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TOULOUSE,LE 2 7 AVR. 1981

a-

Li

1

1 1

CT/GEPPN

NOT TECHNI QUE

- COMPTE RENDU DE L'ENQUETE 79/05

-

DES

GROUPE

E';NDES

PHÉNOMÈNESAÉROSPATI AUX

NON IDENTIFI ÉS

1

SOMMAI RE

RÉsUMÉ D'UNE

ENQU~?IE

1.1. PRESENTATION DU CAS - CHRONOLOGIE

1.2. ANALYSE DES DIFFERENTS ELEMENTS RECUEILLIS

1.3. CONCLUSION DE L' ENQUETE

2 .l.TEMOIGNAGE SOUS HYPNOSE ET PREUVE "UFOLOGIQUE"

2.1.1.

2.1.2.

2.1.3.

Définitions et théories et présence

La narco-analyse Conclusion

et l'hypnose dans le monde judiciaire

Auteurs

: D.

Audrerie - A.

Esterle - M.

Jimenez

1.1.1.

Les 7 et 8 novembre 79

1.1.2. Le 9 novembre 79

1.1.3. Le 11 novembre 79

1.1.4. Le 12 novembre 79

1.1.5. Le 18 novembre 79

1.1.6. Le 28 novembre 79

1.1.7.

1.1.8. Juin 80

Le

31 mai

et

le ler juin

80

1,28 ANALYSE DES DIFFÉRENTS

ÉLÉ~TsRECUEILLIS

1.2.1. Analyse de l'itinéraire

1.2.2. Données météorologiques et position des astres

1.2.3. Le rôle éventuel du "Tagamet"

1.2.4. Analyse de l'évolution du témoignage

1.2.5. Les méthodes du GU1

INDICATIONS PRELIMINAIRES :

Toutes les données qui vont être présentées, ont été tirées des différentes déclarations des témoins, consignées dans les procès-verbaux de la Gendarmerie nationale ou dans les enregistrements (sonores et vidéo) réa- lisés par les membres du GEPAN et une personne désignée ici sous le nom de M. NORBERT.

Dans ce document, le témoin des observations s'appelle M. LAURENT, ce qui est bien entendu un pseudonyme. Les différents lieux seront désignés de la manière suivante :

. les agglomérations s'appelleront VI, V2, V3,

. les

. les lieux remarquables (par leur configuration ou les événements auxquels ils sont associés) seront : Pl, P2, LI, L2,

zones bois6es : FI, F2,

Afin de faciliter la lecture du résumé chronologique des événements, nous fournissons un schéma descriptif de la région utilisant les conventions indiquées.

Le 8 novembre 1979, vers 15 h 00, un certain M. LAURENT âgé de 44 ans, se rend à l'hôpital de Yl. Les consultations sont faites ce jour- là par M. NORBERT, médecin généraliste.

M. LAURENT qui depuis quelque temps posséde une petite maison secondaire à VI, raconte qu'il a le souvenir d'avoir vécu des événements insolites, la veille au soir, et se demande si le médicament qu'il prend, du "Tagamet", ne pourrait pas en être la cause.

Ayant entendu le récit des événements, le médecin répond que le médicament ne peut être en cause(') et pense à une observation d'OVNI :

"Vaun avez vécu ce que JtalLt Xe mande VOU~vivt~e". 11 téléphone à un cer-

tain

sultations.

Ignace (lbls), et demande à M. LAURENT d'attendre la fin des con-

(1) A l'époque, il n'y avait aucune contre-indication à l'usage du Tagamet.

(1 bis) Auteur d'ouvrages de science-fiction et président d'un groupe à carac-

tère privé s'occupant d'ufologie, de parapsychologie nom de GUI.

désigné sous le

Vers 17 h 00, M. LAUR3NT et M. NORBERT se rendent alors à la Gsndarmerie de V4 (dont dépend l'agglomération de VI) pour établir une . déposition dont voici les éléments essentiels :

Soir du 7 novembre 1979

-.

Ce soir-là,

prend son véhicule Simca

de montagne. Vers

se trouve à un certain moment

M. LAURENT occupe seul sa maison de VI.

21

h

00,

Vers

20

h

20,

il

1100 break yur se riramener sur les routes

tandis qu'il

circule entre V5 et V2,

dans un virage,

il

près d 'un pont aux ram-

bardes métal 1iques. Là, hauteur des sapins,un

d'une source de lumière aux contours

te pas de structure matérielle distincte.

il aperçoit à gauche de la chaussée, à la

brouillard luminescent vert situé au-dessous

nets ; cette dernière ne présen-

La lumière phosphorescente lui paraît de forme circulaire, de très

grand diamètre ; 1a

intense,

source lumineuse est

dëcri te comme trP5

créant aux alentours une sorte de brouillard lumineux.

M.

LAURENT constate que le moteur de son auto est arrêté, les phares

Le véhicule en entier~tbaignéde phos-

le tableau de bord,

s'éteignant progressivement.

phorescence, et M.

LAURENT ne distingue pl us ni

ni

Le

et avoir éprouvé le besoin de marquer l'endroit de deux croix tracées

avec une pierre blanche.

que 1 a rambarde du pont est d'une couleur ocre qui

qui ne lui paraît pas chaud.

se la main

le volant, ni d'autres détails du véhicule.

témoin dit être ensuite

sur le fer

sorti de son auto, 1 'esprit totalement vide,

11 pas-

11 fait le tour de son véhicule et constate

le surprend.

. Durant ce temps qu'i 1 ne peut déterminer, i 1 n'a pas eu, di t-i 1 , de

Il

sensations 01 factives, ni acoustiques.

dans son véhicule avec une impression

que, des épaules et des articulations, et éprouve des picotements dans

le corps.

remonte ensui te machinalement

d'écrasement au niveau de la nu-

11 dit avoit perdu toute notion d'espace et de temps, comme

s'il cessait d'exister.

11 se retrouve finalement dans son véhicule arrêté dans un virage en

épingle

de son auto sont allumés. 11 reprend sa route.

à cheveux qu'il

ne reconnaît pas ; il constate que les phares

11 voit alors un panneau indiquant une forêt et identifie tous les de-

tails de la route.

11 retourne

12 heürs.ïi

à

V1 en

12 mn.

11 est

23

h

20.

11

se

n'y a eu aucun autre témoin.

couche alors et dort

A son réveil, M. LAURENT constate un trou d'une heure et demie dans

les souvenirs de son emploi du temps et ne s 'explique pas comment i 1

a repris

a pu aller de son lieu d'observation jusqu'à conscience, sans s ' en rendre compte.

la

forêt il

M. LAURENT précisera aussi qu'il ne s'est jamais intéressé aux phéno- mènes surnaturels et qu'il reste sceptique sur ce qu'il a vécu. Il déclarera qu'il est obsédé par 1'idée fixe de la nécessité pour lui

de retourner

à cet endroit.

A la suite de cette déposition, M.

NORBERT propose à la Gendar-

merie de procéder à une reconstitution qui a lieu le soir-même.

Reconstitution

de

1 ' itinéraire

suivi par M.

LAURENT

Départ

de

V3

à

21

h

00.

Retour

à

V3

à

01

h

30.

Le trajet suivi débute par verse les villages V5 et

ne connaît pas

spécialement cette route dont il décrit- pourtant à l'avance les dé-

tails avec une grande précision. 11

détails durant

pas être rentré par cette route.

avec étonnement par les gendarmes.

Au cours du trajet,

sement, qu'il

Cela lui rappel le dans durant 1e phénomène.

le témoin déclare ne plus rien sentir,

et demande aux gendarmes de faire demi-tour.

et de ses abords

Après V6, en direction de V2,

la nationale A en direction de V2, et tra-

M.

LAURENT précise qu'il

dit qu'il 1a vei 1le

au soir,

Ce degré de précision

V6.

n'a pas remarqué tous ces

et ne se souvient est constaté

son trajet vers V2

M.

