnes opposées au régime
soviétique ou victime du "délit de sale gueule" ou d'épuration ethnique seront
déportées vers les camps du Goulag !

Mais ce n'était que le début de la répression.

HITLER ALLAIT CREER LA SHOAH !

Paroxysme d'un antisémitisme européen à la très longue


histoire, ce génocide a voulu éliminer radicalement la
totalité d'une population qui ne représentait aucune
menace militaire ou politique pour les bourreaux. Les
femmes, les bébés ou les vieillards furent tout aussi
systématiquement traqués et voués à la mort de masse que
les hommes adultes. En particulier, quelque 1 500 000
enfants furent victimes de l'anéantissement.

24
Ces âmes d’enfant juif payaient un symbole qui aurait du
les protéger.
La passion du christ est le combat d’un élu contre les
forces du mal mais les textes appliqués par les témoins ont
engendré ce mal qui est le fait d’indigner toute personne
humaine par sa différence alors que celle-ci est une
évidente nécessité comme le cosmopolitisme est également
un fait de société et non pas un choix politique imposé par
des fous même si ce sont des religieux et quelque soit leur
DOGME.
AS TU UNE SOLUTION HOMME DE PEU DE FOI !
OUI
Commencez par regarder cette image

Meister Francke 1380-1430, , Hamburg

25
Elle exprime ce qu’il y a de meilleur dans la religion
catholique la naissance d’un enfant !

Si le symbolisme changeait, des valeurs morales basées non


pas sur le dogmatisme mais sur la défense de ces êtres
fragiles feraient apparaître un monde nouveau qui
respecterait la vie, rien que la vie sous toutes ses formes
terrestres.

La convention des droits de l’enfant

Schiele 1890-1918, Egon, Tulln, Austria

Article 1 : définition de l'enfant


La convention te concerne si tu as moins de 18 ans (sauf si ton pays
t'accorde la majorité plus tôt).

26
Article 2 : Tu as droit à la non-discrimination
Tous les droits énoncés par la Convention doivent t'être accordés
ainsi qu'à tous les autres enfants, filles et garçons, quelle que soit
leur origine ou celle de leur parents. Les États s'engagent à ne pas
violer tes droits et à les faire respecter pour tous les enfants.

Article 3 : Tu as droit au bien-être


1) Toutes les décisions qui te concernent doivent tenir compte de
ton intérêt.
2) L' État doit te protéger et assurer ton bien-être si tes parents ne
peuvent le faire.
3) L' État est responsable des institutions (école, police, justice...)
chargées de t'aider et de te protéger.

Article 4 : Tu as droit à l'exercice de tes droits


L' État doit faire le nécessaire pour que tu puisses exercer tous les
droits qui te sont reconnus par cette Convention.

Article 5 : Tu as droit au développement de tes capacités


L' État doit respecter le droit et le devoir de tes parents d'assurer
le développement de tes capacités.

Article 6 : Tu as droit à la vie et au développement


1) Comme tout enfant, tu as droit à la vie
2) L' État doit assurer ta survie et ton développement.

Article 7 : Tu as droit à un nom et une nationalité


1) Dès ta naissance, tu as droit à un nom et à une nationalité. Tu
as le droit de connaître tes parents et d'être élevé(e) par eux.
2) Les États doivent respecter cela, même si tu es apatride (sans
pays).

Article 8 : Tu as droit à la protection de ton identité


L' État doit te protéger et, le cas échéant, t'aider à conserver ton
identité, ta nationalité, ton nom et tes relations familiales.

27
Article 9 : Tu as le droit de vivre avec tes parents
1) Tu as le droit de vivre avec tes parents, sauf si cela est contraire
à ton intérêt (si tes parents te maltraitent ou te négligent par
exemple).
2) Tu as le droit de donner ton avis et de participer à toute
décision concernant une éventuelle séparation de tes parents. Ils
ont aussi le droit de donner leur avis et de participer à une telle
décision.
3) Si tu es séparé de tes deux parents, ou de l'un d'eux, tu as le
droit de les - ou de le - voir régulièrement, sauf si cela est
contraire à ton intérêt.
4) Tu as le droit de savoir où se trouvent tes parents, - s'ils sont,
par exemple, détenus (en prison) ou exilés (partis dans un autre
pays) - sauf si cela est contraire à ton intérêt.

