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Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Khalem griffé par un lion en Afrique du Sud Comme beaucoup d’anciens internationaux, Mokh- tar
Khalem griffé par un
lion en Afrique du Sud
Comme beaucoup d’anciens internationaux, Mokh-
tar Khalem a été invité par la fédération à aller voir
les matchs de l’Equipe nationale. Une belle occasion
pour lui de vivre l’ambiance de la Coupe du monde
2010 après avoir vécu celle de 82 et de profiter pour
visiter un pays inconnu pour lui. Avec des Algé-
riens venus de Londres spécialement pour voir
l’Equipe nationale, Khalem a fait un tour au parc
naturel du Cap la veille de la rencontre Algérie-
Angleterre. Avec beaucoup d’audace, Khalem a
voulu titiller un lionceau qui se baladait dans le
coin. Mal lui en prit ! Le lionceau a profité d’un
moment d’inattention de l’ancien avant-centre
pour le griffer à la main. On a d’abord pensé au
pire avant qu’on se rende compte que la bles-
sure était superficielle. Tant mieux pour
ammi Mokhtar qui est revenu parmi les
siens sain et sauf.
ammi Mokhtar qui est revenu parmi les siens sain et sauf. Doudènescotchésur Allemagne- Argentine Cruyff quitte

Doudènescotchésur

Allemagne- Argentine

Cruyff quitte le Barça Paul le poulpe a vu vrai pour l’Allemagne «J’ai l’impression d’être
Cruyff quitte le Barça
Paul le poulpe a vu
vrai pour l’Allemagne
«J’ai l’impression d’être un problème, c’est
difficile à accepter.» Johan Cruyff a annoncé
qu’il n’était plus président d’honneur du FC
Barcelone, au cours d’une conférence de
presse où était présent Sandro Rosell,
nouvel homme fort du club. Cruyff, 63
ans, avait été nommé président d’hon-
neur en mars. «Personne ne peut avoir un
titre honorifique qui n’existe pas, ce n’est
pas dans les statuts», a tenu à préciser le
nouveau président, élu le 13 juin. Il n’est
cependant pas exclu que l’ancienne gloire
du football néerlandais intègre la direc-
tion du club.
Le président de section, Karim
Doudène, qui est un fervent suppor-
teur de la Mannschaft n’a pas raté le
match des quarts de finale entre l’Al-
lemagne et l’Argentine. Dès son arri-
vée au centre de préparation du Raja
où la JSK s’apprêtait à disputer
un match amical, il s’est
installé auprès du télévi-
seur. Il est resté scotché
jusqu’au coup de sifflet
final. On vous laisse
imaginer sa joie
après cette brillante
qualification de la
Mannschaft par 4
buts à 0. Il a même
parié que la Coupe
du monde sera rem-
portée par les cama-
rades de Klose.
Quatre morts
suite à l’élimination
du Brésil
Les Bleus avaient été victimes
d’un vol en Afrique du Sud
Paul, un poulpe de l’aquarium d’Oberhausen, en Al-
lemagne, tend à devenir le plus habile des pronosti-
queurs. En effet, il s’était prononcé sur une victoire
étriquée de la Mannschaft face à l’Argentine. Paul a
pronostiqué avec brio les trois victoires allemandes et
la défaite contre la Serbie dans la compétition. Le
principe de ses pronostics est simple. Avant la ren-
contre, le poulpe se voit proposer de la nourriture
dans deux récipients transparents ornés du drapeau
de chaque équipe. Le récipient choisi par notre très
inspiré céphalopode indique celle qui l’emportera.
Pour l’anecdote, Paul n’avait hésité que quelques se-
condes avant d’ignorer le drapeau anglais, en hui-
tièmes de finale. Cette fois, il a fallu 45 minutes avant
qu’il n’opte pour l’Allemagne.
Les Bleus ont perdu gros en Afrique du Sud. Leurs matches, leur
crédibilité, leur dignité et 2 000 euros ! Le journal sud-africain The
Times se fait ainsi écho d’un menu larcin dont ont été victimes les
joueurs de l’équipe de France. D’après le quotidien, l’argent aurait été
volé dans le coffre de l’hôtel. Les billets n’appartenaient pas à un joueur en
particulier, mais avaient été déposés par l’encadrement, afin de pourvoir
aux besoins du groupe. «Nous ne sommes pas aptes à dire quoi que ce soit à
ce sujet, car la Fédération française a réclamé une confidentialité absolue sur
tous les aspects de leur séjour au Pezula», s’est contenté de répondre le di-
recteur de l’hôtel, inter-
rogé par les
journalistes au
sujet du vol.
Le Le football football serait serait
né né au au Paraguay Paraguay
C’est C’est en en tout tout cas cas ce ce que que suggère suggère l’Osservatore l’Osservatore Romano, Romano, le
journal le journal du Vatican. du Vatican. L’article L’article en question, en question, «Les «Les Guaranis Guaranis ont in- ont
Al Muhammadi
venté inventé le football» le football» de Gianpaolo de Gianpaolo Romanato, Romanato, reprend reprend les écrits les écrits du jé- du
suite jésuite espagnol espagnol José Manuel José Manuel Peramás, Peramás, qui a vécu qui a au vécu XVIIe au XVIIe siècle dans siècle la
signe à Sunderland
région dans du la région Paraguay. du Paraguay. Dans ses Dans récits ses de récits voyage, de il voyage, y décrit il la y décrit découverte la dé-
d’un sport très populaire chez les Indiens qu’il côtoie à St. Ignatius, au sud
couverte d’un sport très populaire chez les Indiens qu’il côtoie à St. Igna-
de l’actuelle capitale paraguayenne Asunción : «Ils ne se passent pas le bal-
tius, au sud de l’actuelle capitale paraguayenne Asunción : «Ils ne se
lon passent en cuire pas avec le ballon les mains en cuire comme avec les nous mains le faisons comme mais nous ils le frappent faisons mais dedans ils
avec frappent le dessus dedans du pied avec avec le dessus une grande du pied agilité avec une et une grande grande agilité précision.» et une grande Pour
le
journaliste précision.» Pour italien, le journaliste cela ne fait italien, aucun doute, cela ne ce fait jeu aucun est bien doute, à l’origine ce jeu est du
football. bien à l’origine Un article du football. qui pourrait Un article donner
une qui motivation pourrait donner supplémentaire une motivation aux Pa-
Le football peut parfois engendrer des comporte-
ments au-delà de l’entendement. Les habitants
d’Haïti pourront le confirmer. Quatre Haïtiens
sont morts après avoir appris l’élimination du Bré-
sil en quarts de finale de la Coupe du monde face
au Pays-Bas (2-1). Deux jeunes ont décidé d’en
finir avec la vie en se jetant sous les roues d’une
voiture, alors qu’une troisième personne a été vic-
time d’un arrêt cardiaque relaie Le Monde et les
radios locales. De nombreux blessés ont égale-
ment été enregistrés à la suite d’affrontements
entre sympathisants du Brésil et de l’Argentine,
explique Radio Métropole. L’un des «supporteurs»
a trouvé la mort après avoir été poignardé au
cours de ce rassemblement.
raguayens supplémentaire qui défendront aux Paraguayens donc les
couleurs qui défendront du «pays de donc naissance les cou- du
football» leurs du samedi «pays soir de naissance face à l’Es- pagne du en football»
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pagne du en football» quarts samedi de finale soir de la
Coupe face à du l’Espagne monde. en quarts
de finale de la Coupe
du monde.
Paris Hilton arrêtée en

L’international égyptien Ahmed Al-Muhammadi évoluera la saison prochaine à Sunderland. Le club an- glais a en effet annoncé le prêt avec option d’achat de ce milieu de terrain ou latéral droit de 22 ans, sacré cham- pion d’Afrique en janvier dernier avec les Pharaons. Al Muhammadi portait jusque-là les couleurs du club cairote d’ENPPI.

Une vuvuzela à… 17 000 euros
Une vuvuzela
à… 17 000 euros

L’homme d’affaires autrichien Klemens Pointner a vendu une vuvuzela fabriquée dans la ville de Linz en Autriche pour 20 000 dollars (soit 17 000 euros envi- ron). Evidemment, il ne s’agit pas de n’importe quelle vuvuzela puisqu’elle est décorée d’or blanc et de dia- mants. Elle sera remise à son acheteur, un client russe de Klemens Pointner, dont l’identité n’a pas été dé- voilée, lors de la finale du Mondial le 11 juillet.

8 % des Russes voient leur pays remporter le Mondial ! Huit pour cent des
8 % des Russes voient leur pays remporter le Mondial !
Huit pour cent des Russes pensent que leur équipe nationale va remporter la
Coupe du monde de football alors quʼelle ne participe pas au tournoi, selon un son-
dage indépendant. La Russie a laissé échapper sa qualification pour le Mondial
sud-africain en sʼinclinant en barrages de la zone Europe face à la Slovénie. Le son-
dage a été mené par le Centre Levada entre le 18 et le 22 juin sur un panel de 1 600
adultes russes dans 130 villes. Le Brésil est plébiscité par 33 % des personnes in-
terrogées pour remporter la Coupe du monde. 2 % des Russes voient sʼimposer
une autre équipe absente dʼAfrique du Sud, la Turquie. La Russie saura en décem-
bre si la FIFA retient sa candidature pour lʼorganisation du Mondial en 2018 ou 2022.

possession de marijuana dans un stade de la Coupe du monde

possession de marijuana dans un stade de la Coupe du monde Paris Hilton a réussi à

Paris Hilton a réussi à provoquer un nouveau scandale autour d’elle. Présente dans les tribunes du Nelson Mandela Bay de Port Elizabeth pour assister au quart de finale entre les Pays-Bas et le Brésil (2-1), elle a été arrêtée dans une tribune alors qu’elle fumait de la marijuana. Selon TMZ et X17Online, l’héritière de la famille Hilton a été conduite au commissariat de Saint Croix pour être interrogée. Elle a été relâchée quelques heures plus tard. «Nous avons ouvert une enquête mais je ne souhaite faire aucun commentaire», a expliqué le chef de la police locale.

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

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Coup d’œil Équipe nationale

Raouraoua «menace» de maintenir Saâdane

A vis aux diabétiques et aux car-

diaques, il paraît que Saâdane va

rester. On aurait aimé vous don-

ner une bonne nouvelle, ou du

quelques jours seulement et celles parues hier dans un quotidien national, les contradic- tions sautent aux yeux. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que Saâdane ne doit pas prendre l’in- formation de le maintenir pour ar- gent comptant. Car, on a bien envie de dire que Raouraoua «menace» de maintenir Saâ- dane à son poste, plutôt de dire qu’il a «décidé» de le main- tenir.

dent de la FAF ne voudra jamais de Madjer à la tête de la sélection nationale, quitte à main- tenir Saâdane, d’où notre lecture et notre ana- lyse de la dernière sortie du premier responsable du football algérien, d’autant que plus loin, il souligne en rouge que la sélection nationale ne sera jamais confiée à un en- traîneur ne possédant pas de hauts diplômes en la matière, et il n’est pas difficile de deviner à qui fait-il allusion. Car, Raou- raoua a bien senti qu’on tente de lui imposer l’actuel consultant de la chaîne Al Arabiya. Alors, il contre-at- taque en mena- çant de maintenir Saâdane que les hautes autorités n’en veulent plus, bien qu’il préfère de loin l’op- tion d’un entraîneur étranger.

Que la FAF assume ses responsabilités Mais comme on dit, il n’y a pas de fumée sans feu. Tant que Raouraoua laisse planer le doute, tant qu’il ne s’exprime pas clairement sur le sujet, l’éventualité de reconduire Rabah Saâdane demeure une option qu’il ne faut malheureusement pas écarter. Et si tel sera le cas, la Fédération algérienne de football devra assumer pleinement ses responsabilités. 2012 c’est demain, et celui qui a prouvé son inca- pacité à gérer un groupe, celui qui fait tou- jours appel à son président pour tempérer les ardeurs et calmer les esprits, ne changera pas de sitôt. Des attaquants, ils ne vont pas nous tom- ber du ciel, et celui qui a été incapable de trouver une solution à l’inefficacité de l’at- taque des Verts en plus d’une année, ne la trouvera pas demain en claquant les doigts. 2012 c’est demain, et si on y va pour revivre les mêmes scénarios qu’en Angola et en Afrique du Sud, mieux vaut rester à la mai- son. L’Algérie doit non seulement être présente au Gabon et en Guinée équatoriale, mais se fixer en plus l’objectif de remporter la pro- chaine édition. Pour ce faire, les Verts doivent absolument passer à un palier supérieur. Que la FAF assume donc ses choix et ses respon- sabilités car l’histoire retiendra tout et on se souviendra certainement de cette étape cru- ciale que vit notre football.

B. M.

moins une moins mauvaise

nouvelle en ce début de semaine où des mil- liers de familles algériennes s’apprêtent à par- tir en vacances, mais c’est tout ce qu’on a laissé filtrer du côté de l’enceinte de Dély Ibrahim, après que le boss eut annoncé à partir de Jo- hannesburg qu’il est probable de maintenir Rabah Saâdane à son poste. Il ne faut pas trop s’en faire pour autant, ce n’est pas encore offi- ciel. Nous avons fait exprès de dire que c’est probable, et non officiel car, il faut bien ana- lyser les propos du président de la fédération avant d’en déduire quoi que ce soit. Il faut sa- voir lire entre les lignes pour décrypter le message de Raouraoua qui, en balançant quelques contradictions, comme : «Nous al- lons nous réunir avec Saâdane vers la mi-juil- let pour discuter avec lui et étudier la possibilité de son maintien, nous avons tout le temps de- vant nous pour le faire» et «nous n’avons plus le temps de négocier avec un autre entraîneur», laisse libre cours à la spéculation. Il faut même revenir quelques jours en arrière où le président de la FAF avait clairement, mais in- directement, annoncé la fin de mission de Saâdane. «Vous saurez le nom du «nouvel» en- traîneur à la mi-juillet», avait-il déclaré. Et quand il dit «un nouvel entraîneur», il est bien clair qu’il ne s’agit pas de Saâdane. Et entre ce qu’il confie à son entourage et ce qu’il déclare à la presse, entre ses déclarations d’il y a

déclare à la presse, entre ses déclarations d’il y a Raouraoua- Madjer, l’impossible cohabitation Et pour

Raouraoua-

Madjer, l’impossible cohabitation Et pour cause, la

récente campagne en faveur de Rabah Madjer pour succé- der à Saâdane et le soutien dont bénéfi- cierait l’ex-attaquant du FC Porto de la part de quelques gens de l’Etat. Tout le monde sait que les deux hommes (Raouraoua et Madjer) ne s’apprécient pas et tout le monde sait que le

prési-

Reconduction du contrat de Saâdane

Entre indignation et stupéfaction

L’annonce de la reconduction de Rabah Saâ- dane et son staff à la tête de la barre technique de l’Equipe nationale algérienne n’a pas été sans susciter la stupéfaction de certains anciens joueurs de l’EN, unanimes à qualifier le bilan de la dernière participation de l’Algérie au Mon-

dial sud-africain de négatif en tous points de vue. Si certains ont préféré aborder le sujet avec diplomatie, histoire de ne pas trop se mouiller dans cette décision qui relève, et il est impor- tant de le dire, de l’avenir de la sélection algé- rienne de football, d’autres par contre n’ont pas

caché leur désarroi et leur désespoir d’appren- dre cette nouvelle, annoncée par le président de la Fédération algérienne de football, Mohamed Raouraoua, hier, à travers un entretien télépho- nique accordé à l’un de nos confrères. Convain- cus qu’avec un staff technique aussi limité, pour

reprendre leurs dires, l’Algérie aura du mal à prendre son envol. Ils étaient unanimes à appe- ler au changement. C’est pour dire que même si elle n’a jamais été confirmée par voie officielle, cette information est, le moins que l’on puisse dire, loin de faire l’unanimité.

Guendouz : «Reconduire Saâdane serait une catastrophe»

Mahmoud Guendouz n’a pas sa langue dans la poche. A chaque fois qu’on le sollicite, l’ex- défenseur central international nous répond avec sa franchise habituelle. Très pragmatique, il affiche son opposition au main- tien de l’actuel staff de l’EN dont le contrat a expiré il y a quelques jours seulement. «En toute fran- chise, je ne sais pas si on va encore parler pour provoquer un change- ment ou pour que les choses res- tent stagnées dans leur état. J’ai déjà donné mon avis sur l’actuel sélectionneur, Rabah Saâdane. Je l’ai critiqué et mes critiques n’étaient pas une attaque person- nelle envers sa personne mais juste des analyses techniques et tactiques que j’ai pu relever à tra- vers les différentes sorties de l’Equipe nationale. Moi, je crois que Saâdane ne possède pas les qualités requises pour être sélec- tionneur national ou continuer sa mission à la tête de la sélection al- gérienne. Comme je l’ai toujours

dit, on n’a pas une équipe natio- nale digne de ce nom», dira Guendouz.

«Avec lui, on n’évoluera jamais» Fidèle à sa ligne de conduite, Guendouz a tenu à tirer la son- nette d’alarme. Il pense que la re- conduction du contrat de Saâdane serait une grave erreur que les responsables de la FAF vont commettre : «Ça serait vrai- ment une erreur de redonner une seconde chance à Rabah Saâdane. Maintenant, il faut tourner la page et se pencher vers l’avenir. Les responsables du football algé- rien vont commettre une grosse erreur s’ils décident de renouveler le contrat de Saâdane. Cet entraî- neur est resté comme je l’ai connu, il y a quelques années. Il n’a pas changé. Il n’a pas progressé d’un iota. Je dois préciser qu’avec Saâ- dane, on n’évoluera jamais. Il ne faut surtout pas rêver d’une bonne Equipe nationale avec ce sélec-

tionneur. Je ne suis pas hypocrite, je ne suis pas du genre à changer d’avis du jour au lendemain, pour moi, Saâdane est un entraîneur li- mité.»

«Il n’a aucun mérite dans la qualification au Mondial» «La qualification de l’Algérie lors des précédentes phases finales de Coupe du monde a été le fruit des grands joueurs qui représen- taient l’Equipe nationale à cette époque. Ce Mondial sud-africain a été aussi arraché par les joueurs qui se sont vengés du mauvais traitement qui leur a été réservé au Caire. C’est ce sentiment d’in- justice qui les habitait avant le match de Khartoum qui les a menés à la qualification. Si on a pu noter une certaine améliora- tion dans le jeu de l’Algérie, c’est parce que la plupart des joueurs algériens évoluent en Europe. C’est pour vous dire que Saâdane n’a aucun mérite dans ces exploits

réalisés. C’est pour ça que je vous ai dit que son maintien à la barre technique serait une catastrophe.»

«Mes critiques restent purement techniques» Sans langue de bois, l’ex-ro- buste défenseur central du NAHD est allé au bout de ses pensées pour rafraîchir la mé- moire de certaines personnes qui ont voulu ternir son image et ef- facer d’un revers de la main son patriotisme et ses services rendus à la sélection algérienne. «Je me suis toujours battu cœur et âme pour l’Algérie. Donc, ce que je res- sens est un sentiment qui anime chaque patriote qui aime profon- dément son pays. Je dis des vérités qui dérangent parfois mais qui touchent des aspects purement techniques sans jamais toucher à l’amour propre de quiconque, ni encore moins à l’image de mon cher pays, l’Algérie.» Lyès Feradji

toucher à l’amour propre de quiconque, ni encore moins à l’image de mon cher pays, l’Algérie.»
toucher à l’amour propre de quiconque, ni encore moins à l’image de mon cher pays, l’Algérie.»
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Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup d’œil Équipe nationale

Belloumi

«Je ne suis pas contre Saâdane mais il lui faut un ancien joueur à ses côtés»

Raouraoua gardera-t-il Rabah Saâdane comme entraîneur des Verts ? Lui fera-t-il confiance pour reconduire les Verts pour la prochaine Coupe d’Afrique 2012 ? Cette question a fait couler beau- coup d’encre ces derniers temps. En effet, les Algériens sont partagés, surtout après le parcours très moyen, dés- espérant selon certains, de l’Algérie en cette Coupe du monde où les coéquipiers de Ziani n’ont récolté qu’un seul point, et sont revenus avec deux défaites en poche. Pour avoir un avis sur ce sujet im- portant, nous avons jugé utile de contacter l’emblématique joueur des années 80, Lakh- dar Belloumi. Ce dernier par- tage l’avis de Raouraoua qui compte garder Saâdane en poste pour la suite du par- cours des Fennecs qui seront appelés à participer à la pro- chaine CAN.

