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PCSI – Lycée François Ier 2005/2006

Feuille d’exercices no 7

Géométrie plane

Dans tous les exercices, on travaille dans le plan IR2 et on suppose qu’aucun triangle n’est
aplati.

Exercice 1 ? ou ??
Donner l’équation des droites suivantes :
a) la droite passant par les points A(2, 1) et B(−1, 2).
b) la droite passant par les points A(a, 0) et B(0, b) avec a 6= 0 ou b 6= 0.
c) la droite passant par A(1, 1) orthogonale à la droite (BC) avec B(0, 1) et C(2, −1).
d) la médiatrice de [AB] avec A(1, −1) et B(−3, 2).
e) la médiane, la hauteur et la bissectrice issues de A dans la triangle ABC où A(2, 1), B(1, −2)
et C(−3, 1).
Exercice 2 ??
Soient D1 et D2 les droites d’équations respectives 3x + 4y + 3 = 0 et 12x − 5y + 4 = 0.
Déterminer les équations des bissectrices des angles formés par D1 et D2 .

Exercice 3 ?
Soit D la droite d’équation 2x + y = 1 et M un point de coordonnées (x0 , y0 ).
Donner les coordonnées du projeté orthogonal de M sur D et du symétrique orthogonal de M
par rapport à D.

Exercice 4 ? ? ?
Soient D la droite d’équation f (x, y) = ax + by + c = 0 et D0 la droite d’équation g(x, y) =
a0 x + b0 y + c0 = 0 avec ab0 − a0 b 6= 0.
On note P leur point d’intersection.
Montrer que les droites passant par P ont des équations de la forme λf (x, y) + µg(x, y) = 0.

Exercice 5 ? ? ? ?
Soit trois droites Di , i = 1 . . . 3 d’équations respectives ai x + bi y +
ci = 0.
a b c1
1 1
Montrer que ces trois droites sont concourantes ou parallèles ssi a2 b2 c2 = 0.
a3 b 3 c3


 a1 x + b 1 y +
 c1 z = 0
On pourra discuter sur les solutions du système (S) : a2 x + b2 y + c2 z = 0 .
 a x + b y +

c3 z = 0
3 3

Exercice 6 ?
Déterminer l’aire du triangle ABC défini par A(1, 2) , B(2, −1) et C(−3, −2).

Exercice 7 ??
Soit trois droites d’équations respectives x + y = 2, 2x − y = 1, x + 3y = 0.
Déterminer l’aire du triangle défini par ces trois droites.

1
Exercice 8 ? ? ?
Deux villes A et B se trouvent respectivement à 2 et 5 kms du même coté d’une ligne de chemin
de fer supposé rectiligne.
Une gare doit être installée pour désservir les deux villes par deux routes droites allant de la
gare à chacune des villes.
Sachant que les deux villes sont séparées de 5 kms, quelle sera la longueur minimale totale des
deux routes ?
Exercice 9 ??

1) Soit quatre points A, B, C, D du plan.


−→ −−→ −→ −−→ −−→ −−→
Montrer que AB.CD + AC.DB + AD.BC = 0.
2) En déduire que les hauteurs d’un triangle sont concourantes.

Exercice 10 ? ? ?
Etant donné deux points A et B, on se fixe un vecteur ~i directeur de la droite (AB). On
appelle mesure algébrique par rapport à ~i du segment [AB], l’unique réel noté AB, défini par
−→
AB = AB ~i.
La mesure algébrique d’un segment dépend bien sur du choix de ~i.
1) Montrer que le quotient de deux mesures algébriques (de points alignés) est indépendant
du choix de ~i.
Soit ABC un triangle et A0 , B 0 , C 0 trois points respectivement sur les droites (BC), (CA), (AB).

A0 B B 0 C C 0 A
2) Théorème de Ménélaüs1 : Montrer que A0 , B 0 , C 0 sont alignés ssi . . = 1.
A0 C B 0 A C 0 B
3) Théorème de Ceva2 : Montrer que (AA0 ), (BB 0 ), (CC 0 ) sont concourantes ou parallèles
A0 B B 0 C C 0 A
ssi 0 . 0 . 0 = −1.
AC BA C B
On pourra utiliser l’exercice 5.

