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SYSTEMES INTRANET ET COMMERCE ELECTRONIQUE

SOMMAIRE

1. Définition de la profession

3

2. Eléments pour une étude de marché

7

3. Moyens nécessaires pour démarrer l’activité

28

4. Eléments financiers

35

5. Les régles de la profession

49

6. Contacts et sources d’information

52

7. Bibliographie

65

LISTE DES ABREVIATIONS

API

: Agence de Promotion de l’Industrie

CA

: Chiffre d’Affaires

CCITT

: Comité Consultatif International Télégraphique et Téléphonique

CEI

: Commission Electrotechnique Internationale

CEPEX

: Centre de Promotion des Exportations

CERT

: Centre d’Etudes et de Recherche en Télécommunication

CNAM

: Caisse Nationale de l’Assurance Maladie

CNI

: Centre National de l’Informatique

CNSS

: Caisse Nationale de la Sécurité Sociale

CNUCED

: Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le développement

CPL

: courant Porteur en Ligne

EDI

: Echanges de données informatisées

FAMEX

: Fonds d’Accès aux Marchés Extérieurs

FIPA

: Agence de Promotion de L’investissement Extérieur

FODEC

: Fonds de Développement de la Compétitivité

FOPRODEX

: Fonds de Promotion des Exportations

IDC

: International Data Corporation

INS

: Institut National de la Statistique

INSEAD

: Institut Supérieur d’enseignement situé en France

IEEE

: Institute of Electrical and Electronic Engineers

ISO

: International Standard Organisation

JORT

: Journal Officiel de la République Tunisienne

MTND

: Millions de dinars tunisiens

NTIC

: Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication

RITI

: Régime d’Incitation à l’Innovation dans el domaine de la Technologie de

SETI

l’Information : Semaine Européenne des Technologies de l’Information

SICAR

: Société d’Investissements à Capital Risque

SSII

: Sociétés de Service et d’ingénierie Informatique

TIC

: Technologies de l’Information et de la Communication

TND

: Dinars tunisiens

WiFi

: Wireless Fidelity

WLAN

: Wireless Local Area Network

1. DEFINITION DE LA PROFESSION

1.1. Les produits et services Les produits et services à développer dans le cadre du projet « Systèmes Intranet et Commerce Electronique » consistent à développer et mettre en place des systèmes d’information et/ou conseiller et assister les entreprises et organismes dans le développement et la mise en place de systèmes d’information, dans les domaines suivants :

- mise en place de réseaux Intranet et Extranet,

- migration et/ou adaptation d’applications existantes vers le protocole Internet,

- création de portails,

- conception de sites Web,

- mise en place de bases de données,

- mise en place de sites de commerce en ligne,

Les réseaux Intranet et Extranet sont des réseaux utilisant la technologie et les protocoles de l’Internet « universel » mais réduits dans leur portées dans la mesure où :

- L’Intranet est réduit au réseau local ou à l’ensemble des réseaux locaux de l’entreprise, et invisible de l'extérieur,

- L’Extranet est une extension de l’Intranet (sans être pour autant un site Internet) à des partenaires connus et préalablement identifiés de l’entreprise. Il peut être perçu comme étant un système supplémentaire offrant (par exemple aux clients d'une entreprise, à ses partenaires ou à des filiales) un accès privilégié à certaines ressources informatiques de l'entreprise par l'intermédiaire d'une interface Web.

La migration d’applications existantes est réalisée essentiellement dans le but de les rendre « conformes » à la technologie et aux protocoles Internet, et ainsi utilisables à travers l’Intranet et/ou l’Extranet.

La création de portails, qui sont des plates-formes de type Intranet, vise à fédérer les divers sites de l’entreprise dans la mesure où elle en a plusieurs, et ainsi rendre « unique » le point d’accès aux ressources de l’entreprise.

Les sites Web sont désormais un outil nécessaire, voire indispensable, pour faire connaître l’entreprise et aider à son développement.

Reflétant une image de l’activité réelle de l’entreprise, les bases de données constituent le réservoir des enregistrements des informations concernant l’activité. A ce titre elles servent à soutenir et améliorer cette activité.

Le progrès technologique aidant, le Commerce en ligne constitue désormais un moyen

incontournable pour aider à réaliser les ventes d’une entreprise et les développer. Les sites Web appropriés constituent le moyen de réaliser les transactions commerciales. Ces sites

doivent/peuvent

offrir en front-office (du coté client) au moins les services et les

fonctionnalités :

- Un catalogue électronique en ligne, présentant l'ensemble des produits disponibles à la vente, leur prix, leur disponibilité (produit en stock ou nombre de jour avant livraison) et les modalités/conditions de leurs livraisons ;

- Un moteur de recherche permettant de trouver facilement un produit à l'aide de

critères de recherche (marque, gamme de prix, mot clé,

) ;

- Un système de caddie/panier virtuel, qui permet d’enregistrer les achats opérés par le client tout au long de son « parcours » dans le site de Commerce Electronique (références des produits commandés/achetés, quantités, prix, …) ;

- Le système de paiement sécurisé en ligne. Celui-ci est souvent assuré par un tiers de confiance (une banque) via une transaction sécurisée ;

- Un système de suivi des commandes, permettant de suivre le processus de traitement de la commande jusqu’à sa livraison au client.

- et en back-office (en arrière boutique), les fonctionnalités suivantes :

o

lien avec la gestion de la production,

o

gestion des stocks,

o

logistique,

o

comptabilité et finance.

L’ensemble de ces produits et services entrant dans le cadre du projet « Systèmes Intranet et Commerce Electronique » vise à permettre à l’entreprise qui les intègre d’améliorer sa relation et sa communication avec :

- ses employés, notamment en les mettant « en réseau » (Intranet) et en leurs faisant partager les ressources communes (données, applications, moyens logistiques informatiques, …) et aussi en les mobilisant autour des objectifs de l’entreprise,

- ses partenaires et fournisseurs, en mettant à leurs dispositions le réseau Extranet de l’entreprise et en leur offrant les services véhiculés par l’Extranet,

- et ses clients, qui sont la raison d’être principale de l’entreprise, en leur permettant de connaître l’entreprise et ses produits et services et de faire leurs achats en ligne à travers le site de Commerce Electronique.

1.2. Aptitudes Les produits et services précédemment cités étant d’essence destinées à des entreprises

tierces, leurs prestataires/promoteurs se doivent d’avoir les aptitudes essentielles suivantes :

- la maîtrise des techniques informatiques associées aux domaines couverts par le projet, maîtrise considérée comme étant un élément de base sans lequel la réussite de l’entreprise issue du projet ne peut être assurée. En outre cette maîtrise doit être maintenue à niveau au cours du temps, du fait de l’évolution des techniques en question.

- l’orientation client, en ce sens que l’entreprise issue du projet se doit d’avoir comme souci majeur celui des entreprises clientes,

- et la culture marketing, qui permet à l’entreprise issue du projet d’assurer sa pérennité et de développer ses activités.

Par ailleurs, le créateur de l’entreprise issue du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique devra occuper une place centrale dans la promotion du projet et sa mise en route. En effet il est à la fois :

- le porteur de l’idée du projet, et à ce titre il doit connaître et maîtriser les Système Intranet et le Commerce Electronique et être convaincu de l’utilité et de la rentabilité du projet,

- l’architecte du projet qui définit les domaines d’intervention, dimensionne la taille de l’entreprise, mobilise les ressources humaines, matérielles et financières

- l’homme marketing qui identifiera les clients potentiels, étudiera leurs besoins et leurs vendra les produits et services appropriés développés par l’entreprise

- le leader qui balisera le chemin et mènera l’entreprise à son régime de croisière.

2. ELEMENTS POUR UNE ETUDE DE MARCHE

2.1. Situation nationale La situation nationale en matière de Technologies de l’Information et de la Communication est marquée par le choix stratégique fait par les pouvoirs publics consistant en l’instauration en Tunisie de la « Société du Savoir » et de « l’Economie Immatérielle », considérées comme étant les piliers du développement économique et social de la Tunisie à l’aube du nouveau millénaire.

Ce choix stratégique a entraîné diverses décisions, mesures et programmes, généralement volontaristes, visant à promouvoir et développer le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication.

Dans ce qui suit, on présentera :

- les objectifs du Xème Plan Economique et Social en matière de technologies de l’information,

- la situation des TIC en Tunisie selon la CNUCED

- la situation spécifique des Systèmes Intranet et Commerce Electronique.

2.1.1. Le Xème Plan Economique et Social Les principaux objectifs du secteur des TIC au cours du Xème Plan Economique et social se présentent comme suit :

- Instaurer les bases d’une Administration communicante (e-government)

- promouvoir l’industrie du logiciel et du contenu numérique et multimédia, par

o

l’encouragement du secteur privé des TIC

o

l’assistance du tissu économique pour qu’il tire profit des TIC,

o

le renforcement des capacités du secteur privé des TIC pour qu’il aborde les marchés internationaux,

- Instaurer le culture, la diffusion et la généralisation des Logiciels Libres

- Renforcer l’audit et la sécurité informatique

- Développer les ressources humaines spécialisées dans les Technologies de l’Information

- Développer et renforcer le cadre structurel et organisationnel du secteur des TIC, notamment par

o

Le renforcement de l’organisation du secteur privé des TIC

o

Le renforcement du partenariat entre les secteurs Public et Privé des TIC

o

La révision des attributions des structures administratives chargées de l’Organisation et de l’Informatique

o

L’encouragement des entreprises privées des TIC à l’exportation

o

La réalisation d’étude spécifique dans le but de promouvoir l’investissement dans le secteur des TIC

o

L’instauration d’un cadre juridique et organisationnel pour développer le travail à distance

o

La mise en place d’un observatoire des TIC

o

L’instauration d’une formation universitaire spécialisée dans le droit des TIC.

