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Chapitre I : Les outils coupants

I-1 Introduction

On appelle usinage toute opération de mise en forme par enlèvement de matière à l’aide d’une machine-outil destinée à conférer à une pièce des dimensions et un état de surface (écart de forme et rugosité) situés dans un intervalle de tolérance donné (Figure I.1).

Brute

dans un intervalle de tolérance donné (Figure I.1). Brute Transformation Matière Pièce usinée Figure I.1 :

Transformation

Matière

Pièce usinée
Pièce usinée

Figure I.1 : Principe de l’usinage

L'enlèvement de matière est obtenu par une action mécanique de compression jusqu’à cisaillement mettant en œuvre un outil coupant en contact avec la pièce à usiner (Figure I.2), où le phénomène de coupe ne peut être obtenu que si l’outil est plus dur que la pièce

[1].

Cisaillement par

Compression

F F max F F max
F
F
max
F
F
max

Surface

Surface coupée engendrée Surface brute de la pièce Outil Copeau
Surface coupée
engendrée
Surface brute
de la pièce
Outil
Copeau

Figure I.2 : Enlèvement de matière

Pour cela, les moyens d’obtention des pièces sont très variés et l'on peut avoir à produire des pièces par quantité plus ou moins grandes à savoir [2]:

- Production unitaire : 1 à 10 pièces

- Production en série :

* Petite série : 10 à 200 pièces

* Moyenne série : 200 à 1000 pièces

* Grande série : 1000 à 5000 pièces

- Production de masse : plus de 5000 pièces

- Production continue

en chaîne : lorsque les postes de travail sont occupés en

permanence pour la même pièce.

Dans cette optique, les procédés de mise en forme des matériaux par enlèvement de matière n’ont cessé d’être remis en question afin de répondre aux exigences industrielles imposées, quelles soient économiques où écologiques, ……etc. Aujourd’hui, l’ingénieur de fabrication se doit donc de pouvoir répondre à une multitude de questions tel que :

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Quel type de machine faut-il utiliser et suffira-t-elle en terme de puissance et

de précision ? Quelles sont les conditions de coupe à utiliser pour minimiser l'endommagement

des outils ou du matériau usiné ? Quelles sont les solutions à adopter lors de la conception des outils et dans quels

matériaux doivent-ils être fabriqués pour améliorer leur durée de vie et/ou la qualité des états de surface des pièces usinées ? Quelles sont les propriétés mécaniques de la pièce après usinage ?

Est-il possible d’usiner sans apport de lubrifiant ? …

Afin de réaliser rapidement des pièces mécaniques avec la qualité demandée et à moindre coût [3].

I.2 Les outils de coupe

Les outils coupants sont des instruments destinés à travailler la matière par enlèvement sous forme de copeaux. Il existe une grande variété d'outils (Figure I.3) : des outils mono- coupe (tournage), et multi-coupe (fraisage, perçage, ect

coupe (tournage), et multi-coupe (fraisage, perçage, ect O u t i l m o n o

Outil mono-coupe

perçage, ect O u t i l m o n o - c o u p

Outil multi-coupe

Figure I.3 : Exemple d’outils [4]

Quelque soit leurs destinations ainsi que leurs différents aspects extérieur, n'importe quel outil comporte une partie active, c'est à dire celle qui enlève directement la matière sous forme de copeau et un corps d’outil qui porte les éléments composants l’outil. Les outils de coupe présentent alors deux parties fonctionnelles distinctes :

- La partie active qui constitue l'arête coupante et qui doit obligatoirement subir l'opération d’affûtage.

- Le corps d'outil dont le rôle est de résister sans déformation excessive à l'effort de coupe ainsi que pour la fixation de l’outil sur la machine.

La fabrication des outils est donc liée à la nature de ces parties fonctionnelles. Pour cela, les matériaux utilisés pour la fabrication des outils ont les propriétés suivantes [5] :

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- Stabilité thermique ;

- Stabilité contre l'usure.

