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temps des colonies 3 < D’abord classée & gauche, puis a droite, Vidée coloniale aura multiplié les chassés- croisés d'un camp a l'autre. Elle n’appar tient en propre ni aux uns ni aux autres, méme s'il est revenu aux républicains de gauche de la mettre en ceuvre en premier. Par Francois Bousquet 5 CLICHES ONT LA VIE DURE, ON A BEAU LES déconstruize, ils nen renaissent pas moins, tristes phénix, dans la conscience collective. Ten est un qui veut que le colonialisme soit Je legs honteux de la droite et l'anticolonia- lisme ’honneue de la gauche. Rien n'est plus dloi- de la vérité historique. Pré carré ow appel du grand large [a fracture colonileaenréalieétraversé de part en part tous les partis, comme Ia brillam- ment démontré Raoul Girardet dans son ouvrage ionnier, [7dée coloniale en France de 1871 a 1962 £1979). cEunee quia fait date dou il resort que les partisan de «le plas grande France» fren ds le départ de toutes les familles politiques, quoique ies largement minoritaires, méme sis saurone rapi- cement renveser le mpport de force Jer evan, tage. Une gageure, tant le sentiment qui a d'abor prevalu dans Popinion fangase fac indifference, quand ce n'était pas 'hostlité, Rien n’en résume micux l'état d’esprit que la formule de Flaubert dans Ie Dicsionnaine ds ides ruc « Colones es) fas riser quand on en parle!» ‘Ala chute de Napoléon, le premicr espace colonial de la France, celui de I'Ancien Régime, est presque réduita néant, La Prancea pourainsi dire ceséd! @tre tune puissance par-del les mers, Un second empire colonial sesquiss, timidement, sous la Restauration et le second Empire, avant datteindre des pro- portions soudainement gigantesques sous la Ill République. En une quinzaine d’annéss, de 1880 Une idée de gauche et de droite 4.1895, Iétendue des possessions frangaises passe de I million 29,5 millions de kilometres carrés. La boulimie coloniale frangaise n'est pas un cas isolé, La jeune Italic en mer Rouge, le roi des Belges au Congo et bientér I/Allemagne, sans parler de la Grande-Bretagne, d’oit est parti le mouvement en 1873-1874, Ct le Somumble for Africa (la « ruée vers'Aftique s) En France, cee « ie » fur Vecuvre dela gauche cepubliaine& partic des annécs 1880. ‘Le grand doctrinaire de cet expansionnisme fut Jules Ferry. Dépositaire des idéaux de 1789, il ima- gina a june Republique ca devo, appt Ix et lave mpudriwse Ait. Trois arguments {arent avancés: le premier, économique (non seulement assure le controle des mates prembres, mais uss offtir 4 la métropole des débouchés); le deuxiéme, sc humanitaire » (« Je répete quill y a pour les races suptrieures wn droit parce quil ya un devoir pour a Se ee lancera-t-il a la Chambre des députes, le 28 juillet 1885); le troisitme, d’ordre politique (Ie rang dela France dans le monde). ‘Mais, si 'dée coloniale fat abord une qu inree dl gauche republics, entre « oppor terla «cvlition » aux eeavages» (Gamba ct Ferry répondant par I'affirmative; Clemenceau par la negative) ~y Fea en faveur de » la plus grande France» recta partout, cher les républcans de ache et du centre, chez ls radicaux-socialists, chez les orléanistes, cher les Iégirimistes et chez. les eléri- caux, Naturelement il trouva ses plus fervents par- tisans parmi les négociants et armateurs des grands ports dePAdandqae crde a Maditerande, du Have 4 Mansille les concessionnaires d’outre-mer et les grandes places de commerce, comme Lyon. Ilsne seront cependant pas les seuls. Géographes, profeseurs, soimomistey, publicists de tous ec =donton retrouvera la signature dans le fozrmal des débats