Les investissements dans les technologies de l’information sont prévus pour atteindre 1.779 MTND au cours du Xème Plan contre 912,2 MTND pour le IXème Plan. Soit un taux de croissance annuelle de 14,3%.

S’étalant sur la période 2002-2006, le Xème Plan sera évalué du point de vue de la réalisation des objectifs, à partir de 2005. Cependant l’on peut déjà constater que diverses mesures et actions ont été prises et des réalisations ont vu le jour :

- le démarrage et l’avancement du projet e-government au sein du Premier Ministère,

- la promulgation de textes législatifs et réglementaires afférents à la sécurité informatique et le début de leurs applications,

- la poursuite de l’effort de généralisation de l’enseignement des TIC dans les divers niveaux d’enseignement,

- l’instauration de mesures incitatives supplémentaires à la création d’entreprises dans le secteur des TIC, tel le RITI (cf. § 4.6.2 ci-après), le dispositif ITP (Investissements Technologiques Prioritaires) du programme de Mise à Niveau (cf. § 4.6.4), …

- l’introduction de facilitations spécifiques aux entreprises opérant dans les TIC, telles la réduction de 10% à 5% de la retenue de garantie dans les marchés publics de prestations informatiques,

- l’aménagement de sites de travail à distance (dans les gouvernorats) et leur mise à la disposition des entreprises, notamment celles des TIC, à des conditions avantageuses.

2.1.2. Situation des TIC en Tunisie La CNUCED (Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement) publie, depuis 2000, un rapport annuel sur l’e-commerce et le développement. Dans son rapport 2004, elle évalue le secteur des TIC en Tunisie.

Les données présentées ci après concernant le secteur des TIC en Tunisie sont

principalement issues de ce rapport. Ces données proviennent à la base, bien évidemment,

de sources tunisiennes.

Entreprises du secteur des TIC

Le nombre d’entreprises privées opérant dans le secteur des TIC s’élève en 2002 à 680

entreprises. Ces entreprises emploient 6124 salariés. Elles ont réalisé un chiffre d’affaires

qui s’élève à 122 Millions de Dollars. (Source : CNUCED)

Année

1997

1998

1999

2000

2001

2002

Nombre d’entreprises privées TIC

551

642

767

835

876

680

Chiffre d’Affaires de ces entreprises (en Millions $)

95

117

174

123

150

122

Emplois (nombre)

4377

4701

5450

6550

7412

6124

Sources :

CNSS pour le nombre d’entreprises et les Emplois Ministère des Finances pour le Chiffre d’Affaires

Parmi les 680 entreprises, 350 opèrent dans les services informatiques et le développement

de logiciels (le reste opère dans les matériels informatiques).

Quoique les 350 entreprises sont pour la plupart de petite taille, le nombre de 350 est tout de

même appréciable pour la Tunisie qui compte environ 5000 entreprises des industries

manufacturières employant un effectif de 10 emplois ou plus. Comparativement, il y a 7

entreprises informatiques pour 100 entreprises industrielles.

Qualification et Coût des ressources humaines

La Tunisie investit beaucoup dans le système d’enseignement technique et particulièrement

dans les TIC. Ainsi en termes de quantités, le nombre de diplômés spécialisés dans les TIC

passera de 1.900 en 2002 à 5000 en 2005 (Ministère des Technologies de la

Communication). En termes de qualité, les diplômés tunisiens se placent assez haut dans

les comparaisons internationales. La qualité de l’enseignement des mathématiques et de la

science se place au meilleur 6 ème rang dans le classement NRI Network Readiness Index

(cf. § 2.8 pour la définition du NRI).

Quant aux coûts de la main d’œuvre spécialisée dans les TIC, ils sont très compétitifs en

Tunisie (cf. graphique ci bas). Le coût de développement des logiciels est de 114$ en

Tunisie pour l’homme/jour, alors qu’il est de 649$ en France.

Comparaison des coûts Homme/jour

(Développement de logiciel)

France 649 Espagne 433 Turquie 419 Hongrie 179 Pologne 174 Maroc 129 Coût Homme Jour
France
649
Espagne
433
Turquie
419
Hongrie
179
Pologne
174
Maroc
129
Coût
Homme Jour $
(développement
logiciel)
Tunisie
114
0
200
400
600
800

Source : FIPA (2002)

Ces coûts font apparaître des écarts qui peuvent être importants entre pays. En comparant

la Tunisie aux autres pays, les proportions sont d’au moins :

1 à 5

- entre la Tunisie et la France

- entre la Tunisie et l’Espagne ou la Turquie

- 1 à 1,5 entre la Tunisie et la Pologne ou la Hongrie

1 à 3

Structure des dépenses en TIC

Les dépenses en TIC de la Tunisie sont constituées à 54% en matériels informatiques et à

parts égales de 23% en services informatiques et Développement de logiciels. Cette

structure est similaire à celle des autres pays pour ce qui est des dépenses en matériels

alors qu’elle est significativement différente de celle des pays avancés pour ce qui est des

parts relatives des services et des logiciels. Ceci est vraisemblablement dû aux coûts

relativement élevés des licences de logiciels, comparativement aux coûts des logiciels

développés localement (source : Centre du Commerce International).

Structure des dépenses en TIC

Pays

Matériels ( % )

Services ( % )

Logiciels ( % )

France

46

35

19

Ireland

54

32

14

Hongrie

48

33

19

Tunisie

54

23

23

Maroc

50

25

25

Source : CCI

2.1.3. Situation spécifique en matière de Systèmes Intranet et Commerce Electronique D’une façon spécifique, la situation nationale peut être décrite à travers le niveau de préparation du pays au développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique aux plans :

- Réglementation,

- Infrastructure, et

- Environnement

Au niveau réglementation, il est aisé de constater que la Tunisie est assez avancée pour permettre le développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique. En effet, les pouvoirs publics ont procédés à la promulgation d’une panoplie de lois et de réglementations nécessaires à l’encadrement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique. Celles-ci sont constituées, notamment :

- de la Loi n° 2000-83 du 9 août 2000, relative aux échanges et au commerce électronique,

- du Décret n° 2000-2331 du 10 octobre 2000, fixant l’organisation administrative et financière et les modalités de fonctionnement de l’Agence Nationale de Certification Electronique,

- du Décret n° 2001-1667 du 17 juillet 2001, portant approbation du cahier des charges relatif à l’exercice de l’activité du fournisseur de services de certification électronique,

- du Décret n° 2001-1668 du 17 juillet 2001, fixant les procédures d’obtention de l’autorisation d’exercice de l’activité du fournisseur de services de certification électronique,

- de l’Arrêté du Ministre des Technologies de la Communication du 19 juillet 2001, fixant les données techniques relatives aux certificats électroniques et leurs fiabilités

- de l’Arrêté du Ministre des Technologies de la Communication du 19 juillet 2001, fixant les caractéristiques techniques du dispositif de création de la signature électronique

- de l’Amendement du Code des Obligations et des Contrats par la loi du 13 juin 2000, qui reconnaît au document et à la signature électronique, entre autres, la même valeur juridique que celle du document papier et de la signature manuscrite

Pour ce qui est de l’infrastructure nécessaire au développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique,

- elle existe et est suffisamment développée pour ce qui est Réseaux et Systèmes Nationaux : réseaux de transmission de données (lignes téléphoniques RTC et

spécialisées, RNIS, ADSL, …), Fournisseurs d’Accès Internet, Liaisons avec l’Etranger, …

- par contre elle l’est moins au niveau des individus : relativement faibles taux d’équipements des ménages en ordinateurs personnels, et de connexion à l’internet (771.000 internautes à fin octobre 2004)

Quant à l’environnement où évoluent les Systèmes Intranet et Commerce Electronique, il est encore marqué au niveau marché local par :

- la culture et les habitudes tunisiennes vis-à-vis de à l’acte d’achat. Celui est considéré comme étant un moment de convivialité entre l’acheteur et le vendeur autour d’un produit « physique » palpable. Et qu’en conséquence, il semble difficile de le réduire à une opération plutôt « mécanique » effectuée à travers un système électronique de vente en ligne dépourvu de « sens ».

- une certaine méfiance des individus vis-à-vis des transactions électroniques tant au niveau de l’acte de commande/achat qu’au niveau du règlement/paiement électronique et au niveau de l’étranger par

- la difficulté à trouver les moyens logistiques adéquats pour assurer la livraison dans des conditions optimales du produit acheté en ligne.