I.2.1 Stabilité thermique

Par définition : la stabilité thermique est la capacité de l'outil lui permettant de couper les métaux à haute température.

I.2.2 Stabilité contre l'usure

La stabilité contre l'usure c’est la capacité de résister à l'usure par frottement pendant l'enlèvement de la matière. A cet effet, tous les matériaux employés pour la fabrication des outils de coupe peuvent être rangé dans les catégories suivantes [6]:

- Aciers au carbone.

- Aciers alliés.

- Aciers à coupe rapide.

- Carbures métalliques.

- Céramiques.

- Diamants.

- Abrasifs.

I.2.3 Aciers au carbone

Ces aciers ont une teneure en carbone comprise entre (0,6 et 1,3%). La dureté varie entre (58 et 63) HRC. La vitesse de coupe varie entre : Vc 1 = (10 à 15) [m/min]. Les nuances les plus utilisés sont : XC 65 ; XC 85 ; XC 95.

La vitesse de coupe Vc, est une vitesse instantanée du point considéré de l’arête par rapport à la pièce (figure I.4). Dans le cas du mouvement circulaire, la vitesse de coupe est une fonction de la vitesse de rotation ‘N’ et du diamètre ‘D’ de l’élément en rotation [7].

N [tr/min] D [mm] π . D N . v = [ m / min]
N [tr/min]
D [mm]
π
.
D N
.
v
=
[
m
/ min]
c
1000

Figure I.4 : Eléments d’un outil de coupe

I.2.4 Aciers alliés

Ces types d’aciers sont utilisés pour la fabrications des limes, tarauds, forêts etc. l’acier allié est obtenu par l’ajout d’éléments d'alliage (Chrome, Tungstène, Molybdène, Vanadium,

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) à l’acier au carbone. La dureté varie entre (60 à 62) HRC. La vitesse de coupe varie

entre : Vc 2 = (1,2 à 1,4) Vc 1 [m/min]. Les nuances les plus utilisées sont : Z 35 NCD 22 ; 36 CD 4.

I.2.5 Aciers a coupe rapide

Ils sont obtenus avec un taux de tungstène et de chrome atteignent respectivement (8,5 à 19%) et (3,5 à 4,6%), La dureté de ces aciers après la trempe varie entre (62 à 65 HRC). Les vitesses de coupe des outils en aciers à coupe rapide sont trois fois plus grandes que celle des outils en acier au carbone Vc 3 = 3.Vc 1 .

Vc 3 = (100 à 120) [m/min] pour l'acier Vc 3 = (150 à 180) [m/min] pour la fonte

Les désignations des aciers à coupe rapide sont [8]:

- : Acier Rapide Ordinaire ;

- : Acier Rapide Supérieur ;

- A.R.E.S. : Acier Rapide Extra Supérieur.

A.R.O.

A.R.S.

La composition chimique est :

ACIER

% C

% Cr

% W

% V

% Mo

% Co

A.R.O

0,7

4

1,5

1,5

0,75

---

A.R.S

0,8

4

6,5

2

6,5

---

A.R.E.S

0,8

5

20

2

2

10

I.2.6 Carbures Métalliques

Les outils à base de carbure métallique peuvent être classé en trois catégories.

A\ Carbure de tungstène (mono-carbure) ; composé principalement de grains de carbure de tungstène aggloméré par du cobalt : 8 % de Co et 92 % WC

B\ Carbure de titane-tungstène (carbure double) :

30 % de TiC ; 4 % Co ;

66 % WC

C\ Carbure de titane – tantale - tungstène (carbure triple) :

30 % de TiC et TaC ; 12 % Co ; reste 58 % WC

Les mono-carbures sont efficaces pour l'usinage de la fonte et des alliages non ferreux comparativement aux carbures doubles et triples qui sont efficaces principalement pour l'usinage des aciers. La dureté des outils en carbure métallique dépend de la composition chimique et varie de (88 à 92 HRC). Ces matériaux mêmes portés à (800 et 900 °C) gardent une dureté relativement élevée.