LAURENT fait part d'une sensation bizarre d'écra-

éprouve au niveau du cou, des épaules et des articulations.

une moindre mesure ce qu' il a ressenti la veii le

sont

Les détails de la route

fournis avec exactitude, alors que le trajet

s'effectue en sens contraire.

De retour vers

ne serait jamais allé dans son état

tifier les détails de la route et mentionne 2 véhicules qui auraient

retenu son attention la veille au soir, une Ami 6 et une Renault 4.

dit ëgalement avoir vu,

maison, en train de ranger des objets dans

vêtements qu'elle portait

ces détails en ayant 1 'impression de

Le point Pl n'étant pas dépassé lors de la reconstitution,

détails ne seront pas vérifiés.

La manière dont M. évoque alors pour M.

que le témoin reconnaît les 1jeux cheveux (c'est de cet endroit qu'il

se rappeler avoir parcouru

se la

une personne à 1 'intérieur d'une

V5,

1 'itinéraire bifurque vers le point Pl où le témoin

normal. M.

LAURENT continue à iden-

ce soir-là,

à ce moment-là.

Il

un placard,

et décrit

les

Le témoin aurait observé tous

voyager à une très grande vitesse.

ces derniers

LAURENT décrit l'endrcit il a repris conscience

NORBERT la forêt

F2.

C'est en traversant ce1 le-ci

(en L2) dans un virage en épingle à retourna chez lui). Le témoin croit

2 fois

dans le même sens la

route qui

traver-

forêt de F2 dans la direction de V5.

-.

Il aurait effectué ces trajets avant de reprendre conscience dans le virage.

La recanstitution s'achève par le retour vers VI, à 01 h 30. Le témoin

croit difficilement-que 110 km ont été effectués durant cette reconsti-

tution

trajet la veille puisque selon lui, le niveau de son réservoir d'essen-

; il ne comprend pas comment il aurait pu parcourir tout ce

;:u:iar.

rait pratiquement pas varié, et son compteur kilométrique non

Le témoin n'ayant pas retrouvé les éléments qu'il juge essentiels (le pont en particulier),.il demande aux gendarmes s'il est possible de

conti nuer

1es recherches.

Les gendarmes de l'Unité de V4 se rendent au domicile du témoin et vérifient que sa version des faits reste inchangée. M. LAURENT Leur parait effrayé et dépassé par ces événements qu'il ne comprend pas. Une nouvelle tentative de reconstitution est entreprise.

A 14 h 00, les gendarmes et le témoin se dirigent

Le véhicule Ami 6,cité la veille, est retrouvé à l'endroit prévu

avant de poursuivre

un restaurant qui correspond à la description de la maison dans la-

quelle

M. LAURENT avait parlé est reconnue près de cette maison.

L'itinéraire se prolonge par la route départementale

V6 et traverse la forêt F1.

Tous les

cision,en

détails concordent,

vers le point

Pl.

1 '

i tin'éraire vers V7.

Sur cette route se trouve

La Renault 4 dont

A qui rejoint

un homme était debout devant un placard.

C'est là que le témoin situe avec pré-

LI, 1'endroit le phénomène se serait produit.

sauf

le pont

et ses

rambardes métal 1iques qui ne

seront pas retrouvés.

Ce même jour, le GEPAN est prévenu vers 16 h 00. Au cours d'une conversation téléphonique, M. NORBERT propose au GEPAN d'assister à une sésnce d'hypnose qu'il compte organiser avec un hypnotiseur connu d

(M. NORBERT était alors membre du GU1

. Le GEPAN ignorait ce fait

Faisant confiance à M. NORBERT, le GEPAN, après avoir hésité, accepte d'assister à cette séance et rendez-vous est pris pour le 11 no- vembre 1979.

( 2) Ces données

"objectives"

étaient pratiquement

invérifiables (réservoir

et

pour essayer

compteur avant la soirée du 7 novembre).

de

convaincre le GETAN,

Ultérieurement,

M.

LAURENT

fournira des données falsifiées

à

ce

sujet.

(3) Depuis ces événements,

M.

NOIIBERT

a

quitté

le GUI.

1.1.3. LE 11 NOVEMBRE 79

Plusieurs membres du GEPAN se rendent

sur place.

Ils vont

En arrivant vers

la

end arme rie de V4 puis à VI pour rencontrer le témoin.

15 h

00,

d ' Ignace.

chez M.

NORBERT,

ils constatent avec surprise la présence

Confrontés au problème d'un

choix immédiat,et

ne connaissant les

méthodes

flatteuse,

expérimentale,

du GUI

et de son Président qu'à

travers leur réputation peu

les membres du GEPAN,

conformément aux principes de la ~CiCinCe à la séance.

décident d'assister

Ceci devaitlaurpermettre effectivement d'observer

directement

les méthodes employées parle GUI et de constater le niveau de leurs en- quêtes, par rapport aux analyses et informations que le GEPAN allait pou- voir lui-même recueillir.

La conversation précédant

:

M.

la séance apporte quelques informations

s'être

dit en arrivant en L1

complémentaires

LAURENT se rappelle

:"h

Lwnièhe de La Lune ut dtrô&ment banen. c'était

"d'un cüamèt/re de 25 à 30m"

à "2C)C) m envhon"

beaucoup ph gtros que La pleine

de

là où

il

se trouvait.

Il affirmera plus loin que "C1~&

&op

phè4,

c'

étai/t

c' W

pu LU Lune du Zo&". Il déclare également qu'il a associé la perception de la lueur à un état éventuel de fatigue. Il précise enfin que les lumières vives le "&UCUA~&" et qu'il n'aime pas regarder longtemps la télévision.

*

Il

réaffirme sa certitude d'avoir

été sur un pont

"j'&t&

hiih

d'avoh Row'hé h hampe".

et des "&&en

11 établit une relation entre

(

des troncs d'arbre

à &vune hwnaUze main biu gmdb

) comme di on avd t'nh

4

piqu&",

en a joutant qu' il

ne "choLt pa6

à la 4&nce-~i&20n1'(4) .

L'hypnotiseur (5)

essaye alors "dl endoRmihJt M.

LAURENT.

Une première

tentative dure 20 mn et s'avère

être un échec.

Avant une deuxième tentative,

1 'hypnotiseur

demande à M.

LAURENT à qubi

il

a pensé.

Celui-ci

répond que

trois noms lui sont venus à l'esprit

gendarmes, ces mots avaient déjà été cités par le témoin au retour de la pre-

: MEGAOR, SALOMARet TALANCE.

Selon les

mière reconstitution,

le 8 novembre au soir.

(4) Notons que,

d'après

M.

NORBERT,

cette question des

"formes humaines" avait

été évoquée entre lui et M.

LAURENT lors de la

lère rencontre

à l'hôpital,

sous forme de question

"vaun

suscitée

:

"je nain ce que VOUA voulez me demanden"

"en avez-vous

vu

?

,

voutez me demanda ni jlai vu da et/ra",

bien, il y avd 4 domcu,

ça pauhnai;t

&e

den mbtra,

den piqum,

da

ZOLeA

"

(5) Il s'agit

de

M.

Gaston

- hypnotiseur attitré

du GU1

. C'est

un

spécialiste du spectacle grand public

se fait connaître pour

où,

sousim pseudonyme,

ses capacités de suggestion hypnotique.

il

Au cours

d'une récente conférence (27.01.80 - ~ierrelatte/~&me),M. Gastonrecon- naîtra à 2 reprises que les fantasmes et l'imagination peuvent se présen- ter dans le discours du sujet hypnotisé (voir aussi Chapitre 2 ).

La deuxième tentative de m-e durée n'a pas plus de succès. Le médecin, M. NOmEFtï', place alors un émetteur de rayonnements4 sur la nuque du témoin (les ondes& correspondent à celles du sommeil). L'hypnotiseur peut alors opérer presque instantanément. Toutefois, on peut penser que M. LAURENT &ait en état de relaxation profonde et non sous hypnose (c'est d'ailleurs l'opinion de M. NORBERT et de W. LAURENT). L'hypnotiseur ne fit alors aucun test à ce sujet.