Mohamed Raouraoua compte prolonger le contrat de Rabah Saâdane à la tête de la barre technique. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ? Que puis-je vous dire… Personne ne pourrait nier le travail que Raouraoua a effectué depuis qu’il est président de la Fédération. Je pense que Raouraoua compte gar- der Saâdane pour préserver la stabi- lité dans l’équipe. On doit respecter son choix pour l’intérêt de l’Equipe nationale. Cela veut dire que vous êtes pour la stabilité de l’EN ? Effectivement, je ne suis pas

la stabilité de l’EN ? Effectivement, je ne suis pas «Raouraoua connaît bien son travail et

«Raouraoua connaît bien son travail et les résultats des Verts le confirment»

contre cette idée. Ecoutez, si Raou- raoua compte prolonger le contrat de Saâdane, je pense qu’il sait ce qu’il fait, car il connaît bien son tra- vail. Personnellement, je respecte la décision du président de la Fédéra- tion. Si vous me permettez, j’aime- rais bien ajouter quelque chose. Oui, allez-y… Vous pouvez considérer cela comme une suggestion de ma part. Si Saâdane est maintenu, il lui faut un adjoint. Cet adjoint, de préfé-

rence, devrait être un des anciens joueurs qui ont marqué l’histoire du football algérien. D’après-vous, Saâdane pourra-t- il reconduire seul l’EN pour la prochaine CAN ?

Je n’ai pas dit que Saâdane ne pourra pas refaire le même par- cours. Seulement, il lui faut un an- cien joueur à ses côtés. Saâdane, seul, trouvera beaucoup de difficul- tés. Je pense que c’est obligatoire de

renforcer le staff par un ancien joueur. Puisque vous parlez de renforce- ment, quel est le nom du joueur qui pourrait assurer ce rôle d’ad- joint ? Sincèrement, je ne peux pas vous répondre à cette question. Il faut poser cette question au président de la Fédération du fait que c’est lui qui tranchera. Si le staff technique est renforcé par l’un des anciens joueurs, je suis sûr qu’ils réussiront à faire un bon parcours lors de la prochaine Coupe du Monde qui aura lieu au Brésil en 2014. Il faut seulement que tout le monde soit derrière cette jeune équipe. On comprend par là que la meil- leure façon d’enregistrer de bons résultats serait qu’un ancien joueur seconde Saâdane, c’est bien ça ? Oui, si l’on observe bien, on re- marquera que toutes les grandes équipes comptent sur leurs anciens joueurs. Prenons l’exemple du Bré- sil ou bien de l’Argentine, ce sont leurs anciens joueurs qui dirigent. Regardez, ils sont en train de réali- ser de bons résultats. Les anciens joueurs sont-ils dis- posés à apporter leur aide au staff technique de l’EN ? Oui, nous sommes prêts à appor- ter notre aide au staff technique des Verts. Ce n’est pas une question d’aide, c’est une question de prin- cipe. Il s’agit du pays. Personne ne pourra faire marche arrière. Je ne peux citer aucun joueur. C’est Raouraoua qui décidera. Entretien réalisé par M. L.

Amani : «Maintenir Saâdane avec son bilan négatif relève de la dictature»

Saâdane avec son bilan négatif relève de la dictature» Avec sa franchise habituelle, Djamel Amani, l’ex-milieu

Avec sa franchise habituelle, Djamel Amani, l’ex-milieu de terrain, champion d’Afrique avec l’Algérie en 1990, a bien voulu

rogations m’emmènent à conclure que si cette décision venait à être confirmée, ça serait un véritable désastre pour notre football.»

des équipes qui n’ont pas inscrit le moindre but en Afrique du Sud. Est-il normal qu’une équipe connue pour son jeu spectaculaire et

«Il faut donner la

un entraîneur de métier qui possède une forte personnalité et qui a acquis une bonne expé- rience sur le banc. Il est en passe de réussir une

A. C.

nous commenter le maintien de Rabah Saâdane à la barre technique. Sans détour, il réagit franchement à cette décision. «Si on maintient Saâdane avec son bilan négatif, cela voudra dire qu’on est en pleine dictature. Qu’est-ce qu’il a pu ob- tenir comme résultats cet entraîneur ? A-t-on gagné un match ? A-t- on marqué un but dans ce Mondial ? A-t-il convaincu quelqu’un ? Non, franchement, pourquoi on s’accroche à lui ? Toutes ses inter-

«Zéro but au Mondial, il est un entraîneur nul» Poursuivant son en- tretien, l’ex-joueur du CR Belouizdad, Amani, avoue que le responsable de cette sortie sans gloire de l’Algérie dans ce Mon- dial est l’entraîneur Saâdane. «Le premier responsable de notre manque d’efficacité dans cette Coupe du monde est Rabah Saâ- dane et non pas les at- taquants. C’est à cause de lui qu’on est à la tête

offensif comme l’Algé- rie termine la Coupe du monde sans mar- quer de but ?», s’est-il interrogé.

chance à Benchikha et Madjer» Voulant savoir quel est l’entraîneur qu’il verrait bien diriger les Verts pour préparer les prochaines échéances, Djamel Amani rétor- quera : «Sans hésiter, je vois bien Abdelhak Benchikha diriger l’Equipe nationale. C’est

grande carrière d’en- traîneur. Rabah Madjer est aussi capable de prendre en main la sé- lection. De par sa maî- trise et ses connaissances en foot- ball, il peut facilement gérer ce groupe en place en sélection. Un duo Benchikha-Madjer se- rait encore meilleur. Quant à Saâdane, sa mission est terminée. Maintenant si on veut le garder, ils n’ont qu’à assumer leurs responsa- bilités.»

ils n’ont qu’à assumer leurs responsa- bilités.» Ouardi «Le problème est plus profond qu’un simple

Ouardi

«Le problème est plus profond qu’un simple changement de staff»

est plus profond qu’un simple changement de staff» Mourad Ouardi avance que le problème de l’Equipe

Mourad Ouardi avance que le problème de l’Equipe nationale est bien plus profond qu’un simple changement à la barre technique. Il pense que le salut passe par une meilleure organisation dans les dif- férentes structures. «Le problème, ce n’est pas Saâdane ou autre. Il faut placer des cadres compétents pour rendre notre Equipe nationale plus solide sur tous les plans. Il y a quelques années, personne ne misait sur une qualification de l’Algérie à une phase finale de Coupe du monde. C’est pourquoi, je crois que le mal ne réside pas uniquement au niveau du staff technique.»

«Il faut faire le bilan de Saâdane avant de se prononcer»

Un petit peu plus loin, Ouardi, réaliste, refuse de trop s’avancer et préfère d’abord attendre pour mieux analyser. «On doit s’arrêter sur un point important, l’Equipe nationale a besoin de tous les spécialistes de foot- ball pour dégager une conclusion gé- nérale et objective de cette participation. On doit faire le bilan de Saâdane avant de prendre une quelconque décision. Il est important que nos dirigeants puissent trouver un consensus à propos de toute déci- sion qui sera prise au sujet de la sélec- tion nationale. Je ne doute pas un seul instant de la compétence des res- ponsables du football à ce propos.»

Merzkane : «Le dernier mot revient à la FAF» L’ex-international Chaâbane Merzekane, que nous avons
Merzkane : «Le
dernier mot
revient à la FAF»
L’ex-international Chaâbane
Merzekane, que nous avons
contacté hier, nous a fait savoir que
la décision de maintenir Saâdane à
son poste revient à Raouraoua seul
du fait qu’il est le seul responsable
de l’Equipe nationale : «Sincère-
ment, je ne peux pas répondre à
votre question. La décision de gar-
der Rabah Saâdane ou de le rem-
placer par Rabah Madjer revient à
la FAF, c’est elle qui décidera. En-
core une fois, je suis désolé, je ne
peux rien vous dire.»
Madjer revient à la FAF, c’est elle qui décidera. En- core une fois, je suis désolé,

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

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Coup d’œil Équipe nationale

Mansouri : «Le changement

Deux fois mondialiste en 82 et 86, l’an- cien arrière- gauche du FC Nîmes,

«Je comprends qu’on n’ait pas trouvé un successeur à Saâdane, mais le maintien de ses
«Je
comprends
qu’on n’ait pas
trouvé un successeur à
Saâdane, mais le
maintien de ses adjoints
signifie qu’on n’a pas
retenu les leçons de la
débâcle en Coupe du
monde»

Faouzi Man- souri, a été l’un des rares joueurs al- gériens à avoir disputé un grand nom-

bre de matchs en Coupe du monde. Dans cet entretien, l’ex- international regrette cette dé- cision de reconduire le même staff technique, sachant que le parcours des Verts dans ce Mon- dial n’a pas été à la hauteur des espoirs des Algériens. Même s’il n’est pas forcément contre

l’éviction de Saâdane, il affirme que le changement s’imposait au niveau du staff tech- nique pour donner un

Saâdane a déclaré qu’il ne comptait pas changer son staff ; votre avis ?

Alors là, je peux me permettre de dire que ce n’est pas normal. Je comprends qu’on n’ait pas trouvé un successeur à Saâdane, mais le maintien de ses adjoints signifie qu’on n’a pas retenu les leçons de cette débâcle en Afrique du Sud. Et puis, Saâdane n’a-t-il pas déclaré qu’il allait partir ? Qu’est-ce qu’il lui a bien fait changer d’avis ? Je

«On n’avait, certes, pas une équipe capable d’aller au bout dans ce Mondial, mais on
«On
n’avait, certes,
pas une équipe
capable d’aller au
bout dans ce Mondial,
mais on avait
l’opportunité de
passer au second
tour»
?

ne sais pas ! Mais bon, maintenant qu’il a été maintenu, je lui conseille de s’entou- rer de gens compé- tents pour éviter d’autres échecs à l’avenir. Vous parlez d’un staff élargi, comme souhaité par tout le monde

nouveau souffle à la sélection algé- rienne.

Saâdane a été recon- duit dans son poste d’entraîneur en chef de la sélection ; une réac- tion ? Je ne sais pas sur quels critères on s’est basé pour re- conduire l’entraîneur. A mon avis, il fallait bien tirer les leçons

Voilà, c’est bien cela, les staffs des plus grandes

Saâ- bien gars
Saâ-
bien
gars

cette chance de mettre en pratique leurs com- pétences sur le terrain. Après ce Mondial que d’aucuns qualifient de raté, le changement s’imposait-il ? Il est clair qu’on ne pouvait pas continuer avec cette mentalité. On n’avait, certes, pas une équipe capable d’aller au bout dans un Mon- dial, mais on avait bien l’opportunité de passer au second tour. C’est pourquoi je disais qu’il fallait bien retenir les leçons. Parler d’un bon parcours avec un point et zéro but marqué, c’est ridicule. Certains craignent l’épisode Dome- nech pour l’Algérie, avez-vous des appréhensions ? J’espère qu’on n’en arrivera pas là.

Cela dit, Rabah Saâdane n’a pas tiré les enseignements de ce qui s’est passé en Afrique du Sud, ça ne marchera pas, c’est certain. Ce que je lui demande en tant qu’ancien, c’est d’être courageux et de renfor- cer son staff pour donner plus de chance de réussite à notre Equipe na- tionale.

Entretien réalisé par Moumen A.

«Si on juge Saâdane compétent, je crois qu’il est urgent de penser à renforcer le
«Si
on juge
Saâdane
compétent, je crois
qu’il est urgent de
penser à renforcer le
staff technique que
je ne trouve pas à
la hauteur»

s’imposait pourtant»

du dernier échec en Coupe du monde 2010 qu’on a quittée sans gloire au premier tour. Certains pensent que ce Mondial aura été une réussite, alors que c’est tout à fait

le contraire. Le président de la FAF aurait déclaré que Saâdane est un entraîneur compé- tent et c’est l’homme de la situa- tion pour mener l’EN à la CAN 2012… Alors si on a jugé qu’il

est compétent, je crois qu’il est urgent de penser à renfor- cer ce staff technique que je ne trouve franchement pas à la hauteur. Même le meilleur entraîneur au monde ne peut tout voir sur un terrain de football, donc un renfort à la barre technique s’impose.

nations du football sont étoffés par la présence d’anciens joueurs et techniciens à même d’ap- porter des idées pour améliorer le rendement collectif et individuel de notre sélection. Mais chez nous, on continue à margi- naliser les compétences et les an- ciens. On est les seuls à ne pas compter d’ex- internationaux dans l’Equipe nationale. Pourquoi cette mar- ginalisation selon vous ?

C’est

clair,

dane

qu’avec

comme

chi,

ou Kaci-Saïd,

certaines

choses ne marcheront pas. Mais que voulez vous, on re- fuse toujours notre main tendue pour le bien de l’Equipe nationale. Notre génération a été sacrifiée. La preuve, nos interventions sont in- terprétées comme des critiques négatives et destructives. Cela veut tout dire, non ?

Justement, en France c’est la génération 98 qui est montée au créneau pour sauver le football ; un commentaire ? Tout à fait. Les anciens en France n’ont jamais été

sait

des

Kouri-

Belloumi

écartés. Contraire- ment à nous, ils ont tous pu transmettre leur savoir- faire et leur expérience aux jeunes.

Chez nous, hormis Djamel Menad qui a

connu une réussite au ni-

veau des clubs en Algérie, tous les au- tres anciens n’ont pas eu

Kourichi : «L’Algérie a besoin d’un staff de qualité»

: «L’Algérie a besoin d’un staff de qualité» N oredine Kourichi refuse de trop commenter cette

N oredine Kourichi refuse de trop commenter cette déci- sion prise par le président

de la FAF, mais il affirme que l’Algé- rie a besoin de grandir et que cet ef- fectif algérien, qui manque d’ambition, doit apprendre avec des gens autrement plus compétents à devenir performants. Cela passe par un staff de qualité et un entourage

propre au football et au footballeur. Comme tout le monde, il s’interroge sur la mise à l’écart des anciens joueurs qui auraient pu apporter cette expérience qui fait cruellement défaut à notre jeune sélection. «C’est un choix qu’il faudra respecter. Il y a des responsables qui ont décidé ainsi et je crois qu’ils sont les mieux placés pour vous donner de plus amples in- formations sur les raisons de ce choix. Pour ma part, je n’ai qu’une chose à dire : j’aurais souhaité, comme le reste de mes ex-coéquipiers d’ailleurs, ser- vir mon pays en intégrant le staff ac- tuel que je ne trouve pas assez riche. J’estime en toute franchise que l’Algé- rie a besoin d’un staff de qualité pour rendre encore cette équipe plus per- formante à l’avenir.»

«Espérons qu’on ne regrettera pas cette décision»

Pressenti pour intégrer le staff des Verts, Kourichi avance que Raou-

raoua est le maître à bord et ses dé- cisions sont toujours prises dans l’intérêt de l’Equipe nationale. Seu- lement, il se déclare déçu de consta- ter que les anciens restent toujours à l’écart. «Il est clair qu’on aurait pré- féré avoir du sang neuf dans ce staff technique pour donner plus de chance à l’Equipe nationale à l’avenir. Vous savez, comme je l’ai déjà dé- claré, on a un effectif assez équilibré qui a besoin de perfectionner son jeu sur certains aspects. Moi personnel- lement, j’étais prêt à contribuer au re- dressement mais apparemment, on a déjà fait le choix. Franchement, je suis déçu de ne pas pouvoir aider l’Al- gérie. Les compétences existent, mais malheureusement, on a l’impression que les portes restent toujours fer- mées. Espérons qu’on ne regrettera pas cette décision.»

Entretien réalisé par Moumen A.

Menad : «Raouraoua a opté pour la continuité»

Pas du tout critique, l’actuel coach de la JSM Béjaïa, Djamel Menad, pense que le président de la Fédéra- tion algérienne de football, Moha- med Raouraoua, est très bien placé pour connaître si le départ de Saâ- dane s’imposait après un Mondial mitigé. A ce propos, l’ex-joueur ka- byle a déclaré : «Franchement, je ne peux pas donner mon avis là-dessus. Je peux seulement dire que Raou- raoua est l’unique responsable de son choix de maintenir Saâdane. C’est le président de la FAF, il est bien placé pour savoir qu’elle est la meilleure façon de pousser l’Equipe nationale vers l’avant. J’estime qu’il a prôné la continuité, sachant que des échéances importantes attendent la sélection na- tionale.»

«Chacun doit assumer ses responsabilités»

Loin de vouloir s’immiscer dans le travail du président de la fédération, Menad estime que le dernier mot re- vient à Raouraoua dans des décisions

le dernier mot re- vient à Raouraoua dans des décisions de cette importance : «Je ne

de cette importance : «Je ne vois per- sonne d’autre prendre une décision à la place du président Raouraoua. Cer- tains peuvent juger que Saâdane est loin du niveau et il est de leur droit de raisonner ainsi, seulement on ne peut en aucun cas décider à la place de Raouraoua qui connaît mieux que quiconque les intérêts de la sélection nationale. Chacun doit assumer ses responsabilités.»

qui connaît mieux que quiconque les intérêts de la sélection nationale. Chacun doit assumer ses responsabilités.»

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Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup d’œil Equipe nationale

Yahia pisté par Bari

Ghezzal la nouvelle star de Bari En ayant opté pour le club italien avant-hier, l’international
Ghezzal la nouvelle
star de Bari
En ayant opté pour le club italien
avant-hier, l’international algérien
Abdelkader Ghezzal est devenu une
véritable star en italie. En effet, les mé-
dias et les journaux ne parlent que du
transfert du numéro 9 de la sélection des
Fennecs à Bari. Tout le monde est content d’avoir recruté l’ex-
attaquant de Sienne, selon le directeur sportif de Bari, Guido
Angelozzi.
Angelozzi : «Ghezzal est
le dernier attaquant recruté»
Invité lors d’une émission sportive diffusée sur la chaîne
«Sport Italia», le directeur sportif de Bari a déclaré que le pro-
blème de l’attaque est enfin résolu : «Avec la venue de Ghez-
zal et les attaquants dont dispose l’équipe, on n’aura pas de
problème au niveau de ce compartiment la saison prochaine.»
La faute de Chaouchi face
à la Slovénie occupe la
2 e place
En classant les 10 fautes les plus
inintelligentes dans ce Mondial
sud-africain par CNN, la faute
commise par le keeper algérien,
Faouzi Chaouchi, lors du premier
match de la CM face à la Slovénie, oc-
cupe la 2 e place. A signaler que la faute de
l’arbitre uruguayen lors de la rencontre Allemagne-Angle-
terre vient en première position. Ainsi, le directeur du jeu a
refusé un but tout fait de Franck Lampar, la balle a bel et bien
franchi la ligne.
Bellaïd près de Eskisehirspor
Après son intérêt pour le pilier de la dé-
fense algérienne, Rafik Halliche, le club
turc suit de très près l’autre Algérien
qui évolue à Eintracht Frankfurt, en
l’occurrence Habib Bellaïd. En effet,
le directeur de Eskisehirspor a dé-
claré que son équipe a trouvé un ac-
cord avec la direction du club
allemand. Selon Celle-ci, les négociations
se dérouleront dans de bonnes conditions.
négociations se dérouleront dans de bonnes conditions. A près avoir fait signer à l’attaquant algérien,

A près avoir fait signer à l’attaquant algérien,

Abdelkader Ghezzal, un contrat de quatre

saisons vendredi dernier, les dirigeants du

club italien de Bari AC seraient sur les traces

d’un autre joueur algérien, en l’occurrence,

Anthar Yahia. D’après la presse italienne, qui a rapporté l’information hier, le club transalpin suivrait depuis plu- sieurs mois maintenant l’auteur du but salvateur face à l’Egypte à Oum Dourmane et serait prêt à entamer les né- gociations très prochainement avec l’agent du joueur. Même si rien n’est encore officiel à l’heure actuelle, il est fort probable que le défenseur central des Verts accepte un re- tour en Serie A.