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I.2.7 Céramiques

Les céramiques ont une résistance à la compression suffisante (jusqu'à 500 Kgf/mm 2 ), une grande dureté (89 à 95) HRc, avec une stabilité thermique élevée (1200°C) et une résistance à l'usure remarquable.

I.2.8 Diamants

Les diamants sont des métaux très très durs. Ils ont un faible coefficient de frottement et une faible aptitude à l'adhésion (collage, soudage aux métaux). Une tenue à la chaleur élevée, une résistance à l'usure importante.

I.3 Géométrie des outils de coupe

Les principaux éléments des différents outils de coupe sont semblables (figure I.5). Un outil de coupe peut être caractérisé par une géométrie d’arête et une orientation dans l’espace définie par des angles de coupe normalisés [2] [9]. Généralement, dans un outil de coupe on trouve les éléments suivants :

Queue Corps Bec de l’outil Arête secondaire S’ Face de dépouille secondaire A’α
Queue
Corps
Bec de l’outil
Arête
secondaire S’
Face de dépouille
secondaire A’α

Face d’appui

Face de coupe principale Aγ

Arête principale S

Face de dépouille principale Aα

Partie active

Figure I.5 : Eléments d’un outil de coupe [9]

I.3.1 Description des éléments (Figure I.5)

I.3.1.1 Le Corps d’outil

C’est la partie de l’outil qui porte les éléments composants l’outil (éléments coupants où plaquettes) et qui sert à sa fixation et à sa mise en position sur la machine.

I.3.1.2 La partie active de l’outil

C’est la partie qui intervienne directement dans l’opération de coupe. Elle est composée de la face de coupe, des faces en dépouille et des arrêts tranchantes.

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I.3.1.3 La face de coupe : Aγ

C’est la surface sur laquelle glisse le copeau lors de la coupe.

I.3.1.4 La face de dépouille : Aα

C’est la surface devant laquelle passe la surface coupée par l’outil. En distingue la face en dépouille principale et la face en dépouille secondaire. La face en dépouille principale est celle dont l’intersection avec la face de coupe donne l’arête tranchante principale.

I.3.1.5 L’arrêt tranchante principale : S

C’est l’arête tranchante destinée à l’enlèvement de la matière. Elle résulte de l’intersection de la face de coupe Aγ et de la face en dépouille principale Aα.

I.3.1.6 L’arrêt tranchante secondaire : S’

C’est une arrête qui commence à l’extrémité de l’arrêt principale et qui s’étend dans une autre direction. Elle résulte de l’intersection de la face de coupe Aγ et de la face en dépouille secondaire Aα’.

NB : Certains outils possèdent plusieurs arrêtes secondaire.

I.3.1.7 Le Bec d’outil

C’est la partie où se rejoignent l’arrête principale et l’arrête secondaire. Cette partie peut être droite, arrondie, où vive.

I.3.2 Les Plans de l’outil (Figure I.6)

I.3.2.1 Plans de l’outil en main

- C’est le plan de référence de l’outil (plan Pr) : plan passant par le point considéré de

l’arête et contenant l’axe de l’outil (pour un outil tournant) ou parallèle au plan de base servant de face d’appui au corps de l’outil (pour un outil classique).

- Plan d’arête de l’outil, Ps : plan tangent à l’arête, au point considéré, et perpendiculaire au plan de référence de l’outil Pr.

- Plan de travail conventionnel, Pf : plan perpendiculaire au plan de référence de l’outil Pr, au point considéré de l’arête, et parallèle à la « direction supposée d’avance » de l’outil.

- Plan vers l’arrière de l’outil, Pp : plan perpendiculaire au plan de référence de l’outil Pr et au plan de travail conventionnel Pf, au point considéré de l’arête.