Il n’empêche que les pouvoirs publics travaillent à aplanir les obstacles qui peuvent freiner le développement des Systèmes Intranet et Commerce Electronique à travers notamment :

- les incitations à la création de plus en plus d’entreprises dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication,

- l’élévation du niveau des aides pour la création par les entreprises de sites de commerce électronique (exemple : généralisation des aides FOPRODEX à toutes les entreprises et élévation de la part de la subvention de 35% à 50% du coût de création du site Web)

- l’introduction de davantage de facilitations à l’acquisition d’ordinateurs personnels par les ménages,

- l’extension du nombre de Fournisseurs d’Accès et de Services Internet,

Ainsi et à ce jour divers sites de commerce électronique ont vu le jour et sont opérationnels. (en 2002, il y avait (au moins) 42 sites de commerce électronique ou galeries marchandes, en progression de 10 magasins, par rapport à 2001). On peut citer notamment :

- dans la vente de produits

o le site de vente en ligne du Magasin Général : www.smg.com.tn

o

Le site de vente en ligne de fleurs : http://www.e-fleurs.poste.tn

o

le portail développé par le CEPEX : www.ecom.tn

o

le site « masmoudi » pour la vente de gâteaux : www.masmoudi.com.tn

o

les sites de vente des produits de l’artisanat :

www.raken.com, www.mosaic.com.tn, www.soukelweb.com

- dans la prestation/commercialisation des services « publics »

o

le site TunisiTelecom : www.tunisietelecom.tn

o

le site STEG : www.steg.com.tn

o

le site SONEDE : www.sonede.com.tn

o

….

- dans les services touristiques et la réservation hôtelière

o

www.hellotunisia.com

o

http://www.traveltodo.com/

Et il est toujours espéré que ce développement se poursuive et à un rythme encore plus

soutenu.

2.2. Principales entreprises et localisation

Les principales entreprises pouvant être classées comme opérant dans les Systèmes

Intranet et Commerce Electronique sont :

Les principales entreprises dans la branche « Commerce électronique et Intranet »

Dénomination

 

Adresse

 

Site Web

EQUINOXES

Bâtiment Hertz - Rue des Entrpreneurs Z.I Charguia II - 2035 Tunis Charguia II

http://www.equinoxes.net

WEB DESIGN

Residence les Jasmins Apt B 8- 2092 MANAR I

www.webdesign.com.tn

MEDIANET

Av. Hedi Nouira Res Maya D 1- 2037 ENNASR II

www.medianet.com.tn

AROBASE

Imm. Chamam 3 Rue Kenitra Apt C 5- 1001 TUNIS

www.tunisurf.com

CCI

7 rue Othman Ibn Affen – 1002 TUNIS

www.cci.com.tn

CYBER

80

Av.

Habib

Bourguiba

2040

www.cyber-cultures.com

CULTURES

RADES

 

CYBER SOFT

21 rue du Koweit – 1002 TUNIS

 

www.cybersoft.com.tn

IMG

Rue Lac Victoria Res. Flaingo- 1053 Les Berges du Lac

www.img-int.com

A l’instar du secteur des TIC qui est changeant, les entreprises opérant dans un domaine

des TIC comme les Systèmes Intranet et Commerce Electronique sont elles aussi

changeantes dans le sens où elles s’adaptent à la situation du marché. Ainsi ces entreprises adoptent des positions de flexibilité pour ce qui est de la mobilité des effectifs. Par exemple, elles peuvent être amenées à se regrouper ou à faire appel à des appoints en compétences externes pour répondre à des demandes/marchés dépassant leurs capacités propres en interne.

2.3. Concurrence

La concurrence provient non seulement des entreprises implantées localement d’une façon permanente, mais également d’entreprises étrangères qui interviennent de façon sporadique sur le marché tunisien. Ces entreprises sont, pour la plupart, originaires du Québec, de la France, de Belgique et de pays asiatiques à l’occasion de « grands » projets d’infrastructure.

Ces concurrents, qui à première vue sont considérés comme des menaces, peuvent être vus ou transformés en opportunités de partenariat avec des entreprises tunisiennes existantes ou à créer. De la sorte l’entreprise tunisienne partenaire pourra acquérir un savoir-faire additionnel et surtout avoir une ouverture sur le marché extérieur.

Au niveau local le CNI (Centre National de l’Informatique) et le CERT (Centre d’Etude et de Recherche en Télécommunication), deux institutions publiques des plus anciennes sur la place, dominaient le marché en matière de développement de logiciels et de services informatiques. Mais la décision a été prise au niveau du gouvernement pour que ces deux centres n’interviennent plus sur le marché ouvert aux entreprises privées.

Il en est de même des institutions de recherche publiques qui, elles, ne sont pas intervenues et ne devront pas intervenir dans les marchés ouverts aux privés.

De la sorte le secteur privé est encouragé/aidé à se développer sans concurrence du secteur étatique.

2.4. Exportations – importations

Les exportations – importations de matériels informatiques sont bien identifiées et connues, car enregistrées en Douane. Les chiffres y afférents sont donnés dans les deux tableaux Importations et Exportations de matériels informatiques.

En 2004, les importations se sont élevées à 293 MTND, enregistrant une hausse par rapport à 2000 de 63% ; soit une progression annuelle de plus de 15% durant les quatre dernières

années. Ainsi et malgré les faibles variations en 2002 et 2003, la tendance lourde des importations de matériels informatiques est à la croissance soutenue.

Les exportations de matériels informatiques se sont élevées en 2004 à 43 MTND, montant représentant plus de 10 fois celui de 2000.

Evolution des échanges extérieurs en Matériels Informatiques

 

2000

2001

2002

2003

2004

Variation (2000 à 2004)

Importations (MTND)

179,7

218,4

212,5

216,3

293,3

63%

Variation annuelle

 

22%

-3%

2%

36%

 

Exportations (MTND)

3,6

4,1

6,9

12,9

43,1

1097%

Variation annuelle

 

14%

68%

87%

234%

 

Source : INS

Par contre les importations et exportations en matière de logiciels et services informatiques sont très difficilement identifiables. De ce fait il n’est pas de chiffres fiables concernant les exportations – importations en matière de Systèmes Intranet et Commerce Electronique. Toutefois l’on peut préjuger que, du fait du relativement fort dynamisme des importations et exportations de matériels informatiques, il y a un dynamisme associé pour ce qui est des importations et exportations de logiciels et services. A l’importation cela est certain car les matériels ont toujours besoin de logiciels pour fonctionner. A l’exportation il existe ou il a existé des relations de coopération entre des entreprises tunisiennes et des entreprises étrangères qui se sont soldées par des opérations d’exportation en matière de logiciels et services.

Ces opérations méritent d’être consolidées et étendues, car au niveau national et dans tous les secteurs d’activité, l’objectif est que toutes les entreprises et particulièrement celles opérant dans les TIC, soient orientées vers l’exportation.

.

2.5. Evolution de l’activité : conjoncture, tendance de l’activité, prévisions La Tunisie n’étant pas à l’écart du reste du monde, la conjoncture économique en matière d’activités NTIC reste marquée par l’éclatement de la bulle Internet et le ralentissement de l’activité depuis 2001.

Quoiqu’en 2004, la conjoncture économique n’ait pas été particulièrement favorable, il n’en reste pas moins que la tendance générale est plutôt vers l’accroissement de l’activité du fait notamment des facteurs :

- insertion de la Tunisie dans le circuit économique mondial, qui implique le développement des réseaux permettant l’aide à l’accélération des échanges,

- des encouragements des pouvoirs publics à la création d’entreprises nouvelles dans les différents secteurs d’activité et particulièrement les TIC,

- la croissance réelle de l’économie tunisienne.

2.6. Clientèle La Tunisie ayant pour ambition d’être ouverte sur (tout) le monde, il est deux types de clientèle pour le projet Réseaux Sécurité et Sauvegarde :

- le marché local

- l’export

2.6.1. Clientèle locale La clientèle pouvant être visée par les activités Systèmes Intranet et Commerce Electronique est potentiellement constituée de toutes les entreprises économiques et de tous les organismes ayant une certaine taille et faisant appel à l’informatique dans leurs activités quotidiennes.

Particulièrement, les entreprises et organismes ayant une activité déjà tournée vers l’extérieur ou devant/voulant développer leurs activités vers l’extérieur sont appelées à mettre en place des réseaux locaux et des sites Web de vente en ligne avec tout ce qu’il faut comme outils complémentaires notamment en matière de développement des contenus de ces sites.

En Tunisie, on estime actuellement la base des entreprises qui exportent à 5000, et les pouvoirs publics veulent faire passer ce nombre à environ 6000 à court terme.

Ainsi sur le marché local, et partant du Répertoire National des Entreprises de l’INS (cf. tableau « Entreprises par activité et effectif salarié »), il y aurait environ:

- 10.800 entreprises employant 10 salariés et plus

- 6.500 entreprises employant 20 salariés et plus

Compte tenu de la nature du tissu des entreprises tunisiennes qui est constitué plutôt de « Petites et Très Petites » entreprises, le nombre d’entreprises pouvant constituer une clientèle potentielle pour le projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique se situerait entre 6.000 et 11.000 entreprises.