LA SEANCE D'HYPNOSE - Durée :

L'hypnotiseur indique au

1 H

témoin qu'il "VU &QA

Un dvel',

pour inciter M. LAUIUNT à "kevivm ce qlLi Lui ait &vé Le metraedi 7 novembm au oh".

Il lui suggère l'observation d'une pendule dont les aiguilles tournent en sens inverse pour figurer la régression dans le temps, à par- tir de l'instant présent. L'hypnotiseur demande à M. LAURENT de décrire

le cadran (réponse : "bLancl') et la couleur des aiguilles (réponse : "matr-

hon doncd'" ,et répétera plusieurs fois que dans "ce k&e, ta&

UA poaaible".

Le témoin dit voir tourner les aiguilles. Lorsqu'elles marquent

20 h 30, 1 'hypnotiseur demande à

M. LAURENT d'arrêter sa pendule. "C1&5it

mmctredi, ,il u;t 20 h 30 & VOUA noub di;tu vous E~U".

Le témoin va alors dgcrire son itinéraire du 7 novembre au soir. Il dit qu'il va de V1 à V3, qu'il connaît très peu la route, qu'il croise

une 104 Peugeot rouge dont il va ne donner qu'une partie du matricule. Puis, il dit avoir vu des machines agricoles avant de "he,r&uY~ dam ce 60h de 6aph1' et de sentir que quelque chose lui a appuyé sur la tête et sur les épaules. Ensuite, l',il Y a eu le deu v&, Le b/~oWd"avec toujours ces sensations de picotements par tout le corps. La sortie du véhicule, l'évo-

cation.des barres de la passerelle cité plus haut.

sont décrites comme dans le procès-verbal

M. LAURENT dit rouler à 40, 60 km/h, parle de chantier de coupe

de bois, "apux6 2 y a IMEGAUR ha Le panneau1' qui est une plaque par terre,

cachée, comme un escalier. Quatre plaques, "on chad du pk~mb", seraient à

25 m du sol. De baa en haut (cf. dessin) il y aurait écrit MEGAOR 553, puis

SALOMAR 555 et TALANCE, avec un signe sur le panneau placé entre MEGAOR et SALOMAR, représentant une sorte de flamme aux couleurs mobiles agréables à regarder. M. LAURENT pourra "06hettvm~~ces plaques malgré la lumière qui le gêne car l'hypnotiseur lui suggère de prendre des lunettes de soleil, puis- que "dam ce Cve, tafi ait podai6lel1 . 11 suggère aussi au témoin que 'lm&

me hi vow avez le hegahd dm une &ecZion

pouvez Xouhnm lu Xéte et hegandm au;touh de VOW'~.

voun havez que dam ce kêve vaUA

M. LAURENT parle ensuite de "lu muhan & L'mbhel1. Il dit être

passé entre les deux et avoir vu la route à côté et "je 6LLb pa?lhé à 2%-

vu La mm1'.

Il.

Quand les lumières se sont éteintes, M. LAURENT dit avoir volé avec une forte impression de vitesse. Puis, le témoins déclare "avoh WU la m0ix1'.A la question : "led m0.i.~que vous aviez &Û% i<ah *me ?"

M. LAURENT répondIrjeta ai ne~conttcéa,en trotde . je led ac vue4 &UL

h trotde". Il dit enfin avoir vu les lumières en bas, dans la vallée.

Très agité, M. LAURENT demande avec insistance à l'hypnotiseur "d1CU&i2A",après avoir évoqué la très grande vitesse de son déplacement :

"J'ai pu bougé,

20uX a dé&i.té

miitez

! (2 ~OLA]'~.

A la demande de l'épouse du témoin, et après avoir suggéré un retour dans le temps présent par Le mécanisme inverse de celui de la régression, l'hypnotiseur calme M. LAURENT et le réveille.

M. LAURENT se réveille en sueur, en se plaignant de maux de tête.

Il dessine son observation (cf. dessin, page précédente) du 7 novembre au

soir, en situant "llacaLiehau &eu

du

CU". Les "4 p@ue4"

devien-

nent des silhouettes dont 3 s'appellent MEGAOR, SALOMAR et TALANCE ; et les silhouettes deviennent des "J1& pu VU &UA v&Zge, C'Wdu gaz". M. LAURENT dit les "avoh vu mont^" tous les quatre en même temps, MEGAOR le premier,

La lumière circulaire devient un-"appahd, on

qu'a

éXa.it bupendu devant La encali~~~".Le témoin pariera "dlattmmXonvi-

d~&e

dmandze part an ne s&

pas

yLU", et de tringles "comme du mUd

cten;tça qLU &LmLt le btroLLieeahd qu'on avait mh dam lu datreit".

M. LAURENT tiendra à ce que Son expérience du 7 novembre soit

appelée "un &&le", et évoquera un possible voyage "ph

.terne&, e~ Tomaine ou dm le Bombond". 11 précise qu'à un moment don- né, dans son souvenir, les montagnes ont disparu, il "v0yd &a .hL&&CA en ban, et clen.t pauh ceh que j'ai eu l'imphabian, avec ma voLtwte, de

que le dépah-

vala (

),jlU&

awr le pieateau".

(6) Question ( 1.gnace) :

"Les silhouettes

"

Réponse (M. LAURENT) :

"Les hommes ?"

Que~tion( ~gnace):

"C'étaient des homes ou des femmes ?"

~éponse(M. LAURENT) :

"

"C'étaient des hommes

Il parle aussi de San désir de revivre cette expérience

c.ta~AZ.], j' auhaid

révèle su'il est "dejil kentne dm une doucoupe voPantdl (81 , au cours d'une

&HIE

Le

c' es* Mè*

agneable à vo.hl' 1 (

partie de pêche, 3 ans auparavant, "w 4.egahdakt.t l'eau qcLi t?l&OadN, mais en ajoutant plus loin "c'e5.t pUÔ$ un /rêve pocrh moi . c'Wt un trêve que

jlai @Ltr.

Signalons enfin que M

LAURENT

a été décuplée depuis le 7 novembre.

prétend

que sa force physique

1.1.4. LEi 12 NOVEMBRE 79

Une prise de sang est effectuée sur le témoin. Les résultats

ne révéleront aucune anomalie. Seule, la mesure du

(voir en annexe)

taux de potassium est inattendue,mais

cette valeur résulte très certai-

nement d'une erreur de mesure ;un tel taux s'accompagnant de troubles de rythme cardiaque, qui entrafneraient la mort rapide s'ils n'étaient promp- tement traités. Or, aucun trouble cardiaque n'était constaté chez M. LAURENT.

1.1.5. LE 18 NOVEMBRE 79

Deux membres du GEPAN retournent à VI. Ils recueillent des infor- mations complémentaires auprès de la Gendarmerie, de M. NORBERT et du témoin. L'entretien avec M. LAURENT est accompagné de la passation du test de RORS- CHACH. Les résultats et l'*interprétationde ce test ne seront pas publiés ici, dans un souci déontologique évident.

1 .1 .6. LE 28 NOVEMBRE 79

Ce jour-là, M. NORBERT téléphone au GEPAN pour prévenir que M. LAURENT vient ae faire une nouvelle observation et que le jeudi précé- dent (22 novembre) il avait fait une prémonition : quelque chose allait se passer le lundi 26 novembre. Cependant, il n'avait pu donner aucune indication quant au lieu et à la nature de l'événement (imprécision qu'il devait confirmer au téléphone le 28 novembre).

(7) M.

LAURENT insiste ici sur la présence d'un

interdit

du type

:

"si tu parles,

tu ne reviendras plus nous voir",

n'est

pas explicitée

:

"on" le lui

interdit.

dont la source

(8) Il s'agit

aussi d'une

voulez me faire

rentré dans une

soucoupe

question

suscitée

" , "voulez-vous

?"