Guido Angelozzi (directeur sportif) :

«On doit recruter 3 défenseurs»

Même s’il n’a pas voulu citer de noms, le directeur spor- tif de Bari, Guido Angelozzi, a précisé hier matin lors de son intervention sur une chaîne sportive italienne, que la priorité de son club désormais sera de recruter au mini- mum trois bons défenseurs. Ce qui laisse la porte grande ouverte au possible recrutement de Yahia. «Après avoir re- cruté Ghezzal, on peut dire à présent qu’au niveau du secteur offensif, on est bien. Il nous manque juste à ramener trois au- tres défenseurs pour équilibrer notre équipe et boucler le volet recrutement de cet été», a dit Angelozzi. S. F.

Lazio-Belhadj, décision demain

Selon une source bien informée, la direction du club ita- lien tranchera la question du recrutement dde l’Algérien de Portsmouth, Nadir Belhadj, demain. En effet, comme nous l’avons annoncé dans ces mêmes colonnes, la Lazio suivait depuis longtemps l’ailier gauche des Verts Belhadj et son co- équipier dans la même équipe, le Ghanéen Boating, surtout que ce dernier a réalisé une belle Coupe du monde avec son pays qui a été éliminé avant-hier par l’Uruguay.

que ce dernier a réalisé une belle Coupe du monde avec son pays qui a été
Santander fixe la libération de Lacen à 2,5 millions d’euros A l’instar de tous ses
Santander fixe la libération
de Lacen à 2,5 millions
d’euros
A l’instar de tous ses coéqui-
piers en
Equipe nationale,
Medhi Lacen n’est pas encore
fixé sur son avenir footballis-
tique. La seule certitude qui le
concerne
est qu’il
ne restera
pas
au Racing
Santander,
lui-
même l’avait déclaré sur ces mêmes
colonnes. Du côté de la direction du club, même si on
souhaite garder cet élément clé dans l’échiquier
de l’en-
traîneur Portugal, on est bien décidé à le vendre car il
ne lui reste plus qu’un an de contrat. L’opération
est
donc toute simple,
si Santander ne vend pas Lacen cet
été, elle pourra
le
perdre gratuitement la
saison pro-
chaine, à moins qu’il soit transféré
au mercato d’hiver.
Apparemment, les dirigeants de Santander ont décidé
d’opter pour la première
option. D’ailleurs,
ils ont déjà
fixé le montant de la libération
de Lacen, elle serait de
2,5 millions d’euros. Les données sont désormais
claires
sur le plan pécuniaire
pour les clubs intéressés
par les
services de l’international algérien.
Dans ce registre, on
parle d’un éventuel
intérêt du Deportivo
pour le milieu de terrain algérien qui sur
la Corogne
le plan per-
sonnel a réalisé
une bonne Coupe du monde.

Deux Algériens stars en Hollande sans le savoir !

es confrères néer- landais nous ont téléphoné, avant-

hier, pour nous demander un bien curieux service. Il s’agit de les aider à entrer en contact avec deux… supporteurs algériens pré- sents en Afrique du Sud, lors du match qui s’est joué à Cape Town entre l’Angle- terre et l’Algérie. Pour quelle raison ? Tout sim-

D

plement parce que ces deux Algériens sont devenus, ni plus ni moins, des… stars en Hollande !

sont devenus, ni plus ni moins, des… stars en Hollande ! une scène rigolote qui passe

une scène rigolote qui passe en boucle sur les chaînes de télévision néerlan- daises.

«Des millions de Hollandais voudraient les entendre en direct à la télé»

«Des millions de Hollandais les connaissent et nous demandent de les in- viter sur le plateau de notre télévision. Si

vous nous aidez à retrouver leurs traces, on a prévu de dé- placer une équipe de reporters en Algérie pour les interviewer. C’est une demande de pratique- ment tous les Hollandais qui rê- vent de les entendre commenter leur vidéo», nous a assuré notre confrère d’un air très sérieux.

La photo des deux stars sera publiée dans Le Buteur de demain. C’est peut-être vous !

Mais comment va-t-on les

reconnaître ? «Je vous envoie leur photo dès demain, si vous voulez bien la publier dans votre journal», nous a ajouté notre ami néerlandais. Ne ratez donc pas Le Buteur de demain, pour voir s’il s’agit de vous, d’un ami, un cousin un voisin ou d’une quelconque connais- sance. Et si c’était vous la star, sans le sa- voir ?

Nacym Djender

Ce n’est pas une blague, c’est très sérieux même !

Non, ce n’est pas une blague, mais deux d’entre les supporteurs des Verts qui avaient fait le déplacement à Cape Town sont désormais très célèbres au Pays-Bas. Comment est-ce possible ? C’est simple. Pendant le match, il s’est passé, entre ces deux jeunes Algériens,

Pays-Bas. Comment est-ce possible ? C’est simple. Pendant le match, il s’est passé, entre ces deux

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De nos envoyés spéciaux

en Afrique du Sud

Mohamed Farid Nacym Saâd Aït Saâda Djender
Mohamed
Farid
Nacym
Saâd
Aït Saâda
Djender

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup d’œil Équipe nationale

Anthony Baffoe

(ancien international ghanéen)

«La force de l’Algérie,

c’est son fighting spirit»

Qui a connu le Ghana des années 90 se souvient certainement d’Anthony Baffoe, ce défenseur rugueux qui, aux côtés de Abedi Pelé, Anthony Yeboah et Nii Lamptey, a constitué l’une des générations les plus talentueuses du football ghanéen. Aujourd’hui responsable à la Fédération ghanéenne de football et ambassadeur de la FIFA en Afrique, il suit le football africain avec grand intérêt, à plus forte raison quand on voit le très beau parcours accompli par le Ghana. C’est hier matin, au lendemain de l’élimination des Ghanéens aux tirs au but par l’Uruguay en quarts de finale du Mondial, que nous l’avons rencontré. Bien sûr, ses sujets de prédilection sont le Ghana et l’Afrique.

Alors, satisfait de la qualité de l’organisa- tion de cette Coupe du monde ? En tant qu’Africain, je suis fier de ce qu’a accompli le Ghana et

je suis fier de ce qu’a accompli le Ghana et 1Goal de la FIFA, le principe

1Goal de la FIFA, le principe que tous les enfants africains aillent à l’école gratuite- ment. Or, nous constatons qu’il y a de plus en plus de footballeurs africains adoles- cents qui sont emmené en Europe, dans des clubs, sans qu’ils connaissent leurs droits. Pensez-vous que l’éducation est tout aussi importante pour les sportifs ? Oui, tout à fait. Le rôle de préserver les jeunes footballeurs de l’exploitation revient aux asso- ciations des footballeurs dans tous les pays. Il faut qu’il y ait une coopération entre les foot- balleurs du monde entier afin qu’ils se fassent

en a qui sont arnaqués et qui ne le font pas parce qu’ils ne connaissent pas leurs droits. C’est en cela qu’apparaît l’avantage de savoir lire et écrire. Quelle appréciation portez-vous sur la par- ticipation des sélections africaines à ce Mondial ? Le problème en Afrique est que nous ayons de grandes individualités niveau mondial, mais pas de sélections performantes. Nous avons les Drogba, Eto’o, Adebayor, Muntari, Essien, Sey- dou Keita, Kolo Touré, Yaya Touré, et la liste est encore longue, mais ils n’y a pas de sélections qui puissent se montrer conquérantes. C’est le cas de la participation africaine à ce Mondial. Il faut dire, cependant, que des sélections ont des circonstances atténuantes, comme la Côte d’Ivoire qui était dans un groupe très difficile avec le Brésil et le Portugal. Toutefois, je pense que le football africain avance. La FIFA fait beaucoup pour l’Afrique ces dernières années, notamment en ouvrant des centres de forma- tion. Le Ghana montre l’exemple en remportant des championnats du monde de jeunes et en dé- montrant qu’ils peuvent bousculer les meilleurs. En fait, le problème chez les footballeurs afri- cains est plutôt d’ordre mental et psychologique. Ils ne prennent pas souvent conscience de l’im- portance de certaines choses, ni dans leur capa- cité à jouer dans la cour des grands. Pourtant, c’est possible. Comme l’a fait le Ghana ? Exactement. Je me rappelle qu’avant la confrontation entre le Ghana et l’Allemagne, des analystes avaient prédit une lourde défaite pour les Ghanéens au motif qu’ils pratiquent un jeu individuel et individualiste, sans organisation de jeu cohérente sur le terrain. Eh bien, le match a

de jeu cohérente sur le terrain. Eh bien, le match a c’est que les gradins étaient

c’est que les gradins étaient presque entièrement

je suis tout aussi fier de la qualité

aux couleurs du Ghana avec des drapeaux gha-

d’organisation de ce Mondial par l’Afrique du Sud. L’Afrique a fait

néens partout. Les Sud-Africains nous en sou- tenus à fond, comme si nous représentions leur pays, notamment en scandant «Ba- Ghana Ba-Ghana !», allusion à «Bafana Bafana !» C’était une grande marque de solida- rité et de soutien qui ho- nore tous les Africains. Est-il dur psychologi- quement, pour un footballeur, de

taire toutes les critiques. Tout le monde a vu la qualité de l’orga- nisation de la Coupe du monde 2006 et on avait craint que celle de l’Afrique du Sud ne soit pas à la hauteur, mais les Sud-Africains ont gagné leur pari. D’ail- leurs, le slogan de ce Mondial est «L’Afrique

se lève».

Que pensez-vous de l’élimination du Ghana en quarts de finale contre l’Uru- guay après une séance dramatique de tirs au but ? Tout le monde a bien vu que nous avions le match entre nos mains. C’est dommage d’avoir raté une telle opportunité

«Ce qui est arrivé au Ghana est cruel»

respecter et qu’ils fassent respecter leurs droits. Cela dit, le rôle de l’éducation est primordial afin de donner au jeune footballeur les outils en ma- tière d’alphabétisation et de connaissances à même de lui permettre de ne pas se faire ex- ploiter. Un jeune doit, par

de ne pas se faire ex- ploiter. Un jeune doit, par «Croyez-moi, M. Raouraoua saura ramener

«Croyez-moi, M. Raouraoua saura ramener l’Algérie sur le devant de la scène»

exemple, être capable de lire et de comprendre un contrat afin de ne pas signer n’importe quoi. Il doit aussi avoir le réflexe, en cas de doute, de consulter l’Association des footballeurs ou un avocat. Je connais un joueur au Ghana qui avait fait confiance à un pseudo-agent en lui remet- tant de l’argent afin qu’il lui trouve un club en

montré une réalité diamétralement opposée, à savoir que les Ghanéens sont disciplinés sur le terrain et pratiquent un jeu tout ce qu’il y a de plus cohérent. C’était un match équilibré où les Ghanéens s’étaient procuré de nombreuses oc- casions de marquer. Tout cela pour montrer que, primo, les Africains ne sont pas aussi in- disciplinés qu’on le laisse entendre, et, secundo, que le Ghana a réussi ce qu’il a réalisé parce que les joueurs ont eu foi en leur potentiel. Un mot sur la participation algérienne dans ce Mondial ? A l’exemple de la majorité des sélections afri- caines, c’est-à-dire décevante. Décevante dans la mesure où on attendait mieux de l’Algérie. Cela dit, je pense qu’elle ne doit pas rougir de ses prestations, surtout celles de ces deux derniers matches où elle avait fait jeu égal avec l’Angle- terre et les Etats-Unis. Disons que, là aussi, les Algériens n’y ont peut-être pas cru assez ou n’ont pas assez osé. Cependant, je suis très optimiste pour le retour d’un football algérien de grande qualité, comme cela était le cas avec Madjer et Belloumi. Vous êtes réellement optimiste pour le football algérien ? Oui, je le suis. J’ai suivi la phase des qualifica- tions et j’ai trouvé que les Algériens ont fait preuve d’un esprit de combativité incroyable. C’est ce que les Britanniques appellent le «figh- ting spirit». Je pense que c’est la vraie force de la sélection algérienne actuelle. Elle se bat jusqu’au bout et rien ne lui fait peur. Je pense également que M. Raouraoua est en train d’accomplir un travail formidable. Croyez-moi, avec lui, l’Algé- rie reviendra très fort sur le devant de la scène footballistique. J’en suis convaincu. Entretien réalisé par Farid Aït Saâda

rater un penalty et d’entamer quelques instants plus tard la série des tirs au but, comme l’a fait Asa- moah Gyan ? Non, ce n’est pas facile et c’est tout à l’honneur de Gyan de l’avoir fait. Je sais ce qu’on ressent lorsqu’on rate un penalty important. Je suis très bien placé pour le savoir puisque, moi-même, j’avais raté un tir au but lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations en 1992 face à la Côte d’Ivoire. C’est trop facile de criti- quer après- coup, mais il faut sa- voir qu’on ressent une très grande pression à

de devenir la première nation africaine à atteindre les demi-fi- nales d’une Coupe du monde. Malgré cela, le Ghana rejoint le Sénégal et le Cameroun dans le club des nations africaines ayant atteint le stade des quarts de finale. Le match d’hier (en- tretien réalisé hier matin, ndlr)

a été comme un film,

avec un scénario à plu- sieurs rebondisse- ments. Je suis triste de l’épilogue car les Gha- néens avaient travaillé très dur sur le terrain

«J’ai apprécié que les Sud-Africains

scandent “Ba-Ghana Ba-Ghana !“»

pour obtenir la qualification. Que voulez-vous ? Le football peut être parfois cruel. Donc, pas très déçu ? Non, pas trop parce que les joueurs ont donné tout ce qu’ils pouvaient. Ils seront reçus tels des héros à leur retour au Ghana. Ce qui a plu aussi,

ce moment. C’est une lourde responsabilité. Gyan l’a assumé en se présentant pour tirer le penalty et le sort a voulu qu’il échoue. Il y a tou- jours une part de chance dans le football. Vous défendez, dans le cadre du projet

Europe. Après six mois, il n’a rien vu venir. Il s’est présenté à mon bureau et m’a expliqué sa si- tuation en me donnant le nom du soi-disant agent. En quelques jours, j’ai fait en sorte que son argent lui soit restitué. Ce jeune a eu la pré- sence d’esprit de venir nous consulter, mais il y

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Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup d’œil Equipe nationale

Reynald Denoueix

«Le meilleur entraîneur est celui qui gagne»

Denoueix «Le meilleur entraîneur est celui qui gagne» L’ avis de Reynald Denoueix est tou- jours

L’ avis de Reynald Denoueix est tou- jours bon à pren- dre en matière de football. La sa-

gesse qui se dégage de ses propos n’a d’égale que sa franchise et sa gentillesse. «Le succès n’est pas l’objectif, mais la conséquence»,

avait lancé un jour ce philosophe du football moderne. D’une sim- ple phrase lourde de sens, on comprend toute la profondeur de la pensée de cet entraîneur, pas comme les autres. Au- jourd’hui, Reynald Denoueix a préféré mettre son intelligence au service des abonnés de Canal +, la chaîne cryptée française, dans laquelle il décortique, en compagnie de Christophe Josse, le championnat espagnol qu’il a connu de près de 2002 à 2004, lorsqu’il avait emmené le Real Sociadad à la deuxième place

derrière le grand Real Madrid.

Meilleur entraîneur de la Liga en 2003 et formateur de Dessailly, Deschamps, Karembeu et Makele,

ce qui lui avait valu, en 2003, le Prix Don Balón du meilleur entraîneur de la Liga (Premio Don Balón en espagnol est une récompense de prestige décernée annuellement depuis 1976 par l'hebdomadaire espagnol Don Balón aux meilleurs joueur, en- traîneur et arbitre du champion- nat d'Espagne de football). Ce qui n’est pas rien. A son actif aussi, la formation au FC Nantes, de plusieurs footballeurs qui ont fait le bonheur de l’équipe de France, comme Marcel Dessailly, Didier Deschamps, Christian Kareumbeu ou Claude Makelele.

Nous l’avons rencontré au stade Soccer City de Johannesburg, juste après l’élimination du Ghana aux tirs au but face à l’Uruguay. Toujours aussi aima- ble et précis qu’il n’y paraît à l’an- tenne de Canal +, le grand Reynald Denoueix a bien voulu décortiquer aux lecteurs du Bu- teur la Coupe du monde 2010. Régalez-vous ! Sans club malgré les nom- breuses approches dont il fait ré- gulièrement l'objet, Raynald Denoueix collabore en qualité de consultant avec Canal+, chaîne pour laquelle il commente no- tamment les rencontres du championnat espagnol et parti- cipe à l'émission de lundi «Les spécialistes» sur Canal+ Sport. Il commente le grand match de Champion’s League diffusé sur Canal+ avec Christophe Josse.

«Un sélectionneur local ou étranger, c’est pareil. Il suffit que les joueurs soient bons sur le terrain»

Quel est votre avis sur la défaite du Ghana, ce soir ? C’est dommage, mais c’est ça le football. Dans un match de ce tour, il faut un vainqueur et un vaincu. Cette rencontre a

été très équilibrée et chaque équipe a eu ses moments forts. On a sur- tout vu un beau match, avec toutes les sensations que peut générer le foot- ball. Il y avait aussi de la qualité dans le jeu des deux

mais le sort en a

voulu autrement… C’est vrai qu’on est tous tristes pour le Ghana et pour l’Afrique. On au- rait vraiment aimé voir le Ghana aller au bout dans

Oui, je partage un peu cela aussi. C’est vrai que Kakà et Robinho ont un rôle très impor- tant dans l’équipe du Brésil et quand ils ne

sont pas dans leur jour, l’équipe du Brésil n’a pas le même rendement. C’est le cas de toutes les équipes qui renferment des joueurs de ce calibre. Mais je pense qu’il a manqué à Ro- binho et Kakà cette dimension mentale qui permet à un grand joueur de redresser le jeu de son équipe et d’emmener ses camarades vers la victoire. Il leur a manqué d’être plus forts psychologiquement, men- talement pour inverser la ten- dance dans les moments

joue vraiment à très peu de choses. Ils au- raient pu créer l’exploit. Mais tout le monde a vu que cette équipe d’Algérie avait vraiment de la qualité. Il lui a manqué juste un peu de réussite pour pouvoir passer au second tour.

En Algérie, le débat fait rage ente deux pôles : les partisans de l’option d’un sélectionneur national local et ceux qui veulent pousser la fédération à ramener un étranger. Quel est votre point de vue sur la question ?

«Au Soudan, face à l’Egypte, c’était vraiment sensationnel à tous les niveaux»
«Au
Soudan,
face à l’Egypte,
c’était vraiment
sensationnel à
tous les
niveaux»

cette Coupe du monde en terre africaine. Cela aurait été beau pour le spectacle et pour l’engouement de tout le continent africain

qui était derrière le Ghana. Dommage pour eux et pour le football. Ils n’y sont pas parvenus, mais on peut tout de même dire qu’ils ont fait honneur à l’Afrique.

«Si un entraîneur arrive à communier avec ses joueurs, le résultat suit»
«Si un
entraîneur
arrive à
communier avec
ses joueurs, le
résultat suit»

côtés. L’émotion a été très forte du début jusqu’à la fin. C’est ce qu’on peut appeler un match plein. C’est un match qui nous a fait rentrer vrai- ment dans la Coupe du monde, comme nous l’espérions. Ce fut vraiment très, très intéres- sant.