Entreprises par Activité et Effectif salarié

Source : INS (2003)

Unité : Nombre

 

100

 

< 6

entre 6 et 9 entre 10 et

entre 20 et 49 salariés

entre 50 et 99 salariés

salariés et

Activité

salariés

salariés

19 salariés

plus

Total

Agriculture, Chasse, Sylviculture Peche, Pisciculture, Acquaculture Industries extractives Industries Manufacturières Construction Commerce, Réparation automobile et d'Articles Hotels et Restaurants Transport et Communication Activités Financières Immobilier, Location et Services aux entreprise Education Santé et Action Sociale Services Collectifs, Sociaux et Personnels Autres activités

1 100

96

100

90

34

45

1 465

255

24

106

48

8

441

455

27

41

41

15

13

592

53 187

1 806

1 719

1 572

889

1 058

60 231

16 684

542

462

355

131

158

18 332

199 420

1 395

888

385

104

77

202 269

16 593

416

227

131

78

180

17 625

73 638

197

163

114

45

72

74 229

803

32

29

18

11

32

925

26 932

478

336

232

106

149

28 233

3 652

66

46

36

16

3

3 819

8 373

81

97

27

13

35

8 626

22 988

111

96

57

18

25

23 295

1 873

14

25

14

11

27

1 964

Total

425 953

5 285

4 335

3 120

1 479

1 874

442 046

Entreprises dont Effectif >= Nombre Pourcentage

x

salariés

6

10

20

50

100

 

16 093

10 808

6 473

3 353

1 874

3,6%

2,4%

1,5%

0,8%

0,4%

Entreprises Industrielles par Secteur d'activité

Source : API

(Banque de Données)

Unité : Nombre

 

Nombre

Totalement

Secteur d'activité

Total

Exportatrices

Industries AgroAlimentaires Industries Matériaux Construction Céramique Verr Industries Mécaniques Métalliques Industries Electriques Electronique Electroménage Industries Chimiques Industries Textile Habillement Industries Bois Ameublement Industries Cuir Chaussures Industries diverses

945

121

428

19

481

78

283

153

459

70

2 094

1 656

205

31

289

178

284

54

Total

5 468

2 360

Comment prospecter cette clientèle potentielle d’entreprises ?

Comme cela a été avancé, les entreprises les plus intéressées par les produits et services du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique sont (ou peuvent être) d’abord :

- les entreprises ayant une certaine taille (et les plus importantes sont les plus intéressantes à prospecter),

- les entreprises tournées vers l’export i.e. déjà exportatrices ou voulant le devenir (celles faisant les plus gros chiffres d’affaires sont les plus intéressantes à prospecter).

Ainsi la méthode d’approche de la clientèle se trouve être dictée par ces deux facteurs : taille et export. L’API (la base de données) dispose des entreprises des industries manufacturières et le CEPEX dispose des entreprises exportatrices. Quant aux techniques de prospection ce sont celles habituellement utilisées : contact direct et « bouche à oreille », mailing, courrier, publicité sur les media, participation aux salons, …

Outre les entreprises industrielles, les autres entreprises économiques (tel les banques et les assurances, les entreprises touristiques et hôtelières, les entreprises de transport, …), les organismes publics (l’Administration et ses Agences), les collectivités publiques, … constituent aussi une clientèle potentielle importante. Leurs nombres ne sont pas généralement très importants ; ils peuvent être approchés individuellement, surtout que les organismes publics opèrent par appels d’offres.

2.6.2. Clientèle étrangère Outre le marché local, la Tunisie mise beaucoup sur les TIC pour constituer un secteur exportateur pour (au moins) les raisons suivantes :

- le marché local est relativement exigu,

- la Tunisie dispose de compétences en TIC excédentaires par rapport à ses besoins propres

A ce titre des entreprises tunisiennes exportent dans divers pays africains, d’autres

entreprises sont en partenariat et/ou sous-traitance avec des entreprises occidentales. Il

s’agit alors de développer davantage ces créneaux.

En conséquence, l’optimum pour le projet Système Intranet et Commerce Electronique est

de prévoir une composante exportation la plus large possible. L’idéal serait que le projet soit

totalement exportateur. Deux façons pour y parvenir peuvent être suggérées :

- que le projet soit engagé en partenariat (surtout commercial) avec une entreprise travaillant déjà pour l’export,

- ou que le projet ait une (ou des) implantation(s)/antenne(s) commerciale(s) à l’étranger lui ramenant des commandes dans le(s) pays d’implantation.

2.7. Situation internationale Marqué par une conjoncture économique peu positive, la situation internationale en matière de Systèmes Intranet et Commerce Electronique est marquée plutôt par la consolidation des systèmes informatiques, notamment Intranet, existants mais en même temps par un développement important du Commerce Electronique. De ce fait le Commerce Electronique ne cesse de se développer.

Deux cas, présenté ci après, permettent de s’en rendre compte : la France, et l’Union Européenne. Pour le premier, le Commerce Electronique a progressé de plus de 50% entre

2001 et 2002. Pour le second cas, on relève que le taux des entreprises équipées en

infrastructures informatiques et Internet est très élevé (avoisinant les 100%, pour certains

secteurs) et que le taux des entreprises pratiquant le Commerce Electronique est souvent en deçà des 10%, exception faite des secteurs Tourisme et TIC.

2.7.1. Le eCommerce en France D’après une étude IDC France

http://www.idc.com/france/about/cp_ecommerce_2002.jsp;jsessionid=VX0LY1ICRHTJSCQJ

AFICFFAKBEAUMIWD

Commerce électronique : un bilan 2002 qui sera positif et des perspectives encourageantes Le commerce électronique n'est pas en crise. Il est même bien vivant si on se réfère à la valeur des échanges marchands qui transitent via Internet : le commerce électronique de biens et services en mode BtoC et en mode inter-entreprise atteint près de 12 milliards d'euros en 2002, en croissance de plus de 50% par rapport à 2001. Des chiffres qui mettent en évidence une forte dichotomie entre le discours médiatique lié à l'éclatement de la bulle Internet et la réalité du marché

Certes, la plus grande part des échanges marchands via Internet concerne les relations inter

entreprises. Mais il est important de préciser que les principaux indicateurs sont à la hausse :

le nombre d'internautes - qu'ils soient domestiques ou professionnels est en augmentation - le poids des cyber-acheteurs dans la population d'internautes ne cesse de croître (27% en

2002 contre 23% en 2001) tandis que le panier moyen des acheteurs domestiques a

progressé de 16% en 2002.

Même si le bilan du commerce électronique reste très positif en 2002 et ouvre des perspectives attrayantes pour les années à venir - notamment pour certains secteurs clés du commerce électronique BtoC tels que le tourisme et les loisirs, les biens culturels, la vente d'appareils électroménagers et informatique ou encore les biens alimentaires - de nombreuses entreprises pure player de l'Internet ont souffert d'une bulle spéculative qui a explosé trop tôt pour qu'elles atteignent une taille critique suffisante. Ce phénomène - associé à un retournement de la conjoncture économique qui s'est soldé par un ralentissement des investissements informatiques des entreprises - a pesé sur l'ensemble des acteurs IT proposant des solutions et des services dans le domaine du commerce électronique : SSII, intégrateurs, Web Agencies, opérateurs de télécommunication, ISP, éditeurs pure players de l'Internet.

Livraisons de micro-ordinateurs (PC, Portables et Serveurs) en volume sur le troisième trimestre 2002 et taux de croissance année sur année

trimestre 2002 et taux de croissance année sur année Malgré le ralentissement du marché, les perspectives

Malgré le ralentissement du marché, les perspectives restent positives sur le segment des solutions eCommerce

Un marché eCommerce dont les perspectives de croissance restent positives dans les années à venir. Selon IDC, le marché des applications de commerce électronique - qui souffrira d'un recul des ventes sur le segment des applications Sell-Side - sera notamment porté par les perspectives de croissance sur le segment des applications Buy-Side et sur celui des infrastructures (serveurs d'applications, EAI). Des perspectives liées à une orientation du marché en direction d'une plus grande intégration des stratégies eCommerce / eBusiness avec le système d'information back office de l'entreprise. Selon IDC, le taux de

croissance annuelle moyen des revenus licences des éditeurs sur la période 2002-2007 devrait atteindre 14,5%.

Répartition des revenus licences des éditeurs en 2002 :

applications Buy-Side, Sell-Side, EAI et serveurs d'applications

Buy-Side, Sell-Side, EAI et serveurs d'applications SSII, Web Agencies, ISP, Opérateurs marché des services

SSII, Web Agencies, ISP, Opérateurs marché des services eCommerce ?

quelles conséquences pour les acteurs sur le

Des perspectives qui auront également un impact fort sur le marché des services eCommerce à travers une redéfinition des rôles des prestataires autour des services de développement et d'intégration et des problématiques d'outsourcing. Alors que l'ensemble des prestations de services se sont développées de manière linéaire avec l'accroissement de la bulle Internet, l'évolution de la conjoncture économique et du marché vers une plus grande rationalisation des investissements IT a participé au ralentissement des dépenses services des entreprises autour des projets de type commerce électronique.