:

"Je

sais ce que vous

me faire dire que je

suis

M. NORBERT avait alors prévenu, avant le lundi 28 novembre, plusieurs personnes dont un collègue, quelqu'un de sa famille et une journaliste en relation avec Zgnace.

Comme on le sait, le 26 novembre, survint la "disparition" d'une personne (enquête GEPAN 79/07). Ultérieurement, M. LAURENT multi- pliera les prémonitions avec un succès très variable.

Déposition de M.

LAURENT

Ce jour

du zs novembre, M.

LAURENT déclare donc à la Gendarmerie

de V4 avoir été témoin d'une deuxième observation en présence,

fois , d' une voisine.

Alors qu'il discutait avec cette dernière,

ture du 7 novembre, M.

terlocutrice, "une hm.ietre &candac&e ;etLa vive à 25-30 m au-daau

La phdèrLe mhu;te a.t /redevenue &tè~vi-

de

lu

cette

lui racontant son aven-

LAURENT dit avoir montré du doigt à son in-

de

V3

&e

la montagne, à 7 au 8 hm am le p&.teau

ldèrce a ' e6.t tégèirement a.tampZe, pd

ve et ahgenXée".

M. LAURENT dit avoir eu très peur et avoir déclaré à sa voisine "qu'A tloba~vai&". 11 aurait d1ail<leurseu, 20 mn avant que le

phénomène ne se produise,

que cho/se". Cette impression s'est accompagnée de "ai&$temW danb ta ~Zte'',ce qui arrivait fréquemment au témoin pendant la nuit, et ce depuis le 7 novembre.

Le témoin assure que sa voisine "a ;ta& biw VU qu'i.X 'aghddt d'un OVNI & non d'un avion, d'un hiZicop.t&e ou cuLtrLe obj& XWU- ;tirev. 11 lui a donc demandé de confirmer ces faits à la Gendarmerie.

1 'intuition "qu'il aUaiA ae pm6uZ

qud-

Rendu sur place,

même nature

i 1 prédit aussi qu' un phénomene très important, de

què le 26 nove~bre, se produira dans la nuit du 19 au

20 décembre.

Résumé de la déposition du témoin no 2

La voisine de M.

cuteur a changé alors qu' ils conversaient ensemble : "aubiAmw-t,

a'u.t tenu la t&te ( ce moment-&, Ll m'a dit : annivent

il3 atuuven;t. Je (témain no 2) hegandain te chemin et 2 m'a d-it qu'm etaient awt Xe phteau en ci&eclt;ian de V3. 1l mfliz 3 nom dont je

ne me aouviem pa".

Le témoin no 2 a remarqué 3 boules disposées en triangle(9), de la

couleur d'une lampe électrique,

vation

amce, vaw ne pouvez a en".

LAURENT déclare que le comportement de son interlo-

).A

il

qui se déplaçaient ensemble. L'obser-

a duré

4 mn.

M.

LAURENT aurait rajouté : "a y a une pké-

3

à

.

.

( 9) Nous faisons remarquer la différence entre les descriptions des deux témoins.

Les trois boul es auraient di sparu progressivement. Le témoin prêci se qu'il ne s'agissait ?as de phmes de voiture, car il n'y a aucune route à cet endroit.

1.1.7. LE

31 MAI ET LE ler JUIN 80

De retour sur les lieux, le GEPAN va suivre l'itinéraire par- couru par M. LAURENT le soir du 7 novembre et reconstitué avec les Gendarmes les 8 et 9 novembre au soir,- Des mesures sont prises sur les lieux de "l'observation" (voir plus loin).

Interrogé par le GEPAN, le témoin no 2 se refusera à toute déclaration supplémentaire.

La rencontre avec M. LAURENT ayant permis entre autre de cons- tater une aggravation de son état de santé physique, selon lui, consécutive

à son expérience du 7 novembre (se manifestant par des douleurs accentuées à la colonne vertébrale, et l'apparition de psoriasis), la date d'un bilan de santé est arrêtée pour la semaine suivante, au C.H.U. de Toulouse-Rangueil.

1.1.8. JUIN 80

Le bilan médical et psychologique de M. LAURENT est effectué. Les résultats ne seront pas publiés ici, à part quelques informations qui nous paraissent indispensables à une bonne compréhension de ce cas : le

bilan psychologique

importante capacité de mémorisation. Notons que ce dernier point pourrait expliquer la précision avec laquelle M. LAURENT se rappelle de nombreux dé- tails de son itinéraire.

fait apparaîtrela sugcestibilité Gu témoin ainsi qu'une

Les résultats des examens physiologiques révèlent un état normal

Aux termes de ces examens, les ennuis de santé de M. LAURENT semblent avoir une origine essentiellement psychosomatique.

112, ANALYSE DES DIFFÉRENTS ÉLÉMENTS

RECUEILLIS

&rès le résumé rapide de la chronologie des différentes étapes de ce cas, il faut maintenant examiner de plus près les éléments observés et voir comment ils s'agencent.

Comme nous l'avons indiqué au Chapitre II, cette analyse ne peut porter ni sur le seul environnement physique, ni sur le seul témoignage, mais doit plutôt essayer d'englober l'ensemble des données alors même qu'el- les sont parfois de nature différentes et difficilement comparables. Nous avons signalé que M. LAURENT avait été examiné, à sa demande, sur le plan médical. NOUS avons donné (volontairement) quelques très brèves indications à ce sujet et nous ne nous y étendrons pas davantage, soucieux de préserver le caractère privé de telles informations.

Les analyses présentées ci-dessous, porteront donc sur les condi-

tions physiques des événements du 7 novembre, ainsi que sur les différents

discours, leur contenu, la manière 'dont ils ont été

ment utilisés.Pour ces derniers points en particulier, nous ne donnerons qu'un résumé, les informations disponibles étant trop abondantes pour être intégralement transcrites. Nous nous sommes efforcés de mettre dans ces

résumés les points ~uinous paraissent être les plus marquants et signifi- catifS.

obtenus et ultérieure-

1.2.1. ANALYSE DE L'ITINERAIRE : DISTANCE, DUREE, ELEMENTS DU PAYSAGE

Il est assez difficile de faire une analyse détaillée de l'itiné- raire suivi par M. LAURENT, du fait de la discontinuité des souvenirs et de leur absence d'enchaînement chronologique.

Les points de départ et d'arrivée sont indiqués sans ambiguïté, ainsi que les heures agproximatives : VI, 8 h 30 et VI, 11 h 30. Le lieu de la lère phase d'observation a été clairement retrouvé (noté L1 sur le plan), de même que le lieu (L2) où le témoin a repris pleinement conscien- ce de lui-même et de son environnement. Le trajet de L2 à V1 est connu, mais l'itinéraire de V1 à LI et de L1 à L2 n'est pas complétement détemi- né.

Outre la phase d'observation proprement dite en LI, le trajet LI, L2, VI s'accompagne d'une série de souvenirs disparates et isolés (com- me des flashs), tels que :

. une personne debout devant une armoire à l'intérieur d'une maison,

. des croix par terre ; lors d'une discussion non enregistrée, M. LAURENT parla aussi de "croix en l'air",

.

des lumières en bas, dans la vallée,

.

passer entre un arbre et une maison, très vite, en voyant la

route à côté

("Pouvez-VOUAm'

expQum comm&

?

").

déptacetr 4.i vde,

à cÔZé de la muLe

j 'ai pu

me

Comme nous l'avons indiqué plus haut, lors des reconstitutions du 8 et du 9 novembre, M. LAURENT a pu remémorer des détails précis sur certaines portions du parcours. En particulier, entre Pl et LI, une mai- son très isolée a été retrouvée ; elle se trouve au bord de la route sur laquelle donnent deux fenêtres. L'une correspond à une salle de café qui était très probablement éteinte le soir, vers 9 h 00. L'autre correspond à une cuisine, au fond de laquelle, face à la fenêtre, se trouve une ar- moire. M. LAURENT,passant en voiture vers 21hOO au mois de novembre, a dû avoir son attention attirée par la fenêtre éclairée qui était alors l'unique source lumineuse du paysage. Il a très bien pu "photographier" l'image ainsi perçue à quelques mètres de lui alors qu'il passait sur la route. L'enquête auprès des propriétaires n'a pas pu déterminer si quel- qu'un, ce soir-là, était devant l'armoire ouverte ; c'est normal étant donné la banalité du geste.