Comment peut-on se permettre de rater un penalty à la dernière seconde ? Qu’est-ce qui peut se passer dans la tête du dernier tireur lorsqu’il se permet une Panenka ? On ne peut pas se mettre dans la tête du joueur à ce moment-là. Gyan avait une très lourde responsabilité. Il a préféré tirer en force en levant le pied. Soit ça passait admi- rablement, soit ça partait en l’air et ça emme- nait les espoirs de toute l’Afrique avec. C’est ce qui s’est produit à son grand malheur. Quant à Jonas Abreu, je crois qu’on le sur- nomme «El Loco», c’est un vrai fou et il vient de le prouver encore une fois avec cette Pa- nenka, incroyablement audacieuse. Les tirs au but, c’est un peu du poker, ça passe ou ça casse. Il faut être fort dans sa tête pour ne pas rater son tir. C’est un duel entre le gardien de but et le tireur et c’est le plus fort des deux mentalement qui gagne. Et là, Abreu a été vraiment très, très fort.

C’était une chance énorme pour une équipe africaine d’aller en demi-finale,

importants de la rencontre, afin d’éviter au Brésil cette triste élimination. C’est ce ca- ractère fort qui a manqué à ces joueurs pour gagner cette Coupe du monde.

Vous savez, l’expé- rience nous a appris que des locaux peuvent réussir autant que les étrangers et des fois, aussi, les deux se plan- tent dans leurs mis- sions. Je n’ai vraiment

aucune préférence parti- culière. Le plus important, c’est qu’il y ait un groupe soudé qui se crée autour de l’entraîneur pour donner cette osmose et là, je crois que c’est une question de personnalité. Ça ne se joue plus que là-dessus. A mon avis, ça peut fonctionner dans les deux sens pour le local comme pour l’étranger.

A votre avis, comment reconnaît-on un grand entraîneur ? Aujourd’hui, c’est assez simple : un grand entraîneur, c’est celui qui gagne !

Peut-on espérer vous voir reprendre votre métier d’entraîneur la saison prochaine ? Non, actuellement, je n’ai pas la tête à en- traîner un club, ni une sélection nationale. Peut-être plus tard, mais pas pour l’instant.

Entretien réalisé à Johannesburg par Nacym Djender

,

Et que pensez-vous de cette incroyable

élimination du Brésil ? Dommage que je n’aie pas vu tout le match, car on était pris dans les embouteillages de la ville. Et pourtant, on était partis très tôt. Cette élimination est vraiment surprenante, car on s’attend toujours à voir le Brésil en finale. Mais il faut dire que quand ça ne va pas bien dans le mental des Brésiliens, ils perdent leurs atouts et on les voit subir le jeu. Ce qui est rare chez les équipes brésiliennes. Face aux Hollandais, les Brésiliens ont été acculés et le fait d’avoir été bousculés leur a fait per- dre leur football. Ils ne savent pas jouer lorsqu’ils sont bousculés. C’est pour cela que les Hollandais ont paru supérieurs en seconde mi-temps. Mais je crois

En tant qu’Algériens, on ne peut s’empêcher de vous soutirer un mot sur la prestation de l’équipe d’Algérie dans ce Mondial. Qu’en avez-vous

pensé au juste ? Malheureusement, je n’ai pas très bien suivi les matchs de l’équipe d’Algérie, parce que j’avais d’autres matchs à commenter au même moment. Mais je me souviens plutôt très bien de ces matchs que votre sélection a livrés lors des éliminatoires de la Coupe du monde, notamment les deux

«L’Algérie aurait pu créer l’exploit face à l’Angleterre»
«L’Algérie
aurait pu
créer l’exploit
face à
l’Angleterre»

qu’ils n’ont pas volé leur victoire. Au vu de leur prestation d’ensem- ble, ils méritent bien d’aller en demi-finale, il n’y a pas le moin- dre doute.

derniers face à l’Egypte. Surtout celui de la qualifi- cation au Soudan. C’était vraiment sensationnel à tous points de vue, d’ail- leurs. Faire un match nul

face à l’Angleterre, c’était pas mal, non ? Effectivement. Je pense que le football de haut niveau, ça se

Junior, l’ancien international brésilien, nous a dit récemment que sans Kakà et Robinho, le Brésil devenait une équipe quelconque, êtes-vous d’accord avec cela ?

9 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010 De nos envoyés spéciaux Coup d’œil
9
Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010
De nos envoyés spéciaux
Coup d’œil Equipe nationale
en Afrique du Sud
La main
Mohamed
Farid
Nacym
Saâd
Aït Saâda
Djender
de Dieu que toute
l’Afrique maudit
Forlan : «Nous n’avons
plus envie qu’on parle de
nous au passé»
Que ressentez-vous ? Etes-vous
conscients de ce que vous êtes en
train de vivre ?
Au début, c’était un
rêve, mais à mesure
qu’on avançait
dans ce Mondial,
on a consolidé
notre jeu,
notre
est sur la piste, on doit danser.
struc-
ture
Qu’avez-vous pensé au moment où
l’arbitre a accordé un penalty aux
Ghanéens dans le temps addition-
nel ?
Je me suis dit que c’est injuste d’arri-
ver jusqu’à la fin du temps additionnel
pour concéder un penalty bêtement.
Je n’ai pas le temps d’accuser le coup
pour me rendre compte que Luis a
peut-être pris la meilleure décision de
sa vie. En plus, il va entrer dans l’his-
toire de la Coupe du monde.
On sait que vous êtes très ami avec
Suarez ; que lui avez-vous dit après
la qualification ?
D’abord, je lui ai fait comprendre
l’importance de la décision qu’il a
prise. Je lui ai ensuite demandé d’être
content et tranquille, il n’a rien à se
reprocher. Je lui ai enfin promis de
tout faire pour aller en finale même en
son absence.
Vous a-t-on raconté l’ambiance
qu’il y a en ce moment en Uruguay
?
Oui, j’imagine comment est l’am-
biance là-bas en Uruguay, mais je
ne veux pas trop y penser.
«Ce n’est pas normal
qu’on ne compte pas un
but comme ça, il faut
revoir la réglementa-
tion, ce qu’a fait Suarez
est de la triche.» A la
fin du match Ghana-
Uruguay, notre
confrère de L’Equipe
pestait encore contre
l’élimination injuste du
Ghana aux quarts de
finale de la Coupe du
monde. Quelques ins-
tants auparavant,
l’homme le plus dé-
testé en Afrique, Luis
Suarez, évoquait la
main de Dieu (lire en-
tretien) pour justifier
son geste qui a empê-
ché le Ghana et avec
elle tout le continent
africain d’entrer dans
l’Histoire. Un geste qui
va sans doute barrer la
route aux Africains qui
postulent à une place
supplémentaire en
Coupe du monde.
C’est dire qu’au mo-
ment où Gyan tirait
sur la transversale puis
au moment où Abreu
réussissait sa Panenka,
le monde s’était
écroulé sur l’Afrique.
toutes leurs explications
ne pouvaient justifier
un ratage aussi près du
but.
Les
Uruguayens se
font désirer
Trois joueurs
ghanéens
avaient la force
de parler
marchaient tête basse et
tentaient d’éviter les
questions des
journalistes comme ils
pouvaient. Gyan faisait
semblant de parler au
téléphone en pressant le
pas, Muntari avait juste
le temps de répondre au
salam alikoum d’un
confrère algérien, lui le
musulman pratiquant.
Les autres joueurs
pressaient le pas sans
doute parce qu’ils
n’avaient plus rien à dire
après le drame qu’ils
venaient de vivre. Seuls
trois joueurs avaient
encore la force de parler
: l’arrière central
Paintsil, le gardien de
but Kingson et le milieu
de terrain Vorsah.
Malheureusement,
défensive
et au-
jourd’hui
nous sommes
parmi les quatre
meilleures équipes du
monde. On est conscients
qu’on est en train de réécrire
l’Histoire de l’Uruguay en
Coupe du monde, mais on a en-
core plein de rêves. On ne compte
pas s’arrêter là. On regarde toujours
l’avenir avec force.
Quels sont vos rêves ?
On vient de réaliser ce que nos
aînés ont fait en 70, mais on veut sui-
vre le chemin de la Celeste de 24, 28,
30 et 50. On va en tout cas tout faire
pour y arriver. Comme on dit chez
nous en Uruguay, maintenant qu’on
Pourquoi ? Cela ne vous fait
rien ?
Non, au contraire. Mais je
me fais un peu vieux et je
deviens de plus en plus sen-
sible. Je n’ai pas envie de fai-
blir, ce n’est pas le moment.
Mais c’est bien de s’émou-
voir dans des moments
pareils ?
Oui, naturellement.
Ce qu’on vit en ce mo-
ment est merveilleux,
tous les Uruguayens
méritent d’être heu-
reux, ils ont attendu
tellement longtemps
pour ça. Nous
n’avons plus envie
qu’on parle de
nous au passé.
Entretien
réalisé par
M. S.
En zone mixte, les
joueurs ghanéens
Les joueurs uruguayens,
en revanche, ont mis du
temps avant de
rejoindre la zone mixte.
Après leur qualification,
ils étaient restés sur le
terrain pour
communier avec leurs
supporters. Ils ont
encore fait la fête dans
le vestiaire, mais une
fois en face des
journalistes, ils étaient
tous disponibles.
M. S.

Luis Suarez : «C’était la vraie main de Dieu»

M. S. Luis Suarez : «C’était la vraie main de Dieu» La mienne était la vraie

La mienne était la vraie main de Dieu, parce que je n’avais triché. C’était un geste instinctif. Je ne sa- vais pas ce qui allait se passait par la suite. Qu’avez-vous ressenti lorsque le joueur gha- néen avait raté le pe- nalty ? C’était un sentiment in- croyable. Quelques se- condes auparavant, le monde m’était tombé sur la tête, puis j’apprends que le penalty a été manqué. Je me suis vite dit que je n’avais pas eu tort de ma main. Après la qualifica- tion c’était la délivrance. Savez-vous que votre geste peut vous priver même de la finale ? Pour le moment, je pré- fère ne pas y penser. Sa- vourer cette qualification et le fait de savoir qu’en Uruguay les gens sont heureux suffit à mon bon- heur. Si on va en finale et que je ne joue pas, j’aurai eu au moins le mérite d’avoir permis à l’Uruguay

eu au moins le mérite d’avoir permis à l’Uruguay d’aller aussi loin. L’Uruguay qu’on a vu

d’aller aussi loin.

L’Uruguay qu’on a vu il

y

a un an à Alger était

différent de celui qu’on voit en Afrique du Sud. Qu’avez-vous fait en si peu de temps ? Il ne faut prendre ce match face à l’Algérie comme une référence.

C’était un match amical qui nous a permis de dé- couvrir un nouveau pays et un nouveau football. Cette Algérie qui vous

battus est sortie au

premier tour. Etait-ce une surprise ? Franchement oui. J’ai vu quelques séances et j’ai été surpris que les Algé- riens jouent derrière. L’équipe qui nous a battus à Alger était beaucoup plus offensive et aurait fa- cilement pu se qualifier au moins aux 8 es de finale.

Avez-vous aimé un joueur en particulier durant ce Mondial ? Sans conteste, Yebda. Entretien réalisé par M. S.

a

Abreu raconte sa Panenka

«J’ai pris ma décision à la dernière seconde»

«J’ai pris ma décision à la dernière seconde» Ce n’est pas par hasard que Jonas Abreu

Ce n’est pas par hasard que Jonas Abreu est appelé «El Loco» chez lui en Uruguay. Il a tenté ce que, aucun joueur, n’aurait tenté à sa place : une Panenka pour un penalty décisif pour une qualification à une demi-fi- nale d’une Coupe du monde. En zone mixte, Abreu a expliqué sa déci- sion : «Si on pense que le gardien de

but pouvait s’en rendre compte, on ne fera rien. Pour moi, il ne pouvait pas penser un instant que j’allais oser un tel coup.» Pense-t-il que la chance a été de son côté ? «Pas du tout, à ce ni- veau de la compétition, la chance ne compte pas beaucoup, il faut plutôt être prêt physiquement et mentale- ment.» Abreu n’a pas prémédité son coup : «Une décision pareille ne peut pas être préméditée, j’ai analysé le comportement du gardien de but dès le début de la série des tirs au but, mais c’est à la dernière seconde que j’ai pris ma décision.»

«Voilà ce que j’ai dit au ballon»

Avant de tirer le penalty, Abreu a pris le ballon entre les mains et a semblé lui parler. Que disait-il à ce moment là ? «Je répétais sans cesse :

du calme, du calme pour essayer de l’amadouer et d’enlever la pression de mes épaules, c’était aussi une manière de faire douter le gardien de but ad- verse. Un tir au but, c’est comme un combat de boxe, tout se joue sur le plan psychologique.»

M. S.

Luis Suarez, l’atta- quant uruguayen de l’Ajax, est entré dans l’histoire de la Coupe du monde en chan- geant le cours d’un match grâce à ce qu’il appelle «la main de Dieu». Il reparle de son geste malen- contreux qui a fermé les portes de l’His- toire à l’Afrique et évoque pour les lec- teurs du Buteur le match Algérie–Uru- guay d’il y a un an.

«L’Algérie qui nous a battus méritait de passer le premier tour»

Pensez-vous avoir tri- ché en mettant votre main sur la ligne du but ? Pour moi, c’était un ins- tinct de survie. J’avais deux choix : laisser le bal- lon entrer et rater la quali- fication et mettre la main et donner une chance

supplémentaire à mon équipe. Je devais décider en un millième de se- conde. Trop court pour dire que j’avais triché. Non, je n’ai pas prémédité tout ça. Ça nous rappelle un peu la main de Dieu de Maradona en 86 ?

10 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010
10 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010
Argentine 0-4 Allemagne
Argentine
0-4
Allemagne
Stade : Green Point Stadium (Le Cap) Affluence : nombreuse Arbitre : Ravshan Irmatov (UZB)
Stade : Green Point
Stadium (Le Cap)
Affluence : nombreuse
Arbitre : Ravshan Irmatov
(UZB)
Avertissements : Otamendi
(11’), Mascherano (80’) (Ar-
gentine) ; Müller (36’) (Alle-
magne)
Buts : Müller (3’), Klose (67’,
88’), Friedrich (74’) (Alle-
magne)
Argentine : Romero, Ota-
mendi (Pastore 68’), Heinze,
Demichelis, Burdisso, Masche-
rano, Maxi Rodriguez, Di
Maria (Agüero 75’), Messi, Hi-
guain, Tevez
Entraîneur : Maradona
Allemagne : Neuer, Lahm,
Boateng (Jansen 72’), Frie-
drich, Mertesacker, Schweins-
teiger, Khedira (Kroos 78’),
Özil, Müller (Trochowski 83’),
Podolski, Klose
Entraîneur : Löw

Les Allemands

font sensation

Klose Entraîneur : Löw Les Allemands font sensation I mpressionnante de maî- trise, l’Allemagne n’a

I mpressionnante de maî- trise, l’Allemagne n’a laissé aucune chance à l’Argentine (4-0) en quart de finale du Mon- dial. Tel un rouleau

compresseur, le collectif allemand

a complètement étouffé les indivi- dualités argentines. C’est désor-

mais

Nationalmannschaft a vraiment l'étoffe d'un champion. Le football est un sport collec- tif. Les Allemands l’ont bien com- pris, avec leurs onze joueurs solidaires, bien organisés, au schéma de jeu lisible, et aux phases offensives assommantes. Tout le contraire de l’Argentine,

et

la

taux. Messi, Tevez, Di Maria ou encore Higuain ont voulu jouer aux héros, et ont sorti leurs pires partitions de solistes. Ils l’ont payé cash. Et la note est salée. Ballon d’Or France Football 2009, Lionel Messi quitte l’Afrique du Sud la tête basse. Il n’a pas inscrit le moindre but dans la compétition. Indigne de son statut.

Le récital allemand

Sous les yeux de Leonardo Di Caprio et Charlize Theron, les Al- lemands ont quant à eux offert un véritable récital aux spectateurs du Green Point Stadium. Dès la 3 e minute, l’inévitable Thomas Mül- ler a ouvert les hostilités, en ins-

crivant son quatrième but de la compétition, et cerise sur le gâ- teau, le 200 e but allemand en Coupe du monde. Assommés en première période par l’impact physique des Allemands, les hommes de Diego Maradona ont tenté de réagir au retour des ves- tiaires. En vain. Trop brouillons, trop imprécis, pas dans le coup, ils sont passés au travers de leur quart de finale comme des fan- tômes.

Klose, dans l'Histoire

Après avoir laissé passer l’orage, la bande à Podolski a décidé de tuer le match, et s’est mis en mode

clair

net

:

qui, hier, a oublié ses fondamen-

Friedrich : «C'est incroyable»

 
«C'est incroyable. Il y a chez nous un formidable esprit d'équipe, on veut ab- solument

«C'est incroyable. Il y a chez nous un formidable esprit d'équipe, on veut ab- solument atteindre notre but. Je ne peux pas décrire ce que je ressens. Je n'aurais jamais pensé marquer un but aujourd'hui, je suis très très heureux. On est tous lucides sur la suite, on sait qu'on a un but à at- teindre et on reste concentrés là-des- sus. Mais on joue avec beaucoup de joie et on se fait plaisir.»

«Il y avait tant de vitesse !», s'est féli- cité Joachim Löw, sélectionneur de l'Al- lemagne, dont la jeune équipe a ba- layé l'Argentine (4- 0), hier en quarts de finale du Mondial

2010.

Ce quart de finale était très convaincant Mon équipe a été très déter- minée. C'était une performance de champions. En seconde pé- riode, nous étions un peu sous

pression mais il y avait tant de

Merkel : «Un peu comme un rêve»

«C'était tout simplement halluci- nant, un peu comme un rêve, un rêve tout simplement. C'est une jeune équipe mais calme et sereine qui a su saisir sa chance, elle n'a fait que m'enthousiasmer. L'Alle- magne a réussi quelque chose de merveilleux ici aujourd'hui, c'était chouette.»

L'Alle- magne a réussi quelque chose de merveilleux ici aujourd'hui, c'était chouette.»

vitesse

C'était très impres-

Löw décidera après le Mondial

Joachim Löw n'a pas encore décidé de son avenir. Le sélectionneur allemand, dont le contrat expire après le Mondial, a indiqué au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung, paru hier, qu'il décidera de prolonger, ou non, après le Mondial. «Nous avons convenu entre nous, les membres de l'encadrement, de ne pas parler de l'avenir. J'ai dit aussi au président de la Fédération allemande (DFB) que, quel que soit le déroulement du tournoi, je ne voulais pas discuter d'une prolongation de contrat», a-t-il expliqué.

sionnant. Cela fait longtemps que je suis fier de cette équipe, ce n'est pas d'aujourd'hui. Ce que nous avons fait en deuxième période, c'est vrai- ment la classe. Un résultat comme ça, c'était inimaginable avant le match.

L'Argentine vous a-t-elle surpris ? Nous n'avons pas été surpris

rouleau compresseur : aux 67 e et 89 e minutes, Miroslav Klose est entré dans l’Histoire, en inscri- vant, pour sa 100 e sélection, ses 13 e et 14 e buts en Coupe du monde. Il se hisse sur le podium des meilleurs buteurs de l’histoire de la compétition, à la deuxième place (ex-aequo avec Gerd Mül- ler), avec seulement un but de re- tard sur Ronaldo. Les coéquipiers de Arne Frie- drich (lui aussi buteur à la 74 e mi- nute) se frotteront mercredi au vainqueur du match Espagne-Pa- raguay, en demi-finale. Vingt ans pile après leur dernier succès en Coupe du monde, les hommes de Joachin Löw peuvent se remettre à rêver.

Müller : «Quand on bat l'Argentine 4 à 0, on ne trouve même pas les mots»

l'Argentine 4 à 0, on ne trouve même pas les mots» «C'est incroyable ce qui s'est

«C'est incroyable ce qui s'est passé ici. Quand on bat l'Argentine 4 à 0, on ne trouve même pas les mots. A l'évidence, c'était une nouvelle fois une perfor- mance d'équipe. On joue tous à la li- mite, chacun se dépouille pour gagner et c'est incroyable ce qu'on arrive à faire.»