Ce ralentissement des dépenses de services autour des projets eCommerce n'a pas affecté les différentes catégories de services de la même manière. Principalement touchés, les services de conseil et d'audit fournis par les prestataires de services ont connu un recul de près de 5% en 2002 après une année 2001 également en retrait. Cette tendance à la baisse a été contrecarrée par l'évolution des dépenses de services en matière de développement spécifique et d'intégration des plates-formes eCommerce ( +2,1% en 2002).

Plusieurs éléments permettent d'expliquer la dynamique sur le marché des services eCommerce :

Les investissements opérés entre 1998 et 2000 par les entreprises en matière de commerce électronique Sell-Side dans un modèle d'échange BtoC ou BtoB devront

être valorisés, notamment à travers une plus grande intégration des systèmes avec le back office de l'entreprise ; Les problématiques de commerce électronique se concentrent majoritairement vers des considérations BtoB Buy-Side à travers le développement des approches eProcurement / eSourcing des entreprises. Conçues comme une extension du progiciel de gestion ERP de l'entreprise ou en mode "stand alone", les applications de gestion et d'automatisation des approvisionnements de l'entreprise nécessitent une intégration forte avec le système d'information pour favoriser l'obtention d'un retour sur investissement conforme ; Parallèlement au développement des applications de type eProcurement / eSourcing, le marché sera également porté par les projets en matière d'applications collaboratives, des projets particulièrement consommateurs d'infrastructures en matière d'intégration et de serveurs d'application ; Le marché des services Internet sera également tiré par la convergence des solutions IT, eCommerce, CRM, SCM, eProcurement. Une vision de plus en plus globale qui pourra se baser sur de nouveaux développements tels que les Web Services ; Selon IDC, le marché des services eCommerce sera caractérisé par une diminution de la taille des projets par rapport à ceux recensés il y a quelques années. Outre la rationalisation des investissements IT des entreprises, la réduction des tailles des projets eCommerce est principalement due à un découpage de ces projets en plusieurs phases de taille réduite (et de durée réduite), chacune de ces phases devant justifier d'un retour sur investissement conforme. Le marché des services eCommerce sera caractérisé par un recours croissant à l'externalisation face à des plates-formes eCommerce qui gagnent en complexité

De nombreuses sociétés Internet spécialisées dans le développement et l'intégration de sites Web - les Web Agencies qui avaient vu le jour au plus fort de la bulle Internet, financées pour certaines par du capital risque - ont notamment disparu ou ont été absorbées par des concurrents beaucoup plus généralistes. IDC estime qu'une quarantaine de Web Agencies ont encore aujourd'hui une activité dans le domaine. Face à la diminution du volume d'affaires, nombre d'entre elles se sont repositionnées dans un modèle de communication beaucoup plus traditionnelle.

L'une des principales interrogations sur le marché des services concerne alors le positionnement des acteurs, notamment des prestataires spécialisés dans le domaine de

l'Internet : est-ce que le réseau des spécialistes va survivre en tant que tel ou s'intégrer aux prestataires généralistes que sont les principales SSII du marché ?

2.7.2. L’e-commerce au sein de l’Union Européenne D’après l’enquête 2003 effectuée par la Commission Européenne (Direction Générale des Entreprises) auprès de décideurs au sein d’un échantillon de plus de 10.000 entreprises de l’Union Européenne des 25 pays. http://www.ebusiness-watch.org/menu/The_European_e-Business_Survey/

Le questionnaire porte sur différents modules dont notamment :

Infrastructure TIC dans l’entreprise Les activités e-business existant au sein de l’entreprise (Existence de site Web de l’entreprise et pratique du e-commerce (vente en ligne)) L’impact de l’e-commerce (la vente en ligne) sur le développement commercial de l’entreprise

Les entreprises enquêtées appartiennent aux secteurs :

01 Industries textile habillement cuir et chaussures

02 Industries chimiques

03 Industries Mécaniques et Electriques

04 Fabrication d’équipements de transport

05 Vente au détail

06 Tourisme

07 Télécommunications et Informatique

08 Services aux entreprises

09 Santé et services sociaux

10 Artisanat

Par secteur d’activité, les résultats sont présentés dans le tableau qui suit. Les chiffres qui y sont présentés représentent le pourcentage des entreprises qui répondent aux critères indiqués :

- Utilisation de l’informatique au sein de l’entreprise

- Accès à l’Internet de l’entreprise (existence de l’accès)

- Existence de site Web propre à l’entreprise

- Pratique de la vente en ligne à travers le site Web de l’entreprise (e-commerce)

- Pratique de l’achat en ligne par l’entreprise

- Participation aux places de marché (système de ventes aux enchères en ligne et en

temps réel)

- Impact positif de la vente en ligne sur l’augmentation du volumes des ventes globales

de l’entreprise (pourcentage d’entreprises jugeant l’impact positif parmi les

entreprises pratiquant la vente en ligne

Résultats de l’enquête

Unité : % des entreprises

           

Participation à places de marché

Impact de

Secteur

 

Utilisation

Ordinateur

Accès

Internet

Site

Web

Vente

en ligne

Achat

en ligne

la vente

en ligne

Industries

textile

             

habillement

cuir

et

74,4

58,2

47,1

5,2

22,7

1,0

1,0

chaussures

 

Industries chimiques

88,6

78,2

35,5

9,5

31,1

3,3

17,2

Industries

               

Mécaniques

 

et

99,1

97,5

61,2

7,7

50,7

3,1

24,0

Electriques

 

Fabrication

               

d’équipements

de

90,8

83,4

48,8

7,7

30,3

3,1

16,9

transport

 

Vente au détail

 

81,1

63,7

25,9

7,7

23,4

4,0

9,5

Tourisme

 

90,4

84,0

62,9

33,1

38,9

6,1

16,7

Télécommunications et Informatique

98,6

97,4

68,9

15,3

74,7

7,4

21,7

Services

 

aux

             

entreprises

 

97,2

93,2

35,2

2,7

34,8

2,4

56,3

Santé

&

services

             

sociaux

86,6

63,1

21,3

2,3

23,9

0,7

0,1

Artisanat

 

86,0

67,4

25,0

2,8

20,9

1,8

18,5

2.8. Comparaisons internationales

Afin de situer la Tunisie à travers les autres pays du monde et afin de comparer les pays

entre eux du point de vue des technologies de l’information et de la communication, l’indice

NRI a été utilisé.

http://www.weforum.org/pdf/Gcr/GITR_2003_2004/Framework_Chapter.pdf

Développé en collaboration par l’INSEAD, la Banque Mondiale et le Forum Economique

Mondial, l’indice NRI est défini comme étant le degré de préparation d’une nation ou d’une

communauté à participer dans les TIC, et à bénéficier des développements des TIC

(Technologies de l’Information et de la Communication).

L’indice NRI est la résultante à parts égales chacune à 1/3 de trois composantes :

- environnement,

- préparation, et

- utilisation

Chaque composante est à son tour l’agrégation de sous-indices et chaque sous-indice est

calculé à partir de variables spécifiques.

Structure de l’indice NRI

Indice

Composantes

Sous-Indices

 

Environnement

Environnement Marché Environnement Politique et Réglementaire Environnement Infrastructure

Indice NRI

Préparation

Préparation au niveau Individus Préparation au niveau Entreprise Préparation au niveau Gouvernement

 

Utilisation

Utilisation au niveau Individus Utilisation au niveau Entreprise Utilisation au niveau Gouvernement

Résultats 2003-2004

Selon les résultats 2003-2004 qui ont porté sur le calcul des indices de 102 pays, le

classement des pays fait ressortir que :

- les USA se placent en première position, suivies par Singapour

- trois pays scandinaves Finlande, Suède et Danemark occupent les positions 3, 4 et 5

- le peloton des 25 pays de tête est composé

o

des 2 pays américains (USA et Canada)

o

de 14 pays européens de l’ouest, à leur tête la Scandinavie

o

de 7 pays d’Asie et d’Océanie, menés par Singapour

o

d’1 pays du Moyen Orient, Israël

o

et d’1 pays d’Europe de l’est, l’Estonie

- la Tunisie se classe en 40 ème position

Quant à la position de la Tunisie selon les Composantes et les Sous-Indices elle varie entre

les positions 29 pour le sous-indice Environnement marché et 56 pour la Préparation et aussi

l’Utilisation au niveau Individus.