ec a Revue des Deux Mondes~ muiltiplieront les appels en faveur de la colonisation, dans un mélange idéologique caractéristique de ’époques oot il entre une bonne part d oprimisme here des Jules Ferry (1832-1893) - caricature André Gill en une du journal satirique Jes Hommes d'aujourd’hui - et, ci-dessus, le cardinal Charles Lavigerie (1825-1892), archeveque d'Alger, fondateur, en 1868, de 'ordre des Peres blancs ~ portrait de Léon Bonnat, 1688, musée du chateau de Versailles. Le républicain franc-magon et anticlerical, « pere » de l'école laique, et le prelat étaient chacun convaincus de la mission «civilisatrice » de l'expansion coloniale : Tun au nom des idéaux de 1789, autre ‘au nom de la fol, mals tous deux au nom de la « civilisation ». Par son fameux «toast d’Alger », prononeé le 18 novembre 1690, Lavigerie appellera les catholiques francais, encore en majorité monarchistes, se rallier & la République, temps des colonies 3 < face 8 une oppos Lumigres et de sentiment de supériorité propre & sh cision. Autre secu: estore nour Giscples de Charles Foureret d Eienne Cabet les. gual voyient dans a colonisation Ie plu sr Ghumanigetdelfeacé technicienne. A note, au passage, que les socalstes les « fbusteier colonials» qu’ partir de 1895 (ex encore sagira-illa plupart dlu temps hommes inclas- sables, el Gustave Hervé © Que les soudards frangais sole ja ee militares (principalement les marins et les hommes de Taarméed Afique ») etles mis- sionnaires ne scront pas en reste. Vinge deux nowvellescomgeeg sions missionnaites furent fon des en France de 1816 8 1870, soit bien avant le Scramble for Africa, Homme de tempérament, M ric, achevéque d'Alger Mpurce de 18073 Porgine ie ordre des Peres blancs, eréé en 1868, jouera un réle de premier plan dans I'éan galnial en ppdan les mops inde CORTES Frese Fen et de Mar Lave ey des milieu d'affaires et des militaires, de 1789 et du Sacré-Ceeur ne coincident pas, mais chacune d’entre elles ceuvre au méme projet d’ex- pansion coloniale. La défaite de 1870, fa crise ban- taire de 1873 (suivie d'une longue dépression), la volonté d'un sursaut national, tout concourt & sti= muler les ambitions coloniales, tout ala fois alter- native & la crise économique et exutoire & la défait. Mais la position des « colonistes » (C'est le terme alors en usage) demeure précaire, commencer par tion nationa ALBUL calle de Ferry. Hué par la foule, présenté. par la {de ha politique bis marckienne (Bismarck \oyantd'un bon fuiteen avant coloniale dela France), atraqué sursa droite et sur = gauche, le Tonkinois = Cest son sobriquet ~ sera contraint la démission en 1885. Pour la droite cléricale, il reste Ie persécureur des congeégations. Pour Clemenceau Vorgument » humanitaire» ne tient pas. De part et autre, on dénonce les spéculations véreuses, Vaffai- risme colonial et es fortunes douteuses. Cest sur ce point que, en 1881, lorsque s engage expédition en “Tanisi, se concentre le feu des critiques, de Clemen- ceau aux députés monarchistes, de Rochefore (autre inclasable& Drumont Lacible dese anions» rte sur les aspects économique et politique. En Pants temas es eclonies non selrsent Sottent cher, mais lassent aussi la métropole désarmée. Ces cependant dans ls range de ade gi ‘ppestions au nom dela Revanche, image dude cde Broglic, sénateur monarchiste, du dépuré bona- partiste Raoul-Duval ou encore de Dérouléde, pres dent dela Ligue des patriotes, qui apostrophera ainsi Jules Ferry: « Vous me proposez acquérir vinge domestiques alors le virulente, Ge vss depen dee seen» les « colonistes » constituent a la Chambre un « groupe colonial » au-dela des partis (VAlsace et la Lorraine). LAlle- ‘magne a tour inéx@e& nous «pou se ax cobs ct | po elt liplomatiquement de I’Angle- tee, poustit Déroultde, Maur ras ne dira pas autre chose, ues années plus tard, suivi en cela par le tout funtGdeds Gaulle chobisant, désavanc 1914, la voie continentale contre Faventute impétiale. Face & cette opposition, les « colonistes » sorpa~ jsent, @abord 3 fa Chambre des députés, en consti- Affiche de VExposition coloniale intomationale do 1931. Se tenant dans le bois de Vincennes, placée sous le patronage du maréchal Lyautey, elle attra, du 18 mai ‘au 15 novembre, 34 millions de visiteurs, Un an apres les cérémonies du centenaire de la présence francaise en Algérie, elle fut la vitrine fastuouse ‘la plus ‘grande France » ‘a son apogee. Une apothéose qui dissimutait des craquements ue a plupart EXPOSITION COLONIALE INTERNATIONALE ne voulaient pas quiavaient deécelés coloniaux (ainsi que le vieux. Lyautey), qui, récusant tout suprématisme, contribueront 2 la réappropriation de leurs racines par les peuples colonisés. Page de gauche: [Album des colonies } francaises édité Parlechocolat | ay ‘Cemoi (1930) etlivre # de classe (1938, niveau CEP). a -] ° ” z PJ z ul wll all fo} z = a 4 = ° rs i i Unor nuh wa LE SPECTACLE BU MONDE wer | 4a temps des colonies 3 < Aprés avo ‘uancun e groupe colonial», majoritairement com- ose de deputés siggeant au centre, mais aussi de Fadicauc (gauche), de royalisres ec mate de bou- langisces. Une avalanche de comiés voit le jour (Comité de Afrique frangaise, de I'Asic francaise, del’ Océanic frangaise). Autant de groupes de pres- sion, dont la tts piscante Union coleniste Ban saise, créée en 1893. Chemin faisant, le « parti colo- bial »ralie des franges de plus en plus larges de opinion. Ainsi Phostlité la colonisation, qui a agité les années 1880, sestompe-tlle. Les radicaux sont les premiers & adhérer & une politique coloniale quis avaiene pourtant violem- ‘ment combattue, dont Clemenceau, quis président du Conseil en 1906, poursuivra la politique de Ferry. Le ralliement de la droite sera plus tardif, mais quasi complet, 4 exception de quelques voix, Aone celles de Maura de Léon Daud. ‘Dans cette operation de séduction, les conqueétes ont jouer un gand so La prewe salam pour Tre épopée coloniale », avec ses héros, ses sacifices, ses dévoucments exemplizes, sex martyrs. impose dans opinion la figure de officer colonial, dont le prototype sera le futur maréchal Lyautey. Le para- doxe est que les vues de Lyautey étaient aux and podes de celles — héritées de Ferry — du parti colo- nial. Aux antipodes, également, de celles du lieutenant-colonel Mangin, dont le livre la Force noire (1910) alla jouer un grand rdle dans le bas- culement des milieux nationalistes en diffusant Pidée que la France pourra trouver dans les calo- tes lee soldats qui ld font deur quand viendrale temps de la confrontation avec I Allemagne. Levant sins le principal obstacle au ralliement des droites. BEN yistesspublicsins, rica et maonaines partagent un. méme « prajiugé de civilisation ». Ce pyc et comforts aida a lp Fane thropologie naissante, confiontée aux « peuples pri- iti», autrement appelés « peuples enfnss». Mais, asapprofondssants a colostsaton boul api dement cette image condescendante. Ainsi le « pré- Jjuge de ctlsation se diter- ti, pour reread tune formule de Lucien Romien, futur ministre du violemment combattue, Georges Clemenceau reprend a son compte la politique coloniale de Jules Ferry maréchal Pétain, Lexpression vaut quion sy artét. ‘Atconact dautescivisations ce soncles eres dle POccicent qui sen trouvent ébraniées. Le « sau- vage » cesse d’étre appréhendé comme un simple nega case. Adminigrateurscolonia ai canistes, ethnologues (Maurice Delafosses Chales- "André Jalin ct es elves formés par Marcel Mauss, done I ethnologue Marcel Griaule) vont rehabiliter homme affein Une nouvelle conception appa- at lle ne, samen frangaie». On la retrouve chez. un Robert Delavignette, archétype du haut fonctionnaire colonial. Flle proctde de Pidéal de Lyautey, synthése entre des traditions héritées et Pirruption de la modemicé, Dans tous les cas, a question coloniale rest plus envisagée en termes suprématistes. Le ‘concept de « communauté » commence &simposer. TI serie malheureux double les cerns Ente tous, ce sont les premicrs sétre eevés contre laccul- turation coloniale: les déchirants Jmmémoriaucx (1907), de Victor Segalen, décrivanc de inverieur la déchéance des Maoris du Pacifique au contact des missionnaires; fa Fére antbe (1912), des fiéres Tha- aud (qui deviendront aprés-guerre les chantres de Pouvre marocaine de Lyautey), retragant effondre- ment d'une société traditionnelle arabe: ou encore Léon Bloy, dans le Seng du pavare (1909), évoquant «indicitlerurpiude» des« équarriseurs dindigines Dans ce quiefle aura de meilleur, comme chez un Pierre Mille ou un Simenon dans ses « romans des tropiques » (Coup de lune, et.) a littérature colo- niale ne cachera rien du sort des indigenes. En attendant, il ny a guére que les communistes pour déceler lonialisme un avatar de Iim- pétialisme. Le deuxitme congrts de 'Internationale communiste, en 1920, prénera, du reste, le dépla- Ci-dessus : visite de empereur Khai-Dinh (Indochine) au Temple du Souvenir, ‘@Nogent-sur-Mare (1922). La méme année, Léon Daudet (1867-1942) ~ page de gauche ~ écrivait:« ll est comique que les colonisateurs prétendent apporter le progrés a des populations raffinées, comme celles de Indochine par exemple, 00 [...]tant de tres vieilles civilisations se sont superposées et fondues, 4 la fagon des strates de laque polie. » En 1925, le socialiste Léon Blum (1872-1950) ~ a droite - cen appellera, au contraire, ‘au « devoir des races supérieures » de guider les autres peuples vers ce Hostile a Vassimilation. LE SPECTACLE BU MONDE weer | 48 temps des colonies 3 < De Victor Segalen a par Léon Bloy et les fréres Tharaud, cement de I'action révolutionnaire vers les colonies. « Vive Vindépendnce de UAlgerie» titrera lHuama- nad Hocadiondes fits dence en 1930 Mais, face & la montée des fascismes, les commu- nistes infléchiront leur ligne, d'autant plus forte- ment quis sallicront avec la SFIO sous le Front pepe Pur tant iy aura toujours un foe entre la gauche communiste et la gauche non com- tmunistel suff pour cela de rapper Tinterven- tion 3 la Chambre de Léon Blum en 1925: « Nous adimettons le droit et mime le devoir des races sipé= rieuresdariver a elles celles qui ne sont pas parvenues (2a mime dogs de culture e Ue ls appeer ux progrs réaiedsgritce ax efforts dele science et de Vindustrie.» La SHIO dénonce les abus du colonialisme. pas le colonialisme. C'est, au fond, la position de Gide dans son Voyage au Congo (1927) et son Retour de Tebad (1928). "EXPOSITION COLONIALE de 1931 sera un immense succes, attirant prés de trente-quatre millions de visiteurs. Des ligues nationalistes aux interprétes officiels de la SFTO, ily aalors consen- sus politique autour des colonies (en dépit des diver- gences quant & leur statu). Apothéose de « la plus grande France », l'exposition n'en marque pas moins le début de la fin, Grace & Pempire (devenu Union frangaise en 1946), la France acertes pu ¢as- soir la table des vainqueurs au sortirde