De plus, entre V6 et V5 et entre V5 et L2, le reIief accidenté

fait que la route surplombe les vallées en plusieurs endroits. Ces vallées

sont orientées vers le Sud, et nous avons pu vérifier que, la nuit, les lunières des maisons des hameaux et des villages sont parfaitement visi- bles, au loin, nettement en contrebas de la route.

Tout au long de ces routes, se trouvent éparpillés quelques cal- vaires ainsi que des transformateurs de l'EDF, parfaitement visibles et de tailles assez imposantes. De plus, près de VS, au somment d'une colline isolée qui surplombe le village, se tr0uventn:trois gigantesques croix qui sont parfaitement visibles d'en bas, au niveau de la route. Un peu plus loin, avant P2, un grand calvaire de 4 m surveille la route. Enfin, entre V5 et L2, juste avant F2, se trouve une ferme située à l'intérieur d'un large virage de la route. Entre la ferme et la route se trouve un arbre et l'espace entre cet arbre et la façade de la ferme est aplani et gravillonné.

Ce passage entre l'arbre et la maison est de toute évidence couramment utilisé pur les engins Be la ferme et la confusion, de nuit, entre la route et ce passage est très facile.

Ainsi, le paysage contient de très nombreux éléments que l'on peut mettre en relation avec le discours de M. LAURENT (tout au moins le discours des premiers jours, jusqu'en décembre 79). La description de ces éléments reste fidèle (ce qui permet de les reconnaître), mais s'accompagne d'un profond sentiment d'étrangeté que le caractère peu original des situations et configurations ne suffit pas à expliquer.

Quant à l'itinéraire lui-même, nous l'avons étudié en suivant les différentes routes et en relevant les kilométrages et les durées. Nous en fournissons le tableau et le plan dans les pages suivantes.

D'une manière générale, il s'agit de routes très sinueuses et accident&s, souvent pentues (les durées ne sont pas toujours les mêmes dans les deux sens). Une conduite vigoureuse donne une moyenne d'une cin- quantaine de kilomètres à l'heure. Il est sans doute possible d'aller un

peu plus vite mais le temps indiqué par M. LAURENT pour son retous de L2 à V1 (12 mn pour 23 km, soit 115 km/h de moyenne) paraît quasi impossible. Le trajet suivi pour llenquStereprésente le plus court chemin entre les

trois lieux clés : VI, LI, ~2 et VI. 11 a

été parcouru en 1 h 50 mn au

total. Par rapport à l'horaire de M. LAURENT (départ 8 h 30, retour 11 h 30) il y a donc 1 h 10 mn d'indétermination. Mais M. LAURENT n'a probablement pas suivi le plus court chemin. Il s'est d'ailleurs prësenté en Ll en ve- nant du carrefour (V6,VS) et nous venant de Pl.

-

Il reste à préciser le Saysage en LI. Il s'agit, en venant du

carrefour (V6,VS) de l'entrée d'un virage où la route passe de l'azimut

13 1

(2 1O) à 33O (2 1O). A 1 ' entrée du virage, se trouve une rambarde

basse en ciment (mais pas de pont métallique). C'est là que M. LAURENT déclare avoir fait son observation.

Le phénomène lumineux était alors visible entre les directions de deux poteaux électriques (65O et 85O) au-dessus des arbres (conifères) de la forêt qui entoure la route à cet endroit. A l'intérieur du virage, se trouvent des tronc d'arbres abattus.

65'

k

en ciment

Vu de l'entrée du virage, la cime des arbres, entreles directions et 85O Nord, varie de 13 à 20' de site.

en pleine conscience.

,

I

TRAJET

 
 

v1-

V3

v3jv5

a

v5-~2

P2-carrefour

~1~6

Carrefour ~1~6-PI

 

PI -carrefour ~7~~6

carrefour ~7.v6-LI

 

L1 -carrefour ~6~~5

Carrefour ~6~~5-carrefour

V6. PI

Carrefour ~6~~1-carrefour

L2, V3

Carrefour L2.V 3-L2

 

L2-carrefour L2. V3

 

Carrefour L2,V 3-V3

 

V3-Vl

Plus

court

chemin

de V1

à

LI

:

l

I

VV.3

Pl LI

 

Plus

court

chemin

de LI

à

L2

:

L1

. (~6~~5)-~5-

~2

Plus court

chemin

de L2

à

VI

:

L2-

V3-VI

DISTANCE

(km)

TABLEAU

DE MESURES

RELFNEES LORS

DL

LA RECONSTITUTION

DU

GEPAN

1.2.2.

DONNEES METEOROLOGIQUES ET POSITION DES ASTRES

Il n'y

a pas de station météorologique dans le département, mais

nous avons pu recueillir

dCa*ntour-11

qu'au Nord-Ouest

50 km.

les données essentielles dans tous les départements

ainsi

ressort de l'enquête

et dégagé au Sud,

que le temps était couvert à l'Est,

avec une excellente visibilité de 30 à

faut noter que la situation nuageuse est restée

toute la soirée du 7 novembre 79, et que d'une station située à 40 km au

Nord-Ouest,

nuages les plus élevés vers 1'~st(+ 10okm)étaient des altocumulus à 3000

et 4000 m (voir graphiques ci-dessous) .

Il

stable durant

Les

a été observé une "magnifique

couronne autour de la Lune".

Un calcul rapide nous apprend que pour un site de

15O, à une dis-

tance horizontale de 100 km,

en comptant la courbure de la Terre).

donc en aucun cas ghée par

l'altitude

correspondante est de 26,8

km

(27,7 km

La visée dans cette direction n'est

les nuages.

La position

des astres est fournie par

les cartes du ciel,

avec

les conventions couramment utilisées au CNES. La carte partielle (demi- ciel) correspond à une visée dans un azimut donné. L'heure de l'observa-

tion en L1 n'étant pas exactement connue, nous donnons la carte du demi-

ciel

légale française). Il apparaît à l'évidence que la Lune, presque pleine, était visible près de,la cîme des arbres entre les directions de 65' et 85O, en LI (voir Annexe 3) .

à

20 h

00 TU, 20 h

30 TU

et

21 h 00 TU

(une heure de moins que l'heure

M.

LAURENT pouvait

difficilement

ne pas voir la Lune dans son

champ de visée,

Notons aussi que sa première réaction

dans la direction du phénomène lumineux qu'il

fut alors de penser

a observé.

à la Lune

("bc&5-

A&"

et "b.izmetl). Ajoutons

que la forme lumineuse principale dessinée

par M.

LAURENT est ovale

(cf.

§ 5.1.3).

Il semble donc que :

f d'une part, aux lieux et heures de l'observation M. LAURENT pouvait àifficilement ne pas voir la Lune, au niveau des arbres,

* d'autre part, que certains détails de son discours correspondent bien à la description de celle-ci.

1.2.3. LE RQLE EVENTUEL DU "TAGAMET"

Couramment utilisé dans le traitement de l'ulcère à l'estomac, le TAGAMET a pour principe actif la Cimétidine.

Y

Une étude des publications médicales('0),

envoyée par le Labo-

ratoire de fabrication SM~THKLINE& FIIENCH, signale que ce Laboratoire a reçu, jusqu'en novembre 78, 57 rapports faisant état de confusions men-

tales liées au traitement par la Cimétidine.

L'analyse des publications reçues nous renseigne plus précisément sur les effets secondaires toxiques dus à la Cimétidine (cf. liste page sui- vante) pour une population d'une vingtaine de patients d'âges compris entre 2 mois et 83 ans (dont une dizaine de moins de 50 ans). Ces effets toxiques ont été constatés après une période allant de quelques heures a 24 jours après le début du traitement à la Cimétidine. La possibilit8 de tels trou- bles est donc bien reconnue.