Classements de la Tunisie

Indice

Composantes

Sous-Indices

 

Environnement

Environnement Marché 29 è Environnement Politique et Réglementaire 34 è

36

è

Environnement Infrastructure 52 è

Indice NRI

Préparation

Préparation au niveau Individus 56 è Préparation au niveau Entreprises 35 è

40 è

42

è

Préparation au niveau Gouvernement 37 è

 

Utilisation

Utilisation au niveau Individus 56 è Utilisation au niveau Entreprises 46 è

45

è

Utilisation au niveau Gouvernement 36 è

Classement NRI des pays

Pays

Classement

 

NRI

USA Singapour Finlande Suède Danemark Canada Suisse Norvège Australie Islande Allemagne Japon Pays Bas Luxembourg Royaume Uni Israël Taiwan Hong Kong France Corée Autriche Irlande Nouvelle Zélande Belgique Estonie Malaisie Malte Italie Espagne Slovénie Portugal Chine Tchéquie Grèce Lettonie Hongrie Afrique du Sud Thaïlande Brésil Tunisie ……. Jordanie ……. Turquie ……… Maroc Egypte …… Algérie

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

36

37

38

39

40

46

56

64

65

87

Source : CNUCED

3. MOYENS NECESSAIRES POUR DEMARRER L’ACTIVITE

3.1. Ressources humaines

Le projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique est d’abord un projet de prestation de services technologiques à haute valeur ajoutée destiné à des entreprises clientes et permettant :

- la mise en place de réseaux locaux (Intranet et Extranet),

- la migration et/ou adaptation d’applications existantes vers le protocole Internet,

- la mise en place de bases de données, en tant que contenu véhiculé par les réseaux locaux et les sites Web

- la création de portails, en tant que fédérateurs de sites Web de l’entreprise (dans la mesure où celle-ci en a plusieurs)

- la conception et le développement de sites Web,

- la mise en place de sites de commerce en ligne, avec tout ce qu’il faut comme outils connexes permettant la gestion des diverses opérations de vente en ligne.

Ainsi les ressources essentielles nécessaires au démarrage du projet sont les ressources humaines. Ce sont des professionnels pouvant être groupés dans les trois ensembles de domaines suivants :

- spécialistes en ingénierie des réseaux, notamment locaux, et en Internet

- développeurs de produits logiciels autour de bases de données, produits d’adaptation des applications et des données existantes aux exigences/spécifications de l’Internet et de la vente en ligne,

- spécialistes en communication et en multimédia (créatifs, spécialistes en communication vidéo/audio, spécialistes en montage/mixage vidéo/audio et en effets spéciaux, …) En outre l’équipe de spécialistes métiers, se doit d’avoir une culture marketing ou se doit de s’adjoindre les services de spécialistes en marketing. La composante marketing est essentielle à la réussite du projet.

Pour ce qui est de la structure de l’équipe, et s’agissant d’une équipe intervenant dans les TIC, elle serait constituée de trois niveaux/profils de personnels dans les proportions qui suivent :

- niveau 1 : constitué de spécialistes de premier plan dans les domaines ou ensembles de domaines d’activité visés par le projet,

- niveau 2 : constitué de spécialistes de niveau 2 agissant comme assistants des

professionnels du niveau 1. L’effectif du niveau 2 serait, selon le domaine de 2 à 3

fois celui du niveau 1,

- niveau 3 : constitué de

o

professionnels de niveau 3 dans le domaine Communication et Multimédia,

d’un effectif autour de 2 fois celui du niveau 1

o

personnels d’assistanat et de gestion, agissant en tant que personnel d’appui

aux professionnels/spécialistes des niveaux 1 et 2, notamment en matière de

marketing et commercial. L’effectif de cette catégorie serait comparable à

celui du niveau 1.

Structure des effectifs de l’équipe projet en nombre

Catégorie du personnel

Niveau 1

Niveau 2

Niveau 3

Total

Réseau et Internet

2

6

 

8

Logiciel et Bases de données

2

6

 

8

Communication et Multimédia

2

2

4

8

Assistanat gestion

   

3

3

Total

6

14

7

27

Ainsi le premier noyau en terme d’effectifs pour une entreprise opérant dans les Systèmes

Intranet et le Commerce Electronique et ayant une certaine envergure, serait constitué de 27

personnes réparties selon le tableau ci-dessus.

C’est cet effectif qui sera pris en considération pour les évaluations qui suivront.

La taille finale de l’équipe issue du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique sera

bien évidemment fonction de la demande réelle en matière de Systèmes Intranet et

Commerce Electronique.

Pour ce niveau et structure d’effectif, la masse salaire serait la suivante :

Effectif et Masse salariale

Catégorie

Effectif

Salaire annuel (TND)

Unitaire

Total

Spécialiste niveau 1

6

45

000

270

000

Spécialiste niveau 2

14

20

000

280

000

Personnel de gestion et d’assistanat

7

9 000

63 000

Total

27

 

613 000

3.2. Moyens matériels Outre les ressources humaines le projet aura besoin des moyens suivants pour démarrer l’activité :

- locaux

- aménagements et agencements

- matériels et logiciels informatiques de travail

- matériel de transport

- frais de formation et de documentation

- frais de fonctionnement

3.2.1. Locaux

A

raison de

- 18 m2 par spécialiste de niveau 1 et de

- 15 m2 par personne pour les autres catégories de personnel

- et de locaux communs (salle de conférence), d’une superficie de 25 m2,

le

projet aura besoin de locaux d’une superficie de 448 m2.

Au prix de 100 TND par m2 et par an, le loyer de ces locaux sera de 44.800 TND par an.

3.2.2. Aménagements et agencements

En matière d’aménagement et d’agencement des bureaux (meubles, agencement, …) on prévoit un forfait par personne de 2.000 TND. De la sorte le poste « Aménagement et

Agencement » s’élèverait à 54.000 TND.

3.2.3. Matériels informatiques et logiciels

On prévoit d’équiper chaque personne d’un poste de travail informatique d’une valeur moyenne de 3.000 TND. En outre on prévoit l’acquisition de logiciels spécialisés au nombre

de 5 et à raison de 6.000 TND par logiciel. Soit un montant total de 111.000 TND. Ce montant sera amorti sur 3 exercices, d’où un montant annuel de 37.000 TND pour le poste matériels informatiques et logiciels.

3.2.4. Matériel de transport

Afin de faciliter les déplacements chez les clients on prévoit l’acquisition par le projet d’un

véhicule de transport de type utilitaire. Son coût est estimé à 20.000 TND.

3.2.5. Frais de formation et de documentation

Pour se maintenir à niveau l’équipe issue du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique, doit consacrer des moyens suffisants pour la formation et le recyclage

(participation à des séminaires) et la documentation (revues spécialisées, livres, abonnements à des sites Internet spécialisés payants …). Un budget forfaitaire de 3.000 TND par personne, sera consacré au poste Formation et Documentation ; soit un total annuel de 81.000 TND.

3.2.6. Frais divers de fonctionnement Les frais divers de fonctionnement (énergie, téléphone, fournitures de bureau, transport et déplacement …) sont estimés à 3.000 TND par mois, soit un total annuel de 36.000 TND.

3.3. Processus Les produits et services à développer dans le cadre du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique sont destinés à répondre à des besoins/demandes d’entreprises clientes. L’entreprise issue du projet jouant le rôle de Prestataire (elle sera appelée ainsi dans ce qui suit).

Le processus de réalisation de ces produits et services peut être décomposé selon les étapes/phases suivantes :

a. Analyse du besoin du client Point de départ de la démarche, l’analyse du besoin ou attente du client par le Prestataire devra être la plus concrète et la plus précise possible. Elle s’effectuera soit à partir du cahier des charges élaboré par le client s’il y en a, soit à partir des interviews avec les responsables concernés sinon.

b. Conception de la solution Tenant compte du besoin du client préalablement identifié et formalisé, la solution devant répondre à ce besoin, sera conçue, formalisée et proposée au client afin qu’il l’étudie et la valide. Au passage le client peut demander à ce que des modifications soient apportées à la proposition du Prestataire, et il peut y avoir plusieurs va-et-vient entre le client et le Prestataire à ce sujet.

c. Développement du produit ou service Une fois la proposition validée par le client, la solution est développée sur la base des spécifications élaborées lors des étapes précédentes. La solution est ensuite testée et validée en interne chez le Prestataire.

d. Mise en place

e.

Après l’avoir développé et testé, le Prestataire met en place la solution chez le client. Au préalable, le client aura mis en place l’environnement nécessaire à la réception de la solution. En accompagnement de la mise en place proprement dite, le Prestataire pourra être amené à conseiller le client ou à lui fournir des prestations additionnelles, telles, par exemple, de la formation, de l’assistance dans le choix de certains équipements, … Maintenance Afin d’assurer un service de qualité à son client, le Prestataire aura à prévoir et assurer la maintenance de la solution qu’il aura mise en place. La maintenance comportera les interventions de dépannage en cas de panne, mais aussi les mises à jour et les adaptations, comme celles liées à l’évolution technologique et à l’état de l’art dans le domaine considéré.

Schéma de déroulement d'une intervention

Contact avec Client
Contact
avec
Client
de déroulement d'une intervention Contact avec Client Etude du besoin du client Conception de la Solution
de déroulement d'une intervention Contact avec Client Etude du besoin du client Conception de la Solution
de déroulement d'une intervention Contact avec Client Etude du besoin du client Conception de la Solution
Etude du besoin du client Conception de la Solution Soumission Solution au Client OK du
Etude du besoin du
client
Conception de la
Solution
Soumission Solution
au Client
OK du
Non
Client?
Oui
Soumission Solution au Client OK du Non Client? Oui Développement et test de la Solution Mise

Développement et test de la Solution

Développement et test de la Solution
Développement et test de la Solution
Développement et test de la Solution
Mise en Place de la Solution chez client

Mise en Place de la Solution chez client

Mise en Place de la Solution chez client
Mise en Place de la Solution chez client
test de la Solution Mise en Place de la Solution chez client Reception par le client

Reception par le client

Reception par le client
Reception par le client
Reception par le client
en Place de la Solution chez client Reception par le client Fin Mise à Jour? 3.4.
Fin Mise à Jour?
Fin
Mise à
Jour?