Article 10 : Tu as le droit à retrouver ta famille


1) Tu as le droit de quitter un pays et d'entrer dans un autre pour
retrouver tes parents. Tes parents ont le même droit.
2) Si tu habites dans un autre pays que tes parents, tu as le droit
d'avoir des contacts réguliers avec eux. Tu as le droit de les
rejoindre.

Article 11 : Tu as droit à la liberté de déplacement


1) Personne ne peut t'enlever de ton pays ou s'opposer (ne pas être
d'accord) à ton retour dans ton pays.
2) Les États doivent trouver des solutions à ce sujet.

Article 12 : Tu as droit à la liberté d'opinion


1) Dès que tu en es capable, tu as le droit de donner ton avis à
propos de tout ce qui te concerne.
2) Les États doivent te garantir (ils sont obligés) ce droit.

Article 13 : Tu as droit à la liberté d'expression


1) Tu as le droit à la liberté d'expression, tu as le droit de recevoir
et de répandre des informations.
2) Il y a cependant des limites à ta liberté d'expression :

28
- tu dois respecter les droits et la réputation des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.

Article 14 : Tu as droit à la liberté de pensée, de conscience et de


religion
1) Tu as droit à la liberté de pensée et de conscience, tu peux
pratiquer une religion.
2) Tes parents ont le droit et le devoir de te guider dans l'exercice
de ce droit, en fonction de tes capacités.
3) Ta liberté de pratiquer une religion et de manifester tes
convictions (ce que tu penses) a des limites :
- tu dois respecter les libertés et les droits des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.

Article 15 : Tu as droit à la liberté d'association


1) Tu as le droit de t'associer à d'autres personnes et de participer
à des réunions.
2) Ta liberté de réunion et d'association a des limites :
- tu dois respecter les libertés et les droits des autres;
- tu ne peux pas mettre la société en danger.

Article 16 : Tu as le droit à la protection de ta vie privée


1) Personne ne peut illégalement (en dehors de la loi) intervenir
dans ta vie ou celle de ta famille. Ton domicile (là où tu habites), ta
correspondance (ton courrier) sont également protégés. Il en est de
même pour ton honneur (ta morale) et ta réputation (ce que
pensent les autres de toi).
2) La loi doit te protéger sur ces différents points.

Article 17 : Tu as droit à l'information


Tu as le droit de recevoir une information (médias) diversifiée (de
toute sorte) et objective (pas déformée). En particulier, cette
information élargira ta culture (tes connaissances) et assurera ta
santé physique et mentale.
Les États encourageront les médias (radios, télévisions, journaux..)
à te présenter des informations qui te seront utiles, qui

29
favoriseront (aideront) ta connaissance et ta compréhension des
autres cultures. Ils encourageront la production de livres pour les
enfants. L'information te sera communiquée dans ta langue,
même si elle est minoritaire (par exemple le Français est minoritaire
par rapport à l'Anglais au Canada). L' État doit te protéger contre
les informations qui pourraient te nuire (te faire du mal).

Article 18 : La responsabilité de tes parents


1) Ce sont tes parents ou leurs représentants légaux qui ont la
responsabilité de t'élever et d'assurer ton développement.
2) L' État doit aider tes parents dans cette mission en créant des
institutions et des services chargés de veiller à ton bien-être.
3) Si tes parents travaillent tous les deux, l' État doit les aider plus
particulièrement.

Article 19 : Tu as le droit d'être protégé contre les mauvais


traitements
1) L' État doit te protéger contre toutes les formes de violence et
de brutalités physiques ou mentales. Il doit te protéger contre
l'abandon, la négligence, les mauvais traitements, l'exploitation et
la violence sexuelle, que tu sois sous la garde de tes parents ou
toute autre personne.
2) L' État fera en sorte que de telles situations ne se produisent
pas. Si cela devait cependant arriver, il devrait s'occuper de toi.

Article 20 : Tu as le droit à une protection même si tu n'as pas de


famille
1) Si tu n'as plus de famille, l'État doit te protéger et t'aider.
2) L' État te donnera une protection de remplacement.
3) Cette protection devra tenir compte de ton passé et de ta
culture.