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Chapitre I : Les outils coupants Figure I.6 : Plans et angles en main sur les

Figure I.6 : Plans et angles en main sur les outils courants :

outil à charioter droit [8]

I.3.2.2

Plans de l’outil en travail

- Plan de référence en travail, Pre : plan perpendiculaire au point considéré de l’arête, à la direction de la vitesse résultante de coupe, c’est-à-dire à la direction instantanée du mouvement résultant du mouvement de coupe et du mouvement d’avance simultanés en ce point.

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- Plan d’arête en travail, Pse : plan tangent à l’arête, au point considéré, et

perpendiculaire au plan de référence en travail Pre. Ce plan contient la direction de la vitesse résultante de coupe.

- Plan de travail,

direction de la vitesse

perpendiculaire au plan de référence en travail Pre.

Pfe

: plan contenant

d’avance

au

la direction de la vitesse de coupe et

point

considéré

de

l’arête.

Ce

plan

la

est

- Plan vers l’arrière en travail, Ppe : plan perpendiculaire au plan de référence en travail Pre et au plan de travail Pfe, au point considéré de l’arête.

I.3.3 Angles de l’outil

I.3.3.1 Angles d’arête de l’outil en main

- Angle de direction d’arête de l’outil

: angle aigu mesuré dans le plan de référence

Pr entre le plan d’arête Ps et le plan de travail Pf (Figure I.7). Il est mesuré de Pf vers Ps et dans le sens où la trace de Ps dans Pr s’éloigne du bec de l’outil.

k

r

K r Direction d’avance
K r
Direction d’avance

Figure I.7 : Angle de direction d’arrêt de l’outil [3]

- Angle d’inclinaison d’arête de l’outil

(Figure I.8) : angle aigu mesuré dans le plan

d’arête Ps, entre l’arête et le plan de référence Pr. Il est positif lorsqu’en s’éloignant de la pointe de l’outil l’arrêt se trouve en dessous du plan Pr.

λ

s

λ s

P r Cas où λ s est négatif
P r
Cas où λ s est négatif

Figure I.8: Angle d’inclinaison d’arrêt [3]

- Angle de pointe de l’outil ε r : C’est l’angle mesuré dans le plans Pr, entre le plan d’arête Ps et le plan d’arête secondaire Ps’.

- Angle de direction d’arête secondaire de l’outil

Pr, entre le plan conventionnel de travail Pf et la projection de l’arête secondaire dans le plans de référence de l’outil Pr.

k : C’est l’angle, mesuré dans le plan

'

r

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Les angles de direction d’arête de l’outil, de pointe de l’outil et de direction d’arête

secondaire de l’outil sont liés par la relation :

k

r

+

ε

r

+

k

r

= 180°

'

I.3.3.2 Angle d’arrête de l’outil en travail

- Angle de direction d’arête en travail

les plans Pfe et Pse. La convention de sens adoptée pour

l’angle

k re

: c’est l’angle mesuré dans le plan Pre, entre

est la même que pour

k re

k

r

.

- Angle d’inclinaison d’arête en travail

l’arête et le plan Pre. La convention de signe pour l’angle

l’angle

λ se

: c’est l’angle mesuré dans le plan Pse, entre

est la même que pour

λ se

λ .

s

I.3.3.3 Angles des faces

La position des faces de coupe et de dépouille est définie dans des plans de sections particuliers qui passent tous par un point considéré de l’arête (figure I.9). Lorsqu’on fait une section de l’outil par ces plans et quelque soit le plan considéré pour définir la section on trouve [7][8] :

- Angle de dépouille α : angle aigu entre la face de dépouille Aα et le plan d’arête Ps (Pse).

et la face de dépouille

- Angle de taillant β : angle aigu entre la face de coupe Aα.

et le plan de référence Pr

- Angle de coupe γ : angle aigu entre la face de coupe Aγ (Pre).