3.4. Techniques nouvelles (y compris évolution technologique en cours) Le projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique se doit d’adopter les technologies les plus récentes et organiser une veille technologique dans le domaine.

Ainsi et en la matière, les évolutions actuelles se font vers les technologies suivantes :

- les réseaux locaux sans fil (WLAN),

- les réseaux WiFi (ou IEEE 802.11)

- la technologie BlueTooth,

- les CPL (Courant Porteur en Ligne), qui permettent de faire passer de l’information au moyen des lignes électriques

- les terminaux portables (tel les téléphones portables)

- la nouvelle version du protocole IP (Internet Protocol) IPv6

- les outils de développement des sites Web : PHP, ASP.Net, JSP, Flash dynamique, Javascript

- les générations récentes des SGBD

3.5. Implantation S’agissant d’un projet TIC, le choix du site d’implantation est davantage dicté par les commodités qu’offre le site plutôt que par la position géographique du site dans le pays.

Les grandes villes sont dotées des commodités et des facilités nécessaires à l’implantation des projets TIC. En plus elles ont l’avantage d’abriter un nombre relativement important de prospects et de clients potentiels pour le projet.

Par ailleurs, la Tunisie offre divers sites bien équipés pour le travail à distance situés dans les régions intérieures et à des loyers très avantageux. Il s’agit des 5 cyberparcs pour le télétravail : Le Kef, Gafsa, Kasserine, Monastir et Siliana.

Ainsi le promoteur du projet se fixera pour le choix du site en fonction des avantages comparatifs qu’il peut tirer d’une implantation plutôt que d’une autre.

4. ELEMENTS FINANCIERS

4.1. Chiffre d’affaires Pour être pérenne, l’entreprise issue du projet « Système Intranet et Commerce Electronique » se doit de réaliser un Chiffre d’affaires lui permettant de couvrir ses charges et aussi de dégager une marge bénéficiaire raisonnable et conforme aux standards du domaine.

Or le chiffre d’affaires est réalisé en définitive à travers la vente/facturation du temps homme des membres de l’équipe intervenant chez la clientèle.

Le potentiel du temps qu’on peut facturer peut être estimé comme suit :

- d’abord, seul le temps des professionnels (spécialistes niveau 1, niveau 2 et niveau 3) peut être directement facturé à la clientèle,

- le temps total pouvant être à priori facturé, n’est pas constitué de 100% du temps de travail/présence des membres de l’équipe puisqu’il faut ôter de ce temps, et sur la base d’une année :

1 mois de congé (soit 8%) une durée réservée pour la formation, l’équivalent d’un moins ( soit encore un 8%) un temps « mort » correspondant à des baisses de charge de travail, qui peut être, selon la conjoncture, plus ou moins long. De la sorte et pour estimer le temps pouvant être facturé, on introduira un paramètre représentant le « Taux de temps facturé », qui dans les meilleurs des cas se situerait autour de 80%.

Quant aux tarifs auxquels seront facturés les temps homme de l’équipe, ils seront déterminés en fonction des tarifs du marché. Ceux-ci sont estimés à :

- 9.000 TND l’homme/mois pour les spécialistes de niveau 1,

- 4.500 TND l’homme/mois pour les spécialistes de niveau 2, et

- 3.000 TND l’homme/mois pour les professionnels de niveau 3.

Ainsi et avec ces tarifs de facturation, le Chiffre d’Affaires serait, en fonction du taux de temps facturé, comme suit :

Chiffre d’affaires en TND

Les cas

Cas 1

Cas 2

Cas 3

Cas 4

Cas 5

Taux du temps facturé

60%

65%

70%

75%

80%

CA

928 800

1 006 200

1 083 600

1 161 000

1 238 400

Bien évidemment si le projet « Systèmes Intranet et Commerce Electronique » a une

composante export ou est totalement exportateur vers des pays envers desquels la Tunisie

présente des avantages en matière de coût de main d’œuvre (cf. § 2.1.2), le chiffre d’affaires

sera autrement plus important.

En ciblant bien le ou les pays d’exportation, on peut escompter que la part de l’activité

dédiée à l’export peut être facturée (en net des frais supplémentaires qu’elle engendre) au

double des tarifs locaux.

Ainsi et selon la part de l’activité à l’exportation, le chiffre d’affaires serait ainsi qu’il suit :

Chiffre d’Affaires avec partie à l’Export

Les cas

Cas 1

Cas 2

Cas 3

Cas 4

Cas 5

Taux du temps facturé

60%

65%

70%

 

75%

 

80%

Part de l’activité à Export

 

0

928 800

1 006 200

1 083 600

1161000

1 238 400

25

1 161 000

1 257 750

1 354 500

1

451 250

1

548 000

50

1 393 200

1 509 300

1 625 400

1

741 500

1

857 600

75

1 625 400

1 760 850

1 896 300

2

031 750

2

167 200

100

1 857 600

2 012 400

2 167 200

2

322 000

2

476 800

4.2. Prix de revient et structure du coût

Pour une équipe constituée de 27 membres les coûts/charges d’exploitation sont estimés

ainsi qu’il suit :

Structure des charges d’exploitation

Rubrique

Montant (TND)

Part en %

Frais de personnel

613 000

76%

Loyer

44

800

5%

Formation et documentation

81

000

10%

Frais divers de fonctionnement

36

000

4%

Amortissements

40

130

5%

Total

814 930

100%

De la sorte les charges sont constituées à 76% de frais de personnel et à 10% des frais de

formation et de documentation. Ceci est le lot des entreprises opérant dans la Haute

Technologie et fournissant un service technologique à haute valeur ajoutée.

4.3.

Investissements

Les investissements et les apports financiers nécessaires au projet sont constitués :

- des matériels informatiques et des logiciels, dont les coûts d’acquisition sont

amortissables sur 3 ans

- des équipements de bureau et des aménagements, agencements et installations,

amortissables sur 10 ans

- d’un véhicule de transport (voiture utilitaire), amortissable sur 5 ans

- et de fonds de roulement, estimés à l’équivalent de 6 mois de frais d’exploitation

(autres que les amortissements)

Investissements

Rubrique

Montant (TND)

Matériels Informatiques

81

000

Logiciels

30

000

Equipements bureau et installation

54

000

Matériel de Transport

20

000

Fonds de roulement

387 400

Total

572 400

4.4. Ratios

En fonction du taux de temps facturé, les résultats d’exploitation escomptés varieraient de

113.870 DT pour un taux de 60% à 423.470 DT pour un taux de 80%.

Résultats et marges

Les cas

Cas 1

Cas 2

Cas 3

Cas 4

Cas 5

Taux du temps facturé

 

60%

65%

70%

75%

80%

CA

928

800

1 006 200

1 083 600

1 161 000

1 238 400

Charges

814

930

814

930

814

930

814

930

814

930

Résultat

113 870

191 270

268 670

346 070

423 470

Taux de marge

   

12%

 

19%

 

25%

 

30%

 

34%

Impôts/bénéfice

 

39

855

66 945

94 035

121

125

148

215

Résultat net

 

74

016

124

326

174

636

224

946

275

256

Cash flow net*

 

114

146

164

456

214

766

265

076

315

386

Délai

de

retour

sur

5 ans

3,5 ans

2,7 ans

2,2 ans

1,8 ans

investissement**

* Cash flow net = Résultat nets + Amortissements ** Retour sur Investissements = cash flow net / investissements

La marge bénéficiaire avant impôt représenterait alors entre 12% et 34% du chiffre d’affaires.

Le délai de récupération de l’investissement varierait entre 5 années et 1,8 années.

4.5.

Schéma de Financement

Dans le cas où le projet fait appel au FOPRODI, le schéma de financement serait constitué

comme suit :

Pour un nouveau promoteur :

Schéma d’Investissements et de Financement (Cas d’un nouveau promoteur)

Investissement (en TND)

 

Financement (en TND)

 

Investissement matériel et immatériel

185

000

Capital

171

720

   

Promoteur (10%)

17

172

Autres associés (20%)

34

344

SICAR (30%)

17

172

FOPRODI (30%)

103 032

Fonds de roulement

387

400

Crédit Moyen Terme

400

680

Total Investissement

572

400

Total Financement

572

400

Schéma d’Investissements et de Financement (Cas d’une PME)

 

Investissement (en TND)

 

Financement (en TND)

 

Investissement matériel et immatériel

185

000

Capital

171

720

   

Promoteur (40%)

68

688

SICAR (30%)

51

516

FOPRODI (30%)

51

516

Fonds de roulement

387

400

Crédit Moyen Terme

400

680

Total Investissement

572

400

Total Financement

572

400

Pour une PME :

4.6. Avantages et aides spécifiques

L’entreprise issue du projet Systèmes Intranet et Commerce Electronique, peut prétendre à

bénéficier des financements, aides et avantages prévus par les législations/réglementations

et les mécanismes suivants :

- le Code d’incitation aux investissements

- le Régime d’Incitation à l’Innovation dans le domaine de la Technologie de l’Information (RITI)

- le Fonds de Promotion des Exportations (FOPRODEX),

- le Fonds de Développement de la Compétitivité (FODEC)

- le Fonds d’Accès aux Marchés de l’Exportation (FAMEX)

- le Programme de Modernisation Industrielle (PMI)

Les trois derniers mécanismes interviennent plutôt après la création/entrée en activité de l’entreprise.