Exercice 11 ??
Soit A1 , B1 , C1 et A2 , B2 , C2 deux systèmes de points alignés.
Montrer que si (A1 B2 ) et (A2 B1 ) sont parallèles et si (B1 BC2 ) et (B2 C1 ) sont parallèles alors
si (A1 C2 ) et (A2 C1 ) sont parallèles.

Exercice 12 ? ? ?
Dans un triangle ABC, montrer que les hauteurs, les médianes et les médiatrices sont
respectivement concourantes.

Exercice 13 ??
Dans un triangle ABC, montrer que l’orthocentre H, le centre de gravité G et le centre du
cercle circonscrit O sont alignés sur une droite appelé droite d’Euler3 .
−−→ −→
Pour celà, montrer que OH = 3OG.
On se placera dans un repère orthonormée centré en O.

1 Ménélaüs d’Alexandrie (Ier siècle) : Mathématicien grec. On sait peu de choses sur la vie du mathématicien Ménélaos, latinisé

en Ménélaüs. Il est connu pour son traité de géométrie Sphoerica dont est tiré ce théorème, théorème probablement déjà connu
sous Euclide.

2 Giovanni Ceva (1648–1734) : Mathématicien italien. Ses travaux concernent la mécanique et la géométrie. Il est resté célèbre

pour la démonstration en 1678 du théorème qui porte maintenant son nom et qui rappelle celui de Ménélaüs.

2
Exercice 14 ? ? ??
Dans un triangle ABC, montrer que les symétriques de l’orthocentre par rapport aux milieux
des cotés du triangle appartiennent au cercle circonscrit.
En déduire que les symétriques orthogonaux de l’orthocentre par rapport aux cotés du triangle
appartiennent au cercle circonscrit.
On se placera dans un repère orthonormée centré au centre du cercle circonscrit.

Exercice 15 ? ? ?
Soit ABC un triangle et M un point du plan.
Montrer que M appartient au cercle circonscrit à ABC ssi ses projections orthogonales sur
chacun des cotés du triangle sont alignées.
Pour cela, on utilisera un repère orthonormée tel que A, B et C soient sur les axes.
La droite obtenue est appelée droite de Simson4 du point M relativement à ABC.

Exercice 16 ??
Dans un triangle ABC, on note respectivement A0 , B 0 , C 0 les milieux de [BC], [AC], [AB].
A tout point I, on se donne M , N et P les symétriques de I par rapport à A0 , B 0 et C 0 .
Montrer que [AM ], [BN ] et [CP ] ont même milieu.

Exercice 17 ? ? ?
Soit ABC un triangle et A0 , B 0 , C 0 trois points respectivement sur les droites (BC), (AC) et
(AB).
Montrer que A0 , B 0 , C 0 sont alignés si et seulement si les milieux des segments [AA0 ], [BB 0 ] et
[CC 0 ] sont alignés.

Exercice 18 ? ? ?
Soit ABC un triangle. On note a = BC, b = AC et c = AB et p le demi périmètre de ABC.

1) Calculer cos  et sin  en fonction de a, b et c.


q
2) En déduire la formule de Héron6 donnant l’aire S de ABC : S = p(p − a)(p − b)(p − c).
Exercice 19 ??
On se donne trois points A, B, C de coordonnées respectives A(1, 0), B(1, 1) et C(0, 1).

1) Déterminer les points M minimisant M A2 + 2M B 2 + 3M C 2 .

2) Déterminer les points M annulant M A2 − M B 2 − M C 2 .

3) Déterminer les points M annulant 2M A2 − M B 2 − M C 2 .

3 Leonhard Euler (1707–1783) : Mathématicien suisse. Très productif (il eut 13 enfants), il publia dans tous les domaines des

mathématiques, principalement en analyse, ce qui permit de clarifier les connaissances de l’époque. Ainsi Euler fût le premier à
considérer cos et sin comme des fonctions d’une variable réelle. De plus, Euler introduisit de nouvelles notations telles que sin, cos,
i et e et popularisa l’usage de π.