L'équipe du Dr. SCHENTAG a défendu l'hypothèse selon laquelle les états confusionnels associés à l'usage de la Cimétidine sont liés à sa con- centration dans le sang. Toutefois, MM. FLIND et ROWLEY-JONES qui travail- lent pour le Laboratoire SMITH KLINE & FI~ENCH contestent la valeur statis=_ tique de ces résultats.

De plus, M. ILLIKVJORTH a montré que des sujets soumis à un surdo- sage de Cimétidine, ne présentent pas nécessairement de changements apparents de l'état mental. Enfin, le chiffre de 57 rapports semble trop faible au fa- bricant (par rapport aux millions de patients qui absorbent ce médicament) pour justifier autre chose qu'une mention(ll) incluse dans les contre-indi- cations, à propos des états de confusion qui peuvent survenir chez des patients d'un certain âge ou déjà malades - (spécialement ceux qui ont un fonction- nement rénal défectueux).

( 10) Les références des articles

en Annexe

1.

composant

cette documentation se trouvent

(11) Mention "sous presse",

en février 80 et présente dans le Vidal 80.

EFFETS SECONDAIRES OBSERVES SUITE A L'ABSORPTION DE CIMETIDINE

- Somnolence, 1éthargie

- Agitation

- Episodes de confusion mentale - Irritabilité

- Perturbation de la parole

- Désorientation spatio-temporelle

- Syndrome dépressif

- Vertiges

- Angoisse

- Tentative de suicide

- Toxicité cérébrale

- Hallucinations visuelles

- Déshabillage involontaire

- Agnosie

- Coma

- Affaiblissement de la vision

- Dé1 ire affabul atoi re

- Troubles de némoire

- Douleurs musculaires

- Diarrhée

Rappelons que M. LAURENT (44 ans) a

absorbé du TAGAMET depuis

le 19 octobre ; 19 jours sépareraient donc le début du traitement de l'émergence plausible des effets secondaires toxiques du médicament (dé- sorientation spatio-temporelle, douleurs musculaires, hallucinations vi- suelles, troubles de mémoire). Si une telle réaction de la part du témoin ne peut être considérée comme parfaitement établie, il est difficile d'en écarter 1' éventualité.

Dans'ce cas particulier, les membres du GEPAN ont obtenu un nom- bre considérable de déclarations du témoin, qui fournissent une riche sé- rie de versions de l'observation et des sentiments de M. LAURENT par rapport à celle-ci. Ces différentes versions s'étalent sur six mols.

Ces différentes déclarations peuvent être étudiées dans son sens

évolutif :

.

qu'est-ce qui change ?

.

qu'est-ce qui persiste ?

.

qu'est-ce qui disparaît ?

Ces évolutions peuvent être analysées sous l'angle de ce qu'elles ddvai- lent des rapports entre le témoin et son témoignage, directement par les sentiments avoués, indirectement par les interprétations qui peuvent rendre compte des changements dans le contenu du témoignage d'observation-

Nous ne citerons ici que les premiers niveaux des axes principaux de cette analyse. Nous ne rentrerons pas dans l'interprétation détaillée de ces changements qui fait appel à des éléments d'ordre psychologique à carac- tère privé.

O Evolution dans le sens de la surestimation, précision et surabon- dance des détails contenus dans le témoignage d'observation. A titre d'exemples, nous pouvons citer :

. la forme lumineuse qui selon les premières dé~larationsne per-

mettait pas de

~&el' , devient pourtant rapidement un 'laPPm&'l , une

"dinfingueh une quelconque ~~CJtUhematé-

"machine" ;

. la distance témoin/stimulus diminue de 200.m à 50 m ;

l'imprécision des quatre formes ("ça pountraik &e da

ahbtre6, de4

piquet6,

de6

&e6If)

est rapidement levée

("aiXhou&a,

au

à dome hLunaUze, hommu")

Leurs détails, d'abord

se dessinent de plus en plus : "de6 homa

flous (" j'ai pcU

,

vu LeWl vxdage")

,

,

g4.LWds,

i5ta.Len-f

avaient

yeux wt

h~phi~à 2 mètrra,

à 4 ou 5 rn&tta,

pa~~taient,

, VZ~LLAd'une $unique,

Long4

de beaux vdage6, de6 cheveux aèb

mande1' ;

et de6

. les trois mots sans signification : "megaon, adamah cd

.?%&ZMC~"

sont d'abord placés sur

trois des -quatre marches,

puis deviennent les noms de 3 ou 4 êtres. Un quatrième mot " crraganotrl' apparal't ensuite pour compléter le quatuor.

0 Projection progressive sur le phénomène de l'impression d'étran- geté de l'expérience :

.

la lecture de la lère déclaration du témoin montre un grand désarroi face au sentiment d'étrangeté et d'irréalité avec le- quel M. LAURENT a vécu son expérience. L'analyse de cette dé- claration fait paraître que ce sentiment se rattache bien plus à la façon dont le témoin a perçu les éléments de la

situation et s'est perçu

lui-même qu'à l'environnement phy-

sique. Cela est confirmé par l'enquête : beaucoup d'éléments qui avaient été rapportés par le témoin avec un caractère d'étrangeté ont été par la suite retrouvés (cf. 5.2.1. et 5.2.2) et constituent en fait des détails tout à fait banaux ;

.

L'analyse de l'évolution du témoignage montre que cette étran- geté sera de plus en plus extériorisée vers le contenu de l'observation. En termes de processus perceptifs, l'étrangeté passera du perceveur au stimulus perçu. Deux exemples étayent cette interprétation :

Exemple 1 :

Le tableau de bord et le volant de la voiture de M. LAURENT qui n'étaient "plu dinfigué4" par celui-ci selon ses pre- mières déclarations auront simplement disparus selon les

dernières : "il n'y avdt ph de tableau de botrd et de va- lant" .

Exemple 2 :

La cessation temporelle de plusieurs processus sensoriels devient une absence de stimulation : lldunant ce &ph de ;temph,

je

n'ai ph eu de sema;tivm

qud'se transforme en "l'engin ne

n1avaLt pa

d'vdm".

VLL oldactiva,VLL acaumZ-

pas

de b&

et

Atténuation progressive du caractère irréel du phénomène : :

l'stude de l'évolution des rapports vrplicites entre le témoin et son témoignage permet de compléter l'interpréta- tion dans le sens d'un oubli du caractère subjectif, au pro- fit d'une "mise en réalité" du phénomène. Rappelons les prin- cipales phases :

. d'abord, M. LAURENT considère que son expériencepourrait être une hallucination, due à un effet secondaire du

TAGAMET ;

. cette hypothèse n'étant pas confirmée par M. NORBERT, le témoin relègue son expérience au statut de "rêve", dénomination qu'il fera remarquer aux enquêteurs :

"je .tlapp&e

Le néve"

;

. finalement, cette dernière hypothèse sera éliminée dans ses dernières déclarations : "muLhemuemeuLt, n' éitai;t pu un f~êve"(M. LAURENT conservera toujours le terme llimpression"pour plusieurs éléments secondaires).

D'autres changements apparaissent conjointement avec l'oublillimpression"pour plusieurs éléments secondaires). de l'awpellation "rêve" : l'un est

de l'awpellation "rêve" : l'un est l'élimination d'un facteur

dans la "mise en réalité" du phénomène, les

autres sont les données nouvelles qui "confirment" le témoin

dans le bien-fondé de cette réalité.:

"irréel", englobé

.

la passerelle -ou pont- apparaissant dans toutes les dé- clarations de M. LAURENT, est recherchée longtpmps de

façon obsédante par celui-ci dans l'endroit où s'était déroulée sonexpérience. C'est le détail qui lui fait dou-

ter de la réalité du phénomène

;"amanque Ce&t& puaad-

le

c'ut

ut man dade". Or, suite à sa deuxième

observation, M. LAURENT déclarera que-cettepasserelle de- vaitfaire partie de l!engin. Il ne s'en preoccupera plus.