Müller, buteur le plus rapide de la Coupe du monde

On a dit que la Nationalmannschaft était jeune et précoce. Jeune ? c'est certain avec une moyenne d'âge de moins de 25 ans. Précoce ? Également. Pour preuve, le but inscrit face à l'Ar- gentine en quarts de finale de la Coupe du monde. Thomas Müller, 20 ans à peine, a marqué en tout début de rencontre et s'est adjugé le but le plus rapide du Mondial après moins de 3 minutes de jeu. Déjà meilleur passeur du tournoi, Thomas Müller devient avec ce 4 e but en 5 rencontres, égale- ment co-meilleur buteur du Mondial. Une belle réussite pour un gamin qui était encore en division 3 la saison der nière.

Löw : «C'est la classe»

3 la saison der nière. Löw : «C'est la classe» par l'Argentine. Nous savions que Messi

par l'Argentine. Nous savions que Messi serait au milieu, dans cette position. Nous l'avons pressé pour l'empêcher de don- ner des ballons.

Des choses vous ont-elles déplu quand même dans votre équipe ? Nous avons gagné 4-0 contre l'Argentine, alors tout est bon ! En seconde période, nous étions sous pression, je l'ai dit. Mais nos contre-attaques ont été parfaites.

Messi, Ronaldo, Rooney sont partis

Je

ne

peux

pas

répondre

pour eux. Dans chaque tour- noi, vous espérez que des joueurs marquent le tournoi et ils ne le font pas. Mais mes joueurs ont neutralisé Messi et Higuain. Quelle fut la clé du match ? Les Argentins ont de très bons attaquants mais j'avais dit à mes joueurs : «Vous êtes plus jeunes, rapides, endurants. Si vous les mettez sous pression, notamment leur défense, ça va passer.»

Müller ne sera pas en demi- finale Ne pas avoir Müller, c'est un gros vide. Il est très présent sur le terrain. Je ne vois pas pour- quoi il a pris ce carton d'ail- leurs, ce n'est pas justifié.

Et que pensez-vous de Klose ? Je suis ravi qu'il ait marqué pour sa 100 e sélection. Il est très impressionnant. Il est fa- buleux. Je n'ai jamais eu de doute sur lui. Il se connaît, sait se critiquer quand il faut. Je suis heureux qu'il ait profité de sa 100 e sélection pour marquer

Elle

est

bonne

un doublé. Il entre dans les li- vres d'histoire. Peu de joueurs lui arrivent à la cheville.

Ballack n'est plus là et vous gagnez avec des gros scores : vous portait-il la poisse ?

cette

question ! (Rires.) C'est un ex- cellent joueur. Mais nous sa- vions que nous pouvions le remplacer. Nous l'avons fait.

Qu'avez-vous pensé de Schweinsteiger ? Il a été le leader, le lien dans toutes nos attaques. Il a passé quatre ou cinq joueurs pour donner des passes. Il a été fa- buleux.

Avez-vous peur d'un état d'euphorie ? Mes joueurs ont fêté la quali- fication dans les vestiaires mais ils sont déjà tournés vers la demi-finale. Ils sont réalistes.

Que vous a dit Maradona après le match? Il était déçu, dévasté

11 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010
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Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Maradona : «Messi a pleuré dans les vestiaires»

2010 Maradona : «Messi a pleuré dans les vestiaires» Avec la mine des mauvais jours, Diego

Avec la mine des mauvais jours, Diego Maradona s'est présenté en confé- rence de presse après la déroute de l'Argentine face à l'Allemagne, hier apres-midi au Cap (0-4). «C'est le plus dur mo- ment de ma vie», a-t-il commenté.

Ca a été très dur pour l'Argen- tine

Le premier centre est venu et ça

On leur a rendu le match

a fait but

facile. L'Allemagne a eu plus d'idées. Le résultat ne correspond pas à ce qui s'est passé sur le terrain. Mais je dois remercier tous mes joueurs, sur le terrain, sur le banc, l'encadrement. Nous n'avons pas pu réaliser notre rêve. Mais nous avons respecté le football argentin, nous avons joué comme les gens aiment, comme je l'aime comme coach, comme joueur. Si je pars demain, je veux que ces joueurs continuent. Je suis fier de mes joueurs, du fond de mon coeur. Si quelqu'un vient après moi, il devra suivre cette voie, ce jeu.

Si quelqu'un vient après moi+:

avez-vous décidé de votre ave- nir ?

J'ai dit ça au cas où, vous verrez

Je n'ai pas encore décidé de

mon avenir, je dois discuter avec ma famille, les joueurs, la fédéra- tion, ça dépend de beaucoup de choses. Ce soir, je n'ai pas parlé du futur avec eux, mes joueurs, dans les vestiaires. Je les ai remerciés des jours passés ensemble. Ce sont des grands professionnels.

Les gens en Argentine pen- saient que vous alliez aller loin Je suis déçu. Rentrer au pays après avoir perdu, c'est dur. Nous allons nous asseoir et voir ce qui peut se passer. Eux ont marqué, nous étions incapables de marquer. Nous leur avons donné beaucoup de bonnes idées.

Messi quitte le Mondial sans avoir marqué Messi a pleuré dans les vestiaires. Et celui qui dit qu'il n'a pas honoré le maillot argentin est stupide.

L'équipe est apparue désunie sur le terrain: Parce que l'Alle- magne a gagné la bataille du milieu ? Pourquoi n'allez vous pas voir la fédération argentine pour montrer votre projet ? J'ai vu un match où nous avons couru après le score. L'équipe a bien joué. Elle n'était pas assez fraîche, mais je ne l'ai pas vu désunie.

bien

Avez-vous déjà vécu pareil mo- ment dans votre carrière ? Le jour où j'ai arrêté le football, ça peut peut être se comparer. C'est dur, car l'idée, le voeu d'aller plus loin dans ce Mondial, de faire par- tie des quatre gros, nous avions tous ce rêve. Nous pensions juste gagner contre l'Allemagne et c'est l'inverse.

Aujourd'hui, là, maintenant, vous avez envie de vous battre ou de baisser les bras ? Il y a le résultat, la déception, per- sonne ne peut supporter de perdre 4 à 0. Etre éliminé en quart de fi- nale, j'ai vécu ça en 1982 comme joueur, mais j'étais un gamin à l'époque. Là, j'ai bientôt 50 ans en octobre, c'est le plus dur moment de ma vie. Il y avait tous ces gens autour de moi, tant de profession- nels autour de moi, les gens, l'enca- drement. C'est comme prendre un coup de poing au visage. Je n'ai plus d'énergie pour autre chose.

Tevez :

«Une grande douleur»

«C'est une grande douleur. On savait que ce serait compliqué, qu'ils ne nous laisseraient pas at- taquer. On ne marque pas de but, il n'y a rien à dire sur leur vic- toire».

Paraguay 0-1 Espagne
Paraguay
0-1
Espagne
Stade : Ellis Park Stadium Johannesburg Affluence : Nombreuse Arbitre : Carlos Batres Avertissements :
Stade : Ellis Park Stadium
Johannesburg
Affluence : Nombreuse
Arbitre : Carlos Batres
Avertissements : Cacéres (59’), Al-
caraz (60’), Morel (71’), Santana
(88’) (Paraguay). Piqué (58’) (Es-
pagne)
But : Villa (83’) (Espagne)
Paraguay : Villar, Veron, Alcaraz,
Da Silva, Morel, Caceres (Barrios
85’), Barreto, Santana, Valdez (Santa
Cruz 72’), Riveros, Cardozo
Entraîneur : Martino
Espagne : Casillas, Ramos, Piqué,
Puyol (Marchena 84’), Capdevilla,
Busquets, Xavi Alonso (Pedro 75’),
Iniesta, Xavi, Villa, Torres (Fabregas
56’)
Entraîneur : Del Bosque

L'Espagnedansladouleur

56’) Entraîneur : Del Bosque L'Espagnedansladouleur E spagne s'est qualifiée pour la pre- mière fois de

E spagne s'est qualifiée pour la pre- mière fois de son histoire pour le dernier carré de la Coupe du monde, hier soir à l'Ellis Park de Johannesburg. Mais que ce fut

long et compliqué pour la Roja, qui n'a fait la différence que lors des dix dernières minutes face à une équipe du Paraguay extrêmement compacte (1-0). L'équipe championne d'Eu- rope s'en est une nouvelle fois remise à son buteur providentiel David Villa, auteur de son cinquième but en cinq matches. Les hommes de Del Bosque rencontreront l'impression- nante Allemagne mercredi prochain à Dur- ban pour tenter d'arracher une place en finale.

Pour résumer la situation, la Seleccion a passé 83 minutes à se casser les dents sur la défense paraguayenne, disciplinée comme ja- mais. David Villa et Fernando Torres n'ont pas été à la fête lors d'une première période cadenassée. Ce sont même les Guarani qui ont été les plus dangereux grâce à Valdez et Car- dozo, leurs deux flèches. Mais il en fallait plus pour que l'Espagne ne se décourage. La seconde période fut marquée par une histoire de penalties. Pour une faute de Bus- quets sur Cardozo, le Paraguay a l'occasion de prendre le large. Mas Iker Casillas a repoussé la tentative de Cardozo (59e). Et sur le contre qui a suivi, Villa s'est effondré dans la surface

paraguayenne. Xabi Alonso s'est chargé de le tirer. Il a marqué. Mais il a dû le retirer. Et cette fois, le portier guarani Justo Villar a re- poussé le tir avant de faucher Fabregas. Là, l'arbitre n'a pas bronché. Trois penalties tirés en trois minutes et zéro but marqué. Mais à sept minutes de la fin, Iniesta a frappé sur le poteau et Villa a repris victorieusement, après que le ballon eut touché

les deux poteaux, dont le

deuxième rentrant

fut décidément très com-

pliqué jusqu'au bout.

Ce

Maradona jusqu'en 2015 ?

Malgré l’élimination, Hum- berto Grandona, membre haut placé de la Fédération argen- tine (AFA), souhaite vivement voir prolonger «El Diez» jusqu'en 2015. «Diego ne de- vrait pas rester seulement jusqu'à la Copa America de 2011 (organisée par l'Argen- tine) mais plutôt jusqu'en 2015, nous imiterions ainsi la Fédération chilienne, qui a proposé à Marcelo Bielsa de prolongé son contrat jusqu'à cette date, explique Grandona, repris dans L'Equipe d’hier. Les projets à long terme sont ceux qui donnent les résul- tats.».

Lahm : «Cette équipe a faim»

«Je n'aurais jamais cru qu'on puisse battre 4 à 0 l'un des grands favoris

qu'on puisse battre 4 à 0 l'un des grands favoris de cette Coupe du monde. Cette

de cette Coupe du monde. Cette équipe a faim, on voit à chaque match comme elle travaille, c'est fasci- nant. On s'était super bien pré- parés pour ce match, on avait vu des vidéos. On n'a laissé passer aucune occasion. Maintenant, toutes les équipes qui arrivent en demi-finale ont le potentiel pour arriver en finale ou gagner la Coupe du monde. On doit conti- nuer à jouer comme ça».

Le mystère

Le mystère

 

Torres

Si l'Espagne est en demi-finale, elle le doit

David Villa, encore buteur contre le Para- guay, et non à sa vedette, Fernando Torres, complètement fantomatique et aphone de- puis le début du Mondial-2010, et encore passé à côté de son match samedi. Contrôles ratés, frappes dans les nuages, dé- marrage de voiturette de golf et passes dans

à

le vide, Torres, après il est vrai une saison gâchée par les blessures, était loin du buteur qui finit deuxième au classement du Ballon d'Or 2008, quand il avait grandement contribué à la victoire à l'Euro-2008. A l'image de sa coupe de cheveu, El Niño est devenu bien terne. Où est passé le feu follet

à

mèches blondes de Liverpool ? Qu'est de-

venu le rusé renard des surfaces qui chipait le ballon à Lahm pour marquer le but qui couronnait l'Espagne championne d'Europe il y a deux ans en finale à Vienne ? Quel contraste avec David Villa, tonique, opportuniste, et meilleur buteur de la com- pétition grâce à son cinquième but contre le Paraguay (83). En Afrique du Sud, Torres n'a pas joué un seul match entier, mais cela sied à un attaquant qui fait les choses à moi- tié en ce moment. Quand par exemple il mystifie Claudio Morel d'un crochet, il s'en- tête et s'empale ensuite sur Antolin Alcaraz (27). Encore trop gourmand, il gâche un grand pont sur Alcaraz pour centrer au troisième poteau (39). Enfin démarqué sur la droite, il expédie sa frappe au ciel (42). Et quand il est bien lancé, la passe de Xavi est trop longue (25)

 

Résultats d’hier

1/4 de finale Argentine 0-4 Allemagne Paraguay 0-1 Espagne
1/4 de finale
Argentine
0-4
Allemagne
Paraguay
0-1
Espagne
12 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010 Ghana France Pantsil Voilà ce qu’ont
12 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010
Ghana
France
Pantsil
Voilà ce qu’ont dit Domenech
et Escalettes aux députés
«L’arbitre devait
siffler but,
pas penalty»
Très affecté après l'élimination aux tirs
au but contre l'Uruguay, John Pantsil a
été l'un des rares Black Stars à se confier
après le match.
Que s'est-il passé au juste ? Com-
ment expliquer ce dénouement ?
On a été très malchanceux. Mais on
doit continuer notre chemin. Ce n'était
pas notre jour, tout simplement. Dans le
vestiaire, tout le monde était épuisé et
triste, on pleurait. L'ambiance était terri-
ble. C'est très douloureux, vous savez,
d'autant qu'on aurait pu jouer les Pays-
Bas derrière.
Le Ghana est vraiment passé tout
près d'un grand moment
Oui, on était tout proches de le faire,
ça s'est joué à très peu. On est pros, on a
tout donné pour le Ghana et pour
l'Afrique. On aurait vraiment pu faire
mieux. Mais ce qui est arrivé est arrivé,
c'est comme ça.
Comment était Asamoah Gyan
après le match ?
On lui a parlé. Il est très triste. En tant
que coéquipiers, c'est notre rôle de lui
parler, de le soutenir
dans ces mo-
ments-là. On
est comme
une fa-
mille. On
doit l'ai-
der à ou-
blier ça. Et
puis, on était onze sur le ter-
rain. N'importe qui aurait pu
manquer ce penalty. On joue
ensemble, on perd ensemble.
Je ne sais pas quand une telle
opportunité se représentera
pour nous.
Que pensez-vous de la
décision de l'arbitre
de siffler penalty à la
120’ ?
Ce n'était pas un pe-
nalty, c'était un but, clai-
rement ! Je n'ai pas
compris la décision de
l'arbitre.
Escalettes : «Anelka ne remettra
plus les pied en équipe de France»
●● «Tout le monde veillera à ce
qu'Anelka ne puisse plus rejouer en
équipe de France». Ce fut l'une des prin-
cipales déclarations faites par Jean-
Pierre Escalettes lors de son audition
devant la commission parlementaire. La
chaîne Canal+ s'est procuré un exem-
plaire du procès verbal et a livré le do-
cument.
«Je n’ai jamais voulu être
le copain des joueurs»
Abedi Pelé dépité
In fifa.com
Jean-Pierre Escalettes, lui, explique
pourquoi il n'était pas aussi proche de
l'équipe de France : «J’ai toujours laissé
au staff technique toute autorité sur
l’équipe, s’agissant bien entendu des choix
techniques mais aussi de tout le reste. Je
n’ai jamais voulu être le «copain» des
joueurs, convaincu qu’une direction bicé-
phale aurait été une catastrophe, les
joueurs étant alors incités à exploiter "les
intervalles" comme on dirait dans le lan-
gage technique, entre l’entraîneur et moi-
même. C’est donc volontairement que je
me suis tenu à l’écart. Je ne voyais les
joueurs que le matin au petit-déjeuner
pour ceux qui venaient le prendre, car ce
n’était pas obligatoire, puis au déjeuner et
au dîner. Mais le staff et les joueurs man-
gent dans deux salles distinctes, notam-
ment pour ne pas gêner les joueurs, et cela
ne date pas d’hier. Que savais-je donc de
ce qui se passait dans l’équipe ? Ce que le
staff voulait bien m’en dire. Certains de
mes prédécesseurs jouaient les "papas gâ-
teau", s’informant auprès de chaque
joueur de ce qui allait ou n’allait pas. Pour
ma part, j’étais là par exemple pour célé-
brer l’anniversaire de Florent Malouda, je
lui ai fait un cadeau pour son quatrième
enfant, comme à Alou Diarra pour son
premier, cela se fait dans tout groupe pro-
fessionnel. Mais je n’étais pas au centre du
cercle des joueurs.»
Domenech : «J’aurais dû recourir
à la force pour faire descendre
les joueurs du bus»
Mandela a reçu les Black Stars
Mandela a reçu les Black Stars

L'ancien président sud-africain, Nelson Mandela, a reçu hier à Johannesburg des membres de l'équipe Ghana, éliminés la veille par l'Uruguay. «Nelson Mandela a été présenté aux membres des Black Stars, à leur manager, leur entraîneur et leur équipe tech- nique cet après-midi à son domicile», a indiqué la fondation du Prix Nobel de la Paix 1993 dans un communiqué. Les joueurs ghanéens «ont bien représenté le continent. Même s'ils ne se sont pas qualifiés pour la demi-finale, ils peuvent rentrer chez eux la tête haute», a estimé l'institution.

Uruguay Le cas de Suarez sera étudié par la commission de discipline de la FIFA
Uruguay
Le cas de Suarez
sera étudié par la
commission de
discipline de la FIFA
Le cas de Luis Suarez, exclu vendredi soir en
quarts de finale face au Ghana pour avoir
repoussé volontairement le
ballon de la main, sera
examiné par la Commission
de discipline, a indiqué la Fifa
samedi. «Comme dans tous les cas
de carton rouge direct, il y a une
suspension automatique pour
un match. La Commission
de discipline se saisit du cas
pour n'importe quel carton
rouge», a ainsi expliqué Pekka
Odriozola, porte-parole de la
Fifa. Cela signifie que la Commission de
discipline va se saisir du cas (de Suarez, ndlr) et
prendre une décision. Le porte-parole a précisé
qu'il ignorait quand cette décision concernant la
durée de suspension serait prise.

Abedi Pelé a assisté, impuissant, à l'élimination des Black Stars par l'Uruguay, vendredi à l'issue des prolongations et des tirs au but (1-1, 2-4). «C'est un moment très difficile», a déclaré le vainqueur de la CAN 1982 sur les ondes de RMC. «Nos garçons ont très bien joué tout le match. Ils ont dominé les Uruguayens. C'est un moment terrible pour tout le continent. On avait toutes les chances de gagner cette partie avec le penalty. Nous avons de jeunes joueurs. On ne s'attendait pas à arriver aussi loin. On pensait d'abord à la Coupe du monde 2014», a conclu le triple Ballon d'or africain dont le fils André Ayew était suspendu vendredi.

Brésil
Brésil
dont le fils André Ayew était suspendu vendredi. Brésil Menezes, Leonardo ou Scolari pour succéder à

Menezes, Leonardo ou Scolari pour succéder à Dunga

●● Plusieurs noms circulent d'ailleurs déjà pour remplacer Dunga. C’est ainsi que Mano Menezes semble pour l'instant le favori, autant pour des raisons personnelles que politiques. Doué pour le consensus, à l'inverse de Dunga, il est également l'entraîneur des Corinthians, club présidé par Andres Sanches, l'homme de confiance du président de la Confédération brésilienne (CBF) Ricardo Texeira qui pourrait lui laisser son siège en 2014. Mais d'autres personnalités sont également dans le chapeau. La presse italienne avance celui de Leonardo, entraîneur de l'AC Milan (2009-2010), même s'il n'a pas franchement convaincu dans le club italien. Auréolé du titre de 2002, Luiz Felipe Scolari jouit toujours d'une certaine aura populaire mais "Felipao" vient de s'engager tacitement avec Palmeiras et il ne fait pas l'unanimité à la CBF, dont le président apprécie en revanche Vanderlei Luxemburgo. Enfin, reste le cas Jorginho, l'actuel adjoint. Titré en tant que joueur en 1994, il connaît bien les rouages de la sélection. Mais sa proximité avec Dunga, critiqué, minimise ses chances.