4 Robert Simson (1687–1768) : Mathématicien écossais. Passionné par l’Antiquité, il est plus soucieux de découvrir les

mathématiques grecques que de trouver de nouveaux résultats. Il a traduit Les Eléments d’Euclide dans un ouvrage qui a eu
un énorme succès.

5 Héron d’Alexandrie (fin du Ier siècle) : Mathématicien sans doute égyptien. Son savoir est encyclopédique. Il écrit de nombreux

traités, dont quatorze nous sont parvenus. Ses travaux mathématiques concernent avant tout la géométrie et ses applications
pratiques.

3
Exercice 20 ? ? ?

Soit ABC un triangle de coté AB = a, AC = a 3 et BC = 2a.

1) Montrer que le triangle est rectangle.

2) Si A1 est le pied de la hauteur issue de A, déterminer α et β pour que A1 soit le barycentre


de (B, α) et (C, β).

3) Déterminer l’ensemble des points M tel que −4M A2 + 3M B 2 + M C 2 = 6a2 .

4) Déterminer l’ensemble des points M tel que −4M A2 + 3M B 2 + M C 2 = 0.

Exercice 21 ??
Soit ABC un triangle de coté AB = c, AC = b et BC = a.
On note A0 le milieu de [BC] et G le centre de gravité de ABC.
1 −−→ −−→ −−→ −−→
1) Etablir que 6M G2 = (a2 + b2 + c2 ) + 4M A.M A0 + 2M B.M C.
3
2) Montrer que si les cercles de diamètre respectifs [AA0 ] et [BC] sont sécants, leurs points
communs sont sur un cercle de centre G dont on précisera le rayon en fonction de a, b, c.

Exercice 22
Donner l’équation des cercles suivantes :
a) le cercle passant par A(1, 1), B(2, −1) et C(0, 2). ??
b) les cercles tangents en A(1, 1) à D : x + y = 2. ?? √
c) les cercles tangents à D : x + y = 2, passant par O de rayon 2. ? ? ?
d) les cercles tangents à D : x + y = 2, à (Ox) et à (Oy). ? ? ?
x
e) les cercles tangents à D1 : y = 2x + 1, à D2 : y = 2x + 7 et à D3 : y = − . ? ? ?
2
Exercice 23 ? ? ?
C1 et C2 sont les cercles d’équations respectives x2 + y 2 = 100 et x2 + y 2 − 24x − 18y + 200 = 0.
1) Montrer que C1 et C2 sont tangents.
2) Déterminer l’équation de la tangente au point commun.
3) Donner les équations des autres tangentes communes.

Exercice 24 ??

5
On considère le cercle C de centre Ω(−1, 2) et de rayon et la droite d’équation x + 2y = 0.
2
Déterminer les équations des tangentes à C parallèles à D.

Exercice 25 ??
On considère un cercle C de centre A(a, b) et de rayon R et une droite d’équation ux+uy+w = 0.
Montrer que D est tangente à C si et seulement si R2 (u2 + v 2 ) − (au + bv + w)2 = 0.

Exercice 26 ?

Donner l’équation de la tangente au cercle de centre O(−1, 0) et de rayon 5 au point A(1, 1).

4
Exercice 27 ? ? ?
Soit un cercle C de centre O et un point A extérieur à ce cercle.
Soit T1 et T2 les deux points de C tels que (AT1 ) et (AT2 ) soient tangents à C.

1) Montrer que O, A, T1 et T2 sont cocycliques.


2) Donner une construction à la règle et au compas des deux tangentes connaissant A et C.
3) Trouver les tangentes du cercle de centre Ω(1, 2) et de rayon 1 passant par A(2, 3).

Exercice 28 ? ? ?
Une droite variable passant par 0 coupe un cercle C en P et Q.
Déterminer le lieu des milieux des segments [P Q].

Exercice 29 ? ? ?
Soient O, A, B trois points alignés tels que A milieu de [OB].
On note ∆ la perpendiculaire à (AB) en B et C le cercle de diamètre [OA].
Pour P ∈ ∆, on définit M1 et M2 comme les points d’intersection des tangentes à C issues de
P avec la parallèle à ∆ passant par O.
−−−→ −−−→
Montrer que OM1 .OM2 est constant.