Article 21 : Tu as droit à l'adoption


L'adoption ne peut-être autorisée que dans ton intérêt.
a- Elle ne peut se faire sans le consentement (l'accord) des
personnes qui sont responsables de toi.

30
b- Elle peut se faire dans un autre pays que le tien, si c'est la
meilleure solution pour toi.
c- Il doit t'être accordé les mêmes droits que si tu avais été adopté
dans ton pays d'origine.
d- Les personnes qui t'adopteront ne pourront tirer aucun profit
matériel (par exemple gagner de l'argent) de cette adoption.
e- Les États prendront accord pour que ton adoption se fasse, avec
l'accord des autorités, par des organismes compétents.

Article 22 : Les droits de l'enfant réfugié


1) Tu as le droit d'être considéré comme réfugié. Tu seras protégé
par le droit international (lois communes à tous les pays), que tu
sois seul, accompagné de tes parents ou d'autres adultes.
2) Les États et les organisations internationales (l'UNICEF par
exemple) devront t'aider si tu es dans une telle situation. Ils
devront t'aider à retrouver tes parents, ta famille. Si ta famille ne
peut être retrouvée, tu seras protégé et tes droits seront reconnus.

Article 23 : Les droits de l'enfant handicapé


1) Si tu es handicapé mentalement ou physiquement, tu as le droit
de mener une vie décente (la meilleure possible) dans la dignité
pour parvenir à un maximum d'autonomie (faire le maximum de
choses tout seul). Tu dois pouvoir participer à la vie de la
collectivité (par exemple : déplacements sans problème si tu es en
fauteuil roulant).
2) Les États doivent te reconnaître, ainsi qu'à tous les enfants
handicapés, le droit de bénéficier de soins spéciaux. Si nécessaire,
une aide supplémentaire sera accordée à tes parents ou aux
personnes qui te gardent.
3) Cette aide sera, si nécessaire, gratuite afin de t'assurer le droit à
l'éducation, à la formation, à la santé, à la rééducation, à l'emploi,
aux loisirs, à l'intégration sociale (ne pas rester isolé), ainsi qu'à
l'épanouissement personnel (être mieux mentalement).
4) Les États échangeront toutes les informations utiles pour aider
les enfants handicapés. Les pays en développement (les plus
pauvres) seront particulièrement aidés.

31
Article 24 : Tu as droit à la santé et aux services médicaux
1) Les États assureront en priorité :

• la réduction de la mortalité infantile;


• le développement de soins primaires;
• le développement de soins préventifs (éviter la maladie) et la
lutte contre la malnutrition (la faim) ;
• le développement de l'aide aux mamans, avant et après
l'accouchement (la naissance) ;
• le développement de l'information sur la santé, la nutrition
(façon de se nourrir) et l'hygiène (la propreté) ;
• le développement de la planification familiale.

2) Les États aboliront (supprimeront) les pratiques traditionnelles


dangereuses pour la santé des enfants (par exemple l'excision des
petites filles).

Article 25 : Tu as droit à la révision de ton placement


Les États te reconnaissent, en cas de placement - et quelle que soit
la raison de ton placement - le droit à un examen périodique
(souvent) de l'évolution de ta situation.

Article 26 : Tu as droit à la sécurité sociale


1) Tu as le droit de bénéficier (d'avoir) de la sécurité sociale. Les
États doivent te garantir ce droit.
2) Les États doivent t'aider en fonction de ta situation et de celle
des personnes responsables de toi.

Article 27 : Tu as droit à un niveau de vie décent


1) Tu as le droit à un niveau de vie décent. Tu dois pouvoir te
développer normalement sur le plan physique, mental, spirituel,
moral et social.
2) Ce sont d'abord tes parents qui sont responsables de ton
développement.
3) Si nécessaire, les États devront aider tes parents ou les

32
personnes responsables de toi. Ils accorderont la priorité à
l'alimentation, à l'habillement et au logement.
4) Les États te garantissent le droit à la pension alimentaire. Les
États s'organiseront pour t'assurer ce droit, où que tu sois.