●● Parmi les informations délivrées aux députés à retenir, Raymond Dome- nech a parlé de l'incident du bus : «Nous avons utilisé les arguments possibles, sauf la force. Peut-être aurions-nous dû y re- courir.» Domenech reconnaît égale- ment avoir failli dans sa mission. «A cet instant, j’ai eu le sentiment que si on en était arrivé là, c’est que j’avais failli quelque part dans ma gestion. La situa- tion n’était pas facile : en fin de mandat, alors que votre successeur est déjà connu, les joueurs n’ont sans doute pas la même attitude. Cette fragilisation s’inscrivait dans la logique d’une politique que je n’ai pas à commenter. J’ai lu la déclaration pour mettre un terme à cette imbécillité. Ma seule erreur est de n’avoir pas précisé que je ne cautionnais pas ce qui venait de se passer.»

«Je ne suis pas un hypocrite pour serrer la main de Parreira»

Domenech a également expliqué pourquoi il n'avait pas serré la main de Parreira : «Ma réaction n’était peut-être pas glorieuse, mais j’ai défendu des va- leurs, les miennes et celles de l’équipe de

France. On n’a pas le droit d’insulter l’équipe de France, surtout quand on est soi-même entraîneur. On m’a conseillé, si c’était à refaire, de jouer l’hypocrite. Hon- nêtement, je ne sais pas… C’est plus fort que moi.»

«Comment forcer les joueurs à chanter la Marseillaise»

Enfin, Domenech est critique envers les joueurs qu'il juge mal éduqués :

«Voici dix ans que, à la Fédération ou ail- leurs, je tire la sonnette d’alarme sur nos méthodes de sélection. Qu’un joueur de cet âge et de ce niveau professionnel en ar- rive à insulter montre les défaillances d’éducation en amont. Dans les structures du football, un travail doit être conduit sur le recrutement et l’éducation. Lors de chaque match, j’explique aux joueurs que chanter la Marseillaise fait partie des exi- gences auxquelles ils doivent répondre, et que leur image en dépend. Mais com- ment contraindre ceux qui s’y refusent ? Leur appliquer un pistolet sur la tempe ? Leur envoyer la police ? Les mettre en pri- son ?»

Franz Beckenbauer veut aider les arbitres

Franz Beckenbauer aborde le sujet de la vidéo en plein Mondial. Pour expliquer son point de vue, la légende du football germanique est revenue, dans les co- lonnes de The Sun, sur l'épisode du but annulé à Franck Lampard contre l'Alle- magne : «Je suis désolé pour l'Angleterre que ce but ait été refusé. Mais c'est positif que Sepp Blatter, le président de la FIFA, se soit montré davantage ouvert aux dis- cussions concernant l'intégration de la vidéo et de la micro-technologie dans le bal- lon. On parle aussi de placer d’officiels derrière la ligne du but.» D'ailleurs, l'instance internationale parle de placer des arbitres assistants dans chaque surface de ré- paration lors des prochaines compétitions internationales, formule déjà utilisée en Europa League la saison dernière. Franz Beckenbauer est heureux de l'initia- tive : «Tout ce qui peut aider la justice est bon pour le football. Le tout est que ce ne soit pas trop compliqué.»

Anep : 815 725

Anep : 815 725 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010 13 Sneijder récupère son

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

13

Anep : 815 725 Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010 13 Sneijder récupère son
Sneijder récupère son but Alors que le but égalisateur des Pays- dans un premier temps
Sneijder
récupère son but
Alors que le but égalisateur des Pays-
dans un premier temps été
accordé à Felipe Melo, contre son camp, la
FIFA a annoncé hier qu'il était finalement à
l'actif de Wesley Sneijder. Le Néerlandais
rejoint donc le Slovaque Robert Vittek,
l'Argentin Gonzalo Higuain et
l'Espagnol David Villa en tête du
classement des buteurs avec 4
réalisations.

Van Marwijk

«Notre mission : devenir champion du monde»

nous ne sommes encore nulle part. Notre mis- sion n'est pas réussie. L'objectif de devenir cham- pions n’est pas encore atteint. Nous allons maintenant rencontrer un adversaire très dange- reux, l'Uruguay, qu'il ne faut pas sous-estimer sous peine de reproduire les mêmes erreurs que dans un passé récent. Evitons toute forme d'eu- phorie. Comment jugez-vous cet adversaire ? Face au Ghana, ils ont combattu et ils ont sur- vécu. Comme nous, ils ont mérité leur place en demi-finale et ne doivent en aucun cas être sous- estimés. Ils ne seront pas au complet pour nous affronter (Luis Suarez et Jorge Fucile seront sus- pendus, ndlr) mais nous avons nous aussi des suspendus (De Jong et Van der Wiel). Les attentes sont énormes désormais aux Pays-Bas. Est-ce une pression supplémentaire ? Je comprends tout à fait l'euphorie au pays. C'est même beau. Mais ce genre de situation s'est déjà produit par le passé et les gens avaient en- suite été déçus. Il faut prendre le duel face à l'Uruguay très au sé- rieux car, mentalement, c'est difficile de se remettre dans le bain après un succès contre le Brésil. Cela fait deux ans main- tenant que j'essaie de faire comprendre aux joueurs que pour être champions du monde, ils doivent briller dans la régularité sans jamais se relâcher. In fifa.com

Le sélectionneur néerlan- dais, Bert van Marwijk, a es- timé hier, au lendemain de la qualification pour les demi- finales aux dépens du Bré- sil (2-1), que «l'objectif des Pays-Bas n'est pas encore atteint» et qu'il faut «éviter toute forme d'euphorie».

Avec le recul, que retenir du match contre le Brésil ? Durant les vingt premières minutes, nous n'étions pas nous-mêmes. Le mé- rite en revient au Brésil qui a fait une très bonne entame de match. Nous voulions développer notre jeu, mettre en place la tactique programmée mais nous n'y arrivions pas à cause du talent des Brésiliens. Mais nous sommes reve- nus dans le match, intelligemment. Mes joueurs ont fait preuve d'une mentalité exemplaire. Globalement, si l'on regarde nos cinq matchs, le bilan est positif au ni- veau de la qualité du jeu. Vous avez fêté ce succès ? Un peu. Nous avons apprécié

ce moment. De retour à Jo- hannesburg, nous avons dîné ensemble en regardant les tirs au but du match Uru- guay-Ghana. Eprouvez-vous de la fierté ?

Légitimement, je crois. Mais je ne fonctionne pas à la fierté. J'ai été heureux sur le moment mais

Hollande
Hollande

Les titulaires

au repos

Le sélectionneur des Pays-Bas, Bert van Marwijk, a dirigé hier à Johannesburg un entraînement avec les joueurs qui n'avaient pas débuté le quart de finale du

Mondial-2010

gagné face au Brésil (2-1) la veille, tandis que les titulaires sont restés à l'hôtel. Ces derniers devaient effectuer des exercices de fitness dans la salle de sport de leur hôtel de Sandton, quartier chic de la grande banlieue de Johannesburg. Seul le gardien titulaire Maarten Stekelenburg s'est entraîné avec les

réservistes sur le terrain de la Wits University. Le défenseur central Joris Mathijsen, blessé au genou gauche et qui

n'avait pas joué vendredi, remplacé en dernière minute par André Ooijer, n'a pas participé à l'entraînement.

Bas avait

Pub

Mathijsen et Van Persie aux soins

Le défenseur Joris Mathijsen et l'attaquant Robin van Persie, blessés respectivement au genou gauche et à un coude, devaient passer des examens médicaux hier après-midi pour évaluer la gravité de leur blessure, selon le sélectionneur des Pays-Bas Bert van Marwijk. Mathijsen, qui avait ressenti une douleur au genou durant l'échauffement du quart de finale vendredi face au Brésil, devait passer un scanner. «Samedi matin, il avait encore mal. Mais cela va mieux. Il est sans doute capable de jouer. Nous n'avons voulu prendre aucun risque avec lui vendredi», a expliqué Van Marwijk. Mathijsen, qui avait annoncé son forfait quelques minutes avant le match, avait été remplacé par André Ooijer. «Concernant Robin van Persie, je suis plutôt optimiste» en vue du match contre l'Uruguay, a poursuivi le sélectionneur. Le joueur, qui s'était mal reçu après une chute, s'était blessé à un coude vendredi. Mais dès la fin de la rencontre, il avait assuré aux journalistes qu'il serait «apte à jouer la demi-finale» mardi prochain contre l'Uruguay.

il avait assuré aux journalistes qu'il serait «apte à jouer la demi-finale» mardi prochain contre l'Uruguay.
il avait assuré aux journalistes qu'il serait «apte à jouer la demi-finale» mardi prochain contre l'Uruguay.
14
14

De nos

envoyés

spéciaux

au Maroc

14 De nos envoyés spéciaux au Maroc Lyès Aouiche Athman Selman Zahir Lahlah Yahia-Cherif et Hamiti
Lyès Aouiche Athman Selman Zahir Lahlah
Lyès Aouiche
Athman Selman
Zahir Lahlah

Yahia-Cherif et Hamiti n’ont pas effectué le déplacement

Non concernés par ce match, les deux joueurs ka-

byles Sid Ali Yahia-Cherif et Farès Hamiti sont restés au centre de Kah- rama. Ils ont été soumis à un pro- gramme spécifique intense pour retrouver leur forme physique au plus vite. Pour rappel, Yahia-Cherif traîne quelques bobos à la cheville et Hamiti souffre d’ampoules à un pied.

Ech Chergui en tenue de ville Même s’il a été ménagé par son staff technique, le me-

neur de jeu des Canaris, Idriss Ech Chergui, a tenu à prendre part au dé- placement de son équipe au centre de préparation de Bouskoura. Il était présent; mais en tenue de ville. Tou- tefois, il devrait reprendre les entraî-

nements dès cette matinée, alors que sa blessure à la cheville semble aller de mieux en mieux.

Les joueurs éblouis par le centre de Bouskoura Pour ceux qui ne le connaissent pas, le centre de

Bouskoura est le lieu de préparation du Raja de Casablanca. Les nouvelles recrues, à l’image de Yalaoui, Rial, El

Orfi et les autres ont été éblouis par la qualité des infrastructures. Cer- tains même ont estimé que s’il y avait d’aussi beaux centres en Algé- rie, pas la peine d’effectuer des pré- parations à l’étranger.

la peine d’effectuer des pré- parations à l’étranger. La chaîne Arriadia et Radio Mars présentes ■

La chaîne Arriadia et Radio Mars présentes Même s’il ne s’agissait que d’un simple match amical,

plusieurs journalistes marocains ont fait le déplacement pour couvrir l’événement. Parmi les présents se trouvaient nos confrères de la chaîne

Arriadia et ceux de Radio Mars.

Ils se sont entretenus avec Henri Michel Profitant de leur présence, les journalistes de la presse marocaine se sont entretenus avec le premier responsable du staff technique du Raja, Henri Michel. Le club local est autant médiatisé que la JSK en Algé- rie. C’est la raison pour laquelle un nombre important de journalistes était présent.

Bouhellal s’occupe des échauffements Quelques minutes avant le début de la rencontre, c’est

l’entraîneur adjoint Kamel Bouhellal, qui s’est occupé de la séance d’échauf-

fement. Les camarades d’Aoudia ont débuté par des exercices d’assouplis- sement, avant d’enchaîner par un petit jeu avec ballon.

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup d’œil JSK

Centre de préparation de Bouskoura (Maroc) Buts : Pape (15’), Baqlal (50’) (Raja) Tedjar (75’
Centre de préparation de
Bouskoura (Maroc)
Buts : Pape (15’), Baqlal (50’) (Raja)
Tedjar (75’ sp) (JSK)
JSK :
Asselah (Mazari 65’), Belkalem,
Coulibaly, Rial, Amiri (Ziti 70’),
Oussalah (Nessakh 70’), Kasri (El
Orfi 75’), Douicher, Tedjar, Yalaoui
(Asuka 75’), Aoudia
Entraîneur : Geiger
Raja :
Attaba, Aït Lkrif, Oulhaj, Benlamaal-
lem, Bellakhder, Kouko Guehi, Mes-
loub (Baqlal 35’), Alas, Agnaou,
Pape, Denguir.
Entraîneur : Henri Michel

Le nouveau président du Raja présent

Nommé récemment à la tête

de la présidence du Raja,

Hannat fut lui aussi présent au stade pour voir à l’œuvre sa nouvelle équipe. Toutefois, Hannat n’a fait qu’un retour à la présidence puisque c’est sous sa coupe que le Raja a atteint la finale de

la Ligue des champions jouée face au Zamalek en 2002.

Hannachi a assisté à la seconde mi-temps Comme nous l’avions an- noncé, le premier respon-

sable du club, Mohand Cherif Hannachi, est arrivé hier en fin d’après-midi à Casablanca. Aussitôt, il s’est dirigé vers le centre de prépara- tion de Bouskoura où son équipe af- frontait le Raja. Il est arrivé quelques

minutes après l’entame de la seconde période.

Pas très satisfait de la pelouse

Une fois sur place, nous nous sommes approchés

du boss kabyle pour qu’il nous donne son avis sur cette seconde mi-temps. Parlant du rendement de son équipe, Hannachi nous a fait savoir qu’il n’était pas satisfait de l’état de la pe-

louse.

Il rentrera aujourd’hui pour y retourner lundi Toutefois, Hannachi ne restera pas sur place. Il n’a passé qu’une nuit au centre de Kahrama avant de retourner au pays dès cette matinée. Le motif de ce déplacement aurait un lien avec les préparatifs pour le double déplace- ment vers l’Egypte puis la France.

Collation en l’honneur des joueurs Les responsables du Raja ont réservé un accueil très chaleu-

reux aux Algériens. Durant la pause, une collation a été organisée en l’hon- neur des joueurs. Une occasion pour les deux parties de renforcer encore davantage les relations fraternelles.

Un Tlemcénien venu voir la JSK Ce n’est pas seulement les Tizi Ouzéens qui suivent

de près l’actualité de leur club. Pour preuve, un Algérien qui habite à l’ouest du pays, plus précisément à Tlemcen, est venu spécialement pour assister au match amical face au Raja. L’occasion pour lui de prendre des photos souvenirs avec les joueurs.

Raja 2 - JSK 1

des photos souvenirs avec les joueurs. Raja 2 - JSK 1 Une défaite bénéfique P our

Une défaite bénéfique

P our son second test, les Canaris se sont in- clinés sur le score de 2 buts à 1 face à la for- mation du Raja. Il est

vrai que l’adversaire est plus cos- taud cette fois-ci que le Raja de

Beni Mellal. Pourtant, les joueurs de la JSK ont bien démarré le match lors des 15 premières de la partie. A l’image des deux frappes de Tedjar qui ont failli faire mouche. Les joueurs du Raja ont répliqué à la 15’ par l’intermé- diaire de Pape qui a réussi à ou-

vrir le score, suite à un centre venu du côté droit. Les Canaris n’ont pas baissé les bras, à l’image de Yalaoui qui, à la 35’, voit sa frappe passer juste à côté. La pre- mière période s’achève sur le score d’un but à zéro en faveur des locaux. En seconde période, alors qu’on s’attendait à une ré- plique des hommes de Geiger, l’attaquant Baqlal réussit à dou- bler la mise pour son équipe, à la 50’. Complètement désemparés, les joueurs kabyles ont eu beau- coup de mal à revenir dans le

match. Toutefois, les Jaune et Vert réduisent le score à la 75’. Aoudia, qui a été fauché à l’intérieur de la surface de réparation, bénéficie d’un penalty qui sera transformé par Tedjar. Le score en restera là jusqu’au coup de sifflet final. Beaucoup de choses restent à re- voir du côté du staff technique de la JSK avant le match de Ligue des champions du 17 du mois en cours. Une défaite bénéfique qui secouera les joueurs. Lyès Aouiche

Henri Michel : «Un bon test pour mon équipe»

«Je pense que cette vic- toire redonnera plus de confiance à mes joueurs, en prévision du match de coupe qui nous attend. Je suis partiellement satisfait du rendement de mes hommes, même si je reste persuadé qu’il nous reste un grand travail à faire. C’est un bon test pour mon équipe et la JSK aussi qui prépare un match de Ligue des champions.»

la JSK aussi qui prépare un match de Ligue des champions.» Geiger «Un gros travail d’organisation

Geiger

«Un gros travail d’organisation reste à faire»

«La défaite d’aujourd’hui ne remet rien en cause. Il ne s’agit que d’un match amical. Je dois dire qu’il nous reste un gros tra- vail à faire sur le plan de l’organi- sation du jeu. On doit axer notre travail sur ce plan. Maintenant, il nous reste un 3 e match amical. D’ici là, on fera tout pour remet- tre l’équipe sur rails. D’après ce que j’ai vu aujourd’hui, l’équipe

qui affrontera l’Ismaïly sera com- posée principalement de joueurs qui ont déjà joué la Ligue des champions.»

 

Hannachi : «Les joueurs avaient les jambes lourdes»

   

«Il nous est impossible de juger le rendement des joueurs sur une pelouse comme celle-ci. On aurait peut-être mieux fait de ne pas jouer, car le risque de blessure était grand. Je suis satisfait du rendement de certains joueurs, à l’image de Rial, Yalaoui et El Orfi. Pour ce qui est des émigrés, je pense qu’ils doivent s’intégrer davantage dans le groupe.»

Pop N’Day, nouvelle recrue En prévision de la saison prochaine, le club du Raja a recruté récemment un nou-

velle attaquant. Il s’agit du Sénégalais Pop N’Day.

Un joueur du Raja évacué vers l’hôpital Au début de la seconde pé- riode, le milieu de terrain du

Raja, Mesloub, s’est blessé. Au cours d’un duel aérien, le joueur en question est mal retombé sur le sol. Bilan, dé- boîtement de l’épaule. Aussitôt après les premiers soins, il a été évacué vers l’hôpital le plus proche.

Ce dernier s’est illustré la saison passée en divi-

sion inférieure se classant à la tête des meilleurs buteurs de la D2 marocaine.

   

L’envoyé spécial du Buteur interviewé par Radio Mars

Profitant de la présence de notre envoyé spécial au centre de préparation de Bouskoura, nos

Il fut l’auteur du premier but Afin de le tester davantage, le staff technique emmené par Henri Michel a aligné N’Day d’en- trée de jeu. Le technicien français n’a pas regretté ce choix puisque l’attaquant sénégalais a été l’au- teur du premier but de son équipe à la 15’ de jeu.

confrères de Radio Mars spécialisés uniquement dans le domaine du sport lui ont posé quelques questions concer- nant la sélection algérienne et la JSK.

   
dans le domaine du sport lui ont posé quelques questions concer- nant la sélection algérienne et
dans le domaine du sport lui ont posé quelques questions concer- nant la sélection algérienne et

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

15
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Coup d’œil JSK

Ech Chergui

«Je ferai tout pour ne pas rater le dernier match face au WAC»

Depuis quelques jours vous vous contentez uniquement d’un travail physique indivi- duel, qu’avez-vous au juste ? J’ai des douleurs au talon, cela est arrivé suite à une toute petite en- torse que j’ai pourtant bien prise en charge en lui mettant de la glace juste après m’être foulé la cheville lors d’un exercice d’application. A l’heure qu’il est, je me contente de travailler en salle de musculation et en piscine, je me sens beaucoup mieux maintenant. Quand reprendrez-vous avec le groupe ? On verra mieux ce dimanche. Il est prévu que je commence à cou- rir d’abord en solo, si ça donne des résultats et que je ne ressente rien, alors je pourrai rejoindre le groupe. Vous avez raté deux matchs, contre Beni Melel et le second contre le Raja. Des regrets ? Tout à fait, vous savez que rien ne

Travail de renforcement musculaire pour Ech Chergui Le milieu de terrain Idriss Ech Chergui a
Travail de
renforcement
musculaire pour
Ech Chergui
Le milieu de terrain Idriss Ech
Chergui a passé plus d’une heure
avant-hier en salle de
musculation,
avant de
revenir suivre
la séance
d’entraînement au
stade. Il a pris place aux côtés de
Doudane.
nous
sommes entretenus il est fort
probable qu’il reprenne le travail
à partir d’aujourd’hui, dimanche.
Pour un début, Driss devra se
musculation. Ne s’étant pas
encore rétabli totalement au
niveau du talon dont il souffre en
ce moment, Driss n’a pas raté
l’occasion de rejoindre la salle de
Il pourrait
reprendre la course
ce dimanche
Selon le joueur avec qui nous
contenter de quelques tours de
piste. Dans le cas où il ne
ressentira plus de douleurs à son
talon, le joueur pourra réintégrer
normalement le groupe.