Il n'en a plus besoin.

la deuxième observation et les "prémonitions" qui apparais- sent vers la même époque, sont interprétées par le témoin comme des preuves a posteriori de la réalité de sa premiè- re observation.

Tous ces éléments ne peuvent être compris sans considérer une donnée importante des rapports entre le témoin et son expérience, qui ne change pas au long des dépositions et apparaît toujours comme le sentiment le plus précis de M . LAURENT : " j e m e a d M. LAURENT : "je me ad

.

demandé ai je nlé;tain pu haut

"j'd

pewr dl&e

hou".

Cette analyse chronologique du témoignage de M. LAURENT, vu sousl'angle de son rapport avec son expérience, fait apparaître de façon générale, M. LAURENT, vu sousl'angle de son rapport avec son expérience, fait apparaître de façon générale, une première phase 013 la plupart des éléments sont fournis. Par la suite, ces éléments subiront une transfor- mation, parfois lente, qui révèle un processus de "mise en réa-

lité" physique du contenu initialement flou de l'obserration, accompagnée d'une élimination de l'irréalité du phénomène et du caractère subjectif de l'étrangeté.

Nous comprenons ce processus dans le sens de l'effort développé par une personne qui, ne pouvant admettre son sentiment d'étrangeté et d'irréalité que comme un symptome de folie, échappe à l'idée d'être fou en rendant le phénomène "matériel" et en y projetant l'affectivité de son vécu. Cette échappatoire n'est acceptée que comme compromis ultime à une problématique dont les solutions premières (le pouvoir "hallucinogène du TAGAMET" par exemple 1, -n'Gait pas trouvé d'écho dans l'environnement du témoin.

1.2.5. LES METHODES DU GU1

Assistant à la séance d'hypnose du 11 novembre, chez M-NORBERT,

le GEPAN a pu observer directement les méthodes d'enquête

D'autres informations utiles concernant les agissements de cet organisme

se trouvent consignées dans un livre publié en avril 1980.

du GUI.

Le Président du GUI

y relate l'enquête faite auprès de

M. LAURENT, ses interprétations et ses conclusions.A l'évidence, il res- sort decette rédactionque non seulement le Gu1 n'a pas eu d'autres actions

de recherches et d'enquête que la séance d'hypnose, mais encore me le discours de M. LAURENT sous hypnose y est déformé,voire falsifié .

Examinons tout d'abord la manière dont s'est déroulée cette

séance.

1.2.5.1. Séance d'hypnose

(Le 11 novembre 1979). Il n'est pas facile de juger de la valeur "objective" d'un discours prononcé sous hypnose ; dans le Chapitre suivant, cette question est abordée plus en détail.

(12) Ce livre contient beaucoup d'autres erreurs et falsifications sur d'autres sujets. Mais le présent chapitre ne concerne que l'affaire de M. LATJRENT. Nous ne nous intéresserons pas, pour l'instant, aux autres aspects du livre.

Rappelons seulement que.les applications "classiques" de l'hyp-

nose (anesthésie, psychothérapie, amnésie, effets

ques) sont fondés sur la suggestibilitéqui est un élément essen- tiel du rapport particulier entre l'hypnotiseur et l'hypnotisé. Bien au contraire, la valeur informative du discours sous hypnose supposerait l'absence de suggestion venant de l'hypnotiseur. Ceci nécessiteraiGde sa part, une attitude pour le moins adaptée à cette recherche particulière.

post-hypnoti-

Or, l'hypnotiseur du GUI, tout en disant à M. LAURENT qu'il va "revivre" son expérience, suggère à celui-ci des situa- tions qui ne sont pas celles de son vécu antérieur. Par exemple, l'induction dans l'esprit du témoin de la présence d'une pendule pourtant fictive, aura pour effet de lui permettre d'en fournir une description précise (les aiguilles "marron foncé") et d'en verbaliser le pseudo-fonctionnement. M. LAURENT donnera ainsi, à la demande , une heure précise à chaque étape du début de son tra-

jet et une erreur chronologique viendra

s'introduire dans le dis-

cours, le temps revenant sans raison en arrière à une occasion au moins. Rappelons que le soir du 7 novembre, M. LAURENT n'avait ni montre, ni horloge de bord. Une évaluation erronée de distance in-

terviendra aussi, M. LAURENT déclarant sous hypnose qu'il est passé

à

500 m du point P2 (au début du trajet, en pleine conscience),

alors que ce point est à moins de 5 m de la route.

De même, l'hypnotiseur précise au témoin que ''dat26 Ce trêve ZO~UZ p~hhibte~~.Ainsi, il lui suggére le port "de h&~de ho&,(P pour mieux discerner les détails. A un autre moment, il lui "dOWW' la faculté de tourner la tête et de regarder autour de lui, 'lrn&e ai han tegcritd UZ dam une me dineu%nn. Les fonctions imaginatives sont ainsi systématiquement stimulées sans la moindre prudence.

Signalons d'ailleurs que la pratique de la suggestion et

de l'induction directe est-courante au Gu1 et ne se limite pas

à l'hypnose.

(qui sont en vente un peu partout) aux personnes qu'il rencontre, témoins ou non.

Ignace

distrfiue systématiquement ses livres

1.2.5.2,

Utilisation du discours sous hypnose

On trouve dans le livre publié en avril 80, par Ignace, . (cf. enquête GEPPN 79/07) une ncarration txès interprétative

de cette séance d'hypnose. Une imagination certaine y est mise au service de la (bonne ?) cause extra-terrestre. Il s'ensuit une dé- formation du discours du témoin, dont voici quelques exemples (on pourra consulter pour comparaison les analyses du GEPAN en 5.2.1.

5.2.2., etc

).

Rappelons qu'après la séance d'hypnose, le témoin déclare que dans son "rêve", il voyait les "lumières en bas dans la vallée", et avait ainsi l'impression de "voler avec sa voiture".

Or, Ignace rapporte que :

"Gama-Del tdt est invité a pénétrer dans 1a "soucoupe" qui déco11e,

prend de 1'altitude, survole la vallée

lumières sont nettement visibles.

effrayé en constatant que l'appareil pique vers une première mai-

son de modeste apparence.

; les villages et leurs

Gamma-Delta est inquiet, puis

Son inquiètude fait place à la terreur

av&

&té une

Couque l' engin Xtavme & maibon comme ai &te

&mée !" (p.

81-82)

De même l'observation rapportée par M. LAURENT d'un homme en train de ranger des objets dans un placard, devient (p. 82) :

"La coupole poursuit son vol et traverse une seconde maison ( Et, manifestement, cet home n' a absolument pas conscience qu'un

fantastique appareil

a.t en Xtdn de Rhavma aa dememe & don

de 1 'espace-temps

phophe corrpa (

aussi

!"

.) . Singulière manipulation

)

Indubitablement (p. 144) :

"Gamma-Delta (

)

ne nous décrit pas

autre chose : la traversée

de deux maisons par l'engin ;DLaVidduneizbionn& à bord duquel il

fut tenpcrai rement en1evë !"

Toujours selon Ignace, il s'agit là de la réalisation d'un scé- nario d'un de ses ouvrages d'anticipation écrit sous "inducti on

psin émanant -c'est bien évident- "des intelligences du dehors

agi ssant sur certai ns chercheurs et &ri vat

"

(p.

143) .

Un dernier exerdple d'interprétation infondée du discours de

M. LAURENT : quand celui-ci dit "fh&&Lz ! h&kz!" à la fin

de la séance d'hypnose, Ignace . fait part au lecteur de la signification de ces paroles selon le GU1 (p. 82) :

"Nous avons cru d'abord qu ' i 1 voulait que 1 ' on arrête

d'hypnose

trements et leur chronologie, nous avons comprisffgY

plication s'adressait en

; c'est seulement plus tard qu'en anal

la séance t les enregis- : cette sup-

fait à ceux qui pilotaient 1 'engin".