Article 28 : Tu as droit à l'éducation


1) Les États te reconnaissent le droit à l'éducation, sur la base du
principe de l'égalité des chances. Pour cela :
a) tu dois pouvoir fréquenter gratuitement l'enseignement
primaire. Cet enseignement est obligatoire ;
b) tu as le droit d'accéder à l'enseignement secondaire. Il doit être
gratuit, sinon, des aides doivent t'être accordées ;
c) l'enseignement supérieur t'es également accessible ;
d) tu as le droit à une orientation scolaire et professionnelle ;
e) tout doit être fait pour t'encourager à fréquenter l'école.
2) La discipline scolaire doit respecter tes droits et ta dignité.
3) Les États doivent coopérer (travailler ensemble) pour éliminer
l'ignorance et l'analphabétisme (absence d'instruction) dans le
monde et pour développer l'accès aux connaissances scientifiques
et techniques. Les pays en développement doivent être aidés.

Article 29 : Les objectifs de ton éducation


Ton éducation doit viser à :
a) épanouir ta personnalité et tes potentialités (capacités) ;
b) t'inculquer (te faire comprendre) le respect des droits de
l'homme et des libertés fondamentales (les plus importantes) ;
c) t'inculquer le respect de ta culture d'origine et d'adoption ;
d) te préparer à assumer (prendre) tes responsabilités dans une
société libre, dans un esprit de compréhension, de paix, de
tolérance, d'égalité et d'amitié entre tous ;
e) t'inculquer le respect du milieu naturel (l'environnement).

Article 30 : Les droits des enfants de minorités ou de populations


autochtones (*)
Même si tu appartiens à une minorité ethnique (petit peuple),
religieuse ou linguistique (qui parle une langue peu connue), tu as le

33
droit d'avoir ta vie culturelle, de pratiquer ta religion - si tu en as
une - et d'utiliser la langue de ton groupe.
(*) Personnes qui habitent dans le pays depuis toujours (exemple les
Aborigènes d'Australie)

Article 31 : Tu as droit aux loisirs


1) Tu as le droit au repos, aux loisirs, au jeu, aux activités
récréatives. Tu as le droit de participer librement aux activités
artistiques et culturelles.
2) Les États doivent protéger ce droit et encourageront toutes les
initiatives favorisant le développement de ce droit.

Article 32 : Tu as droit à la protection contre l'exploitation


1) Tu dois être protégé contre l'exploitation. Tu ne peux accomplir
de travail dangereux ou nuisant à ton éducation, à ta santé et ton
développement.
2) Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te
protéger :
a- ils fixeront un âge minimum à partir duquel tu pourras
travailler (en France par exemple l'âge minimum est de 16 ans) ;
b- ils établiront des règlements concernant les heures et les
conditions de travail (c'est le cas par exemple, toujours en France,
pour les enfants artistes) ;
c- ils puniront ceux qui ne respecteront pas ces règles.

Article 33 : Tu as droit à la protection contre la drogue


Les États prendront toutes les mesures nécessaires pour te
protéger de toutes les drogues. Ils empêcheront que tu sois utilisé
dans la production et le trafic de drogue.

Article 34 : Tu as droit à la protection contre l'exploitation


sexuelle
Tu as le droit d'être protégé contre toutes les formes
d'exploitation ou de violences sexuelles. Les États prendront
toutes les mesures nécessaires pour que :
- tu ne sois pas incité(e) (qu'on te donne envie) ou contraint (que tu

34
sois obligé(e)) à te livrer à une activité sexuelle illégale ;
- tu ne sois pas exploité(e) à des fins de prostitution ;
- tu ne sois pas exploité(e) dans des productions pornographiques
(films et photos).

Article 35 : Tu as droit à la protection contre la vente


Tu ne peux être enlevé ou vendu. Aucun commerce d'enfant ne
peut être organisé.

Article 36 : Tu as le droit à la protection contre les autres formes


d'exploitation
Tu dois également être protégé contre toutes les autres formes
d'exploitation (utilisation de toi à des fins commerciales par
exemple).