Rial a eu des sueurs froides

●● Les joueurs, et surtout le staff technique ont vraiment retenu leur souffle avant-hier, pour le défenseur axial Rial actuellement en progression remarquable avec la JSK. En effet, lors d’un exercice de duel consistant à botter les corner, Berchiche voulant sauter plus haut que Rial l’a légèrement touché au niveau de sa cuisse sans aucune intention de le blesser, bien sûr. Rial a ressenti une douleur et a même failli s’arrêter de jouer, craignant le pire. En fin de compte, il s’est

avéré qu’il n’y avait rien de grave,

normalement le travail.

Hamiti ménagé

●● Ne s’étant pas encore rétabli des ampoules dont il souffre terriblement depuis plus de deux jours, l’attaquant Hamiti n’a pas pris part à la séance d’entraînement d’avant-hier après-midi. Or, dans la matinée, Hamiti a été autorisé à y prendre part même s’il a travaillé le volet physique pieds nus. Pour la séance réservée au volet technico- tactique, Hamiti s’est vu inapte de participer sans ses chaussures.

●● L’entraîneur en chef a proposé avant-hier des exercices techniques variés. Par exemple, Geiger a programmé une séance de tirs au corner tout en insistant sur le placement juste

de sa ligne défensive à laquelle il

a expliqué quelques bonnes

solutions de relancer le ballon, très vite et surtout avec précision

Un vendeur d’équipements sportifs chez les Canaris

●● Profitant du passage de la JSK au centre de Kahrama, un vendeur d’équipements sportifs à

la sauvette se rend

quotidiennement au stade

proposant aux joueurs de la JSK

différents articles et équipements

sportifs, notamment des gants

pour les gardiens de buts.

Asselah a demandé une paire taille 11

●● En quittant le terrain, le portier de la JSK était intéressé de s’acquitter d’une paire de gants neufs en prévision de la prochaine compétition africaine. Or, à son grand dam, il n’a pas trouvé la taille qu’il lui faut, la

11. Le gars a rassuré Asselah qu’il lui ramènerait cela au premier jour de la reprise des entraînements, après le match face au Raja.

Kasri, Ech Chergui, et Amiri s’intéressent aux transferts du championnat de France

●● Disposant de téléphone portable équipé d’option connexion Internet, les trois émigrés de la JSK, Kasri, Amiri et Ech Chergui ne ratent plus

aucune information diffusée par

les différents sites sportifs spécialisés. La destination la plus prisée pour le trio canari est bien sûr l’actualité sportive en France, notamment en cette période des transferts. Ech Chegui commente déjà le transfert de certains joueurs qu’il connaît assez.

Facebook fait fureur au milieu des joueurs

●● Les canaris, enfin la majorité d’entre eux, passent leur temps creux sur Internet qui devient de plus en plus le seul loisir au centre. Profitant de la disponibilité du réseau wifi à l’entrée du centre, les joueurs amènent tous leurs PC portables et rentrent en contact avec leurs amis auxquels ils dressent quotidiennement le bilan de la journée au Maroc.

Les Marocains ont soutenu les Ghanéens jusqu’à la dernière minute

●● En plus de la sélection algérienne qu’ils ont soutenu

avec cœur durant tout son parcours en Coupe du monde, et même bien avant, les Marocains suivent sur les écrans géants placés à chaque coin de la capitale Casa les équipes africaines. Ils ont été avant-hier les fidèles supporters de l’équipe ghanéenne, et ce jusqu’à la dernière minute. Une grande déception se lisait sur les visages de nos voisins marocains à

l’issue du match qui a vu l’Uruguay l’emporter aux tirs aux but, alors que la Ghana a eu une occasion en or de plier les débats à la dernière seconde du temps additionnel.

Entraînement le matin du match

●● Depuis leur arrivée au Maroc, les Canaris s’exercent au volet physique. Hier, le staff a programmé une toute légère séance technique avant de prendre le départ en milieu d’après-midi vers Boussekoura.

peut remplacer les matchs sur le plan de la condition physique. J’espère ne pas rater
peut remplacer les matchs sur le
plan de la condition physique.
J’espère ne pas rater le dernier.
Tout se décidera ce dimanche.
La JSK, nouvelle version,
dispose de plusieurs joueurs
de milieu, c’est dire que la
concurrence sera rude ?
et le joueur a repris
Personnellement,
je
trouve
que c’est une bonne chose. Le
recrutement de l’été dernier était
varié entre milieux offensifs et dé-
fensifs, ce qui donnera à coup sûr
le choix au staff de mettre en place
plusieurs variantes, en fonction,
bien sûr, du contexte du match. Au
point de vue concurrence, sachez
qu’elle n’a jamais constitué un han-
dicap. Pour toute réussite d’un
groupe, la concurrence est obliga-
toire entre les joueurs.
Entretien réalisé par Lyès
Aouiche.
Les Canaris
corners

s’exercent aux

Ce dix du
Ce
dix
du

Geiger insiste sur le jeu collectif

L’entraîneur Geiger n’a pas cessé d’interpeller ses joueurs pour donner la priorité au jeu collectif sur le terrain. Seul point fort qui peut bien leur apporter des solutions face à l’Ismaily.

Il met l’accent sur le placement des joueurs sur le carré

qui a caractérisé la séance d’avant-hier consacrée à

l’aspect tchnico-tactique, c’est le match d’application à

contre dix puisque pas moins de trois joueurs, Yahia

Cherif, Ech Chergui et Hamiti étaient au repos en plus

troisième gardien de but. Durant cet exercice,

l’entraîneur en chef s’est placé au milieu du terrain afin de maîtriser toutes les phases de jeu. De là, Geiger donnait beaucoup de consignes à ses joueurs, que ce soit les attaquants que les défenseurs, notamment l’aspect placement sur la pelouse. C’est dire que Geiger a déjà la tête à l’Ismaily, et il compte préparer dès maintenant la meilleure tactique pour parvenir à bloquer toutes les issues.

l’Ismaily, et il compte préparer dès maintenant la meilleure tactique pour parvenir à bloquer toutes les
l’Ismaily, et il compte préparer dès maintenant la meilleure tactique pour parvenir à bloquer toutes les
16
16

De nos

envoyés

spéciaux

au Maroc

16 De nos envoyés spéciaux au Maroc Lyès Aouiche Athman Selman Zahir Lahlah Le Buteur n°
Lyès Aouiche Athman Selman Zahir Lahlah
Lyès Aouiche
Athman Selman
Zahir Lahlah

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup d’œil JSK

Courseavecballon pour Yahia-Cherif

«Je ferai de mon mieux pour être un bon remplaçant face à Al Ismaily»

A notre question de savoir exactement comment il se porte actuellement, l’ex- Koubéen nous a dira : «Là, je sens vrai- ment que je ne suis pas très loin de ma forme. Je ne rechigne pas sur l’effort, c’est de mon intérêt bien sûr. Le fait de penser que je ne serai pas disponible pour les deux autres matchs amicaux, hier face au Raja et ce mercredi face au WAC, ça m’agasse, mais je pense que j’au- rai retrouvé toutes mes capaci- tés d’ici le 18 face à Al Ismaily. Toutefois, je ferai de mon mieux pour être un bon remplaçant, et peut-être que je pourrais faire quelques chose.»

et peut-être que je pourrais faire quelques chose.» L Lamhane s’illustre L’ex-juniors promu cette année

L

Lamhane s’illustre

L’ex-juniors promu cette année en première année seniors, Mokhtar Lamhane, profite de ce stage de préparation au Maroc. Ce milieu de terrain que Geiger songe sérieusement à faire avancer légèrement sur le plan du positionnement, en l’alignant un peu derrière l’avant-centre, ne cesse de progresser au fil des jours. Avant-hier, Lamhane s’est distingué en inscrivant un joli but à Asselah après l’avoir dribblé en deux fois. Lamhane a bénéficié des applaudissements de ses coéquipiers qui lui montrent déjà le chemin à suivre.

«Je tâcherai de bien travailler pour ne pas décevoir»

«Sincèrement, je suis très fier d’être promu cette année en catégorie seniors. C’est ma première année et je tâcherai de bien travailler pour ne pas décevoir ceux qui croient en moi. Concernant le nouveau poste, qui consiste à jouer juste derrière l’avant-centre, je vous apprends que ce n’est point une nouveauté pour moi. Je suis un joueur à vocation offensive, là où l’entraîneur aura besoin de moi, je saurai saisir l’occasion pour prouver que je peux faire quelque chose», nous a dit le jeune talent prometteur de la JSK, Mokhtar Lamhane, dont il faudra bien retenir ce nom.

de la barre technique, Yaâlaoui nous répondra : «Au départ, je ne comprenais pas bien le message que l’en- traîneur voulait me faire passer sur le terrain, no- tamment sur la place exacte où je devais évo- luer. Mais, au fur et à mesure que le match se jouait, j’ai fini par assi- miler. A la fin, ils m’ont encore expliqué un peu plus, voilà tout.»

Ç a progresse positive- ment pour l’attaquant de la JSK qui n’est pas

loin de retrouver toute sa

forme, de l’avis même du staff médical qui surveille le moindre de ses gestes. Entre travail de mus- culation en salle et sur le terrain sous la conduite de Guillou et Moham- medi, Yahia-Cherif compte repren- dre le plus vite possible. Avant-hier après-midi, il a effectué un travail d’endurance très conséquent fait

de course avec ballon autour du terrain alors que le reste du groupe travailler le côté tac- tique, avant d’être libéré pour prendre sa douche. Yahia-Che- rif est quand même redescendu sur le terrain suivre le match d’applica- tion, profitant par là même du temps frais qu’il fait à Casa.

Tous les joueurs ont été auto- risés à rega- gner leur chambre une fois le
Tous
les joueurs
ont été auto-
risés à rega-
gner leur
chambre une
fois le match
d’application
terminé. Seul
Yaâlaoui a été
retenu pour
quelques minutes
supplémentaires
sur la pelouse par
Bouhelal et Geiger,
qui

Yaâlaoui retenu en fin de match

une

longue

conversation

ont

eu

Lyès Aouiche

Quand Yahia-Cherif rafraîchit la mémoire à Doudane

cadre du championnat national. En effet, Sid-Ali Yahia-Cherif, qui venait à peine de signer sa première licence seniors au RCK, a affronté Doudane, qui

avec lui.

Yaâlaoui : «Au départ, je ne saisissais pas bien le message»

’attaquant Sid-Ali Yahia-Cherif a déjà

évoluait à l’époque à l’USMH. Le match, se rappelle bien Doudane, s’était soldé par le score d’un but par tout.

eu l’occasion d’affronter

Karim Doudane. Non pas dans un match amical, mais dans le

Interrogé à sa sortie du stade pour savoir ce que lui ont dit exacte- ment les responsables

 

JSMB

 

Hamlaoui : «Rien à dire, on a un bon groupe»

Un gardien de but émigré à l’essai

Le milieu de terrain de la JSMB, Nassim Hamlaoui, qui a joué presque tous les matchs de son équipe la saison écoulée, est satisfait de son rendement et promet d’être plus performant la saison prochaine. Nassim, qui a renouvelé pour deux ans, est optimiste quant à l’avenir de son équipe, et estime que la JSMB, qui est devenue une grande équipe au fil du temps, aura son mot dire cette saison surtout avec le recrutement effectué par la direction cet été.

L’ossature est maintenue, mais avec de nouvelles recrues en sus… Toutes les équipes ont recruté

L’ossature est maintenue, mais avec de nouvelles recrues en sus… Toutes les équipes ont recruté des joueurs, et la JSMB ne peut échapper à la règle. La direc- tion a ramené des joueurs dans des postes dif- férents pour combler les lacunes, ce qui nous appoertera un plus certain.

dans les différents compartiments va créer une certaine concurrence qui sera bénéfique pour notre équipe. Surtout que tous les joueurs vont se donner à fond pour arracher cette place de titulaire. Revenons à vous, après une première sai- son passée à la JSMB, vous avez renouvelé pour deux ans. Peut-on connaître ce qui a motivé votre choix ? Franchement, je suis à l’aise à la JSMB. Donc, je ne vois pas pourquoi quitter ce club qui m’a donné la chance de donner un autre sens à ma carrière. A la JSMB, je ne manque de rien, nous sommes comme une famille et c’est ce qui m’a poussé à rester.

A

la recherche d’un gardien

de

but depuis quelques

semaines, la direction de la JSMB, qui a contacté plusieurs gardiens locaux cet

été, aurait jeté son dévolu sur un portier qui évolue en France. Cet émigré a été proposé par un agent de joueurs à la direction de Tiab. En principe, il sera présent dès la reprise des entraînements le 10 juillet à Béjaïa, où il sera supervisé par Menad et Harb, le néo-préparateur des gardiens

Comment passez-vous vos vacances ? Dans d’excellentes conditions. Après une sai- son de travail, nous sommes en train de profi- ter de quelques jours de repos avant de reprendre le chemin des entraînements bientôt.

La saison écoulée, vous étiez titulaire à part entière dans l’échiquier de Menad.

Quelle analyse faites-vous de votre rende- ment ?

de

but du club, avant de

décider de son maintien ou pas.

Et comment voyez-vous la reprise ? Ce sera comme d’habitude. C’est avec grand plaisir que je retrouverai mes camarades avec lesquels j’ai évolué la saison dernière, enfin pas tout le monde puisque certains ont quitté le club cet été.

Pensez-vous que la JSMB aura les moyens de s’illustrer cette saison ? Heureusement, on a un bon groupe qui s’est renforcé par de nouvelle recrues de taille qui donneront certainement un plus à notre équipe. On fera le maximum pour réussir une bonne préparation, afin de bien entamer le championnat. Je suis persuadé qu’on fera une grande saison.

Donc optimiste… Bien sûr, puisqu’on a une bonne équipe. La saison dernière, on aurait pu mieux faire, si ce n’est quelques faux pas concédés à domicile. Cette saison, on devra faire mieux et jouer nos chances à fond car on n’aura plus le droit à l’er- reur. La JSMB n’est plus ce petit club qui joue pour le maintien, on ne peut pas espérer moins que le podium. Maintenant, c’est devenu une tradition chez nous.

ne peux pas juger mon rendement. Il y a

des gens bien placés pour le faire, à savoir le pu- blic, la presse et le staff technique. Quant à moi, mon seul souci est de tenir mon rôle convena- blement sur le terrain, c’est tout. Certes, j’ai presque joué tous les matchs de la saison écou- lée et je pense que j’ai donné le meilleur de moi- même. J’espère avoir été à la hauteur de la confiance placée en moi.

Je

Quel sera votre objectif la saison pro- chaine ?

Ammour ne fait pas l’unanimité

Bien qu’ils aient déjà assuré pas moins de neuf recrues cet été, les responsables béjaouis n’ont pas encore arrêté la liste des nouveaux joueurs. En effet, on croit savoir que le

A

la JSMB, on ne peut qu’espérer de bonnes

milieu de terrain du CABBA, Amar Ammour, qui a été conseillé par Menad aux dirigeants béjaouis afin de renforcer l’effectif, n’a pas fait l’unanimité dans l’entourage du club. A savoir que Amour

Que pensez-vous du recrutement effectué par la direction ? Tout d’abord, on souhaite la bienvenue aux nouveaux éléments qui renforcent notre effec- tif. Je suis persuadé qu’ils apporteront un plus à l’équipe. On essayera ensemble de réaliser une grande saison. Je pense que la direction a fait un recrutement très étudié cette saison. Il y a des individualités et du potentiel, maintenant il ne reste qu’une bonne préparation afin de peau- finer notre cohésion.

Cela provoquera de la concurrence aussi… Effectivement, la richesse de notre équipe

choses. D’ailleurs, c’est pour cela que je ferai de

mon mieux pour honorer mes engagements en- vers mon club employeur, et surtout je tâche- rais de faire mieux que la saison écoulée.

Un dernier mot ?

profite de cette occasion pour demander

pardon au nom de tous mes coéquipiers à nos fideles supporters qui nous ont soutenus durant la saison écoulée, car on n’a pas pu les satisfaire et leur offrir cette troisième place. Mais je leur promets que la saison prochaine on fera de notre mieux pour leur procurer de la joie et, pourquoi pas, terminer la saison par un titre. Entretien réalisé par S. A.

Je

est âgé de plus de 34 ans, et surtout qu’il a signé la saison dernière au CABBA pour deux milliards. Le joueur exigera certainement une somme très élevée aux Béjaouis qui ont déjà rayé son nom de leur agenda.

S. A.

Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

17

Coup d’œil MCA

Ammour en contact avancé avec le Mouloudia

opportunité en or pour Ammour de donner un nouvel élan à sa carrière. Il faudra suivre de très près les négociations entre le joueur et la direction mou- loudéenne très désireuse de le faire venir, même si Alain Michel penche plutôt pour un joueur franco- algérien car pour lui, Ammour n’a plus ses jambes de vingt ans pour apporter un plus à l’équipe.

Attafen dans l’œil du cyclone

Cette volonté de recruter Ammour ou un autre milieu de terrain offensif sous-entend que la direc- tion devra se défaire d’un joueur qui se produit dans le même registre. Billel Attafen est l’élément le plus indiqué qui devrait être congédié par son équipe, malgré le fait qu’il soit sous contrat jusqu’en 2011. Une situation qui devrait inquiéter au plus haut point l’ex-Husseindéen qui n’a pas convaincu lors de l’exercice qui vient de s’achever. La déclaration de Michel qui nous a ouvertement fait savoir qu’il compte recruter un meneur de jeu représente un signe avant-coureur d’une probable séparation entre la direction du MCA et Attafen. A. Y.

séparation entre la direction du MCA et Attafen. A. Y. B ien V oulant à tout

B ien

V oulant à tout prix s’atta- cher les services d’un véritable meneur de jeu capable d’apporter de la

créativité à cette jeune équipe mou- loudéenne, les responsables du Vieux club algérois ont pris attache avec le joueur du CABBA, Amar Am- mour, qui est actuellement libre de tout engagement. Faire venir l’ex-coque- luche de l’USMA, afin qu’il apporte une touche d’expérience au groupe qui disputera la saison prochaine la Ligue des champions afri- caine, semble être l’objectif de certains respon- sables du Doyen. Sachant que Michel veut jouer la carte du joueur émigré, il risque d’y avoir un bras de fer entre les pros, Ammour et ceux qui pensent que sa carrière est derrière lui.

Il aurait donné son accord

Selon certaines indiscrétions, Ammour serait très séduit par cette idée de jouer au Mouloudia. Une

qu’étant

Michel insiste pour Mouissi

émigré qui voudra rembourser le rachat de son contrat», nous a dit Michel en aparté.