Aγ

γ : angle aigu entre la face de coupe A γ ( Pre ). A γ
γ : angle aigu entre la face de coupe A γ ( Pre ). A γ

Outil en main

Outil en travail

Figure I.9: Angles des faces [7]

Dans un même plan de section, que ce soit dans le système de l’outil en main ou de l’outil en

travail, ces trois angles sont liés par la relation :

(α + β + γ = 90°)

Chapitre I : Les outils coupants

Ces angles sont définis selon le besoin dans un des plans de section suivants:

— Po (Poe) : plan orthogonal de l’outil (orthogonal en travail), plan perpendiculaire au plan de référence Pr (Pre) et au plan d’arête Ps (Pse), au point considéré de l’arête (figure I.10) ;

Ps (Pse), au point considéré de l’arête (figure I.10) ; Figure I.10: Définition basique d’un outil

Figure I.10: Définition basique d’un outil en tournage [3]

— Pn (Pne) : plan normal à l’arête, plan perpendiculaire à l’arête au point considéré (Pn = Pne) ;

— Pf : plan de travail conventionnel (plan de travail Pfe) ;

— Pp : plan vers l’arrière de l’outil (plan vers l’arrière en travail Ppe) [9].

I.3.4. Orientation de l’arête [10]

I.3.4.1. Outil à droite "R" (Right) (Figure I.11.a)

L'outil étant tenu verticalement, la pointe en bas, l'observateur regardant la face de coupe

; l'outil est "à droite" si l'arête est orientée vers la droite. Néanmoins, un outil à arête " à droite" travaille "à gauche", sens du mouvement d'avance.

I.3.4.2. Outil à gauche "L" (Left) (Figure I.11.b)

L'outil étant tenu verticalement, la pointe en bas, l'observateur regardant la face de coupe

; l'outil est "à gauche" si l'arête est orientée vers la gauche. Néanmoins, un outil à arête " à gauche" travaille "à droite", sens du mouvement d'avance.

I.3.4.3. Outil neutre (Neutral) (Figure I.11.c)

La partie active de cet outil est symétrique par rapport à l'axe du corps. Il travaille indifféremment à droite ou à gauche ; c'est le cas d'un outil à deux arêtes, tel que l'outil à retoucher. Ou bien l'avance est parallèle au corps de l'outil, c'est la cas d'un outil à une arête telle celle de l'outil pelle.

Chapitre I : Les outils coupants

(a) (b)
(a)
(b)
Chapitre I : Les outils coupants (a) (b) (c) Figure I.11 : Orientation de l'arête coupante

(c)

Figure I.11 : Orientation de l'arête coupante [10]

I.4 Références bibliographiques du chapitre I

[1] Norme ISO 3002, Notion de base sur l’usinage.

[2]

Technique, 1998-1999.

A. Chevalier, J. Bohan, « Guide du technicien en productique » Edition Hachette

[3] R. Laheurte, « Application de la théorie de second gradient a la coupe des métaux », thèse de doctorat, Université de Bordeaux I, France.

[4] Outils coupants, Sandvik Cormant, http://www.coromant.sandvik.com/fr, 2000, PA248-

249.

[5] F. Bagur « Matériaux pour outils de coupe », Article B7080, Technique de l’Ingénieur,

1999.

[6] E. Felder, « Procédés d’usinage », Article B7000, Technique de l’Ingénieur, 1997.

[7] D. Gelin, M. Vincent, « Eléments de fabrication », Les Editions Foucher, 1995.

[8] R. Butin, M. Pinot, « Fabrications mécaniques », Tome II, Les Editions Foucher, 1981.

[9] C. Barlier, L. Girardin, « MémoTech : Productique, Matériaux et usinage », 3 ème Edition Paris, CASTELLA 1992.

[10] C. Marty, J.M Linares, « conception et industrialisation T1 » Hermès Science, Paris France, 1999.