la Seconde Guerre mondiale, mais les premitres bréches dans opinion souvtent, alors que achévent les derniers combats indochinoiset que se précisent les premiers signaux de la rebellion algéricnne. ‘A ce stade, Girardet distingue plusieurs types anticolonialisme, Le premier d'essence rérolu- tionnaire et dont la matrice est & chercher aux Antilles, parmit ces intellectuels « partagér entre ce Agel pam cs nlc «paras me ‘Césaire et, plus encore, Frantz Fanon, avec es Dam- nds de la terre, préfacés par Jean-Paul Sartre, au {etentsementinondia. D'sspration humanist, le deuxitme courant réunit des athées, des agnos- tiques et des chrétiens, englobant des revues, comme Eipris et des écrivains dénongant la torture Pierre Mille, en les écrivains ont été parmi les premiers a s’élever contre Pacculturation coloniale Atfiche de propagande du parti colonial par Constantin Font (vers 1920). Constitué, 4 partir des années 1890, par des députés, ‘ot sénatours républicains progressistes et radicaux, ce partia, ensuite, ratissé plus large. Largumentaire est caractéristique. ‘ou l'aliénation coloniale, comme Jules Roy ow Trorientaliste Jacques Bergue. Il arive (toujours lambiguité) que cette protestation entreméle des accents anticolonialistes & des réflexes colonialistes. Ambivalence qui n'obscurcira jamais le jugement dun Louis Massignon (sans parler de celui d'un Camus). Catholique fervent, maitre de l’école ara~ bisanre francaise, grand admirareur de Lyautey et du pére de Foucauld, Massignon défendra avec vigueur les nationalistes nord-africains, Troisitme courant, celui d’une certaine pensée économique liberal: wop chéres, rp loins les colonies ne sont bonnes a rien. C'est en partic la position adoptée Raymond Aron (mais en partic sculement car, hes ce donnie a crtique excede tb lager les seuls problémes comptables). “Au moment de la guerre d’Algérie, on observera cette méme absence de cohérence doctrinale tant chez les partisans de l’Algérie frangaise que chez ccux de PAlgéric algéricnne, chacun des deux camps cmbras- sant un spectre politique trés large. En effet, bien au- dela de ce que 'on appelle communément I extréme ‘droite », les premiers compteront de nombreux fiancs- macons et gens issus de la gauche, mais aussi des gaul- listes historiques (comme Jacques Soustelle) et des personnalités démocrates-chréticnnes (comme le MRP Georges Bidault, qui se mpprochera de FOAS). Et, bien au-del de I's extréme gauche », on retrou- vera chez les seconds des sensibilites origine tres diverse, comme par exemple l'ancien ministre du maréchal Pétain ct historien de l'armée allemande Jacques Benoist-Meéchin. ‘On percoir les mémes contradictions au sein de VEplise. Méme si Rome, pat la bouche de Jean XXII puis de Paul VI. a pris scs distances avec la coloni- sation, il ne manquera pas de gens d’Eglise et de militants chrétiens de part et d’autre. Deux hebd illustrent ce face-a-i Témoi re chrétien, & gauche; - France catboligue, dite « Des deus: cites ler valeurs de progres, promotion, de liberté, de dignité maine ot des rend es», rappelle Girard. Voi Gui nous doigne des ieee sim plistes et prefabriquees en vogue ‘depuis quelque temps. . sant Alte Lid6e coloniate en France de 1871 & 1962, do Raoul Girardot (1972), Hachotto Linératuros, collection « ture » (2005), 606 pages, 11 € tea colonies PaeRétednt, chaque annie des produits vafant 14 .000.000.000 frs Gta disposition en matiéces pzemieres §.000.000.000 fe ax contee,tu dois assy 60.000.009 de feavaitleurs chpactis duc 45.500.000 Kil. carte: Trouves-bu souvent un tel placement pour tes capitaux 2 LE SPECTACLE BU MONDE weer | a7