Besseghier pourrait en faire les frais

Abdelkader Besseghier, le très expérimenté latéral droit Mouloudéen, pourrait faire les frais de ce probable recrutement. Et pourtant, l’enfant de Mascara fait partie des cadres de l’équipe, comme l’attestent les statistiques de la fin de saison avec les Vert et Rouge. Titularisé à vingt reprises pour deux passes décisives, Besseghier a souvent été le joueur le plus utilisé avec en prime le rang de meilleur passeur. Avec une compétition comme la Ligue

de meilleur passeur. Avec une compétition comme la Ligue des champions africaine, le MCA aura certainement

des champions africaine, le MCA aura certainement besoin de son expérience, lui qui a déjà participé aux joutes africaines avec l’USMA.

sous contrat avec la formation belge de RFC Tournai, Hicham Mouissi intéresse au plus haut point Alain Michel. Cet arrière latéral droit de 28 ans, qui est né à Roubaix, a fait des passages à Gueugnon, au Racing club de Ferrol et surtout le Real Santander. L’expérience du joueur cadre avec les ambitions du coach mouloudéen qui veut à tout prix l’avoir pour le prochain exercice. A ce sujet, Michel nous dira : «Mouissi est prêt à racheter son contrat. De ce côté, il n’y a aucun souci. Le seul hic, c’est qu’il faudra mettre le prix pour s’attacher les services du joueur

USMA

Zitouni, cinquième

libéré

Souvent convoqué lors de la deuxième moitié de la saison, aligné à quelques reprises dans la peau d’un remplaçant, Abdelouadoud Zitouni ne sera pas usmiste la saison prochaine. En effet, le jeune milieu de terrain défensif vient d’être libéré par la direction du club. Victime de la rude concurrence dans l’entrejeu, le natif de Bordj Bou Arréridj devrait donc trouver une nouvelle équipe pour espérer rebondir et relancer sa jeune carrière.

Benchaâbane proche du MCEE

Toujours sous contrat, Ghiles Benchaâbane a clamé haut et fort son envie de changer d’air et quitter l’USMA avant même la fin du championnat. Actuellement chez lui à Tizi Ouzou, le jeune attaquant des Rouge et Noir n’a pas eu jusqu’à présent le feu vert de la part de la direction du club pour réaliser son souhait. Selon une source bien informée, les dirigeants usmistes veulent le maintenir, et au cas où il refuserait, il ne sera que prêté et non pas libéré. Auteur d’un bon début de saison, Benchaâbane qui a été mis sur la touche depuis la quatrième journée avant de faire son retour à quelques semaines de la fin du championnat, est annoncé proche du MC El Eulma.

Benmohamed pas encore fixé sur son avenir

L’un des espoirs du club, Billel Ben- mohamed en l’occurrence, n’est pas sûr de porter les couleurs de son club for- mateur la saison prochaine. La raison, le joueur veut bien rester, mais les res- ponsables du club veulent le prêter pour qu’il s’aguerrisse avant de revenir à Sou- stara avec plus d’expérience et de temps de jeu. Seulement, les deux parties ne semblent pas d’accord au moment où le jeune défenseur central utilisé par Nou- reddine Saâdi en tant qu’arrière latéral droit ne semble pas chaud à l’idée de re- joindre une autre formation sous forme de prêt, préférant rejoindre un club qui lui permettrait de continuer son ascen- sion. Ne voulant pas le garder, Benmo- hamed n’est pas encore fixé sur son avenir puisqu’au moment où nous met- tons sous presse, le joueur n’a été ni li- béré ni officiellement maintenu. A quelques jours de la reprise, l’ancien ca- pitaine des juniors est dans le flou.

Le MCS et le WAT le veulent

A en croire une source bien infor- mée, les responsables du club veulent le prêter à la JSM Chéraga. Mais le joueur, qui a eu des touches avec deux clubs de l’élite, n’est pas prêt de laisser filer une telle occasion pour rejoindre une for- mation de première division plutôt que

le palier inférieur. Toujours selon cette source, Benmohamed est pisté par le Widad de Tlemcen et le MC Saïda, le nouveau promu. Donc au cas où il ne serait pas maintenu dans les rangs us- mistes, Benmohamed pourrait tenter une nouvelle expérience dans l’ouest du pays.

«Je ne comprends pas pourquoi on veut me prêter»

Joint par nos soins, le jeune joueur ti- tularisé à deux reprises nous a déclaré :

«Jusqu’au moment où je vous parle, je ne sais où je jouerai la saison prochaine. Moi, je veux bien rester à l’USMA, seu- lement je ne vois rien venir. On ne m’a pas rassuré. J’ai entendu parler d’un prêt. Croyez-moi, je ne comprends pas pour- quoi on veut me prêter». Une bonne question surtout si l’on se rappelle que Saâdi l’a lui-même déclaré juste après la défaite face au Mouloudia en cham- pionnat. «Benmohamed a des qualités et pourrait avoir sa chance prochaine- ment.» Mais au final, il n’a été titularisé qu’une seule fois. C’était lors du dernier match à Oran face à l’équipe locale. A. C.

Ammoura et Rabhi promus

Pour renforcer le secteur défensif de leur équipe, les responsables du club ne se sont pas contentés de recruter seulement Ilyes Ziane-Chérif et Abdelmalek Mer- bah. En effet, nous avons appris d’une source digne de foi que les deux défenseurs centraux juniors Réda Rabhi et Sid Ali Ammoura ont été promus en équipe fa- nion. Auteurs d’une belle saison en juniors avec une deuxième place derrière l’En- tente de Sétif à la clé, les deux jeunes éléments seront présents le 12 de ce mois à l’occasion de la reprise des entraînements.

Ghrib : «Nous avons opté pour le recrutement de Kemas»

Ghrib : «Nous avons opté pour le recrutement de Kemas» F inalement, le responsable chargé du

F inalement, le responsable

chargé du recrutement, Omar

Ghrib, en concertation avec

Michel, a opté pour le recrutement

de l’ex-attaquant de l’US Créteil,

Khaled Kemas. Avec onze buts au compteur lors du dernier exercice avec son équipe d’UJA Alfortville,

Kemas, qui est âgé de 31 ans (il est né

le 1 er septembre 1979) a été

finalement préféré à Ali Boulebda. A

ce propos, Ghrib nous dira : «Nous

avons opté pour le recrutement de l’attaquant Kemas. Après mûre réflexion, nous avons pris la décision de recruter l’ex-joueur de Créteil qui possède le profil recherché.»

«Il signera vendredi prochain pour 2 ans»

Concernant la date prévue pour la venue du joueur à Alger, Ghrib nous

a

confirmé que Kemas devrait rallier

le

pays vendredi prochain. «Nous

devrons finaliser avec Kemas vendredi prochain. On s’est entendus sur tous

les aspects du transfert. Kemas signera donc pour deux saisons au profit du Mouloudia. Nous avons besoin de l’expérience d’un joueur comme Kemas dont on dit le plus grand bien», nous a confirmé Ghrib dont l’aspect financier y est pour beaucoup dans le choix des pensionnaires de Chéraga.

«Boukadoum ne représente nullement les supporters du Mouloudia»

Suite aux déclarations fracassantes du comité des supporters présidé par Boukadoum, Ghrib a tenu à se défendre en déclarant : «Le temps où on tirait profit de l’argent du club est

révolu. Le temps où le club prenait des raclés sur les scores de 6-1 et 8-1est aussi fini. Boukadoum doit savoir qu’il ne représente que sa personne, pas les supporters du Mouloudia. Je

n’ai jamais vu un comité de supporters composé de quatre personnes

seulement. Il y a quelques semaines, ce même Boukadoum avait pris position contre Zedek. Maintenant, il a retourné sa veste pour une question d’intérêt. Tant que je serais au Mouloudia, ces énergumènes ne mettront jamais les pieds au club. Le MCA est champion d’Algérie grâce à la stabilité de sa direction. Nous allons tout faire pour préserver cet équilibre vital pour la réussite du club», a dit

T. Che

Ghrib sur un ton coléreux.

Michel a rallié hier la France

●● Après avoir fait un petit crochet à Alger, le technicien mouloudéen Alain Michel s’est envolé hier à destination de la France. Son retour à Alger est prévu pour le 13 de ce mois. Durant son séjour en France, Michel pourra ratisser large pour trouver d’autres joueurs émigrés susceptibles de renforcer son groupe.

Attalah rentrera ce mercredi au pays

●● Après avoir subi une intervention chirurgicale au niveau du cœur en France, le secrétaire du club, Attalah dit le commandant, devra rentrer au pays ce mercredi. A cette occasion, nous souhaitons un prompt rétablissement au secrétaire des Vert et Rouge.

Mehdi Baouz proposé au Doyen

●● Sachant qu’il y a une possibilité de décrocher un contrat avec le MCA, les agents de joueurs émigrés se bousculent pour réussir à placer leurs poulains. C’est dans cette optique que Mehdi Baouz vient d’être proposé à la direction du Mouloudia. Agé de 24 ans, ce jeune Franco-Algérien évolue au poste de milieu offensif. Après avoir porté le maillot de Paris FC, Mehdi joue actuellement pour l’association sportive de Choisy-le-Roi. Cependant, le fait qu’Alain Michel ne semble pas très emballé par le profil de ce jeune joueur, il est fort probable que la piste du jeune émigré soit écartée.

T. Che

Communiqué

DU COMITÉ DES SUPPORTERS DU MCA

Fidèle aux engagements pris devant les supporters de club et répondant aussi à

leurs sollicitations, le C.S du MCA tient par le présent communiqué à cordonner la situation illégale qui prévaut actuellement au sein de la direction du club depuis une année.

Le comité réaffirme son exigence de voir la légalité établie, seule garante de stabi-

lité et de sérieux.

A cet effet, le C.S du MCA apporte un soutien réfléchi au président Abdelhamid

Zedek, légalement élu par l’A.G.E du 21/04/2009. Par conséquent, le comité appelle tous les supporters et amis du MCA et du mou- vement sportif national à apporter leur soutien au président légalement élu, dans la sérénité et la vigilance, et ce au vu des engagements pris par celui-ci et des garanties durement offertes par lui. Ce soutien sera nécessaire à l’accomplissement de la noble tâche dont il a été in- vesti et qu’il s’est engagé à accomplir au mieux des intérêts véritables et supérieurs du Mouloudia Club d’Alger, à savoir le rassemblement général de toute la famille mou- loudéenne ainsi que l’ouverture aux supporters de l’actionnariat moral et financier du club, ces mêmes supporters assurant la majeure solvabilité du club.

Président Abdelhakim Boukadoum

Condoléances

C’est avec beaucoup de tristesse que la direction du Mouloudia, à sa tête Sadek Amrous et Omar Ghrib, a appris le décès de Mustapha Bouteflika, le frère du pré- sident de la République. En cette douloureuse circonstance, la direction du Mou- loudia présente ses sincères condoléances au président de la République et l’assure de sa profonde sympathie. A Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.

18
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Le Buteur n° 1254 Dimanche 4 juillet 2010

Coup neuf ESS

Zekri ou la course contre la montre

Deux matchs amicaux à Hammam Bourguiba !

contre la montre Deux matchs amicaux à Hammam Bourguiba ! V u l’importance capi- tale de

V u l’importance capi- tale de réussir un bon résultat lors du premier match de cette phase des

poules face à l’Espérance de Tunis au stade 8-Mai 45, l’entraîneur, Noureddine Zekri, compte sur ce stage bloqué à Hammam Bour- guiba pour préparer ses troupes, misant sur deux matchs amicaux pour retrouver la force de frappe de

l’an dernier…

Djardjis et Hammam Sousse pourront faire l’affaire

Et pour cela, et en plus de plu- sieurs biquotidiens, l’entraîneur sé- tifien a décidé de programmer deux matchs amicaux, où les équipiers de Benchergui devront rencontrer la formation de Djardjis le 9 juillet,

alors qu’un second match est prévu

probablement le jour suivant face à

la formation de Hammam Sousse.

A noter que Zekri songe à aligner

deux formations totalement diffé-

rentes chaque mi-temps, afin de voir à l’œuvre l’intégralité du groupe avant de trancher sur le meilleur onze possible qui pourra jouer dès

le coup d’envoi face à l’Espérance de

Tunis.

Ghazali fait déjà parler de lui !

Fraîchement débarqué à l’En-

tente, l’attaquant, Youcef Ghazali,

n’a pas mis beaucoup de temps pour

attirer les regards sur lui, non pas durant un match d’application ou une rencontre amicale, mais juste en oubliant son passeport dans le bus qui a ramené les Ententistes jusqu’à la frontière tunisienne. L’ex- joueur du WAT a donc été contraint d’attendre 2 heures avant le retour du bus pour récupérer le fameux passeport et rejoindre le reste du groupe.

Il a couru avec Hadj Aïssa

Après avoir raté la séance de dé-

crassage, Ghazali s’est contenté de quelques tours de piste en compagnie de Hadj Aïssa durant la séance mati- nale de samedi, vu que le capitaine d’équipe sétifien a loupé lui aussi la

première, après avoir effectué le trajet

en solo une journée auparavant, avant d’intégrer le reste du groupe tout juste avant la fin de la séance.

Les nouveaux peinent à trouver leurs

marques

Avec la présence de sept nouveaux joueurs dans le groupe sétifien, le coach Zekri devra vite trouver la bonne formule pour concocter un onze de qualité, vu que les nouvelles recrues peinent vraiment à se fondre au sein du groupe, préférant passer inaperçus depuis la reprise des entraî- nements.

Nedjmou S.

Metref : «Je ne vois pas pourquoi je jouerai

ailleurs qu’à l’Entente !»

pas pourquoi je jouerai ailleurs qu’à l’Entente !» Je suis très fier et ému à la

Je suis très fier et ému à la fois, car mon entraîneur me connaît bien pour me juger, et le fait de rater une telle compétition ne devrait pas m’empêcher de redoubler d’efforts pour prouver à l’avenir que je mé- rite moi aussi une place dans cette sélection, vu que je suis encore jeune et je peux saisir d’autres op- portunités à l’avenir. Entretien réalisé par Nedjmou S.

Un mot à chaud après votre première séance d’entraînement en Tunisie ? Nous avons effectué le trajet dans d’excellentes conditions et, même si nous sommes forcément un peu fa- tigués, je suis agréablement surpris par la qualité de ce centre. Il me rappelle celui de Nice en France, ce qui va sûrement nous aider à bien travailler.

Une durée de deux semaines seulement est-elle suffisante pour préparer convenablement la réception de l’Espérance ? C’est sûr que c’est très peu pour préparer un tel match, mais nous avons la chance, à l’Entente, d’avoir un groupe de qualité, que ce soit les anciens qui ont joué pas moins de 60 matchs l’an dernier, ou même les

nouveaux, qui sont forcément ta- lentueux du fait de signer dans un grand club comme l’Entente.

Selon vous, la présence de plu- sieurs nouveaux joueurs ne va- t-elle pas chambouler la stabilité au sein de l’équipe ? Non, absolument pas, car ils vont apporter à coup sûr du sang neuf au groupe et nous, les anciens, devons tout faire pour faciliter leur intégra- tion dans l’équipe. Tout le monde compte sur eux pour apporter un plus, qui pourra nous être utile tout au long de la saison.

Avec un tel effectif, quels seront les objectifs à atteindre cette saison ? Nous pouvons rivaliser sur tous les fronts, sauf que, dans le monde du football, rien n’est acquis

d’avance. Donc, il faut jouer les coups à fond, et je suis vraiment op- timiste.

Vous avez renouvelé à l’Entente alors que vous avez reçu pas mal d’offres. Peut-on savoir pourquoi ? J’ai reçu certes quelques offres, mais je n’ai pas voulu les étudier, vu que j’étais sous contrat avec le club. Mais je n’ai pas du tout l’intention d’évoluer ailleurs, puisque j’ai tout pour réussir ici tout en remerciant tous ceux qui ont pensé à moi.

Quel est votre sentiment suite aux déclarations récentes de Zekri concernant votre absence au sein de la sélection nationale durant le Mondial ?

L’Entente a bel et bien payé 500 millions pour récupérer Djabou

Vu que le temps presse, du côté de la direction de l’Entente, concernant la qualification du meneur de jeu, Djabou, pour la fameuse Ligue des champions, elle n’a pas hésité à payer les 500 millions de centimes réclamés par les dirigeants harrachis pour récupérer la lettre de libération du joueur, afin d’éviter le moindre conflit juridique avec l’USMH, tout en ayant l’assurance de voir l’enfant du club prendre part à cette prestigieuse compétition.

Vers le prêt de Megueni

Absent de la circulation depuis la reprise des entraînements, le jeune défenseur, Megueni, a refait surface récemment, en rencontrant les diri- geants sétifiens pour discuter à pro- pos d’un probable départ, lui qui espère avoir la chance de jouer plus régulièrement ailleurs. La direction, qui s’est montrée compréhensive, a néanmoins proposé à Megueni de prolonger son contrat jusqu’en juin 2012, avant de le prêter gratuitement pour l’une des équipes désireuses de l’enrôler pour une seule saison.

La direction devra régulariser la situation des juniors ce mercredi

Après le départ de Kadri et Guedi- der, la direction semble vouloir chan- ger de stratégie concernant la gestion des jeunes talents sétifiens. L’on ap- prend que les dirigeants devront payer, ce mercredi, les arriérés des juniors qui ont réussi un mémorable doublé l’an dernier.

Francis entre la Turquie et la Libye !

A

la recherche d’un nouveau défi,

le

milieu de terrain camerounais,

Francis, qui évolue en première divi- sion, après avoir rencontré récem- ment les dirigeants du club turc, Antalia Sport, s’est rendu aujourd’hui en Libye afin de négocier avec la di- rection de l’Ittihad, avant de trancher sur l’identité de sa future formation.

Kaddour a signé à Amiens

Auteur d’une saison peu flam- boyante à l’Entente, l’émigré, Kad- dour, en s’engageant avec la formation française d’Amiens qui évolue en National « D3», n’a pas mis beaucoup de temps pour trouver un nouveau point de chute dans l’espoir de participer activement à la montée du club à l’étage supérieur.

Ramzi T.

USMAn

Il pourrait être très utile l’an prochain

Menadi ne veut pas lâcher Tebbal !

A l’instar de la plupart des éléments annabis de la saison écoulée, l’attaquant Adil Tebbal était annoncé quasi partant du club bônois durant cette intersaison, sauf que la direction pourrait revoir ses plans, en le conservant dans la bande à Amrani afin d’apporter un plus à l’attaque an- nabie.

Annaba a toujours besoin de lui Après le départ des Gasmi, Bouder, Bensaïd et surtout l’ailier gauche Rebbih, les dirigeants de Annaba ont songé, après mûre réflexion, à garder Tebbal, qui à la particularité d’évoluer dans le couloir gauche et à la pointe de l’attaque. Ce qui va offrir à coup sûr quelques options en

plus à l’entraîneur Amrani.

Il est sous contrat jusqu’en juin 2011 Venu en compagnie de son coéquipier au WAT, Hamid Dif, l’an dernier à l’USMAn en si- gnant un contrat de deux saisons, Adil Tebbal est donc sous contrat avec l’USMAn jusqu’en juin 2011. Ainsi le club pourrait donc convain- cre le joueur de ne plus chercher une autre des- tination, en restant ainsi jusqu’à la fin de son contrat avec les Rouge et Blanc.

Son malentendu avec Amrani fait partie du passé Si le départ annoncé de Tebbal était dû en

grande partie au souhait de l’entraîneur de ne pas conserver le joueur, après un conflit entre les deux hommes lors du déplacement de l’équipe au stade 20-Août pour croiser la forma- tion du CRB l’an dernier. Un malentendu qui n’a pas duré longtemps pour autant et qui ne devra pas poser problème en cas du maintien de Teb- bal dans le groupe annabi.

Amrani à la recherche toujours d’un troisième portier En plus du registre offensif, la direction est aussi à la recherche d’un troisième portier pour