1.2.5.3. Des méthodes trGs particulières

Les interprétations pour le moins étonnantes du discours du témoin doivent être regardées en rapport avec un autre fait qui les complète et les sous-tend:ltabsencede toute autre forme d'in- vestigation sur le terrain.

* Ignace désigne M. LAUmNT sous le nom de GAMMA-DELTA (15) Nous pas.

Bien évidemment, cette absence totale de toute vérifi- cation des dires du témoin (ou du médecin, à propos du TAGAMET) correspond à. la logique d'une démarche de croyant (c'est-à-dire diamétralement opposée à la logique de la science expérimentale) :

le discours'du témoin est posé d'emblée et a priori comme le comp- te rendu exact d'un vécu authentique et désormais indiscutable. Il ne reste plus qu'à l'interpréter en fonction de la eroyance et il est alors superflu, car dangereux pour cette croyance, d'examiner aussi une réalité plus objective, directement observable et véri- fiable. La confrontation avec le réel fait Fur-

Suggestion hypnotique, absence d'enquête, déformation des M. LAURENT n'en sera pas dupe : invité par le GU1 â

"contactés"

-

en janvier 1980, il en

données

une grande réunion de

reviendra écoeuré par tous ces "bnmquhgnoLebl1.M. LAURENT a d'ail- leurs constamment refusé les invites du GU1 à participer à une exploitation commerciale de son histoire, en prenant part1 Par ex--

pleà dos conférences. L'argent n'intéresse pas M. LAm.

Pour conclure sur les méthodes du.~ul,il nous reste à signaler une contradiction flagrante : le 11 novembre 79, après la séance d'hypnose, M. LAURENT hésitait à continuer à parier. Igna-

ce

lui dit alors (enregistrement du GEPAN) :

"Je campanch qu'd y

un LYLte~cktpo~hqu@ulun

"

de la pubficLté &%duau, pou VOUA nCWLe,

qui dehait

"Maid

que,

MOU,

on va pas Le pufieh

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Ce n'est pes le lendemain matin, mais deux semaines après que le mêms Ignace publiait dans un j'ournal du 28 novembre 1979, un long article dont une bonne part (350 mots environ) étaient con- sacrés à l'affaire de M. LAURENT.

qui,

etc

Cinq mois plus tard, Ignace récidivait sur de nombreuses pages dans le livre dêjà cité avec les principes de rigueur décrits ci- dessus.

Comme on le voit, il s'agit d'une affaire complexe où les éléments abondent. Il n'est pas facile d'en tirer une conclusian claire, les inter- prétations possibles de ces éléments n'étant pas toutes cohérentes et compa- tibles entre elles. Pourtant, quelques aspects ressortent avec force :

* la présence de la Lune presque pleineparfaitment visible dans la direction d'observation du témoin ;

z la reconnaissance dans le paysage de nombreux éléments des pre- miers discours du témoin.

D'autres aspects ont pu avoir une influence plus difficile à waluer :

i usage du TAGAMET ;

* rdle possible des méthodes du GUI,

délibérément fondées

sur la suggestion et la stimulation des fonctions imaginatives.

Enfin, il reste des éléments dont l'interprétation est de toute façon déli- cate. C'est le cas de l'observation du 28 novembre 1979, avec un deuxieme témoin : le manque de cohérence des deux témoignages ne suffit pas à élimi- ner ces données. Il n'en reste pas moins que des reflets dans le ciel en fin d'après-midi, peuvent provenir de beaucoup de phénomènes connus.

i.iOuS avons donc l'exemple d'un ensemble d'événements

interviennent les quatre pôles d'observations, les quatre sommets du tétraèdre (Note Tech, 3 - Chap. 2,) ainsi que leurs inter-relations. Il apparaît clairement à l'analyse que "l'environnement psychosocial" peut avoir une influence prépondérante sur le comportement du témoin et l'évo-

lution de son discours. Les données du problème s'en trouvent alors dé- formées. Il est donc'indispensable d'englober dans l'analyse tous les

observables (environnement physique, inter-relations témoin/discours, en-

vironnement psychosocial, etc tial.

) pour déceler la nature du stimulus ini-

Dans le cas de cette enquête, ces analyses conduisent à la con- clusion qu'il n'y a pas, dans l'ensemble des données recueillies, d'élé- ment pour penser que M. LAURENT aurait pu vivre un phénomène extraordinaire mettant en oeuvre des influences ou interactions autres que celles actuel- lement connues par la Science.

DOCUMENTATION SUR LE TAGAMET

BARBIER J.PH, HIRSCH J.F, Confusion mentale chez un nialade traité par la cimétidine Nouv. Presse W., 1978, 7, 1484

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NJUV. Presse

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DELANEY JC, RAVEY Mt Cimetidine and mtal confusion

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-

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Cimetidine arid mental confusion

-et,

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Managemnt of cimetidine overdose,

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Synotrcuree dépressif au cours d'un traiternent par la cimétidine

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719

0

Sm JJ, CXGlXRI G, WE

JQ, CERRA FB, D-PPER

Et

Ht

Pharmacokinetic and clinical studies in patients with cinietidine-associated mental confusion

Lancet, 1979, Jan.

27

x

Résultat

de

l'analyse

de

sang

de

M.

LAURENT,

effectuée

sur

la

demande

du

Dr.

NORBERT,

le

14 novembre

1979.

LABORATOIRE

PHARMACIEN

Diplbme de SCroiogie

ANALYSE Ne

D'ANALYSES

MEDICALES

-- ---

Examen pratiqué A la demande du Docteur : ~~OPB*

SANG

- UREE

0,28

g/lOOO

CHOLESTEROL

ACIDE

-

URIQUE

TEST

AU

REACTION

LATEX

DE WAALËR

2,50

g/ 1000

NEGATIF

NEGATIVE

PROTEINES

C

- 1ON O GRAiMME

K

CL

REACTIVE

--

143 meq

meq

100 meq

6,8

REACTION

NEGATIVE

TBlbph.

c C.P.

-

XXXXX

x2axxXx

6n

Ex-Interne en Pharmacie des Hbpitaux

Ex-Chel de Laboratoire

A

is

Faculte

ELECTROPHORESE

DES

PROTE INES

 

PROTIDES

74

g/1000

ALBUMINE

62

%

ALPHA

l

4

O

ALPHA

2

9

%

BETA

12

%

x

Carte du ciel du mercredi 7 novembre 1979 - 20

h

00

TU

x

Carte du ciel du mercredi 7 novembre 1979 - 20

h

30

TU

x

Carte du ciel du mercredi 7 novembre 1979 - 21 h 00 TU

OBS

LATITUDE NORD (MO l

XYX)(X

LONGITUDE EST IDECl

~)(m

DATE D 09SERUATION

fiERCREDI 7

11 1879 A 20 H 30 iï O

8

ni

FRACTION DE LUNE ECLAIREE 0.94

ALTITUDE DE L MBRE AU ZENITHiiülJ 9323.838

90

OBS

FRACTION DE LUHE ECLAIREE 0.81

D.

AUDRERIE

2.1. DES DÉF 1N1TI ONS AUX MÉOR 1ES EN PRESENCE

2.1.1. LA THEORIE DE PAVLOV

2.1.2. LES THEORIES ISSUES DE La PSYCKOLOGIE EXPERXMENTALE

2.1.3. LES THEORIES PSYCHANALYTIQUES

QUELQUES DEFINTIONS

BIBLIOGRAPHIE

TÉMOIGNAGE SOUS HYPNOSE ET PREUVE "UFOLOGIQUE"

UVE "PAROLE D'ÉVANGILE"

EN QUESTION

:

Qui n'a assisté au moins une fois à l'un de ces numéros d'hypnose ofi les spectateurs volontaires se voient "endormis" par l'opérateur qui, grâ- ce au seul pouvoir de sa parole, leur fait oublier leur date de naissance, les rend insensibles à des piqûre</