4.6.1. Le Code d’incitation aux investissements Le Code d’incitations aux investissements permet de bénéficier des catégories d’avantages suivants :

- Avantages communs

ART (7) :• Dégrèvement fiscal au profit des souscripteurs dans la limite de 35% des bénéfices ou des revenus nets soumis à l’Impôt sur les Sociétés (I.S) ou à l’Impôt sur les Revenus des Personnes Physiques (I.R.P.P).

• Dégrèvement fiscal au profit des sociétés qui réinvestissent au sein d’elles-mêmes dans la limite de 35% des bénéfices nets soumis à l’I.S. ART (8) : • Possibilité d’opter pour le régime de l’amortissement dégressif au titre du matériel et des équipements de production. ART (9) : • Exonération des droits de douane et des taxes d’effet équivalent et paiement de la TVA (12%) pour les équipements importés et n’ayant pas de similaires fabriqués localement. • Suspension de la TVA pour les équipements fabriqués localement et acquis avant l’entrée en production.

• Paiement de la TVA (12%) pour les équipements acquis localement après l’entrée en activité des investissements de création.

- Avantages spécifiques

NB : Les entreprises totalement exportatrices sont soumises au taux de 10% de l’IS pour les bénéfices réalisés à partir du 1er Janvier 2008.

Avantages financiers et fiscaux additionnels accordés aux activités prioritaires suivantes :

1. Exportation

2.

Développement régional

3. Développement agricole

4. Promotion de la technologie et de la recherche-développement

5. Nouveaux promoteurs et PME

6. Investissements de soutien.

1- Exportation

1-1 Régime totalement exportateur

- Régime des parcs d’activités économiques.

- Déduction totale des revenus ou bénéfices provenant de l’exportation de l’assiette

imposable durant les 10 premières années d’activité.

Au-delà de cette période, cette déduction est ramenée à 50 %.

1-2 Régime partiellement exportateur

- Déduction des revenus ou bénéfices provenant de l’exportation, de l’assiette de

l’impôt pendant les dix premières années à partir de la première exportation. Au-delà

de cette période, cette déduction est ramenée à 50 %.

- Remboursement des droits et taxes d’effet équivalent au titre de la part des biens et

produits destinés à l’exportation et ce pour :

- les matières premières

-

- les biens d’équipements importés n’ayant pas de similaires fabriqués

les produits semi-finis importés ou acquis localement

localement

2 - Développement régional Zone de développement régional

 

Zone de développement régional

Zone de développement

régional prioritaire

   

• 25% de l’investissement global,

• 15% de l’investissement

fonds de roulement exclu, avec un

• Prime d’investissement

global, fonds de roulement

plafond 750.000 TND.

exclu, avec un plafond de

• 30% de l’investissement global,

450.000 TND

fonds de roulement exclu, pour les

nouveaux promoteurs.

• Prime au titre de la participation de l’Etat aux dépenses d’infrastructure

50% des montants engagés par l’entreprise.

• 75% des montants engagés par l’entreprise.

• Prise en charge de la cotisation patronale au régime légal de la sécurité sociale CNSS)

Pendant une période de cinq ans, à partir de la date d’entrée en activité effective, renouvelable une fois pour les projets implantés dans les zones de développement régional prioritaires.

 

ART (23) • Déduction totale des revenus ou bénéfices provenant de l’activité de l’assiette imposable durant les 10 premières années d’activité. Au- delà de cette période, cette déduction est ramenée à 50

• Incitations fiscales

 

% durant les 10 années suivantes.

• Dégrèvement fiscal total au profit des souscripteurs.

• Dégrèvement fiscal total au profit des sociétés qui réinvestissent au sein d’elles mêmes.

3- Développement agricole

• Projets de première transformation de produits agricoles

- Prime de 7 % de l’investissement total.

- Prime d’étude de 1% de l’investissement plafonnée à 5.000 TND.

- Avantages fiscaux prévus à l’article 30.

4- Promotion de la technologie et recherche-développement

• ART (39) Prise en charge totale ou partielle par l’Etat des dépenses de formation.

• ART (43) et (43 bis) : Prise en charge de la cotisation patronale au régime légal de sécurité sociale au titre des équipes de travail supplémentaires ainsi que pour les agents de nationalité tunisienne titulaires du BAC+4 et BAC+2.

5- Nouveaux promoteurs et PME

 

Nouveaux promoteurs

PME

Participation maximale au capital :

• Minimum 10% du capital pour la 1ère tranche d’investissement jusqu’à 1 MTND.

• Minimum égale à la participation du FOPRODI et strictement < à 50% du capital social pour la 1 ère tranche d’investissement jusqu’à 1 MTND.

• Sur les ressources propres des SICAR

• Minimum 20% du capital additionnel pour la tranche > 1 MTND

• Minimum égale à la

   

participation du FOPRODI

• Sur les ressources FOPRODI

• Maximum 60% du capital pour la 1ère tranche d’investissement jusqu’à 1 MTND

• Maximum 30% du capital pour la 1ère tranche d’investissement jusqu’à 1 MTND

• Maximum 30% du capital additionnel pour la tranche >1 MTND.

• Maximum 10% du capital additionnel pour la tranche > 1 MTND.

• Prime d’étude et d’assistance technique

• 70% du coût de l’étude plafonnée à 20.000 TND.

• 70% du coût de l’étude plafonnée à 20.000 TND.

• Prime

• 10% de la valeur des équipements plafonnée à 100.000 TND

 

d’investissement

Non éligible

• Prime au titre des investissements immatériels

• 50% du coût des investissements immatériels.

• 50% du coût des investissements immatériels

• Prime au titre des investissements Technologiques prioritaires

• 50% du coût des investissements technologiques prioritaires plafonné à 100.000 TND

• 50% du coût des investissements technologiques prioritaires plafonné à 100.000 TND

• Prise en charge du prix du terrain ou du bâtiment industriel

• 1/3 du prix du terrain ou du bâtiment industriel plafonnée à 30.000 TND.

Non éligible

• Prise en charge de la cotisation patronale au régime légal de la sécurité sociale (CNSS)

• Durant les cinq premières années d’activité effective.

• Dans le cadre du développement régional

6- Investissements de soutien Incitations fiscales

Investissements de soutien

Incitations fiscales

• Encadrement de l’enfance

ART (49): • Exonération des droits de douane et des taxes d’effet équivalent et suspension de la TVA au titre des équipements nécessaires au projet.

• Education

• Enseignement et recherches scientifiques

• Formation professionnelle

• Production et industries culturelles

• Dégrèvement fiscal au profit des souscripteurs dans la limite de 50% des bénéfices ou des revenus nets soumis à l’IS ou à l’IRPP.

• Animation des jeunes

• Etablissements sanitaires et hospitaliers

• Dégrèvement fiscal au profit des sociétés qui réinvestissent au sein d’elles mêmes dans la limite de 50%.

• Déduction totale des revenus ou bénéfices sans que l’impôt à payer ne soit inférieur à 30% de l’IR global pour les personnes physiques et 10% des bénéfices globaux pour les sociétés.

- Avantages supplémentaires

Ce sont des avantages accordés au cas par cas et par décret en fonction des critères tenant

compte

technologique, etc…. Sont éligibles les :

volume d’investissement, du degré d’intégration, de l’apport

notamment

du

- Projet revêtant un intérêt particulier pour l’économie nationale ou pour les zones frontalières.

- Projets importants ayant une forte valeur ajoutée et un fort taux d’intégration.

- Promoteurs de projets importants sur les plans volume d’investissement et de la création d’emplois.

- Investissements réalisés dans les secteurs de l’éducation, de l’enseignement supérieur y compris l’hébergement universitaire, de la formation professionnelle et des

investissements relatifs aux années préparatoires.

- Investissements dans les parcs de loisirs pour enfants et jeunes

- Investissements dans les cyber- parcs

- Les reprises d’entreprises industrielles en difficultés économiques ou en cessation d’activité

- Transmission des entreprises en difficultés.

Le FOPRODI

Prévus dans le cadre du Code d’incitation aux Investissements et nécessitant l’entrée en jeu d’une SICAR (Société d’Investissements à Capital Risques), les avantages/incitations pouvant être accordés dans le cadre du FOFRODI le sont dans ou l’autre des cas suivants :

- nouveau promoteur

- petite ou Moyenne Entreprise

- développement régional

Ils peuvent revêtir les formes suivantes :

- participation au capital

- prime d’investissement

- prime d’étude et d’assistance technique

- prise en charge par l’Etat du tiers du coût du terrain ou des locaux

- prise en charge par l’Etat des coûts des travaux d’infrastructure

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