Article 37 : Tu as droit à la protection contre la torture et la


privation de liberté
1) Tu ne peux pas être soumis à la torture ou à une peine cruelle,
dégradante. Tu ne peux pas être exécuté (tué après une
condamnation à mort) ou emprisonné à vie.
2) Tu ne peux pas être arrêté arbitrairement (sans raison). Ta
détention (la prison) doit être la dernière solution possible. Elle
doit être aussi courte que possible.
3) Si tu es privé de ta liberté (mis en prison), tu dois être traité
humainement et avec le respect de ta dignité d'être humain. Il doit
être tenu compte des besoins de ton âge. Tu seras séparé des
adultes. Tu auras le droit de rester en contact avec ta famille (sauf
cas exceptionnels dans ton intérêt).
4) Si tu es privé de liberté, tu as droit à diverses formes
d'assistance. Tu as le droit de contester (dire que tu n'es pas
d'accord) les raisons de ton enfermement devant un tribunal.
Toutes les décisions qui concernent ta privation de liberté doivent
se prendre dans les meilleurs délais (le plus vite possible).

Article 38 : Tu as droit à la protection en cas de conflits armés


(guerres)

35
1) En cas de conflit, les États doivent te protéger par le respect des
règles du droit humanitaire international.
2) Si tu as moins de 15 ans, les États doivent éviter que tu
participes directement aux hostilités (que tu fasses la guerre).
3) Si tu as moins de 15 ans, tu ne peux pas être enrôlé(e)
(recruté(e)) dans une armée. Si les États incorporent (font rentrer à
l'armée) des jeunes de 15 à 18 ans, ils doivent en priorité enrôler
les plus âgés.
4) Si tu es concerné par un conflit armé, les États ont l'obligation
de te protéger et de te soigner.

Article 39 : Tu as droit à la réadaptation et à la réinsertion


Les États doivent t'aider à te réadapter et à te réinsérer
socialement (t'aider à retrouver une vie normale), si tu as été victime
de négligence, d'exploitation, de sévices, de tortures ou de toute
autre forme de traitements cruels.

Article 40 : La justice et les droits des mineurs


1) Si tu es suspecté ou reconnu coupable d'avoir commis un délit
(vol, crime...), tes droits fondamentaux doivent être respectés. Il
doit être tenu compte de ton âge et tout doit être fait pour que tu
réintègres la société.
2) Pour cela les États devront veiller :
a) à ce que tu ne sois pas accusé injustement;
b) à ce que tu bénéficies de garanties telles que :

• être présumé(e) innocent(e) jusqu'à preuve du contraire (penser


que tu peux être innocent jusqu'à ce qu'on te déclare coupable
dans un tribunal)
• être informé(e) des accusations portées contre toi
• avoir un procès juste et équitable, qui tienne compte de ton âge
et de ton intérêt
• avoir droit à une procédure qui tienne compte de ton âge,
• avoir la possibilité d'aller en appel (refaire le procès);
• te faire assister par un avocat
• te faire assister, si nécessaire, d'un interprète (un traducteur),

36
• avoir droit au respect de ta vie privée.

3) Les États doivent adopter des lois et des procédures adaptées à


ton âge ;
En particulier, ils devront :
a- définir l'âge en dessous duquel on ne pourra pas considérer
que tu enfreins la loi (que tu commets un délit),
b- prendre des mesures pour s'occuper de toi, sans devoir
passer par la voie de la justice, en respectant bien sûr tous tes
droits.
4) Les États doivent organiser un système d'encadrement et
d'éducation pour assurer ton bien-être, en fonction de ta situation
et de l'infraction (le délit) que tu as commise.

Article 41 : Tu as droit à la protection la plus favorable


Si la loi en vigueur dans ton pays t'est plus favorable (si elle est
meilleure) que le texte de la présente Convention, c'est la loi la plus
favorable de ton pays qui doit être appliquée.

Article 42 : La diffusion des droits


Les Etats doivent faire connaître le texte de cette Convention aussi
bien aux adultes qu'aux enfants

Ces articles ne sont jamais appliqués par les puissances


émergentes car seul un DIEU existe mais l’enfant est
symboliquement mort né car il ne produit rien et ne peut
s’imposer car ces femmes qui sont les mères de nos nations si
fortes n’ont jamais été reconnues comme des êtres d’exception qui
doivent aspirer naturellement à des destins politiques supérieurs.

Le femme a été considérée comme l’origine du pêché alors


qu’elle représente l’origine de l’humanité et le destin des
hommes.

37
Les droits de la femme et de la citoyenne

Unknown, postcards

Article premier.
La Femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits. Les
distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité
commune.