Exercice 30 ? ? ?
Soient O, A deux points distincts du plan.
Déterminer le lieu du centre Ω d’un cercle passant par A et vu de O sous un angle droit.

Exercice 31 ? ? ? ?
Soient C, C 0 deux cercles de centre distincts Ω et Ω0 .
Pour M ∈ C (resp. M 0 ∈ C 0 ), on note T (resp. T 0 ) la tangente en M (resp. M 0 ) à C (resp. C 0 ).
Déterminer le lieu du milieu I de [M M 0 ] sachant que T ⊥T 0 .
On pourra travailler dans un repère centré au milieu de [ΩΩ0 ].

Exercice 32 ?? ou ? ? ?
Représenter géométriquement les ensembles des points M d’affixe z vérifiant :


a) |z + 2| = |1 − iz| b) z = i − 2e θ décrivant IR c)|z + i| < 3
1

d) |z| = |1 − z| = e) z = 1 + ai a décrivant IR f) z + z = |z|2
z
z − i
√ 
z−1

π
g) = 2 h) Arg =
z + i z−i 4

Exercice 33 ??
z−2
Pour tout complexe z 6= −i, on note Z = .
z+i
Déterminer l’ensemble des points du plan complexe d’affixes z tels que :
a) Z ∈ IR b) Z ∈ iIR c) |Z| = 1

5
Exercice 34 ??

A, B, C, D sont 4 points du plan complexe distincts d’affixes respectives a, b, c et d.


Interpréter géométriquement les énoncés suivants :
a) a + b + c + d = 0 b) a − b + c − d = 0 c) |a + 1| = 1 d) |a + 1| = |a − 2|
b−a b−a b−a 1
e) b − a = i(c − a) f) ∈ IR∗ g) ∈ iIR∗ h) = √ (1 + i)
c−a c−a c−a 2

Exercice 35 ??
Déterminer dans le plan l’ensemble des points M d’affixe z tels que :
1. M (z) P (z 2 ) Q(z 3 ) soient distincts.
2. M (z) P (z 2 ) Q(z 3 ) soient alignés ou confondues.
3. M (z) P (z − 1) Q(z 2 ) soient alignés ou confondues.
4. M (z) P (z 2 ) Q(z 3 ) forment un vrai triangle rectangle en M .
5. M (z) P (z 2 ) Q(z 3 ) soient les sommets d’un vrai triangle de centre de gravité O.

Exercice 36 ? ? ?
Au triangle ABC, on associe les points A0 , B 0 et C 0 tels que B, C et A soient les milieux
respectifs de [CA0 ], [AB 0 ] et [BC 0 ].
Construire ABC à partir de A0 , B 0 et C 0 .

Exercice 37 ? ? ?
Montrer que trois points du plan A, B et C d’affixes respectives a, b et c sont les sommets d’un
triangle équilatéral si et seulement si a2 + b2 + c2 = ab + bc + ca.

Exercice 38 : théorème de Napoléon5 ? ? ?


Soit ABC un triangle orienté positivement.
Sur chaque coté, on construit les triangles équilatéraux extérieurs.
Montrer que les centres de gravité de chacun de ces triangles forment un triangle équilatéral.
Refaire le même exercice avec les triangles équilatéraux intérieurs.

6 Napoléon Bonaparte (1769–1821) : Amateur français de mathématiques. Bonaparte était très intéressé par les sciences et

en particulier les mathématiques. C’est pour lui rendre hommage que ce théorème a été baptisé de son prénom (fait unique en
mathématiques où l’on a plutôt l’habitude d’utiliser le nom de famille). De plus, Bonaparte aimait résider à Fontainebleau en
particulier pour faire ses adieux. On peut ajouter, à titre anecdotique, qu’il fût empereur des Français et grand militaire comme le
prouvent ses quelques victoires à Austerlitz, Iena, Wagram, Eylau , ... et Waterloo (ah non, pas celle-ci !).