Article 2
Le but de toute association politique est la conservation des droits
naturels et imprescriptibles de la Femme et de l'Homme. Ces droits

38
sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à
l'oppression.

Article 3
Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la
Nation, qui n'est que la réunion de la Femme et de l'Homme: nul
corps, nul individu, ne peut exercer d'autorité qui n'en émane
expressément.

Article 4
La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à
autrui; ainsi l'exercice des droits naturels de la femme n'a de bornes
que la tyrannie perpétuelle que l'homme lui oppose; ces bornes
doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

Article 5
Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à
la société; tout ce qui n'est pas défendu pas ces lois, sages et divines,
ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu'elles
n'ordonnent pas.

Article 6
La loi doit être l'expression de la volonté générale; toutes les
Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par
leurs représentants, à sa formation; elle doit être la même pour tous :
toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux,
doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois
publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de
leurs vertus et de leurs talents.

Article 7
Nulle femme n'est exceptée; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans
les cas déterminés par la loi: les femmes obéissent comme les hommes
à cette loi rigoureuse.

Article 8
La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment

39
nécessaires, et nul ne peut être puni qu'en vertu d'une Loi établie et
promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux
femmes.

Article 9
Toute femme étant déclarée coupable; toute rigueur est exercée par la
Loi.

Article 10
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la
femme a le droit de monter sur l'échafaud; elle doit avoir également
celui de monter à la Tribune; pourvu que ses manifestations ne
troublent pas l'ordre public établi par la loi.

Article 11
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits
les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité
des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire
librement, je suis mère d'un enfant qui vous appartient, sans qu'un
préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de
l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

Article 12
La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une
utilité majeure; cette garantie doit être instituée pour l'avantage de
tous, et non pour l'utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

Article 13
Pour l'entretien de la force publique, et pour les dépenses
d'administration, les contributions de la femme et de l'homme sont
égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles;
elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des
emplois, des charges, des dignités et de l'industrie.

Article 14
Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou
par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les

40
Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l'admission d'un partage
égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l'administration
publique, et de déterminer la quotité, l'assiette, le recouvrement et la
durée de l'impôt.

Article 15
La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des
hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son
administration.

Article 16
Toute société, dans laquelle la garantie des droits n'est pas assurée, ni
la séparation des pouvoirs déterminée, n'a point de constitution; la
constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la
Nation, n'a pas coopéré à sa rédaction.

Article 17
Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés: elles ont pour
chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée,
l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable
indemnité.

Les barbares ont soumis la déesse car elle leur faisait peur, ils ont
éloigné les femmes et se sont ordonnés prêtre, avez-vous donc si peur
de ne plus exister tant la lumière aveuglante de leur pouvoir vous
aveugle et vous terrorise.

Il faut du courage pour affronter un passé si détestable qui accumule la


culpabilité, qui détruit, qui assassine, qui enchaîne et qui supprime
tout espoir de changement alors que le climat nous rappelle que toutes
nos guerres et tous nos choix politiques nous amènent
progressivement vers la chaos et la fin du monde !

J’entends des voix subtiles me traiter de gourou, qu’ils le croient mais


surtout et c’est le plus important qu’ils me croient car nous ne
respectons plus rien ni environnement ni vie animale ni vie végétale ni

41
vie humaine, seulement la recherche du pouvoir absolu de domination
et de soumission d’autrui et donc de nos futurs enfants !

Y a t’il un espoir ?

Une prise de conscience serait plus juste, elle vient de se concrétiser


par la charte de l’environnement.

J.O n° 51 du 2 mars 2005 page 3697


texte n° 2
LOIS

LOI constitutionnelle n° 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la


Charte de l'environnement (1)

NOR: JUSX0300069L

Le Congrès a adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Article 1

Le premier alinéa du Préambule de la Constitution est complété par


les mots : « , ainsi qu'aux droits et devoirs définis dans la Charte de
l'environnement de 2004 ».

Article 2

La Charte de l'environnement de 2004 est ainsi rédigée :

« Le peuple français,

42
« Considérant,

« Que les ressources et les équilibres naturels ont conditionné


l'émergence de l'humanité ;

« Que l'avenir et l'existence même de l'humanité sont indissociables de


son milieu naturel ;

« Que l'environnement est le patrimoine commun des êtres humains ;

« Que l'homme exerce une influence croissante sur les conditions de la


vie et sur sa propre évolution ;

« Que la diversité biologique, l'épanouissement de la personne et le


progrès des sociétés humaines sont affectés par certains modes de
consommation ou de production et par l'exploitation excessive des
ressources naturelles ;

« Que la préservation de l'environnement doit être recherchée au


même titre que les autres intérêts fondamentaux de la Nation ;

« Qu'afin d'assurer un développement durable, les choix destinés à


répondre aux besoins du présent ne doivent pas compromettre la
capacité des générations futures et des autres peuples à satisfaire leurs
propres besoins,

« Proclame :

« Art. 1er. - Chacun a le droit de vivre dans un environnement


équilibré et respectueux de la santé.

« Art. 2. - Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation


et à l'amélioration de l'environnement.

« Art. 3. - Toute personne doit, dans les conditions définies par la loi,

43
prévenir les atteintes qu'elle est susceptible de porter à
l'environnement ou, à défaut, en limiter les conséquences.

« Art. 4. - Toute personne doit contribuer à la réparation des


dommages qu'elle cause à l'environnement, dans les conditions
définies par la loi.

« Art. 5. - Lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en


l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière
grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent,
par application du principe de précaution et dans leurs domaines
d'attributions, à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des
risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de
parer à la réalisation du dommage.

« Art. 6. - Les politiques publiques doivent promouvoir un


développement durable. A cet effet, elles concilient la protection et la
mise en valeur de l'environnement, le développement économique et
le progrès social.

« Art. 7. - Toute personne a le droit, dans les conditions et les limites


définies par la loi, d'accéder aux informations relatives à
l'environnement détenues par les autorités publiques et de participer à
l'élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur
l'environnement.

« Art. 8. - L'éducation et la formation à l'environnement doivent


contribuer à l'exercice des droits et devoirs définis par la présente
Charte.

« Art. 9. - La recherche et l'innovation doivent apporter leur concours


à la préservation et à la mise en valeur de l'environnement.

« Art. 10. - La présente Charte inspire l'action européenne et


internationale de la France. »

44
Article 3

Après le quinzième alinéa de l'article 34 de la Constitution, il est


inséré un alinéa ainsi rédigé :

« - de la préservation de l'environnement ; ».

La présente loi sera exécutée comme loi de l'Etat.

Fait à Paris, le 1er mars 2005.

Jacques Chirac

Par le Président de la République :

Le Premier ministre,

Jean-Pierre Raffarin

Le garde des sceaux, ministre de la justice,

Dominique Perben

Le ministre de l'écologie

et du développement durable,

Serge Lepeltier

45
(1) Travaux préparatoires : loi n° 2005-205.

Assemblée nationale :

Projet de loi constitutionnelle n° 992 ;

Rapport de Mme Nathalie Kosciusko-Morizet, au nom de la


commission des lois, n° 1595 ;

Avis de M. Martial Saddier, au nom de la commission des affaires


économiques, n° 1593 ;

Discussion les 25 et 26 mai 2004 et adoption le 1er juin 2004.

Sénat :

Projet de loi constitutionnelle, adopté par l'Assemblée nationale, n°


329 (2003-2004) ;

Rapport de M. Patrice Gélard, au nom de la commission des lois, n°


352 (2003-2004) ;

Avis de M. Jean Bizet, au nom de la commission des affaires


économiques, n° 353 (2003-2004) ;

Discussion le 23 juin et adoption le 24 juin 2004.

Congrès du Parlement :

Décret du Président de la République en date du 18 février 2005


tendant à soumettre deux projets de loi constitutionnelle au Parlement
réuni en Congrès : adopté le 28 février 2005.

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L’altermondialisation sera le processus économique qui
perpétuera l’espèce humaine et animale dans un monde stoppé de
son autodestruction par l’homme nouveau protecteur de la
REINE femme et de son enfant ROI des ROIS.

PROTEGEONS LA FEMME ET L’ENFANT OUBLIONS NOS PEURS


D’ANTAN ET DONC D’AUTRUI PUIS APPRENONS A VIVRE
LIBRE ENSEMBLE ET EN PAIX !

AMEN

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